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samedi 31 décembre 2011

2012

À la veille d'entrer dans l'année 2012, qui marquera ma trentième année de permanence en Italie, j'avoue que je suis las, extrêmement las, de ce pays. Un malaise qui a commencé à se faire vraiment sentir en 2008, lorsque j'ai dû prendre douloureusement acte que les italiens avaient ENCORE voté pour un quatrième gouvernement Berlusconi, un vote totalement débile exprimé par une majorité totalement débile. Débile au sens où un pays qui se veut démocrate NE PEUT PAS voter pour quelqu'un qui personnifie la fin de la démocratie, qui est la négation de la démocratie, chose que j'ai commencé à dénoncer cette même année, en italien, et sur le Web italien.

Et je n'ai pas cessé depuis, avec près de 200 billets signés Straniero, en même temps que j'en commettais plus d'une centaine en français pour tenter d'expliquer l'Italie à un lectorat francophone.

Personnellement, je considère d'une gravité unique la facilité avec laquelle l'opinion publique italienne se laisse mener en bâteau depuis près de 20 ans par ce charlatan, qui n'est que mensonge, manipulation, propagande, trahison, corruption, etc. etc. Et qui n'a pas encore dit son dernier mot, si les italiens continuent à le laisser faire. Je ne sais pas si j'aurai l'occasion de vous en reparler, franchement j'en ai ma claque de causer de cet énergumène et de ce pays qui me déçoit chaque jour davantage.

Je me trouve donc face à un cruel dilemme, cornélien, car si j'ai quitté la France en 1982 parce que je ne voulais plus y vivre, déçu que j'étais de mon pays comme je le suis aujourd'hui par l'Italie, trois décennies plus tard je finis par me retrouver dans la même situation, mais avec quelques différences majeures !

D'abord j'ai trente ans de plus dans les baskets : j'en aurai 55 dans trois mois et quoi qu'on en dise, l'âge se fait quand même sentir. En 1982 j'étais tout seul, orphelin et sans racines, en 2012 j'ai une famille heureuse avec une femme profondément attachée à sa terre, et un gosse merveilleux de 10 ans plus italien que français, au point que même s'il est aussi français par le droit du sang, il ne sait pas encore s'exprimer correctement dans la langue de son père.

Donc en tout état de cause le choix de revenir en France n'incombe plus à moi seul, d'autant plus que je ne suis pas encore totalement convaincu que ce choix serait fondé ! Car on ne peut pas dire que la politique franco-française m'enthousiasme, loin de là, et les nombreux parallèles négatifs que je constate avec l'Italie me dérangent autant d'un côté des Alpes que de l'autre...

Et puis pour tout dire, au-delà de la France et de l'Italie, c'est l'idée même de démocratie qui est remise en question par les événements actuels, un point de vue que j'ai cherché à développer dans de précédentes réflexions sur la démocratie et sur le dépassement de la dichotomie droite-gauche, plus que jamais à l'ordre du jour.

Car selon moi nos démocraties manquent profondément de réflexion(s) sur ce qu'elles sont, ou ne sont pas, sur pourquoi elles sont nées, quand, comment, sous quels cieux, avec quelles réussites, quelles impasses, quelles erreurs, quelles lacunes, sur ce qu'elles pourraient - devraient - être, etc. etc., tout comme elles manquent de dialectique et de critique, dont l'étendard n'est plus guère porté par personne : ni la presse, ni les médias mainstream, ni les intellectuels, ni la culture, l'art, etc.

Au-delà d'un conformisme mondialisé et marchandisé, réifié, ne vois-tu rien venir, sœur Âne ?

À lire la presse italienne depuis des semaines, les maîtres mots sont "spread", "rating", du sang et des larmes (à propos des plans d'austérité à répétition qui ne sont pas sans rappeler un antique diction mafieux...), et autres joyeusetés du même acabit...

Un vide qui n'est comblé que très partiellement sur Internet, où là encore chaque info est chassée par la successive dans un flux constant, où le seul but de toute communication semble être celui d'atteindre la vitesse de la lumière :
Pourtant, à l'aune de l'évolution humaine et des temps biologiques et physiologiques, les progrès technologiques font que la communication


« s’accélère follement et passe d’une ancestrale lenteur de l’histoire humaine, habituée hier encore à compter en millions d’années, à la célérité de la lumière qui distingue aujourd’hui et caractérisera toujours plus demain l’Ère Internet, cyber-galaxie tridimensionnelle ayant l’espace pour largeur, le temps pour longueur et l’information pour hauteur (sans aller jusqu’à parler de profondeur…) », comme je l'ai écrit dans Welcome in the World Century, en reprenant des citations de Paul Virilio :
« Bienvenue dans le siècle-monde », où le temps et l’espace finissent par se rejoindre à la surface de l’écran, l’interface, donnés « à voir dans l’immédiateté d’une transmission instantanée », dans « cet emplacement sans emplacement » où « l’épuisement du relief naturel et des distances de temps télescope toute localisation, toute position », où « Comme les événements retransmis en direct, les lieux deviennent interchangeables à volonté », où « L’INFORMATION est le seul ‘relief’ de la réalité, son unique ‘volume’. (…) Désormais, tout arrive sans qu’il soit nécessaire de partir, mais ce qui ‘arrive’, ce n’est déjà plus l’étape ou le but du voyage, mais seulement l’information, l’information-monde, que dis-je, l’information-univers ! »…
Et que dire du contre-pouvoir informationnel ? Un point que j'avais soulevé en 2008, funeste année, décidément, or si le blogueur tentait alors de relayer la presse, on ne peut pas dire aujourd'hui que la presse rende la monnaie en relayant le blogueur :

QUESTION PRÉALABLE : MAIS QUE FAIT LA PRESSE ?

Ou est-il normal, après qu'un procès de plus de 1 000 milliards de dollars ait été formellement intenté le 23 novembre dernier contre, notamment, un gouvernement, un ex-chef de gouvernement, un corps d'armée, l'ONU, le secrétaire général de l'ONU, deux ambassadeurs, la fondation du forum économique mondial, etc., PERSONNE N'EN PARLE dans les médias mainstream ?
Un silence véritablement assourdissant, qui me convainc toujours davantage de l'authenticité de cette affaire ! Sinon pourquoi un blackout total et mondial de l'info ?

Si quelqu'un a une explication sensée à proposer, je suis tout ouïe, mais 2012 devrait pourtant nous fournir quelques éléments de réponse sur ce point...

J'arrête ici, non sans souhaiter une bonne et heureuse année 2012 à toutes et à tous. Personnellement, vous l'aurez compris, je ne suis pas franchement optimiste, même si je ne demande qu'à changer d'avis !

lundi 5 décembre 2011

279 milliards de dollars - LE PROCÈS - III

[MàJ - 17 février 2012] 6000 milliards de dollars...

QUESTION PRÉALABLE : MAIS QUE FAIT LA PRESSE ?

Ou est-il normal, après qu'un procès de plus de 1 000 milliards de dollars ait été formellement intenté le 23 novembre dernier contre, notamment, un gouvernement, un ex-chef de gouvernement, un corps d'armée, l'ONU, le secrétaire général de l'ONU, deux ambassadeurs, la fondation du forum économique mondial, etc., PERSONNE N'EN PARLE dans les médias mainstream ?

Suite du précédent billet (où j'explique pourquoi le passage de 134 à 279 milliards $) : maintenant que toute hypothèse de hoax peut être définitivement écartée, que les défendeurs ont été notifiés, nous allons pouvoir rentrer dans les détails, mais avant de commencer à examiner de plus près ce que dit l'acte d'assignation, voyons qui sont, selon moi, les principaux acteurs de cette histoire :

1. La Dragon Family
2. Akihiko Yamaguchi
3. Neil F. Keenan
4. Daniele Dal Bosco et les défendeurs


* * *
3. Neil F. Keenan

Le 23 octobre 2011, Neil Keenan m'a contacté via mail, en commençant ainsi son message :
Mr. Le Ray what you have written about the Chiasso case and bonds is almost entirely correct but it needs some tightening up before complete. You see I am filing in Manhattan a huge action against many for stealing notes similar and we know they are real seeing we have tied the gold into the Green Hilton Agreement (Kennedy Bonds) and much more...
(c'est moi qui graisse...)

Jusque là, j'avais dû lire son nom à quelques reprises durant mes recherches, mais à vrai dire je ne l'avais jamais associé à l'un des principaux acteurs de cette histoire.

