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mardi 27 mai 2008

Après le canon à spam, voici le ballon à spam...

Après le canon à spam, voici le ballon à spam...

Ce n'est pas la première fois que je m'intéresse au spam et à la nécessité de sécuriser la recherche (do it safe...), or plus le temps passe, moins ça s'arrange...

Il y a deux semaines, KnujOn (No Junk en verlan, prononcer New John, grossièrement traduisible par "sus aux pourriels") a publié un communiqué de presse où la société explique ceci :
Un grand nombre de botnets vous inonde de spam, mais les sites véritablement concernés, moins nombreux, sont les sites de destination remplis de pubs (advertised landing sites). Exemple : un botnet reliant 100 000 machines infectées envoie d'un coup 2 millions de messages de spam, qui ne font globalement référence qu'à 200-500 liens, lesquels ne pointent généralement que vers 100 à 200 domaines réels, dont 90% sont contrôlés par seulement 2,5% des registreurs...

Of course the botnets that send the spam are huge in number, however the more important smaller population referred to are the actual advertised landing sites. As an example: A botnet with 100,000 machines sends a 2 million message email blast. The spam messages actually only reference 200 - 500 URI links. The URIs are often redirects that boil down to only 100 - 200 real domains, and 90% of these domains are controlled by 2.5% of the registrar population...
En constatant donc que 90% des sites illicites tracés conduisent en tout et pour tout à 20 registreurs, qui ne sont pas nommément les spammeurs, mais chez qui les sites en question sont enregistrés.


Et de nous livrer la liste des 10 registreurs les plus "mouillés", par ordre d'importance :
  1. Xinnet Bei Gong Da Software (Chine)
  2. Beijingnn (Chine)
  3. Todaynic (Chine)
  4. Joker (Allemagne)
  5. eNom, Inc. (États-Unis)
  6. Moniker (États-Unis)
  7. Dynamic Dolphin (États-Unis)
  8. The Nameit Co/Aitdomains.com (États-Unis)
  9. PDR (États-Unis)
  10. Intercosmos/Directnic (États-Unis)
L'analyse étant basée sur les critères suivants :
  1. Nombre total de domaines enregistrés chez le registreur
  2. Nombre brut de sites signalés comme sites spammeurs
  3. Proportion de sites spammeurs par rapport au nb total de domaines enregistrés
  4. Nb brut d'agressions : nb de cas de spam pointant vers les domaines de ce registreur
  5. Ratio d'agressions : proportion du total de cas de spam par rapport au nb total des domaines de ce registreur
  6. Score global : note générale attribuée en tenant compte de chacun des résultats ci-dessus
  7. Décompte des enregistrements inexacts : nb total des enregistrements inexacts dans le Whois
  8. Score des enregistrements inexacts : proportion des inexactitudes par rapport au nb total des domaines de ce registreur
  9. Facteur marques : volume de sites relevés faisant du spam de marques
Voir cette analyse un peu plus détaillée de cette liste...

Quant au fait que les trois premiers registreurs soient chinois, peut-on l'associer avec la constatation faite par MessageLabs dans son rapport mensuel sur le spam et autres attaques ?
Au cours des six derniers mois, MessageLabs a intercepté 13 attaques thématiques liées directement aux Jeux olympiques, transversales à plusieurs industries. Certaines, s'appuyant sur des intitulés en apparence officiels pour susciter la confiance ("Beijing 2008, passage de la Flamme", ou "Comité National Olympique, vente de billets"), semblaient provenir du Comité International Olympique, basé à Lausanne, Suisse. Or en réalité, dans toutes ces attaques, sauf une, les adresses IP d'origine conduisent à la Région Asie-Pacifique.

Over the past six months, MessageLabs intercepted 13 separate Olympic themed attacks, across several different industries. Leveraging interest in the Olympics Games through the use of legitimate-sounding email subject titles, such as “The Beijing 2008 Torch Relay” and “National Olympic Committee and Ticket Sales Agents”, some attacks purported to be from the International Olympic Committee, based in Lausanne Switzerland. In reality all of the attacks, but one, were sent from an IP address within Asia Pacific.
En usurpant même des adresses @olympic.org ! Je vous laisse en tirer les conclusions...

