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lundi 9 juillet 2007

Intronisé blogacadémicien !

Intronisé blogacadémicien !

Curieuse aventure en vérité, que celle dans laquelle je me retrouve plongé. Curieux cocktail, devrais-je dire : un tiers de hasard, un tiers de jeu, un tiers de curiosité, plus un zeste de vanité :-)

Il y a quelques jours est apparu sur le premier blog de France et de Navarre un billet intitulé Blogakademy, où Loïc cherche des candidats et candidates pour publier collectivement sur son blog. Forme initiale de présentation des candidatures : le podcast. Un mode d'expression qui m'intéresse particulièrement mais que je n'ai pas encore testé, il me reste juste à trouver mon meilleur profil, le bon angle de vue, le technicien pour les réglages son et lumière, etc., un vrai désastre... :-)

Et puis hier voilà-t-y pas que je lis sur son billet qu'en dernière minute il a décidé d'élargir les candidatures aux non-podcasteurs, en expliquant grosso modo que de toute façon, pour lire un billet de blog, pas trop besoin de voir la tronche de l'auteur. Un avis que je partage entièrement. Alors j'ai décidé de me lancer, voici le billet que je lui ai envoyé ; ça s'intitule (sobrement :-) :

Comment écrire un billet de blog ?
Je me présente : Jean-Marie Le Ray, 50 ans, blogueur. Français émigré (ou immigré, c'est selon). Accessoirement traducteur-interprète et poète.

Qu'est-ce qu'un blogueur ? C'est quelqu'un qui publie un blog. Ou encore quelqu'un qui publie sur un blog qui n'est pas le sien. Sur celui de M. Loïc Le Meur, par exemple, pourquoi pas ! Et que publier sur un blog, sinon des billets ? Ça peut sembler une lapalissade, mais pas tant que ça. Le blog incriminé regorge d'infos qui ne sont pas des billets : pubs, podcasts, photos mobloguées, twits twits, etc.

Donc pour l'instant je me contenterai des billets. En vous proposant une de mes recettes sur « comment écrire un billet de blog ».
Et dans la foulée, j'ai servi le cocktail à Loïc. Or ce matin je reçois une réponse très sympa de sa part, me disant qu'il me rajoute à la liste, même en craignant « que le texte ne soit pas suffisant ».

Perso, je n'en suis pas si sûr, car qu'ils soient dits ou écrits, les mots employés sont les mêmes pour tous, tout est dans le ton et dans le choix, c'est d'ailleurs intéressant de voir que je suis apparemment le seul candidat retenu qui n'ait pas présenté de vidéo. Ah ! le pouvoir des mots, une vieille histoire...

La seule difficulté que je vois ça va être de poster quotidiennement, vu que jeudi je pars ... à Paris pour une dizaine de jours et que l'ordi reste à la maison. Ouf ! Et je n'ai pas d'iPhone, pas plus que de Blackberry ou autre. Juste un vieux portable tout pourri, il a quand même résisté la semaine dernière à plusieurs voitures qui lui sont passées dessus (Messieurs les sponsors du concours, si vous êtes à l'écoute...). Comme quoi, Motorola, c'est du solide.

Enfin, pour conclure, blogacadémicien, j'aime bien, ça manquait à mon CV ! Que les meilleurs gagnent. :-)


P.S. J'ai choisi d'écrire "blogacadémicien" sans respecter le titre original de Loïc, suggéré par Ouriel, uniquement parce que le AKA me fait trop penser au sigle anglais A.K.A. (also known as, également connu sous le nom de...). Or j'allais quand même pas choisir un pseudo (genre Blog'Ac...), le but étant justement d'accroître ma visibilité :-)

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lundi 9 octobre 2006

Les confessions d’un hétérotextuel


« Je suis porté sur le texte ! » Qui m’en fera grief ?

