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jeudi 30 décembre 2010

Italie sans âme

Traduction d'extraits de la quatrième de couverture et de la brève introduction de Massimo Fini (journaliste actuellement au Fatto Quotidiano et sur le Web) à son dernier essai (mars-avril 2010), intitulé Senz'anima. Le texte original correspondant est en P.S.
L'Italie contemporaine (est) un pays sans principes, sans valeurs communes autres que celle de l'Argent Dieu, incorrigiblement vulgaire, sans dignité et sans honneur, impitoyable sans être viril, efféminé mais pas féminin, un pays corrompu, intimement mafieux, dont le magnifique paysage - naturel, urbain, artistique -, qui honorait le pays autant que son peuple, est aujourd'hui dévasté. Une parodie de démocratie otage de partis politiques et de dirigeants médiocres, qui la violentent et en abusent à leur convenance.

Une Italie dont le paysage obscène (naturel et urbain) influence non seulement le goût mais également le caractère et l'humeur de ses habitants, détruits par la Télévision, qui semble avoir concentré en son sein l'ensemble de la vie nationale et dicte, de concert avec sa sœur jumelle, la Publicité, moteur de tout le système, les modes de vie et de consommation, les us et coutumes, les catégories, les décideurs et les faiseurs d'opinion, en finissant par démanteler toute culture diverse de ses sous-cultures.

Une Italie qui a perdu toute sa fraîcheur, son antique grâce, sans sourire, sombre, vulgaire, obsédée par l'argent, le bien-être, le corps, les symboles du “statut social”, les gadgets, les objets. Une Italie hypocrite, prête à s'émouvoir de tout uniquement pour mieux se complaire de son émotion, mais fondamentalement indifférente aux autres, aux voisins, aux proches. Une Italie sans miséricorde.

L'Italie est un pays incurablement corrompu, autant au niveau de ses classes dirigeantes que de ses citoyens lambdas, intimement et profondément mafieuse, anarchique comme toujours même si la chose n'amuse plus personne, sans règles partagées, sans principes, sans valeurs, sans intériorité, sans dignité, sans identité. Une Italie sans âme.
L'Italie de Berlusconi Silvio.

Bonne année 2011 à tout le monde, et à l'Italie en particulier...

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P.S. Texte original traduit :
L'Italia contemporanea (è) un paese privo di principi, di valori condivisi che non siano il Dio Quattrino, inguaribilmente volgare, senza dignità e onore, spietato senza essere virile, femmineo ma non femminile, corrotto, intimamente mafioso, devastato nel suo straordinario paesaggio, naturale, urbano, artistico, che lo ingentiliva insieme alla sua gente. Una parodia di democrazia sequestrata dai partiti e dai suoi mediocri esponenti che la violentano, la abusano, la stuprano a comodo loro.

È un'Italia sconciata nel suo paesaggio, naturale e urbano, cosa che ha una certa influenza non solo sul gusto ma anche sul carattere e l'umore dei suoi abitanti, devastata dalla Televisione che sembra aver concentrato in sé l'intera vita nazionale dettando, insieme alla sua gemella Pubblicità che è il motore di tutto il sistema, i consumi, i costumi, la “way of life”, le categorie, i protagonisti e che ha finito per distruggere ogni cultura che non sia la sua subcultura.

È un'Italia che ha perso ogni freschezza, la sua antica grazia, senza sorriso, cupa, volgare, ossessionata dal denaro, dal benessere, dal corpo, dagli “status symbol”, dai gadget, dagli oggetti. Un'Italia ipocrita, pronta a commuoversi su tutto, solo per potersi autocompiacere della propria commozione, ma sostanzialmente indifferente all'altro, al vicino, al prossimo. Un'Italia senza misericordia.

Un'Italia ormai inguaribilmente corrotta, nelle classi dirigenti come nel comune cittadino, intimamente, profondamente mafiosa, come sempre anarchica ma senza essere più divertente, priva di regole condivise, di principi, di valori, di interiorità, di dignità, di identità. Un'Italia senz'anima.
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