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mercredi 11 juillet 2007

Comment écrire un billet de blog ?

Comment écrire un billet de blog ?

Vieille interrogation qui monte en puissance. Googlez l'expression, vous obtenez 2 millions de résultats ! C'est dire s'il y en a des recettes. La moindre des choses pour un cocktail. Car écrire un billet de blog est un cocktail, dont l'ingrédient essentiel n'est pas l'écriture, comme on aurait tendance à le croire, mais la lecture !

Pour écrire un (bon) billet, il faut commencer par lire. Lire partout, de tout, à tout propos. Lire poussé par une curiosité inextinguible. Sur tous ses sujets d'intérêt, c'est clair, la reproduction des gastéropodes et autres arguments connexes ne branchent pas particulièrement les internautes.

Ensuite c'est le cerveau qui travaille tout seul, par associations. Au fur et à mesure que vos neurones enregistrent des bouts d'infos ici et là, elles se chargent de les mettre en relation pour en dégager une synthèse. Ne vous reste plus qu'à réordonner le puzzle de ces bouts éparpillés pour recomposer l'info tout court, celle qui fera l'objet de votre billet.

Et si logiquement votre main est connectée à votre cerveau, alors les doigts commencent à courir sur le clavier et à enfoncer des touches. Non point au hasard, mais avec la prescience de l'écrivain (d'autres appellent ça la crampe…).

Le tout produit un texte, avec son style, son rythme propres. Bloguer, c'est comme … (remplissez les pointillés), il y en a qui font court et souvent, d'autres qui font long et plus rarement, il y a des fainéants, des négligents, des champions qui font long et souvent (ceux que j'appelle les obsédés textuels, en rapport avec la crampe…), etc. Chacun se situe où il veut.

Donc au final, voici les ingrédients du cocktail :
  • Être curieux
  • Savoir lire
  • Avoir un cerveau
Si vous possédez les trois caractéristiques ci-dessus, alors vous êtes sans aucun doute un excellent blogueur. Ne vous reste plus qu'à mixer le tout et servir frappé.


P.S. Initialement j'ai écrit ce billet pour participer au concours Blogakademy, d'abord sélectionné par Loïc Le Meur mais ensuite ni par le jury, ni par le public. Dommmage ! Pour me consoler, demain je pars en vacances. Rendez-vous fin juillet.

Ceci dit, la notion essentielle que je voulais introduire avec ce billet, au-delà du ton humoristique, était celle de "lecture". Pour bloguer, pour écrire, il faut d'abord lire. Et ça, c'est très sérieux pour un blogueur, car les billets qu'on rédige ne sont que des réactions à ce que l'on a découvert en s'informant et en furetant sur le Web.

Internet qui risque de me manquer pendant les 15 jours à venir, mais pas trop quand même ! En outre je suis heureux de venir en France avec ma femme et mon fils, lui qui est français par le sang mais ne connaît la France ni ne parle français. C'est d'ailleurs très bizarre comme sentiment, d'avoir un fils qui ne parle pas votre langue. Enfin, qui sait, peut-être bien que je trouverai un ordi branché ici ou là pour vous faire un petit coucou...

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lundi 9 juillet 2007

Intronisé blogacadémicien !

Intronisé blogacadémicien !

Curieuse aventure en vérité, que celle dans laquelle je me retrouve plongé. Curieux cocktail, devrais-je dire : un tiers de hasard, un tiers de jeu, un tiers de curiosité, plus un zeste de vanité :-)

Il y a quelques jours est apparu sur le premier blog de France et de Navarre un billet intitulé Blogakademy, où Loïc cherche des candidats et candidates pour publier collectivement sur son blog. Forme initiale de présentation des candidatures : le podcast. Un mode d'expression qui m'intéresse particulièrement mais que je n'ai pas encore testé, il me reste juste à trouver mon meilleur profil, le bon angle de vue, le technicien pour les réglages son et lumière, etc., un vrai désastre... :-)

Et puis hier voilà-t-y pas que je lis sur son billet qu'en dernière minute il a décidé d'élargir les candidatures aux non-podcasteurs, en expliquant grosso modo que de toute façon, pour lire un billet de blog, pas trop besoin de voir la tronche de l'auteur. Un avis que je partage entièrement. Alors j'ai décidé de me lancer, voici le billet que je lui ai envoyé ; ça s'intitule (sobrement :-) :

Comment écrire un billet de blog ?
Je me présente : Jean-Marie Le Ray, 50 ans, blogueur. Français émigré (ou immigré, c'est selon). Accessoirement traducteur-interprète et poète.

