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samedi 24 novembre 2007

Live Documents

Live Documents by Microsoft InstaColl

Dans la guerre des suites bureautique en ligne, une société indienne basée à Bangalore, InstaColl, vient de frapper un grand coup en annonçant le lancement de Live-Documents, qui s'inspire à la fois du nom Live et du triptyque gagnant d'Office : Word, Excel et PowerPoint, en concurrence directe avec Microsoft Office Live Workspace.


Voici donc un nouveau front qui s'ouvre pour Microsoft. J'imagine déjà Ballmer nous faisant un pétage de plomb en règle et vociférant "putain, je vais les tuer"...

D'autant qu'ils se paient bien sa tête dans leur avertissement légal :
While our products are built primarily around the Microsoft Office suite, Microsoft Corporation was not involved in any way in the development of these solutions and does not endorse them in any formal way. Please see our IP Disclaimer for more information.

(Note: That said, since Sabeer Bhatia is a co-founder, a very small part of the millions that he received from Microsoft for Hotmail.com funded our development efforts - so thank you Microsoft!).

Alors que nos produits ont essentiellement été élaborés autour de la suite Office de Microsoft, la société Microsoft n'a été impliquée en aucune manière dans le développement de notre solution pas plus qu'elle ne la cautionne d'une façon ou d'une autre. Veuillez consulter notre avertissement sur les droits de propriété intellectuelle pour plus d'information.

(N.B. : Ceci dit, Sabeer Bhatia étant cofondateur de notre société, une petite partie des millions que Microsoft lui a versés pour l'acquisition d'Hotmail.com a permis de financer le développement de nos produits. Donc merci Microsoft !).
On appréciera l'humour à la touche très British :-)

Apparemment, tout a été étudié dans les moindres détails, puisque lorsque Techcrunch a dévoilé le service en septembre 2006, il n'était pas du tout question de marcher sur les plate-bandes de Microsoft.

Or aujourd'hui, l'aspect "propriété intellectuelle" est particulièrement subtil, puisque comme l'explique InstaColl, il est légalement impossible de breveter le "look & feel" de l'interface graphique d'un logiciel, une jurisprudence qui s'appuie sur la victoire de ... Microsoft contre Apple, après que Bill & Ball aient copié la présentation en icônes du système d'exploitation de Macintosh pour l'utiliser dans Windows.

Ce qu'on appelle un retour de bâton...

Et ce n'est pas tout. Car la suite s'annonce totalement compatible avec Office 2007, la dernière version qui, elle, n'est pas compatible avec ... Office 2003 !

Ainsi 32 ingénieurs de Bangalore, la Silicon Valley indienne, ont mis 4 ans pour "craquer" le code d'Office 2007, la plus importante évolution du système depuis 10 ans, dont le développement a nécessité le travail de 2000 programmateurs Microsoft pendant trois ans !

Le tout ayant débouché sur la mise en ligne libre de la suite pour les particuliers, avec 100 Mo d'espace gratuit à la clé. Comme le scande le slogan, Office on the Web, Fast, Free, Esay...


Le mode de fonctionnement est particulièrement intéressant, puisque si vous utilisez déjà la suite Microsoft, tout marche de la même manière, en ligne et hors ligne ! Avec la dimension collaborative en plus.

Très justement, Nicholas Carr souligne en outre que le service a été lancé en Inde, que la presse indienne s'en est largement fait l'écho, et qu'en fin de compte il vaut mieux pour Microsoft que ce soient ses produits à être copiés plutôt que ceux de ses concurrents (Needless to say, India is a vast and largely untapped market for Microsoft and other software firms. Should a web-based, non-Microsoft version of Office gain traction there, it would be a big headache for the company).

Décidément, les temps changent !

En attendant, moi qui ne suis pas encore passé à Office 2007, je crois que je viens de résoudre mes problèmes de compatibilité ! Donc pour paraphraser InstaColl, merci Microsoft !


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P.S. Dans ses 10 raisons de ne pas utiliser Google Apps !, Microsoft avançait que les applis de Google étaient des "logiciels inaboutis", perpétuellement en version bêta, qui manquaient de "certaines fonctionnalités essentielles", etc.

Je serais curieux de savoir ce qu'ils vont dire maintenant...

