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samedi 31 janvier 2009

Google - Click Forensics : que cache la rumeur ?

Très étonné par cette affaire de fausse rumeur depuis avant-hier, j'essaie de m'expliquer le pourquoi du comment.

Or quelle n'a pas été ma surprise de découvrir sur le compte Twitter de Tom Cuthbert, fondateur et PDG de Click Forensics, qu'il cautionne lui-même cette rumeur dans deux messages twittés :
  1. l'un renvoyant vers le premier article à l'origine de la rumeur :


    en citant expressément ce paragraphe :
    Google and Click Forensics have often locked horns in the past over the rate of click fraud. Google has accused Click Forensics of being inept in its methodology and misleading in its results in order to make the problem seem bigger than it is. Meanwhile, Click Forensics has charged that Google has purposefully trivialized click fraud and mischaracterized it as a minor problem.
    Signalons pour autant que toute la partie graissée n'est qu'un copier-coller, liens compris, d'un paragraphe identique, écrit à la lettre près plusieurs mois auparavant... par le même journaliste (qui en plus étaye son "article" en citant un courriel remontant à 2007...) !

  2. l'autre définissant le billet de Search Engine Watch comme étant probablement le meilleur article jamais rédigé sur la question !


    Il est également repris dans la rubrique presse du site :

Alors même que celui-ci ne dit rien de nouveau mais se contente de réélaborer sur la base du premier, qui lui-même reprend des infos vieilles de plus de deux ans !

Bizarre, vous avez dit bizarre... Ou, juste par hasard, est-ce que la collaboration Google - Click Forensics ne battrait pas de l'aile ?


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Google - Click Forensics : la fausse rumeur monte...

Suite : Google - Click Forensics : que cache la rumeur ?


J'ai montré hier que le seul article à l'origine de cette rumeur se fondait sur un courriel datant de plus de deux ans, alors que l'article signé Juan Carlos Perez, d'IDG, n'avait été publié qu'avant-hier sur The Industry Standard !


Or hier The Industry Standard en remettait une couche, sous la signature d'un autre journaliste, Lincoln Spector :


Probablement satisfait de la montagne de rétroliens qu'a dû leur attirer le premier article, ce deuxième morceau de pure information ne fait rien d'autre que de répéter les mêmes choses, si ce n'est que pour mieux appuyer ses dires, il se base sur un autre article de Search Engine Watch, rédigé à partir des mêmes sources éculées...

Or la sauce commence à prendre,


et la rumeur à dépasser les frontières US !


J'ignore ce que dit le japonais, mais le titre italien, c'est "Google rejette les accusations de fraude aux clics" !

Encore à suivre...



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P.S. Hier encore, sur son blog, Click Forensics déclarait :
But Google’s results showed an 18% growth in paid clicks and revenue. That’s just stellar. Since Google controls the large majority of the search market and 98+% of Google’s revenue comes from paid search, this means two things. One, Google is increasing market share. No news there. Two, the market as a whole is still growing at double-digit rates. That’s the real surprise and the truly good news.
À la limite, il y aurait même une troisième explication possible, qui coule de source....

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vendredi 30 janvier 2009

Google et la fraude aux clics

Google - Click Forensics : la fausse rumeur monte...
Google - Click Forensics : que cache la rumeur ?

Comment réagit Google, face à ce problème qui refait surface assez régulièrement, au moins depuis 2006 (année où la fraude aurait coûté 666 millions $ aux annonceurs...) ? Signe que non seulement il n'est pas résolu, mais encore qu'il est en hausse constante, selon un communiqué récent de Click Forensics, et conformément à certaines prévisions.


D'après la terminologie française adoptée par Google, les "clics incorrects" sont détectés par diverses techniques avancées de détection, de filtrage et de contrôle, et communiqués aux annonceurs.



Google a également publié plusieurs rapports, dont celui d'un expert indépendant, M. Alexander Tuzhilin, et plus récemment un document intitulé Report on Third-Party Click Fraud Auditing. Vous pouvez aussi consulter ce doc de Boris et Eugene Mordkovich qui explique les mécanismes frauduleux.

D'ailleurs, Google collabore avec Click Forensics depuis l'année dernière. Or ce matin, je lis dans mes flux que Google contesterait le rapport à peine publié, d'après un email dont la teneur est la suivante :
These estimates continue to count clicks Google does not charge to advertisers as fraudulent, so they are not actually click fraud estimates, ... Furthermore, their estimates have never reflected the invalid click rates we see at Google, ...
Problème : l'article signé Juan Carlos Perez, d'IDG, a été publié hier !


alors qu'on retrouve trace du même email dès ... 2007, pour une affaire qualifiée de dépassée déjà à l'époque !

