Et pourtant ! Cette image représente très exactement ce qu'est aujourd'hui la démocratie en Italie : une pantomime, un spectacle théâtral destiné à amuser la galerie, sans aucun contenu derrière, aucune profondeur, aucun projet, et encore moins de réflexion. Il n'empêche qu'une majorité d'italiennes et d'italiens applaudissent. Encore.
Dans ce pays la démocratie n'existe plus, tout est mascarade, dans ce pays le mégalomnipotent sultan B. peut faire tout ce qu'il veut, dire et faire dire tout ce qu'il veut, faire de la Constitution italienne une coquille vide en la dénaturant morceau par morceau, utiliser les avions aux couleurs de l'état italien pour transporter son harem et sa cour dans ses villas pour de somptueuses fêtes, compter sur une armée de lèche-cul, de journaleux complices, de politicards véreux, d'hommes et femmes prostitués qui se sont vendus corps et âmes au prince, etc. etc.
Et faire avaler au peuple que tout ça est un complot de la gauche sinistre et des communistes !
P.S. Imaginez un seul instant, un 14 juillet, à la tribune d'honneur des Champs, Sarko faisant cette tronche... que se passerait-il le lendemain ? Ici, rien. Normal de chez normal !
En Italie vient d'être publié un livre intitulé Vaticano SpA, où SpA signifie Società per Azioni, qui est la forme statutaire équivalente de la SA, la Société anonyme en France.
Ce livre, écrit par un journaliste, Gianluigi Nuzzi, se base sur les archives gardées secrètes de Monseigneur Renato Dardozzi, soit environ 4 000 documents collectés sur un quart de siècle, tous plus confidentiels les uns que les autres (relevés de compte, fiches d'ouverture de comptes chiffrés avec les signatures autorisées, correspondance réservée avec le pape Jean-Paul II et les plus hauts dignitaires de l'époque, de 1974 à la fin des années 90), qu'il a voulu rendre publics après sa mort, "pour que tout le monde puisse savoir ce qui s'est passé", selon ses dispositions testamentaires.
C'est ainsi que l'on découvre, de chapitre en chapitre, les innombrables méfaits de son Excellence Révérendissime Monseigneur Donato De Bonis, Chapelain Grand Croix Conventuel ‘ad honorem’, Prélat de l’Ordre de Malte, décédé le 23 avril 2001, qui a fait ce qu'il a voulu au sein de la Banque du Vatican, l’IOR (l’Institut des Œuvres de Religion), en réussissant pratiquement à créer un IOR parallèle, une banque dans la banque, grâce à laquelle il a pu "gérer", de 1989 à 1993, 17 comptes principaux sur lesquels ont transité presque 300 millions d'euros...
Où l'on comprend que les enseignements de Marcinkus, dont il était le second, n'ont pas été vains, puisqu'il a pu ainsi créer un véritable "paradis fiscal", c'est le cas de dire !
Je peux pas vous raconter dans le détail toutes les opérations (il faudrait traduire le livre dans son intégralité), mais juste vous donner une idée...
La principale activité de De Bonis a constitué à mettre en place un réseau de comptes clandestins, la plupart au nom de fondations charitables inexistantes, dont la principale, intitulée à une soit-disant Fondation Cardinal Francis Spellman, n'était qu'un compte chiffré (n° 001-3-14774-C) avec deux signatures autorisées : celle de De Bonis et celle de Giulio Andreotti. Non formellement déposée, au cas où, puis effacée dans un deuxième temps....
Ce qui n'a pas empêché De Bonis d'indiquer dès l'ouverture du compte, dans des dispositions testamentaires, qu'à sa mort le solde devait être mis à la disposition de Giulio Andreotti... "pour des œuvres de charité et de bienfaisance, à sa discrétion", il va de soi.
C'est ainsi que sur ce compte et d'autres, établis par Carlo Sama, Sergio Cusani et Luigi Bisignani, a transité la presque totalité du plus gros pot-de-vin de tous les temps, la "maxitangente Enimont", surnommée la "madre di tutte le tangenti", ou "mère de toutes les malversations", soit un peu plus de 90 milliards de lires sur un total de 130, près de 0,5 milliard de FF de l'époque...
