mardi 2 octobre 2018

La première "traduction automatique" produite au monde (1931)

Cela fait maintenant dix-huit mois que j'écris sur Federico Pucci, et ce billet est mon dix-huitième.

Lorsque j'ai appris l'existence de ce précurseur ignoré de la traduction automatique telle que nous la connaissons aujourd'hui, à part l'incroyable enthousiasme suscité par cette révélation exceptionnelle, mon plus grand étonnement fut de découvrir qu'il publia aussi dès 1931 le premier texte connu au monde en la matière, intitulé « Il traduttore meccanico ed il metodo per corrispondersi fra europei conoscendo Ciascuno solo la propria Lingua : Parte I. », dont voici la couverture :


Traduction : « Le traducteur mécanique et la méthode pour correspondre entre européens, chacun en connaissant uniquement sa propre langue », 1e partie.

Or cette publication précédait de 18 ans celle du "traducteur dynamo-mécanique", objet de mon scoop du 12 mars 2017 !

En allant ainsi de découverte en découverte, je me suis initialement focalisé sur l'existence d'un "traducteur mécanique", à savoir d'une "machine à traduire" dont nous aurions complètement perdu les traces. Le fait que l'inventeur y ait ajouté en 1949 le préfixe "dynamo" signifiant selon moi qu'il avait introduit l'électricité - via une dynamo - afin d'accélérer le fonctionnement de sa machine. En bref, non plus seulement mécanique, mais électro-mécanique. Telle fut mon interprétation, à l'époque. Erronée.

Dans une lettre que j'ai découverte plus tard, où M. Pucci décrit l'évolution de son invention, il nous confirme lui-même la lenteur du traducteur "mécanique" et explique le sens de "dynamo" :
Ces dernières années, l'auteur soussigné s’était proposé d’accélérer la traduction qu’il avait déjà rendue possible auparavant, mais extrêmement lente. (...)
Concernant les traducteurs mécaniques, il convient de noter qu’ils rendaient possible uniquement la traduction mais que le processus était extrêmement lent, du fait qu’ils exigeaient l'utilisation constante du vocabulaire, leur potentiel consistant simplement à mettre quiconque dans les mêmes conditions que quelqu'un qui connaîtrait toutes les grammaires étrangères mais aucun mot de vocabulaire. (...)
J’ai également affronté la question de la traduction électrique, en essayant de répercuter sur le plan de la traduction d’une langue à l’autre la transposition au plan électrique que les allemands avaient réalisé pour la traduction d'une langue donnée en un texte chiffré par le biais de substitutions littérales découlant, comme je l'avais fait au plan théorico-mécanique, de l'application des lois mathématiques relatives au calcul des probabilités. (...)
 
C’est ainsi que je suis parvenu au Traducteur dynamo-mécanique en trois études : 
  1. la première étude, livresque, a consisté en un prospectus servant à rendre possible la traduction à l'aide du vocabulaire (auquel il n’est plus nécessaire d’avoir recours de façon constante, mais seulement dans 15 % des cas pour des langues semblables, et dans 40 % pour des langues d'origine diverse) ; entre mars et avril j’ai publié deux petites éditions du Traducteur dynamo-mécanique à l’usage des italiens (français-italien et anglais-italien, plus une autre édition « anglais-français » à l'usage des français), en mentionnant dans les deux dernières publications la traduction dynamo-mécanique intégrale et la traduction électromécanique déjà réalisée. (...)
  2. la deuxième étape de la traduction dynamo-mécanique introduit le principe du mouvement des mots, il s’agit d’un livre-machine en carton où les mots sont extraits en fonction des mouvements déclenchés de main humaine ; 
  3. dans la troisième étape (électromécanique), le carton est remplacé par le métal et les mouvements ne sont plus impulsés de main humaine mais par l’électricité.
Du reste, toute les indications, à commencer par celles de John Hutchins, seul et unique chercheur de l'histoire de la traduction automatique à mentionner Federico Pucci, conduisaient à une telle interprétation : l'existence d'une machine à traduire, ou pour le moins d'un prototype, qui aurait été présenté au concours d'inventions lors de la Foire Internationale de Paris de 1949.

Pour autant, après avoir parcouru toutes les pistes possibles de recherche pour dénicher un exemplaire de ce "traducteur mécanique", notamment grâce à la rencontre avec la fille et la petite-fille de Federico Pucci, j'en suis arrivé à la conclusion que la « machine à traduire » de M. Pucci n'avait jamais existé !
Malheureusement. Resté seul trop longtemps avec ses idées, et malgré la clairvoyance de sa vision, dès le début il n'est pas parvenu à réunir les ressources financières et techniques nécessaires pour réaliser un prototype fonctionnel de son projet, et pouvoir ainsi breveter une invention qui n’a jamais dépassé le stade conceptuel des dessins, maquettes et descriptifs.
Certes, elle n'a pas existé physiquement, mais M. Pucci avait prévu toutes les déclinaisons possibles de sa machine, destinée à évoluer considérablement au fil des ans.

Tout d'abord, il devait y avoir deux machines par paire linguistique de type AB, une pour chaque sens de traduction : A langue source vers B langue cible, et B langue source vers A langue cible. Ce que M. Pucci nomme plutôt "Traducteurs mécaniques de type A" (de la langue étrangère vers la langue nationale) et "Traducteurs mécaniques de type B" (de la langue nationale vers la langue étrangère), selon les cas, comme le prouve l'intitulé de certains des vocabulaires mobiles mentionnés dans ses publications :
  • anglais - français (1949)
  • francese - italiano (1949)
  • inglese - italiano (1949)
  • italiano - inglese (1950) 
  • italiano - francese (1952)
  • italiano - francese (1958)
  • tedesco - italiano (1960)
Ensuite, chacune de ces machines aurait dû suivre une évolution technologique, en parallèle avec les progrès techniques réalisés dans le temps : machines simples, mécaniques, électriques, phono-électriques, photo-électriques et télé-électriques, et [donnant] naissance à de nombreux autres types composés, dont l'Interprète Électro-mécanique Portable...

L'introduction de l'interprète (portable !) en parallèle au traducteur nous fait comprendre l'ampleur de la vision de M. Pucci :
Pour une machine électrique, le mouvement qui est fait à la main dans le cas présent est effectué par l'électricité ; pour la machine phono-électrique, le vocabulaire mobile comporte trois colonnes, dont les deux premières sont imprimées sur une feuille d'étain, et la troisième est constituée par un disque d'acier tel que celui d'un phonographe, sur lequel le locuteur étranger enregistre la prononciation des termes de sa langue ; près de chaque mot italien se trouve un numéro ; en appuyant sur un bouton, une tête de lecture électrifiée dans un champ magnétique se déplace sur la prononciation enregistrée et lit le mot en langue étrangère, après qu'un mouvement électrique ait procédé aux corrections graphique et phonétique... ; le système télé-électrique suppose deux traducteurs électriques, l'un fonctionnant comme dispositif de transmission, disons à Rome, et l'autre comme dispositif de réception, disons à Londres ; en reliant les deux unités avec un téléimprimeur, le dispositif qui se trouve à Londres effectue les mêmes mouvements que le dispositif de transmission à Rome, pour obtenir à distance la traduction écrite et orale...
*

Donc, jusqu'à parvenir à cette réponse négative - et définitive - sur la réalité physique de cette machine, tellement obnubilé par son existence potentielle, j'en étais passé à côté de l'héritage encore plus extraordinaire que nous a légué M. Pucci : non pas une simple machine à traduire, mais le témoignage datable du premier texte traduit "mécaniquement" dans l'histoire de la traduction automatique : excusez du peu !

J’en ai parlé dès le 2 avril 2017 en décrivant de façon sommaire le livre paru en 1931, dans un billet que j'ai publié sans me rendre compte de l'importance de ce texte...

Il faut dire qu'en mars-avril 2017, j'étais tellement pris sous le feu croisé et incessant des découvertes, et que tout était si neuf qu'il m'était encore impossible d'appréhender et de tracer un cadre global de la situation.

Par conséquent, je n'ai pas examiné le livre dans le détail, je n'en aurais pas eu le temps (d'autant que c'est le plus complet de la série, 68 pages de descriptions), mais je l'ai juste survolé en extrayant tous les passages que je jugeais les plus significatifs : le résultat ici.

