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lundi 27 février 2006

Googlepages : les 500 premières pages !

Les 500 premières Googlepages !

En dépit d'un boulot monstre, j'écris ce billet animé par un sentiment d'urgence. Voilà toute la journée que la requête « site:googlepages.com » donne 516 résultats !

Comme j'imagine que ça ne va pas durer longtemps, si l'on en croit le succès des premiers jours qui a déjà dépassé les prévisions mêmes de Google, j'ai eu envie de faire un instantané de ces 500 premières pages, saisir sur le vif un morceau de l'histoire d'Internet, tirer un « cliché pour la postérité », pour que ceux qui liront dans 2 ou 3 années-Internet (plus ou moins égales à 2 ou 3 années-lumière) puissent se rappeler (ou juste avoir une idée) de l'Internet jurassique et des premiers pas du Googlosaurus...

J'ai donc procédé comme suit :
  • téléchargement des 516 résultats dans un fichier Adobe Acrobat
  • conversion du PDF en RTF
  • préparation du fichier pour ne garder que les résultats
  • création d'un tableau en trois colonnes, avec :
  1. le numéro progressif dans la colonne de gauche
  2. le résultat in extenso au milieu
  3. le code ISO de la langue dans la colonne de droite
Aperçu du fichier ainsi créé :


Ça m'a permis de me faire une idée rapide de la répartition linguistique et de la teneur des pages. Rassurez-vous, rien de scientifique dans ma démarche, même si j'envie beaucoup les véritables études..., c'est juste un petit boulot d'amateur, avec probablement quelques erreurs, qu'on veuille bien me les pardonner. Et si quelqu'un veut approfondir la chose, mon fichier est à sa disposition.

RÉSULTATS

Sur les 516 résultats, le décompte final n'a fourni que 513 sites, dont Googlepages lui-même et 3 sites introuvables :

soit 509 sites (dont 1 se répète 2 fois, 1 4 fois et 1 8 fois !), avec au final un total exact de 500 sites ainsi répartis, 1) par langues, et 2) par domaines :

1. RÉPARTITION PAR LANGUES

En noir et blanc :

En couleur :

Donc, on le voit, les pages en français, qui sont ex aequo au sixième rang avec les pages italiennes, ne représentent que 3% de l'ensemble, pas de quoi pavoiser ! Je sais que l'info n'a pas grande valeur, mais c'est toutefois un indice de réactivité, et les anglo-saxons sont bien toujours les premiers sur le Web, quoi qu'on en dise...

2. RÉPARTITION PAR DOMAINES

Là encore, mon analyse est plus intuitive que factuelle ! Mis à part environ 30% de sites dont j'ignore la langue, au pif, les grands domaines qui s'en dégagent sont, par ordre d'importance :
  1. les pages d'humour
  2. les pages de test (beaucoup sont en latin, allez savoir pourquoi !)
  3. les pages de pub et de spam (ou spages)
  4. les pages sérieuses (il y en a quelques-unes)
  5. les pages critiques
  6. les pages tendres
  7. les autres pages...
Il est 1 heure du mat' et je vais pas détailler tout ça à fond, voici juste quelques réflexions, pêle-mêle, en sautant les points 2 et 3 vu que ça n'apporte rien.

Entre ceux qui se prennent la tête

et ceux qui se prennent pas au sérieux,

entre ceux qui font des critiques voilées tout en profitant de l'aubaine

et ceux qui critiquent tout court

entre les laconiques

et les pris de panique

entre ceux qui bullent

et ceux qui bossent

entre ceux qui provoquent

et ceux qui expliquent

tout l'univers

semble se googlifier

même si tout ça manque parfois d'altitude


Je dédie ce billet à Marie...

Ciao, J-M

jeudi 23 février 2006

Le contenant et le contenu

I - Mots clés

Le premier mot clé
Ces mots clés qui vous ouvrent les portes de la blogosphère
Le compromis du choix des mots clés

Pour planter le contexte, le contenant sera le blog. Je ne dis pas spécialement mon blog, je dis le blog, un blog en général, le vôtre si ça vous arrange.

Au lieu d’un blog j’aurais pu choisir un site, voire un wiki, mais pour l’heure je me limiterai au blog, pour une raison simple : son interactivité.

Ou son pouvoir de susciter le dialogue, si vous voulez. Voilà pour la forme.

Pour le fond, « Content is king », le contenu est roi, à l’instar du client...

Tout référenceur qui se respecte ne vous dira jamais le contraire !

Le contenu est roi et son royaume est l'Internet.

Proverbe chinois :
« Un voyage de milliers de kilomètres commence par le premier pas »
Transposé, ça nous donne :
« Un blog de milliers d’articles commence par le premier mot »
Allez, au hasard, on l'appellera le premier mot clé !
  1. Trouvez le premier mot et vous avez votre blog !
  2. Prenez ensuite un sac de mots - votre sac, tant qu’à faire -, et remplissez-le en vrac. De mots clés. De vos propres mots. Qu’il déborde, vous trierez ensuite...
  3. Réfléchissez, calculez, malaxez, pesez, il y faut du temps et du travail...
  4. Enfin, du premier au dernier, choisissez avec soin, faites comme les poètes, qui n'emploient jamais aucun mot par hasard !
Voilà, vous avez les mots, vous avez votre levain.

