mardi 15 mars 2005

Note de lecture

Note de lecture

Voici quelques impressions sur un e-bookin que j'ai lu sur les conseils de Stéphanie, sérial marketeuse comme elle se définit elle-même.

Voici la page d'accueil où le livre est téléchargeable :

Tookasse_com

Ça raconte l'ascension et le déclin d'une start-up de la Net Economy au moment où la bulle Internet a explosé. Consommable, mais assez surréaliste comme récit.

Il m'en est resté comme un arrière-goût d'amertume et de tristesse. Je ne sais pas vraiment l'analyser, ce sont juste mes impressions, à chaud.

Morale : facile de dépenser des millions quand on ne les a pas gagnés et qu'on n'a aucune idée de ce qu'ils représentent lorsqu'on les ramène à une réalité de travail.

Mais bon, je ne veux pas sembler trop blasé non plus, que chacune et chacun se fasse son opinion.

Allez, à +

Jean-Marie Le Ray

P.S. Dans son billet d'humeur, Stéphanie nous dit :

« Quid des ventes ? Par correction je n'ose le demander. En effet je ne crois pas en leur pari super risqué. »

Mais à mon avis, leur pari se situe moins dans les quelques euros qu'ils pourraient retirer de la vente que dans le monstre coup de pub et de marketing qu'ils ont orchestré, puisque près de 30 000 bookins téléchargés en quinze jours, c'est quand même ce qu'on peut appeler de la fréquentation ! Et si leur but était plus simplement de se faire connaître, ils ont réussi...

Deux commentaires ont suivi :

Stéphanie :

- Bonsoir !

Tout d'abord serial marketeuse, pour paraphraser Don C(P)am(t)illo, ce ne sont que quelques mots.. je suis loin d'être une experte et, comme vous, je me tiens intéressée et à l'affût ...
A propos de Tookassé, effectivement, je ne connais pas leurs objectifs du départ. On est dans le cas de figure petite maison d'édition qui cherche à se faire connaitre à un moindre cout.. Oui, cela fonctionne.
Mais un coup de pub s'avère efficace dès lors qu'un certain ROI est assuré, pour la maison d'édition, peut-être des projets, des partenariats, je ne sais, mais cela reste peu quantifiable.. On oublie un peu vite, et c'est le thème du livre, qu'il faut vendre .. et la maison d'édition doit certainement vendre des bouquins pour pérénniser son activité..
Et plus que jamais, à l'heure du net, l'information se périme vite, j'ai peur qu'on ait oublié dans un mois le livre et surtout les auteurs et leur maison.. un buzz réussi mais qui rapporte quoi au final ???Car le livre en lui même est loin de laisser des souvenirs impérissables, il pourrait presque desservir l'opération tant on voit qu'il a été écrit en quelques heures ;-)
Bien entendu ce n'est que mon point de vue hyper pragmatique comme d'hab.
Bonne continuation, keep blogging !

Jean-Marie :

Stéphanie,

Merci beaucoup pour cette intervention, qui est véritablement le premier commentaire de mon journal. Que Céline ne m'en veuille pas, le sien était de très bonne augure, même s'il était piloté, vu que je l'ai fortement sollicité.

Je vois que vous avez pensé à la maison d'édition, alors que moi je pensais aux auteurs.Mais qu'importe ! Bonne et longue route à eux, et bonne et longue route à nous...Oui, keep blogging, je découvre ça, et c'est hyper sympa le blog, j'en suis enthousiaste !

Jean-Marie Le Ray

Ce qui me gêne

Ce qui me gêne...

Suite du précédent billet, intitulé « Question-Réponse », où je traduis l'article du Dr EBiz.

Ce qui me gêne dans la réplique de mon interlocuteur, c'est que les « sites secondaires » de ma question ont été interprétés comme des « sites fictifs » dans sa réponse (Cf. le titre de l'article).

Ebiz

Ce qui me gêne aussi, c'est le premier parallèle fait avec les big companies prêtes à injecter quelques millions de dollars dans quelques milliers de sites…

Très américain comme logique !

Mon ambition est bien plus modeste, puisqu'elle se limite à une dizaine de sites, vingt tout au plus. Et, à mon niveau, développer 20 sites, ce n'est déjà pas une mince affaire !

En fait je n'ai probablement pas assez explicité l'esprit de ma question, très orientée services, puisque la réponse, dans sa deuxième partie, est résolument orientée produits.