Autre conséquence probable, dès la semaine prochaine, l'action Microsoft devrait en prendre un sérieux coup, avec vraisemblablement un applatissement de l'encéphalogramme. :-) Car c'est quand même une partie significative de son chiffre d'affaires menacée de plein fouet !

D'après moi bien supérieure à 1% sur le moyen-long terme. Sans compter que le capital sympathie dont bénéficie Microsoft dans le monde est plutôt au ras des pâquerettes...

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lundi 1 octobre 2007

Microsoft Office Live Workspace : c'est parti !

[MàJ - 5 octobre] Pendant que Microsoft et Google s'affrontent, entre autres, sur le terrain des suites bureautiques, je viens de découvrir qu'IBM en a sorti une gratuite, Lotus Symphony ! (via Activeille)

* * *

Microsoft, plus que jamais sur tous les fronts, vient d'annoncer la mise en ligne de nombreux produits, notamment dans la tentative de contrer Google et d'autres acteurs comme Adobe, qui monte en puissance dans les suites bureautiques en ligne avec l'investissement dans BuzzWords.

En particulier, la version étendue de Microsoft Office doit facilement permettre aux utilisateurs de se connecter sur leur PC aux applications Microsoft Office Word, PowerPoint®, Excel® et Outlook® via le Web.

Une accessibilité gratuite (available at no charge !) qui se double de possibilités collaboratives, puisque l'on pourra travailler à plusieurs sur un projet en gérant mots de passe, invitations, versionning, etc.

Et transférer tout ça par courriel. De plus, le communiqué ajoute :
Collaborators who don’t have a desktop version of Microsoft Office software can still view and comment on the document in a browser.

Traduction : les collaborateurs qui ne disposent pas des logiciels Office sur leur PC pourront quand même visualiser et commenter les documents sur un navigateur.
IE7, 8, ou autre ? Question intéressante...

Vous pouvez déjà vous pré-enregistrer pour la version bêta en anglais. Le lancement public devrait avoir lieu dans un mois environ. Si quelqu'un teste et passe par ici, un petit commentaire serait apprécié. Sinon, j'imagine que Louis Naugès consacrera bientôt un billet à cette histoire. Et généralement, <-- mode envieux --> ses billets sont beaucoup plus commentés que les miens <-- /mode envieux -->...

Fin de la brève, lourde de conséquences ! (où l'on voit que Microsoft met en place son offre SAAS avec sa de la suite ... dans les idées, signe indiscutable de l'évolution de sa stratégie sur le Web).


Lien connexe : Microsoft: the cloud as feature

P.S. Il est important de signaler que l'offre Live + Online de Microsoft ne se limite pas à sa suite bureautique, mais englobe bien d'autres services...

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mardi 11 septembre 2007

Microsoft : 10 raisons de ne pas utiliser Google Apps !

Microsoft : 10 raisons de ne pas utiliser Google Apps !

Microsoft réagit à l'annonce du partenariat CapGemini - Google en publiant 10 raisons pour lesquelles les entreprises ne devraient pas utiliser Google Apps, dans sa déclinaison Premier Edition !

