jeudi 22 octobre 2009

Corruption : 22 recommandations pour l'Italie


À l'heure où l'Italie vient de voter une loi qui permet de blanchir légalement les capitaux mafieux (dans des opérations qui ne coûteront pratiquement rien aux "blanchisseurs", tant au niveau financier/fiscal que des conséquences légales/pénales...), le Conseil de l'Europe, via le Groupe d'États contre la Corruption (GRECO), auquel l'Italie a adhéré en 2007 (gouvernement Prodi), publie un Rapport d'évaluation sur le pays, où la situation est décrite comme suit :
Selon une étude sur le phénomène de la corruption en Italie, effectuée en 2007 par le Haut commissariat contre la corruption, la corruption est largement répandue dans l’administration publique où elle est encouragée par des particularités de l’appareil administratif italien, telles que des régimes de recrutement et de promotion qui pâtissent d’un certain manque de clarté et d’efficacité. L’étude du Haut commissariat cite également d’autres travaux de recherche qui soulignent qu’en Italie, la corruption est profondément ancrée dans différents secteurs de l’administration publique, dans la société civile ainsi que dans le secteur privé : le paiement de pots-de-vin semble être une pratique courante pour obtenir des licences et des autorisations, des contrats publics, des arrangements financiers, faciliter l’obtention de diplômes universitaires, pratiquer la médecine, conclure des accords dans le milieu du football, etc.
En effet, les interlocuteurs de l'équipe d’évaluation du GRECO (issus de la société civile et d’institutions gouvernementales) sont « nombreux à partager le sentiment que la corruption est un phénomène courant et généralisé qui touche la société italienne dans son ensemble... »

Le rapport se conclut donc par 22 recommandations, sur la mise en œuvre desquelles le GRECO invite les autorités italiennes à remettre leur rapport d'ici au 31 Janvier 2011.