Voici donc quelques explications sur ce que j'entends par « site secondaire », dont la qualité dominante serait d'être complémentaire et non pas fictif.

Dans mon cas, le site principal est mon site professionnel, par nécessité plutôt que par goût, mais vu que j'ai décidé de transférer l'essentiel de mon activité sur et par Internet, cela exige la mise en place d'une organisation qui ne saurait s'épuiser en un seul site :

  • Premièrement, parce que je veux mener des activités multiples qui ne se cantonneront pas à la seule traduction, mais à toute une série de services, liés ou non à la traduction, et aussi et surtout au marketing ;
  • Dans le sillage, je souhaite conjuguer multilinguisme et marketing, en associant si possible l'un à l'autre et en les accordant aux spécificités d'Internet ;
  • Enfin, j'espère pouvoir développer une composante personnelle (j'avais d'abord écrit « privée », mais peut-on encore parler d'espace privé sur le Web ?), pour faire partager les beautés de la famille, de la poésie, etc., sans oublier … les autres !

Internet est un territoire de découverte à conquérir jour après jour, tout en sachant bien qu'on n'en fera jamais le tour, mais ce n'est pas l'important. L'important c'est de construire des pistes et d'être prêt pour la randonnée. C'est un peu comme en forêt, il y en a qui sont balisées et d'autres non, certaines se perdent nulle part et d'autres confluent sur des passages plus importants, où l'on n'est plus tout seul à faire le chemin.

Bon, je tombe dans le bucolique.

Mon idée du binôme marketing-plurilinguisme c'est de viser les indépendants, les professions libérales et/ou les PME, qui ont souvent tous en commun d'avoir des moyens limités, ou pour le moins proportionnés à leur taille, et dont on pourrait tout aussi bien dire qu'ils sont – que nous sommes – marginalisés par la philosophie marchande qui a envahi le réseau : il y a en surtout pour les grands comptes, les gros sites, les multinationales, etc.

C'est un peu comme les artisans chez nous, on vous dit que c'est la première entreprise de France, mais personne ne les connaît au-delà du microcosme local.


* * *

La constellation de sites que j’imagine tourne donc autour de ces deux grandes orientations, que sont la sphère professionnelle et la sphère personnelle, la ligne de démarcation entre les deux n'étant pas toujours très marquée, puisqu'il y a souvent interpénétration de l'une dans l'autre et vice-versa : vie professionnelle et vie privée, vie familiale et vie sociale, travail, loisirs, passions, idées, projets, les autres, l’actualité, etc., et temps libre, quand il en reste...

C’est d’ailleurs le propre des planètes que d’être inconstantes !

Connaissez-vous l’étymologie du mot planète ? Selon le Robert historique de la langue française, planète est un emprunt fait au latin planeta, lui-même repris du grec planêtes, qui désignait les astres en mouvement par opposition aux astres (aux étoiles) apparemment fixes. Planêtes étant le pluriel de planês, -êtos, nom d'agent qui désigne également un voyageur, un vagabond, dérivé de planasthai, qui signifie « errer çà et là, s'écarter du chemin », et, au figuré, « être incertain, flottant », etc.

Tout un programme, non ? Aujourd'hui, on dirait ... internaute !

Bon, j'ai pas fini mon développement, mais à +


Tags , , ,

Question-Réponse

Question-Réponse

Voici la question que j'ai récemment posée au Dr Ralph F. Wilson, conseil en Web Marketing :

- Avez-vous déjà écrit quelque chose sur les réseaux de sites personnels, à l'intention de quelqu'un qui voudrait bâtir un réseau de 10 à 15 sites secondaires afin de canaliser le plus de trafic possible vers son site principal ? Pourriez-vous me donner quelques tuyaux sur le sujet ou me signaler de bonnes ressources sur l'Internet ?

Sa réponse originale est ici, et voici ma traduction :

Développer des sites fictifs pour les pointer vers le site amiral

C'est une question couramment posée, mais qui se base sur un postulat discutable. En général, il est vrai que plus vous avez de liens qui pointent vers votre site, meilleur sera votre positionnement.

