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vendredi 27 février 2009

Studio 92 Snc : 20 ans de bons et loyaux services

Comme je l'indique dans mon précédent billet, aujourd'hui est la date-anniversaire de ma société, Studio 92 Snc, créée le 27 février 2009 : 20 ans de société et presque 25 ans de traduction, comme dit l'autre, ça fait un bail ! En tout cas, ça représente près de la moitié de ma vie passée à traduire et interpréter.

Donc quoi de mieux pour tenter d'expliquer ce qu'est la traduction que de partager avec vous cette présentation, réalisée à Hammamet fin novembre de l'année dernière, sur l'employabilité des traducteurs intitulée « LA TRADUCTION : DE LA FORMATION À L'EMPLOI - Comment utiliser Internet pour une transition réussie ?»

Internet et les traducteurs, c'est la version courte (12 diapos), Traduction Formation Emploi Hammamet, c'est la version longue (PDF de 80 pages avec des centaines de liens clicables).

Vous aurez ainsi un aperçu du métier, avec à suivre trois extraits vidéo représentant un peu plus des 2/3 de mon intervention (où j'apparais dans toute la splendeur d'une "légère" surcharge pondérale de +/- 10 kg et quelques grammes, on va pas chipoter sur les grammes :-)









C'était le 28 novembre dernier, veille du 7e anniversaire de mon fils...


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www.translation2.com

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dimanche 23 novembre 2008

Dimension sociale de la traduction

Le travail de traducteur n’est pas uniquement individuel, mais aussi social, bien que nombreuses et nombreux soient les réfractaires à une mise en réseau des compétences, des expériences, des ressources…

Des ressources disséminées à travers le Web qui gagneraient certainement à être catégorisées et centralisées derrière un nombre restreint de points d’accès, c’est-à-dire à l’opposé de la situation actuelle, où l’éparpillement règne et rend leur détection difficile.

Car dans l’océan planétaire d’Internet, les mots – ou les termes, si vous préférez – sont les données non structurées par excellence, de par la multiplicité des domaines, des langues, des formats de documents, des publics destinataires et ainsi de suite.

Donc regrouper tout cela sous l’appellation générique de traduction, voire de localisation, ne rend pas justice à la diversité des situations, des contextes, des nécessités, etc.

Sans compter ce que nous appellerons le Web terminologique invisible, notamment les disques durs des traducteurs et des clients qui regorgent de trésors terminologiques enfouis, ne demandant qu’à être découverts.

Naturellement, la confidentialité vis-à-vis de ses données et de ses clients est une chose sérieuse, déontologie oblige, mais tout n’est pas confidentiel, tout n’est pas secret.

Et à force de ne jamais vouloir rien révéler de son travail, on en finit par cacher aussi ce qui pourrait être partagé ! C’est ainsi que le moteur Translation 2.0 est né d’une collection de favoris : près de 5 000 ressources riches en terminologie multilingue, accumulées depuis plus d’une décennie de recherches sur le Web.

Autant en faire profiter d’autres plutôt que de tout conserver stérilement sur mon PC !

Pour citer un autre exemple connu, il suffit de penser aux très riches glossaires multilingues de Microsoft, qui aurait fort bien pu les considérer comme un actif propriétaire et tout garder au seul bénéfice de ses employés. Au contraire, en les mettant gratuitement à la disposition de tous, ce sont plus de 12 000 termes anglais traduits dans près de 60 langues en libre accès !

Donc, pour en revenir à cette fameuse dimension sociale, elle est indispensable à tous les aspects professionnels du métier : chacun/e devant impérativement faire du networking pour se former, s’informer, se mettre à jour, s’entraider, demander conseil, travailler en mode croisé – traducteur + relecteur –, voire organiser des équipes sur les projets complexes, trouver les bonnes ressources, techniques ou terminologiques, échanger des dictionnaires, de la documentation de référence, ou, surtout, pour celles et ceux qui vivent à l’étranger, rester en contact avec leur langue et les implications socioculturelles qu’elle véhicule…

Ce sera en partie l'objet d'une présentation sur l'employabilité des traducteurs que je ferai la semaine prochaine à Hammamet, intitulée « LA TRADUCTION : DE LA FORMATION À L'EMPLOI - Comment utiliser Internet pour une transition réussie ? »

Concluons en disant que la traduction ne concerne pas que les traducteurs de métier, mais plus largement celles et ceux qui s’intéressent aux langues et à leur dimension sociale : comment apprendre à se comprendre au-delà des barrières linguistiques, pour mieux communiquer et partager.