Autant vous dire qu'après une telle entrée en matière, il a attiré mon attention. Pourtant, face à mon énorme suprise pour cette prise de contact, je n'ai pas répondu immédiatement ! J'avais besoin de me donner le temps de la réflexion.

Il m'a donc relancé le lendemain, et je vous cite uniquement le passage qui m'a décidé à lui répondre :
I know the Chiasso incident very well seeing I was almost there at Alessandro's home in Carimate. He is a fantastic person and as honorable as can be.
Et qui donc pouvait parler ainsi d'Alessandro Santi (sur lequel pratiquement personne n'avait d'infos en Italie, si ce n'est Berlusconi...), sinon quelqu'un qui connaissait l'histoire suffisamment de près !?

Ma réponse, deux jours après son premier contact :
Mister Keenan,

I've read your mail yesterday but I needed to think thoroughly about it before to give you an answer.
I don't know you, I don't know absolutely nothing about you and the matter is so sensitive...
Anyway I'm just a blogger and everything I wrote I found it on the Web. To me this story is a very mysterious story, and the only thing I'm sure is that everything we have been told in the media about this case is wrong!
If you want to tell me more because you know more, ok, but personally I haven't got any other information different from what I wrote.
Et nous n'avons guère échangé plus de messages pendant un mois, jusqu'au 23 novembre où il m'a envoyé le fichier de l'assignation !

* * *
Voici ce que dit l'assignation, en résumé (§ 10 - 11 - 12) :
Keenan a été mis en contact avec Yamaguchi et la Dragon Family en août 2008, lors de l'une des opérations visant à placer des obligations japonaises et des bons Kennedy dans un PPP (Private Placement Program), dans laquelle il a servi d'intermédiaire auprès d'une banque chypriote, grâce à ses relations, notamment politiques, à la grande satisfaction de Yamaguchi. Celui-ci a donc insisté pour que Keenan aussi représente la Dragon Family dans diverses transactions impliquant finance privée, banques et sphères gouvernementales.

Suite à la saisie de Chiasso et aux louches manœuvres qui ont conduit Keenan à intenter cette action en justice, le 28 octobre 2010, Yamaguchi a désigné ce dernier comme fondé de pouvoir spécial, avec l'approbation du général Haan (qui serait le chef de la Dragon family), pour l'autoriser à agir en son nom et en celui de la Dragon Family, soit pour les placer dans un programme humanitaire, soit pour récupérer les fonds qui lui ont été volés (par Daniele Dal Bosco et les autres défendeurs...), également en vue de faire reconnaître que la Dragon Family est bien le possesseur légal de ces fonds.

La procuration spéciale d'octobre 2010 remplaçait et étendait tous les précédents pouvoirs qu'avait Keenan en tant que mandataire (en vertu desquels il était chargé de coordonner les investissements en projets humanitaires aux États-Unis, en Asie et en Europe, avec les fonds en garantie), et précisait explicitement que Keenan, "et seulement" lui, avait autorité pour décider quel type d'action entreprendre, comment financer ces actions et quantifier les préjudices en découlant. Lui seul pouvait donc coordonner tous les aspects inhérents au litige, et déterminer quoi faire à l'issue de ces actions entreprises pour le compte de la Dragon Family (seul détenteur légal des titres), puisque c'était à lui que les actions avaient été volées, et c'était à lui de voir comment les récupérer en assumant tous les risques connexes.
Sur les titres eux-mêmes, Keenan nous dit à propos des bons de la Fed (§ 2) qu'il n'a pas personnellement connaissance des circonstances dans lesquelles ces bons ont été émis, et qu'il tient ce qu'il en sait des déclarations que lui a faites M. Yamaguchi. Donc, selon ses informations et ses convictions :
(b) entre 1927 et 1938, en conséquence des accords passés entre la Chine et les États-Unis, ces derniers ont acheté quelque 50 millions d'onces d'argent et pris en location d'énormes quantités d'or auprès du Parti nationaliste chinois, autrement connu sous le nom de Kuomintang. À cette époque, une partie de la Chine était occupée par les troupes japonaises, la peur étant que le Japon aurait pu envahir tout le pays.
Une déclaration qui me ramène à deux précédents extraits de mes billets :

1. Sur l'opération Lys d'or :
Dix-huit années d'enquête minutieuse pour reconstituer plus d'un siècle de l'histoire du Japon ont conduit les auteurs à découvrir comment le fameux miracle économique nippon a été, en grande partie, financé par le pillage systématique de l'Asie pendant la Seconde Guerre mondiale. Une mise en coupe réglée des pays conquis (Formose, Mandchourie, Corée, Chine, Philippines, Vietnam) dont "la dimension, soulignent les auteurs, éclipse celle des nazis, en termes de chiffres, même si l'existence des pillages est toujours officiellement niée". Cette razzia, organisée par l'armée impériale, est placée sous l'autorité occulte du prince Chichibu, le frère de l'empereur Hirohito. Baptisée du nom de "Lys d'or", l'opération aurait rapporté au japon 100 milliards de dollars en or, pierres précieuses, objets d'art et de culte. Quand les armées japonaises envahissent la Chine en 1937 et étendent leur emprise vers le Sud, "Lys d'or" fonctionne comme une campagne financière parallèle. Le butin est acheminé en camions vers la Mandchourie et la Corée, puis expédié par bateau au japon. Des documents prouvent également qu'une partie du trésor de guerre, caché aux Philippines, aurait été récupérée dans les années 1945-1948 par des agents de la CIA. L'argent déposé sur 176 comptes bancaires de 42 pays aurait servi à financer des réseaux anticommunistes de la centrale de renseignements américaine...
Source : Opération Lys d'or, par Sterling et Peggy Seagrave (Éditions Michalon, 2002).

2. Sur l’origine et l’histoire de ces bons, écoutons Monsieur Yang :
Une descendante d’un haut dignitaire chinois de l’époque m’a confié que les américains avaient amené en Chine une dizaine de machines pour l’impression des bons, et que les machines ont tourné de 1928 à 1936. Selon elle, Song Meiling, la veuve de Tchang Kaï-chek s'est même fait rembourser ce type de bons, qui appartiennent à des descendants du Kuomintang et de la famille impériale chinoise.
Ce à quoi j'ajoutais :
N'y aurait-il pas là une quelconque connexion entre la "famille impériale chinoise" et la fort mystérieuse Dragon Family...

Quant aux machines qui ont tourné de 1928 à 1936 en imprimant les fameuses Séries de 1934, il est à noter que ces bons avaient une maturité de 30 ans et qu'ils arrivaient donc à échéance à partir de 1964. Or comme nous l'avons vu plus haut, le Trésor US a officiellement émis ce genre de bons de février 1955 à octobre 1969, d'où une compatibilité parfaite entre les dates !
Donc, selon Keenan, la période à laquelle remonte l'origine de ces bons se situe entre 1927 et 1938, et entre 1928 et 1936 pour Monsieur Yang...

Deux sources totalement indépendantes, qui ne se connaissent pas, mais se confirment réciproquement !

Un autre point sur lequel je voudrais revenir est celui des quelque 50 millions d'onces d'argent et des énormes quantités d'or, en mentionnant ce billet de Menthalo, qui précise :
Il y a un point que tu oublies de soulever, c’est que les Treasury notes de Kennedy étaient garanties par des pièces ou lingots d’argent-métal.

“President Kennedy’s Executive Order 11110 gave the Treasury Department the explicit authority: “to issue silver certificates against any silver bullion, silver, or standard silver dollars in the Treasury.”

Ces 134 B$ exprimés en onces d’argent représentent aujourd’hui 4 Milliards d’onces, soit près de 6 années de la production minière mondiale. Quand on sait qu’il reste environ 15 années de production de Silver, ces 134 Milliards de $ échangeables contre de l’argent-métal pèsent autrement lourd que le papier-toilettes émis par les imprimantes de la Fed. De quoi mettre les Etats-Unis en faillite et/ou faire s’envoler l’argent à des sommets totalement délirants.

Pourrait-il y avoir un quelconque rapport entre ces 134 Milliards et les 144 Milliards de $ de Dérivés Over The Counter Silver (other precious metals) dans les statistiques de la B.I.S. ?
Car si j'actualise les valeurs données par Menthalo aux 279 milliards $ dont il est question ici, ça nous donnerait plus de 8 milliards d’onces, soit une douzaine d'années de la production minière mondiale (sur environ 15 années de production restantes). Sans même mentionner les quelque 1 000 milliards de $ d'intérêts...