Toutefois, l'histoire ne finit pas là. J'ai demandé à mon collègue et ami, Mike Grehan, auteur d'un livre intitulé : « Search Engine Marketing: The essential best practice guide », que je considère un expert dans ce domaine, de nous fournir une réponse pertinente :

- De gros clients qui disposent de liquidités en abondance me demandent souvent :

« Pourquoi ne pas investir dans quelques milliers de sites fictifs pour les faire pointer vers notre site principal et améliorer notre indice de popularité ? »

Toutes proportions gardées, c'est le même problème pour une organisation plus modeste qui relierait entre eux une poignée de mini-sites.

Cela pourrait tromper un moteur de recherche en l'induisant à croire que le site amiral jouit d'une grande popularité. Mais que se passera-t-il lorsque le moteur ira voir combien de liens pointent vers ces sites fictifs ?

Naturellement, leur nombre sera extrêmement ténu, et basé essentiellement sur des liens entrants provenant du réseau lui-même. On peut donc parler d'un îlot de spam, plutôt isolé du reste de la communauté. Ce n'est pas naturel, et ça finira tôt ou tard par être pénalisé.

Vous pourriez aussi essayer de bâtir autour de vos sites fictifs un réseau de liens provenant de la Toile, mais ce serait une perte de temps, puisque vous ne feriez que diluer la quantité de liens qui, sans cela, pointeraient directement vers votre site principal.

Côté positif, si vos activités se caractérisent par leur diversité et ciblent un certain nombre de niches au sein d'une même communauté, vous pourriez alors tirer profit de ce mini-réseau de sites naturels.

Imaginons que vous soyez un fabricant d'ordinateurs qui vend aussi des périphériques et des matériels accessoires. Vous pourriez donc avoir un certain nombre de sites pour commercialiser chacun des produits de votre gamme, et démarcher ainsi une seule macro-audience auprès de laquelle placer vos produits optionnels et complémentaires (up-sell & cross-sell).

En étant attractif pour un secteur industriel donné, chaque site du réseau sera en mesure d'accumuler des liens naturels de qualité (qui s'opposent ici à la quantité).

Pour finir, un bref avertissement sur les minis réseaux. Google est récemment devenu fournisseur de noms de domaine, ce qui signifie que la société aura désormais accès à un grand nombre de données en qualité de registraire : sur les propriétaires des noms de domaine, sur les noms de domaine arrivés à expiration, sur les adresses IP, etc.

Bien, merci Mike. C'est de nouveau Ralph Wilson qui vous parle.

Il y a environ un an, j'ai entrepris de consolider différents domaines et marques. Je détiens encore le domaine DoctorEbiz.com et la marque déposée correspondante, mais son positionnement sur Google et sur Alexa reste plutôt bas si je le compare à celui de mon site principal, WilsonWeb.com.

À l'avenir, j'ai donc décidé de concentrer sur celui-ci tous les liens que j'avais sur DoctorEbiz.com pour qu'ils ne soient plus divisés entre ces deux sites. Autrement dit, j'ai préféré exploiter mon meilleur domaine et m'atteler à le faire devenir encore plus fort.

Tout ce qui vient d'être dit est de bon conseil si vous souhaitez économiser votre temps et votre énergie. Cela signifie aussi travailler pour bâtir votre PageRank et non pas contre.

[N.B. Le PageRank est l'indice dont se sert Google pour calculer la popularité d'un site : il va d'une échelle de 1 à 10, 10 étant le maximum, pour calculer la quantité et la qualité des liens entrants qui pointent sur un site. De plus, cet indice est en corrélation étroite avec le positionnement du site évalué par Google pour y placer les mots clés par ordre d'importance.]

* * *

Concernant la première partie de la réponse de Mike Grehan, c'est loin d'être mon cas et, j'imagine, celui des lectrices et des lecteurs (y en a-t-il, quelque part ?) de ce journal.

La deuxième partie cerne mieux l'idée - ou plutôt l'embryon d'idée - que je me fais de ce que sera un jour « ma constellation de sites ».

Bon, c'est bien beau d'avoir des projets, mais encore faut-il avoir le temps et l'opportunité de les mettre en oeuvre.

Alors, rêve ou réalité ? L'avenir nous le dira...

Des avis ?


La suite à lire ici...

Tags , , , , ,

Stats

Stats

Après mes 2 premiers billets intitulés 1/? et 1+1, il était bien normal que je poursuive dans les chiffres !

Les statistiques, c'est bien, c'est même indispensable pour assurer un suivi de l'évolution du site, mais encore faut-il savoir les interpréter. N'ayant pas la science infuse, j'ai décortiqué celles des trois premiers jours de publication de mon site - 13, 14 et 15 février, donc - pour voir ce que je pouvais en tirer.