Il n'y a plus qu'à faire lever la pâte de votre texte, et qu'on l'appelle billet, page, article, message ou autre ne changera rien à l'affaire. [Début]

* * *
Pour vous exercer avec un exemple pratique, puisque j'ai cité un proverbe de l'Empire du Milieu, vous pourriez nous faire partager vos talents de sinologue en commençant par les 236 mots clés censurés par le gouvernement chinois, dont la liste parle d'elle-même. Quelques extraits traduits :
  • La terreur rouge (Red Terror)
  • Dénoncer le Département de la propagande centrale (Denounce the Central Propaganda Department)
  • Les villageois combattent avec des armes à feu (Villagers fight with weapons)
  • Soldats démobilisés réaffectés à d'autres industries (Demobilized soldiers transferred to other industries)
  • Maladies des pieds et de la bouche (Foot and mouth disease)
  • Pétition contre le TGV (High-speed train petition)
  • Recruter un tueur pour assassiner sa femme (!) (Hire a killer to murder one's wife)
  • Système d'accès au marché (Market access system)
  • Salaire des militaires (Military wages)
  • Suicide du maire (Suicide of deputy mayor)
  • Les dix villes où la qualité de la vie est la plus mauvaise (j'abrège :-) (Top ten worst cities)
  • La vérité, la compassion, la tolérance (Truth, Compassion, Tolerance)
  • Sites Web Occidentaux, publications et groupes de dissidents (Overseas Web Sites, Publications and Dissident Groups)
  • Forum sur la démocratie et la liberté (Freedom and Democracy Forum)
  • Forum sur la voix du peuple (Voice of the People Forum)
  • Minorités ethniques (Ethnic Minorities)
  • L'indépendance du Tibet (Tibet independence)
  • Le massacre de Tiananmen (Tiananmen massacre)
Cet exemple a contrario donne une preuve éclatante de la pertinence des mots clés. Ah, la Chine, un pays où il fait bon vivre et s'exprimer !

* * *
Donc, pour en revenir à ces mots clés qui vont vous ouvrir les portes de la blogosphère, c'est à partir d'eux que vous allez créer votre contenu, et comme chez le boulanger, si le pain est bon, les clients reviendront !

Or on ne devient pas boulanger du jour au lendemain, c'est sûr. Mais vous n'êtes pas tout seul. Il y a des outils, des générateurs de mots clés, par exemple.

Vous leur enfournez le premier, ils vous fournissent les autres, et ça prend une fraction de seconde ! Testez-les, vous risquez d'être surpris par leur efficacité : Google, Overture, Miva (même s'il faut saisir un code en respectant la casse - majuscules), ou encore Kartoo ou Exalead (voir aussi les termes associés), ils sont pas mal non plus. Enfin si vous souhaitez épuiser le sujet, voici d'autres générateurs (ici et ) et outils utiles.

Et vous pouvez répéter l'opération pour chaque article, chaque thème, au gré de vos envies, ou de l'actualité... [Début]

* * *
Le compromis du choix des mots clés

L'utilisation de ces générateurs est importante, puisqu’elle vous indique quels sont les mots clés – en rapport avec vos centres d’intérêts – que cherchent les internautes dans les moteurs.

Or cette recherche n’est que la première étape, maintenant il va falloir l'affiner pour vous positionner sur les mots clés – ou les blocs de mots clés – que vous aurez choisis.

Mais comment choisir ? Imaginez une pyramide inversée, avec en haut la base et en bas le sommet, où la base contient les termes génériques et le sommet les termes spécifiques (optimisés et à optimiser).

Ces termes sont le fruit d’un compromis. Entre les produits, services, opinions ou messages que vous voulez mettre en avant (votre OFFRE), et ceux – produits, services, opinions ou messages – que les internautes recherchent (leur DEMANDE).

Internet, comme dans toute économie de marché, est soumis à la loi de l’offre et de la demande. À vous de faire en sorte qu’il y ait rencontre entre les deux. Ou à quoi et à qui cela servirait-il que vous optimisiez vos pages en vous positionnant sur des mots que personne ne cherche ? Si un visiteur arrive sur votre site, ou votre blog, c’est qu’il y vient pour quelque chose. En est-il conscient ? Pas toujours. En tout cas, c’est à vous de capter son attention, et vous avez très exactement sept dixièmes de seconde (en) pour le faire !

Mais le compromis ne concerne pas que l'offre et la demande. Il est également quali-quantitatif, en ce sens qu’il ne suffit pas forcément de générer le plus de trafic possible, encore faut-il générer un trafic de qualité. Ce qu’on nomme à présent des stratégies de trafic, indissociables des stratégies de liens.

Ces deux types de stratégie ayant le dénominateur commun de reposer sur des stratégies de mots clés.
Avec en amont une stratégie de présence, pourquoi être sur Internet ?, et en aval une stratégie de visibilité, comment être sur Internet ?
Mais comme dit l’autre, ça c’est une autre histoire... [Début]


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vendredi 17 février 2006

Stratégies de liens vs. stratégies de trafic : évoluer avec son temps

Stratégies de liens vs. stratégies de trafic : évoluer avec son temps
(La popularité sur Internet prend un nouveau sens)

Décidément, ces jours-ci, mon blog est très influencé par l’actualité de WebRankInfo. Avant-hier parce qu’Olivier Duffez citait mon blog dans son actu, et hier parce qu’il mentionne une source dont la lecture a retenu mon attention.
J’ai donc contacté l’auteur, Rae Hoffman, qui m’a donné l’autorisation de traduire son article, sous quatre conditions :
  1. Signaler expressément que j’ai son accord
  2. Citer la source et faire un lien vers l’article, intitulé en anglais : Link Development vs. Traffic Development and Staying with the Times (Popularity Has a Whole New Meaning)
  3. Citer le nom de l’auteur et faire un lien vers son site
  4. Informer les internautes que la version française ne pourra être utilisée ni recopiée sans l’autorisation préalable de l’auteur


Dont acte.


Ma traduction n’est pas intégrale, puisque je n’ai traduit ni les exemples ni la conclusion, en me disant que chacun imaginera comment trouver chaussure à son pied et comment conclure à son goût ! Bonne lecture de ces 10 principales différences entre hier (2003) et aujourd’hui (2006).

Préambule

Si vous envoyez des centaines de demandes d’échanges de liens chaque semaine, ou si vous avez encore sur votre site une section de 14 pages de liens, veuillez procéder comme suit. Allez tout en bas à droite de votre écran, où se trouve la date, placez votre curseur et double-cliquez pour remettre vos pendules à l’heure : nous ne sommes plus en 2003 mais en 2006 !