Je poursuis :
(c) En contrepartie des métaux précieux fournis par les chinois, des certificats obligataires ont été émis en vertu d'un accord passé entre la Chine et les États-Unis, qui ont servi comme sous-jacents pour financer le Kuomintang.

(d) Suite à la promulgation de la Loi sur les réserves d'or (Gold Reserve Act) en 1934, tous les lingots et pièces d'or détenus par les particuliers durent être remis à la Réserve fédérale, une organisation privée qui est de fait la Banque Centrale des États-Unis et l'émetteur du dollar des États-Unis.

(e) L'or détenu au niveau national aurait été acheté par la Fed, tandis que l'or "étranger" aux mains du Trésor aurait été pris en location par la Fed, contre l'émission obligataire des bons série 1934. Les bons appartenant à la Dragon Family n'ayant jamais été remboursés, pour payer les intérêts rattachés d'autres bons série 1934 ont été émis pendant la guerre civile chinoise (afin d'aider les opérations du Kuomintang en Chine et plus tard en Birmanie), ainsi que des bons Kennedy série 1968 par la suite.

(f) L'existence de cet or est documentée dans des comptes de l'Union de Banques Suisses, sous la protection du procureur général de la Confédération, et enregistrée via la Banque nationale suisse dans des comptes groupés de garanties internationales (International Collateral Combined Accounts) de la Banque des règlements internationaux (BRI), qui les a bloqués ensuite pour constituer les soi-disants "Institutional Parent Registration Accounts" (IPRA) du Système de la Réserve fédérale américaine (Federal Reserve System, ou Fedsystem).

(g) Selon les procédures à suivre lorsque un porteur de ces obligations souhaite se les faire racheter, il doit d'abord communiquer le numéro des bons à la Fed et accompagner son dossier d'un grand projet ou d'une liste de projets à approuver. Ce n'est qu'une fois ce ou ces projets approuvé(s) que le bon est reconnu et que le "Fedsystem" prend des accords pour les bons dans une banque qui ouvrira une ligne de crédit ad hoc en finançant entre 30% et 80% de la valeur nominale des bons. Le Fedsystem fournit alors l'immunité nécessaire au porteur pour qu'il présente ses titres à la Banque qui a été choisie. Toute tentative de monétiser ces bons en dehors de ces procédures déboucherait sur un refus arbitraire de reconnaître les bons et sur une incarcération du porteur jugé "illégal".

(h) Pour permettre le refus des bons dans de telles circonstances, ceux-ci ont été imprimés dès l'origine de façon à faire apparaître certaines imperfections évidentes, afin de justifier les contestations. Toutefois, lorsque les bonnes procédures sont suivies, les bons peuvent facilement être vérifiés et authentifiés à travers les procédures de contrôle du Fedsystem...
Monsieur Yang ajouterait :
J'ai vu plusieurs types de bons, ils sont véritablement anciens, de très bonne facture, avec des filigranes, et, pour certains, des points secrets qui ne sont visibles qu'avec des lampes ultra-violet.
En revanche, sur les bons Kennedy, Keenan rapporte les mots suivants de Yamaguchi :
We, the Dragon Family, requested some interest to the US Government on 1998 by use of some securities/certificates got expired as same as the 57th Series Japanese Government Bonds. And, we have received the Kennedy Bonds, issued in 1998, as one of the interest payments from the US Government. I recognize as my position that the Kennedy Bonds were issued by the US Government as the interest only for the Dragon Family.
Donc, en clair, cette série de bons aurait bien été émise en 1998 (voir ici), mais uniquement au profit de la Dragon Family en paiement d'intérêts échus ; 1998 qui fut également l'année du sauvetage du yen...

J'arrête là ce billet, mais non sans m'interroger une fois encore sur le silence de la grande presse et de tous les médias mainstream qui font complètement l'impasse sur cette affaire, tellement énorme que soit elle fait peur, soit il est plus rassurant de ne pas la prendre au sérieux.

Jusqu'au jour où une agence de presse publiera une timide dépêche et tous suivront à la traîne, comme des moutons... On en attendrait davantage d'un journalisme digne de ce nom !

dimanche 4 décembre 2011

134 milliards de dollars - LE PROCÈS - II

[MàJ - 17 février 2012] 6000 milliards de dollars...

Dans mon précédent billet, je vous annonçais que l'existence de l'assignation avait bien été vérifiée dans le système PACER (Public Access to Court Electronic Records), sous le numéro d'affaire « 1:11-cv-08500-JFK » déposée le 23 novembre 2011.

Voici une capture d'écran :

Et je précisais en mise à jour, « L'assignation a été notifiée à tous les défendeurs le 30 novembre... » (flèche rouge ci-dessous) :


Or j'ajoute aujourd'hui que par une coïncidence vraiment étrange, les initiales associées au dossier sont JFK ! Qui font référence au juge en charge de l'affaire, et non pas aux "Kennedy Bonds", contrairement à ce que l'on pourrait croire ! Il ne s'agit donc pas de John Fidzgerald Kennedy, mais du juge John F. Keenan (flèche bleue), qui porte le même nom que le plaignant : Neil F. Keenan !!!

Par conséquent, maintenant que toute hypothèse de hoax peut être définitivement écartée, que les défendeurs ont été notifiés, nous allons pouvoir rentrer dans les détails, mais avant de commencer à examiner de plus près ce que dit l'acte d'assignation, voyons qui sont, selon moi, les principaux acteurs de cette histoire :

1. La Dragon Family
2. Akihiko Yamaguchi
3. Neil F. Keenan
4. Daniele Dal Bosco et les défendeurs


J'ai déjà présenté brièvement la Dragon Family, passons aux suivants, toujours en m'inspirant de ce que dit l'acte.

* * *
2. Akihiko Yamaguchi

J'ai entendu parler de Yamaguchi pour la première fois le 6 juillet 2009, un mois après la saisie de Chiasso, dans le quotidien Il Giornale, qui appartient à Paolo Berlusconi, frère de Silvio, dont l'article relatait que :
  1. les deux japonais, qui se sont perdus dans la nature, probablement loin de l'Italie, s'appelleraient Akihiko Yamaguchi et Mitusoyoshi Wanatabe (faute de frappe : Mitsuyoshi Wanatabe est le nom exact tel qu'il figure sur le passeport) ;
  2. parmi les documents saisis, le nom d'un contact italien : Alessandro Santi, ex-président du Consortium International des Transports de Rome ;
  3. parmi les pièces saisies, certains documents permettraient de relier des titres à la Dragon Family !
À ma connaissance, c'est la première source en Italie à avoir désigné nommément les acteurs de cette affaire, et à l'époque, sur Internet, les infos que l'on pouvait collecter sur Yamaguchi étaient celles d'un "fraudeur", déjà impliqué dans une précédente affaire, où il aurait été porteur d'un bon japonais de la série 57, série dont j'ai essayé de reconstituer partiellement l'histoire dans mon billet sur le Lys d'or :
J'ignore la fiabilité des sources, mais l'allusion faite par Sterling & Peggy Seagrave sur la procédure intentée par Norbert Schlei pour faire valoir l'authenticité de la fameuse série “57” des bons japonais est extrêmement intéressante, car nos deux japonais de Chiasso transportaient également cinq bons de cette série : quatre obligations de cent milliards de yens chacune, émises par le ministère du Trésor japonais le 30 avril 1983, plus une autre obligation de cinq cents milliards de yens (comme la n° A 05721), même date, même émetteur, soit un total de 900 milliards de yens, outre les 134,5 milliards de dollars (pour une valeur globale dépassant 100 milliards d'euros à la date de la saisie).

Or ces deux citoyens japonais, MM. Akihiko Yamaguchi, 55 ans, et Mitsuyoshi Watanabe, 61 ans :

Akihiko Yamaguchi & Mitsuyoshi Watanabe
étaient déjà complices en 2004 comme il résulte de cette procuration (valide jusqu'en 2013...) pour écouler ces fameux titres "Shōwa 57" (émission par le Japon de cette série d'obligations - nommée série 57, car émise en 1983, durant la 57e année du règne de l'empereur Hirohito -, dont nul ne sait encore vraiment, comme dans l'affaire qui nous occupe, si elles sont vraies et/ou fausses !).