  1. Google proclame avoir pour clients des entreprises, mais combien y a-t-il véritablement d'« UTILISATEURS » de leurs applications dans l'entreprise ?
  2. L'historique des produits Google se traduit par la mise en ligne de logiciels inaboutis qu'on appelle des versions bêta, avec une planification des mises à jour que Google est seul à connaître, chose contraire à ce que les entreprises veulent et attendent de leurs partenaires technologiques, donc que fait Google pour indiquer à ses clients que leurs nécessités sont bien prises en compte ?
  3. Google racole les clients avec le faible coût de ses applis, non pas seulement sur le prix, mais également sur le fait que Google Apps n'a besoin ni de ressources matérielles, ni de stockage ni de maintenance. Pourtant, si Google Apps est véritablement complémentaire à la suite Office de Microsoft, alors les coûts augmentent de fait pour l'entreprise puisqu'elle se retrouve désormais à devoir gérer et maintenir deux systèmes IT. Cela ne débouche-t-il pas sur une complexité accrue et des coûts plus importants ?
  4. Le métier principal de Google, c'est la recherche monétisée par la publicité. Leur cible sur les entreprises et, à présent, les applicatifs logiciels, est une cible marginale, conjuguée à d'autres cibles marginales qui ne représentent pas plus d'1% du C.A. de Google. Que se passera-t-il si l'implémentation de ces produits s'avère insatisfaisante ? Réduiront-ils le service à la portion congrue et arrêteront-ils les frais dans les plus brefs délais ? Ou les clients doivent-ils juste espérer que cela ne se produira pas ?
  5. Google Apps fonctionne seulement si l'entreprise n'a pas de gros utilisateurs, si les employés sont "always on", et que les entreprises n'ont pas développé d'applications Office personnalisées  Or ce panorama de la situation ne correspond-il pas à un très faible pourcentage de la population globale des travailleurs de l'information aujourd'hui ? Donc si l'on compare les fonctionnalités, il n'est pas étonnant que Microsoft dispose d'une avance considérable.
  6. Les applis Google n'ont pas certaines fonctionnalités essentielles d'aide à la création de documents, telles que la prise en charge des en-têtes et des pieds de page, des tables des matières, des notes, etc. De plus, alors que les clients peuvent collaborer sur la documentation de base sans les fonctionnalités ci-dessus, pour collaborer sur une documentation plus pointue, l'entreprise doit appliquer un processus en deux temps : travailler ensemble sur la documentation de base, sauvegarder les fichiers sous Word ou Excel et envoyer le tout par courriel pour l'édition finale. Certes, ils ont un ticket annuel tarifé à 50$, mais compte tenu des inefficacités inévitablement créées dès le premier cycle de production, en fin de compte combien coûtera vraiment l'utilisation de Google Apps ? Et, en termes de fidélité, les entreprises peuvent-elles se permettre les pertes en découlant ?
  7. Les entreprises ne doivent jamais perdre de vue les exigences réglementaires et législatives. Donc s'il est vrai que Google peut stocker en très grande quantité les données des entreprises sur ses serveurs, celles-ci n'ont aucun moyen facile et automatisé de supprimer régulièrement ces données, de traiter les aspects légaux propres à des documents spécifiques ou d'en faire remonter des copies. Que se passera-t-il donc le jour où elles seront amenées à répondre à des exigences réglementaires ? Google proclame un taux de fonctionnement régulier de 99,9% pour ses applications, mais peu de gens réalisent que cette promesse ne concerne que Gmail. Tout comme est alarmante la définition du "downtine" pour Google, avec un « temps d'arrêt » de dix minutes consécutives. Que se passera-t-il si des interruptions de service de 7 minutes par heure se produisent tout au long de la journée ? Combien coûtera aux entreprises chaque journée de travail avec ces 7 minutes d'arrêt par heure ?
  8. Il est impératif pour le monde des affaires, connecté en permanence, qu'il puisse toujours compter sur un support technique 24/7. Si une entreprise déploie Google Apps et rencontre un problème technique à 8pm PST, désolé, mais rien à faire ! Est-ce que les heures d'ouverture de l'assistance technique de Google (1AM-6PM PST) sont les nouveaux horaires des acteurs économiques mondialisés ? Et si l'administrateur « désigné » par le client (condition exigée par Google) n'est pas disponible, est-ce que tout s'arrête purement et simplement ?
  9. Google indique que les entreprises n'utilisent aujourd'hui que 10% des fonctionnalités des applications bureautiques, ce qui implique que CHAQUE utilisateur n'a besoin que de ces 10% de fonctionnalités, alors qu'en fait il est clair que dans chaque entreprise différentes fonctions doivent pouvoir avoir accès à des informations données, auquel cas de quelle manière la trop vague stratégie de Google peut-elle satisfaire les exigences spécifiques de ces utilisateurs ?
  10. Les produits Google Apps étant perpétuellement en version bêta, et Google contrôlant quand et si de nouvelles versions ou fonctionnalités doivent être implémentées, les clients n'ont qu'un contrôle infime - s'ils en ont - sur la planification relative à l'implémentation desdites versions ou fonctionnalités. Donc : 1) au plan stratégique, comment pourrais-je planifier et former mon personnel et, 2) au plan pratique, comment pourrais-je obtenir les fonctionnalités spécifiques dont j'ai besoin ? Et combien d'argent tout cela me coûtera-t-il ?
Dans la série La bataille de titans ne fait que commencer...

Via ZDNet et Read/Write Web.


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