Qu'est-ce qu'un blogueur ? C'est quelqu'un qui publie un blog. Ou encore quelqu'un qui publie sur un blog qui n'est pas le sien. Sur celui de M. Loïc Le Meur, par exemple, pourquoi pas ! Et que publier sur un blog, sinon des billets ? Ça peut sembler une lapalissade, mais pas tant que ça. Le blog incriminé regorge d'infos qui ne sont pas des billets : pubs, podcasts, photos mobloguées, twits twits, etc.

Donc pour l'instant je me contenterai des billets. En vous proposant une de mes recettes sur « comment écrire un billet de blog ».
Et dans la foulée, j'ai servi le cocktail à Loïc. Or ce matin je reçois une réponse très sympa de sa part, me disant qu'il me rajoute à la liste, même en craignant « que le texte ne soit pas suffisant ».

Perso, je n'en suis pas si sûr, car qu'ils soient dits ou écrits, les mots employés sont les mêmes pour tous, tout est dans le ton et dans le choix, c'est d'ailleurs intéressant de voir que je suis apparemment le seul candidat retenu qui n'ait pas présenté de vidéo. Ah ! le pouvoir des mots, une vieille histoire...

La seule difficulté que je vois ça va être de poster quotidiennement, vu que jeudi je pars ... à Paris pour une dizaine de jours et que l'ordi reste à la maison. Ouf ! Et je n'ai pas d'iPhone, pas plus que de Blackberry ou autre. Juste un vieux portable tout pourri, il a quand même résisté la semaine dernière à plusieurs voitures qui lui sont passées dessus (Messieurs les sponsors du concours, si vous êtes à l'écoute...). Comme quoi, Motorola, c'est du solide.

Enfin, pour conclure, blogacadémicien, j'aime bien, ça manquait à mon CV ! Que les meilleurs gagnent. :-)


P.S. J'ai choisi d'écrire "blogacadémicien" sans respecter le titre original de Loïc, suggéré par Ouriel, uniquement parce que le AKA me fait trop penser au sigle anglais A.K.A. (also known as, également connu sous le nom de...). Or j'allais quand même pas choisir un pseudo (genre Blog'Ac...), le but étant justement d'accroître ma visibilité :-)

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mercredi 24 mai 2006

Comment écrire vs. comment rédiger

Comment écrire vs. comment rédiger

Lire, parler, écrire sont les trois verbes qui caractérisent le mieux la communication.

Ils ont en commun le dicible et l'indicible, le lisible et le visible, le dialogue et l'écoute, et sur Internet l'interactivité. Ces derniers temps, les deux expressions « comment écrire » et « comment rédiger » sont assez récurrentes dans mes statistiques, vu que la première renvoie à Écrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs, et la seconde à Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ?, un article que j'avais réintitulé Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver ! dans un souci d'efficacité rédactionnelle !

Et si le plus souvent l'impression est que ces deux questions sont interchangeables, je me suis demandé quelles étaient les différences entre « comment écrire » et « comment rédiger », pourquoi et quand employer l'une plutôt que l'autre ?

D'après mes recherches dans les dictionnaires, aussi bien dans le Grand Littré que dans le Robert historique de la langue française, il ressort que le verbe « rédiger » est plus circonscrit et précis qu' « écrire », puisque étymologiquement son origine latine signifie « réduire à », d'où les acceptions premières de « réduire un événement à une proposition écrite brève », « résumer par écrit » ou, selon Littré, « réduire un écrit, un discours, à ce qu'ils ont d'essentiel, les mettre en moins de paroles ».

Le fait est qu'on rédige un contrat, mais on écrit un livre ; on rédige un cahier des charges, mais on écrit une autobiographie ; on rédige des notes, mais on écrit une histoire, etc. Ceci étant, en comparant les résultats des moteurs de recherche sur ces deux requêtes, il faut bien admettre que leur sens se chevauche volontiers, et qu'on rédige ou on écrit indifféremment un article, une lettre, une thèse, un rapport, un compte-rendu, et ainsi de suite.

Pour autant, il me semble que la signification plus restreinte de rédiger s'accorde fort bien à la Web-écriture, qui doit être par définition concise (concrète + précise), une synthèse de mots ou d'expressions clés et de phrases courtes, percutantes, où la technique est aussi importante que le style, etc.