Voici le résultat de mes élucubrations : durant ces trois jours (dimanche, lundi et mardi), sur 281 pages vues :

  • 173 ont totalisé 0 seconde, ce sont donc plus de 60% des pages vues qui ne m’apporteront probablement jamais un seul client !
  • Les 108 pages restantes ont été vues en 2h26’25’’, soit 1’21’’34 par page, par 42 internautes, soit des moyennes respectives de 14 personnes / jour qui ont visité + de 2,57 pages sur une durée globale de 3’29’’ chacune.
  • Or, là aussi, ces chiffres sont à nuancer, puisque sur ces 108 pages, 91 ont été vues en 51’52’’ par 37 visiteurs, soit quasiment 34’’20 secondes par page, et 17 ont été vues par 5 visiteurs en 1h34’53’’ !

En image et en tableaux, voilà ce que ça donne :

(Impossible d'intégrer l'image et les tableaux pour l'instant...)

Source des statistiques représentées ici : http://www.sitemeter.com/

Dans le détail (ceux qui n'ont pas la patience pourront lire directement les conclusions ;-)) :

  • Nombre de visites pour ces trois premiers jours de publication : 196
  • Soit une moyenne supérieure à 65 visites / jour
  • Pages vues durant la même période : 281
  • Soit une moyenne supérieure à 93 pages vues / jour
  • Rapport visite/pages vues supérieur à 1,4

CONCLUSIONS

À l’arrivée, sur 196 visites réelles les trois premiers jours, seuls 20% des visiteurs (en arrondissant par défaut) feuillettent plus ou moins vite un minimum de deux pages, et 90% de ces 20% y consacrent à peine plus de 30 secondes par page.

Les 10% restants, la crème de la crème, prennent tout leur temps pour consulter plus de 15% des pages vues, en y passant sur chacune près de 5’35’’ !

Donc, pour faire une projection sur mon premier mois de fréquentation (30 jours), si ces chiffres se maintenaient constants (alors que j’espère qu’ils augmenteront), ce seraient :

  • 420 internautes qui visiteraient presque 1080 pages pour une durée de consultation de 24 heures 38’ et des poussières…
  • 380 qui parcourraient vite fait deux pages chacun, et
  • 40 autres - mes futurs clients ?! :-) - qui examineraient à la loupe + 170 de mes pages. Ce serait plutôt encourageant pour un premier mois !

Rendez-vous à la mi-mars…

CONCLUSION DES CONCLUSIONS

Le plus fort dans tout ça, c’est que pratiquement aucune de ces visites ne me vient des moteurs, puisque je ne suis encore indexé nulle part.

Mais alors, me direz-vous, d’où arrivent-elles ? De mes noms de domaine !

Ça vaut bien un prochain billet, vous croyez pas ?

Bonne nuit, je vais me coucher.



Tags ,

1 + 1

1 + 1

Bon, ben voilà, 1+1, Céline a eu la gentillesse de me faire son premier commentaire et de sabler le champagne avec moi, venez nombreuses et nombreux, j'ai des coupes en abondance.

Maintenant, parlons référencement.

Tout d'abord je crois qu'il y a plusieurs degrés de référencement, selon qu'on a beaucoup de gros sous à investir ou pas un radis, ou selon qu'on est pressés ou qu'on se la joue cool.

Par rapport à la première proposition, je suis plutôt dans une position intermédiaire. J'ai pas des 100 et des 1000 (surtout en Euros :-)), mais je serais prêt à mettre de l'argent pour peu que le jeu en vaille la chandelle. Lire par exemple mon post sur le codage (tout au bas de la page) de mon site...

Par rapport à la seconde, je suis pas pressé, même si tout est relatif, disait Einstein (bonne lecture...). En fait, je suis déjà pas mal débordé de travail, et s'il m'arrivait 50 clients d'un coup, je saurais vraiment pas comment les gérer.

Il est évident que les pros du référencement sont surtout intéressés par les prospects qui se situent dans la catégorie « pressés et gros sous à investir ».

Or ma perspective de référencement s'inscrit dans la qualité plutôt que dans la quantité : je ne tiens pas forcément à trouver une pléiade de clients, mais à trouver de bons clients. « Pochi ma buoni », comme on dit en italien.