Dont la plupart ont fini leur course dans les poches de Bettino Craxi, Claudio Martelli, Arnaldo Forlani, Paolo Cirino Pomicino, etc.
Entre parenthèses, à noter que ce dernier, qui fête ses 70 ans cette année, est encore en vogue puisque, après avoir subi une condamnation définitive, il est présent sur les listes européennes de Berlusconi pour le vote de la semaine prochaine, aux cotés de Mastella ! Autant dire entre gens de bonne compagnie...
Et comme quoi en Italie on ne recycle pas que l'argent des pots-de-vin et de la mafia :-)
Le récit de la réaction des autorités ecclésiales aux commissions rogatoires italiennes vaut également son pesant d'or. On comprend mieux ces mots d'Antonio Di Pietro, juge symbole de l'opération mains propres, qui a déclaré il y a quelques jours que toute l'opération s'était arrêtée lorsqu'il avait commencé à frapper aux portes du Vatican, en concluant ainsi :
Si j'avais eu ces documents dans les années 1990, aujourd'hui nous aurions une autre République...
Se avessi avuto questi carteggi negli anni '90 oggi ci sarebbe un'altra Repubblica.
Je vous passe le détail des différents mouvements, mais j'ai été intrigué par les deux seules opérations que mentionne le livre où les terminaux sont des banques françaises :
un demi milliard de lires arrivent le 19 novembre 1990 de la banque Indosuez, référence "cop.ns.tlx dir. dd 6.11.91 Ad Meliora"
un virement d'un million de FF destiné à Eva Sereny, sur le compte n° 751032-C ouvert par l'IOR dans une agence parisienne du Crédit Lyonnais (rue du 4 septembre)
En précisant que sur le document correspondant, Monseigneur Dardozzi avait indiqué "P. Giulio", qui correspond au nom de baptême d'Andreotti.
N'ayant jamais entendu parler d'Eva Sereny avant aujourd'hui, j'ai fait quelques recherches sur Internet : photographe britannique très connue dès les années 70, ayant vécu à Rome, où elle a photographié Romy Schneider, notamment, elle a porté à l'écran un roman de Philippe Labro, L'étudiant étranger, adaptation cinématographique distribuée par Pathé et coproduite en 1994 par Silvio Berlusconi, Tarak Ben Ammar et Peter Hoffman.
Je n'ai pas d'autres renseignements. Mystère, mystère.
Le livre se termine sur un chapitre dédié au recyclage de l'argent de la mafia, quelques pages qui feraient une excellente introduction à une histoire ... encore à écrire !
P.S. Si vous avez des corrections à apporter en commentaire... Ce serait également intéressant de faire une recherche sur les marques françaises et Twitter, mais j'ai pas le temps !
Au fur et à mesure qu'Internet entre dans le quotidien de plus en plus de gens partout dans le monde, et que les gens commencent à apprivoiser cette fantastique ressource qu'est le Web, les usages évoluent, et notamment autour de la recherche.
Or on peut observer en ce moment un faisceau de signes convergents qui nous disent assez clairement que la recherche est en train de changer. Ça peut paraître anodin, et pourtant c'est loin de l'être.
D'abord parce que le pendant naturel de la recherche c'est d'être trouvé. La plupart des internautes ne veulent pas être simplement être présents sur le Net, mais exister. C'est-à-dire être visibles. D'où les mille nouvelles stratégies de positionnement, de référencement, de SEO, etc.
Donc lorsque sous l'impulsion des acteurs majeurs du Web il est clair que les choses bougent, la première à faire est de s'interroger et se demander quelles seront les conséquences de tout ça pour les pratiques des internautes.
Microsoft annonce la sortie imminente de son nouveau moteur.
« people really want to stuff real time and they (twitter) have done a really good job about. We have done a relatively poor job of doing things that work on a per second basis. I have been telling our search team that they need to search on a per second basis. They laughed at me and said it's ok it's just a few minutes old.
