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mardi 22 décembre 2009

Quand votre e-réputation en prend un coup !


C'est probablement ce qui vient de m'arriver avec mon dernier billet, aussi ai-je été bien content de recevoir ces conseils de Xavier, ils tombent à point nommé.

Lequel a participé, avec 13 autres professionnels, dont des Explorateurs du Web (séquence nostalgie :-), à un exercice de style collaboratif sur l'e-réputation, imaginé par Camille (CaddE-Réputation) qui nous propose la synthèse suivante en cas de problèmes de ce genre :

==> Occuper l'espace : mettre en place des profils des dirigeants sur les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadéo, etc.), diffuser des vidéos sur les plateformes adéquates (You Tube, Dailymotion, etc.), utiliser des services de republication d'articles (Bookmarking, Digg), diffuser des communiqués de presse concernant l'entreprise... En bref, partir du principe que De vous à moi n'a pas de réelle présence sur le web et que par conséquent : tout est à faire.

==> Produire du contenu : créer un site, un blog (et au passage acheter son nom de domaine) et y diffuser du contenu de qualité, contrôlé et réfléchi par l'entreprise. En effet, rien ne sert d'occuper l'espace si c'est pour diffuser un discours « plat » et sans intérêt pour l'internaute (qui plus est face au discours critique d'un blogueur).

==> Dialoguer avec les internautes en investissant les médias sociaux : création et animation d'une page Facebook dédiée à l'entreprise, création et alimentation d'un compte Twitter... Repérer des ambassadeurs potentiels de l'image de l'entreprise, en dialoguant avec les internautes et en s'appuyant notamment sur les contacts déjà existant « hors-ligne » (fournisseurs, partenaires, etc.). Si d'autres parlent de l'entreprise de manière positive, alors cela aura sûrement plus d'impact sur l'internaute cherchant des informations sur l'entreprise.

==> Mettre en place une politique de recherche d'informations et de veille afin de s'assurer que d'autres résultats comme ceux-là n'existent pas et d'être informé de la parution d'un autre article de ce genre. Et bien entendu, au final, veiller sur les résultats des actions mises en place pour en mesurer l'efficacité et l'impact.

==> Identifier précisément le blogueur : qui est-il ? Quels articles a-t-il déjà écrit ? Travaille-t-il pour un concurrent ? Définir de manière fine le profil du détracteur permet d'ajuster ses actions et surtout (dans l'hypothèse d'un dialogue) de développer un discours et un argumentaire qui aura plus de chance de le convaincre.

==> Rebondir sur le discours du blogueur et exercer un droit de réponse. Répondre au blogueur sur un espace contrôlé par l'entreprise (site, blog, etc.), et de manière humoristique qui plus est, peut permettre de désamorcer la situation, de reprendre la main sur la communication, voir d'inciter le blogueur à ouvrir le dialogue s'il ne le souhaitait pas. De plus, chacun dispose d'un droit de réponse s'il se sent attaqué, et qui plus est avec les nombreux outils présents sur le web.

==> Ne pas demander la suppression de l'article. Et qui plus est par commentaire. Une des solutions proposées plusieurs fois est d'essayer d'instaurer un dialogue hors-web (ou tout du moins invisible aux yeux des internautes) téléphonique, par mail ou encore de visu.

==> Ne pas réagir sans avoir pris le temps de réfléchir à une stratégie. Il paraît essentiel à plusieurs professionnels de ne pas se précipiter dans des actions dont on ne mesure pas les impacts. Se poser les bonnes questions (possibilités ? Cibles ? Moyens à disposition ? Risques ?) est essentiel avant d'agir. Par exemple, dans le cas présent, se demander quelles répercussions réelles le discours tenu peut avoir.

Bien entendu, sur son blog Camille renvoie aux 14 billets, et je ne saurais trop vous conseiller de tous les lire pour en tirer des conseils avisés.

Personnellement, ce que je retire de cette expérience, c'est d'essayer de ne pas perdre son objectivité, chose que me reproche en commentaires un ami référenceur :
Ces démonstrations vaseuses n'attaquent que ta réputation d'objectivité.
Pourtant, je sais que je n'ai pas rédigé mes trois billets sur la question (un sur ce blog, et deux sur mon blog italien) par manque d'objectivité mais par désir de comprendre.