J'y présente ce texte de la manière suivante :
Puis il ... [arrive] à une "méthode dérivée" (pour traduire un texte du français à l'italien sans connaître le français), dont la théorie générale est exposée dans les pages restantes, jusqu'à présenter l'exemple (dans les trois dernières pages) de la traduction, selon sa méthode, de ce texte de Voltaire, cité p. 34 et intitulé "Le nez d'un mari" (Zadig) :
Un jour Azora revint d'une promenade, tout en colère, et faisant de grandes exclamations. Qu'avez-vous, lui dit-il, ma chère épouse ? Qui peut vous mettre ainsi hors de vous-même ? Hélas ! dit-elle, vous seriez indigné comme moi, si vous aviez vu le spectacle dont je viens d'être témoin. J'ai été consoler la jeune veuve Cosrue, qui vient d'élever depuis deux jours un tombeau à son jeune époux auprès du ruisseau qui borde cette prairie. Elle a promis aux dieux dans sa douleur de demeurer auprès de ce tombeau tant que l'eau de ce ruisseau coulerait auprès. …Azora se répandit en des invectives si longues, éclata en reproches si violents contre la jeune veuve, que ce faste de vertus ne plut pas à Zadig.
Il avait un ami, nommé Cador, qui était un de ces jeunes gens à qui sa femme trouvait plus de probité et de mérite qu'aux autres: il le mit dans sa confidence et s'assura autant qu'il le put de sa fidélité par des présents considérables. 
M. Pucci précise :
« Un italien ignorant le français ne peut appréhender que quelques mots isolés, mais le sens général lui échappe tout à fait. Pas plus qu'il ne peut le comprendre à l'aide d'un vocabulaire, puisqu'il n'y trouvera pas des mots tels que: faisant, peut, seriez, etc., que le vocabulaire ne rapporte pas.
Voyons donc ce qui se passe en écrivant le texte ci-dessus selon la méthode exposée ici. »
L'italiano·che non conosce il francese non riesce a comprendere che qualche parola isolata, ma il senso gli è del tutto incomprensibile. Né può compreder nulla utilizzando il vocabolario, perchè comincia a trovare parole come: faisant, peut, seriez ecc. che il vocabolario non riporta. Vediamo che cosa succede scrivendo il brano citato col metodo esposto.
Je vous passe les détails, mais voici le résultat « qu'obtiendrait mécaniquement un italien ne connaissant pas le français, grâce au système de clés présenté ici » (p. 43 : quasi certamente, …, otterrebbe la seguente versione letterale, che è la stessa che otterebbe meccanicamente uno italiano che non abbia studiato il francese, mediante il sistema di chiavi esposto) :
Il naso di un marito
Un giorno Azora ritornò da una passeggiata tutta in collera, e facendo di grandi esclamazioni. Che avete voi, le (gli) disse Zadig, mia cara sposa? Chi può voi mettere così fuori di voi stessa? Ahimè! disse ella, voi sareste indignata come me, se voi avevate visto lo spettacolo di cui io vengo da essere testimone. Io ho stato consolare la giovane vedova Cosrue, che viene da elevare da due giorni una tomba a suo giovane sposo presso il ruscello che costeggia questa prateria. Ella ha promesso agli dei in suo dolore di dimorare (restare) presso quella tomba, finché l'acqua di quel ruscello scorrerebbe presso.
Eli aveva un amico, chiamato Cador, che era uno di quelle giovani genti a chi sua moglie trovava più di probità e di merito che agli altri, egli lo mise in sua confidenza e si assicurò, tanto che egli lo poteva, di sua fedeltà con un dono considerevole.
Croyez-moi, pour un système mécanique conçu en 1930, c'est absolument remarquable !
À titre de comparaison, voici la traduction automatique neuronale de Google, près de 90 ans plus tard...


Toujours à titre de comparaison, voici la traduction automatique de Microsoft, résolument hors-concours au niveau qualité...


J'ai analysé de plus près cette traduction, y compris segment par segment, dans ce PDF intitulé Traduction mécanique d'un extrait de Zadig par Federico Pucci (1931), où je conclus par ces mots :
Dans l’attente qu’une université ou un acteur majeur de la traduction automatique dans le monde finisse par comprendre l’importance de Monsieur Pucci dans l’histoire de la TA et se lance dans la construction d’un prototype fonctionnel des différentes déclinaisons de ses « machines à traduire », une première étape, d’ores et déjà réalisable sans aucun investissement lourd, passerait par la reconstitution de ce premier texte traduit « mécaniquement » en suivant simplement les instructions de Monsieur Pucci ! 
(...) il ne devrait pas être impossible de reconstituer le vocabulaire mobile français-italien ainsi que les correcteurs syntaxique et morphologique pour cette paire linguistique. 
Il se pourrait d’ailleurs que l’Université de Salerne soit intéressée pour approfondir les termes d’une collaboration. Si c’est le cas, je ne manquerai pas de leur proposer cette première expérimentation (certains des ouvrages de M. Pucci se trouvant déjà à la bibliothèque provinciale de Salerne) : parvenir à reconstituer 87 ans après - en respectant scrupuleusement les indications de son concepteur - le premier texte traduit « mécaniquement », puis le comparer à la version rapportée ici, publiée dès 1931 ; obtenir une correspondance de 100 % entre les deux textes serait la preuve définitive, un témoignage éclatant et irréfutable de la clairvoyance unique, voire du génie de M. Federico Pucci !
Certes, d'aucuns pourraient m'objecter que M. Pucci aurait très bien pu traduire lui-même cet extrait sans utiliser sa méthode... Or après plus d'un an et demi que j'étudie de très près l'incroyable histoire de Federico Pucci, je suis intimement convaincu qu'il était trop sérieux et intellectuellement trop honnête pour se livrer à ce genre de supercherie.

En grand linguiste qu'il était, jamais il ne se serait exprimé de la sorte, et s'il est aisé de comprendre que c'est lui qui introduit le nom de Zadig à la place du pronom "il" dans la phrase « Qu’avez-vous, lui dit-il, ma chère épouse ? » (justement là où Google commet un formidable contresens en traduisant « Que dites-vous »...), passons-lui cette coquetterie sans pour autant remettre en question la qualité de sa méthode et la formidable antériorité de sa vision...

Donc si quelques esprits chagrins persistent à penser que tout ceci n'est qu'une fake news, ce qui serait bien dans l'air du temps, je crois que la meilleure réponse à leur donner serait d'expérimenter ma proposition : en respectant scrupuleusement les indications de son concepteur, reconstituer ce passage pour comparer cette reconstitution et la traduction "mécanique" produite par M. Pucci il y a 87 ans.

Le taux de correspondance entre les deux textes serait la preuve définitive et irréfutable, en positif ou en négatif, du fait que M. Pucci est résolument le précurseur, trop longtemps ignoré, de la traduction automatique telle que nous la connaissons aujourd'hui...

Ad maiora semper !


samedi 15 septembre 2018

2019: 90° anniversario del concetto di traduzione automatica secondo Federico Pucci

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Federico Pucci: Pioniere dimenticato della traduzione automatica




Questo post, che propone una sintesi delle ricerche effettuate ad oggi in collaborazione con la nipote di Federico Pucci, riprende l'essenziale dei 14 articoli precedenti (7 pubblicati rispettivamente su Adscriptor, e 7 su Translation 2.0) e tenta di rispondere definitivamente a questa domanda: la "macchina da tradurre" del signor Pucci è mai esistita? La risposta è...


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Il traduttore meccanico

Nel dicembre del 1929 (saranno novant'anni nel 2019), Federico Pucci presentò per la prima volta a Salerno il suo studio sul "traduttore meccanico", svelato poi alla stampa italiana nel gennaio 1930; lo stesso anno, espose per sei mesi (da marzo a novembre del 1930) il "traduttore meccanico" che avrebbe dovuto materializzare la sua idea, all'esposizione nazionale di Bolzano, sezione letteraria, premiato con medaglia d'argento.

Lo indica lo stesso Federico Pucci nella sua prima lettera al CNR, datata 10 luglio 1949. Ce lo dice anche molto prima, nella prefazione del suo libro pubblicato a Salerno nel 1931 (Anno IX dell'era fascista!), nella prima parte di quella che è verosimilmente il primo libro mai pubblicato al mondo su un dispositivo di "traduzione meccanica": "Il traduttore meccanico ed il metodo per corrispondersi fra europei conoscendo Ciascuno solo la propria Lingua: Parte I.", con la copertina seguente:


Ovviamente, "prima parte" significa che ce ne sarebbe stata almeno un'altra a seguire, cosa che l'autore precisa sulla copertina: "In preparazione: traduzione dalla lingua nazionale nella lingua straniera. Tempo per apprendere a tradurre: un minuto (lingua francese)". Con 68 pagine di descrizioni, non solo è la sua prima opera, ma è anche la più completa della serie.