Voici ces 22 recommandations :
  1. que le Service anti-corruption et pour la transparence (SAeT) ou d’autres autorités compétentes élaborent et présentent publiquement, avec la participation de la société civile, une politique anti-corruption qui prenne en considération la prévention, la détection, l’investigation et les poursuites d’affaires de corruption, et prévoie d’en contrôler et d’en évaluer l’efficacité (paragraphe 23) ;
  2. réexaminer la législation existante et nouvelle qui doit garantir la conformité de la loi italienne aux exigences de la Convention pénale sur la corruption (STE 173), afin de faire en sorte que les professionnels et les magistrats puissent la consulter et l’utiliser avec la facilité voulue (paragraphe 26) ;
  3. mettre en place un programme global de formation spécialisée à l’intention des officiers de police afin de leur inculquer des connaissances et une compréhension 64 communes sur la façon de traiter les affaires de corruption et les infractions financières qui y sont associées (paragraphe 52) ;
  4. i) renforcer davantage la coordination entre les différentes forces de l’ordre impliquées dans l’investigation des affaires de corruption sur l’ensemble du territoire italien, y compris ii) en considérant l’intérêt (et la possibilité législative) d’élaborer un mécanisme horizontal de soutien pour aider celles-ci à mener ces investigations (paragraphe 53) ;
  5. afin d’assurer que l’on puisse arriver à une décision au fond dans les affaires de corruption et ce dans un délai raisonnable, i) entreprendre une étude du taux d’affaires de corruption éteintes par prescription afin de déterminer l’ampleur et les causes de tout problème tangible ayant permis cette conclusion; ii) adopter un plan spécial pour étudier et régler, selon un calendrier précis, les problèmes identifiés par cette étude ; iii) diffuser publiquement les résultats de cet exercice (paragraphe 57) ;
  6. intégrer à la loi 124/2008 des dispositions permettant de lever la suspension des poursuites pénales afin de veiller à ce qu’une telle suspension n’entrave pas les poursuites effectives des infractions de corruption, par exemple en ce qui concerne les infractions pénales graves pour faits de corruption, en cas de flagrant délit ou lorsque la procédure a atteint un stade avancé (paragraphe 64) ;
  7. envisager l'introduction de la confiscation in rem afin de faciliter davantage la saisie des produits de la corruption (paragraphe 84) ;
  8. mettre en place les mesures appropriées permettant d’évaluer l’efficacité, dans la pratique, de l’activité des forces de l’ordre concernant les produits de la corruption, en particulier s’agissant de l’application des mesures provisoires et des ordonnances de confiscation ultérieure, y compris dans le cadre de la coopération internationale (paragraphe 85) ;
  9. i) insister, auprès des membres du personnel des organismes chargés de traiter ces aspects de la lutte contre la corruption, sur l’importance de faire remonter l’information concernant les déclarations d’opérations suspectes, de la coopération dans ce domaine et des effets bénéfiques que cela pourrait avoir ; ii) prendre des mesures pour indiquer clairement à ceux qui ont l’obligation de déclarer des opérations suspectes qu’une déclaration tardive ou une absence de déclaration ne sont pas acceptables, par exemple en recourant à des mesures de sanction, le cas échéant (paragraphe 87) ;
  10. doter le Service anti-corruption et pour la transparence (SAeT), ou une quelconque autre entité, de l’autorité et des ressources pour évaluer systématiquement l’efficacité des dispositifs administratifs généraux conçus pour aider à prévenir et à détecter les affaires de corruption, rendre ces évaluations publiques et s’en inspirer pour formuler des recommandations de réforme (paragraphe 141) ;
  11. pour ce qui est de l’accès à l’information : i) procéder à une évaluation et prendre les mesures appropriées pour faire en sorte que les administrations locales se conforment aux exigences en matière d’accès aux informations sous leur autorité ; 65 ii) procéder à une évaluation de la loi pour établir si la condition de motivation restreint, de manière injustifiée, la capacité du public de juger les actions administratives quand la connaissance d’un système ou de pratiques individuelles de prise de décision fournirait de solides éléments d’information sur d’éventuelles affaires de corruption, et rendre publiques cette évaluation et toutes recommandations, et iii) afin d’éviter qu’un recours ne soit formé devant les tribunaux administratifs où s’accumulent les dossiers en souffrance, envisager d’investir la Commission pour l’accès aux documents administratifs de l’autorité pour ordonner à l’organisme administratif, après l’avoir entendu, de communiquer l’information demandée (paragraphe 144) ;
  12. que, dans le cadre des mesures prises pour s’attaquer à la longueur des procédures et à l’arriéré des appels administratifs, les autorités envisagent expressément d’instaurer des solutions de rechange officielles aux voies de recours judiciaires, telles que d’autres formes de résolution des litiges (paragraphe 145) ;
  13. dans le cadre de la réforme globale de l’administration publique, donner à tous les organismes qui la composent un accès à des ressources d’audit internes, soit directement, soit en partage (paragraphe 146) ;
  14. i) imposer des normes cohérentes et contraignantes à tous les agents de la fonction publique (y compris les dirigeants et les consultants), à tous les échelons de l’administration ; ii) prendre des mesures pour prévoir des procédures disciplinaires exercées en temps utile en cas de violation de ces normes, sans attendre une condamnation pénale définitive ; et iii) fournir aux personnes assujetties à ces normes des moyens de se former, des directives et des conseils concernant leur application (paragraphe 150) ;
  15. élaborer un Code de conduite à l’intention des membres du gouvernement qui serait annoncé publiquement, auquel ceux-ci adhéreraient professionnellement et qui serait, si possible, contraignant et intégrer dans ce Code des restrictions raisonnables en matière d’acceptation des cadeaux (autres que ceux liés au protocole) (paragraphe 151) ;
  16. i) adopter des règles claires et contraignantes en matière de conflit d’intérêt applicables à toute personne exerçant des fonctions au sein de la fonction publique (y compris les dirigeants et les consultants), à tous les échelons de l’administration ; et ii) instaurer ou adapter (selon le cas) un ou des dispositifs de divulgation du patrimoine des titulaires des postes de la fonction publique les plus exposés aux risques de conflits d’intérêts pour contribuer à prévenir et à détecter les possibilités de telles situations (paragraphe 154) ;
  17. adopter et mettre en oeuvre des restrictions appropriées concernant les conflits d’intérêts qui peuvent se produire avec la mobilité dans le secteur privé des agents public qui remplissent des fonctions exécutives (administration publique) (paragraphe 155) ;
  18. mettre en place un système de protection adapté des personnes qui signalent de bonne foi des soupçons de corruption au sein de l’administration publique (donneurs d’alerte) (paragraphe 156) ;
  19. que la responsabilité des entreprises soit élargie pour couvrir les infractions de corruption active dans le secteur privé (paragraphe 183) ;
  20. examiner la possibilité d’imposer l’interdiction d’occuper des postes de direction dans une personne morale aux personnes condamnées pour des infractions graves de corruption, dans tous les cas, indépendamment du fait de savoir si la commission de ces infractions est associée à un abus de pouvoir ou à la violation des obligations inhérentes à la fonction exercée (paragraphe 185) ;
  21. réexaminer et renforcer les obligations comptables de toutes les formes d’entreprise (qu’elles soient ou non cotées en Bourse) et veiller à ce que les peines applicables soient effectives, proportionnées et dissuasives (paragraphe 192) ;
  22. étudier, en concertation avec les organisations professionnelles des comptables, des commissaires aux comptes et des membres des professions de conseil et juridiques, quelles mesures supplémentaires (y compris à caractère législatif/réglementaire) peuvent être adoptées pour améliorer la situation en matière de déclaration des soupçons de corruption et de blanchiment d’argent aux organismes compétents (paragraphe 194).
Et le rapport de terminer ainsi :
Le GRECO invite les autorités de l’Italie à autoriser, dans les meilleurs délais, la publication de ce rapport, à traduire le rapport dans la langue nationale et à rendre cette traduction publique.
C'est pas gagné d'avance, puisque l'Italie n'a autorisé la publication de ce rapport que le 16 octobre, plus de trois mois après qu'il ait été finalisé et, surtout, après que la Cour constitutionnelle italienne ait déclaré la loi Alfano (loi 124/08) anti-constitutionnelle...

