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mercredi 11 juillet 2007

Comment écrire un billet de blog ?

Comment écrire un billet de blog ?

Vieille interrogation qui monte en puissance. Googlez l'expression, vous obtenez 2 millions de résultats ! C'est dire s'il y en a des recettes. La moindre des choses pour un cocktail. Car écrire un billet de blog est un cocktail, dont l'ingrédient essentiel n'est pas l'écriture, comme on aurait tendance à le croire, mais la lecture !

Pour écrire un (bon) billet, il faut commencer par lire. Lire partout, de tout, à tout propos. Lire poussé par une curiosité inextinguible. Sur tous ses sujets d'intérêt, c'est clair, la reproduction des gastéropodes et autres arguments connexes ne branchent pas particulièrement les internautes.

Ensuite c'est le cerveau qui travaille tout seul, par associations. Au fur et à mesure que vos neurones enregistrent des bouts d'infos ici et là, elles se chargent de les mettre en relation pour en dégager une synthèse. Ne vous reste plus qu'à réordonner le puzzle de ces bouts éparpillés pour recomposer l'info tout court, celle qui fera l'objet de votre billet.

Et si logiquement votre main est connectée à votre cerveau, alors les doigts commencent à courir sur le clavier et à enfoncer des touches. Non point au hasard, mais avec la prescience de l'écrivain (d'autres appellent ça la crampe…).

Le tout produit un texte, avec son style, son rythme propres. Bloguer, c'est comme … (remplissez les pointillés), il y en a qui font court et souvent, d'autres qui font long et plus rarement, il y a des fainéants, des négligents, des champions qui font long et souvent (ceux que j'appelle les obsédés textuels, en rapport avec la crampe…), etc. Chacun se situe où il veut.

Donc au final, voici les ingrédients du cocktail :
  • Être curieux
  • Savoir lire
  • Avoir un cerveau
Si vous possédez les trois caractéristiques ci-dessus, alors vous êtes sans aucun doute un excellent blogueur. Ne vous reste plus qu'à mixer le tout et servir frappé.


P.S. Initialement j'ai écrit ce billet pour participer au concours Blogakademy, d'abord sélectionné par Loïc Le Meur mais ensuite ni par le jury, ni par le public. Dommmage ! Pour me consoler, demain je pars en vacances. Rendez-vous fin juillet.

Ceci dit, la notion essentielle que je voulais introduire avec ce billet, au-delà du ton humoristique, était celle de "lecture". Pour bloguer, pour écrire, il faut d'abord lire. Et ça, c'est très sérieux pour un blogueur, car les billets qu'on rédige ne sont que des réactions à ce que l'on a découvert en s'informant et en furetant sur le Web.

Internet qui risque de me manquer pendant les 15 jours à venir, mais pas trop quand même ! En outre je suis heureux de venir en France avec ma femme et mon fils, lui qui est français par le sang mais ne connaît la France ni ne parle français. C'est d'ailleurs très bizarre comme sentiment, d'avoir un fils qui ne parle pas votre langue. Enfin, qui sait, peut-être bien que je trouverai un ordi branché ici ou là pour vous faire un petit coucou...

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mercredi 24 mai 2006

Comment écrire vs. comment rédiger

Comment écrire vs. comment rédiger

Lire, parler, écrire sont les trois verbes qui caractérisent le mieux la communication.

Ils ont en commun le dicible et l'indicible, le lisible et le visible, le dialogue et l'écoute, et sur Internet l'interactivité. Ces derniers temps, les deux expressions « comment écrire » et « comment rédiger » sont assez récurrentes dans mes statistiques, vu que la première renvoie à Écrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs, et la seconde à Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ?, un article que j'avais réintitulé Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver ! dans un souci d'efficacité rédactionnelle !

Et si le plus souvent l'impression est que ces deux questions sont interchangeables, je me suis demandé quelles étaient les différences entre « comment écrire » et « comment rédiger », pourquoi et quand employer l'une plutôt que l'autre ?