Nella sua prefazione, redatta a Salerno il 10 dicembre del 1930, l'autore indica "Il presente lavoretto tende a dimostrare che sarebbe possibile corrispondersi fra stranieri, conoscendo ciascuno solo la propria lingua".

E dà un esempio di un testo francese tradotto secondo il suo metodo, probabilmente il primo esempio di "traduzione meccanica" al mondo (il termine di "traduzione automatica" non era ancora coniato). Il passaggio è estratto del Zadig, di Voltaire:
Le nez d'un mari
Un jour Azora revint d'une promenade, tout en colère, et faisant de grandes exclamations. Qu'avez-vous, lui dit-il, ma chère épouse ? Qui peut vous mettre ainsi hors de vous-même ? Hélas ! dit-elle, vous seriez indigné comme moi, si vous aviez vu le spectacle dont je viens d'être témoin. J'ai été consoler la jeune veuve Cosrue, qui vient d'élever depuis deux jours un tombeau à son jeune époux auprès du ruisseau qui borde cette prairie. Elle a promis aux dieux dans sa douleur de demeurer auprès de ce tombeau tant que l'eau de ce ruisseau coulerait auprès. …Azora se répandit en des invectives si longues, éclata en reproches si violents contre la jeune veuve, que ce faste de vertus ne plut pas à Zadig. Il avait un ami, nommé Cador, qui était un de ces jeunes gens à qui sa femme trouvait plus de probité et de mérite qu'aux autres: il le mit dans sa confidence et s'assura autant qu'il le put de sa fidélité par des présents considérables.
L'autore precisa:
L'italiano che non conosce il francese non riesce a comprendere che qualche parola isolata, ma il senso gli è del tutto incomprensibile. Né può compreder nulla utilizzando il vocabolario, perchè comincia a trovare parole come: faisant, peut, seriez ecc. che il vocabolario non riporta. Vediamo che cosa succede scrivendo il brano citato col metodo esposto.
Ecco il risultato:
Il naso di un marito
Un giorno Azora ritornò da una passeggiata tutta in collera, e facendo di grandi esclamazioni. Che avete voi, le (gli) disse Zadig, mia cara sposa? Chi può voi mettere così fuori di voi stessa? Ahimè! disse ella, voi sareste indignata come me, se voi avevate visto lo spettacolo di cui io vengo da essere testimone. Io ho stato consolare la giovane vedova Cosrue, che viene da elevare da due giorni una tomba a suo giovane sposo presso il ruscello che costeggia questa prateria. Ella ha promesso agli dei in suo dolore di dimorare (restare) presso quella tomba, finché l'acqua di quel ruscello scorrerebbe presso. Eli aveva un amico, chiamato Cador, che era uno di quelle giovani genti a chi sua moglie trovava più di probità e di merito che agli altri, egli lo mise in sua confidenza e si assicurò, tanto che egli lo poteva, di sua fedeltà con un dono considerevole.
Stiamo parlando degli anni '30... Ho tradotto lo stesso passaggio col sistema di traduzione automatica neuronale di Google, quasi 90 anni dopo, ed a parte la frase mancante nel testo di Federico Pucci, sarei molto imbarazzato nel dire, tra la sua e quella di Google, quale sia la migliore delle due versioni!

Nel resoconto di una conferenza tenuta dal Sig. Pucci, il 21 gennaio 1930 a Salerno, pubblicato il 6 febbraio 1930 sull'edizione salernitana del quotidiano "Il Mattino", il giornalista riferisce: "Il Pucci, dopo di aver dimostrato che tutti i tentativi fatti per 3 secoli da scienziati stranieri non raggiunsero alcun risultato pratico, espose in modo praticissimo il proprio metodo, facendo tradurre alcune frasi inglesi e tedesche a coloro che non avevano studiato dette lingue."

Per cui il fatto che durante quella presentazione - secondo il giornalista - il Sig. Pucci avesse fatto tradurre alcune frasi dall'italiano all'inglese e al tedesco a persone del pubblico che non conoscevano quelle lingue, è una testimonianza o no che la macchina esisteva ed era già funzionante?

Per dare una risposta, il peso delle parole ci può essere di aiuto: "Il Sig. Pucci, …, espose in modo praticissimo il proprio metodo, facendo tradurre…". Il giornalista, nel riprendere il sottotitolo del libro di Pucci, non parla di "macchina", bensì soltanto di "metodo". Non è la stessa cosa. [Inizio]



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L'esposizione nazionale di Bolzano (1930) - Il precursore delle "macchine da tradurre"

Torniamo ora alla medaglia d'argento ottenuta a Bolzano: è un dettaglio estremamente prezioso, poiché significa che una prima versione del "traduttore meccanico" fu esposta già nel 1930. Ma in realtà, si trattava della "macchina", di un "prototipo" sviluppato dal suo inventore o di altro?

A priori, nessuna macchina. Grazie alla magia di Internet, ho trovato un'edizione del catalogo della prima Esposizione Dopolavoristica Nazionale delle Arti e Mestieri di Bolzano, che riunisce una raccolta di fotografie ufficiali della mostra, risalente al periodo giugno - novembre 1930.


In effetti, la presentazione del dicembre 1929/gennaio 1930 era stata organizzata dal Dopolavoro Ferroviario di Salerno, il che potrebbe spiegare la partecipazione del Pucci a questa sua prima Esposizione, che tra l'altro aveva per "iscopo":
1) premiare coloro i di cui prodotti siano espressione geniale di un dopo lavoro dedicato alla creazione di opere belle, sia nel campo dell'arte che della tecnica...

Certe opere sono anche dei modellini, come questa stazione radiotelegrafica trasmittente, per cui senza parlare di "macchina", se fosse esistito soltanto un modellino del "traduttore meccanico", ovviamente avrebbe trovato posto nel catalogo. Purtroppo però non c'e alcun articolo, ed ancora meno nessuna foto né dell'uno né dell'altra!


Ciò detto, queste date e questi dati storici sono sufficienti per stabilire che il signor Federico Pucci è il precursore assoluto della traduzione automatica nel mondo come la conosciamo oggi, che ha anticipato da quasi un secolo la realtà attuale.

E anticipando pure da qualche anno i brevetti depositati nel 1933 rispettivamente dall'ingegnere francese Georges Artsruni, di origine armena, e dall'ingegnere sovietico Petr Petrov-Smirnov Troyanskii per i dizionari meccanici, che sono i due pionieri universalmente riconosciuti della traduzione automatica.


Pertanto, abbiamo la certezza documentata dell’esistenza delle "macchine da tradurre" di Artsrouni e Troyanskii, ma nessuna certezza per quanto riguarda il "traduttore meccanico" di Pucci; e, fino ad ora, tutte le mie ricerche per tentare di trovare una traccia concreta, fisica, della sua macchina, non hanno avuto alcun esito.

A dire il vero, sono pure giunto alla conclusione che la macchina non è mai esistita, malgrado la somma considerevole di energie e di sforzi spesi da suo ideatore per riuscirci, magari tranne sotto forma del modellino ricostituito per ogni edizione di suo libro.


In effetti, avendo una visione molto precisa di come avrebbe dovuto essere la sua "macchina da tradurre", Federico Pucci ci parla lui stesso della sua idea proteiforme:
Cenni sulle macchine e loro uso

Le macchine si distinguono in semplici, meccaniche, elettriche, fonoelettriche, fotoelettriche e telelettriche, dando luogo a numerosi tipi composti, fra cui l’Interprete Elettromeccanico Portabile, testè premiato al Grande Concorso d’Invenzioni di Liegi.

Spiego il concetto generale delle macchine: le pagini del vocabolario mobile, che nel tipo presentato sono costituite da due colonne incollate sul cartone, vengono avanti in base alla spinta impressa dalla mano dell’uomo: volendo comunicare ad un inglese:
egli va; poiché egli comincia con e si tira a mano la lettera E e viene fuori la pagina contenente le parole che cominciano con E; la seconda lettera scritta immediatamente dopo ci fa trovare subito egli - he; così per “andare” viene fuori to go; poiché andiamo è presente indicativo, guardiamo il correttore morfologico e troviamo che pel presente ind. 3a sing. va cambiato o in oes; dunque he goes.