Voilà pourquoi plutôt que « comment écrire... » on trouvera de préférence « comment rédiger un commentaire ou un blog », « comment rédiger un site ou une page Web », « comment rédiger une charte linguistique », « comment rédiger un courriel ou une FAQ », voire « comment rédiger un CV, une lettre de motivation ou une candidature spontanée »...

Mais indépendamment de la nature du complément qui suit le verbe, sur Internet « comment écrire » ou « comment rédiger » renvoient toujours à la même problématique : comment communiquer, comment impacter, comment se positionner, voire comment vendre, etc. etc.

La question est tellement inépuisable qu'il est impossible d'y répondre de manière exhaustive. Je dirais même qu'il est impossible d'y répondre tout court, au sens où chacun, chacune sur Internet porte sa propre réponse, extrêmement personnelle, individualisée, forcément différente de celle du voisin.

Donc plus qu'une réponse uniforme, il convient et revient peut-être à chacun(e) de se proposer son propre parcours, un peu comme un jeu de piste, en fonction des objectifs fixés. Voici quelques jalons pertinents pour débuter :etc. Si vous en connaissez d'autres, merci de bien vouloir les signaler en commentaire...



P.S. À noter aussi l'excellent blog sur « Comment écrire un roman », ou l'auteur, Aloysius Chabossot :-), identifie quatre catégories d'écrivains, dont trois potentielles de webscripteurs :

  1. Catégorie absente d’Internet : vous écrivez bien, mais pour de sombres raisons remontant sans doute à la petite enfance, vous vous refusez à l’admettre.
  2. Catégorie rarissime sur l’Internet : vous écrivez bien et vous le savez. Si vous êtes dans ce cas, vous n’avez rien à faire sur Internet, et je ne vois même pas pourquoi vous vous acharnez à lire ces lignes.
  3. Catégorie massivement représentée sur l’Internet : vous écrivez comme une patate mais vous êtes précisément convaincu du contraire.
  4. Catégorie massivement représentée sur l’Internet, mais un peu moins tout de même que la précédente : vous écrivez comme un pied et cette fatalité ne cesse de vous torturer.

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dimanche 9 avril 2006

Ecrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs

Écrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs...

Sur le Web actuel, l'approche journalistique 5W + 2H devient la règle G + 2H + 5W, la rédaction traditionnelle évolue en ingénierie de l'écriture Web, et le référencement fait place à l'optimisation pour les moteurs de recherche

Écrire pour le Web
La (vieille) règle des 5W + 2H
Ingénierie de l'écriture Web
SEO & SEOs

Écrire pour le Web exige la prise en compte d'un nouveau plublic, au-delà des lecteurs et des éditeurs, à savoir les moteurs de recherche.

Cette réflexion n'est pas récente, mais la lecture d'un article de Steve Lohr publié aujourd'hui dans le New York Times, intitulé This Boring Headline Is Written for Google (du genre : Titrer banal pour Google ; littéralement : Le titre ennuyeux est écrit pour Google), me donne l'occasion de réagir.

Le journaliste nous rappelle plusieurs évidences, essentielles, sur les moteurs :
  1. leurs algorithmes ne comprennent ni l'humour, ni les nuances, ni le style, leurs bots étant des agents logiques, séquentiels, robotisés, etc. En une formule, la sémantique sans le sens...
  2. ils génèrent plus de 30% du trafic vers les sites de presse (==> votre visibilité dans les pages de résultats dépend strictement de votre positionnement, ou pour mieux dire, de vos positionnements en fonction des mots clés pris en compte par chaque recherche...)
  3. à tel point que certains journaux (dont le site Web de BBC News, nous dit S. Lohr) n'hésitent plus à proposer deux titres pour le même article : un pour les moteurs, l'autre pour les lecteurs !
Aux uns le titre concis (concret + précis) et factuel, aux autres la « Une » jouant sur les mots et faisant appel aux non-dits et aux connaissances culturelles et contextuelles implicites. [Début]

En réalité, celles et ceux qui rédigent pour le Web ont tous quelque chose à apprendre des journalistes - l'expérience enseigne -, dont l'un des premiers canons du journalisme : la règle des 5W (who, what, where, when, why), à laquelle on peut ajouter celle des 2H (how, how much).