Personnages vraiment très mystérieux, puisque selon cette source, Akihiko Yamaguchi serait un ex-haut fonctionnaire du Ministère japonais des Finances, impliqué en son temps dans l'écoulement illégal d'obligations qui aurait conduit à son arrestation et à sa condamnation à 20 ans de prison pour fraude ; et selon cette autre source, Yamaguchi serait en outre le beau-frère de l'ex vice-gouverneur de la Banque du Japon, Toshiro Muto.

En outre, que je sache, depuis le début de cette affaire, pas une seule fois les autorités japonaises ne se sont prononcées officiellement sur leurs deux concitoyens, alors qu'il y aurait matière, avouons...
L'acte d'assignation de Keenan vient donc renverser complètement les infos sur Yamaguchi, toujours dépeint comme un trafiquant de titres contrefaits, en nous disant (§ 2, a) qu'en réalité il serait le mandataire désigné par la Dragon Family et signataire dûment autorisé dans plusieurs opérations exécutées au fil des ans.

Or pourquoi me suis-je cité moi-même ? Pour signaler un passage extrêmement important, selon moi, qui reprend un article publié sur VareseNotizie.it le 17 septembre 2010, malheureusement plus en ligne aujourd'hui, MAIS, fort heureusement, encore en cache, merci Google :


Le passage, marqué d'une flèche bleue, rapporte qu'en plus des bons Kennedy et de la Fed, les deux japonais transportaient d'autres bons :
quattro obbligazioni emesse il 30 aprile 1983 dal ministero del Tesoro giapponese del valore di cento miliardi di yen ciascuna per complessivi 400 miliardi di yen e un'obbligazione emessa il 30 aprile 1983 sempre dal Tesoro nipponico del valore di 500 miliardi yen.
Soit cinq bons de la série 57 : quatre obligations de cent milliards de yens chacune, émises par le ministère du Trésor japonais le 30 avril 1983, plus une autre obligation de cinq cents milliards de yens.

Donc, récapitulons :

* Les titres subtilisés à Neil Keenan représentent une contrevaleur de 144,5 milliards de dollars, ainsi répartis :

(i) 249 bons de la Fed, n° de série D 45184101 A / D 45184350 A (1 manquant, n° D 45184349 A), pour un montant total de 124 500 000 000,00 $ ;
(ii) 2 bons japonais de la série 57 de 500 millions de yens l'un, soit un total de 1 milliard ¥ pour un équivalent de 19 000 000 000,00 $ ;
(iii) 1 bon Kennedy d'1 000 000 000,00 $, n° de série AP11 024068 A.

* Les titres saisis à Chiasso à Yamaguchi et Watanabe représentent, officiellement, une contrevaleur de 134,5 milliards de dollars, ainsi répartis :

(i) 249 bons de la Fed, n° de série D 45183602 A / D 45183850 A (1 manquant, n° D 45183601 A), pour un montant total de 124 500 000 000,00 $ ;
(ii) 10 bons Kennedy pour un montant total de 10 000 000 000,00 $, n° de série AP11 025691 A / AP11 025700 A

+ (source non officielle, puisqu'ils ne sont pas cités dans le communiqué des douanes, donc nous ignorons s'ils ont été saisis ou pas...)

(iii) 5 bons japonais de la série 57 pour un total de 900 millions de yens (qui équivalent à peu près à 17 000 000 000,00 $) ;

soit, en nous en tenant aux seules sources "officielles" (acte d'assignation et communiqué des douanes), un montant total - explicitement et implicitement contesté par Keenan aux italiens - de 144,5 + 134,5 =


Nous verrons dans la prochaine partie qui est Neil F. Keenan et quels sont ses arguments...


P.S. Ajoutons enfin que Keenan mentionne plusieurs déclarations faites par Yamaguchi, une rendue le 20 avril 2009 sur l'histoire des bons japonais, et une autre sous serment, le 4 août 2010, sur celle des bons Kennedy, ancienne (1968) et nouvelle (1998) séries...

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134 MILLIARDS DE DOLLARS - CHRONOLOGIE INVERSÉE

XXII. 134 milliards de dollars - LE PROCÈS - II (4 décembre 2011)
XXI. 134 milliards de dollars - LE PROCÈS - I (1er décembre 2011)
XX. 134 milliards de dollars - Affaire relancée (26 novembre 2011)
XIX. Exclusivité mondiale Adscriptor ! 134 milliards de dollars : procès civil n° 8500 aux US (24 novembre 2011)
XVIII. Exclu Adscriptor : Monsieur Yin & Monsieur Yang (xyz milliards de dollars) (10 avril 2011)
(Version anglaise) [Exclusive]: Mr. Yin & Mr. Yang (+200 billion dollars more...) (April 10, 2011)
XVII. 134 milliards de dollars - l'affaire évoquée dans les Statelogs de Wikileaks ! (28 novembre 2010)
XVI. 134 milliards de dollars - l'opération Lys d'Or et le Traité de Versailles ! (2 octobre 2010)
XV. 134 milliards de dollars - épilogue ... "officiel" (24 mai 2010)
XIV. xyz ... milliards de dollars : conférence de presse (22 septembre 2009)
XIII. 314,5 milliards de dollars : la piste russe ! (21 septembre 2009)
XII. 180 milliards de dollars (19 septembre 2009)
XI. 134 milliards de dollars - Autre saisie ! (18 septembre 2009)

Résumé de l'affaire (5 septembre 2009)

X. 134 milliards de dollars - Interrogation parlementaire (3 août 2009)
IX. 134 milliards de dollars - Ordre exécutif 11110 (15 juillet 2009)
VIII. 134 milliards de dollars - Dragon Family (6 juillet 2009)
VII. 134 milliards de dollars - Hal Turner (4 juillet 2009)
VI. 134 milliards de dollars - le mystère continue ! (30 juin 2009)
V. 134 milliards de dollars - les comptes ne tournent pas rond ! (24 juin 2009)
IV. 134 milliards de dollars - les mystères de l'information (16 juin 2009)
III. 134 milliards de dollars - trop gros pour être faux (14 juin 2009)
II. 134 milliards de dollars - suite (10 juin 2009)
I. 134 milliards de dollars (8 juin 2009)

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jeudi 1 décembre 2011

134 milliards de dollars - LE PROCÈS - I

[MàJ - 17 février 2012] 6000 milliards de dollars...

[MàJ - 2 décembre 2011] L'assignation a été notifiée à tous les défendeurs le 30 novembre...

QUESTION : est-il normal qu'une semaine après qu'un procès de plus de 1 000 milliards de dollars ait été formellement intenté contre, notamment, un gouvernement, un ex-chef de gouvernement, un corps d'armée, l'ONU, le secrétaire général de l'ONU, deux ambassadeurs, la fondation du forum économique mondial, etc., PERSONNE N'EN PARLE dans les médias mainstream ?

Ni en ligne ? Et pourtant ils sont au courant ! J'ai vu dans mes liens référents qu'à deux reprises Médiapart a consulté mon billet de la semaine dernière, j'ai contacté Rue89 via Twitter et par mail le directeur de l'édition en ligne du Fatto Quotidiano, sans le moindre retour jusqu'à ce jour.

Or l'acte d'assignation est disponible, tous peuvent le lire !

Alors quoi ? C'est un hoax, le PDF est un faux parce qu'on ne trouve pas trace de l'affaire 1:2011cv08500 dans les bases de données librement accessibles, comme Free Court Dockets, Justia ou autres ?

Je n'ai pas l'accès à des sources réservées, comme PACER (Public Access to Court Electronic Records), Bloomberg ou autres, mais par contre je sais de première main que l'avocat a déclaré sur deux radios, CBS et une autre sur Internet, que l'affaire était totalement légitime et qu'elle avait bien été déposée le 23 novembre 2011.

Mais comme je concluais dans mon précédent billet : « cette fois je suis vraiment curieux de voir quand et comment la presse s'emparera de cette histoire ! » Nous verrons...

En attendant j'ai lu l'acte de la première à la dernière ligne (je n'avais fait que le survoler jusqu'à présent), et je peux vous dire que c'est plutôt du genre bombe H que Hoax, et quand ça va péter, ça va souffler fort, très fort. Et partout. C'est même du genre à foutre en l'air tout le système actuel.

J'imagine déjà les contre-stratégies de manipulation, de propagande, c'est pas sérieux, c'est une histoire de fous, et puis le grand mot, le gros mot enfin lâché, CONSPIRATIONNISME : « un terme bien pratique pour éviter d'approfondir et couper court à toute contestation raisonnée »...