Nel tipo elettrico il movimento, che nel tipo presentato si effettua a mano, è eseguito dall’elettricità; nel tipo fonoelettrico, il vocabolario mobile è a tre colonne, le due prime stampate sulla latta, la terza è costituita da un disco in acciaio come quello del fonografo; su essa vengono impresse dalla viva voce delle straniero le pronunzie delle traduzioni in lingua estera; vicino ad ogni parola italiana vi è un numero; premendo un bottone, un uncino elettrizzato in campo magnetico va a portarsi sulla pronunzia impressa e legge la parola in lingua estera, dopo che un movimento elettrico ha effettuato la correzione grafica e fonetica: nel caso in oggetto sostituzione di o con oes; il sistema telelettrico presuppone due traduttori elettrici, uno funzionante come apparecchio trasmittente, ad esempio a Roma, l’altro come apparecchio ricevente, ad esempio a Londra; collegando i due apparecchi con la telescrivente vengono impressi all’apparecchio londinese i stessi movimenti che sono eseguiti dall’apparecchio trasmittente, col risultato di ottenere a distanza la traduzione scritta e parlata; nei tipi successivi la parte correttore sintattico B viene inquadrata nel vocabolario mobile; ho usato questa disposizione per rendere più semplice il vocabolario stesso per effettuare esperimenti; ho scelto l’inglese per prima applicazione perché le variazioni morfologiche di questa lingua sono poche; per gli esperimenti fonici sarà preferita la lingua spagnola e saranno tentati i primi esperimenti fonoelettrici tra Roma (forse Accademia Universale Inventori ed Autori) e le centrali delle organizzazioni in lingua spagnuola alleate della Pro Pace
(…)
 Coi tipi in cui il vocabolario mobile è completo, tirata fuori la prima lettera, vien fuori il quinterno che comprende tutte le parole che cominciano con quella lettera, si vede così la seconda lettera che viene tirata fuori con un sistema analogo, mettendo in evidenza la terza lettera, e così di seguito.
Sostituendo con una tastiera il movimento elettrico al movimento a mano, si può giungere a battere a macchina la parola, determinando l’uscita del vocabolo straniero.
È questo il sistema esposto da me a Parigi nel settembre del 1949, di cui si è occupato il comunicato della radio ufficiale francese del 2 settembre 1949, ore 20 e di cui si è occupato il giornale inglese News Chronicle del 26 agosto 1949…

Eppure, sebbene abbia trascorso tutta la sua vita a provarci, visto che ha scritto continuamente per trent'anni per descrivere la sua invenzione (per quanto ne so, 10 libri dal 1931 al 1960), dopo quasi un secolo i suoi numerosi tentativi di "tradurre" la sua visione ed il suo concetto in un "dispositivo fisico" non hanno raccolto molto successo, anzi.

I due unici "diplomi" che abbiamo (Parigi 1935Liegi 1950, poiché sembra che quelli relativi alle medaglie d’argento di Bolzano e di Cuneo siano andati persi) testimoniano in questo senso, così come numerosi altri indizi ci raccontano dei suoi tentativi mancati di far realizzare la sua macchina.

Ora esaminiamo nel dettaglio: 1) i diplomi; 2) gli indizi[Inizio]


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1) I diplomi

a) Parigi, maggio 1935


A proposito di questo diploma, rilasciato nel maggio del 1935 dal Comitato della Fiera di Parigi, ho pensato in un primo momento che fosse legato al concorso Lépine, che si svolge di solito nell'ambito della fiera di Parigi. Però il 33° concorso Lépine ebbe luogo dal 30 agosto al 7 ottobre 1935 presso il centro esposizioni della Porte de Versailles, cioè più di tre mesi dopo il rilascio del diploma.

Infatti, la risposta sta nella rivista mensile dell'Ufficio internazionale per la protezione della proprietà industriale, intitolata "La Propriété Industrielle" (51° anno, n° 4, 30 Aprile 1935):
"…insieme alla Fiera di Parigi, che si terrà in questa città dal 18 maggio al 3 giugno 1935 al parco Esposizioni di Versailles, sarà organizzato un concorso di invenzioni, aperto dal 10 maggio al 3 giugno (decreto del 22 marzo)"…
I certificati di garanzia saranno rilasciati [nel caso di Parigi], dal Direttore della proprietà industriale…, alle condizioni previste dai decreti del 17 luglio e del 30 dicembre 1908 (-).
Si precisa che il Concorso della Fiera di Parigi non accettava che "le invenzioni veramente inedite e che non erano mai state presentate ad altri concorsi".

Così, l’anno prima, "nonostante il fatto che la maggior parte dei progetti presentassero un interesse reale, dopo un esame particolarmente attento, la giuria premiò soltanto 170 dei 643 inventori partecipanti al Concorso, che avevano sottoposto un totale di 1055 nuove invenzioni. Questa severità della giuria implica che soltanto le invenzioni degne di merito erano state premiate. Da cui si capisce il livello veramente alto del concorso e l'interesse che ricopre sia per i ricercatori che per l'industria." (Fonte)

Quindi questo diploma certifica una medaglia d'argento per premiare una "invenzione veramente degna di merito": "un metodo per tradurre le lingue senza conoscerle"!

Stesso termine di quello usato dal giornalista nel 1930, le parole sono importante più che mai…

Lo stesso Pucci ce lo conferma almeno due volte, prima in uno dei suoi libri, dove scrive "È questo il sistema esposto da me a Parigi nel settembre del 1949", poi nella sua prima lettera al CNR: "tale studio [fu] premiato con medaglia d’argento all’esposizione concorso internazionale d’invenzioni tenuto dalla fiera di Parigi nel 1935".

Un "metodo", un "sistema", uno "studio", però non una "macchina".

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b) Liegi, 1950


Questa Fiera Internazionale ebbe luogo a Liegi dal 29 Aprile al 14 Maggio 1950, sul tema "All'avanguardia della tecnica", e specialmente nelle aree "mineraria, metallurgica, meccanica ed elettricità industriale."


È probabilmente questo il motivo per il quale, nel suo libro, il Pucci descrive l’invenzione presentata in quell'occasione come "Interprete Elettromeccanico Portabile", mentre il diploma rilasciato parla di medaglia d’argento assegnata per la "Traduzione scritta e parlata delle lingue senza conoscerle".

Una formulazione che sembra precludere ogni idea di "macchina", contrariamente al nome scelto dal suo inventore per l'occasione, probabilmente per fare in modo che la sua invenzione rientrasse nell'ambito dei temi della Fiera. [Inizio]


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2) Gli indizi

Anche in questo caso, i principali indizi ci vengono dallo stesso signor Pucci nelle sue due lettere al CNR, scritte rispettivamente il 10 Luglio 1949 ed il 17 Ottobre 1950, così come nella risposta del CNR, datata del 20 Luglio 1949, alla prima lettera che riportava nell'oggetto: "…il traduttore elettro-meccanico italiano che parteciperà all’esposizione concorso d’invenzioni che avrà luogo dal 16 al 29 settembre a Parigi".



a)
« …devo dire che nel 1936, mi fu acconsentito anche di partecipare alla Esposizione di Lipsia, tuttavia la Mostra Internazionale delle Invenzioni che si tenne in quella città, pur apprezzando i miei studii e pur riconoscendo loro carattere inventivo non volle accettarla per la Mostra perché data l’originalità dell’invenzione, che trovavasi ad essere la sola ad esser racchiusa in libri, la legge tedesca non prevedeva la brevettabilità, cosa che invece prevedeva la legge francese che tanto che mi venne rilasciato brevetto provvisorio. In considerazione dell’interesse che il pubblico tedesco aveva a conoscere l’innovazione, l’ente Fiera di Lipsia si curò di ottenermi l’ammissione ad altro riparto, dandomi speciali facilitazioni."

Nessuna macchina, quindi.

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b)
Poi viene la guerra e lo scrivente cerca di spostare i propri studii nel piano militare, riesce infatti a creare i traduttori meccanici C e D, che trasportano il problema nel piano meccanico e cercano di costituire una lingua nuova a formazione meccanica, l’apparecchio C funzionante come trasmittente, il D come ricevente; dovevano partecipare alla Mostra della Tecnica del 1940; tuttavia il Ministero della Guerra oppose il proprio veto alla partecipazione stessa, io venni chiamato a Roma per chiarimenti sulla invenzione; questa fu riconosciuta esatta ed io venni autorizzato a costruire l’apparecchio a spesa dello stato per i primi esperimenti, in quanto avevo fatto presente la mia incapacità finanziaria di costruirli. Venni naturalmente obbligato a serbare il silenzio. Tuttavia non essendo io meccanico pensai che per costruire l’apparecchio avrei dovuto avvalermi dell’opera di terzi, i quali avrebbero potuto non serbare il segreto; non volli correre rischi e declinai l’incarico abbandonando l’invenzione nelle mani del Ministero della Guerra perché ne facesse l’uso che riteneva opportuno.