Autrement dit, les internautes de tous pays et de toutes cultures !


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mardi 15 juillet 2008

Les 4 points cardinaux de la traduction

Si vous lisez Adscriptor, vous devez savoir qu'il m'arrive de temps en temps de revisiter d'anciens écrits que j'ai commis sur la traduction pour les remettre au goût du jour.

Dans celui-ci, datant d'octobre 2004, je tentais de dégager les 4 points cardinaux de la traduction, qui est tout à la fois :
  1. une activité de service ;
  2. une profession ;
  3. un processus de transfert d’une langue à l’autre, et
  4. le produit qui en découle.
Il y a déjà près de 20 ans, dans « Le traducteur, la traduction et l’entreprise, AFNOR, 1989 (PDF, 900 Ko), Daniel Gouadec nous donnait la définition suivante :
Le produit est le document final, texte ou autre, adapté dans tous ses caractères de contenu et de forme aux usages, normes et conventions d’un public spécifique et à des objectifs qui sont eux-mêmes chaque fois spécifiques : informer, faire vendre, convaincre, faire acheter, émouvoir, ... Le statut du produit-traduction est fondamentalement hybride en ce sens qu’il doit exister de plein droit (constituer un document « naturel » pour le public auquel il s’adresse) tout en respectant les contraintes imposées par la référence à un document antérieur destiné à un autre public. Les contraintes du passage d’un public à l’autre sont régies par des règles de l’art et généralement définies dans un cahier des charges.
Une formulation qui trace avant l’heure les contours de la localisation (qualifiée de naturalisation par Gouadec : …le traducteur rédige en s’appuyant sur les contenus d’un document existant qu’il « naturalise » de manière à l’intégrer totalement à la langue et à la culture d’un autre public), et garde aujourd’hui encore toute son actualité.

Toutefois, dans ses différentes composantes, ma définition de la traduction était la suivante :
Communication ciblée produite par transfert linguistique/adaptation culturelle, qui résulte de l’interaction de divers processus-métier intégrant la mobilisation conjointe de connaissances et de ressources.
Une définition à laquelle j'avais longuement réfléchi et qui avait le grand avantage, selon moi, de représenter les quatre concepts cardinaux servant à catégoriser la traduction :


  1. Communication ciblée
  2. Transfert linguistique / adaptation culturelle
  3. Interaction de divers processus-métier
  4. Mobilisation conjointe de connaissances / ressources
Le tout au sein du cycle communicationnel de la traduction, et sans oublier sa dimension sociale...

Ce qui peut expliquer pourquoi la traduction reste une affaire de professionnels. :-)



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mercredi 26 septembre 2007

Communication : les projets d'avenir du Studio92.eu


Après le sourire, les choses sérieuses.

Un communiqué de presse a été publié cette semaine pour annoncer mon entrée dans Primoscrib, repris en intégralité sur Studio92.eu, nouvelle « bêta » du site de ma société en attendant la version définitive.

Extraits (c'est moi qui souligne) :
- « L'expérience de Jean-Marie Le Ray et sa connaissance du monde de la traduction seront un accélérateur de développement pour Primoscrib. Nous sommes une entreprise encore jeune et nous apprenons tous les jours. Le fait que Jean-Marie soit également un personnage reconnu sur le Web a été un élément déterminant dans notre association. Nous nous donnons ainsi les moyens de notre ambition : faire de Primoscrib un acteur majeur de la communication multilingue sur Internet », déclare Sylvain Renouf, cofondateur de Primoscrib.
- « Pour Studio92.eu, société créée il y a près de dix-neuf ans, la prise de participation de son administrateur dans Primoscrib signifie s'associer à une entreprise dynamique et tournée vers l’avenir, capable de se hisser en peu de temps aux premiers rangs du secteur en France, afin d'élargir la traduction en lui appliquant toutes les recettes qui ont fait le succès du Web 2.0 : logique ouverte et participative, outils communautaires, syndication et catégorisation des ressources (tags), etc. Autant d'ingrédients indispensables pour concevoir et réussir un projet ambitieux ! », explique Jean-Marie Le Ray.
Primoscrib, société de traduction fondée par Sylvain Renouf et Stéphane Barrier, est une société jeune fortement positionnée vers l'international, et donc vers l'Internet, qui s'est fixée pour but de « répondre aux problématiques liées à la compréhension sur le Web de contenus écrits dans une langue étrangère ». Une compréhension qui aille bien évidemment au-delà des joies de la traduction automatique...
Avec 20% de croissance annuelle et une expertise allant du médical à la coupe du monde de rugby en passant par la mode et le luxe, Primoscrib affiche des résultats qui ne craignent pas d'être soumis à l'évaluation de ses clients, qui notent les traductions de leur fournisseur : actuellement, pour 98 traductions notées, un taux de satisfaction de 99,63% ! No comment, diraient nos amis anglo-saxons...