5W + 2H = qui, quoi, où, quand, pourquoi, comment, combien : autant de questions auxquelles tout rédacteur doit répondre, si possible de façon succincte et exhaustive, pour fournir un cadre d'ensemble à son lectorat.
Un paradigme qui a évolué aujourd'hui en 5W + 2H + G, et s'inverse même sous l'influence grandissante des moteurs de recherche, pour devenir la règle G + 2H + 5W
où G = Google, le moteur par antonomase !

Cela signifie que dans l'Internet du troisième millénaire, cyberespace marchand par excellence, où chacun/e peut commercer, acheter, vendre, louer ses services, s'informer, se former, etc. etc., les traditionnelles techniques rédactionnelles se transforment en ingénierie de l'écriture Web, où les critères invisibles (partie code de la page, apparemment non visible au lecteur mais lisible par le moteur) finissent par avoir plus d'importance que la partie visible, immédiatement appréhendable par le cerveau humain.

Un webmaster me disait récemment que depuis longtemps le développement de ses sites n'était plus dicté par ses envies, mais bien par l'appel du marché. Il se reconnaîtra :-)

C'est là qu'il convient d'être toujours à l'affût des tendances et des sujets chauds, pour anticiper et/ou rebondir à temps, par une veille de tous les instants. Il faudra un jour que je ponde un beau billet sur ce sujet constamment d'actualité : la VEILLE. [Début]

Donc, déjà qu'il était dur de devenir écrivain, passer de cet état à celui d'ingénieur de l'écriture Web (Webscripteur ?) - puisque désormais il s'agit moins de rédiger que de « construire » son texte, faute de quoi on risque l'invisibilité permanente -, il y a de quoi décourager les meilleures volontés.

Pour citer un exemple au hasard, prenons mon cas ! Malgré les efforts que je déploie pour rendre ce blog intéressant, avec certains billets sur lesquels je n'ai aucune réaction j'ai souvent cette impression :
lorsque vous répondez « personne » à la question : « pour qui j'écris ? », vous en arrivez vite à vous demander : « pourquoi j'écris ? » !
C'est d'ailleurs le cas de mon précédent billet, synthèse plutôt complète de l'évolution prévisible de Google, alors que selon mes stats, il a été consulté à peine par quelques dizaines de personnes (18 aujourd'hui, pour un total de lecture de 47 secondes), en même temps que le nombre d'abonnés de mon flux RSS régressait de 32 à 22 ! Comme signal encourageant, on fait mieux, mais bon... [Début]

* * *

Les anglo-saxons, gens pragmatiques qui ont toujours plusieurs longueurs d'avance quand il s'agit d'Internet, ont forgé deux sigles qui correspondent à la nouvelle réalité du Web, SEO & SEOs : Search Engine Optimization & Search Engine Optimizers, soit l'optimisation pour les moteurs de recherche (et non pas « l'optimisation des » comme dit Google, qui a dû confondre son rôle et le nôtre...) et les optimiseurs, autrement dit les référenceurs (terme relativement plus flou en français).

En outre, l'optimisation d'un site pour les moteurs regroupe trois notions différentes :
  1. l'optimisation graphique
  2. l'optimisation technique
  3. l'optimisation linguistique
Or puisque le sujet est l'écriture sur le Web, je ne m'intéresserai qu'au profil de l'optimiseur linguistique et à son objectif principal :

bâtir un texte selon la règle G + 2H + 5W !

- Le paramètre G indique que vous allez cibler votre sujet autour des concepts et des mots clés les plus porteurs à un moment donné. Les critères sont un peu les mêmes que pour les AdWords, lorsque vous devez optimiser vos enchères, par exemple.