Cito Federico Pucci: "io venni autorizzato a costruire l’apparecchio a spesa dello stato per i primi esperimenti"… "Tuttavia non essendo io meccanico…, non volli correre rischi e declinai l’incarico abbandonando l’invenzione nelle mani del Ministero della Guerra perché ne facesse l’uso che riteneva opportuno."

Di conseguenza nessuna macchina è mai stata fabbricata, né dal signor Pucci né su decisione del Ministero della Guerra.

- - -

c)
Nella sua seconda lettera al CNR, il Pucci ricorda, nei due primi paragrafi:

- Primo paragrafo:

Il sottoscritto … si onora far rispettosamente presente che … in seguito ad alcuni disegni esposti dallo scrivente alla Mostra delle Invenzioni di Parigi (settembre 49)…

Presentazione di "disegni" e non di una "macchina".

Lo richiamava per altro anche nella prima lettera:
La traduzione dinamo-meccanica nei suoi tre stadi è stata accettata per la partecipazione all’esposizione concorso internazionale di invenzioni che la Fiera di Parigi apre il 16 settembre. (…) 
Va notato che la Mostra d’Invenzioni di Parigi accetta le invenzioni anche sotto forma di disegni, limitandosi a controllare l’esattezza delle teorie ivi esposte 
È pertanto in corso di rilascio certificato di garanzia da parte dell’Ufficio della proprietà industriale di Parigi a favore dello scrivente.
Quell'evocazione del "certificato di garanzia" è importante, in quanto ricorda quello che abbiamo già visto nella rivista mensile dell'Ufficio internazionale per la protezione della proprietà industriale, intitolata "La Propriété Industrielle" (51° anno, n° 4, 30 Aprile 1935):
I certificati di garanzia saranno rilasciati [nel caso di Parigi], dal Direttore della proprietà industriale…, alle condizioni previste dai decreti del 17 luglio e del 30 dicembre 1908 (-).
Ma vediamo di che si tratta: il decreto de 17 Luglio 1908 fu promulgato in applicazione della "Legge del 13 Aprile 1908 relativa alla protezione temporanea della proprietà industriale nelle esposizioni internazionali straniere oppure ufficialmente riconosciute, così come nelle esposizioni organizzate in Francia o nei territori d'oltremare con l'autorizzazione dell'amministrazione o con il suo patrocinio", il cui art. 1 recita:
La protezione temporanea è concessa a invenzioni, disegni e modelli industriali brevettabili, marchi di fabbrica o di commercio per i prodotti che saranno regolarmente ammessi a queste esposizioni…
E all’art. 2 (nella sua versione consolidata al 5 settembre 2018):
Gli espositori che desiderano beneficiare della protezione temporanea dovranno farsi rilasciare dall'autorità che rappresenta ufficialmente la Francia alla fiera, un certificato di garanzia per accertare che l'oggetto per il quale è richiesta la protezione è effettivamente esposto. 
La domanda del suddetto certificato dovrà essere fatta durante l'esposizione e non più tardi dei tre primi mesi dell'apertura ufficiale dell'esposizione; sarà corredata da una descrizione esatta dell'oggetto da proteggere e, nel caso, dai disegni relativi a tale oggetto.
Quindi, secondo Federico Pucci, l'Ufficio per la proprietà industriale di Parigi gli avrebbe rilasciato un certificato di garanzia, no per la "macchina da tradurre", che comunque non era stata fabbricata, bensì per i suoi "disegni".

- Secondo paragrafo:

L’Istituto delle Invenzioni sembra essere del parere che mentre allo scrivente resta la priorità scientifica dell’Invenzione (avendo rintracciato pratica n° 11095 nella quale l’Istituto stesso approvava l’invenzione dello scrivente, tuttavia essendo essa costituita da un libro e non da una macchina, riteneva che non potesse essere brevettato, 12 dicembre 1942),…

Questa volta, è detto e scritto, nero su bianco: l’invenzione non poteva essere brevettata perché era costituita da un libro e non da una macchina!

- - -

d)
Nella sua risposta alla prima lettera del Pucci, il CNR gli fa osservare che "…la sua ideazione, riguardante “il traduttore elettro-meccanico italiano”, può essere sottoposta all’esame dell’Istituto Nazionale per l’Esame delle Invenzioni, …, presentando [un progetto tecnicamente definito e convenientemente illustrato, atto] a consentire la formulazione di un parere di merito, che, se favorevole, può consentire l’assistenza opportuna per lo sviluppo del ritrovato."

Si tratta quindi di un progetto d'ideazione di una invenzione che non è stata mai sviluppata[Inizio]


*

La risposta definitiva è...

In estrema sintesi, in considerazione dei molti elementi e indizi concordi, mi sento assolutamente in grado di affermare che, alla domanda: la "macchina da tradurre" di Federico Pucci è mai esistita?, la risposta definitiva sia ... NO!

Purtroppo. Rimasto solo troppo a lungo con le sue idee, e nonostante la sua visione lungimirante, fin dall'inizio non è riuscito a mettere insieme le risorse finanziarie e tecniche necessarie per realizzare un prototipo funzionale del suo progetto, per essere così in grado di brevettare un'invenzione mai andata oltre la fase concettuale dei disegni, dei modelli e delle descrizioni.

Eppure, per decenni il Sig. Pucci non ha risparmiato i suoi sforzi, partecipando a varie mostre e scrivendo parecchi libri per tentare, con tutti i mezzi a sua disposizione, di far conoscere "le sue macchine da tradurre" e la loro anteriorità:

durante 20 anni, dal 1930 al 1950, partecipazione a sette esposizioni (inter)nazionali – concorsi d’invenzioni (riprendo la terminologia usata dal Pucci nelle sue lettere), senza contare la Mostra della Tecnica nel 1940 (soppongo a Roma, dove la sua partecipazione non era stata autorizzata dal Ministero della Guerra), premiata da quattro medaglie d’argento:
  1. Esposizione Nazionale di Bolzano (1930), medaglia d’argento
  2. Esposizione di Cuneo (1930), medaglia d’argento
  3. Mostra Internazionale delle Invenzioni, Fiera del Levante, Bari (1934)
  4. Esposizione concorso internazionale di invenzioni della Fiera di Parigi (1935), medaglia d’argento
  5. Mostra Internazionale delle Invenzioni di Lipsia (1936)
  6. Esposizione concorso d’invenzioni, Fiera di Parigi (1949)
  7. Grande Concorso d’Invenzioni di Liegi (1950), medaglia d’argento
durante 30 anni, dal 1931 al 1960, redazione di dieci libri dedicati alle "sue macchine da tradurre":
  1. 1931: Il traduttore meccanico ed il metodo per corrispondersi fra Europei conoscendo ciascuno solo la propria lingua: Parte I (Traduzioni dalla lingua estera). Pubblicato nell'Anno IX dell'era fascista!
  2. 1949: Serie delle grammatiche dinamiche, pratiche, ragionate, storico-comparate: Parte I. Per coloro che in pochi giorni desiderano acquistare una conoscenza elementare della lingua straniera. [fasc. ] I. Inglese
  3. 1949 (in francese): Le traducteur dynamo-mécanique: L'invention pour traduire les langues de l'occident sans les connaitre presque sans dictionnaire. Op. I: anglais-francais. Col sottotitolo: "Perfectionnement de l'invention primée (traduction mécanique) avec diplôme de médaille d'argent à l'Exposition Concours International des Inventions, Foire de Paris 1935".
  4. 1949: Il traduttore dinamo-meccanico: Serie A. L'invenzione per la traduzione immediata e rapida nelle lingue dell'Occidente senza conoscerle e quasi senza vocabolario... [fasc. ] 1. francese - italiano
  5. 1949: Il traduttore dinamo-meccanico: Serie A. L'invenzione per la traduzione immediata e rapida nelle lingue dell'Occidente senza conoscerle e quasi senza vocabolario... [fasc. ] 2. Inglese - italiano
  6. 1950: Grammatica dinamica della Lingua tedesca: (linee fondamentali)
  7. 1950: Il traduttore dinamo-meccanico: Tipo libro macchina. Serie a. L'invenzione per la traduzione immediata e rapida nelle lingue dell'Occidente senza conoscerle e quasi senza vocabolario. [fasc. ] 1. Italiano-Inglese
  8. 1952: Il traduttore dinamo-meccanico: Serie B. L'invenzione per la traduzione immediata e rapida nelle lingue dell'Occidente senza conoscerle e quasi senza vocabolario... [fasc. ] 1. Italiano - Francese
  9. 1958: Vocabolario mobile italiano - francese: (parte Traduttore Meccanico).
  10. 1960: Il traduttore dinamo-meccanico: Serie A. L'invenzione per la traduzione immediata e rapida nelle lingue dell'Occidente senza conoscerle e quasi senza vocabolario... Tedesco – Italiano
[Inizio]

*

L'annuncio del 26 agosto 1949

Tutto quanto sopra per ottenere un unico risultato tangibile - dopo così tante energie e risorse spese con costanza sul lungo termine -, un semplice annuncio pubblicato il venerdì 26 agosto 1949 (saranno settant'anni nel 2019), sia in Gran Bretagna che negli Stati Uniti.