Or il suffit de lire l'acte pour comprendre que si conspirationnisme il y a, il n'est pas forcément du côté où l'on s'y attendrait, puisque c'est l'accusation-même portée par le demandeur, dès les premières lignes :

Inutile d'entrer dans des détails juridiques pour préciser le sens de "conspiracy" dans la "civil law", nous nous contenterons dans le cadre de ce billet de nous arrêter à l'étymologie du mot, suffisamment parlante.

Mais de quelle conjuration parle-t-on ? Et qui sont les acteurs de cette affaire ? Pour tenter une explication, je les identifierais comme suit :

1. La Dragon Family
2. Akihiko Yamaguchi
3. Neil F. Keenan
4. Daniele Dal Bosco et les défendeurs

* * *
1. La Dragon Family


J'ai déjà eu l'occasion d'en parler, mais sans jamais trop comprendre de quoi il s'agissait vraiment ! Même si, à la lecture de l'acte, il faut reconnaître que les passages en anglais reportés dans mes billets cadrent parfaitement avec ce que nous dit l'avocat aujourd'hui (§ 14) :
La Dragon family est une organisation informelle, très secrète, regroupant d’anciennes familles chinoises, qui n’aspire pas à être connue ni reconnue mais préfère opérer dans l’ombre, en se plaçant au-delà des clivages politiques entre République de Chine (Taïwan) et République Populaire de Chine, et agit pour le bien de l’humanité au plus haut niveau de coordination avec les organisations financières mondiales, et notamment avec le Système de la Federal Reserve.

Au cours du siècle dernier, cette organisation, qui a accumulé d’immenses richesses, a fourni à la Banque de la Federal Reserve et au gouvernement des États-Unis énormément d’actifs en or et en argent stockés dans les caveaux de banques suisses, en contrepartie de quoi elle a reçu diverses reconnaissances de dette sous forme de billets et de certificats obligataires tels que ceux qui sont au cœur de l’affaire et qui représentent une OBLIGATION du Système de la Federal Reserve, … mais ne sont qu’une petite partie des nombreux millions de milliards de dollars (
many Thousands of Trillions of United States Dollars) (!!!) accumulés dans les coffres de la Dragon Family. Qui sont tous dûment enregistrés dans le Système de la Federal Reserve, via lequel leur existence peut être facilement vérifiée...
Plus loin, l'acte explique un peu mieux quelles sont les procédures de vérification à mettre en œuvre pour reconnaître l'authenticité des titres, et quels sont les stratagèmes conçus dès le départ pour pouvoir officiellement prétendre qu'il s'agirait de contrefaçons dès lors que les titres ne suivraient pas des procédures régulières.

Or, pour placer ces titres, ils doivent être corrélés à la réalisation de projets humanitaires (PPP dans l'acte, pour Private Placement Program) afin que les financements soient reconnus.

Voir, à ce propos, ce qu'affirmait M. Yang, pour qui il n'est absolument pas question de contrefaçons :
(Si ces titres) sont payés un jour, l'argent sera utilisé pour la construction de plusieurs centaines d’hôpitaux en Chine. Un protocole d'accord a été signé pour cela.
Or nous avons là deux sources totalement étrangères l'une à l'autre, qui se recoupent parfaitement...

Avec certaines preuves difficiles à falsifier, avouons-le : la photo du coffre que m'a fait parvenir M. Yang est quand même assez unique !


Je crois d'ailleurs que dans l'infinité du Web, on ne la trouve que sur Adscriptor ! (numéros de série effacés par mes soins). Alors, œuvre de faussaires ? de conspirateurs ?

Des faussaires et des conspirateurs qui n'hésitent plus à sortir du bois dans une action en justice devant le Tribunal de New York, publiquement intentée contre, notamment (répétons-le !), un gouvernement, un ex-chef de gouvernement, un corps d'armée, l'ONU, le secrétaire général de l'ONU, deux ambassadeurs, la fondation du forum économique mondial, etc., dans laquelle les avocats d'un cabinet légal ayant pignon sur rue depuis près de 75 ans osent affirmer que les titres sont vrais, qu'ils ont été volés par une véritable "association de malfaiteurs" (et quels "malfaiteurs" !, signalés en début de phrase...), selon leurs informations et leurs convictions (Upon information and belief, ...), certes, mais permettez-moi de douter qu'ils s'embarqueraient sans biscuits dans une affaire pareille. Et puis surtout, ce sera aux défendeurs de prouver que ce que prétendent Keenan et la Dragon Family est faux...

Je termine ici cette première partie, non sans vous citer ces mots d'un anonyme, évidemment, commentant l'un de mes précédents billets :
Faut arrêter de fumer la moquette...
Sinon, faites-vous aussi des enquêtes sur les hommes verts et les OVNIs ?
J'avoue que les hommes verts et les OVNIs, j'ai pas encore tenté. Mais je suis sûr que si un jour je décide d'enquêter sur les connards, c'est pas la matière première qui manquera. Qu'il ou elle se nomme, et je lui dédicacerai mon rapport d'étude !

Car toute cette "enquête" se base sur des faits, déjà récapitulés, et qui sont aujourd'hui sanctionnés par un procès :

Public, au grand jour. Décrit dans un acte de 114 pages probablement rédigé par un autre faussaire (cette affaire en est pleine) qui se fait passer pour un avocat...

Par conséquent si ce procès est faux ou inventé, je serai le premier à reconnaître m'être fait berner dans les grandes largeurs.

Mais s'il ne l'est pas ? À suivre...


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P.S. J'ai reçu à 13h35' un message en copie qui dit ceci :
Reader J. (thanks, J. :) now reports he checked the PACER system today after having checked it for us yesterday - and today, Keenan's filing can be found in the system, identified as:

Case 1:11-cv-08500-JFK Document 1 Filed 11/23/11


Reader J. also sent along a PDF of the filing (114 pages) downloaded via PACER, essentially identical to the one provided by Keenan on the 24th that is available through a link in the above-referenced post.
Expédié par le responsable de Rumor Mill News.

* * *
134 MILLIARDS DE DOLLARS - CHRONOLOGIE INVERSÉE

XXII. 134 milliards de dollars - LE PROCÈS - I (1er décembre 2011)
XXI. 134 milliards de dollars - LE PROCÈS - I (1er décembre 2011)
XX. 134 milliards de dollars - Affaire relancée (26 novembre 2011)
XIX. Exclusivité mondiale Adscriptor ! 134 milliards de dollars : procès civil n° 8500 aux US (24 novembre 2011)
XVIII. Exclu Adscriptor : Monsieur Yin & Monsieur Yang (xyz milliards de dollars) (10 avril 2011)
(Version anglaise) [Exclusive]: Mr. Yin & Mr. Yang (+200 billion dollars more...) (April 10, 2011)
XVII. 134 milliards de dollars - l'affaire évoquée dans les Statelogs de Wikileaks ! (28 novembre 2010)
XVI. 134 milliards de dollars - l'opération Lys d'Or et le Traité de Versailles ! (2 octobre 2010)
XV. 134 milliards de dollars - épilogue ... "officiel" (24 mai 2010)
XIV. xyz ... milliards de dollars : conférence de presse (22 septembre 2009)
XIII. 314,5 milliards de dollars : la piste russe ! (21 septembre 2009)
XII. 180 milliards de dollars (19 septembre 2009)
XI. 134 milliards de dollars - Autre saisie ! (18 septembre 2009)

Résumé de l'affaire (5 septembre 2009)

X. 134 milliards de dollars - Interrogation parlementaire (3 août 2009)
IX. 134 milliards de dollars - Ordre exécutif 11110 (15 juillet 2009)
VIII. 134 milliards de dollars - Dragon Family (6 juillet 2009)
VII. 134 milliards de dollars - Hal Turner (4 juillet 2009)
VI. 134 milliards de dollars - le mystère continue ! (30 juin 2009)
V. 134 milliards de dollars - les comptes ne tournent pas rond ! (24 juin 2009)
IV. 134 milliards de dollars - les mystères de l'information (16 juin 2009)
III. 134 milliards de dollars - trop gros pour être faux (14 juin 2009)
II. 134 milliards de dollars - suite (10 juin 2009)
I. 134 milliards de dollars (8 juin 2009)

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samedi 26 novembre 2011

134 milliards de dollars - Affaire relancée

[MàJ - 17 février 2012] 6000 milliards de dollars...