Maintenant, vous souhaitez peut-être concentrer vos efforts sur des actions marketing fructueuses pour votre site. À noter que je parle de marketing, et non pas de stratégies de liens. La barre est un peu plus haut, certes, mais vous pouvez sauter l’obstacle ou renoncer, c’est à vous de jouer. En ces jours de grande sophistication, sophistication des algorithmes et sophistication du niveau de compétition, vos visiteurs aussi attendent de votre site qu’il soit plus sophistiqué.

Stratégies de trafic

Les stratégies de liens évoluent et se personnalisent désormais en stratégies de trafic. Inutile aujourd’hui d’explorer le 146ème lien exclusif de la 10ème page de l’énième section d’échange de liens d’un site complètement hors sujet en vous disant que vous allez berner les moteurs pour leur faire croire que le vôtre vaut quelque chose.

Laissez tomber les moteurs et concentrez vos actions sur les bonnes vieilles ressources humaines. Le but c’est d’obtenir du trafic, pas des rétroliens. Le but c’est de capter l’attention, pas d’augmenter votre PageRank. Le but c’est d’être recommandé par les internautes, pas par les algorithmes et autres savants calculs mathématiques.

Hier, les stratégies de liens, c’est out.
Aujourd’hui, les stratégies de trafic, c’est in.


1. Hier
Utiliser un logiciel pour envoyer des centaines de demandes d’échanges de liens, et contacter les webmasters sur leurs adresses de courriel que vous avez récupérées avec votre aspirateur de site pour tout leur expliquer sur le référencement, sur comment ça marche, et les convaincre des avantages qu’ils auraient à faire un lien vers votre tout dernier site.

Aujourd’hui
Trouver des sites qui ont des domaines d’intérêt proches du vôtre mais avec un contenu trop général et peu pertinent, pertinence que vous offrez sur votre site ou dans une section dédiée de votre site, existante ou à créer ; écrivez alors au webmaster un courriel personnalisé à son adresse e-mail, en lui donnant sur son site des détails que seul un visiteur humain peut noter, et en lui expliquant en quoi un lien vers votre contenu serait aussi un atout pour ses lecteurs.

* * *
2. Hier
Acheter des liens sur n’importe quel site ayant un bon PageRank et espérer qu’en les indexant les moteurs se diront que si votre site a un lien sur des sites aussi populaires, c’est qu’il est de qualité. Ou réussir à caser sur un éventail de sites un lien en bas de page d’accueil et obtenir 5000 liens pour le prix d’un. Mieux encore, trouver un gros réseau ayant ses propres revendeurs et puiser dans leurs listes de liens branchés.

Aujourd’hui
Acheter des liens qui vont générer du trafic et sont placés à un endroit de la page bien visible pour les visiteurs, et traiter le prix d’achat en prétendant que les moteurs de recherche n’existent pas. Et si vous achetez un lien, négociez en privé avec le propriétaire du site, ou bien faites appel à un courtier qui fera la même chose que vous avec une clientèle restreinte d’acheteurs.

* * *
3. Hier
Écrire des articles de 300 mots d’une qualité moyenne pour les soumettre à une cinquantaine de répertoires d’articles. Ressasser les mêmes articles sur des sujets rebattus en les soumettant 50 fois pour le même site à la même cinquantaine de répertoires, avec toujours au bas de l’article la même présentation biographique.

Aujourd’hui
Écrire des articles de 800 mots destinés à des sites qui en accepteront la publication pour le mérite de leur contenu, et non pas parce que vous savez comment remplir un formulaire ; à chaque fois, rédigez des articles personnalisés en fonction du contenu de chaque site, en les truffant généreusement de liens vers d’autres sites, mais sans oublier d’inclure un lien vers le vôtre, qui pointera si possible vers un contenu pertinent pouvant aider à mieux comprendre ou approfondir votre article.

* * *
4. Hier
Identifier le top-50 des mots clés de votre secteur, et rédiger un article passe-partout destiné à l’internaute lambda qui ne fera que répéter à l’infini les mêmes informations qu’on peut déjà trouver partout sur le Web. Du genre « Comment faire des bonnes affaires au rabais sur le dernier machin-truc-chouette à la mode ».

Aujourd’hui
Identifier le top-50 des mots clés de votre secteur, et les reprendre dans un article intéressant en rapport avec votre sujet, qui traite la question de façon inhabituelle et pertinente, que vos lectrices et lecteurs qui ont envie d’aller au-delà du premier paragraphe ne s’ennuient pas à mourir !

* * *
5. Hier
S’adresser à des agences de presse virtuelles pour soumettre des communiqués dans le seul but de glaner quelques liens entrants de plus pour votre site.

Aujourd’hui
Attendre que vous ayez un article sur un nouveau sujet, voire en créer un, et soumettre un communiqué bien ficelé à une agence de presse virtuelle triée sur le volet, qui s’attachera à gagner l’attention des médias en vous garantissant une bonne visibilité dans les principaux moteurs de recherche.

* * *
6. Hier
Soumettre votre site à 200 répertoires de sites libres et à une poignée de répertoires payants avec un PageRank honnête et des prix modestes, pour tenter de booster la quantité de liens vers votre site.

Aujourd’hui
Ne perdre ni son temps ni son énergie à ce genre d’exercice, à moins que le répertoire en question ait des statistiques importantes en termes de pages vues, afin d’être assuré qu’il générera un trafic important.

* * *
7. Hier
Choisir 10 phrases clés et développer des liens reprenant les mots de vos phrases, en veillant à élaborer au moins un lien pour chaque phrase. Contacter les webmasters qui ne vous donnent pas les ancres de liens textes souhaitées pour leur demander de les modifier.

Aujourd’hui
Encourager la diversité au niveau des ancres de textes destinées à vos liens entrants, et laisser aux webmasters la liberté de choisir leurs mots et de faire comme bon leur semblera.

* * *
8. Hier
Poster dans des forums à la va-vite pour obtenir une poignée de lien provenant d’une cinquantaine de domaines différents.

Aujourd’hui
Trouver une communauté (ou quelques-unes) et devenir un membre régulier, dont les contributions sont toujours valides et utiles.