In Gran Bretagna, il News Chronicle pubblica in una delle sue colonne l'informazione seguente:
Digita in inglese, stampa in greco
D'ora in poi, i turisti britannici potranno girare il mondo senza dover imparare le lingue, se l'inventore Frederico (sic!) Pucci, di Salerno, completa il suo "traduttore elettrico".
Dichiara che tutto sarà pronto fra circa due settimane. 
Sulla macchina del Pucci, è sufficiente digitare alcune parole in inglese, ad esempio, e la macchina stampa la traduzione in italiano, greco o in qualsiasi altra lingua.

Quindi la macchina non era ancora pronta, e Federico Pucci si era rifiutato di fornire maggiori dettagli...

Negli Stati Uniti, la United Press lanciava un'agenzia il 25 agosto 1949, che verrà ripresa il giorno dopo dal New York Times:


e così da diversi giornali americani nei giorni successivi (dal 26 al 29 agosto). Grazie a Google, ne ho trovato una dozzina su Internet, ma ce ne sono sicuramente altri (clicca sull'immagine per vedere la lista):


Solo i titoli cambiano, tutti riprendono fedelmente lo stesso testo, su questo modello:


Nient'altro. Poi, l'oblio totale per quasi mezzo secolo! Fino a quando John Hutchins, specialista e storico della traduzione automatica, riportò le poche righe del New York Times menzionate sopra...

Prima di aggiungere "and nothing more is known about Pucci..." e di precisare:
It is not known how many others at this time had similar ideas about translating machines. The new electronic computers had caught the imagination of many people. Reports on the 'electronic brains' – the term regularly used by journalists – appeared almost daily in national newspapers throughout the world. Translation was then, and often still is, regarded by those unfamiliar with its difficulties as essentially a question of finding equivalent words in another language. To use a computer in such a task seemed trivial.
Traduzione:
Non sappiamo quante altre persone abbiano attualmente idee simili sulle macchine da tradurre. I nuovi computer elettronici hanno colpito l'immaginazione di molte persone. In tutto il mondo, quasi quotidianamente escono sui giornali notizie sui "cervelli elettronici", un termine comunemente usato dai giornalisti. Per coloro che ignorano le difficoltà della traduzione, questa è stata a lungo - e lo è ancora - considerata come la ricerca di parole equivalenti da una lingua all'altra. Pertanto, l'uso di un computer per tale compito sembrava una banale evidenza.
La cosa sicura, però, è che questa analisi non riguarda il signor Pucci, dal momento che nel 1949 erano già 20 anni che tentava di teorizzare le sue idee sul "traduttore automatico", cioè ben prima dell'arrivo dei primi computer, ed era proprio l'unico in quei tempi non sospetti!

Poi, di nuovo, ricaduta nell'oblio totale per altri due decenni! Finché il sottoscritto, mentre preparava una infografica sulla storia della traduzione automatica, non leggesse il trafiletto segnalato da John Hutchins; una scoperta che mi ha talmente scosso che mi sono dimenticato l’infografica per concentrare le mie ricerche sulla storia straordinaria di Federico Pucci…

La cui idea di quello che sarebbe dovuto essere la traduzione automatica era totalmente diversa dal pensiero di tutti quegli altri ricercatori rinomati in questo campo. Perché aveva capito fin da subito che la forza bruta delle macchine non sarebbe mai bastata per superare quelle masse estremamente fluide che sono le lingue. Francesi, russi e americani l'hanno scoperto a proprie spese, avendo dilapidato milioni e milioni dalla fine della seconda guerra mondiale senza mai ottenere risultati veramente convincenti. Fino all'arrivo di Google...

Inoltre, Federico Pucci era un massone, tutto impregnato d’universalismo. E a differenza dei "cervelli elettrici" che andavano di moda all’epoca, sognava di una macchina semplice (Tempo per apprendere a tradurre: un minuto…), pratica, compatta e conveniente: nel 1950, vendeva il suo libro da solo a 150 lire, e 600 lire con la macchina!


Un'utopia, ovviamente, dal momento che la macchina portatile ed economica (450 lire...) che sognava non era mai stata costruita. Ciò, tuttavia, riflette una visione radicalmente diversa da tutte le altre idee e ricerche conosciute in quel momento (e anche dopo, a dire il vero).

Immagino pure che la lettera raccomandata inviata al Presidente Truman (probabilmente verso la fine di aprile / l'inizio di maggio del 1949), oltre alla speranza dichiarata di ricevere un sostegno economico per la costruzione degli elettro-traduttori, fosse anche intesa a far valere l'anteriorità del suo progetto. Un tentativo che fu rinnovato a partire dal 1953 con l'invio di una seconda lettera raccomandata a Clare Boothe Luce, allora ambasciatrice degli Stati Uniti a Roma, rimasta senza risposta.

Del resto, il suo approccio è molto chiaro, specialmente nella sua prima lettera al CNR, dove non rivendica soltanto l'anteriorità della sua invenzione sul cervello elettrico annunciato dagli americani [citando i lavori di Harry Huskey in quel momento, che intendeva usare il suo computer SWAC (Standards' Western Automatic Computer) per la traduzione automatica, un'informazione ripresa anche dal Sig. Hutchins], ma dove sottolinea anche il suo altissimo costo e che:
1) la somma ingentissima messa a disposizione dal Governo Statunitense per la costruzione del cervello elettrico, benché di uso non commerciabile, inidoneo allo scopo, e solo relativo alla traduzione lingua estera-lingua nazionale;
2) per la costruzione dei traduttori elettromeccanici italiani occorrerebbero poche decine di migliaia di lire e non miliardi di dollari;
3) gli apparecchi elettro-meccanici italiani sarebbero di costo limitato, potrebbero essere costruiti in serie anche per l’estero e potrebbero forse costituire un apporto allo stato molto superiore alla spesa che arrecherebbero. Lo scrivente crede certamente che con la collaborazione di forti competenze elettromeccaniche italiane riuscirà possibile in un avvenire non lontano realizzare anche la possibilità di scrivere a macchina in Italia e di ottenere la traduzione all’estero sia scritta che parlata
Un parere che anticipa già la democratizzazione globale della traduzione automatica come la conosciamo oggi, e come la conosceremo domani sempre di più.

Francamente, non capisco, ed accetto ancora di meno, il silenzio generalizzato che circonda l'esistenza del signor Pucci da quando ho iniziato a parlarne su Internet e a pubblicare le mie scoperte su di lui. Ad eccezione di uno studente in master di traduzione, finora nessun ricercatore, nessun accademico, nessuno dei principali attori nella traduzione automatica mi ha mai contattato né ha mai ripreso e approfondito questo nuovo materiale, che segna pure una rottura evidente con l'intera storia della MT.

Ed anche quando ho provato a parlarne con alcuni specialisti, nella migliore delle ipotesi sono stato trattato con sorrisi accondiscendenti, nel peggiore dei casi mi hanno totalmente ignorato! Nella più perfetta continuità con l'altezzosa indifferenza che ha sempre circondato l'opera e l'avventura umana del signor Pucci.

Con le dovute proporzioni, la sua storia non è molto diversa da quella di Charles Goodyear, che ha speso la sua vita per far riconoscere la sua invenzione senza riuscirci, prima di morire nella più completa miseria. [Inizio]


*

L'uomo d'ingegno e di cultura

Sulla lapide della sua tomba, sua figlia ha fatto incidere quelle parole:
Cav. Federico Pucci, 23/03/1896 - 6/03/1973
Uomo d'ingegno e di cultura

Inoltre, Federico Pucci era un poliglotta riconosciuto, visto che abbiamo almeno tre attestazioni dalla Prefettura di Salerno che affermano le sue competenze linguistiche.