En une phrase, tout est dit. Pensez-vous ! Las des quolibets (récemment, on m’a même traité d’atextué…), j’ai décidé d’assumer et de vivre pleinement ma textualité. Au seuil de la cinquantaine, l’heure du bilan a sonné. Ma maturité pourrait-elle jouir d’un coming-out ? C’est à l’aune de ce genre de démarche qu’on apprécie le degré d’épanouissement textuel de son auteur. Je vous en laisse juges.

Toujours précoce pour mon âge, j’ai eu mon premier rapport textuel dès la période travaillée de l’adolescence. La textualité troublée des ados est un phénomène bien connu et largement observé. Depuis cet éveil, ayant pris goût à la chose, je suis devenu hyperactif (ce que les scientifiques appellent l’hypertextualité), avec une fréquence quotidienne de mes activités textuelles, diurnes ou nocturnes, et une durée moyenne pouvant varier de 10 à 12 heures, en fonction des saisons et des humeurs. Sans Viagra S.V.P. (Non, ne soupirez pas Mesdames).

L’inappétence textuelle, connais pas !

Ceci étant, au risque de me faire tancer d’obsédé textuel, je ne me reconnais aucune passion coupable ou pulsion inavouable : ni tourisme, ni harcèlement (le fameux textual harassment des anglos-saxons) ni autres scandales textuels, tout au plus un léger fétichisme, qui se traduit par une attirance immodérée pour les vieux livres, dont la vue et le toucher provoquent chez moi une forte excitation poïétique ! De la cave au grenier, ces objets textuels tapissent les murs de mon antre.

J’ajouterais volontiers un penchant prononcé pour le trafic textuel, qualifié de linkbait Outre-Atlantique...

De fait, ce n’est pas pour rien si j’ai choisi la traduction-interprétation comme métier, puisqu’il est notoire que la langue joue un rôle fondamental dans l’apprentissage du plaisir textuel.

Mais la langue n’est pas le seul organe impliqué, car pour bien agencer les membres d’une phrase, il y faut aussi du doigté. Sans abuser, c’est clair…

[MàJ - 10/10/2006] Surtout que le doigtage textuel (à l'époque du Web 2.0 on parle désormais de digitalisation) excessif n’est pas sans danger, ce que semble confirmer la teneur d’un courriel reçu suite à la publication de ce billet. Je vous le livre in extenso :
Cher Maître,

Vous qui êtes un expert en la matière, je vous prie de dissiper le doute qui me hante depuis mon enfance : est-il vrai que le doigtage textuel rend sourd ? D’aucuns prétendent que c’est un mensonge répandu par une societé textuophobe. Or n'ayant pas particulièrement l’ouïe fine, je crains que mes débordements textuels y soient pour quelque chose. Qu’en pensez-vous ?
CQFD !

Donc, ce désir textuel ardent, doublé d’une passion dévorante, m’a conduit à explorer de nouveaux comportements et découvrir de nouvelles formes, qui revêtent les atours du palimptexte (concept en vis-à-vis de l’homotextualité, qui caractérise les textes produits par un même auteur). Une gymnastique mentale stimulante, heuristique à défaut d’être physique (petit clin d’œil au passage…).

Voici pour mes prestations. Maintenant, avec votre consentement bien sûr, permettez-moi de lancer un grand sondage pour mieux mesurer l’appétit et le potentiel textuels des internautes. J’espère que vous serez nombreuses et nombreux à y répondre et à faire suivre … le bouche à oreille (en agrémentant de buzzbisous, ce qui ne gâche rien ;-)

1. À quel âge avez-vous eu vos premières relations textuelles ?
2. Quel est votre sentiment face à une page vierge ?
3. Selon vous, quelles sont les principales idées reçues sur la textualité ?
4. Comment réagissez-vous en cas d’agression textuelle, écrite ou verbale ?
5. Que faites-vous en cas d’abstinence textuelle prolongée ?
6. Quelle est votre recette du bonheur textuel ?
7. Mantra ou tantra, quel sera votre mot de la fin ?

Réponses facultatives à faire parvenir au ci-devant :

Pervers Pépère
Domaine du septième ciel
A12C4 Nirvana


P.S. Billet qui fait pendant au précédent, scripto vs. vidéo...

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