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jeudi 26 juillet 2007

Business.com vendu 250 millions d'euros !!!

Business.com vendu 250 millions d'euros !!!

Business is business & Business.com is money ! Vous connaissez RH Donnelley Corp. ? La société, qui possède des annuaires genre pages jaunes aux États-Unis, vient d'acheter Business.com pour 345 millions de dollars, soit environ 250 millions d'euros au change actuel.


Jusqu'à maintenant, je crois que le domaine qui s'était vendu le plus cher, sex.com, n'avait encaissé que 14 millions de dollars, une paille comparé aux deux derniers nouveaux records en date, récemment le triptyque Dictionary.com + Thesaurus.com + Reference.com acheté 100 millions $ et à présent celui-ci, ouvrant des horizons infinis pour le second marché des noms de domaines...

Il semble que pour arriver à ce prix, plusieurs acheteurs aient été mis en lice (IAC, New York Times, DJ et News Corp.) pour renchérir. La tactique a donc porté ses fruits, puisque ce domaine, acheté en 1999 à Marc Ostrovsky par Jake Winebaum et Sky Dayton, ne leur avait coûté "que" 7,5 millions $, la plus grosse somme jamais déboursée à l'époque pour un nom de domaine, ce que beaucoup avaient d'ailleurs jugé une hystérie... Mais cela n'a pas empêché la compagnie d'être l'une des plus fortes progressions des sociétés US en 2006, et aux deux compères de réaliser une plus-value de 337,5 millions $ en 8 ans (45 fois la valeur initiale, quand même), desquels il faudra quand même enlever plus de 75 millions $ de fonds globalement levés ! Ça reste quand même énoooooorme ! Surtout si l'on se rappelle que le domaine avait coûté la bagatelle de 150 000 dollars en 1997, soit une progression de ... 300 000 % en 10 ans : COLOSSAL !!!

Pour autant, Business.com n'est pas qu'un nom de domaine, mais une société profitable employant une centaine de salariés hautement qualifiés, avec un volume d'affaires supérieur à 50 millions $ prévu en 2007. Quant au site, il comptabilisait 12 millions de visiteurs uniques chaque mois mais plus du double en février 2007 selon comScore (près de 39 millions en avril !) et regroupe plus de 400 000 sociétés réparties en 26 industries et 25 000 sous-catégories (sur ce modèle), sans compter une taxonomie englobant 100 000 catégories et des millions de termes "business", et le tout alimente un moteur de recherche B2B.

Un investissement comme un autre, quoi. It makes sense, surtout pour une société dont les annuaires papiers commencent à s'essouffler avec la concurrence de l'Internet. Voire mieux qu'un autre, donc, puisque les noms de domaine sont aujourd'hui comparés à l'immobilier de l'Internet, une comparaison tout à fait justifiée, j'aurai l'occasion d'y revenir...

Voilà, c'était la brève de comptoir du jour, une autre forme de communication. :-)


P.S. Sur l'essoufflement des annuaires papiers, le WSJ rapporte cette déclaration de Bill Gates :
yellow-page usage amongst people... say, below 50, will drop to near zero over the next five years.

chez les moins de 50 ans, le taux d'utilisation des annuaires du type pages jaunes va tomber à près de 0 au cours des cinq prochaines années.
À suivre...

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