Il 19 agosto 1940, una lettera con oggetto Commissione provinciale di censura – Interpreti, indirizzata al Ministero dell’Interno dal Prefetto di Salerno, dice di Federico Pucci:
Vi è, inoltre, un funzionario delle FF.SS. che oltre a conoscere [il tedesco, il francese, l’inglese e lo spagnuolo], è anche esperto nelle seguenti altre lingue: cecoslovacco, portoghese, olandese, svedese e lingue slave. 
In un'altra lettera, datata 30 ottobre 1942, con oggetto Servizio Censura di Guerra, sempre indirizzata al Ministero dell’Interno dal Prefetto di Salerno, la situazione è descritta in questo modo:
Da tempo affluiscono a questa Commissione Provinciale, per la revisione, quantitativi rilevanti di corrispondenza scritta in francese, olandese, tedesco, spagnolo, portoghese, catalano, rumeno, esperanto, svedese, danese, fiammingo, norvegese, russo, bulgaro, polacco, sloveno, croato, boemo, cecoslovacco, ecc. dalle consorelle Commissioni e specialmente da quelle di : Napoli, Roma, Catanzaro, Brindisi, Bari, Ancona, Benevento, Campobasso, Avellino, Caltanissetta, Firenze, Catania, Siracusa, Reggio Calabria, Messina, Palermo, Ragusa, ecc.
Il lavoro di traduzione in vero esorbitante, è affidato al censore straordinario Cav. Pucci Federico, gestore delle FF.SS. che è un provetto poliglotta e che quasi ogni giorno è obbligato a lavorare anche oltre l’orario prescritto sottoponendosi ad un non lieve sforzo per il buon andamento del servizio.
Propongo che al Pucci, che numericamente e qualitativamente dà un maggiore rendimento, sia assegnata una retribuzione mensile di L. 700 attesa la sua qualifica di unico traduttore specializzato.
Infine, un attestato del Prefetto G. Cenami, datato 15 settembre 1948, scritto nella sua qualità di "Presidente della Commissione Provinciale Censura di Guerra" all’epoca, precisa che il Pucci è un noto ed esperto poliglottain una trentina di lingue!
… il Rag. Pucci, durante l'ultimo conflitto mondiale, e precisamente dal luglio 1940 al luglio 1943, espletò (…) le mansioni di traduttore-Censore della corrispondenza estera presso la Commissione Provinciale censura di guerra di Salerno.
Al Pucci, che è un noto ed esperto poliglotta, veniva affidata la traduzione e censura non soltanto delle corrispondenze civili redatte in circa trenta lingue estere in arrivo a Salerno, ma quelle che affluivano da numerose altre Commissioni Provinciale fornite di traduttori, come da disposizione ministeriale. Il Pucci espletò tali mansioni molto lodevolmente e con rara perspicacia.
E' da osservare che la seconda lettera menziona il "Cav. Pucci Federico", inserendo un titolo onorifico che designa il cavalierato e che ritroviamo anche sulla sua tomba. Così io e sua nipote ci siamo un po' persi in congetture sull'origine di quell'onorificenza, e soprattutto sulle sue motivazioni. Dapprima abbiamo pensato a cavaliere del lavoro, ma l'istituto risale al 1951 e la menzione del Questore di Salerno è precedente! Quindi non poteva che riferirsi ad un ordine cavalleresco del Regno d'Italia e non della Repubblica, e più probabilmente all'ordine della Corona d'Italia.

Dopo molte ricerche, la nipote di Federico Pucci è riuscita a risalire alla nomina di suo nonno a Cavaliere, datata 27 ottobre 1936 (anno XIV dell'era fascista) e firmata da Vittorio Emanuele III, Re d'Italia ed Imperatore d'Etiopia!

Nello specifico:

"In considerazione di particolari benemerenze;
Sentita la Giunta degli Ordini dei Santi Maurizio e Lazzaro della Corona d'Italia;
Sulla proposta del Capo del Governo Primo Ministro Segretario di Stato (Mussolini) e del Ministro per le Comunicazioni (Antonio Stefano Benni)
Abbiamo nominato e nominiamo
Cavalieri nell'Ordine della Corona d'Italia, con facoltà di fregiarsi delle insegne stabilite per tale grado, le sottoindicate trecentosettanta(uno) persone:



Pucci Rag. Federico - Capo gestione 2a cl. - Napoli 263



Il Cancelliere dell'Ordine è incaricato dell'esecuzione del presente Decreto, che sarà registrato alla Cancelleria dell'Ordine medesimo.
Dato a San Rossore, addì 27 ottobre 1936 - XIV


Ovviamente, credo che l'indizio chiave sia "Sulla proposta ... del Ministro per le Comunicazioni" per le benemerenze rese da Federico Pucci prima di svolgere il ruolo di traduttore-censore straordinario, ed in questo caso probabilmente come riconoscimento della ricompensa ottenuta a Parigi l'anno prima che premiava il suo "metodo per tradurre le lingue senza conoscerle"!

*

In conclusione, alla vigilia di celebrare il 90° anniversario del suo concetto di traduzione automatica, mi rendo conto che la strada percorsa, già ricca e intensa, è di molto inferiore a quella che rimane da percorrere prima di vedere universalmente riconosciuto il ruolo di Federico Pucci come storico precursore della traduzione automatica, e che un'Università, oppure uno dei maggiori protagonisti della traduzione automatica nel mondo (Google?), non raccogliesse il suo lavoro e le sue intuizioni per finalmente realizzare un prototipo funzionale, conforme alla sua visione proteiforme di "macchine da tradurre"…

Spero tuttavia di essere riuscito a far nascere in voi il ​​desiderio di conoscerlo meglio e di approfondire le idee del signor Federico Pucci nel campo della "traduzione meccanica", l'antenato sconosciuto di ciò che chiamiamo comunemente oggi col nome di "machine translation". [Inizio]







P.S. A questo punto, la storia della traduzione automatica nel XX° secolo cambia fisionomia e va riscritta dagli anni '30 in poi:

1929 (dicembre): Federico Pucci presenta per la prima volta a Salerno il suo studio sul "traduttore meccanico".

1930: partecipazione alla prima Esposizione Dopolavoristica Nazionale di Arte e Mestieri di Bolzano - sezione letteraria, di Federico Pucci col suo concetto di "traduttore meccanico", premiato con medaglia d'argento.

1931: Federico Pucci pubblica a Salerno la parte I di quello che è verosimilmente il primo libro mai pubblicato nel mondo su di un dispositivo di "traduzione meccanica": "Il traduttore meccanico ed il metodo per corrispondersi fra Europei conoscendo ciascuno solo la propria lingua: Parte I (Traduzioni dalla lingua estera)."


1932: costruzione probabile di una prima "macchina da tradurre" da parte di Georges Artsrouni, distrutta in seguito; non è stato conservato alcun documento che la riguardi, tranne una fotografia che non consente di fornirne una descrizione. (Fonte)

1932: Warren Weaver diventa direttore della Fondazione Rockfeller

1933: deposito del brevetto e presentazione alle autorità sovietiche della macchina di Petr Petrovič Smirnov-Trojanskij, probabilmente rimasta allo stato di piani e descrizioni. (Fonte)


1933-1935: costruzione del "cervello meccanico" di Georges Artsrouni:


1935: presentazione del "traduttore meccanico" di Federico Pucci al Concorso d'invenzioni aperto nell'ambito della Fiera di Parigi, premiato con diploma e medaglia d'argento per "un metodo per tradurre le lingue senza conoscerle"! (Fonte)

1937: Georges Artsrouni presenta alcune macchine all'Esposizione Nazionale di Parigi, il cui principio fu ricompensato da un diploma di Gran Premio per la meccanografia, secondo l'inventore stesso.