Ce billet n'est pas qu'une mise au point, il est également censé marquer une ligne de partage entre ce qui s'est passé jusqu'à présent, que je considérais une affaire sciemment enlisée, comme le lectorat d'Adscriptor a pu le voir dans la colonne de droite de mon blog ces derniers mois, où tous mes billets publiés sous le tag "134 milliards" étaient regroupés sous le titre 134 milliards $ (affaire étouffée...), et ce qui se passera dorénavant, après qu'un procès ait été intenté au tribunal de New York comme je l'ai annoncé en avant-première, billet dans lequel je précisais en P.S. quelle était mon opinion sur cette histoire :
Il y a énormément de choses que je ne comprends pas dans l'acte d'assignation, d'autres choses que je trouve d'une étrangeté folle et sur lesquelles je suis même incapable d'arrêter un avis précis : pour tout dire, elles me dépassent.

Par contre, dans tous les billets que j'ai consacrés à cette histoire, je me suis contenté d'observer les faits, en essayant de les décortiquer pour, justement, que chacun/e soit en mesure de se faire sa propre opinion.

Car trop de choses ne cadrent pas, et ce ne sont certes pas les informations "officielles" qui ont aidé à débrouiller l'écheveau, au contraire...

Donc le fait que quelqu'un intente un procès de cette ampleur, en citant à comparaître des parties défenderesses à un tel niveau, ne peut signifier que 2 choses :

1. soit il est complètement fou et farfelu,
2. soit il est en possession de preuves, de documents, de justificatifs, etc., en somme de moyens de droit tels qu'il faudra au moins que la justice les examine et les évalue avant d'en tirer des conclusions dans un sens ou dans l'autre...

Or personnellement, je ne pense pas du tout qu'il soit complètement fou ou farfelu. Par conséquent, avant de prétendre qu'une telle action serait sans fondement, il s'agit d'aller au fond des choses, devant un tribunal, où chacune des parties impliquées pourra faire valoir ses droits.

Ainsi, dans les semaines et les mois à venir, si cette action va jusqu'à son terme, mon seul but sera d'essayer de rendre compte des arguments des uns et des autres.

Mais dire a priori que tout cela n'est que complot, conspiration ou que sais-je d'autre, c'est vraiment un pas que je n'oserais franchir. Et du reste, même si au final c'est bien de cela dont il s'agirait, encore faudrait-il comprendre qui est-ce qui tire les fils...
Je voudrais donc tenter de vous récapituler les FAITS, et uniquement les faits, avant d'expliquer pourquoi et sur quelles bases j'ai décidé de donner foi à l'acte d'assignation que m'a fait parvenir Neil Keenan.

LES FAITS

1. Le 4 juin 2009, à Chiasso, à la frontière Italie-Suisse, deux japonais sont interpellés avec 134,5 milliards de dollars d'obligations dans le double-fond d'une valise.

2. L'info, confirmée par un communiqué officiel des douanes italiennes, est étonnamment peu reprise dans la presse et les médias italiens ; je ne la découvre et la publie que quatre jours plus tard (8 juin 2009).

3. C'est un scoop que je suis le premier à sortir en France et le début d'une longue enquête de nature "journalistique" (je crois que j'ai lu, vu et entendu tout ce qui pouvait se dire, voir ou entendre autant en Italie qu'aux États-Unis et sur le Web, à propos de cette histoire).

4. Le 13 juin, Rue89 publie un article intitulé "trop gros pour être vrai", auquel je réplique le lendemain par un "trop gros pour être faux", tant le nombre de contradictions qui commencent à apparaître autour de la saisie et des événements qui s'ensuivent n'arrête de prendre de l'ampleur...

5. Le communiqué officiel, n° de protocole 78836 /RU, détaille la saisie : 249 “bonds de la Federal Reserve” d'une valeur nominale de 500 millions USD l'un, plus 10 “bonds Kennedy” d'une valeur nominale de 1 milliard USD l'un (249 x 500 + 10 = 134,5 milliards), outre une importante documentation bancaire ORIGINALE, selon l'évaluation des douaniers !


5. Voici ce que dit le Colonel Mecarelli, interviewé :
Pour l'heure, je peux seulement dire que nous avons de gros doutes sur les 10 bons "Kennedy", d'une valeur nominale de 1 milliard $ l'un, tandis que les bons de 500 millions sont imprimés sur du papier filigrané d'excellente facture, ils semblent plus crédibles.
(...)
Naturellement, nous collaborons avec des experts des services secrets américains, et nous devrions bientôt disposer d'expertises officielles pour éclaircir la question.
(...)
Les japonais, en transit de l'Italie vers la Suisse, ont été interrogés et ont déclaré ce qu'ils avaient à déclarer. Ils sont à présent en liberté, je ne peux en dire plus pour le moment.


* * *

Per quanto riguarda i 10 bond denominati "Kennedy", dal valore nominale di 1 miliardo di dollari, posso dirle soltanto che abbiamo forti perplessità. Mentre per i 240 titoli da 500 milioni, la carta è filigranata e di ottima fattura. Sembrano più credibili.
(...)
Ovviamente collaborano con noi esperti americani del Secret Service. Al termine avremo perizie ufficiali per dirimere la questione.
(...)
I giapponesi, che viaggiavano dall'Italia alla Svizzera, sono stati interrogati ed hanno rilasciato le loro dichiarazioni. Al momento si trovano a piede libero. E naturalmente non posso dirle di più.
6. Ici nous avons une première, grosse, incohérence : les deux japonais ont été relaxés quasi-immédiatement, alors même que les autorités japonaises déclaraient ne pas encore être sûres de leur citoyenneté, et que les autorités italiennes déclaraient ne pas encore savoir si ces bons étaient vrais ou faux.

Car lorsqu'ils ont été contrôlés, selon le communiqué officiel ils "ont affirmé aux douaniers n'avoir rien à déclarer à leur descente du train en provenance d'Italie" (scesi da un treno proveniente dall’Italia, al momento del controllo doganale affermavano di non avere nulla da dichiarare).

Donc de deux choses l'une : si les titres étaient faux, ils auraient dû aller en prison, alors qu'en cas d'obligations vraies mais non déclarées, les porteurs risquaient aussi la prison (ce qui est déjà le cas pour des quantités sans aucune proportion avec celles dont nous parlons ici)...

De plus, ce même communiqué précise que si les titres étaient authentiques, le fisc italien aurait pu infliger une sanction de 40% sur l'excédent de la franchise autorisée (de 10 000 euros), soit 38 milliards d'euros d'amende !

Or comment l'Italie aurait-elle pu faire valoir ses droits en les relâchant immédiatement ? Et dans ces conditions, la garde à vue ne s'imposait-elle pas, tout au moins jusqu'à avoir obtenu une réponse fiable à toutes les inconnues susmentionnées : étrange, non, une relaxe aussi précipitée ?

7. La presse et les médias officiels, de qui on serait en droit d'attendre des éclaircissements, se contente de répéter, sans chercher à approfondir le moins du monde, que non seulement nous serions en présence d'une contrefaçon, mais qui plus est d'une contrefaçon de FAUX (du jamais vu ;-), facilement identifiable dès le premier jour !

Là où les douaniers italiens déclaraient depuis le début qu'une bonne partie de la documentation bancaire était ORIGINALE et qu'il faudra deux semaines (!) à la SEC pour expertiser les titres...

Car ce n'est pas tout : le 18 juin, Bloomberg cite Stephen Meyerhardt, un porte-parole du Trésor américain, déclarant que de toute évidence les titres sont faux : “They’re clearly fakes” !

En ajoutant par ailleurs :
Tout ce que nous avons vu, ce sont des photos qui tournent sur Internet, mais cela nous suffit pour affirmer que ces bons du Trésor sont des contrefaçons...