D'après mes recherches dans les dictionnaires, aussi bien dans le Grand Littré que dans le Robert historique de la langue française, il ressort que le verbe « rédiger » est plus circonscrit et précis qu' « écrire », puisque étymologiquement son origine latine signifie « réduire à », d'où les acceptions premières de « réduire un événement à une proposition écrite brève », « résumer par écrit » ou, selon Littré, « réduire un écrit, un discours, à ce qu'ils ont d'essentiel, les mettre en moins de paroles ».

Le fait est qu'on rédige un contrat, mais on écrit un livre ; on rédige un cahier des charges, mais on écrit une autobiographie ; on rédige des notes, mais on écrit une histoire, etc. Ceci étant, en comparant les résultats des moteurs de recherche sur ces deux requêtes, il faut bien admettre que leur sens se chevauche volontiers, et qu'on rédige ou on écrit indifféremment un article, une lettre, une thèse, un rapport, un compte-rendu, et ainsi de suite.

Pour autant, il me semble que la signification plus restreinte de rédiger s'accorde fort bien à la Web-écriture, qui doit être par définition concise (concrète + précise), une synthèse de mots ou d'expressions clés et de phrases courtes, percutantes, où la technique est aussi importante que le style, etc.

Voilà pourquoi plutôt que « comment écrire... » on trouvera de préférence « comment rédiger un commentaire ou un blog », « comment rédiger un site ou une page Web », « comment rédiger une charte linguistique », « comment rédiger un courriel ou une FAQ », voire « comment rédiger un CV, une lettre de motivation ou une candidature spontanée »...

Mais indépendamment de la nature du complément qui suit le verbe, sur Internet « comment écrire » ou « comment rédiger » renvoient toujours à la même problématique : comment communiquer, comment impacter, comment se positionner, voire comment vendre, etc. etc.

La question est tellement inépuisable qu'il est impossible d'y répondre de manière exhaustive. Je dirais même qu'il est impossible d'y répondre tout court, au sens où chacun, chacune sur Internet porte sa propre réponse, extrêmement personnelle, individualisée, forcément différente de celle du voisin.

Donc plus qu'une réponse uniforme, il convient et revient peut-être à chacun(e) de se proposer son propre parcours, un peu comme un jeu de piste, en fonction des objectifs fixés. Voici quelques jalons pertinents pour débuter :etc. Si vous en connaissez d'autres, merci de bien vouloir les signaler en commentaire...



P.S. À noter aussi l'excellent blog sur « Comment écrire un roman », ou l'auteur, Aloysius Chabossot :-), identifie quatre catégories d'écrivains, dont trois potentielles de webscripteurs :

  1. Catégorie absente d’Internet : vous écrivez bien, mais pour de sombres raisons remontant sans doute à la petite enfance, vous vous refusez à l’admettre.
  2. Catégorie rarissime sur l’Internet : vous écrivez bien et vous le savez. Si vous êtes dans ce cas, vous n’avez rien à faire sur Internet, et je ne vois même pas pourquoi vous vous acharnez à lire ces lignes.
  3. Catégorie massivement représentée sur l’Internet : vous écrivez comme une patate mais vous êtes précisément convaincu du contraire.
  4. Catégorie massivement représentée sur l’Internet, mais un peu moins tout de même que la précédente : vous écrivez comme un pied et cette fatalité ne cesse de vous torturer.

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dimanche 9 avril 2006

Ecrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs

Écrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs...

Sur le Web actuel, l'approche journalistique 5W + 2H devient la règle G + 2H + 5W, la rédaction traditionnelle évolue en ingénierie de l'écriture Web, et le référencement fait place à l'optimisation pour les moteurs de recherche

Écrire pour le Web
La (vieille) règle des 5W + 2H
Ingénierie de l'écriture Web
SEO & SEOs

Écrire pour le Web exige la prise en compte d'un nouveau plublic, au-delà des lecteurs et des éditeurs, à savoir les moteurs de recherche.