Elle s'inscrit aussi dans la durée plutôt que dans l'urgence : trouver des bons clients n'est généralement pas quelque chose qui se fait vite ! Il y faut du temps, de la patience, de l'acharnement, même. De la constance, sûrement. Et surtout, ce n'est jamais gagné d'avance, jamais acquis. Il faut toujours se remettre en question, quitte parfois à se ramasser quelques gamelles.

La fidélisation c'est un beau concept, mais dur à mettre en application. Et qui exige un wagon de disponibilité, voire du temps, des denrées rares par les temps qui courent...

Donc pour me positionner dès le début dans le haut du créneau, ou tout au moins pour tenter de, je me suis focalisé sur les noms de domaines, aussi parce que c'était un investissement à ma portée. Grosso modo, j'en ai actuellement 120 qui sont enregistrés.

Mais j'y viendrai en une autre occasion, puisque les statistiques de visites de mon site, que je ne consulte que depuis dimanche, m'apprennent déjà des choses précieuses sur la corrélation étroite entre certains de ces noms et la fréquentation de mes pages Web.

Dès fin 1999 (ce qui n'est pas si vieux, quand on y pense), j'ai commencé à réfléchir à la question et à enregistrer différents noms, si possible en rapport avec la traduction et dans mes trois langues de travail.

Une anecdote à ce propos. Si vous cherchez "studio 92" (ou "studio92") sur Google (je ne sais pas vraiment sur les autres, étant résolument Google-oriented), les deux premiers résultats mentionnent « http://www.studio92.com/ », dont le Whois nous indique qu'il a été enregistré le 9 novembre 1999. Or, à l'époque, j'avais demandé à Tiscali (Italie oblige...) de m'enregistrer studio92.com ... cinq jours plus tôt, précisément le 4 novembre (j'ai encore le formulaire de requête daté), ainsi que plusieurs autres noms de domaine, dont http://www.traducteur.org/, http://www.traduire.org/, http://www.dictionnaires.net/, http://www.traduttori.net/, http://www.traduzione.net/, etc.

Tous ceux-là ont été enregistrés le 8 novembre, mais pas studio92.com, allez savoir pourquoi. Et le lendemain c'était trop tard ! Voilà pourquoi j'ai été obligé de me rabattre sur http://www.studio92.net/ (enregistré le 26 novembre, y avait tout le temps...), qui est très bien aussi, même si le .net a quand même moins d'impact que le .com, tout au moins au plan commercial. Tragique erreur que d'avoir choisi Tiscali, donc, et ça n'a fait qu'aller de mal en pis par la suite.

Enfin, aujourd'hui l'erreur est réparée, je gère tout mon petit patrimoine domanial chez Godaddy, le numéro 1, dont je suis absolument satisfait : très rapide, très clair, très efficace, et les meilleurs tarifs de tout l'Internet.

Je le conseille vraiment à tout le monde, car comme dirait l'autre : « Pourquoi payer plus cher quand on peut payer moins cher et avoir une meilleure qualité de prestation pour un même service ? »

Chez Tiscali, ils devraient y aller faire un stage, ça les inspirerait peut-être...

Mais pourquoi avoir tous ces noms de domaine ?

Ma réponse est simple : depuis le début, je n'ai jamais envisagé une seule seconde que ma présence sur Internet se limiterait à un seul site, mais à une constellation de sites !

C'est plutôt une intuition qu'une démarche totalement planifiée, mais je travaille à sa conceptualisation. Dans mon esprit, certes, mais peut-être que ça servira aussi à quelqu'un le jour où j'aurai mis de l'ordre dans mes idées.

Et peut-être aussi que si le dialogue s'instaure avec toi, hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère ! (Tiens, c'est pas de moi, ça !), on ira plus vite et plus loin en faisant un bout de route ensemble.

En attendant, j'ai demandé son avis à un expert marketing reconnu, le Dr Ralph F. Wilson pour ne pas le nommer, qui a lui-même demandé son avis sur la question à un autre expert : à lire ici.

Je répondrai à l'article dans un prochain billet. Non pas que je pense être un expert, loin de là, mais j'ai quand même un petit avis sur la question.

Allez, à + !




Tags , , , , ,

1/?

1/?
et bienvenus dans mon journal !

Un nouveau journal pour un nouveau site : http://www.studio92.net/. (16 février 2005)

Le nouveau site est le mien, ou plutôt celui de ma société, le Studio 92 Snc, créée à Rome le 27 février 1989, qui va donc fêter ses 16 ans dans quelques jours. C'est pas encore la majorité, mais elle a pas mal mûri quand même.

