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jeudi 26 juillet 2007

Bloguer = communiquer

Bloguer = communiquer

Ce n'est pas moi qui le dis, même si je le pense tout fort (cf. Entreprises 2.0 et blogs : mythes et réalités pour une communication de rupture), mais Jonhatan Schwartz, patron de Sun, s'insurgeant contre le fait que certains s'étonnent qu'un CEO puisse aussi être blogueur, appellation qu'il réprouve :
But I'd love it if we one day eliminated the term "blogging" from the web lexicon (and that we stopped pursuing "CEO's who blog."). CEO's who have cell phones aren't "cell-phoners," those who have email accounts arent "emailers," those who give interviews on television aren't "TV'ers" - they're all leaders using technology to communicate.

Traduction libre : « J'aimerais bien qu'un jour le terme "blogging" soit radié du lexique Web (et qu'on arrête de suivre à la trace "les CEO blogueurs"). Car appelle-t-on ceux qui utilisent leur portable des CEO phoneurs, leur poste électronique des CEO courrielleurs, ou ceux qui accordent des interviews télévisées des télé-CEO ? Non, tous sont des leaders qui se servent de telle ou telle technologie pour communiquer. »
Didier Durand souligne aussi le fait que, selon Schwartz, son blog lui est plus utile que les conférences, puisqu'il « lui permet de toucher 60'000 personnes (clients) tous les jours alors qu'une conférence ne lui permet d'adresser que quelques centaines / milliers de personnes. Il préfère donc lui consacrer un maximum de temps afin de pouvoir mieux dialoguer avec ses clients via ce blog. »

Une occupation que la plupart des grands patrons français doivent juger futile, même si cela préfigure déjà les nouvelles orientations communicationnelles de ce qu'il convient d'appeler l'Entreprise 2.0... Quoi qu'il en soit, la question mérite d'être posée : « Mais que faire d'un blog en entreprise ? » Après tout, il ne serait peut-être pas inutile de rédiger un Manifeste des évidences à leur intention exclusive !

En fait, pour que le postulat bloguer = communiquer prenne tout son sens, il faut se poser 3 questions corollaires, dans l'ordre :
  1. qui communique ?
  2. qui communique quoi ?
  3. qui communique quoi à qui ?
(auxquelles on pourrait aisément ajouter une quatrième : « comment ? »)...

Contrairement à Jonhatan Schwartz, personnellement j'aime bien l'appellation de blogueur, qui évoque pour moi l'utilisation d'une nouvelle technologie, le blog (voir ici pour la petite histoire... via Éric), faisant jouer à plein les potentialités du Web : simplicité et intuitivité (c'est techniquement assez facile de publier un billet sans avoir une licence de HTML ou plus), actualisation (dynamicité des blogs vs. staticité des sites traditionnels) et hyperliens (cf. cette interview de Robert Cailliau, via Joël Ronez), autant de facteurs dont le libre accès à tous et la gratuité ont permis de populariser rapidement cette nouvelle forme de communication (en mettant de côté le « à l'écart de toute considération marchande » revendiqué par le co-créateur du World Wide Web pour l'invention de son standard - et non pas de son produit - et de ses protocoles).

Ce qui fait qu'en ce moment beaucoup s'interrogent sur la meilleure façon de tirer des revenus de leur blog (voir ici et ) ou sur l'opportunité de devenir blogueurs professionnels (un sujet auquel j'ai déjà réfléchi, notamment sur la professionnalisation du contenu au sens large).

Enfin, au cas par cas, ne reste plus qu'à répondre aux trois questions ci-dessus...


P.S. Tiens, puisque dans ce billet il est également question des entreprises 2.0, voici une carte fort intéressante. Bonne découverte :


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1 commentaire:

d.durand a dit…

Salut Jean-Marie,

Je vois que tu as écouté l'interview de Schwartz. Je l'ai trouvé super intéressante ainsi que le panel qui va avec dans le même billet.

N'est-ce pas?

Merci pour le lien
didier