1939-1945 : Seconda Guerra Mondiale

L'attività editoriale di Federico Pucci s'interrompe tra il 1931 ed il 1949, periodo che corrisponde all'anteguerra, alla guerra e al dopoguerra, del quale si sa molto poco su Federico Pucci, se non, oltre alla sua partecipazione ad alcune Esposizioni ed alla sua attività di censore, quello che dice lui stesso:
Poi viene la guerra e lo scrivente cerca di spostare i propri studii nel piano militare, riesce infatti a creare i traduttori meccanici C e D; (...) dovevano partecipare alla Mostra della Tecnica del 1940; tuttavia il Ministero della Guerra oppose il proprio veto alla partecipazione stessa, io venni chiamato a Roma per chiarimenti sulla invenzione; questa fu riconosciuta esatta ed io venni autorizzato a costruire l’apparecchio a spesa dello stato per i primi esperimenti, in quanto avevo fatto presente la mia incapacità finanziaria di costruirli. Venni naturalmente obbligato a serbare il silenzio. Tuttavia non essendo io meccanico pensai che per costruire l’apparecchio avrei dovuto avvalermi dell’opera di terzi, i quali avrebbero potuto non serbare il segreto; non volli correre rischi e declinai l’incarico abbandonando l’invenzione nelle mani del Ministero della Guerra perché ne facesse l’uso che riteneva opportuno.
Un buco nero che sarebbe particolarmente interessante colmare... [Inizio]

lundi 18 juin 2018

Glocalize @Paris2024

Titre du projet :                            Glocalize @Paris2024

ou comment créer une dynamique sociale planétaire autour de @Paris2024

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L’histoire de ce projet, que j’ai dans les cartons depuis plus de 6 mois, conçu dans les moindres détails depuis le début, est qu’apparemment il n’intéresse personne. Donc voilà, c’est cadeau !

Introduction
Constat de départ
Un vrai dialogue se tient dans la langue du destinataire du message
Coordinateur du projet : Glocalyze
Conclusion

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Introduction

Ce projet a germé dans ma tête dès septembre 2017, lorsque Paris a obtenu officiellement l’organisation des Jeux olympiques de 2024.

En vue de lui donner un maximum de visibilité et d’en faire un tremplin pour arriver au Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 (créé en janvier 2018), j’avais soumis à Station F la candidature de Glocalyze (dans mon idée, la structure chargée de coordonner le projet) avant le 1er octobre 2017, mais il n’a malheureusement pas été retenu…



« We did not feel your startup was a good fit for the Founders Program at this time… »

Il ne me restait donc qu’à tenter de contacter directement les personnes chargées d’organiser les jeux de 2024 - notamment sous l’aspect marketing - via Twitter, seule possibilité de les aborder sans filtre. Après plusieurs tentatives sans jamais obtenir la moindre réponse d’aucun d’entre eux, je me suis résolu à mettre ce projet en ligne, il finira peut-être un jour par inspirer quelqu’un… [Début]

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Constat de départ

L’un des maîtres-mots de la communication du Comité d’organisation @Paris2024 est : PARTAGER !


Un verbe avec une connotation fortement positive, mais difficile à mettre en œuvre selon la logique traditionnelle, de type top-down, à la base des sites institutionnels des JO.

Quant à la vision et au concept affirmés, qui parlent d’organiser l’« Olympisme en action » « dans un esprit unique de célébration universelle », il ne serait pas inutile de rappeler que l’universalisme passe forcément par le plurilinguisme, sans lequel aucun dialogue interculturel n’est possible.

En bref, sans plurilinguisme, point d’universalisme !

D’où l’axe directeur qui sous-tend l’approche bottom-up du projet Glocalize @Paris2024, dont le but est d’impliquer directement les pays participants (via leurs comités nationaux) et, derrière, les populations…

Prenons l’exemple du site institutionnel des jeux olympiques de Pyeongchang, en février 2018, décliné en … 5 langues (KO, EN, FR, CN, JP), alors que 92 pays y étaient représentés (sur un nombre total de 206 comités nationaux olympiques…).

C’est encore pire pour les sites institutionnels des prochains jeux, Tokyo 2020 (seulement 3 langues : JP, EN, FR) et Beijing 2022 (idem : CN, EN, FR).

Pour @Paris2024, l’opportunité unique de rompre avec cette paupérisation linguistique mal assumée est donc manifeste : créer autant de sites que de pays participants ! Non pas trois sites, mais 100 et plus… Disruption, dites-vous ?

Il n’est plus un marketeur sérieux, plus une étude marketing fiable, pour oser affirmer qu’on peut toucher un public en profondeur en s’adressant à lui sans en parler la langue. Et plus encore : la langue locale !

Car chaque langue parlée dans plusieurs pays se décline dans sa version régionale : l’espagnol parlé en Espagne n’est pas identique à celui parlé en Amérique du Sud, tout comme les hispanophones du Mexique n’ont rien à voir avec ceux du Pérou et ainsi de suite. Il en va de même pour le français (France, Belgique, Canada francophone, etc.), pour le portugais (Portugal, Brésil, etc.), pour l’anglais, l’arabe et pour toutes les langues parlées sous différents cieux... [Début]

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Un vrai dialogue se tient dans la langue du destinataire du message

En donnant pour acquis que vouloir tout exprimer en quelques langues majeures, cela reste très insuffisant pour générer une dynamique sociale sur Internet telle que nous les voyons se développer langue par langue, la solution est une évidence : créer un univers de mini-sites Web satellites (voire un écosystème autour d'un seul nom de domaine symbolique, Olympics.sport, par exemple), tous conçus sur un même modèle aux couleurs de @Paris2024, mais déclinés par langue !

Puisque c’est en échangeant avec les gens dans leur idiome que l’on jette les bases d’une complicité et d’une capacité de dialoguer sans commune mesure avec toute communication "aseptisée", dans une langue qu’ils comprennent mais qui n’est pas la leur. La nuance est de taille et fait toute la différence entre les internautes passifs (qui saisissent le sens mais ne participent pas à la conversation) et actifs (qui s’impliquent directement dans le débat et font vivre le dialogue).

Chaque mini-site s’accompagnera d’un blog et de relais sur les médias sociaux : a minima une page Facebook, un profil Instagram, un compte Twitter...

Le tout sous la responsabilité et l’accompagnement d’un ou de plusieurs animateurs par pôle linguistique local.

En clair, le « message universel » de @Paris2024 devrait être :

Votre nation participe aux JO ?
Nous avons décidé de vous impliquer en créant un site dans VOTRE langue !

Un message fort et distinctif, loin de couler de source pour les locuteurs partout dans le monde, qui sont une majorité trop fragmentée, et donc au final une minorité dont nul ne parle jamais.

C’est ainsi qu’UN seul message centralisé, chaque message de départ, est véhiculé à l’arrivée par 100 ou par autant de langues créées, et qu’il vit ensuite de sa propre vie sur les médias sociaux… [Début]

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Coordinateur du projet : Glocalyze

De concert avec les équipes marketing de @Paris2024, responsables de définir les messages à communiquer, Glocalyze (créé par moi-même et par l’ami Iain Whyte, qui comptons à nous deux plus de soixante années d’expérience professionnelle dans les métiers des langues…) se chargera en amont d’identifier et de mettre en place le réseau d’animateurs, et en aval d’en assurer le suivi, car ce sont eux les véritables vecteurs et moteurs du dialogue social sur Internet et dans les médias.

Naturellement, développer ce point n’aurait de sens qu’en cas d’acceptation du projet par les instances concernées, donc dans l’éventualité où Glocalize @Paris2024 verrait le jour, je préfère en laisser les détails en suspens. 😊 [Début]

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Conclusion

Puisqu’il n’est pas interdit de rêver, songeons un instant à la portée exceptionnelle (résolument universelle, pour le coup) d’un message olympique multiplié par 100 ou par 200 (il y a 206 Comités Nationaux Olympiques, voir ici et en P.S.), qui plus est relayé sur une diversité de plateformes « sociales »…

On pourrait aussi bien imaginer qu’un tel projet ne se limite pas à Paris et aux JO de 2024, mais qu’il englobe à terme tous les futurs JO – voire d’autres événements majeurs – sur tous les continents.

Pour adresser - toujours « plus vite, plus haut, plus fort » - un message à destination de tous les futurs participants potentiels, femmes et hommes de toutes nations… [Début]

Warluis, le 18 juin 2018                                                                               Jean-Marie Le Ray



P.S. Liste des 206 Comités Nationaux Olympiques actuellement recensés :


Il y a onze ans déjà, j’écrivais des enjeux et de la nature d’une communication multilingue en me basant sur deux rapports de la Commission européenne, publiés respectivement en novembre 2005 (Un nouveau cadre stratégique pour le multilinguisme) et en décembre 2006 (rapport ELAN - Effects on the European Economy of Shortages of Foreign Language Skills in Enterprise), qui mettaient en évidence, dans le cadre d’une société et d’une économie multilingues, les incidences négatives du manque de compétences linguistiques des entreprises, et cela même avant l’arrivée des réseaux sociaux tels que nous les connaissons aujourd’hui.

En 2018, il est inconcevable que l’institution olympique, qui se targue de professer l’universalisme, ne communique pas dans toutes les langues. L’important c'est de participer, certes, mais de participer dans sa langue...