Champagne pour tout le monde, c'est moi qui régale...

Société de quoi, me direz-vous, de traduction. Et accessoirement d'interprétation. Société artisanale ajouterais-je, et j'y tiens !

Pourquoi Studio 92, par manque d'imagination, probablement, même si l'idée de base était de trouver un nom évoquant l'Europe en train de se construire, et qui dit Europe dit forcément multilinguisme. Or à l'époque - nous sommes en 1989 - on ne parlait que de l'ouverture du marché européen à partir du 1er janvier 1993, mais, vraisemblablement par désir d'anticipation, tous les médias martelaient à l'envi et à l'unisson : 1992, 1992, 1992, etc.

Bien que ça rentre dans nos têtes de futurs eurocitoyens.

L'idée à la base de la création du Studio 92 était donc de traiter des langues européennes, idée vite abandonnée face à la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité, de trouver sur place des traducteurs fiables et compétents dans chacune des langues concernées. Je souligne "sur place", car ne pas oublier qu'en 89 Internet était encore dans les limbes...

Il m'a donc fallu vite recentrer mon « cœur de métier » et me limiter aux trois langues que je connaissais suffisamment pour pouvoir les contrôler, à savoir l'anglais, l'italien et le français.

Non pas du français vers les autres langues (la partie des traductions du français vers l'anglais, l'italien ou autre reste très marginale dans mon activité), mais uniquement et exclusivement de l'anglais et de l'italien vers le français.

Bilan personnel de l'opération, 16 ans plus tard : env. 10 millions de mots traités dans une quarantaine de domaines, dont 8 millions traduits par le soussigné et deux millions supervisés par moi-même.

Et le plus drôle c'est que pendant toutes ces années, je n'ai pratiquement jamais eu de CV, pour la simple raison que j'avais pas le temps de le faire !

Y avait trop à en mettre (je ne parle bien sûr que de mon expérience en tant que traducteur), et comme je suis assez sourcilleux (clin d'oeil à un ami), je voulais surtout pas faire un truc bâclé. Puis avec la naissance de l'Internet, j'avais l'évidence devant les yeux : mon CV ce serait mon site, ma visibilité définitive.

Même si je savais qu'il m'aurait fallu beaucoup de temps pour le réaliser, et, de fait, j'y ai planché dessus plusieurs mois. Jusqu'à la nuit de dimanche dernier, 13 février, où je l'ai finalement mis en ligne.

Je vais vous livrer un secret : il fallait qu'il soit prêt pour la Saint Valentin puisqu'il est dédié à ma femme, Geni (prononcer Genny, diminutif de Geneviève en italien) ! C'est pas écrit dessus, boulot boulot, mais voilà une injustice réparée.

Le résultat est à la hauteur de mes espérances, même s'il y en a qui semblent ne pas apprécier : je suis inscrit sur plusieurs listes, dont l'une dédiée au référencement sur laquelle une espèce de barbare (il se reconnaîtra s'il me lit un jour) a eu ces mots gentils :

« Le Baratin c'est bien pour le Moteurs mais il faut quand même que ce soit lisible. En l'occurrence, c'est Guignol et je ne parle pas de la Photo un peu Kitsch. »

Me traiter de Guignol et trouver ma photo kitch, pourquoi pas. Chacun ses goûts et si ma tête lui plaît pas, il suffit de cliquer pour passer sur un autre site, y a que l'embarras du choix sur Internet ! Il risquera pas d'être en manque.

Mais m'accuser de baratiner et de faire dans l'illisible, ah le pisse-froid ! Me dire ça à moi, qui écris depuis 20 ans du soir au matin et du matin au soir et dont la qualité du français est unanimement reconnue par mes clients depuis tout ce temps (je sais ce que je dis, quand ils m'ont trouvé, ils me lâchent plus !), je sais pas ce qui me retient de lui régler son compte, San-Antonio dixit (que celles et ceux qui auront la curiosité de cliquer sur le lien ne s'arrêtent pas à la qualité du français, c'est mon ami Marco qui fait lui-même les mises à jour)...

Enfin, sans le savoir, il est l'un des déclencheurs qui m'a décidé à ouvrir ce journal. Tous les commentaires fâcheux, virés, censurés, à la trappe ! C'est moi qui décide et ma décision est sans appel.