Donc, après les domaines jetables (très liés au domain tasting) utilisés pour les canons à spam, servant à bombarder le Web de plusieurs millions de messages à l'heure, voici maintenant le ballon à spam :


Suite à ce rapport sur les “Worst Spam Offenders”, qui a fait grand bruit outre Atlantique, l'ICANN a réagi officiellement en rappelant qu'elle a déjà contacté ces registreurs “indélicats” et que depuis 2002 le système WDPRS (“Whois Data Problem Report System”) permet de signaler les problèmes de faux enregistrements au Whois.

Sans compter que les condamnations dans les affaires de spam deviennent de plus en plus lourdes : entre le “Spam King” Robert Soloway, qui a plaidé coupable mais risque quand même 26 ans de prison, et les compères “Spamford” Wallace et “Pickle Jar” Rines qui viennent d'être condamnés à payer à MySpace ... 234 millions de dollars, on pourrait penser que les peines encourues commencent à devenir dissuasives !!!

Même Yahoo! s'y met !

Malheureusement, je crains qu'il n'en soit rien et que l'avenir reste plein de violentes tempêtes... Savez-vous comment on dit tempête en anglais ? Storm !


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lundi 12 mars 2007

RegisterFly : erreur 404, Registreur introuvable

RegisterFly : erreur 404, Registreur introuvable

RegisterFly, vous connaissez ? Non ? Jamais entendu parler ? Bon, ben ça va vite changer. Voici la brève chronique d'un désastre annoncé.

* * *

[MàJ - 16 mars 2007] Voilà, c'est fait, le registreur n'est plus agréé par l'ICANN.

[MàJ - 15 avril 2007] Bien que RegisterFly ait été radié par l'ICANN, ils continuent à enregistrer des noms (et à se faire payer) comme si de rien n'était. Une « class action » (recours collectif) a été entreprise, à la fois contre le registreur, l'ICANN et eNom.

* * *

Il y a déjà plus d'un an que nos bons amis de l'ICANN reçoivent des plaintes de clients mécontents (c'est un euphémisme) de cette société, actuellement 20ème au classement des principaux registreurs.


Pendant des mois et des mois, l'ICANN a semblé impuissant et incapable d'entreprendre quoi que ce soit pour protéger les intérêts de tous ceux qui avaient eu la mauvaise idée d'enregistrer leur(s) nom(s) de domaine sous l'enseigne du registreur volant (ou voleur, pour la rime :-).

Et puis il y a un mois la situation a commencé à précipiter. Le 12 février dernier, l'un des deux associés fondateurs d'Unifiednames, Inc., la société mère de RegisterFly, John Naruszewicz, envoie d'urgence une lettre de licenciement à son co-associé / co-fondateur, Kevin Medina, en le mettant en demeure de restituer tout ce qui appartient à la société, des ordinateurs portables aux codes sources, de la liste des clients à l'accès aux comptes bancaires, etc.

Y a de l'eau dans le gaz...

Lettre accompagnée d'une action en justice pour conduite illicite, datée du même jour, dans laquelle la société précise que sur les 200 000 clients qu'elle comptait en décembre 2006, elle en a perdu ... 75 000 en janvier 2007 (points 18 et 19)  !

Le point 23 est intéressant, puisqu'il accuse M. Medina d'avoir dilapidé les actifs de la société, en se servant dans la caisse pour se payer les services de modèles, pour se faire liposucer (y a-t-il rapport de cause à effet ?), ou encore pour régler les 10 000 $ de loyer mensuel de son modeste pied-à-terre à Miami Beach plus tout un tas d'autres dépenses via ses cartes de crédit. Une info reprise par Bob Parsons en personne, qui a sûrement senti la bonne affaire.

Dans un même temps, les journaux commençant à se saisir de la question, l'ICANN décide d'agir en adressant à RegisterFly une lettre de 10 pages pour violation de contrat, et en donnant à la société 15 jours pour remettre les choses en ordre.

Quant à l'accusé, il réfute naturellement toutes les accusations dans sa réponse, et se justifie en disant que le seul but de son ex-associé est de s'accaparer la société. Chose que croit volontiers le juge, puisqu'à la surprise de tout le monde, il donne totalement raison à Medina !

John Naruszewicz, qui s'était déjà excusé auprès de ses clients (lettre encore en ligne sur le site, pour l'instant...), jette l'éponge, écœuré, et déclare qu'il ne fera pas appel :
"We lost and it's all over," he says. "The company will implode in days and 1 million domain names are going to be lost. It's a damned shame."

