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jeudi 25 janvier 2007

Medias sociaux : les nouveaux moteurs de recherche

Médias sociaux : les nouveaux moteurs de recherche

Hier, Danny Sullivan a publié un article intitulé « Beyond Google: Social Media Engines First, Other Search Engines Second » (du genre : Après Google arrivent les moteurs des médias sociaux, et en dernier les autres moteurs de recherche), dont l'écriture a probablement été déclenchée par un billet de Michael Arrington rapportant les 11 principales sources référentes qui ont acheminé du trafic vers TechCrunch en décembre 2006.

Or, mise à part la primauté absolue de Google, les premières sources sont Digg, StumbleUpon, Reddit et Techmeme, Yahoo n'arrivant qu'en 10ème position, et encore, via sa déclinaison personnalisable et non pas via son moteur de recherche.

Danny s'interroge donc :
Je n'ai jamais encouragé les « search marketers » à ne s'intéresser qu'à Google en négligeant les autres. Au contraire, j'ai toujours insisté sur le fait que tous les canaux de recherche pouvant faire confluer du trafic vers vous sont importants.
(...)
Mais pourquoi TechCrunch a-t-il tant de visiteurs grâce à Google et pas via les autres moteurs de recherche principaux ? Est-ce parce que Google fédérerait à lui seul 70% des parts de marché de la recherche sur Internet, en générant l'essentiel du trafic "moteurs" sur vos sites (une tendance qui se reflète également sur les stats de Search Engine Land) ?
D'où la nouvelle notion de « moteurs de recherche des médias sociaux » (Social media search engines), en parallèle avec l'expression de « Social media optimization » forgée par Rohit Bhargavat, dont j'ai eu le plaisir de traduire les règles en son temps.

Une opinion qui résume un billet paru la veille sur le nouvel alphabet des médias sociaux : DNRS (Digg, Netscape, Reddit, StumbleUpon). Une belle revanche de Netscape sur Microsoft...

Avec deux absents de taille : Technorati et Delicious (en dépit des priorités affichées, autre revers pour Yahoo!)...

Au mois d'août dernier, j'avais traduit un article de Chris Sherman, compère de Danny Sullivan, sur la recherche sociale, qu'il critiquait tout en reconnaissant :
Malgré les questions évoquées ci-dessus, la recherche sociale reste prometteuse pour améliorer nos recherches d'informations et toutes nos activités chronophages sur le Web. Au final, il est probable que c'est un mix de recherche algorithmique et des différentes formes de recherche sociale qui nous donnera un système hybride, capable de véritablement satisfaire une large gamme d'exigences informationnelles.
Donc en six mois à peine, les choses semblent prendre tournure et donner aux médias sociaux le statut de moteurs de recherche à part entière. De nouveaux influenceurs, en quelque sorte...

Que pensez-vous de cette approche ?



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mercredi 10 janvier 2007

Ce que les anglo-saxons nous enseignent

Ce que les anglo-saxons nous enseignent
(un enseignement que nous ne savons pas recueillir)

Dès fin août dernier j'annonçais sur mon blog le départ de Danny Sullivan de Search Engine Watch (ils doivent le regretter...), alors qu'il n'avait pas encore décidé de son futur, ou tout au moins il n'en avait pas encore parlé, même si c'était dans l'air. Ce n'est qu'un peu plus tard, le 16 novembre, qu'il annonça sa nouvelle aventure dans SearchEngineLand, dont le PR est encore à 0, plus pour longtemps je suppose, vu l'explosion du trafic en moins d'un mois (c'est-à-dire du 11 décembre, jour du lancement officiel, au 8 janvier, date de publication des premières stats) !...


Après 30 000 pages vues pendant les dix premiers jours (si vous voulez comparer avec mes propres stats...), ce sont 135 000 pages vues dans le mois, soit environ 4 400 par jour, pour 85 000 visiteurs (2 700/jour). Une belle réussite pour un site à peine créé.

Donc, au-delà de la personnalité de son fondateur, comment expliquer cette énième success story ? Et qu'en apprendre ?