"All we've seen is a photograph that's been moved on the Internet. But just with that we can tell that those are not real Treasury securities."
Questions :
  • peut-on assimiler une telle déclaration à l'expertise officielle que les douaniers italiens affirment avoir sollicité plus de deux semaines auparavant ?
  • fallait-il attendre 15 jours (du 3 au 18 juin) pour fournir les résultats d'une telle "expertise" sur la base de telles "preuves documentaires" ?
  • n'y a-t-il pas une contradiction majeure entre ce constat de faux tellement grossiers que de simples photos suffisent à les identifier à distance, et les premières déclarations de la douane italienne qui font état d'une importante documentation bancaire ORIGINALE et de bons imprimés sur du papier filigrané d'excellente facture, au point de sembler crédibles ?
  • et si, comme le laisse entendre le communiqué officiel italien, une importante documentation bancaire ORIGINALE accompagnait les titres, et que les titres sont faux, de quelle importante documentation bancaire ORIGINALE s'agit-il ?
  • et s'il est avéré "officiellement" que les titres sont faux, pourquoi les deux personnages interpellés à Chiasso et presque immédiatement relaxés parce que leur avocat se serait porté garant pour eux ne sont-ils pas arrêtés ? A-t-on perdu leurs traces ? Est-on sûrs de leur identité ?
Et encore, en Italie, deux journaux aussi sérieux que Italia Oggi et Milano Finanza, commentent ainsi :
Les autorités italiennes considèrent suspecte la précipitation avec laquelle Washington a jugé que les bons étaient faux, vu l'enjeu d'une amende de 38 milliards d'euros. Reste encore à clarifier l'identité des deux suspects japonais et la nature de leurs relations avec la Banque centrale de Tokyo (...), une histoire qui risque maintenant de se transformer en affaire diplomatique.
En titrant : « Maintenant, que le Japon nous paie 38 milliards $ », et en confirmant :
Selon des sources confidentielles, l'un des deux, Tuneo Yamauchi, serait le beau-frère de Toshiro Muto, ancien vice-gouverneur de la Banque du Japon. Un détail loin d'être négligeable dans l'actuel bras de fer entre les autorités italiennes, japonaises, et la Fed. Car si la Guardia di Finanza avait estimé dès le départ que les titres étaient contrefaits, les deux hommes auraient dû être arrêtés et non pas remis en liberté sans commentaires.

8. Le 30 juin, AsiaNews, dont la crédibilité est difficile à mettre en doute, publie un billet intitulé « Tout porte à croire que les titres américains saisis à Chiasso sont authentiques ! »

Que dit ce nouvel article ?

I. D'abord il revient sur les déclarations du porte-parole du Trésor américain, Meyerhardt, et du porte-parole de la CIA, Darrin Blackford, qui ont affirmé que les titres étaient faux, tout en s'interrogeant sur la façon dont la CIA est parvenue à cette conclusion (via Internet ?), puisque selon les sources officielles italiennes, la commission d'experts américains attendue en Italie doit encore arriver...

Il précise également que les titres étaient accompagnés d'une documentation bancaire récente et ORIGINALE, et se demande par conséquent comment les autorités américaines peuvent établir que cette documentation aussi est fausse, dès lors qu'elle ne provient ni de la Fed ni du Trésor des États-Unis ?

II. Il insiste ensuite sur l'incarcération d'Hal Turner, qui fut le premier à indiquer - dès le 20 juin - que les titres étaient en possession de deux employés du Ministère japonais des Finances, et que d'après les numéros de série, les 134,5 milliards $ faisaient partie des 686 milliards $ de la dette U.S. officiellement détenue par le Japon. Il annonçait par ailleurs que dans les jours suivants il aurait été en mesure de communiquer les numéros de série pour prouver leur authenticité (TRN has been told to expect to receive serial numbers from the bonds as proof they are real. In addition, our source claims he can obtain scanned images of some of those bonds as well. If we are given such information or images, we will report them publicly.)

Or le 24 juin Hal Turner, personnage fortement controversé, a été incarcéré, apparemment pour des menaces qu'il aurait précédemment proférées contre des juges...

AsiaNews, sans se prononcer sur la crédibilité des infos relatées par Turner, remarque cependant qu'il fut en son temps à l'origine de révélations sur l'amero...

(BLANC)

AsiaNews observe donc que la coïncidence temporelle et les détails de l'incarcération font naître quelques soupçons sur les motifs réels des américains.

Il est également curieux de constater que la révélation de Turner - qu'il a été le SEUL à faire - sur les connexions entre les deux japonais et le Ministère japonais des Finances a été corroborée à quelques jours de distance À PARTIR D'AUTRES SOURCES, d'abord par AsiaNews puis par deux journaux économiques aussi sérieux qu'Italia Oggi et Milano Finanza...

III. AsiaNews termine enfin en revenant sur les fameux titres Kennedy d'1 milliard $ l'un, pour lesquels il précise qu'il ne s'agit pas de Bonds mais de Treasury Notes, et que selon des sources confidentielles généralement bien informées, ce type de billets de trésorerie a bien été émis en 1998, même si cela ne veut pas dire que les billets saisis soient authentiques.


Tout en observant que le fait qu'ils ne soient pas du domaine public tend à exclure qu'ils puissent avoir été contrefaits, puisque cela n'aurait aucun sens pour un faussaire de reproduire des billets qui ne sont pas en circulation et dont personne n'est au courant.

CQFD!

9. Ces fameux titres Kennedy d'1 milliard $ l'un ne sont donc pas des Bonds, mais des Treasury Notes, autrement dit de "simples" billets de banque émis par le Trésor américain, en vertu de l'ordre exécutif n° 11110, voulu en 1963 par John F. Kennedy, qui utilisa la Constitution américaine pour affirmer :

« Le Congrès aura le pouvoir de battre la monnaie et d'en réguler la valeur. »
Kennedy mit fin au pouvoir de la Federal Reserve d'imprimer la monnaie et de la prêter au gouvernement avec intérêt en signant l'Executive Order 11.110 le 4 juin 1963. La directive appelait à la production de 4.3 trillions de dollars en billets des États-Unis par le Trésor US et non par la Federal Reserve. Il signa aussi une loi rendant les billets de un et deux dollars convertibles en or ce qui renforça la monnaie nouvellement émise par le gouvernement. James J Saxon, le contrôleur des finances de Kennedy, encouragea plus d'investissements et de pouvoirs de prêts pour les banques qui ne faisaient pas partie du système de la Federal Reserve. Il encouragea aussi ces mêmes banques à traiter directement avec les institutions financières locales et étatiques. En écartant les banques de la Federal Reserve des investissements de capitaux, Kennedy les aurait brisées et détruites.
Une mesure qui n'aurait pas été abolie par la suite (à vérifier puisque, officiellement, les United States Notes n'auraient plus été produits après le 21 janvier 1971...). Donc, selon Luigi Grimaldi, le journaliste de Liberazione qui a publié son article hier, en 1998, date d'émission de ces « billets des États-Unis » à l'effigie de Kennedy par le Trésor US et non par la Federal Reserve (qui ne ment donc pas en affirmant qu'elle n'a jamais émis de billets de cette valeur...), « 99% des billets en circulation étaient des billets de la Federal Reserve, et 1% des billets des États-Unis »...

Ces derniers se distinguent des précédents en portant la mention « billet des États-Unis » (United States Note) et en ayant des numéros de série ROUGES (vs. VERTS pour les autres, Federal Reserve Notes) :


Or on voit parfaitement plus haut que les numéros de série des billets "Kennedy" sont rouges...

Quant aux relations de parenté déjà évoquées entre Yamaguchi et Toshiro Muto, ancien vice-gouverneur de la Banque du Japon, dont il serait le beau-frère, Luigi Grimaldi apporte dans son article un autre élément crucial :
En 1998, à l'époque de la grande crise du yen, l'économie japonaise était au bord de la faillite et risquait un effondrement des marchés financiers semblable à ce que nous connaissons aujourd'hui. Un désastre qui fut évité par le gouvernement américain en soutenant le yen qui dévissait en chute libre, derrière l'intervention personnelle de M. Robert Rubin, le ministre du Trésor de l'époque. Or l'envoyé spécial de Washington fut M. Larry Summers, alors adjoint du ministre et actuel conseiller économique de Barack Obama, qui partit précipitamment à Tokyo le 18 juin 1998 pour rencontrer le ministre des Finances japonais, Hikaru Matsunaga et son adjoint, Eisuke Sakakibara, l'homme connu sur les marchés comme «M. Yen».

Or, toujours en 1998, Toshiro Muto était le Directeur du Secrétariat du Ministère des Finances de Messieurs Hikaru Matsunaga et Eisuke Sakakibara, protagonistes avec les américains du "sauvetage du yen".