En gros, pour cet article, je pourrais identifier les mots clés suivants :
Positionnement, référencement, Web-écriture, rédactionnel, visibilité, SEO, Internet, moteurs de recherche, Google, blog, 5W + 2H, optimisation, optimiseur, etc.
- Comment ? Billet de blog, habillage avec :
  • titraille
  • chapeau, ou chapô (5W + 1) : résumé en une seule phrase du « qui, quoi, où, quand et pourquoi », pour présenter l'article en s'efforçant d'être informatif, ou mieux encore : incitatif ! Autrement dit, règle de la pyramide inversée, placer dès le début l'info clé pour susciter la curiosité et/ou l'intérêt du lecteur et lui donner envie d'en savoir plus... (exemples)
  • intertitres
- Combien ? De plus en plus, la présence des gens sur la Toile est liée à des visées économiques, d'où l'importance de définir le « combien ». Ici, rien à gagner, si ce n'est ma considération...
- Qui ? De qui je parle, ou à qui ? Dans ce cas, à un public que j'espère intéressé par ...
- Quoi ? Conseils d'optimisation d'écriture pour les moteurs de recherche
- Où ? Sur Internet, cet article n'est lié à aucun lieu en particulier. À noter qu'Internet abolit la funeste loi du mort kilométrique, qui consistait grosso modo à compenser l'éloignement émotionnel d'un fait en insistant sur son intensité (plus ça se passe loin de chez moi, moins ça m'intéresse, d'où la tendance à privilégier une certaine proximité de l'information)
- Quand ? Hic et nunc ! Sauf pour les actus liées à un moment précis, sur le réseau, le temps - comme l'espace - devient davantage virtuel que réel, à moins qu'il ne s'agisse d'un temps réel virtuel ! Pour un blog, un site ou autre, constance et fréquence des mises à jour sont les deux mamelles du succès ;-)
- Pourquoi ? Pour promotionner mon site, mon activité ou ma visibilité en ligne, tout texte peut et doit être promotionnel, l'important est qu'il reste pertinent et, surtout, crédible.

* * *

Vous êtes prêts pour écrire votre prochain article ? Alors à vos claviers ! Mais sachez que vos lecteurs sont des gens pressés, très occupés, qui vont rapidement survoler titre et sous-titre et lire en diagonale les premières lignes. Vous n'avez que quelques fractions de seconde pour capter leur attention, et le défi se renouvelle à chaque paragraphe, faute de les perdre avant la fin de l'article...

De fait, les stratégies d'écriture peuvent et doivent devenir des atouts de positionnement, au même titre que les stratégies de liens ou les stratégies de trafic. [Début]


Ressources connexes





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jeudi 23 février 2006

Le contenant et le contenu

I - Mots clés

Le premier mot clé
Ces mots clés qui vous ouvrent les portes de la blogosphère
Le compromis du choix des mots clés

Pour planter le contexte, le contenant sera le blog. Je ne dis pas spécialement mon blog, je dis le blog, un blog en général, le vôtre si ça vous arrange.

Au lieu d’un blog j’aurais pu choisir un site, voire un wiki, mais pour l’heure je me limiterai au blog, pour une raison simple : son interactivité.

Ou son pouvoir de susciter le dialogue, si vous voulez. Voilà pour la forme.

Pour le fond, « Content is king », le contenu est roi, à l’instar du client...

Tout référenceur qui se respecte ne vous dira jamais le contraire !

Le contenu est roi et son royaume est l'Internet.

Proverbe chinois :
« Un voyage de milliers de kilomètres commence par le premier pas »
Transposé, ça nous donne :
« Un blog de milliers d’articles commence par le premier mot »
Allez, au hasard, on l'appellera le premier mot clé !
  1. Trouvez le premier mot et vous avez votre blog !
  2. Prenez ensuite un sac de mots - votre sac, tant qu’à faire -, et remplissez-le en vrac. De mots clés. De vos propres mots. Qu’il déborde, vous trierez ensuite...
  3. Réfléchissez, calculez, malaxez, pesez, il y faut du temps et du travail...
  4. Enfin, du premier au dernier, choisissez avec soin, faites comme les poètes, qui n'emploient jamais aucun mot par hasard !
Voilà, vous avez les mots, vous avez votre levain.

Il n'y a plus qu'à faire lever la pâte de votre texte, et qu'on l'appelle billet, page, article, message ou autre ne changera rien à l'affaire. [Début]