Ce qui est sûr, c'est qu'il faudrait commencer à faire le ménage par le haut !


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P.S. Pour vous donner une idée du paradoxe de ce pays, la femme de Mastella - ex-ministre de la JUSTICE qui a fait tomber le gouvernement Prodi avant de passer chez Berlusconi et d'être élu au parlement européen (!!!) -, qui est l'actuelle présidente de la Région Campanie (provinces de Naples, Avellino, Bénévent, Caserte et Salerne), vient d'être INTERDITE DE SÉJOUR ... en CAMPANIE !!!

Imaginez un instant si demain Jean-Paul Huchon était interdit de séjour en Île de France...

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vendredi 16 octobre 2009

Italie : État - Mafia, échec et mat en 12 coups !


Je suis arrivé en Italie le dimanche 12 septembre 1982, à une époque où la mafia n’existait officiellement pas dans ce pays !

En effet, ce n’est que le lendemain que fut introduite dans le système juridique italien l’association criminelle de type mafieux (associazione per delinquere di tipo mafioso), avec la Loi du 13 septembre 1982, n° 646.

Avant-hier, l'avocat de Massimo Ciancimino a remis aux juges de Palerme une photocopie du Papello, qui listait en 12 points les prétentions de la mafia vis-à-vis de l'état italien, dans le cadre des négociations qui avaient débuté entre l'assassinat du juge Giovanni Falcone (23 mai 1992) et celui du juge Paolo Borsellino (19 juillet 1992), 57 jours plus tard.

Parmi ces douze prétentions figure l'abolition de l'article 416-bis, à savoir l’association criminelle de type mafieux introduite 10 ans plus tôt par la Loi du 13 septembre 1982, n° 646.


Ces premières photos, publiées en exclusivité par l'Espresso d'aujourd'hui, ne se réfèrent pas au véritable PAPELLO (écrit tout en majuscule, avec une faute d'orthographe - "fragrant délit" au lieu de "flagrant délit"), mais à un Papello-bis, revu par Vito Ciancimino, ancien maire mafieux de Palerme et père de Massimo.

Une parenthèse s'impose : la coupole mafieuse était alors dominée sans conteste par Totò Riina et Bernardo Provenzano, Riina représentant l'aile dure (faire la guerre à l'état pour avoir la paix) et Provenzano l'approche un peu plus souple. Il commençait d'ailleurs à y avoir de l'eau dans le gaz entre les deux, et Vito Ciancimino était plutôt homme de Provenzano que de Riina. Selon Massimo, lorsque son père a lu les 12 points de la liste voulus par Riina, il se serait exclamé : toujours la même tête de nœud ! ("sempre la solita testa di minchia", pour qui connaît l'italien...)


Voici le texte retranscrit :
  1. revisione sentenza maxi processo
  2. annullamento decreto legge 41 bis
  3. revisione legge Rognoni-La Torre
  4. riforma legge pentiti
  5. riconoscimento benefici dissociati - Brigate Rosse - per condannati di mafia
  6. arresti domiciliari dopo 70 anni di età
  7. chiusura super carceri
  8. carcerazione vicino le case dei familiari
  9. niente censura posta familiari
  10. misure prevenzione-sequestro-non familiari
  11. arresto solo fragranza reato
  12. levare tasse carburanti come Aosta
Avec un post-it sur la liste indiquant que la lettre a été remise SPONTANÉMENT par Vito Ciancimino au colonel Mori, dont je vous ai déjà parlé, et dont nous reparlerons !


D'où les retouches apportées à la liste par Ciancimino père, dans une version plus "politique" :

- révision du maxiprocès par la cour européenne de Strasbourg (!)
- réforme de la justice "à l'américaine" (?)
- défiscalisation de l'essence (!?)
- création du "parti du sud"...

Avec en début de liste les noms des deux politiques qui "suivaient" les négociations, selon Massimo Ciancimino : Mancino (Nicola) - Rognoni (Virgilio), ministre de la Défense du dernier gouvernement Andreotti...


Une négociation commencée par Riina et poursuivie par Provenzano, qui fit arrêter ensuite Riina le 15 janvier 1993 avant de relancer avec les bombes (voir la chronologie) et de remplacer son intermédiaire déjà sur le déclin, Vito Ciancimino, par l'astre montant : Marcello Dell'Utri.

Le tout lié à la naissance de Forza Italia, le parti-entreprise de Berlusconi, et à l'avènement de la seconde république italienne, née du sang des juges Falcone et Borsellino.

Des événements enfin en passe de s'éclaircir, après 17 ans !, selon la dernière déclaration d'Antonio Ingroia : « Nous sommes dans l'antichambre de la vérité ! »

Et pendant que ça s'éclaircit d'un côté, de très très gros nuages noirs, bien lourds, sont en train de s'amonceler sur la tête de Silvio Berlusconi...


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P.S. Ces documents ont été remis aux juges avant-hier, le 14 octobre, et hier, 15 octobre, à part Il Fatto, dernier arrivé dans la cour des grands, AUCUN journal n'en a parlé, ni dans la presse, ni à la télé !!!

L'Italie n'est pas un pays normal...

