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dimanche 26 octobre 2008

Google & neuromarketing

Info trouvée sur le blog de Nicholas Carr. Dans son effort continu pour monétiser YouTube, Google s'est adressé à la société Neurofocus, spécialisée en neuromarketing, "science" qui utilise :
des techniques de neuro-imagerie pour identifier les mécanismes cérébraux impliqués dans les comportements d’achat des consommateurs.

L’un des objectifs du neuromarketing est de s’assurer qu’un produit activera les zones du cerveau responsables de la sécrétion d’hormones, qui prédisposeront le corps à être séduit par un produit.

Le neuromarketing désigne deux concepts étroitement liés :
  1. l'étude, via les neurosciences, du fonctionnement du cerveau humain lorsque soumis à des stimuli publicitaires ;
  2. les techniques publicitaires qui en découlent et qui peuvent être rattachées aux réflexes conditionnés.

A. K. Pradeep, CEO de NeuroFocus (dont Nielsen est actionnaire), appelle cela la science de la persuasion...

Mais l'idée derrière tout ça, c'est qu'à l'introduction de nouveaux formats publicitaires (InVideo overlay et Text overlay, qui s'affichent en surimpression à la vidéo visionnée) doivent correspondre de nouvelles mesures :


Et plus précisément :
  1. analyser les ondes cérébrales ;
  2. tracer l'attention et les réactions émotionnelles via l'oculométrie, la dilatation de la pupille (nous savons par exemple que la pupille se dilate face à des stimuli plaisants et inversement...) et la Réponse Electro-Dermale (RED, ou GSR - Galvanic Skin Reponse : Réponse Galvanique de la Peau) ;
  3. mesurer un niveau de diagnostic, pour évaluer tout spécialement l'attention de l'internaute et son degré d'implication émotionnelle et de rétention mémorielle.
Tout ça pour prouver aux annonceurs qu'ils peuvent être tranquilles, que ce genre de pub est très impliquante et améliore fortement l'expérience utilisateur, chez qui elle génère une réponse positive vis-à-vis de la marque. D'où un ROI exceptionnel, qu'ils en soient ... persuadés !

Tout au moins Google espère qu'ils le seront, et ça n'a rien de subliminal. Quant aux internautes, que penseront-ils de ces techniques ? Je vous laisse la réponse...

Un dernier point : un commentateur de Nicholas Carr nous dit que Microsoft est également très actif dans ce domaine et, j'imagine, beaucoup d'autres acteurs. Après tout le neuromarketing n'est pas nouveau, et peut-on encore s'en étonner ?

Le deuxième commentateur affirme qu'il vaudrait mieux que chaque internaute apprenne à être "critique", un avis que je partage fortement. Ne reste plus qu'à donner un sens à "critique"...


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P.S. Voir les démos de ce type de pub...

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mardi 7 octobre 2008

Internet : partage des revenus publicitaires

Internet : partage des revenus publicitaires

L'Interactive Advertising Bureau et PricewaterhouseCoopers (PwC) viennent de publier un rapport sur la pub Internet aux États-Unis pour les six premiers mois de 2008 : 11,5 milliards $ de revenus, soit +15,2% par rapport à la même période de l'année dernière.

Je me suis surtout intéressé au découpage des revenus publicitaires :


De 2007 à 2008, le segment qui connaît la plus forte hausse est la recherche (44%), suivie par les affichages (33%) (bannières, rich media, etc.), tandis que les annonces (14%), la génération de prospects (7%) et le mailing (2%) stagnent.

Voici la progression des différents segments sur le quinquennat 2004-2008 :


Les deux types de monétisation qui se taillent la part du lion sont le CPM et les modèles basés sur la performance :


Deux autres rapports sont également disponibles :
  1. les tendances des dépenses publicitaires cross-media en ligne (Nielsen)
  2. l'état de la vente au détail sur le Web américain (comScore)
Enfin, n'oublions pas un dernier segment que ce rapport ne mentionne pas, mais qui n'en est pas moins actif pour autant : le spam !

Selon Symantec, voici la répartition des secteurs les plus touchés :


Les 17 millions de sites parking et plus jouent d'ailleurs un rôle considérable dans la pollution du Web et le partage des revenus. Mais faute de disposer de statistiques fiables, nous nous contenterons d'imaginer...


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