* * *
9. Hier
Mouliner des programmes automatiques saturant de milliers et de dizaines de milliers de liens les blogs, les guest-books, les forums, etc.

Aujourd’hui
Faire appel aux services de personnes compétentes pour brasser des idées et mettre au point de nouvelles stratégies de trafic.

* * *
10. Hier
Créer un blog sur un sous-domaine libre pour y mettre quelques billets vantant à longueur de phrases la valeur de vos produits, un peu trop généreusement truffés de liens vers votre propre site.

Aujourd’hui
Créer un blog ayant une réelle valeur ajoutée et la capacité de capter du trafic qualifié vers votre domaine (ou vers un domaine séparé, pour d’éventuelles questions de marque), qui draineront les lecteurs dans la zone commerciale de votre site dès lors que le contenu de vos billets ou la conception graphique de votre blog s’y prêtera naturellement.

* * *

Voilà, je m’arrête (...), tout en encourageant celles et ceux qui auront d’autres idées ou d’autres conseils sur les stratégies de trafic à allonger la liste.

Rae Hoffman

Traduction (c) Jean-Marie Le Ray - 2006

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jeudi 16 février 2006

Palangrotte ou turlutte ?

Palangrotte ou turlutte ?

Vous allez voir qu'on en apprend des choses sur ce blog ! Après avoir posté il y a 6 jours (déjà !) mon billet sur la « pêche aux liens », j'ai décidé de faire l'inventaire de ma bourriche (long panier sans anses servant à transporter le poisson, selon le petit Robert), car je vois qu'elle est pleine à ras bord !

Qui s'en serait douté ? Il est vrai que j'ai eu la chance qu'Olivier Duffez s'intéresse à mon sort dans son actualité du mois, ce qui m'a amené un trafic considérable, et je pèse mes mots :
  1. 31 visiteurs sur Adscriptor le 10 février, jour de la mise en ligne du billet ;
  2. 19 le 11 février ;
  3. 6 le 12 ! (de mieux en mieux...) ;
  4. 19 le 13 février ;
  5. 18 le 14 (ça se maintient) ;
  6. 286 le 15
  7. et ça se poursuit, déjà près de 50 visites à l'heure où j'écris ce billet !
Parfois une image vaut mieux que les paroles...

Dans un fil de discussion dédié ouvert dans la foulée (battre le fer tant qu'il est chaud) sur WebRankInfo, MagicYoyo s'interroge :
« Euh... ça méritait vraiment une actu ça ? J'ai loupé un truc peut-être ? La seule info que je vois là dedans, c'est que les anglophones sont très réactifs pour créer des néologismes. »
Certes, je n'ai écrit ni un scoop ni rien de très nouveau. Mais comme je l'ai expliqué dans mon précédent billet à propos de ce commentaire, le fait de découvrir un terme que je ne connaissais pas a suffi à déclencher le besoin urgent de comprendre de quoi il s'agissait, et de lui donner un nom, ou pour le moins un sens, dans ma langue.
C'est ce que je fais tous les jours depuis 20 ans pour mon métier, et je suis sûr que nombre d'internautes francophones aimeront bien consulter une source en français dès qu'ils rencontreront ce terme qu'ils ne connaissent pas.

Ceci dit, je vais quand même m'intéresser aux retombées du lien d'Olivier, car apparemment son site fonctionne un peu comme une agence de presse, vu qu'un certain nombre d'autres sites reprennent ses infos telles quelles : Stats-reports.fr, JavaFR.com, Delphifr.com, SQLfr.com, PDAfr.com, Feed247.com, Cppfrance.com, Vbfrance.com, Outil-referencement.com, mais encore : Graphfr

Oscoop

Web planète

Codes sources


Etc. À noter, même si ça n'apparaît pas clairement sur la capture d'écran ci-dessus, que les pages pertinentes en français sont passées de 10 à 15 sur Google, alors que dans d'autres moteurs mon billet se place déjà à la première page de résultats :
Juste derrière Matt Cutts sur Yahoo !

Et en premier sur Ujiko !


Je sais bien que tout cela n'est qu'un feu de paille et que l'actu de demain chassera au galop celle d'aujourd'hui, mais que voulez-vous, ça fait toujours plaisir !

Sans compter deux forums, Flashxpress :


et Cafzone sur un mode détourné (en reprenant mon post-it sur l'édit Murphy, libre adaptation de l'anglais affirmant que la loi de Murphy n'a pas été inventée par Murphy mais par quelqu'un qui s'appelait comme lui :-)

ou d'autres blogs qui en parlent, Agressif :

Packref :
Cédric :
et Geoffroi, notre ami canadien, qui réussit le tour de force de me mettre 6 liens en 6 lignes, en terminant sur un conseil : À LIRE ABSOLUMENT !!!


Qu'en conclure, sinon que la pêche a été fructueuse ?!

Vous voulez connaître le truc, je vous le livre. Après avoir hésité entre la palangrotte (petite ligne de fond à laquelle pendent, sur toute la longueur, des cordelettes munies d'hameçons) et la turlutte (engin de pêche constitué par une tige de plomb armée d'hameçons disposés en couronne), l'entreprise ayant été couronnée de succès, j'ai opté pour la TURLUTTE.

En tout bien tout honneur :-)

Jean-Marie Le Ray


P.S. Entendu sur un podcast, prononcé par un américain d'un accent chewing-gommeux :
« Non mais, dites un peu, traduire "linkbaiting" par "turlutter", ils sont vraiment incorrigibles ces français ! et où vont-ils chercher tout ça ? »
(ne me demandez pas où j'ai mis le lien, j'ai dû l'égarer...)

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vendredi 10 février 2006

Linkbait & linkbaiting : une tentative de traduction

En réponse à un précédent billet, l'un des trop rares commentateurs de cet extraordinaire blog me disait ceci :
« Nous sommes au moins 2 (à te lire...) ! Excellent groupe d'articles JM. Ils constituent un bon exemple de LinkBait ».
J'avoue que je ne connaissais pas ce terme, aussi ai-je décidé de m'y intéresser, en irréfrénable curieux que je suis (ce qui est d'ailleurs une qualité pour un traducteur).