Je veux qu'on m'aime ! Tu m'aimes pas, va voir ailleurs. On peut pas plaire à tout le monde, mais si je te plais pas, sache que c'est réciproque !...

Par contre je dis bienvenue aux critiques constructives. Aimer quelqu'un ça n'a jamais voulu dire qu'on doit toujours être d'accord sur tout, au contraire.

Un autre participant de la liste sur le référencement m'a dit :

« Et si tu veux faire plaisir à mon ami google ... arrête les titres du style Studio 92 di Jean-Marie Le Ray S.n.c. : le français de qualité !, c'est de la merde... »

C'est franc ! Et ça m'a bien fait rire. Il a raison, c'est sûr, au plan du référencement, c'est sûrement pas un bon titre. Mais j'y tiens. Je suis un sentimental...

Alors voilà. Avec ces prémisses, je me suis dit que pour faire connaître mon site, c'était pas gagné d'avance. Mais j'y arriverai. Je le sens. Je le sais.

Et je me dirai comment j'y arriverai dans ce journal. Même si je suis le seul à le lire (en plus de l'écrire) pendant 50 ans. Pourquoi 50 ? Parce que j'en ai déjà 48. Donc, avec l'espérance de vie qui s'allonge, je peux peut-être espérer arriver à 98, qui sait ? On en reparlera le moment venu. Si vous êtes toujours là. Sur Internet, j'entends...

L'idée de base du journal c'est de raconter quelle sera l'évolution de http://www.studio92.net/. Un peu sur ce modèle. Dans ma prochaine note, je vous ferai un petit topo des statistiques des premiers jours.

Voilà pour aujourd'hui. S'il y a des erreurs, pardonnez-moi, il est tard et je suis trop fatigué pour relire. Ce n'est pas un manque de respect, c'est une demande d'indulgence !

Et pour conclure, un grand merci à Céline Graciet, qui m'a encouragé à bloguer.

Sur ce, bonne nuit.


P.S. D'aucuns se demanderont peut-être pourquoi le titre : 1/?

Tout simplement parce que c'est mon premier message... sur combien à venir ? Si vous avez la bonne réponse, faites le moi savoir...

Re-P.S.

Voici les deux commentaires qui ont suivi:

Céline : *pop*
(bruit d'un bouchon de champagne qui saute)
Toutes mes félicitations, j'ai hâte de te lire.

Jean-Marie : *clink*
(bruit cristallin de deux coupes de champagnes qui trinquent)
Merci Céline, je me sens déjà moins seul. :-)
J-M


Tags , , ,

dimanche 6 mars 2005

Les travailleurs de la connaissance

French translation of a column in Connect Magazine, by Paul Allen

Investir dans ses employés : élaborer un cursus professionnel pour ses cadres supérieurs

Mon ami Steve Jenkins a déjà créé et vendu deux sociétés, et travaille actuellement au développement de la troisième.
Il fonda sa première start-up, Windows95.com, alors qu’il faisait un MBA à l’Université de Brigham, et finit par la vendre à CNET Networks, Inc. pour 12 millions de dollars.

Il m’a dit un jour que différents professeurs l’avaient formé, et qu’il avait appliqué ce qu’il avait appris en classe pour noter chaque professeur en fonction de ce qu’il lui aurait fait récolter. Ayant mis en pratique les connaissances qu’il avait acquises, il a vraiment gagné de l’argent.

L’un de mes livres favoris est « Intellectual Capital: the New Wealth of Organizations » (Le capital Intelligence : la nouvelle richesse des organisations), par Thomas Stewart, éditeur de la revue en ligne Harvard Business.

Stewart écrit ceci : « Si la connaissance est la plus grande source de richesse, alors les individus, les sociétés et les nations devraient investir dans les actifs qui produisent et traitent la connaissance ».

Et vous, que faites-vous à ce sujet ? Votre entreprise investit-elle de façon scrupuleuse et systématique dans les actifs qui produisent et traitent la connaissance ?

J’ai plus de 2000 livres dans ma bibliothèque personnelle, quelque 3000 textes électroniques d’études religieuses dans ma bibliothèque Infobase, l’accès à 32 millions de documents fournis par 2800 sources de publication grâce à mon abonnement au site de recherche High Beam, et ma boîte à courriels quotidiennement remplie de lettres d’informations provenant de personnalités parmi les plus brillantes de la planète.