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Pour vous exercer avec un exemple pratique, puisque j'ai cité un proverbe de l'Empire du Milieu, vous pourriez nous faire partager vos talents de sinologue en commençant par les 236 mots clés censurés par le gouvernement chinois, dont la liste parle d'elle-même. Quelques extraits traduits :
  • La terreur rouge (Red Terror)
  • Dénoncer le Département de la propagande centrale (Denounce the Central Propaganda Department)
  • Les villageois combattent avec des armes à feu (Villagers fight with weapons)
  • Soldats démobilisés réaffectés à d'autres industries (Demobilized soldiers transferred to other industries)
  • Maladies des pieds et de la bouche (Foot and mouth disease)
  • Pétition contre le TGV (High-speed train petition)
  • Recruter un tueur pour assassiner sa femme (!) (Hire a killer to murder one's wife)
  • Système d'accès au marché (Market access system)
  • Salaire des militaires (Military wages)
  • Suicide du maire (Suicide of deputy mayor)
  • Les dix villes où la qualité de la vie est la plus mauvaise (j'abrège :-) (Top ten worst cities)
  • La vérité, la compassion, la tolérance (Truth, Compassion, Tolerance)
  • Sites Web Occidentaux, publications et groupes de dissidents (Overseas Web Sites, Publications and Dissident Groups)
  • Forum sur la démocratie et la liberté (Freedom and Democracy Forum)
  • Forum sur la voix du peuple (Voice of the People Forum)
  • Minorités ethniques (Ethnic Minorities)
  • L'indépendance du Tibet (Tibet independence)
  • Le massacre de Tiananmen (Tiananmen massacre)
Cet exemple a contrario donne une preuve éclatante de la pertinence des mots clés. Ah, la Chine, un pays où il fait bon vivre et s'exprimer !

* * *
Donc, pour en revenir à ces mots clés qui vont vous ouvrir les portes de la blogosphère, c'est à partir d'eux que vous allez créer votre contenu, et comme chez le boulanger, si le pain est bon, les clients reviendront !

Or on ne devient pas boulanger du jour au lendemain, c'est sûr. Mais vous n'êtes pas tout seul. Il y a des outils, des générateurs de mots clés, par exemple.

Vous leur enfournez le premier, ils vous fournissent les autres, et ça prend une fraction de seconde ! Testez-les, vous risquez d'être surpris par leur efficacité : Google, Overture, Miva (même s'il faut saisir un code en respectant la casse - majuscules), ou encore Kartoo ou Exalead (voir aussi les termes associés), ils sont pas mal non plus. Enfin si vous souhaitez épuiser le sujet, voici d'autres générateurs (ici et ) et outils utiles.

Et vous pouvez répéter l'opération pour chaque article, chaque thème, au gré de vos envies, ou de l'actualité... [Début]

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Le compromis du choix des mots clés

L'utilisation de ces générateurs est importante, puisqu’elle vous indique quels sont les mots clés – en rapport avec vos centres d’intérêts – que cherchent les internautes dans les moteurs.

Or cette recherche n’est que la première étape, maintenant il va falloir l'affiner pour vous positionner sur les mots clés – ou les blocs de mots clés – que vous aurez choisis.

Mais comment choisir ? Imaginez une pyramide inversée, avec en haut la base et en bas le sommet, où la base contient les termes génériques et le sommet les termes spécifiques (optimisés et à optimiser).

Ces termes sont le fruit d’un compromis. Entre les produits, services, opinions ou messages que vous voulez mettre en avant (votre OFFRE), et ceux – produits, services, opinions ou messages – que les internautes recherchent (leur DEMANDE).

Internet, comme dans toute économie de marché, est soumis à la loi de l’offre et de la demande. À vous de faire en sorte qu’il y ait rencontre entre les deux. Ou à quoi et à qui cela servirait-il que vous optimisiez vos pages en vous positionnant sur des mots que personne ne cherche ? Si un visiteur arrive sur votre site, ou votre blog, c’est qu’il y vient pour quelque chose. En est-il conscient ? Pas toujours. En tout cas, c’est à vous de capter son attention, et vous avez très exactement sept dixièmes de seconde (en) pour le faire !

Mais le compromis ne concerne pas que l'offre et la demande. Il est également quali-quantitatif, en ce sens qu’il ne suffit pas forcément de générer le plus de trafic possible, encore faut-il générer un trafic de qualité. Ce qu’on nomme à présent des stratégies de trafic, indissociables des stratégies de liens.

Ces deux types de stratégie ayant le dénominateur commun de reposer sur des stratégies de mots clés.
Avec en amont une stratégie de présence, pourquoi être sur Internet ?, et en aval une stratégie de visibilité, comment être sur Internet ?
Mais comme dit l’autre, ça c’est une autre histoire... [Début]


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mardi 15 mars 2005

Ce qui me gêne

Ce qui me gêne...

Suite du précédent billet, intitulé « Question-Réponse », où je traduis l'article du Dr EBiz.

Ce qui me gêne dans la réplique de mon interlocuteur, c'est que les « sites secondaires » de ma question ont été interprétés comme des « sites fictifs » dans sa réponse (Cf. le titre de l'article).