Comme le souligne Bill Hartzer dans son article, même si le terme est plutôt récent, le concept qui se cache derrière est aussi vieux que l'Internet (Although the term "link bait" is fairly new, the entire concept of link bait has been around as long as the internet itself).

Voyons d'abord ce qu'on trouve sur le Web à propos de bait et de baiting. Parmi de multiples définitions possibles, il convient d'isoler celles qui ont un lien (puisqu'on en parle !) avec notre sujet :
  • Le "bait", c'est l'appât dont se servent les pêcheurs pour ferrer le poisson. Un concept qui prend une connotation négative appliqué à la publicité, puisque le "bait advertising" est une pratique à la limite de la légalité, qui consiste à appâter le client par des prix exceptionnellement bas, qui cassent le marché pour tout dire ;
  • Le "baiting", c'est l'acte de provoquer les internautes par la polémique ou autre, en cherchant à susciter une réponse embarrassante de la cible et à déclencher le rire ou l'amusement chez les autres.
Donc à première vue, les notions de "link bait" et de "link baiting" (volontiers contractés par les anglophones en "linkbait" et "linkbaiting") seraient plutôt négatives si l'on s'en réfère à ce qui précède. Or il n'en est rien, puisque le sens désormais associé à ces termes semble franchement positif, dont l'émergence remonte à la fin du mois de janvier, voilà à peine 15 jours (même si on trouve certains signes avant-coureurs dès novembre 2005, voir entre autres ici, ici ou ) !

Maintenant, pour transposer l'idée en français, la métaphore toute trouvée est celle de la pêche à la ligne (hameçonnage serait plus correct mais le terme est déjà pris pour traduire "phishing"), où la ligne c'est le lien, où le blogueur tient le rôle du pêcheur, où l'hameçon c'est l'accroche (le hook), et où les gentils poissons sont tous ceux qui auront l'amabilité de mettre spontanément un lien vers votre blog, sans que vous ayez l'air de le leur demander (même si l'intention avouée est celle-là) !

Attrape-liens ou appâte-liens, j'aurais tendance à traduire le link bait et le link baiting par la « pêche au lien » (ou « pêche aux liens », puisqu'on en veut plusieurs, hein, si possible !). Il ne nous reste plus qu'à voir par l'exemple l'art et la manière de pratiquer ce nouveau sport.

* * *

L'analogie avec le sport n'est pas gratuite, le sport nécessitant par définition de l'endurance et de la technique. Le talent peut être inné, il n'en demeure pas moins qu'il faut le nourrir et le cultiver !

Concrètement, ça consiste à créer chez vos lecteurs ou vos visiteurs d'un instant l'envie irrépressible de faire un lien vers votre blog, votre site, vers un article ou une idée en particulier. Les anglo-saxons, qui sont toujours premiers lorsqu'il s'agit de créer une mode ou un mouvement sur Internet, ont déjà défini les contours de la technique pour créer des liens entrants (ces fameux liens naturels ou organiques chers aux référenceurs) sans en avoir l'air, et distinguent plusieurs manières de le faire :
  • sur le mode amusant (en jouant sur le pouvoir d'attraction du divertissement ou de l'humour) - funny
  • sur le mode polémique (les sujets qui fâchent exercent forcément de l'attrait auprès de ceux qui se sentent concernés par le sujet, en pour ou en contre) - controversial, contrary hooks, attack hooks
  • sur le mode informationnel (informer, apprendre, serrer l'actualité au plus près, dénicher le scoop, etc.) - informative, news hooks
  • sur le mode créatif (mettre en ligne la nouveauté, inventer un concours, mettre un prix en jeu en payant de sa poche, etc.) - creative
  • sur le mode utile (offrir un outil innovant, proposer des liens qui sortent de l'ordinaire, etc.) - resource hooks
Dans une étude de cas détaillée, Loren Baker nous explique la genèse de son idée de prix pour les blogs dédiés aux moteurs de recherche (reprise et réaménagée chez nous par Abondance), qui a permis de générer la bagatelle de 1 960 rétroliens sur Yahoo !

Et de conclure, avec le pragmatisme habituel des anglo-saxons :
« J'ai travaillé 4 heures à la création du concours ; si le coût estimé des liens organiques en référencement est de 100 $ l'unité, je peux évaluer la valeur des liens obtenus à 196 000 $ ; qui plus est, même en ne gardant que 10% comme pourcentage de liens de qualité, ça me donne encore 196 excellents liens que je n'avais pas auparavant ; c'est effectivement une bonne idée... »
En espérant que cette idée fera des petits chez mes lecteurs :-)


P.S. Pour l'anecdote : j'ai cherché sur le Web français, il n'y a que 10 résultats (limités aux pages les plus pertinentes), dont aucun en français, puisque les différents sites mentionnant le "linkbait" se contentent de reprendre des actus américaines ou anglaises.

Ce qui revient à dire que ce billet serait le premier à traiter la chose dans notre langue. Amies lectrices, amis lecteurs, c'est pas du linkbait 100% pur jus ça ?

P.S. bis : j'ai quand même eu ma petite satisfaction puisque mon billet est indexé sur le moteur de Google consacré aux blogs, et c'est apparemment le seul en français ! Cocorico...



[MàJ - 19 décembre 2006] J'avoue qu'en écrivant ce billet, il y a plus de dix mois, j'ignorais totalement qu'il allait être précurseur en matière de pêche aux liens sur le Web francophone. Le linkbaiting, une technique plus que jamais au goût du jour, puisqu'elle est mentionnée sur le blog officiel de Google :
Gardez donc à l’esprit, ..., que les moteurs de recherche récompensent aujourd’hui le travail apporté au contenu qui attire des liens naturels.
Au linkbait de qualité, donc. C'est moi qui traduis, mais c'est mon métier :-)

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mardi 7 février 2006

Quelques légendes sur l’indice de popularité

Les enjeux d’une stratégie de liens - Chapitre III

Avertissement : ce billet continue la série Stratégie de liens, qui est la traduction française du rapport « Linking Matters ». Pour ceux qui préfèrent, voir le chapitre original ; à noter qu'il peut y avoir quelques différences entre la version anglaise HTML, légèrement réaménagée par son auteur pour la mise en ligne, et la présente version française, qui traduit l'intégralité du rapport au format PDF.