Car c'est bien cela qui m'intéresse. Tout d'abord, ce qui est remarquable, c'est le groupe dont Danny a su s'entourer. Que des grands noms, Barry Schwartz, Chris Sherman, Bill Slawski, Jennifer Slegg, Eric Ward (!), etc., par ailleurs tous très actifs sur leur blog perso.

Pour autant, constituer une équipe qui gagne ne signifie pas uniquement réunir des individualités particulièrement compétentes et talentueuses, mais surtout réussir à les fédérer autour d'un projet commun. Ajoutez-y un travail acharné, j'ai compté 260 billets publiés entre le 1er décembre 2006 et ce jour, à l'heure où j'écris, soit une moyenne proche de 7 articles quotidiens si l'on tient compte des fêtes. Sans oublier la qualité et la réactivité, voir la réponse de Bill à ma question...

Si je devais choisir parmi les qualités de cette équipe, outre le grand pragmatisme anglo-saxon qui n'est plus à démontrer, je dirais compétence, sérieux, humilité, cette dernière étant probablement ce qui nous manque le plus en France pour faire quelque chose de similaire. Car parlons peu, parlons clair. Malheureusement, rien de semblable n'existe chez nous ! Ne peut exister ?

C'est ça qui me fait chier chez les francophones (étant français moi-même, a priori, je sais de quoi je cause...), c'est que les individualités les plus talentueuses ne savent pas travailler ensemble, comme si on n'était pas capables de voir plus loin que le bout de notre nez. Trop d'égo, de petites rancoeurs, de querelles de chapelles, c'est moi le meilleur et pas toi, na na na. De vrais gosses (d'ailleurs les canadiens doivent bien rigoler de nous...), et une impossibilité chronique de faire un travail COMMUN de qualité. Pas dans les mots, certes, il suffit de se balader dans la blogosphère franco-française (qui tourne plus souvent qu'à son tour à la blaguosphère) pour voir que ce ne sont pas les beaux discours qui manquent.

Mais côté réalisation, rien à ma connaissance, un beau zéro pointé.

Alors on a les incontournables, les deux Olivier, Dupond & Dupont du référencement français, qui réseautent à tout va et vont de formations en publications, monopolisant la scène sans trop partager : au début de mon blog, O. Duffez signalait mes billets de temps en temps, puis il s'est arrêté brusquement, probablement par peur que je finisse par lui faire de l'ombre, mais enfin, qu'il se rassure, il suffit de comparer nos stats pour voir que c'est pas demain la veille (enfin, je le remercie encore d'avoir daigné se pencher sur mon cas).

Quant au second, O. Andrieu, qui sait fort bien faire sa petite cuisine (il n'est pas gaulois pour rien), malgré ses stats mirobolantes et son savoir-saire ou savoir-dire et écrire, il est quand même impliqué dans deux échecs retentissants, le lancement avorté du blog de Ask fini aux oubliettes et le désastre du SES Paris, lui qui est pourtant un inconditionnel de Danny Sullivan.

Bon, après ça, ils vont peut-être m'en vouloir à mort, je m'en tape, je ne fais pas partie du microcosme, et ce n'est pas mon but. Ceci étant, si ce devait être leur seule réaction, c'est qu'ils n'ont rien compris, et ce serait fort dommage. Vivre de ses rentes, ça va un temps, mais sur le Web on devient vite un dinosaure, et comme chacun le sait, ces bêtes-là ont disparu. Seul le coup de gueule de David a eu le mérite de soulever le problème, et ce n'est pas parce qu'il mentionne mon nom que j'écris ce billet, qu'on ne s'y trompe pas.

Non, ce billet est essentiellement pragmatique (j'essaie d'apprendre) : d'un côté, une formidable réussite collective (et individuelle aussi, certes, puisque Danny est bien le moteur de tout ça), à la hauteur de l'échec collectif du référencement français : proposer aux internautes francophones un site phare, ouvert et réactif, pour expliquer aux gens, dont la plupart n'y comprennent rien ou pas grand chose, ce qui se passe sur Internet. Et qu'on ne me dise pas qu'il ne s'en passe pas, des choses !