Nous avons perdu, et c'est terminé. La société va exploser d'un jour à l'autre, 1 million de domaines vont être perdus, c'est une putain de honte.
Des propos repris par Bob Parsons, et devant le tollé général, l'ICANN s'empresse de préciser qu'elle a déjà contacté M. Medina, à qui il reste deux jours pour rétablir la situation, et que le jugement rendu ne change rien.

En tous cas, il suffit de lire les commentaires des clients pour comprendre que plus personne ne se fait d'illusion (à comparer avec les témoignages "officiels"). Voir ici un exemple en vidéo...

Enfin, s'il y en a parmi vous qui ont des réclamations, voici l'adresse :

RegisterFly.com, inc.
404 Main Street
Boonton, NJ, 07005
US

404, ça vous rappelle rien ?


Liens connexes : IcannFly et Registerflies (sites réalisés par les clients escroqués), et en français.

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mercredi 9 août 2006

Go Daddy retire sa demande d'introduction en bourse !


Actualité oblige !

Bob Parsons nous a habitué aux surprises, mais celle-ci est de taille. Après avoir déposé une demande d'introduction en bourse auprès de la SEC, l'autorité américaine pour les opérations de bourse, il vient de la retirer, entre autres à cause des conditions défavorables du marché (because of unfavorable market conditions).

Il nous en explique les raisons en détail sur son blog. Petit résumé :
Aujourd'hui, mardi 8 août 2006, j'ai informé les 1 200 employés du Groupe que Go Daddy a demandé à la SEC le retrait officiel de sa demande d'introduction en bourse.

Nous venons tout juste d'achever notre meilleur trimestre depuis que la société existe ! Trimestre durant lequel nous avons dégagé un C.A. de 56 985 000 $, une perte nette comptable de 733 000 $ et une trésorerie positive de 14 240 000 $.

Au moment où j'écris ce billet, les chiffres de juillet et d'août poursuivent leur tendance à la hausse.

Nous avons reçu le feu vert de la SEC la semaine dernière, ce qui signifie que la décision nous appartient désormais, ainsi que le choix des dates.

Le 29 juillet dernier, j'ai annoncé de concert avec Jay Westerdal (Name Intelligence), que le portefeuille de domaines de Go Daddy n'était pas seulement le numéro 1, avec quelque 14,6 millions de noms enregistrés, mais qu'il représentait plus du double de celui de notre premier concurrent.

Pour mettre cette évolution en perspective, il suffit de rappeler que nous avons dépassé l'ex leader dans l'industrie des noms de domaines (Network Solutions), le 26 april 2005, et que nous l'avons relégué loin derrière
(il est désormais troisième, et vu les prix pratiqués, c'est encore étonnant ! - NdT.) en 15 mois à peine !


Donc grâce à nos chers clients, aujourd'hui nous pouvons dire qu'environ 1 domaine sur 3 enregistré aux États-Unis l'est chez GoDaddy.com. Personne n'innove autant que nous !

De plus nous sommes le seul registreur qui n'offre pratiquement à ses clients que des technologies propriétaires...

Pourquoi ai-je décidé de retirer la demande d'introduction en bourse de Go Daddy ? Au moment même où notre situation est meilleure qu'elle ne l'a jamais été ? Trois raisons à cela :

1. Les conditions du marché
2. La période de silence
3. Go Daddy n'a plus besoin d'être une société cotée
Sans rentrer dans les détails, disons qu'en effet, pour des entreprises qui ne peuvent justifier de profits exceptionnels et d'une croissance à deux chiffres, les récentes introductions U.S. tournent au bide (Vonage et Qimonda), un état de fait qui a dû conseiller à Bob Parsons d'attendre des jours meilleurs...

Par ailleurs, le PDG de Go Daddy, qui dit notoirement ce qu'il a à dire, juge suffoquante la « période de silence » (Quiet Period) qui accompagne toute introduction en Bourse. D'où sa conclusion :
We don’t have to go public.
The Go Daddy Group, Inc. has one investor: Me.
(...)
Controlling our own destiny is what has made this company GREAT from the start.


Go Daddy n'a plus besoin d'être cotée !
La société n'a qu'un seul investisseur, moi !
(...)
Or maîtriser notre destinée, c'est ce qui fait la grandeur de notre société depuis le début.
On croirait entendre parler un français :-)


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