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vendredi 27 février 2009

Studio 92 Snc : 20 ans de bons et loyaux services

Comme je l'indique dans mon précédent billet, aujourd'hui est la date-anniversaire de ma société, Studio 92 Snc, créée le 27 février 2009 : 20 ans de société et presque 25 ans de traduction, comme dit l'autre, ça fait un bail ! En tout cas, ça représente près de la moitié de ma vie passée à traduire et interpréter.

Donc quoi de mieux pour tenter d'expliquer ce qu'est la traduction que de partager avec vous cette présentation, réalisée à Hammamet fin novembre de l'année dernière, sur l'employabilité des traducteurs intitulée « LA TRADUCTION : DE LA FORMATION À L'EMPLOI - Comment utiliser Internet pour une transition réussie ?»

Internet et les traducteurs, c'est la version courte (12 diapos), Traduction Formation Emploi Hammamet, c'est la version longue (PDF de 80 pages avec des centaines de liens clicables).

Vous aurez ainsi un aperçu du métier, avec à suivre trois extraits vidéo représentant un peu plus des 2/3 de mon intervention (où j'apparais dans toute la splendeur d'une "légère" surcharge pondérale de +/- 10 kg et quelques grammes, on va pas chipoter sur les grammes :-)









C'était le 28 novembre dernier, veille du 7e anniversaire de mon fils...


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www.translation2.com

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dimanche 23 novembre 2008

Dimension sociale de la traduction

Le travail de traducteur n’est pas uniquement individuel, mais aussi social, bien que nombreuses et nombreux soient les réfractaires à une mise en réseau des compétences, des expériences, des ressources…

Des ressources disséminées à travers le Web qui gagneraient certainement à être catégorisées et centralisées derrière un nombre restreint de points d’accès, c’est-à-dire à l’opposé de la situation actuelle, où l’éparpillement règne et rend leur détection difficile.

Car dans l’océan planétaire d’Internet, les mots – ou les termes, si vous préférez – sont les données non structurées par excellence, de par la multiplicité des domaines, des langues, des formats de documents, des publics destinataires et ainsi de suite.

Donc regrouper tout cela sous l’appellation générique de traduction, voire de localisation, ne rend pas justice à la diversité des situations, des contextes, des nécessités, etc.

Sans compter ce que nous appellerons le Web terminologique invisible, notamment les disques durs des traducteurs et des clients qui regorgent de trésors terminologiques enfouis, ne demandant qu’à être découverts.

Naturellement, la confidentialité vis-à-vis de ses données et de ses clients est une chose sérieuse, déontologie oblige, mais tout n’est pas confidentiel, tout n’est pas secret.

Et à force de ne jamais vouloir rien révéler de son travail, on en finit par cacher aussi ce qui pourrait être partagé ! C’est ainsi que le moteur Translation 2.0 est né d’une collection de favoris : près de 5 000 ressources riches en terminologie multilingue, accumulées depuis plus d’une décennie de recherches sur le Web.

Autant en faire profiter d’autres plutôt que de tout conserver stérilement sur mon PC !

Pour citer un autre exemple connu, il suffit de penser aux très riches glossaires multilingues de Microsoft, qui aurait fort bien pu les considérer comme un actif propriétaire et tout garder au seul bénéfice de ses employés. Au contraire, en les mettant gratuitement à la disposition de tous, ce sont plus de 12 000 termes anglais traduits dans près de 60 langues en libre accès !

Donc, pour en revenir à cette fameuse dimension sociale, elle est indispensable à tous les aspects professionnels du métier : chacun/e devant impérativement faire du networking pour se former, s’informer, se mettre à jour, s’entraider, demander conseil, travailler en mode croisé – traducteur + relecteur –, voire organiser des équipes sur les projets complexes, trouver les bonnes ressources, techniques ou terminologiques, échanger des dictionnaires, de la documentation de référence, ou, surtout, pour celles et ceux qui vivent à l’étranger, rester en contact avec leur langue et les implications socioculturelles qu’elle véhicule…

Ce sera en partie l'objet d'une présentation sur l'employabilité des traducteurs que je ferai la semaine prochaine à Hammamet, intitulée « LA TRADUCTION : DE LA FORMATION À L'EMPLOI - Comment utiliser Internet pour une transition réussie ? »

Concluons en disant que la traduction ne concerne pas que les traducteurs de métier, mais plus largement celles et ceux qui s’intéressent aux langues et à leur dimension sociale : comment apprendre à se comprendre au-delà des barrières linguistiques, pour mieux communiquer et partager.