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vendredi 9 octobre 2009

Et si on parlait mafia !


[MàJ - 14 octobre 2009] Le PAPELLO a enfin été remis aux juges (premières photos !), un moment HISTORIQUE pour l'Italie, on en reparlera...

* * *

Ça y est : papounet est complètement à la masse ! Depuis qu'hier la Cour constitutionnelle a déclaré inconstitutionnelle la loi qu'il s'était fait écrire sur mesure par ses avocats pour lui garantir l'immunité - et l'impunité - au prétexte qu'il serait au-dessus de ses concitoyens en vertu de son rôle (oui, je sais, la phrase est tordue, mais c'est son influence qui déteint), il a les neurones qui ont pété.

Non pas à cause des procès dont on sait qu'il s'en tirera très probablement par quelques pirouettes légales en payant quelques millions de plus à ses avocats (eux au moins, ils ont trouvé la poule aux œufs d'or, et ça repart aujourd'hui même...), mais plutôt à cause des affaires de mafia qui sont sur le point de le rattraper d'un instant à l'autre. Et dans le cadre desquelles il y a tellement d'éléments à charge contre lui, son éminence noire, Marcello Dell'Utri, et le parti politique qu'ils ont créé ensemble, Forza Italia, qu'on voit mal comment cette fois il pourrait s'en sortir sans dégâts.

J'ai vu hier soir une émission culte en Italie, AnnoZero, dont le thème était les vérités cachées sur le pacte de sang passé entre l'état italien et la mafia autour de l'assassinat des juges Falcone & Borsellino et des attentats meurtriers de 1993.

Autant de carnages sur lesquels a été bâtie la "deuxième république italienne" que nous avons sous les yeux aujourd'hui. Or l'un des points cruciaux pour arriver à la vérité était d'établir avec certitude à quelle époque ont commencé les négociations. Selon l'ex-général Mori lui-même (celui qui a capturé Riina sur dénonciation de Provenzano dans le cadre de ces négociations) (actuellement chargé de la sécurité de ... Rome ! et de la future expo universelle de Milan 2015...), les pourparlers avec l'intermédiaire autorisé par Cosa Nostra, Vito Ciancimino, auraient débuté avec précision le 5 août 1992, c'est-à-dire APRÈS l'assassinat de Borsellino. Et, toujours selon Mori, ces pourparlers auraient été entrepris à "son" initiative comme conséquence des assassinats de Falcone & Borsellino.

Une version contestée depuis toujours par nombre de personnes, et notamment par la famille du juge Paolo Borsellino, selon qui la décision de tuer Borsellino aurait été accélérée parce qu'il aurait été mis au courant des négociations en cours et qu'il s'y serait opposé de toutes ses forces. Selon une chronologie que Paolo aurait consigné précisément dans l'agenda rouge dont il ne se séparait jamais et que ses assassins ont fait disparaître.

Un agenda rouge devenu aujourd'hui le double symbole de la justice niée d'une part - du côté de l'État -, et de la soif de justice et de vérité de l'autre - du côté des gens honnêtes.

Donc, le scoop énorme que nous ont réservé hier soir Michele Santoro et Sandro Ruotolo (qui viennent d'être menacés de mort, voir en fin de billet), c'est que Paolo Borsellino a très sûrement été mis au courant des négociations autour du 20 juin 1992, soit environ un mois après la mort de son ami Giovanni Falcone et un mois avant sa propre mort.

Circonstance confirmée par Claudio Martelli, ministre de la Justice de l'époque, et par la secrétaire du juge Falcone, qui était également amie de Paolo Borsellino. Le scoop fait d'ailleurs la Une du nouveau quotidien, Il Fatto, sur lequel je reviendrai un jour...


Circonstance confirmée également par Massimo Ciancimino, un des fils de Don Vito, qui était sur le plateau hier soir, et qui a répété (ou pour le moins qui n'a pas nié) que son père avait été supplanté ensuite dans son rôle d'intermédiaire par Marcello Dell'Utri.

Celui qui deviendra le véritable ambassadeur de la mafia, le "référent" comme l'appelle il y a deux jours encore un repenti de premier plan, Antonino Giuffré, qui précise que le nouveau parti appuyé par la mafia était Forza Italia, après le déclin total de la Démocratie Chrétienne et du Parti Socialiste :
« Forza Italia e Dell’Utri referenti di Cosa Nostra.

Quando Dc e Psi si avviarono al tramonto, in Cosa nostra nacque un nuovo discorso politico. Un nuovo soggetto politico andava appoggiato: era Forza Italia
 ».
Des négociations qui ont provoqué des dizaines de morts et une série d'attentats, et dont un autre repenti, Gaspare Spatuzza, dit à propos du dernier, qui aurait dû être le plus meurtrier, qu'ils avaient reçu la "couverture politique" de leur "pays" (Dell'Utri) :
Giuseppe Graviano mi disse che per quell'attentato avevamo la copertura politica del nostro compaesano.
À propos de cet attentat, perpétré fin 1993 près du stade Olympique de Rome, je signale qu'il aurait causé un véritable carnage : une voiture piégée devait exploser au passage d'un bus rempli de policiers chargés d'assurer le service d'ordre au match de foot de l'A.S. Roma, et seul un détonateur défectueux a empêché la tuerie. Tout le déroulement de l'attentat a été reconstitué dans des centaines de pages déposées aux actes des procès pour les massacres de 1993.