Ebiz

Ce qui me gêne aussi, c'est le premier parallèle fait avec les big companies prêtes à injecter quelques millions de dollars dans quelques milliers de sites…

Très américain comme logique !

Mon ambition est bien plus modeste, puisqu'elle se limite à une dizaine de sites, vingt tout au plus. Et, à mon niveau, développer 20 sites, ce n'est déjà pas une mince affaire !

En fait je n'ai probablement pas assez explicité l'esprit de ma question, très orientée services, puisque la réponse, dans sa deuxième partie, est résolument orientée produits.

Voici donc quelques explications sur ce que j'entends par « site secondaire », dont la qualité dominante serait d'être complémentaire et non pas fictif.

Dans mon cas, le site principal est mon site professionnel, par nécessité plutôt que par goût, mais vu que j'ai décidé de transférer l'essentiel de mon activité sur et par Internet, cela exige la mise en place d'une organisation qui ne saurait s'épuiser en un seul site :

  • Premièrement, parce que je veux mener des activités multiples qui ne se cantonneront pas à la seule traduction, mais à toute une série de services, liés ou non à la traduction, et aussi et surtout au marketing ;
  • Dans le sillage, je souhaite conjuguer multilinguisme et marketing, en associant si possible l'un à l'autre et en les accordant aux spécificités d'Internet ;
  • Enfin, j'espère pouvoir développer une composante personnelle (j'avais d'abord écrit « privée », mais peut-on encore parler d'espace privé sur le Web ?), pour faire partager les beautés de la famille, de la poésie, etc., sans oublier … les autres !

Internet est un territoire de découverte à conquérir jour après jour, tout en sachant bien qu'on n'en fera jamais le tour, mais ce n'est pas l'important. L'important c'est de construire des pistes et d'être prêt pour la randonnée. C'est un peu comme en forêt, il y en a qui sont balisées et d'autres non, certaines se perdent nulle part et d'autres confluent sur des passages plus importants, où l'on n'est plus tout seul à faire le chemin.

Bon, je tombe dans le bucolique.

Mon idée du binôme marketing-plurilinguisme c'est de viser les indépendants, les professions libérales et/ou les PME, qui ont souvent tous en commun d'avoir des moyens limités, ou pour le moins proportionnés à leur taille, et dont on pourrait tout aussi bien dire qu'ils sont – que nous sommes – marginalisés par la philosophie marchande qui a envahi le réseau : il y a en surtout pour les grands comptes, les gros sites, les multinationales, etc.

C'est un peu comme les artisans chez nous, on vous dit que c'est la première entreprise de France, mais personne ne les connaît au-delà du microcosme local.


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La constellation de sites que j’imagine tourne donc autour de ces deux grandes orientations, que sont la sphère professionnelle et la sphère personnelle, la ligne de démarcation entre les deux n'étant pas toujours très marquée, puisqu'il y a souvent interpénétration de l'une dans l'autre et vice-versa : vie professionnelle et vie privée, vie familiale et vie sociale, travail, loisirs, passions, idées, projets, les autres, l’actualité, etc., et temps libre, quand il en reste...

C’est d’ailleurs le propre des planètes que d’être inconstantes !

Connaissez-vous l’étymologie du mot planète ? Selon le Robert historique de la langue française, planète est un emprunt fait au latin planeta, lui-même repris du grec planêtes, qui désignait les astres en mouvement par opposition aux astres (aux étoiles) apparemment fixes. Planêtes étant le pluriel de planês, -êtos, nom d'agent qui désigne également un voyageur, un vagabond, dérivé de planasthai, qui signifie « errer çà et là, s'écarter du chemin », et, au figuré, « être incertain, flottant », etc.

Tout un programme, non ? Aujourd'hui, on dirait ... internaute !

Bon, j'ai pas fini mon développement, mais à +


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Question-Réponse

Question-Réponse

Voici la question que j'ai récemment posée au Dr Ralph F. Wilson, conseil en Web Marketing :

- Avez-vous déjà écrit quelque chose sur les réseaux de sites personnels, à l'intention de quelqu'un qui voudrait bâtir un réseau de 10 à 15 sites secondaires afin de canaliser le plus de trafic possible vers son site principal ? Pourriez-vous me donner quelques tuyaux sur le sujet ou me signaler de bonnes ressources sur l'Internet ?