Il y a quand même énormément d'éléments troublants dans cette histoire, du comportement des gardes du corps (qui font partie d'un service de surveillance privé et non pas des services secrets) au modèle de dôme qu'on nous présente entier suite à l'attentat alors que selon d'autres sources il a volé en éclats, en passant par ce bout de plexiglas "visible" sur la photo alors qu'on a également retrouvé un bout de plexiglas d'une vingtaine de centimètres dans les bagages de l'agresseur.

Et ça, je dois dire que c'est le détail qui m'a tué ! Jusqu'à ce qu'on m'explique que c'est un effet d'optique courant en photographie, mais bon, inutile de revenir sur la question.

Donc, ma conclusion, c'est que sur Internet la réputation de chacun n'est jamais à l'abri de quoi que ce soit, d'autant plus que désormais nous sommes tous des personnages publics !

Par conséquent l'important c'est de faire face avec sincérité, et de reconnaître ses erreurs quand on en commet. Car si j'ai pêché, c'est par ignorance, certes pas par mauvaise foi, et comme l'a dit quelqu'un avant moi, qui me jettera la première pierre ?

Mais bon, je vais pas non plus me lancer dans la religion après la politique, j'ai déjà donné !

Bonnes fêtes de Noël et joyeuse année 2010 à toutes et à tous, pour moi il est temps de prendre une pause. À l'année prochaine... :-)



Digne conclusion, inspirée par Skunked en commentaire :-)


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Du sourire 2009 ... au sourire 2010 :-)



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mercredi 16 décembre 2009

Berlusconi : coup monté ou photomontage ?


[MàJ - 21 décembre 2009] Après les nombreux commentaires que j'ai reçus sur ce billet et sur mes deux billets italiens (près de 60 en tout), je crois bien que je suis obligé de remettre le point d'interrogation : ce fameux "bout de plexiglas" serait bien un effet d'optique, de nombreux commentateurs me le confirment ! Malheureusement je n'y connais rien en photo, et le fait que par un extraordinaire concours de circonstances l'agresseur ait également été en possession d'une feuille de plexiglas m'a induit en erreur.

Je dois donc faire mes excuses à Silvio Berlusconi et à qui me lit. Même si je ne l'aime pas, c'est pas une raison pour écrire des conneries. Je suis vraiment désolé.

Jean-Marie

* * *

[MàJ - 19 décembre 2009] Ce matin j'ai publié un billet sur mon blog italien où j'ai enlevé le point d'interrogation : l'attentat est bidon !

Je rédigerai quelque chose en français la semaine prochaine, mais tous les éléments sont déjà présents dans ce billet : toutes les télés du monde ont fait voir un homme qui brandit un objet, vise et le lance ; or sur une distance de moins de 3 mètres, la "chose" qui atteint simultanément Berlusconi au visage est totalement différente - de par sa nature, sa taille et sa couleur - de l'objet qui a été lancé. Si quelqu'un a une autre explication - convaincante et motivée - que la supercherie, je suis tout-ouïe !

[MàJ - 18 décembre 2009] Dans les commentaires, je disais ceci :
Sur la vidéo ça va très vite donc c'est impossible d'avoir une certitude à l'œil nu, mais il suffirait d'analyser les photogrammes pour avoir une preuve irréfutable.
Je disais cela parce que sur la vidéo on voit passer l'ombre d'un objet, censé être un modèle en miniature du dôme de Milan, mais comme je l'expliquais en commentaires sur mon blog italien, l'ombre est foncée alors que le modèle est en poudre de marbre blanc (le sillage devrait donc être blanc), et même la masse ne semble pas correspondre.

Voilà l'idée que je me faisais à l'œil nu, et voilà pourquoi la décomposition en photogrammes m'aurait permis d'y voir plus clair. Or voilà qu'un journal italien publie une photo où l'on distingue clairement l'objet qui frappe Berlusconi. Y a-t-il manipulation, je vous laisse juges...