Ça n'empêche pas les internautes américains d'en débattre encore aujourd'hui, comme hier.

Donc, pour l'instant, je n'ai pas trouvé d'autres sources corroborant cette contestation par Google du rapport de Click Forensics, et l'info commence à être reprise telle quelle...


Mais qu'en penser pour autant ? Que le silence de Google face à ces chiffres et aux déclarations de Click Forensics (Google’s results showed an 18% growth in paid clicks and revenue. That’s just stellar.) est une confirmation implicite de leur réalité ? Et, si oui, à quand une réaction "officielle" ? À suivre...


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P.S. À titre de comparaison, l'année dernière Google minimisait l'impact de la fraude en ne reconnaissant "officiellement" qu'un taux de clics incorrects qui passeraient ses filtres inférieur à 0,02% de l'ensemble des clics.


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mercredi 26 juillet 2006

Google communique les taux de clics invalides à ses annonceurs

Actualité oblige ! Ce qui n'était hier qu'une mise à jour passe à la une aujourd'hui. J'extrais donc la dernière partie de mon billet précédent pour en faire un article à part entière :
Quant à la fraude aux clics, un problème étroitement lié avec tout ce qui précède, avant-hier le blog officiel de Google a sorti l'info de la publication d'un rapport indépendant, diligenté dans le cadre d'un précédent procès et rédigé par le Professeur Alexander Tuzhilin, qui conclut, après 47 pages d'explications :
In summary, I have been asked to evaluate Google’s invalid click detection efforts and to conclude whether these efforts are reasonable or not. Based on my evaluation, I conclude that Google’s efforts to combat click fraud are reasonable.

En bref, j'ai été mandaté pour évaluer les actions entreprises par Google afin de détecter les clics invalides (ou abusifs), et pour conclure en déterminant si ces efforts étaient "raisonnables" ou non. Selon mes estimations, j'en conclus que les efforts déployés par Google pour combattre la fraude aux clics sont "raisonnables".
Qu'en termes choisis, ces choses-là sont dites ! Mais enfin, s'il le dit...

[MàJ - 25 juillet 2006] La conclusion (la seule à laquelle il pouvait parvenir) du Professeur Tuzhilin n'aura pas beaucoup servi à Google, dont la proposition de règlement devant la justice américaine a été rejetée par les parties adverses...
[Mercredi 26 juillet 2006, 18h] : probablement sous la pression d'une décision de justice lourde de conséquences (dans les jours qui viennent, une audience se tiendra devant le juge Joe Griffin, de l'Arkansas, saisi pour évaluer et satuer sur les objections faites à la proposition de règlement avancée par Google Inc. sur la fraude aux clics), la société de Mountain View a décidé de dévoiler aux annonceurs qui enchérissent sur les AdWords quel est le taux estimé de clics invalides sur leurs mots clés :

Invalid Clicks Rate
These clicks are filtered in real-time by our systems before advertisers are charged for them. The resulting data will of course differ from one advertiser to the next. In addition, a much smaller number of invalid clicks may also be credited to advertisers’ accounts after-the-fact, as the result of a publisher being terminated from the AdSense program for invalid click activity. These will appear as account-level credits.

Ces clics sont filtrés en temps réel par nos systèmes, avant que les annonceurs ne soient facturés dessus. Les résultats vont naturellement varier d'un annonceur à l'autre. En outre, une quantité moindre de clics invalides pourra aussi être créditée au compte de l'annonceur a posteriori, dès lors que l'éditeur responsable de la fraude aux clics aura été banni du programme AdSense. Ce crédit résultera au niveau du compte de l'annonceur.
Détails supplémentaires (je viens de voir que la traduction française officielle de Google pour « invalid clicks » est « clics incorrects », un euphémisme à mon avis, mais pour une fois, on ne va pas jouer sur les mots. Il faudra voir le niveau d'implantation terminologique :-)

Une petite révolution qui intervient ... moins d'une semaine avant l'audience, serait-ce un hasard ?

MàJ - 28 juillet 2006
: Règlement accepté !

Finalement, je me suis avancé un peu vite en pensant que le rapport du Professeur Tuzhilin n'aurait pas beaucoup servi à Google, qui en sera donc de sa poche pour 90 millions de dollars, le tribunal ayant décidé de rejeter les quelque 70 objections à la proposition de règlement de Google, jugée (c'est le cas de dire) « fair, reasonable and adequate », soit « honnête, raisonnable et appropriée ». Dont acte. Même si certains ne sont pas d'accord...

Lien connexe : La dérive publicitaire sur Internet : les incohérences de Google (entre autres)...




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