III. Quelques légendes sur l’indice de popularité


1. L’indice de popularité est la panacée
2. Plus vous avez de liens entrants qui mènent à votre site, mieux c’est
3. Vous réussirez toujours à tromper les moteurs de recherche
4. Vous pouvez sortir du lot même sans proposer de contenu de qualité
5. Le principal avantage de l’indice de popularité se traduit par un placement optimisé dans les moteurs de recherche
6. Une fois votre campagne terminée, vous pouvez passer à autre chose
7. Un bon logiciel peut faire le travail à votre place


1. L’indice de popularité est la panacée

Le concept de base de l’indice de popularité est simple : si quelqu’un pointe un lien vers votre site, vous avez un point ; si vous proposez un lien vers un autre site, c’est celui-ci qui obtient le point.

Pour autant tous les sites ne sont pas égaux et, donc, tous les liens ne sont pas égaux. Si un portail industriel à fort trafic pointe vers votre site, ce lien a infiniment plus de poids que celui qui provient d’un site « tout gratuit » à faible trafic, ça coule de source. D’où la création du PageRank de Google et des différents algorithmes mis au point par d’autres moteurs de recherche.

Le PageRank n’est autre que la mesure de l’ « utilité » d’un site selon Google. Cet indice influe et a un effet démultiplicateur sur la valeur de chaque lien. Un lien venant d’un site avec un PageRank de 7 sera jugé fortement recommandable ; a contrario, un lien provenant d’un site Web ayant un PageRank de 0 sera considéré sans la moindre valeur.

Un lien vers votre site pointant d’un portail industriel à fort trafic a infiniment plus de poids que celui qui provient d’un site « tout gratuit » à faible trafic.

Google, AltaVista, Excite et Hotbot déclinent tous à leur matière l’indice de popularité d’un site lorsqu’ils procèdent à son classement. [Début]

2. Plus vous avez de liens entrants qui mènent à votre site, mieux c’est

Le postulat semble plausible : plus vous avez de liens pointant vers votre site, plus vous aurez de chances que de nouveaux internautes viennent le visiter. Mais est-ce vrai ?
En effet, si personne ne les voit jamais, ils pourraient aussi bien ne pas exister ! Échanger avec ce type de liens n’est qu’une perte de temps et de ressources. Donc, développer une stratégie de liens efficace ne signifie pas l'obtention du plus de liens possibles, mais la recherche de liens pertinents qui feront confluer du trafic qualifié vers votre site. [Début]

3. Vous réussirez toujours à tromper les moteurs de recherche

Nombreux sont ceux qui dépensent beaucoup de leur temps et de leur énergie à tenter d’embrouiller les moteurs de recherche. Certes, leurs efforts semblent parfois couronnés de succès pour un certain temps, mais ce serait oublier que les moteurs traquent constamment les pratiques douteuses, qu’ils ne manquent pas de sanctionner dès qu’ils les détectent. Par conséquent, d’un côté, les attaques se succèdent et, de l’autre, les contre-mesures sont de plus en plus sophistiquées.
L’évolution du Web a déjà vu l’ascension et le déclin du keyword spamming (ou utilisation indue des mots clés), du free-for-alls (le gratuit pour tous), des fermes de liens, des liens cachés et autres avatars de ce genre. Donc les ressources déployées sont considérables et le gain, pour peu qu’il y en ait un, de courte durée.
Mieux vaut encore s’atteler à donner aux moteurs ce qu’ils veulent vraiment, à savoir un contenu de premier choix, bien organisé, publié dans les règles de l’art, et de bons hyperliens pointant vers des ressources pertinentes. Concentrez-vous sur cette tâche, tôt ou tard vos efforts seront récompensés ! [Début]

Hooked & Linked!
4. Vous pouvez sortir du lot même sans proposer de contenu de qualité

Imaginons un instant que vous êtes le top des référenceurs disposant d’outils de pointe, un expert en moteurs de recherche au maximum de son potentiel, capable de drainer un trafic considérable vers les sites des clients qui vous feront confiance.
Il est clair que les internautes qui arriveront en masse sur ces sites sont tous à la recherche de quelque chose qu’ils espèrent trouver, tous veulent que leurs attentes soient satisfaites, que leurs questions obtiennent des réponses, que leurs problèmes soient solutionnés.
Tous veulent dénicher le contenu ou la fonctionnalité dont ils rêvent, faute de quoi leur « expérience utilisateur » s’arrêtera là ! Par conséquent, si vous ne pouvez donner aux gens ce qu’ils demandent, cela signifie que vous perdez votre temps, et eux le leur. [Début]

5. Le principal avantage de l’indice de popularité se traduit par un placement optimisé dans les moteurs de recherche

Certes, un bon indice de popularité aura sans aucun doute des retombées positives sur vos performances dans les moteurs de recherche, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.
Car la mise en œuvre d’une stratégie de liens a d’autres atouts : attirer davantage de visiteurs, mettre à leur disposition du contenu et des ressources supplémentaires, en savoir toujours plus sur votre secteur d’activité et sur votre positionnement compétitif, « construire la confiance » ou devenir partie intégrante d’une communauté virtuelle élargie.
Autant de facteurs positifs qui dépassent de loin le seul gain de placement dans les moteurs, et qui vous donneront résolument beaucoup d’autres satisfactions. [Début]