I said "no" it needs to be every second. Now I think they understand that. I think we will do a better job at some of those things now that we have these examples. It does take time to really integrate information. If you really want up to the second information it is not going to be as good as if you wait up to a couple of minutes. That's an important aspect of what's going on, you need to make people get sense of things. I am not sure everybody needs to see stuff every second, I am not sure that's the right model either. »
IBM aussi se lance dans la course, bien que le ticket d'entrée ne soit pas pour toutes les bourses... Facebook nous réserve également des surprises.
Car même si la recherche instantanée sur Twitter n'est pas la panacée, elle comble quand même un grand vide, et elle n'est pas non plus comparable avec l'actuelle recherche "récente" sur Google.
Disons qu'en matière de recherche sur les dernières 24 heures, je vois plusieurs grandes sources possibles, cinq grands inventaires :
Twitter, qui permet pratiquement de prendre la température de l'instantané et de suivre les grandes tendances de l'actu heure par heure, voire minute par minute pour les événements particulièrement importants.
Enfin, de nouveaux entrants arrivent aussi sur les segments "recherche temps réel", comme OneRiot, SearchMerge ou Collecta, et recherche tout court, avec Wolfram Alpha notamment, mais il faudra voir à l'usage ce que ça donne.
Les choses bougent également beaucoup sur Youtube, d'ailleurs avec 20 heures de vidéo chargées à la minute, soit près de 30 000 heures de nouveaux clips tous les jours, on imagine facilement que, là aussi, créer le buzz va devenir de plus en plus compliqué...
Voilà, je pourrais approfondir ou continuer, notamment avec les nouveautés sur les médias sociaux (qui ont évidemment de fortes implications pour la recherche et le positionnement, des marques mais pas seulement...), disons le Web social dans son ensemble, or le temps manque.
Pour autant les lignes ci-dessus donnent déjà une idée des changements qui nous attendent. D'ailleurs ils arrivent tellement vite ... qu'ils sont déjà là !
Adquants utilise une méthodologie de mesure basée sur le suivi mensuel d'un demi million de mots clés sur GYM et propose tout un tas de stats intéressantes. Testez vous-même, par exemple.
Si vous vous demandez quels sont les 100 plus gros annonceurs sur Google, Yahoo ou Microsoft, il suffit de cliquer.
Dans chaque tableau tous les liens sont clicables (exemple avec Amazon.com, à moins que vous ne préfériez comparer les performances par moteur.
Je le disais pas plus tard qu'hier, France - Italie, même combat, des deux côtés des Alpes on nous prend pour des cons. Grave !
Après l'historique pas, voici le gavage de l'oie, un concentré de souffrance, avec Sarko (ou Berlusko, au choix, c'est totalement transposable, commutatif dirait Vicnent) dans le rôle du gaveur, et le peuple dans le rôle du bétail.
Vous n'en voulez pas d'Hadopi ? Et bien vous l'aurez quand même, povr' cons ! Et gare à dire ou penser le contraire. Christine veille :) Et Niko derrière.
Donc après TF1, maintenant c'est au tour d'Orange !
Info également reprise sur PCInpact, les deux billets pointant vers le blog d'Orange, où Philippe Maltere nous explique "en exclusivité quel sera le plus grand danger de cette loi ... pour le gouvernement" :
...le P2P tel que nous le connaissons aujourd'hui va progressivement disparaitre, mais pas l'échange de fichiers illégaux, la nuance est importante. Le fait de chiffrer ses communications va favoriser l'explosion (pour les puristes cela existe déjà) de nouvelles (ou anciennes) formes de communications.
(...)
...les communications très majoritairement chiffrées vont faire passer l'état d'Internet de difficilement contrôlable à totalement incontrôlable, apprécier la nuance. Tous les spécialistes de contre terrorisme cybernétique ou contre pédophilie cybernétique peuvent commencer à chercher un nouveau travail, ils ne servent plus à rien.