Le paradoxe du travailleur de la connaissance est bien celui-ci : plus vous passez de temps à emmagasiner de la connaissance, moins vous en avez pour appliquer ce que vous savez. La réciproque est également vraie. Il s’agit donc de trouver le juste équilibre entre apprendre et faire, entre la formation et l’action. Beaucoup de gens n’ont aucun répit, et très peu consacrent assez de temps, d’énergie et d’argent pour thésauriser et exploiter leurs connaissances. Peut-être le Web pourra-t-il changer cela, puisque, grâce à l’Internet, chacun de nous peut aujourd’hui dresser une liste d’experts dans son ou ses domaines et suivre à la trace chacune de leurs paroles et actions.

De fait, avec les outils modernes de la connaissance, chacun de nous peut désormais se former un cursus sur mesure, tout au long de sa vie, et y mettre pêle-mêle livres, articles, messages d’alerte de Google ou autres, programmes télé ou radio, etc., pour devenir à son tour expert dans son secteur ou son activité.

Mes deux premières fonctions ayant été PDG et Vice-Président Marketing, j’ai développé à l’intention des gens avec qui je travaille deux « parcours » spécifiques à ces fonctions, en y englobant des recommandations de lecture, des enregistrements de conférence ou des articles clés, autant de matériel documentaire qui évolue avec le temps mais que j’ai lu et dont j’estime qu’il leur permettra de progresser.

En fin de compte, j’espère pouvoir élaborer un « parcours » propre à chaque position clé au sein de l’entreprise, et trouver la façon de récompenser les employés qui prendront constamment le temps d’apprendre pour acquérir la vision d’ensemble dont nous avons tous besoin.

J’espère aussi pouvoir convaincre les entreprises avec qui je collabore à investir dans leurs employés. Je ne parle pas de formations de groupe ni de séminaires coûteux, mais plutôt d’aider chaque employé à développer une stratégie d’apprentissage tout au long de la vie en y consacrant un budget minimum.
En effet, pourquoi payer quelqu’un 50000 $ par an si l’on n’est pas prêt à dépenser 3 ou 4% de cette somme à sa formation ?

Je leur conseille donc de doter leurs salariés de dispositifs portables pour se former, d’un gros budget livres, de les laisser participer aux meilleures conférences ou s’abonner aux publications de leur choix et bases de données inhérentes à leur domaine.

Je leur dis « Récompensez-les pour leurs bonnes idées et leurs connaissances, pas seulement pour le nombre d’heures qu’ils passent en réunion ou assis devant l’écran de leur ordinateur.

Rappelez-vous qu’une seule info clé peut faire toute la différence entre l’échec et la réussite.

Dans son spectacle TV, “The Apprentice,” Donald Trump a mis pendant quelques mois deux équipes en compétition pour organiser un Salon du mariage et voir laquelle serait capable de vendre le plus de robes de mariée en une seule soirée.

L’équipe Mosaic a envoyé un courriel en masse à 23000 futures mariées de la ville de New York à partir du site theKnot.com. Résultat : un groupe de 40 à 50 personnes attendaient l’ouverture des portes du magasin pour s’y précipiter et ont généré 12000 $ d’achats.

L’équipe Apex a distribué des dépliants à Penn Station, une gare de la ville, pour n’obtenir que 1000 $ de ventes. Donald Trump a licencié le responsable Apex du projet parce qu’il avait perdu : il ne connaissait pas le site theKnot.com.

Mosaic a donc fait 12 fois plus de ventes qu’Apex pour un seul détail : ils savaient que theKnot.com disposait d’une base de données d’e-mailing incluant les futures mariées.

Dans une entreprise, chaque échec peut avoir comme origine, tout simplement, le fait de ne pas savoir : ne pas savoir poser les bonnes questions pour augmenter vos ventes en fin de journée ; ne pas savoir trouver de nouveaux clients grâce aux moteurs de recherche ; ne pas savoir diminuer de 25 % les coûts de votre centre d’appels grâce aux nouvelles technologies ; ne pas savoir utiliser les logiciels libres pour économiser des millions en coûts de développement ; ne pas savoir générer un bouche-à-oreille efficace ; ne pas savoir fabriquer moins cher, et ainsi de suite.

Augmentez donc vos chances de ne pas faillir en aidant vos salariés à faire fructifier leur actif le plus précieux : leur esprit.

© Paul Allen, February 2005
Translation © Jean-Marie Le Ray, March 2005


Tags , , ,