Cette réflexion n'est pas récente, mais la lecture d'un article de Steve Lohr publié aujourd'hui dans le New York Times, intitulé This Boring Headline Is Written for Google (du genre : Titrer banal pour Google ; littéralement : Le titre ennuyeux est écrit pour Google), me donne l'occasion de réagir.

Le journaliste nous rappelle plusieurs évidences, essentielles, sur les moteurs :
  1. leurs algorithmes ne comprennent ni l'humour, ni les nuances, ni le style, leurs bots étant des agents logiques, séquentiels, robotisés, etc. En une formule, la sémantique sans le sens...
  2. ils génèrent plus de 30% du trafic vers les sites de presse (==> votre visibilité dans les pages de résultats dépend strictement de votre positionnement, ou pour mieux dire, de vos positionnements en fonction des mots clés pris en compte par chaque recherche...)
  3. à tel point que certains journaux (dont le site Web de BBC News, nous dit S. Lohr) n'hésitent plus à proposer deux titres pour le même article : un pour les moteurs, l'autre pour les lecteurs !
Aux uns le titre concis (concret + précis) et factuel, aux autres la « Une » jouant sur les mots et faisant appel aux non-dits et aux connaissances culturelles et contextuelles implicites. [Début]

En réalité, celles et ceux qui rédigent pour le Web ont tous quelque chose à apprendre des journalistes - l'expérience enseigne -, dont l'un des premiers canons du journalisme : la règle des 5W (who, what, where, when, why), à laquelle on peut ajouter celle des 2H (how, how much).

5W + 2H = qui, quoi, où, quand, pourquoi, comment, combien : autant de questions auxquelles tout rédacteur doit répondre, si possible de façon succincte et exhaustive, pour fournir un cadre d'ensemble à son lectorat.
Un paradigme qui a évolué aujourd'hui en 5W + 2H + G, et s'inverse même sous l'influence grandissante des moteurs de recherche, pour devenir la règle G + 2H + 5W
où G = Google, le moteur par antonomase !

Cela signifie que dans l'Internet du troisième millénaire, cyberespace marchand par excellence, où chacun/e peut commercer, acheter, vendre, louer ses services, s'informer, se former, etc. etc., les traditionnelles techniques rédactionnelles se transforment en ingénierie de l'écriture Web, où les critères invisibles (partie code de la page, apparemment non visible au lecteur mais lisible par le moteur) finissent par avoir plus d'importance que la partie visible, immédiatement appréhendable par le cerveau humain.

Un webmaster me disait récemment que depuis longtemps le développement de ses sites n'était plus dicté par ses envies, mais bien par l'appel du marché. Il se reconnaîtra :-)

C'est là qu'il convient d'être toujours à l'affût des tendances et des sujets chauds, pour anticiper et/ou rebondir à temps, par une veille de tous les instants. Il faudra un jour que je ponde un beau billet sur ce sujet constamment d'actualité : la VEILLE. [Début]

Donc, déjà qu'il était dur de devenir écrivain, passer de cet état à celui d'ingénieur de l'écriture Web (Webscripteur ?) - puisque désormais il s'agit moins de rédiger que de « construire » son texte, faute de quoi on risque l'invisibilité permanente -, il y a de quoi décourager les meilleures volontés.

Pour citer un exemple au hasard, prenons mon cas ! Malgré les efforts que je déploie pour rendre ce blog intéressant, avec certains billets sur lesquels je n'ai aucune réaction j'ai souvent cette impression :
lorsque vous répondez « personne » à la question : « pour qui j'écris ? », vous en arrivez vite à vous demander : « pourquoi j'écris ? » !
C'est d'ailleurs le cas de mon précédent billet, synthèse plutôt complète de l'évolution prévisible de Google, alors que selon mes stats, il a été consulté à peine par quelques dizaines de personnes (18 aujourd'hui, pour un total de lecture de 47 secondes), en même temps que le nombre d'abonnés de mon flux RSS régressait de 32 à 22 ! Comme signal encourageant, on fait mieux, mais bon... [Début]