6. Une fois votre campagne terminée, vous pouvez passer à autre chose

Sachez qu’une stratégie de liens efficace exige un engagement constant.
Il ne s’agit pas seulement d’entretenir votre « parc de liens », mais plutôt d’en ajouter régulièrement d’autres. Une fois que vous avez réalisé les « fondamentaux », il y a une phase naturelle d’expansion durant laquelle de nouveaux sites pointent spontanément des liens vers le vôtre. Or cela n’est pas suffisant.
D’une part, il vous faut continuer à fournir du contenu et des ressources à l’intention des sites qui pointent déjà vers vous ; de l’autre, vous devez consacrer chaque semaine un peu de temps à la prospection de liens supplémentaires.
Ainsi, vous pourrez accroître et enrichir votre stratégie de liens au fur et à mesure que votre expérience et vos connaissances augmenteront. [Début]

7. Un bon logiciel peut faire le travail à votre place

Aucun logiciel ne peut automatiser les processus de l’interaction humaine qui est au cœur de toute stratégie de liens efficace. De même qu’aucune quantité d’intelligence artificielle ne saura jamais générer des partenaires potentiels d’échange de liens plus efficacement que vous quand vous y travaillez avec méthode et réflexion.
A fortiori lorsqu’il s’agit de transmettre des demandes de liens par messagerie électronique. En utilisateurs avertis, les internautes ne supportent plus les envois de courriels en masse, et les messages anonymes qui leur arrivent passent vite fait à la trappe.
Sélectionnez plutôt quelques sites triés sur le volet et contactez-les de façon personnalisée, en expliquant dans le détail à chaque webmestre ce que vous lui offrez, quel serait le positionnement idéal d’un lien sur son site en vertu de la complémentarité des contenus, et soyez sûr que vous obtiendrez non seulement un excellent taux de réponse, mais aussi et surtout des liens à forte valeur ajoutée.
Une fois ce travail préalable effectué, il est évident que certains logiciels pourront vous faciliter la tâche en automatisant une partie du processus de demandes de liens. Citons tout d’abord Arelis et Zeus, qui ont tous deux des fonctionnalités similaires, puisqu’ils sont capables de détecter les sites utilisant les mots clés que vous aurez choisis, de les sauvegarder automatiquement dans leur base de données et d’envoyer ensuite en automatique des courriels à partir des informations emmagasinées. Si vous le souhaitez, ils peuvent même créer automatiquement sur vos pages des liens réciproques. [Début]

À venir : IV. Indice de popularité : quel est votre score ?


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dimanche 5 février 2006

Google et le business des noms de domaine


Google et le business des noms de domaine

Avis aux lectrices et lecteurs : attention, billet marathon ! Celles et ceux qui auront le courage et la patience d'arriver jusqu'au bout gagnent ... toute ma reconnaissance :-)

1. Introduction aux related searches de Google
2. Le service AdSense for Domains de Google
3. La nouvelle ère du business sur Internet : la sémantique contextuelle
4. Explication
5. Du type-in au typo-in...

1. Introduction aux related searches de Google

Il y a quelques jours, le 1er février pour être précis, Olivier Andrieu annonçait dans ses actus l'apparition timide des recherches connexes de Google sur l'Internet francophone, en réponse à la syntaxe "define:". En quoi ça consiste ?
Vous saisissez dans l'onglet de recherche « define:[mot ou expression qui vous intéresse] », et Google vous propose plusieurs définitions correspondantes en affichant des termes connexes en haut de ses résultats. Exemple pour "traduction" :

Termes connexes affichés : "mémoire de traduction", "informatique et traduction", "traduction française des", "le logiciel de traduction", "services de traduction", "traduction automatique", "traduction renversee", "compétence de traduction", ces termes menant eux-mêmes à d'autres définitions.

On sent bien que les résultats en
français sont quelque peu hésitants, tant et si bien que Google vous renvoie à d'autres langues quand il ne trouve rien. Exemple avec "marketing" :

Aucun terme connexe n'est visualisé mais un choix de langues en option. Cliquez sur "anglais" et voici enfin les « related searches » :


Expressions connexes : "direct marketing", "marketing plan", "marketing mix", "marketing research", "search engine marketing", "viral marketing", "affiliate marketing", "internet marketing", "permission marketing", "database marketing".

Certes, la pertinence est plus affinée en anglais. Comme le note O. Andrieu (qui propose aussi une alternative), « les résultats semblent parfois moins heureux » en français, et il termine en posant la question suivante : « Ces infos sont-elles proposées pour la syntaxe "define:" uniquement en version bêta avant d'être élargies aux pages de résultats "classiques" ? Difficile à dire pour l'instant... »

C'est le seul point où je diverge avec lui, car à mon avis la prévision est facile, elle coule de source, même : toutes proportions gardées, c'est comme pour la grippe aviaire, la question n'est plus de savoir "si" ça va se produire, mais "quand" ! [Début]

* * *

2. Le service AdSense for Domains de Google

Google est d'ailleurs très avancé dans sa technologie sémantique, puisqu'il propose déjà cette fonctionnalité aux professionnels des noms de domaine, avec un service dénommé « Google AdSense for domains ».

Voyons de plus près de quoi il retourne.

Google propose aux gros centres d'enregistrement et aux gros détenteurs de noms de domaine, c.-à-d. qui gèrent des dizaines, ou plutôt des centaines de milliers de domaines, de les « monétiser » en personnalisant chaque landing page, c'est-à-dire la page où vous atterrissez lorsque vous faites une saisie directe (type-in) du nom de domaine dans la barre d'adresse.
Et si j'insiste sur l'adjectif gros, c'est tout simplement parce que si vous ne pouvez pas justifier d'un réseau de sites qui génère au moins 750 000 pages vues/mois, inutile de contacter Google !

La société de Mountain Vew se définit elle-même comme leader du secteur, en fournissant son service sur les pages de plus de 3 millions de domaines stationnés (parked pages), aux mains d'une vingtaine d'acteurs à peine qui se répartissent chacun un portefeuille allant de 100k à 500k domaines et plus...

