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dimanche 5 septembre 2010

Adscriptor : quelques réflexions à voix haute sur le blogging !


Voici 57 mois que je publie en moyenne un billet tous les deux jours : 860 en tout, 710 sur ce blog et 150 sur d'autres blogs (dont 136 sur mon blog italien)...

Ce n'est pas affaire de quantité, mais de constance ! Depuis que j'ai commencé, en mars 2005, je n'ai pas été constant les premiers mois, avant de me rattraper par la suite, d'abord en traitant essentiellement de traduction et d'Internet, et plus récemment en mettant le cap sur l'Italie :
En revanche, à ce jour, avec seulement 17 billets tagués "Italie" sur 609, l'argument n'a représenté qu'à peine 2,8% de ma production, ...
J'en suis aujourd'hui à 90 sur 710, soit globalement 12,68%, une augmentation significative puisque cela veut dire que sur mes 101 derniers billets, j'en ai consacré 73 à l'Italie (72,3%, ou trois billets sur quatre) !

Avec une longueur de billet accrue de plus de 50% (!) par rapport à ma précédente moyenne de 900 mots par billet, puisque j'en suis à 1 373,48 avec mes billets tagués Italie (123 613 mots pour 90 billets). Mais il faut bien ça pour tenter d'expliquer un pays inconcevable et « aussi difficile à comprendre pour un étranger que l’Italie » ! En cohérence avec ce que j'annonçais dans Changement de cap :
Je n'ai encore aucune idée du rythme de publication, les sujets sont longs et complexes, ce qui est d'autant plus délicat lorsqu'on veut tenter d'expliquer les choses clairement, avec des mots simples. Et avec des mots vrais, surtout, qui savent faire le tri entre, d'une part, une propagande officielle visant à l'obscurantisme et l'abêtissement du peuple, et, de l'autre, la réalité des choses.
J'ai réalisé le nuage sémantique des 40 substantifs plus fréquents dans ces 90 billets consacrés à l'Italie :


L'importance démesurée de Berlusconi, qui conditionne négativement et gravement ce qui reste de la vie démocratique italienne, ressort de façon suffisamment éloquente par l'image et par les chiffres, sans qu'il soit besoin de mots :



Bien sûr, d'aucuns pourraient se demander pourquoi "perdre" autant de temps dans une activité aussi "inutile" que le blogging. Je ne vais pas faire dans l'originalité, ma motivation principale est le partage, comme la plupart des blogueuses et blogueurs :
Sur ces 70 billets, les principales raisons invoquées sont, à :
  • 57%, le partage au sens large (35 fois le verbe, 5 fois le substantif)
  • 38,6%, les rencontres occasionnées, virtuelles ou réelles (17 fois le verbe, 10 fois le substantif)
  • 30%, l'écriture (16 fois le verbe, 5 fois le substantif)
  • 27,1%, l'échange (15 fois le verbe, 4 fois le substantif)
  • 22,9%, le plaisir de bloguer (16 fois le substantif)
Maintenant, si l'on donne une valeur arbitraire de 100% à ces cinq raisons, la répartition est la suivante :
  1. partage, 32,5%
  2. rencontres, 22%
  3. écriture, 17%
  4. échange, 15,5%
  5. plaisir, 13%


Et bien évidemment parce que j'aime écrire, et lire ! Ça me rappelle un billet actuellement introuvable sur Internet, que j'ai rédigé fin mai 2008 pour MoteurZine sur l'approche professionnelle au blogging, qui contient également des pistes pour bloguer au quotidien, dont voici l'essentiel :
...tenir un blog peut s'avérer une activité extrêmement sérieuse, à défaut d'être financièrement rentable.

Donc si vous rêvez de devenir un blogueur pro, ou un pro du blogging, si vous préférez, sachez d'abord quelles sont les conditions de départ minimales pour tenir un blog au quotidien, et comment se conjugue le verbe Bloguer dans la réalité. Entre autres :
  • Bloguer, c'est savoir écrire ET savoir lire, toujours s'informer de tout, avec constance et rigueur ;
  • Bloguer, c'est découvrir les trésors insondables de la blogosphère, du Top Wikio aux Skyblogs, en passant par vos domaines de prédilection : pour chaque domaine, il n'est pas rare qu'il y ait des dizaines, voire des centaines d'excellents blogs, il faut les connaître ; sans quoi, peu importe le domaine, comment amener une expertise nouvelle, un point de vue original – les vôtres – sur les choses ? C'est votre différence, votre personnalité, qui vont donner le ton ;
  • Bloguer, c'est chacun/e son style, ses spécificités : par exemple, qui blogue court et nerveux, de fréquentes séries de billets succincts, destinés à aiguillonner le lecteur, qui blogue long et par petites touches, moins d'un billet par jour sur le mois, davantage porté sur l'analyse. Seul dénominateur commun : susciter la réflexion et nouer le dialogue en créant du CONTENU. Du contenu de qualité et ouvert : des liens, encore des liens, toujours des liens. Des liens à profusion, l'hypertextualité est la richesse du Web ;
  • Bloguer, c'est considérer les autres blogueurs comme des pairs plutôt que des concurrents, c'est jouer en réseau, dans le blogging l'union fait la force, les réseaux de blogs sont courants aux Etats-Unis, en France on finira bien par y arriver… ;
  • Bloguer, c'est se fixer des étapes, des délais, raisonnables, réalisables en fonction de ses forces, ses capacités, ses idées, ça se prépare à l'avance, qu'on traite de l'événementiel ou des sujets de fond ;
  • Bloguer, c'est du rêve, de la passion, de l'enthousiasme, de la curiosité à 360°, etc., autant de facteurs indispensables pour se lancer et tenir la distance, mais ça ne suffit pas ;
  • Bloguer, c'est du travail, de la fatigue, cela demande de l'assiduité, de l'obstination, une certaine discipline de travail, il ne faut pas avoir peur de passer des nuits blanches, ne surtout pas s'attendre à des résultats faramineux du jour au lendemain, c'est pas un 100 mètres mais un marathon, une course d'endurance qui se joue sur le long terme…
En clair, bloguer c'est un état d'esprit, avec à la clé, tout au moins sur le Web francophone, davantage une reconnaissance personnelle que financière, même si l'impact sur la vie professionnelle peut être fort et rapide…

C'est également une veille permanente et une activité sociale qui ne se limite pas à la seule blogosphère mais investit les réseaux sociaux dans leur ensemble : Twitter, Flickr, Delicious, YouTube, Slideshare, Facebook, forums et listes de discussion, newsletters, alertes, etc.

N'attendez pas simplement que les lecteurs viennent à vous, allez vers eux. Faites-vous connaître, intervenez, commentez, participez à la conversation générale,
join the conversation disent les anglo-saxons…
En mars 2005, lorsque j'écrivis mes premiers billets, je me posais beaucoup de questions sur l'utilité du geste... Aujourd'hui, si ça peut aider à la réflexion de quelqu'un qui souhaite se lancer dans le blogging, j'ai trouvé la ma réponse : si c'était à refaire, je le referais !

Au fond, il n'est jamais trop tard pour bien faire... Si vous n'avez pas encore de blog, pensez-y :-)


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1 commentaire:

Joseph a dit…

j'aime bien ce billet.

\"savoir écrire ET savoir lire"

100% d'accord
les blogs sont des publication extremement sociales comme le disait Bruno Latour des publications scientifiques.

http://jdumetz.blogspot.com/2005/11/de-la-publication-scientifique-aux.html