M. Sakakibara qui aurait soutenu récemment encore la candidature de M. Muto au poste de gouverneur de la Banque centrale du Japon.
Et le journaliste de conclure :
Tout porte à croire que les titres saisis à Chiasso sont authentiques et qu'ils doivent aujourd'hui donner davantage de maux de tête à l'entourage de l'administration financière d'Obama plutôt qu'aux japonais.
10. Le 6 juillet, le quotidien "Il Giornale", dont l'éditeur n'est autre que Paolo Berlusconi, publie un article fort intéressant où l'on apprend deux nouveautés (dans une affaire où les mystères sont largement plus nombreux que les certitudes) :
  1. parmi les documents saisis aux japonais, le nom d'un contact italien : Alessandro Santi, ex-président du Consortium International des Transports de Rome ;
  2. parmi les autres pièces saisies, certains documents permettraient de relier des titres à la Dragon Family !
Je rappelle la source, le journal est celui du frère de Silvio Berlusconi...

Une autre source indique qu'entre jeudi et samedi derniers, la Guardia di Finanza et les services secrets américains ont procédé à plusieurs perquisitions en Lombardie en saisissant mobiles, ordinateurs, documentation, etc., et précise par ailleurs que les passeports des deux japonais circulent déjà sur Internet...

C'est donc la deuxième fois de ma vie que j'entends nommer cette Dragon Family ! J'y reviendrai...

Mais comme souvent dans cette histoire, des infos que je trouve chez les américains (sources anonymes) sont confirmées par les italiens (sources nommées et identifiables). Tout n'est pas parfaitement recoupable, mais quelques éléments essentiels, oui.

11. Le temps passe, mais nul ne sait encore, publiquement du moins, si ces titres sont vrais ou faux. Au point que des membres du parti démocrate italien présentent, à un mois de distance, deux questions parlementaires au Ministre de l'économie d'alors, Giulio Tremonti : on attend encore les réponses...

Dans un même temps, personne ne parle plus de cette affaire : silence total sur les ondes, à la radio, la télé, les journaux, etc. Et même sur Internet, impossible d'obtenir des infos à jour...

En septembre, une autre saisie fait grand bruit mais n'a selon moi rien à voir avec celle qui nous occupe. J'ai même pensé que quelqu'un voulait amuser la galerie...

12. Le 21 septembre, surprise : apparition d'une piste russe ! Selon le journal qui en parle :
Les deux japonais auraient dû rencontrer des russes en Suisse, des diplomates, semble-t-il. Tout est à confirmer, bien sûr, mais le rôle d'intermédiaire d'Alessandro Santi résulterait dans des actes notariés, où des pourcentages sont associés à son nom, vraisemblablement le montant des commissions.

Or dans cette "piste russe", s'il s'agit vraiment de diplomates, et vu les liens de "proximité" présumés des japonais avec la banque Centrale du Japon, entre autres, cela pourrait orienter l'enquête vers une implication directe de Tokyo et de Moscou. D'autant plus que lors des perquisitions, les enquêteurs ont trouvé trace de nombreux contacts entre Alessandro Santi et plusieurs "gouvernements étrangers".

Quant à l'authenticité probable des billets d'1 milliard $, elle ne fait qu'ajouter un peu de piment à l'affaire !
Ce regain d'intérêt n'aura été que de courte durée, et cette histoire sombre dans l'oubli général. Mais pas pour moi, qui n'arrive pas à me faire une raison.

Il me faudra près d'un an de réflexion pour publier « L'opération Lys d'Or et le Traité de Versailles ! », le 2 octobre 2010, billet que j'ai entrepris d'écrire poussé par les conseils d'un lecteur qui me suggérait d'enquêter sur cette opération...

Or ce billet marque un tournant important, car suite à sa publication je serai contacté par plusieurs personnes, ce qui débouchera sur la rédaction de cet autre billet crucial, six mois plus tard, le 10 avril 2011, une première exclusivité : « Monsieur Yin & Monsieur Yang »...

13. Le 13 octobre 2010 Alessandro Santi est jugé devant le tribunal de Como et, contrairement à ce qu'il avait affirmé, il ne s'est ni présenté ni n'a fait les déclarations qu'il avait annoncé vouloir faire, en s'accordant sur une peine de 16 mois d'emprisonnement. Ce qui signifie chez lui, puisque la législation italienne prévoit la résidence surveillée pour les personnes âgées de plus de 70 ans.

Le 30 juin 2011, les deux japonais sont condamnés par contumace à trois ans et demi d'emprisonnement.

Rideau.

14. En octobre 2011, je suis contacté pour la première fois par Neil Keenan, qui m'avoue que de tout ce qu'il a lu sur le Web, c'est moi qui m'approche le plus de la "vérité" des faits. Et il me promet de combler les lacunes de mon histoire en me faisant parvenir l'acte d'assignation qu'il est en train de préparer, dès qu'il l'aura officiellement déposé au tribunal. Chose faite le 23 novembre 2011, le jour-même il me fait parvenir l'acte, et le 24 je le publie après m'être accordé 24 heures de réflexion...

Jusqu'ici, les faits !

* * *



LE PROCÈS

Au fil du temps, de tout le temps passé à faire des recherches et à écrire sur ces 134,5 milliards de $, je me suis forgé la convinction suivante : ces titres sont vrais !

C'est une simple théorie, étayée par de nombreux faits résumés ci-dessus, et il n'est question ni de complot ni de conspiration.

Voilà pourquoi lorsque j'ai eu sous les yeux cet acte d'assignation, qui ose prétendre que ces titres sont bien authentiques et qu'ils ont été volés, c'était trop gros pour y croire, et en même temps c'était trop gros pour ne pas y croire !

Et puis surtout il y a des détails écrits noir sur blanc dans l'acte, notamment à partir du point 56 où Alessandro Santi est nommé pour la première fois, chose que seul pouvait connaître quelqu'un qui a vécu cette situation de près.

Tout en vous rappelant que, la première fois qu'il a été question de Santi dans les médias italiens, la source n'était autre que le quotidien du frère de Berlusconi. Vous étonnerais-je si je vous dis que pas une seule ligne publiée dans ce journal n'est jamais écrite par hasard ?

De même que des n° de série des billets Kennedy, du n° AP11 025691 A au n° AP11 025700 A, il n'en a jamais été question nulle part !

Par conséquent, pour commencer, je me concentrerai surtout sur les défendeurs "Gouvernement italien", "Guardia di finanza" et Berlusconi.

Et cette fois je suis vraiment curieux de voir quand et comment la presse s'emparera de cette histoire...


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134 MILLIARDS DE DOLLARS - CHRONOLOGIE INVERSÉE

XXII. 134 milliards de dollars - LE PROCÈS - II (4 décembre 2011)
XXI. 134 milliards de dollars - LE PROCÈS - I (1er décembre 2011)
XX. 134 milliards de dollars - Affaire relancée (26 novembre 2011)
XIX. Exclusivité mondiale Adscriptor ! 134 milliards de dollars : procès civil n° 8500 aux US (24 novembre 2011)
XVIII. Exclu Adscriptor : Monsieur Yin & Monsieur Yang (xyz milliards de dollars) (10 avril 2011)
(Version anglaise) [Exclusive]: Mr. Yin & Mr. Yang (+200 billion dollars more...) (April 10, 2011)
XVII. 134 milliards de dollars - l'affaire évoquée dans les Statelogs de Wikileaks ! (28 novembre 2010)
XVI. 134 milliards de dollars - l'opération Lys d'Or et le Traité de Versailles ! (2 octobre 2010)
XV. 134 milliards de dollars - épilogue ... "officiel" (24 mai 2010)
XIV. xyz ... milliards de dollars : conférence de presse (22 septembre 2009)
XIII. 314,5 milliards de dollars : la piste russe ! (21 septembre 2009)
XII. 180 milliards de dollars (19 septembre 2009)
XI. 134 milliards de dollars - Autre saisie ! (18 septembre 2009)

Résumé de l'affaire (5 septembre 2009)

X. 134 milliards de dollars - Interrogation parlementaire (3 août 2009)
IX. 134 milliards de dollars - Ordre exécutif 11110 (15 juillet 2009)
VIII. 134 milliards de dollars - Dragon Family (6 juillet 2009)
VII. 134 milliards de dollars - Hal Turner (4 juillet 2009)
VI. 134 milliards de dollars - le mystère continue ! (30 juin 2009)
V. 134 milliards de dollars - les comptes ne tournent pas rond ! (24 juin 2009)
IV. 134 milliards de dollars - les mystères de l'information (16 juin 2009)
III. 134 milliards de dollars - trop gros pour être faux (14 juin 2009)
II. 134 milliards de dollars - suite (10 juin 2009)
I. 134 milliards de dollars (8 juin 2009)

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