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jeudi 13 décembre 2007

Facebook ouvre l'architecture de sa plateforme

Facebook ouvre l'architecture de sa plateforme. Bebo fait de même.

Interface sociale

L'annonce a été publiée hier, ce qui veut dire en clair que la plateforme de Facebook va maintenant pouvoir servir de modèle pour d'autres sites sociaux.

La formule prévoit également de licencier les procédés et les tags actuellement utilisés par le site, ce qui veut dire que tous ceux qui développent des applications sur Facebook pourront aussi les placer sur d'autres réseaux sans devoir les retoucher.

La documentation, les consoles de test, l'implémentation des tags au format FBML et les spécifications sont donc disponibles pour les développeurs qui voudront s'en servir.

Par conséquent, en même temps que ça va permettre à la plateforme de se développer, tous les tiers qui le souhaitent pourront aussi construire des applications en tirant parti des outils marketing puissants de Facebook.

Il est évident qu'après l'ouverture d'Open Social, Facebook pouvait difficilement faire autrement que de s'ouvrir à son tour !

Une logique immédiatement adoptée par Bebo :
Grâce à l'implémentation des standards ouverts de Facebook par Bebo, les développeurs peuvent toucher une audience plus large, ce qui signifie davantage d'applications, et au final un plus grand bénéfice pour les utilisateurs de Bebo ET de Facebook.

"With Bebo's implementation of Facebook's open standards, developers can expand their reach, which will lead to even more application development, and ultimately benefit both Bebo users and Facebook users," (Adam D'Angelo, chief technology officer, Facebook).
La liste des partenaires associés à l'initiative de Bebo est longue :

Atomic Moguls, Astrology.com, Bantr, Befunky, Blurb, Bunchball, BunnyHero Labs, CBS, Chainn, Inc., Fashmatch, Flixster, Gaia Online, Gap, Inc., Goodreads, iLike, Jangl, Kadoink, Last.fm, MesmoTV, National Basketball Association (NBA), NBC Universal, Ooga Labs, Pickspal, Pocketbook, PokerSavvy, Presidio Media, Qloud, RockYou, Slide, Social Media, Wallop, Webs.com, WidgetBox, Where I've Been, Yahoo! (qui a également de nombreuses extensions intéressantes), Youweb, YouthNoise...

Nous avons donc deux principaux blocs qui s'affrontent dans la "guerre" pour la suprématie des réseaux sociaux, Facebook d'un côté, Google de l'autre (et le reste au milieu et à la périphérie...) :


Comme nous le signale Dave McClure en commentaire sur Flickr, il a intentionnellement laissé hors du graphique Yahoo, Microsoft, eBay, Amazon & AOL ... jusqu'à ce qu'ils annoncent quelque chose, et a oublié SixApart, Wordpress & Plaxo, qu'il compte bien ajouter dans sa prochaine version vision de Social Graph Platform Wars...

Et moi j'y ajouterais Netvibes ! (voir ici...)

Ce même graphe social que Tim Berners-Lee vient de nommer Giant Global Graph, comme me le signale Alex en commentaire, concept que Francis Pisani rend par le Graphe Global Géant ou la granularité connectée...

En attendant, cette invasion des plateformes sociales (également au sens de Social OS...) dans nos présences Internet va considérablement bouleverser la donne, tant pour les internautes que pour les entreprises. D'ailleurs il est déjà question de portabilité entre les réseaux sociaux et de droits des utilisateurs de ces mêmes réseaux. [Début]

* * *

Car pour faire un parallèle, la progression indiscutable du Web 1.0 vers le Web 2.0 s'accompagne de l'évolution inéluctable d'une présence individuelle (particulier ou entreprise) vers une présence "sociale". Finie la théorie du nœud papillon, avec des îlots épars et déconnectés du cœur du réseau, sans liens et sans circulation : « à présent les hyperliens ne sont plus des liens entre les sites mais des liens liaisons (hyperliaisons ?) entre les personnes, via les réseaux sociaux... » (cf. Brian Breslin et Alex de Carvalho).

J'entends donc par "social" une espèce de mash-up des différents outils et moyens de construire son positionnement et sa visibilité sur Internet, où chacun prendra ce qui lui sert au mieux de ses désirs et intérêts pour élaborer sa propre "interface sociale" :


Via Netviber. Et encore, les choses ne sont-elles pas figées, tout ça va aller en se complexifiant, pour que chacun/e remette de la simplicité là-dedans, ce ne sera pas une mince affaire !

L'époque où on pouvait affirmer "mon réseau social, c'est mon blog" est déjà révolue (certains pensent le contraire), désormais ce sera "mon réseau social, c'est Internet"...

Et mon interface sociale pour gérer ça, l'éventail des ingrédients que je choisirai comme composantes de ma présence sur Internet. Qui ne seront plus trois mais une myriade, en fonction des goûts et intérêts de chacun/e.

Avec pour corollaire que ce qui vaut pour l'individu est a fortiori encore plus vrai pour l'entreprise... Dont la présence ne pourra plus se limiter à un simple site, aussi sophistiqué soit-il, mais devra être multiforme, polyvalente et participative pour faire sens : sens = sémantique = Web 3.0...

Ce sera mon clin d'œil conclusif. ;-) [Début]


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3 commentaires:

Nicolas Cynober a dit…

Très bon article

ignazio lofaro a dit…

Très belle réflexion Jean Marie une fois de plus.
la compétition se jouera bien au niveau de l'ouverture.
l'identité et la visibilité numérique forcément sera l'affaire de tous.
Une petite remarque toutefois, la construction d'un widget demande une expertise surtout au niveau de l'ergonomie on se retrouve avec la même problématique que les portables, je pense que les sociétés capables de proposer une interface intuitive sur si peu de place feront la différence, mais l'avantage d'un widget reste toute de même que l'on peut l'ouvrir en Full sur l'écran.

Jean-Marie Le Ray a dit…

Merci à vous deux.

Ignazio, la réflexion sur les widgets ne fait que commencer mais je crois effectivement que ce sera un moyen clé de différenciation.
Y compris pour les développeurs qui seront capables de s'adapter à la demande et de proposer un rapport qualité-prix optimal.

Jean-Marie