Je vous laisse imaginer l'impact dévastateur qu'aurait eu un tel acte criminel dans une Italie déjà dévastée par la situation politique d'alors. Un attentat qui n'a pas été répliqué uniquement parce qu'entre-temps la mafia et ses interlocuteurs sont parvenus à un accord définitif. Qui a duré jusqu'à aujourd'hui mais qui est en passe de prendre fin, incessamment sous peu.

Donc faut-il s'attendre à une nouvelle saison de bombes et de meurtres comme à la grande époque de la stratégie de la tension ? Personnellement, je ne pense pas pour une série de raisons, mais les menaces de mort adressées ces jours-ci à Sandro Ruotolo et Michele Santoro (c'est mon avis : la lettre de menace dit à Sandro Ruotolo qu'il est le deuxième objectif sur la liste, or il est le second de Michele Santoro, lui-même menacé la saison dernière) ne laissent rien augurer de bon.

Et malheureusement, tant que l'Italie ne réussira pas à faire toute la lumière sur les véritables circonstances à l'origine de sa deuxième république, dont le personnage central est Silvio Berlusconi, ce pays restera une non-démocratie sans avenir.

Mais je reste optimiste, je dois au moins ça à mon fils.


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P.S. Pendant l'émission, la femme de Paolo Borsellino a lancé un appel à la vérité. C'est la première fois qu'elle s'exprime publiquement depuis 17 ans...



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mardi 29 septembre 2009

Berlusconi lave plus blanc que blanc !


Hier matin j'ai posté un tweet qui dit ceci :
L'état italien s'apprête à lancer la plus grosse opération de blanchiment d'argent sale jamais réalisée par aucune mafia. Merci Berlusconi !
Voyons de quoi il s'agit.

[MàJ - 29 septembre 2009, 23h50'] Giulio Tremonti, ministre de l'Économie et des Finances, en estimant que les "capitaux criminels ne seront pas rapatriés", avance les "arguments" suivants :
« JE NE CROIS PAS que la criminalité se servira de cette mesure. Car soit les capitaux criminels se trouvent déjà en Italie parfaitement blanchis, soit ils continueront leurs activités à l'étranger. »
Peut-être un peu légers comme arguments face à la double garantie de l'anonymat et de l'impunité...

* * *

Le Sénat et la Chambre des Députés ayant approuvé cette semaine ce soit-disant "bouclier fiscal" (qui n'est pas le premier, et ne sera pas le dernier...), maintenant reste à voir s'il sera signé par le président de la République italienne.

Une loi adoptée par un parlement mafieux (je vous le disais...), selon Antonio Di Pietro, un gros coup de pouce au terrorisme et au blanchiment, selon le parti démocrate.

En clair, l'état dit à TOUS ceux qui ont fraudé le fisc en détournant 600 milliards € de capitaux "illégalement" détenus à l'étranger (selon les estimations), vous pouvez rapatrier tout cet argent, il ne vous en coûtera que 5% pour régulariser les 95% restants, pour lesquels nous vous garantissons une absence totale d'action en justice indépendamment de la façon dont vous aurez "gagné" vos sous : fraudes et trafics en tous genres, drogue, armes, êtres humains, etc., nous ne sommes pas regardants.

Que vous soyez des mafieux ou des criminels en col blanc, des banqueroutiers ou des dictateurs, ne vous inquiétez de rien, le dépôt de chaque dossier est ANONYME !

Profitez-en bien, notre "bouclier" est unique au monde, une amnistie a priori qui vous protège contre toutes les plaintes ou poursuites éventuelles, vous avez la parole de Silvio Berlusconi !

Sa majorité le reconnaît piteusement : nous sommes bien conscients que c'est là le point faible d'une "mesure" à laquelle il fallait donner un brin de "tax appeal" sans quoi personne n'en voudrait...

Mais c'est un "mal nécessaire", comme l'a défini Brunetta, le ministre champion de l'intégrité dans l'administration publique...

Qui en profite pour attaquer les magistrats en les accusant de trop se monter la tête ! Il est vrai qu'ils viennent de déclarer combien ils sont contraires à cette nouvelle amnistie déguisée, fiscalo-mafieuse (Fabrice Rizzoli dixit)...

Cette même majorité, qui proclamait il y a tout juste 6 mois (20 Mars 2009) : « L'Italie n'adoptera un nouveau "bouclier fiscal" que si l'Union européenne décide dans ce sens » !

Or que je sache, à ce jour l'UE n'a sûrement pas l'intention de proposer une saloperie pareille à ses citoyens. Y a qu'en Italie qu'on voit ça.

Sans oublier un tout petit détail : si vous n'êtes pas obligé de déclarer d'où vient votre argent ni comment vous vous l'êtes procuré, rien n'indique que l'argent que vous "amnistierez" était planqué "hors des frontières"...