Donc je plaide pour davantage de partage et d'humilité de la part des acteurs historiques du référencement en France, c'est bien beau de se dissimuler derrière le manque de promotion d'une initiative ou autre, mais ça ne devrait pas servir d'alibi et dispenser de reconnaître ses torts. Et d'en tirer les leçons pour essayer de faire mieux la prochaine fois.

Enfin, pour conclure, qui sera l'émule de Danny Sullivan dans le paysage SEO/SEM francophone ?

Ce ne sera pas moi, c'est clair, je n'en ai ni la légitimité ni les compétences. Ni Loïc Le Meur, qui a certainement l'une et les autres, mais qui est trop politisé pour être crédible. Sur Internet, le combat Sarko/Ségo, ça gonfle et c'est relatif...

Moi je me contente de poser la question. Des réponses ?


P.S. Quand je vous parlais de la nécessité d'une forte logique commerciale derrière une initiative de ce genre (dans ma réponse au premier commentaire de Serge)...

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mardi 29 août 2006

Danny Sullivan quitte Search Engine Watch et les conférences Search Engine Strategies

Danny Sullivan quitte Search Engine Watch (SEW) et les conférences Search Engine Strategies (SES)

Lorsqu'une institution en quitte une autre...

J'ai déjà eu l'occasion de parler de SEW, or, pour tous les observateurs du Web, Danny Sullivan personnifie largement Search Engine Watch et, dans une moindre mesure, les conférences Search Engine Strategies, au cours desquelles se rencontrent régulièrement le must des marketers et des stratèges de l'optimisation pour les moteurs de recherche.

À ce jour, j'ai produit deux comptes-rendus de ces rencontres, l'un sur les stratégies pour les moteurs de recherche, et l'autre sur l'optimisation des blogs.

Danny explique sur son blog les raisons de son départ, essentiellement dû au fait que la société qui contrôle SEW & SES ne lui a pas reconnu une participation actionnaire significative, à hauteur du rôle qu'il joue dans l'essor de ces « institutions ». Pour autant, je ne m'inquiète pas pour son avenir, c'est l'une des personnalités les plus en vue du paysage Internet mondial.

Olivier Andrieu, le Danny Sullivan du référencement français, lui avait rendu hommage en mai dernier :
Mais il est surtout pour moi l'occasion de rendre hommage à Danny Sullivan (dont la photo illustre ce post), éditeur et créateur du site Search Engine Watch, sans qui je ne serais peut-être pas présent sur le "créneau" des moteurs de recherche depuis maintenant plus de dix ans... C'est bien son site qui m'a donné envie de créer Abondance (je reviendrai d'ailleurs un jour ici sur l'amusante genèse de ce nom) et qui m'a donné l'idée d'une lettre professionnelle sur le domaine, modèle économique qui fonctionne encore aujourd'hui (la lettre "Recherche et Référencement" va bientôt fêter son 2 500ème abonné)...

Un grand merci donc à Danny pour ses bons conseils au lancement de mon activité (s'en souvient-il seulement ? ;-) ). Me voir classé devant lui dans n'importe quel "Hit parade" du Web, c'est un peu comme si Google lançait un outil sans version bêta : impensable, voire indécent... ;-)

See you soon at the next Search Engine Strategies, Danny!

Vous pouvez intervenir dans un fil de discussion, en anglais, sur le forum de Search Engine Watch, ou lire un récapitulatif plutôt exhaustif des réactions, toujours en anglais. Danny a également ouvert un groupe Yahoo pour suivre son évolution. Or je suis sûr qu'il nous réserve bien des surprises !

Juste une anecdote personnelle à son propos : bien qu'il soit l'une des personnalités les plus demandées et les plus occupées du Web, je lui avais envoyé un courriel pour savoir ce qu'il pensait de « the Ultimate Search Engine », et sa réponse ne s'est pas fait attendre. Disponible et sans avoir la grosse tête. La quantité des commentaires laissés sur son blog en témoigne.

All the best for your future, Danny.


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