Sa réponse originale est ici, et voici ma traduction :

Développer des sites fictifs pour les pointer vers le site amiral

C'est une question couramment posée, mais qui se base sur un postulat discutable. En général, il est vrai que plus vous avez de liens qui pointent vers votre site, meilleur sera votre positionnement.

Toutefois, l'histoire ne finit pas là. J'ai demandé à mon collègue et ami, Mike Grehan, auteur d'un livre intitulé : « Search Engine Marketing: The essential best practice guide », que je considère un expert dans ce domaine, de nous fournir une réponse pertinente :

- De gros clients qui disposent de liquidités en abondance me demandent souvent :

« Pourquoi ne pas investir dans quelques milliers de sites fictifs pour les faire pointer vers notre site principal et améliorer notre indice de popularité ? »

Toutes proportions gardées, c'est le même problème pour une organisation plus modeste qui relierait entre eux une poignée de mini-sites.

Cela pourrait tromper un moteur de recherche en l'induisant à croire que le site amiral jouit d'une grande popularité. Mais que se passera-t-il lorsque le moteur ira voir combien de liens pointent vers ces sites fictifs ?

Naturellement, leur nombre sera extrêmement ténu, et basé essentiellement sur des liens entrants provenant du réseau lui-même. On peut donc parler d'un îlot de spam, plutôt isolé du reste de la communauté. Ce n'est pas naturel, et ça finira tôt ou tard par être pénalisé.

Vous pourriez aussi essayer de bâtir autour de vos sites fictifs un réseau de liens provenant de la Toile, mais ce serait une perte de temps, puisque vous ne feriez que diluer la quantité de liens qui, sans cela, pointeraient directement vers votre site principal.

Côté positif, si vos activités se caractérisent par leur diversité et ciblent un certain nombre de niches au sein d'une même communauté, vous pourriez alors tirer profit de ce mini-réseau de sites naturels.

Imaginons que vous soyez un fabricant d'ordinateurs qui vend aussi des périphériques et des matériels accessoires. Vous pourriez donc avoir un certain nombre de sites pour commercialiser chacun des produits de votre gamme, et démarcher ainsi une seule macro-audience auprès de laquelle placer vos produits optionnels et complémentaires (up-sell & cross-sell).

En étant attractif pour un secteur industriel donné, chaque site du réseau sera en mesure d'accumuler des liens naturels de qualité (qui s'opposent ici à la quantité).

Pour finir, un bref avertissement sur les minis réseaux. Google est récemment devenu fournisseur de noms de domaine, ce qui signifie que la société aura désormais accès à un grand nombre de données en qualité de registraire : sur les propriétaires des noms de domaine, sur les noms de domaine arrivés à expiration, sur les adresses IP, etc.

Bien, merci Mike. C'est de nouveau Ralph Wilson qui vous parle.

Il y a environ un an, j'ai entrepris de consolider différents domaines et marques. Je détiens encore le domaine DoctorEbiz.com et la marque déposée correspondante, mais son positionnement sur Google et sur Alexa reste plutôt bas si je le compare à celui de mon site principal, WilsonWeb.com.

À l'avenir, j'ai donc décidé de concentrer sur celui-ci tous les liens que j'avais sur DoctorEbiz.com pour qu'ils ne soient plus divisés entre ces deux sites. Autrement dit, j'ai préféré exploiter mon meilleur domaine et m'atteler à le faire devenir encore plus fort.

Tout ce qui vient d'être dit est de bon conseil si vous souhaitez économiser votre temps et votre énergie. Cela signifie aussi travailler pour bâtir votre PageRank et non pas contre.

[N.B. Le PageRank est l'indice dont se sert Google pour calculer la popularité d'un site : il va d'une échelle de 1 à 10, 10 étant le maximum, pour calculer la quantité et la qualité des liens entrants qui pointent sur un site. De plus, cet indice est en corrélation étroite avec le positionnement du site évalué par Google pour y placer les mots clés par ordre d'importance.]

* * *

Concernant la première partie de la réponse de Mike Grehan, c'est loin d'être mon cas et, j'imagine, celui des lectrices et des lecteurs (y en a-t-il, quelque part ?) de ce journal.

La deuxième partie cerne mieux l'idée - ou plutôt l'embryon d'idée - que je me fais de ce que sera un jour « ma constellation de sites ».

Bon, c'est bien beau d'avoir des projets, mais encore faut-il avoir le temps et l'opportunité de les mettre en oeuvre.

Alors, rêve ou réalité ? L'avenir nous le dira...

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