Voici tout d'abord le modèle de reproduction du dôme de Milan (environ 200 g), identique à celui qu'aurait lancé l'agresseur, selon ce qu'ont raconté tous les médias italiens, presse et télé confondus :


Ce sont les pointes et l'aiguille qui auraient dû blesser Berlusconi, et laisser immédiatement des traces...

Voici maintenant, bien visible sur le photogramme, l'objet réel qui atteint Berlusconi :


Je ne sais pas exactement ce que c'est, mais ça ressemble furieusement à un bout de plexiglas. Je voudrais donc qu'on m'explique par quel "miracle" un tel objet peut procurer de telles blessures, casser un nez et briser deux dents !!!

J'ajoute que si quelqu'un connaît un moyen d'extraire un ralenti de la vidéo ci-dessous et de décomposer les photogrammes, je suis preneur !

* * *

Une fois n'est pas coutume, je voudrais adapter en français le dernier billet que j'ai posté sur mon blog italien. Écrit après avoir vu une séquence de photos de l' "agression" de dimanche dernier à Berlusconi, qui n'est pas sans me laisser perplexe.

En commençant par la première photo, qui montre la joue de Berlusconi intacte (chose qu'on voit parfaitement aussi sur les clips vidéo) :


Donc, aucune trace de sang immédiatement après l'impact, ni le moindre son émis par Berlusconi alors qu'officiellement il a le nez cassé et deux dents brisées. Juste en apparence un visage affecté par la douleur, avant même qu'il se couvre le visage. En outre :
  • aucune trace de blessure sous l'œil
  • aucune trace de blessure à la joue
  • aucune trace de blessure au-dessus de la lèvre
Donc je me demande comment cette photo est compatible avec les deux suivantes, puisque normalement les lacérations auraient dû être visibles instantanément sous la violence du choc :



Mais les questions ne s'arrêtent pas là. Selon son médecin personnel, suite à l'agression, Berlusconi aurait perdu un demi-litre de sang !

Or comme on le voit sur la photo ci-dessus, son col de chemise est immaculé. Pas même un point rouge comme sur la chemise de quelqu'un qui se serait mal rasé... Extraordinaire, non ? Sans compter qu'un nez cassé sans saigner et sans même une excoriation visible, je me demande si c'est courant...

Jusqu'au mouchoir qui est d'une blancheur éclatante, on dirait un linge tout frais lavé avec la dernière lessive qui lave plus blanc que blanc, un mouchoir qui n'a pas servi à lui empêcher le sang de couler, puisque dès l'impact il serrait déjà de ses deux mains une espèce de sac poubelle noir pour se couvrir le visage.

C'est quand même rare qu'un homme politique serre des mains en même temps qu'un sac poubelle, ou je rêve !?

Et enfin, il y a cette photo, pour le moins bizarre :


Alors qu'en pensez-vous : coup monté ou photomontage ?


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P.S. Regardez cette vidéo :



Sur la capture ci-dessous, entre 1'22'' et 1'24'', qui représente pratiquement la même photo que la première de ce billet, mais sous un angle légèrement différent, on voit parfaitement le visage, sans la moindre égratignure !!! Et pourtant il a déjà reçu le coup...


En outre, je viens de découvrir que je ne suis pas le premier à y avoir pensé !

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mardi 8 décembre 2009

No Berlusconi Day




Le 5 décembre à Rome (et pas seulement) a eu lieu le No Berlusconi Day, une manifestation convoquée directement sur ... Facebook (qui est vraiment en train de changer la donne) ! Pour demander les démissions de Silvio Berlusconi.

Nous étions plus d'1 million !

90 000 selon la Préfecture ! Mensonge totalement invraisemblable mais commode, puisqu'il a permis aux télévisions de Berlusconi (publiques et privées) de raconter aux italiens que la manifestation a été peu suivie !!!

Comme quoi, à ce niveau, il suffit d'oublier un 0 pour faire croire ce qu'on veut au bon peuple. Qui me fait de plus en plus penser au petit bétail qu'on mène à l'abattoir en lui faisant croire qu'il part en promenade. Comme ça il va vers son destin tranquille et confiant, en chantant et en applaudissant. Et quand il finit par comprendre, c'est trop tard...