Conclusion logique, tous les milliards d'euros dont débordent les caisses de la mafia peuvent être blanchis sans AUCUN RISQUE, en TOUTE LÉGALITÉ !

Et à la limite, si toute la criminalité du monde voulait bien se donner la main pour venir investir ses "prises de bénéfices" en Italie, en toute impunité, l'état prostitué lui en saurait fort gré.

Car tel est le seul véritable but de cette opération INDIGNE d'une démocratie : favoriser les mafias en tous genres, il n'y a pas de raison que Berlusconi ne se fasse des lois que pour lui, il faut aussi penser aux copains de temps en temps.

Ce brave homme est pire qu'une calamité naturelle force 10 à lui tout seul.

Dans un nouveau quotidien dont le premier numéro est sorti cette semaine, IL FATTO (j'y reviendrai), l'édition de samedi dernier (le 26 septembre, le jour de la marche des Agendas rouges à laquelle j'ai eu la chance de participer...) titrait : Président, ne signez pas...


Un appel ayant déjà reçu plus de 50 000 adhésions et un article signé Bruno Tinti, dans lequel l'ex-responsable du pôle de criminalité économique et financière du Parquet de Turin, spécialiste en la matière, rappelle au Président, entre autres, qu'avec l'amendement Fleres (celui qui garantit l'impunité totale), une loi déjà odieuse devient un instrument d'illégalité :
Car ceux qui seront protégés par le "bouclier" ne pourront plus être poursuivis pour fraudes fiscales, comptables et faux en écritures, qui sont les moyens par lesquels les "bénéficiaires" auront produit les capitaux que l'État amnistie ; de même que les intermédiaires et les professionnels qui s'occuperont du rapatriement des fonds ne seront pas tenus de se conformer à l'obligation de déclarer qu'il s'agit d'opérations de blanchiment : on légalise ainsi l'omertà et la complicité.
Je vous fais grâce des explications techniques qui suivent...

Pour conclure, si cette loi passe, l'Italie est en passe (entre une passe et l'autre...) de devenir le premier pays off-shore de la planète par ordre d'importance. Et tout ça à l'heure où le G8 de l'Aquila, sous l'impulsion de ... Berlusconi, se proposait de fixer de nouvelles règles pour la finance mondiale, une "ambition" reprise par le G20 ces jours-ci, mais avec quels résultats :
  • Les paradis fiscaux seront-ils démantelés ?

    Non, ils sont blanchis...

  • Les marchés de gré à gré et les hedge funds seront-ils interdits, et les produits dérivés et la titrisation fortement encadrés ?
    Les banques de dépôts et les banques d’affaires seront-elles séparées ?


    Non, tous les mécanismes financiers pratiquement incontrôlables sont maintenus...

  • Les transactions financières seront-elles taxées ?

    Non, ...
En clair, continuons à payer nos impôts en cons bontribuables, pardon, en bons contribuables, car si nous ne savons pas pourquoi, eux le savent...

Et merci de tout cœur, Mesdames et Messieurs les chefs de gouvernement, de nous guider avec tant de dévouement et d'abnégation dans la voie de la démocratie et du bien-être, où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !


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P.S. C'est aujourd'hui que notre Guide fête ses 73 ans, bon et joyeux anniversaire, petit père du peuple. Les vœux, je les garde pour moi, mais sois sûr que je te les fais du plus profond...

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jeudi 24 septembre 2009

xyz ... milliards de dollars : 251 saisis, combien dans la nature ?


La conférence de presse annoncée avant-hier a eu lieu ce matin.


Il s'agit donc d'une saisie de 116,5 milliards de faux titres (233 bons de 500 millions $ l'un) ... expédiés par FedEx !!!

Ce qui porte le total des deux saisies à 251 milliards $. Je vous proposerai mes considérations plus tard...

* * *

1. Contrairement à ce qu'on pouvait penser de prime abord, cette affaire n'a apparemment rien à voir avec celle des 134,5 milliards de dollars saisis à Chiasso ! Pour laquelle la piste russe garde donc encore toute sa validité, jusqu'à preuve du contraire.

2. Les titres, présentés comme étant identiques, ne le sont pas. Semblables, mais ce ne sont pas les mêmes : la différence se voit nettement dans le coin inférieur droit, où le signe du dollar est à gauche du chiffre et de la même taille dans cette deuxième saisie, centré et de taille nettement supérieure dans la première.


En outre, sous toutes réserves, la date d'émission ne correspondrait pas.

3. Les modalités sont totalement différentes dans les deux cas : des courriers avec des connexions à très haut niveau dans la première affaire (dès le début, il était question d'un troisième accompagnateur, vietnamien, qui aurait été en possession d'un passeport diplomatique, et dont les traces se sont complètement perdues par la suite...), un frère et une sœur qui se font envoyer les titres par messagerie internationale (!) dans celle-ci.

4. On apprend aujourd'hui que cette saisie a été effectuée le 19 août, et que la contrefaçon des titres a été identifiée dès le début, puisque c'est à partir de là que les agents de la Finance italienne ont décidé de mettre les philippins sur écoute. Or dans la saisie des 134,5 milliards, nous n'avons encore aucune déclaration officielle depuis bientôt 4 mois ! Sans oublier les billets Kennedy...

