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mardi 17 avril 2007

La verticalisation des moteurs de recherche - suite

La verticalisation des moteurs de recherche - suite

[MàJ - 25 mai 2007] : conclusion

[MàJ - 18 avril 2007]

Après ma critique de Reportlinker, je m'attendais à recevoir un message de dénégation de la part des responsables du site, en revanche j'ai eu l'heureuse surprise de recevoir le courriel suivant, que je reproduis avec l'aimable autorisation de son auteur, Nicolas Bombourg :
Bonjour Jean Marie,

Je me permets de revenir vers vous pour donner suite à votre post sur notre service Reportlinker.
Si vous le souhaitez, je vous propose de vous inscrire gratuitement sur notre outil.

Vous pourrez y accéder pendant un mois. En échange, je vous demanderai, comme à tous les Beta-testeurs, de nous faire remonter toutes les bonnes idées qui vous viendront à l’utilisation de notre outil.

Je vous ferai également si vous le souhaitez remonter quelques informations concernant notre technologie. En effet, notre moteur est basé sur une technologie sémantique, générant à la volée des clusters basés sur les contenus des études identifiées, et permettant d’affiner les résultats sur 4 dimensions (langue, industrie, date de publication et zone géographique). À ma connaissance, Google CSE n’offre pas ces fonctionnalités.

Cette technologie est le fruit de 5 ans de R&D, a reçu le soutient de l’Anvar, ses coûts de développement sont aujourd’hui estimés à 2 M€.

Enfin, je suis également à votre disposition pour vous faire remonter des informations concernant les moteurs de recherche verticaux, et le Web 3.0 puisque notre société s’inscrit dans cette tendance. Vous en trouverez quelques extraits sur notre blog.

À l’image de notre site, ouvert depuis le début Avril, il est perfectible ;-)

Je suis à votre disposition pour en discuter par ailleurs, vous trouverez mes coordonnées ci-dessous. À bientôt,

Cordialement,
Nicolas
J'aime les gens qui jouent le jeu, je trouve cette démarche positive, ça va dans le bon sens. À mon tour j'accepte donc de bêta-tester le moteur pendant un mois, dans la plus grande impartialité, en faisant remonter mes observations à leur concepteur et je vous reviendrai ensuite avec un nouveau billet circonstancié sur ce nouveau moteur de recherche verticale. Dont l'idée m'avait séduit d'emblée, mais dont les conditions d'abonnement m'avaient immédiatement refroidi. En attendant je leur propose d'étoffer le volet "communication" de leur site, car ce qui semble couler de source pour eux est manifestement moins évident pour l'internaute lambda. D'où la première rédaction de cet article :

* * *

Depuis que j'ai publié mon dernier billet sur la montée en puissance des moteurs de recherche verticalisés, ou thématiques, ou spécialisés, etc., j'ai découvert Reportlinker, autre exemple de verticalisation d'outil de recherche qui répertorie pour l'instant 1,2 million d'études sectorielles en accès illimité... mais payant (on est d'ailleurs à la limite de l'abus de langage : illimité, certes, pourvu qu'on paye et qu'on renouvelle son abonnement chaque mois, pour la modique somme de 2 748,00 € à l'année !). Malheureusement, AMHA bien trop cher ! Encore un business model à la française...


Faire payer 129,00 € pour 24 heures (sic!) ou 229,00 € par mois pour permettre de télécharger des ressources gratuites (car j'imagine que la plupart sont accessibles gratuitement sur Internet), faut pas se moucher du pied !

Exemple : j'ai saisi "traduction" dans l'onglet de recherche, et la première page de résultats semble alléchante :


Problème, dès qu'on clique on arrive sur la page du "choix" de l'abonnement (conditions au 17 avril 2007)...

J'ai donc voulu tester le troisième résultat, dont le snippet dit textuellement : « Glossaire anglais-français 1 abbreviated sector breakdown ventilation sectorielle simplifiée; nomenclature simplifiée des secteurs abnormal » (238 pages).


Je l'ai repris tel quel et l'ai collé dans "mon moteur". Résultat, ça sort de suite et c'est gratuit.


Et comme vous pouvez le voir, le document fait bien 238 pages, donc pas d'erreur possible, c'est bien le même qui vous aurait coûté au bas mot 129,00 € chez ReportLinker.



Par simple curiosité, j'ai réitéré l'expérience avec les deux premiers résultats, qui en fait n'en sont qu'un seul, pour voir si je retrouvais le document sur Google avec les indications disponibles. D'abord, le binôme TRADUCTION + "profil de l'industrie" est très fréquent dans les études de marché canadiennes, dont la plupart sont publiées dans les deux langues. Dont acte. Quatrième résultat (puisqu'il est question de musique) :


Là aussi, 149 pages, c'est bien ça. À noter quand même que l'étude date du 30 septembre 2004, ce qui n'est plus tout jeune si on calcule en temps Internet. Et dans le lot de plus d'un million d'études "disponibles" annoncées, je me demande quelle est la part vraiment de première fraîcheur...

* * *

Sur le billet de Jean-Michel Billaut, source de cette info, les commentaires sont d'ailleurs plutôt aigres... Allez, venez chez moi, on fera ça à la bonne franquette :-)


P.S. Voilà encore un domaine où les anglo-saxons pourraient nous enseigner ce qu'il faut faire ... ou pas !

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