Une approche innovante, donc, qui m'a séduit d'autant plus que je partage, depuis longtemps, les mêmes objectifs d'excellence pour la traduction technique professionnelle : qualité, écoute et sensibilisation des clients, des autres bureaux de traduction, et des traducteurs, desquels il ne faut pas toujours s'attendre à ce qu'ils résolvent ... la quadrature du triangle !

Ceci dit, maintenant que la traduction est entrée de plain-pied dans une époque de transformations profondes pour la profession, à l'heure de la localisation et du Web (d'où le titre du communiqué : Traduction ET Internet), il serait bon - à l'instar de la transition du Web 1.0 au Web 2.0 - que Translation 1.0 évolue vers Translation 2.0...

D'où la tentative de réaliser « Translation 2.0 Open Project, the TOP one! » (TOP² pour les intimes), un projet destiné à réunir « innovation technologique » et « usage communautaire », afin d'appliquer ce binôme :
  • en particulier à la traduction et aux traducteurs,
  • en général à l'appréhension et l'utilisation du multilinguisme sur Internet par les non-traducteurs (autrement dit les internautes dans leur grande majorité).
En résumé :


De fait, comme son nom l’indique, le Translation 2.0 Open Project s’inscrit résolument dans la mouvance du Web 2.0, l’évolution actuelle de l’Internet qui intègre aux couches technologiques du Web 1.0 les dimensions sociales et collaboratives, avec en point d’orgue l’appropriation toujours plus poussée et interactive du média Web par les internautes.
Ainsi, les deux axes porteurs que nous avons retenus comme lignes directrices d’orientation et de développement sont : rupture & opportunité.


Rupture avec le passé (Translation 1.0), et opportunité pour l’avenir (Translation 2.0) : verticalisation en ordonnée, ouverture en abscisse.
J'avais évoqué à plusieurs reprises sur ce blog le développement d'un moteur de recherche terminologique multilingue, vous comprenez maintenant que Translation's 2.0 n'est qu'une brique de l'ensemble du projet TOP², au côté de nombreuses autres briques : conception et intégration de milliers de ressources terminologiques riches (comme XBRL.name, par exemple), développement d'une fiche terminologique 2.0, etc.

Je ne peux guère en dévoiler davantage pour le moment, mais le blog de translation2.com sera bientôt en ligne pour suivre de près l'évolution du projet. Voire y participer, ce que nous souhaitons vivement...
Restez branchés sur Adscriptor, je vous tiendrai au courant, si vous me permettez cette métaphore ... électrique. :-)


P.S. Je m'en voudrais de consacrer ce premier billet à Translation 2.0 Open Project sans remercier publiquement Sylvain et Stéphane de m'avoir fait confiance. L'aventure promet d'être belle et excitante (en tout bien, tout honneur !). Et surtout, grâce à Internet, le moment est venu que la traduction devienne enfin ce qu'elle est depuis la nuit des temps : communication pure...

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mardi 25 septembre 2007

Communication : mon premier contrat !

Ce matin, en lisant mon courrier, j'ai eu l'heureuse suprise de découvrir qu'on me passait commande pour rédiger un publirédactionnel. C'est la première fois depuis mars 2005, date d'inauguration d'Adscriptor. Presque un rêve !

Le donneur d'ordre est le Studio 92 Snc, dont je reproduis ci-après la lettre que m'a envoyée son administrateur, Jean-Marie Le Ray (encore un cas flagrant d'homographie patronymique !) :
Très cher,

Les hasards de l'Internet m'ayant conduit sur votre blog, et notamment sur la dernière phrase de ce billet, d'emblée mon attention a été capturée par la haute tenue de votre écriture Web : un style ébouriffant, un propos pertinent, un raisonnement limpide, on sent le pro !

D'ailleurs c'est gravé au frontispice d'Adscriptor : « Confiez-moi vos idées, je les traduirai en mots. C'est mon métier ! » Quelle cohérence ! Quel souffle !

C'est clair, vous réunissez là les deux plantureuses mamelles du concepteur-rédacteur !

Outre un lectorat si vaste et qualifié que les statistiques du Chauffeur de Buzz font pâle figure à côté des vôtres. ;-)

Or étant moi-même dépourvu de talent littéraire et de verve, je me permets de compter sur vous pour obvier à cette double lacune. D'où ma requête : accepteriez-vous - contre espèces sonnantes et trébuchantes, il va sans dire - de rédiger un article de fond sur ma société ?