5. En conclusion, qui - comme moi - espérait en apprendre plus avec cette conférence annoncée, reste sur sa faim. À suivre !


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P.S. 134 MILLIARDS DE DOLLARS - CHRONOLOGIE

I. 134 milliards de dollars (8 juin)
II. 134 milliards de dollars - suite (10 juin)
III. 134 milliards de dollars - trop gros pour être faux (14 juin)
IV. 134 milliards de dollars - les mystères de l'information (16 juin)
V. 134 milliards de dollars - les comptes ne tournent pas rond ! (24 juin)
VI. 134 milliards de dollars - le mystère continue ! (30 juin)
VII. 134 milliards de dollars - Hal Turner (4 juillet)
VIII. 134 milliards de dollars - Dragon Family (6 juillet)
IX. 134 milliards de dollars - Ordre exécutif 11110 (15 juillet)
X. 134 milliards de dollars - Interrogation parlementaire (3 août)

Résumé de l'affaire (5 septembre)

XI. 134 milliards de dollars - Autre saisie ! (18 septembre)
XII. Nouvelle série : 180 milliards de dollars (19 septembre)
XIII. 314,5 milliards de dollars : la piste russe ! (21 septembre)
XIV. xyz ... milliards de dollars : conférence de presse (22 septembre)

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mardi 22 septembre 2009

xyz ... milliards de dollars : conférence de presse

[MàJ - 24 septembre 2009, 13h - En plus des 103,5 milliards $, les enquêteurs auraient trouvé 13 milliards supplémentaires de faux titres chez les deux philippins, à Gênes.

Voir mon avis sur la conférence...]
Il règne vraiment une confusion incroyable autour de cette histoire !

Une dépêche vient de sortir, indiquant qu'il s'agit de 103,5 milliards $ (et non pas de 180), à savoir 207 titres de la Federal Reserve d'une valeur nominale de 500 millions l'un (ce qui se rapproche de l'annonce de Bloomberg).

Donc le total entre les deux saisies serait "seulement" de 238 251 milliards de dollars (au lieu de 314,5...), mais même en donnant pour acquis que tous les titres seraient faux, ça ne nous dit rien sur les billets Kennedy.

Cela est d'autant plus inquiétant que si l'on a deux saisies en moins de trois mois, ça laisse planer un doute sur combien de titres semblables ont pu passer à travers les mailles du filet...

Car si l'on fait le même rapport que "saisies de drogue" / "quantités écoulées", cela voudrait dire que le marché va se retrouver inondé de faux titres. Pourquoi, là encore...


Une conférence de presse est annoncée pour jeudi, 11h.

Reste à savoir aussi si cette conférence concernera uniquement la deuxième saisie, ou toutes les deux, vu que les enquêtes en cours depuis juin (et donc la "piste russe") concernent surtout la première, de même que les deux questions parlementaires actuellement sans réponse....

Nous en saurons plus jeudi midi, même si je doute fortement que la conférence puisse résoudre tous les mystères qui entourent cette histoire. À suivre !


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P.S. 134 MILLIARDS DE DOLLARS - CHRONOLOGIE INVERSÉE

XXI. 134 milliards de dollars - LE PROCÈS - I (1er décembre 2011)
XX. 134 milliards de dollars - Affaire relancée (26 novembre 2011)
XIX. Exclusivité mondiale Adscriptor ! 134 milliards de dollars : procès civil n° 8500 aux US (24 novembre 2011)
XVIII. Exclu Adscriptor : Monsieur Yin & Monsieur Yang (xyz milliards de dollars) (10 avril 2011)
(Version anglaise) [Exclusive]: Mr. Yin & Mr. Yang (+200 billion dollars more...) (April 10, 2011)
XVII. 134 milliards de dollars - l'affaire évoquée dans les Statelogs de Wikileaks ! (28 novembre 2010)
XVI. 134 milliards de dollars - l'opération Lys d'Or et le Traité de Versailles ! (2 octobre 2010)
XV. 134 milliards de dollars - épilogue ... "officiel" (24 mai 2010)
XIV. xyz ... milliards de dollars : conférence de presse (22 septembre 2009)
XIII. 314,5 milliards de dollars : la piste russe ! (21 septembre 2009)
XII. 180 milliards de dollars (19 septembre 2009)
XI. 134 milliards de dollars - Autre saisie ! (18 septembre 2009)

Résumé de l'affaire (5 septembre 2009)

X. 134 milliards de dollars - Interrogation parlementaire (3 août 2009)
IX. 134 milliards de dollars - Ordre exécutif 11110 (15 juillet 2009)
VIII. 134 milliards de dollars - Dragon Family (6 juillet 2009)
VII. 134 milliards de dollars - Hal Turner (4 juillet 2009)
VI. 134 milliards de dollars - le mystère continue ! (30 juin 2009)
V. 134 milliards de dollars - les comptes ne tournent pas rond ! (24 juin 2009)
IV. 134 milliards de dollars - les mystères de l'information (16 juin 2009)
III. 134 milliards de dollars - trop gros pour être faux (14 juin 2009)
II. 134 milliards de dollars - suite (10 juin 2009)
I. 134 milliards de dollars (8 juin 2009)

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lundi 21 septembre 2009

314,5 milliards de dollars : la piste russe !