Voici à quoi ressemble la page de résultats fournie par Google :

Par conséquent, en guise de contenu, pourtant largement prôné par Google, nous obtenons une page 100% « marketing sémantique », truffée de liens sponsorisés et de pubs contextuelles, qui sont à proprement parler la seule raison d'être de la page. De toute façon, 4 américains sur 5 ne font pas la différence entre liens organiques (ou référencement naturel) et liens promotionnels...

Donc, dans la série « faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais », pour Google, en-dessous de 750 000 pages vues par mois, c'est du spam, en-dessus c'est du commerce ! Big deals et gros sous, en espèces sonnantes et trébuchantes...

Juste une précision : je ne m'indigne pas sur le principe, en ce sens que je trouve tout à fait licite de gagner de l'argent avec les noms de domaine, je reproche juste le discours à deux vitesses. Mais c'est une autre histoire. [Début]

* * *

3. La nouvelle ère du business sur Internet : la sémantique contextuelle

Le temps est proche où les bannières, les programmes d'affiliation et d'échanges de liens divers feront partie des vestiges de la "civilisation Internet", définitivement supplantés par les publicités contextuelles et autres liens promotionnels, qui sont les chevaux de bataille, pour ne pas dire l'artillerie lourde, de Google, Yahoo, Microsoft, Miva, etc.

Une étude de WebSiteStory sur les taux de conversion nous donne déjà une indication (merci à Guide-Webmaster, qui m'a fourni la source) :

Ces taux de conversion s'appliquent aux quatre types de trafic générés sur Internet pour vous amener là où vous le voulez (ou là où on veut vous amener...), c'est-à-dire, en les prenant par ordre croissant :
  1. les hyperliens fournis par les bannières, les comparateurs de coûts, les affiliations, les liens référents, etc. : 0,96%
  2. les résultats fournis par les outils de recherche (OR) : 2,30%
  3. la navigation directe, qui regroupe les liens de courriels, les favoris et les saisies directes d'URL dans la barre d'adresse des navigateurs : 4,23%
Donc, première surprise, contrairement à ce qu'on pourrait croire, les OR ne se placent qu'au deuxième rang, en offrant un taux de conversion qui représente le double de 1, mais la moitié de 3, c'est-à-dire loin derrière la navigation directe, qui inclut essentiellement l'e-mail marketing, les signets et les "type-ins".
Il n'y a pas, à ma connaissance, d'études qui analysent précisément le segment « navigation directe », mais vraisemblablement l'e-mail marketing et les favoris - parmi les milliers de signets que chacun(e) accumule jour après jour, il devient de plus en plus difficile de retrouver le bon à la volée - ne sont qu'une part marginale, les "type-ins" se taillant la part du lion.

En français, on pourrait appeler ça la "saisie directe" de l'URL (généralement un .com) dans la barre d'adresse. Exemple pratique, tapez http:// (ou www.) type-ins.com :

type-in.com :

typeins.com :

typein.com :
Vous ne trouvez pas qu'à première vue trois de ces quatre pages ressemblent étrangement au modèle AdSense for Domains de Google (soit plus de 750 000 pages vues par mois) ? Qui dit mieux parmi mon très cher lectorat !
Mais la démonstration ne s'arrête pas là, que non... [Début]

* * *
4. Explication

Pour bien comprendre de quoi on parle, il faut lire attentivement un avis de bourse du mois de décembre dernier, qui analyse les bienfaits de la navigation directe pour justifier auprès de ses investisseurs la hausse (de 25 à 30 $) du price target de Marchex, société américaine cotée au Nasdaq.

La navigation directe y est divisée en trois grands volets :
  • la saisie directe de noms communs génériques ("generic" intent)
  • la saisie directe de noms de marque ("branded" intent)
  • la saisie directe de coquilles (mistake traffic, « when the user makes a "typo" when entering a URL address »)
Et les prévisions de développement sont florissantes, puisqu'elles font état de résultats qui vont plus que doubler entre le 2ème trimestre 2005 et le 4ème trimestre 2006 (Q = trimestre et q/q d'un trimestre sur l'autre) :

  • revenus générés par domaine : de 28,93 $ à 60,91 $
  • revenus annualisés par domaine : de 116 $ à 244 $
  • revenus générés par la navigation directe : de 6,4 à 15,2 millions de dollars
Dans un même temps, leur portefeuille devrait passer de 221 000 à 249 000 domaines...

Et Marchex de nous expliquer qu'à terme sa stratégie compte se démarquer notablement de celle des autres acteurs qui occupent la scène de la navigation directe, en créant du contenu et des sites que les internautes pourront trouver soit par la saisie directe, soit par leurs recherches dans les OR, le premier pas consistant à relooker la mise en page. Exemple de loanconsolidation.com :
Avant
Après
Une question, 1., et une remarque, 2. :
  1. l'ancienne version ne vous semble-t-elle pas familière ?
  2. l'évolution graphique est sensible, et ne doit certes rien au hasard :
puisque toutes ces pages ont en commun un élément, invisible en apparence mais omniprésent, c'est-à-dire qu'elles respectent la règle du triangle d'OR, ou Golden Triangle, qui énonce que l'oeil du visiteur se pose d'emblée sur la partie supérieure gauche de l'écran. (cliquer sur l'image pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre)

En gros, nous dit l'étude, l'attention immédiate se concentre sur une zone en forme de F majuscule, où l'oeil balaye en priorité de haut en bas la hampe du F à la recherche d'indices visuels (mots qui ressortent, marques connues, etc.), avant de se déplacer de gauche à droite lorsqu'il capte un signal pertinent. J'avais d'ailleurs commenté cette info en son temps, ici et .

Les auteurs de l'étude poursuivent leur analyse et ont prévu de publier les résultats détaillés dans un livre blanc, à suivre donc.
En attendant, d'ici à ce qu'ils s'avisent de monnayer les premières adresses qui apparaissent dans le F majuscule, il y a pas loin ! [Début]

* * *

5. Du type-in au typo-in...

À venir dans un prochain billet !
[MàJ - 25-04-06] Paru aujourd'hui :
Google et le business des noms de domaine - Du type-in au typo-in...
[Début]


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