* * *

Les anglo-saxons, gens pragmatiques qui ont toujours plusieurs longueurs d'avance quand il s'agit d'Internet, ont forgé deux sigles qui correspondent à la nouvelle réalité du Web, SEO & SEOs : Search Engine Optimization & Search Engine Optimizers, soit l'optimisation pour les moteurs de recherche (et non pas « l'optimisation des » comme dit Google, qui a dû confondre son rôle et le nôtre...) et les optimiseurs, autrement dit les référenceurs (terme relativement plus flou en français).

En outre, l'optimisation d'un site pour les moteurs regroupe trois notions différentes :
  1. l'optimisation graphique
  2. l'optimisation technique
  3. l'optimisation linguistique
Or puisque le sujet est l'écriture sur le Web, je ne m'intéresserai qu'au profil de l'optimiseur linguistique et à son objectif principal :

bâtir un texte selon la règle G + 2H + 5W !

- Le paramètre G indique que vous allez cibler votre sujet autour des concepts et des mots clés les plus porteurs à un moment donné. Les critères sont un peu les mêmes que pour les AdWords, lorsque vous devez optimiser vos enchères, par exemple.

En gros, pour cet article, je pourrais identifier les mots clés suivants :
Positionnement, référencement, Web-écriture, rédactionnel, visibilité, SEO, Internet, moteurs de recherche, Google, blog, 5W + 2H, optimisation, optimiseur, etc.
- Comment ? Billet de blog, habillage avec :
  • titraille
  • chapeau, ou chapô (5W + 1) : résumé en une seule phrase du « qui, quoi, où, quand et pourquoi », pour présenter l'article en s'efforçant d'être informatif, ou mieux encore : incitatif ! Autrement dit, règle de la pyramide inversée, placer dès le début l'info clé pour susciter la curiosité et/ou l'intérêt du lecteur et lui donner envie d'en savoir plus... (exemples)
  • intertitres
- Combien ? De plus en plus, la présence des gens sur la Toile est liée à des visées économiques, d'où l'importance de définir le « combien ». Ici, rien à gagner, si ce n'est ma considération...
- Qui ? De qui je parle, ou à qui ? Dans ce cas, à un public que j'espère intéressé par ...
- Quoi ? Conseils d'optimisation d'écriture pour les moteurs de recherche
- Où ? Sur Internet, cet article n'est lié à aucun lieu en particulier. À noter qu'Internet abolit la funeste loi du mort kilométrique, qui consistait grosso modo à compenser l'éloignement émotionnel d'un fait en insistant sur son intensité (plus ça se passe loin de chez moi, moins ça m'intéresse, d'où la tendance à privilégier une certaine proximité de l'information)
- Quand ? Hic et nunc ! Sauf pour les actus liées à un moment précis, sur le réseau, le temps - comme l'espace - devient davantage virtuel que réel, à moins qu'il ne s'agisse d'un temps réel virtuel ! Pour un blog, un site ou autre, constance et fréquence des mises à jour sont les deux mamelles du succès ;-)
- Pourquoi ? Pour promotionner mon site, mon activité ou ma visibilité en ligne, tout texte peut et doit être promotionnel, l'important est qu'il reste pertinent et, surtout, crédible.

* * *

Vous êtes prêts pour écrire votre prochain article ? Alors à vos claviers ! Mais sachez que vos lecteurs sont des gens pressés, très occupés, qui vont rapidement survoler titre et sous-titre et lire en diagonale les premières lignes. Vous n'avez que quelques fractions de seconde pour capter leur attention, et le défi se renouvelle à chaque paragraphe, faute de les perdre avant la fin de l'article...

De fait, les stratégies d'écriture peuvent et doivent devenir des atouts de positionnement, au même titre que les stratégies de liens ou les stratégies de trafic. [Début]


Ressources connexes





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