134,5 + 180 = 314,5.

Milliards de dollars.
Plus ou moins l'équivalent du 30e PIB dans le monde.

Vrais et/ou faux !?

Saisis dans deux valises, en moins de trois mois (du 3 juin à la semaine suivant le 15 août) dans le nord de l'Italie. Où ils transitaient en direction de la Suisse, probablement Genève.

Sur le premier épisode, deux interrogations questions parlementaires ont été posées par le Parti Démocrate au Ministre italien de l'Économie et des Finances, sans réponse à ce jour...

Voyons maintenant, dans un autre genre :

1e question : si la destination finale était Genève, pourquoi passer par l'Italie ?

- La réponse pourrait s'appeler Alessandro Santi, comme l'a révélé le quotidien du frère de Silvio Berlusconi, le premier journal à parler d'un italien impliqué dans cette histoire.

Ex-président du Consortium International des Transports de Rome, son nom figurait dans les contacts d'Akihiko Yamaguchi et Mitsuyoshi Wanatabe, les deux japonais arrêtés à Chiasso puis relâchés...

Or aujourd'hui, après des semaines d'enquête et de perquisitions, les choses semblent se préciser, avec une surprise énorme : l'apparition d'une piste russe !

Selon cet article, les deux japonais auraient dû rencontrer des russes en Suisse, des diplomates, semble-t-il. Tout est à confirmer, bien sûr, mais le rôle d'intermédiaire d'Alessandro Santi résulterait dans des actes notariés, où des pourcentages sont associés à son nom, vraisemblablement le montant des commissions.

Or dans cette "piste russe", s'il s'agit vraiment de diplomates, et vu les liens de "proximité" présumés des japonais avec la banque Centrale du Japon, entre autres, cela pourrait orienter l'enquête vers une implication directe de Tokyo et de Moscou. D'autant plus que lors des perquisitions, les enquêteurs ont trouvé trace de nombreux contacts entre Alessandro Santi et plusieurs "gouvernements étrangers".

Quant à l'authenticité probable des billets d'1 milliard $, elle ne fait qu'ajouter un peu de piment à l'affaire ! Je reprends ma démonstration pour celles et ceux qui n'ont pas suivi jusqu'à présent :
..., selon Luigi Grimaldi, le journaliste de Liberazione qui a publié son article hier, en 1998, date d'émission de ces « billets des États-Unis » à l'effigie de Kennedy par le Trésor US et non par la Federal Reserve (qui ne ment donc pas en affirmant qu'elle n'a jamais émis de billets de cette valeur...), « 99% des billets en circulation étaient des billets de la Federal Reserve, et 1% des billets des États-Unis »...

Ces derniers se distinguent des précédents en portant la mention « billet des États-Unis » (United States Note) et en ayant des numéros de série ROUGES (vs. VERTS pour les autres, Federal Reserve Notes) :

Or on voit parfaitement que les numéros de série des billets "Kennedy" sont rouges :

En outre, si on examine les billets de plus près, on voit autre chose : sur les billets de la Federal Reserve, le montant est en chiffres (100 sur le billet de 100 $), alors qu'il est en lettre sur les billets des États-Unis (one hundred). Or on distingue très bien le BILLION en toutes lettres sur le billet Kennedy, avec à gauche la mention

THE
UNITED STATES
OF AMERICA

Le détail qui tue : pourquoi un faussaire devrait-il faire un faux d'un billet qui n'existe pas ? Et de plus, un billet d'1 milliard $ !!! C'est pas un truc que vous changez au supermarché du coin, ça ne tient pas debout...

2e question : si les deux premiers courtiers se sont fait prendre, pourquoi recommencer deux mois plus tard, avec le même résultat ?

- La réponse, s'il y en a une, ce sera pour les épisodes suivants, mais franchement, un hasard à 314,5 milliards $, j'adhère difficilement, et si les philippins comme les japonais se sont fait prendre, je ne vois qu'une explication : c'est délibéré.

Peut-être pas qu'ils se soient fait prendre, mais qu'on les ait pris, oui...

Pourquoi ?


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XXI. 134 milliards de dollars - LE PROCÈS - I (1er décembre 2011)
XX. 134 milliards de dollars - Affaire relancée (26 novembre 2011)
XIX. Exclusivité mondiale Adscriptor ! 134 milliards de dollars : procès civil n° 8500 aux US (24 novembre 2011)
XVIII. Exclu Adscriptor : Monsieur Yin & Monsieur Yang (xyz milliards de dollars) (10 avril 2011)
(Version anglaise) [Exclusive]: Mr. Yin & Mr. Yang (+200 billion dollars more...) (April 10, 2011)
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XV. 134 milliards de dollars - épilogue ... "officiel" (24 mai 2010)
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XIII. 314,5 milliards de dollars : la piste russe ! (21 septembre 2009)
XII. 180 milliards de dollars (19 septembre 2009)
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