C'est bien simple, le lendemain, le pouvoir a organisé la mascarade de l'arrestation de deux mafieux, avec des figurants pour applaudir !!!

Nous ne sommes plus dans l'information, nous sommes dans la désinformation pure, la propagande de régime, le mensonge d'état. Avec des moyens qui auraient fait pâlir d'envie Goebbels. Indignes d'une quelconque démocratie. Mais l'Italie n'a jamais été un pays véritablement démocrate, à ce jour, et nous verrons dans les semaines et les mois qui viennent si les italiens méritent de conquérir une vraie démocratie, ou pas...

En tout cas, cette fois, le troupeau n'aura plus d'excuses. Les éclaireurs ont fait leur travail. La conscience du pays aura parlé. En masse. J'ai mis plus de 3 heures pour un itinéraire d'environ 2 - 2,5 km. Soit une moyenne de 7-800 mètres à l'heure. Je suis parti avant 15h avec un soleil magnifique, je suis arrivé à la tombée de la nuit sur la place qui fait face à la basilique de Saint-Jean de Latran, la plus grande place de Rome, qui était déjà comble alors que le cortège était encore à mi-chemin !


Agrandir le plan

Un fleuve humain avec des confluents noirs de monde. Pour vous donner une idée, lorsque la place est pleine pour le concert gratuit du 1er mai, c'est au minimum entre 350 et 500 000 personnes. Or là, non seulement la place était pleine, mais il fallait compter en plus 2 km de cortège avançant au pas. Nous étions encore Via delle Terme di Diocleziano (le début du parcours) qu'on nous annonçait que la tête du cortège avait déjà atteint la place.

En fait, une bonne part du cortège n'a pas pu rejoindre la place devant la basilique, qui ne pouvait plus contenir personne. Personnellement, j'y suis allé seul et ensuite j'ai mis plus de 30 minutes juste pour la traverser !

Déclarations des politiques proches de Berlusconi : trois pelés et un tondus, toujours les mêmes, communistes, justitialistes, réactionnaires, etc. Ou comment liquider en deux conneries 1 million de personnes qui crient dans les rues de Rome, Berlusconi t'es une merde, un mafieux, démissionne, fais-toi juger, etc.

Toutes catégories confondues ! Enfants, jeunes, vieux, même les chiens portaient des écharpes ou des pompons violets. Des communistes, certes, mais une telle participation massive va bien au-delà des couleurs politiques, elle est transversale, horizontale, ni de droite ni de gauche, une classification spécieuse qui ne veut plus rien dire, mais encore bien utile pour tromper les gens !

Le peuple des gens honnêtes, qui veulent justice et vérité et n'en peuvent plus des magouilles et des mensonges du pouvoir en place. Un pouvoir qui se réclame de la souveraineté du peuple ... manipulé, trompé, réprimé. Il n'est que de voir l'accueil que réserve désormais le peuple souverain à Berlusconi lors de ses déplacements. Comme disait Coluche, un peuple qui salue chaleureusement son leader, en agitant ses chaînes.

Des chaînes invisibles, certes, mais qui n'en sont pas moins présentes. En tout cas voici les quelques images que j'ai ramenées de cette splendide journée, une journée d'espoir et de solidarité civile.

Cela a-t-il encore un sens, et, si oui, pour combien de temps ?



Pour voir d'autres vidéos sur le No Berlusconi Day...


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P.S. Dans la série "information à sens unique" / désinformation / mensonge / propagande, le parti de Berlusconi a déjà annoncé une contre-manifestation pour l'année prochaine. Voulez-vous parier que les principales télévisions italiennes assureront le direct, chose qui a injustement été refusée au No Berlusconi Day ?

D'autre part, la chose est compréhensible : si le service public devait se mobiliser chaque fois qu'un million de personnes descendent dans la rue, où irait-on !?

Je signale également que j'ai été interviewé par la correspondante d'Europe 1 en Italie, si jamais quelqu'un en a eu l'écho, merci de me laisser vos commentaires ici :-)

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