Ca y est, à coup de bélier, le texte Hadopi a fini par être adopté. Mais en réalité, faut-il se méfier de la Loi qui en découlera ? On ne sait pas encore comment la détection des pratiques illégales va se faire, mais cela semble très mal parti car la collecte de la preuve est soumise à des règles très stricte, et le fait doit être caractérisé sinon il s'agira d'une pratique abusive...punie par la Loi...
Avant de pouvoir signaler à un internaute qu'il a été pris en flagrant délit d'un téléchargement illégal, il faut être sûr du fait. Cela s'appelle disposer de la preuve caractérisée du délit.
Autrement dit, techniquement, c'est pas gagné, au point de conclure après avoir énuméré quelques techniques possibles : Comme nombre de spécialistes le criaient à corps et à cri, Hadopi n'est donc que du vent...
On comprend pourquoi ces choses-là doivent froisser en haut lieu !
Contrairement à ce que l'on pourrait croire cette loi a du bon. D'abord, elle a permis a tout le monde pour ou contre de s'exprimer en long en large en travers, avec ou sans connaissance réelle du sujet, c'est cela la démocratie. Ensuite, elle va permettre de créer des emplois, et en ces temps de crise...
Oui, c'est cela la démocratie.
Au final, on saisit mieux pourquoi il a supprimé son post !!!
P.S. En retirant les billets de cette façon, le risque est qu'on en parle encore plus sur le Web. Sauf à les remettre en ligne en s'abritant derrière un prétexte technique quelconque... (cf. version "officielle)
P.S. 2 : si jamais ils remettent les 3 billets en ligne, ça sera vraiment intéressant de comparer les premières moutures (je les ai sauvegardées) aux versions édulcorées... Exemple : dans un avertissement inséré en début et en fin de billet, Philippe Maltere nous fait la mise au point suivante :
une version antérieure de cet article a été reprise par d'autres sites sous un titre ne reflétant pas mon opinion exprimée dans ce post. J'ai donc pris la décision de le publier à nouveau en changeant quelques termes dont l'imprécision pouvait prêter à confusion, sans pour autant changer le sens de mon texte. Afin de vous permettre de visualiser les passages que j'ai modifiés, ces derniers ont été mis en gras.
Ce que je constate surtout, c'est que "le danger pour ... le gouvernement" du premier jet a été transposé en "risque pour ... la société elle-même". Or je ne vois pas trop le rapport, si ce n'est qu'il y a autant d'imprécision - voulue - dans cette version finale, qu'il y avait de précision dans le contenu initial, fort clair.
C'est pourtant bien du gouvernement dont il est question, encore et toujours, et non de la société dans son ensemble...
Je suis donc curieux de voir comment ils modifieront cette assertion de Laurent Levier : Comme nombre de spécialistes le criaient à corps et à cri, Hadopi n'est donc que du vent...
Depuis que Twitter a annoncé des nouveautés au niveau de la fonction "replies", à savoir, comme l'explique si bien Vinz, que seuls les utilisateurs de Twitter.com via le Web ne voient plus les replies des gens qu'ils ne suivent pas, mais uniquement de leurs suiveurs.
Ce qui a soulevé un tollé chez les habitués de Twitter, qui ont immédiatement lancé une campagne de #fixreplies.
J'ai donc voulu aller plus loin en analysant 200 messages choisis aléatoirement (deux séries de 100), puisque pour chaque message Twitter nous dit quelle est l'application qui l'a généré, comme on peut le voir sur cette capture :
Le décompte des applications nous donne le résultat suivant (voir le nuage correspondant en début de billet) :
Sur 31 applications listées, les 11 premières qui réalisent au moins 2% sont les suivantes :
À noter qu'en cumulant, l'ami Loïc arrive en troisième position avec 12% grâce au binôme Twhirl + Seesmic Desktop, compliments !
Et puisque Twitter c'est formidable, concluons par une première mondiale : ces deux messages, envoyés aujourd'hui, nous arrivent directement de l'espace, où Mike Massimino et l'équipe de la NASA sont en route pour leur rendez-vous avec ... Hubble !