En deux mots, Studio92.eu est une société majeure (puisqu'elle va gaillardement vers sa 19ème année) du PIF qui traduit, conseille, optimise, localise et développe moteurs de recherche (comme Google, oui, oui) et glossaires multilingues. Entre autres projets...

Que je vous laisse donc le soin de présenter, vous trouverez ci-jointe la documentation nécessaire.

Votre dévoué,

JML
Dont acte. Le temps d'étudier les documents reçus, et je vous reviens avec un publirédactionnel tout beau tout neuf, qui s'intitulera « Communication : les projets d'avenir du Studio92.eu »...

Stay tuned ! comme on dit dans l'arrière-pays :-)


P.S. Modeste est mon deuxième prénom...

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jeudi 26 juillet 2007

Bloguer = communiquer

Bloguer = communiquer

Ce n'est pas moi qui le dis, même si je le pense tout fort (cf. Entreprises 2.0 et blogs : mythes et réalités pour une communication de rupture), mais Jonhatan Schwartz, patron de Sun, s'insurgeant contre le fait que certains s'étonnent qu'un CEO puisse aussi être blogueur, appellation qu'il réprouve :
But I'd love it if we one day eliminated the term "blogging" from the web lexicon (and that we stopped pursuing "CEO's who blog."). CEO's who have cell phones aren't "cell-phoners," those who have email accounts arent "emailers," those who give interviews on television aren't "TV'ers" - they're all leaders using technology to communicate.

Traduction libre : « J'aimerais bien qu'un jour le terme "blogging" soit radié du lexique Web (et qu'on arrête de suivre à la trace "les CEO blogueurs"). Car appelle-t-on ceux qui utilisent leur portable des CEO phoneurs, leur poste électronique des CEO courrielleurs, ou ceux qui accordent des interviews télévisées des télé-CEO ? Non, tous sont des leaders qui se servent de telle ou telle technologie pour communiquer. »
Didier Durand souligne aussi le fait que, selon Schwartz, son blog lui est plus utile que les conférences, puisqu'il « lui permet de toucher 60'000 personnes (clients) tous les jours alors qu'une conférence ne lui permet d'adresser que quelques centaines / milliers de personnes. Il préfère donc lui consacrer un maximum de temps afin de pouvoir mieux dialoguer avec ses clients via ce blog. »

Une occupation que la plupart des grands patrons français doivent juger futile, même si cela préfigure déjà les nouvelles orientations communicationnelles de ce qu'il convient d'appeler l'Entreprise 2.0... Quoi qu'il en soit, la question mérite d'être posée : « Mais que faire d'un blog en entreprise ? » Après tout, il ne serait peut-être pas inutile de rédiger un Manifeste des évidences à leur intention exclusive !

En fait, pour que le postulat bloguer = communiquer prenne tout son sens, il faut se poser 3 questions corollaires, dans l'ordre :
  1. qui communique ?
  2. qui communique quoi ?
  3. qui communique quoi à qui ?
(auxquelles on pourrait aisément ajouter une quatrième : « comment ? »)...

Contrairement à Jonhatan Schwartz, personnellement j'aime bien l'appellation de blogueur, qui évoque pour moi l'utilisation d'une nouvelle technologie, le blog (voir ici pour la petite histoire... via Éric), faisant jouer à plein les potentialités du Web : simplicité et intuitivité (c'est techniquement assez facile de publier un billet sans avoir une licence de HTML ou plus), actualisation (dynamicité des blogs vs. staticité des sites traditionnels) et hyperliens (cf. cette interview de Robert Cailliau, via Joël Ronez), autant de facteurs dont le libre accès à tous et la gratuité ont permis de populariser rapidement cette nouvelle forme de communication (en mettant de côté le « à l'écart de toute considération marchande » revendiqué par le co-créateur du World Wide Web pour l'invention de son standard - et non pas de son produit - et de ses protocoles).

Ce qui fait qu'en ce moment beaucoup s'interrogent sur la meilleure façon de tirer des revenus de leur blog (voir ici et ) ou sur l'opportunité de devenir blogueurs professionnels (un sujet auquel j'ai déjà réfléchi, notamment sur la professionnalisation du contenu au sens large).

Enfin, au cas par cas, ne reste plus qu'à répondre aux trois questions ci-dessus...


P.S. Tiens, puisque dans ce billet il est également question des entreprises 2.0, voici une carte fort intéressante. Bonne découverte :


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