Autrement dit, les internautes de tous pays et de toutes cultures !


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mardi 15 juillet 2008

Les 4 points cardinaux de la traduction

Si vous lisez Adscriptor, vous devez savoir qu'il m'arrive de temps en temps de revisiter d'anciens écrits que j'ai commis sur la traduction pour les remettre au goût du jour.

Dans celui-ci, datant d'octobre 2004, je tentais de dégager les 4 points cardinaux de la traduction, qui est tout à la fois :
  1. une activité de service ;
  2. une profession ;
  3. un processus de transfert d’une langue à l’autre, et
  4. le produit qui en découle.
Il y a déjà près de 20 ans, dans « Le traducteur, la traduction et l’entreprise, AFNOR, 1989 (PDF, 900 Ko), Daniel Gouadec nous donnait la définition suivante :
Le produit est le document final, texte ou autre, adapté dans tous ses caractères de contenu et de forme aux usages, normes et conventions d’un public spécifique et à des objectifs qui sont eux-mêmes chaque fois spécifiques : informer, faire vendre, convaincre, faire acheter, émouvoir, ... Le statut du produit-traduction est fondamentalement hybride en ce sens qu’il doit exister de plein droit (constituer un document « naturel » pour le public auquel il s’adresse) tout en respectant les contraintes imposées par la référence à un document antérieur destiné à un autre public. Les contraintes du passage d’un public à l’autre sont régies par des règles de l’art et généralement définies dans un cahier des charges.
Une formulation qui trace avant l’heure les contours de la localisation (qualifiée de naturalisation par Gouadec : …le traducteur rédige en s’appuyant sur les contenus d’un document existant qu’il « naturalise » de manière à l’intégrer totalement à la langue et à la culture d’un autre public), et garde aujourd’hui encore toute son actualité.

Toutefois, dans ses différentes composantes, ma définition de la traduction était la suivante :
Communication ciblée produite par transfert linguistique/adaptation culturelle, qui résulte de l’interaction de divers processus-métier intégrant la mobilisation conjointe de connaissances et de ressources.
Une définition à laquelle j'avais longuement réfléchi et qui avait le grand avantage, selon moi, de représenter les quatre concepts cardinaux servant à catégoriser la traduction :


  1. Communication ciblée
  2. Transfert linguistique / adaptation culturelle
  3. Interaction de divers processus-métier
  4. Mobilisation conjointe de connaissances / ressources
Le tout au sein du cycle communicationnel de la traduction, et sans oublier sa dimension sociale...

Ce qui peut expliquer pourquoi la traduction reste une affaire de professionnels. :-)



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jeudi 13 mars 2008

Adscriptor - Cinq choses importantes

Adscriptor - Cinq choses importantes

Guillaume Narvic me passe le flambeau pour narrer cinq choses sans importance à mon sujet, or en ce moment mon esprit est totalement accaparé par toute une série d'événements qui me prennent la tête, comme on dit si justement.

Ça fait comme une chape qui me comprime le crâne sans répit. Donc je me dis qu'après tout, en parler me libérera peut-être un peu le cerveau.

1. Il y a des moments où je n'ai plus envie d'écrire sur Adscriptor. Ce désintérêt est dû en partie à la rareté des commentaires sur ce blog. Presque 400 billets et aucun n'a jamais recueilli plus de 20 commentaires. D'où le sentiment diffus d'écrire le plus souvent pour les moteurs, qui sont incapables de dialoguer, ces cons ! De quoi éprouver aussi une certaine envie pour des blogueurs tels que Maître Eolas ou Laurent Gloaguen, dont les billets pulvérisent régulièrement le seuil des 100 commentaires (Beppe Grillo, lui, dépasse souvent les 1000...) ! Quant aux interrogations stériles de Mediapart, laissons-les à leur vacuité.
Et en partie au trop-plein de boulot qui fait que les priorités sont autres.

2. Il y a une autre raison, paradoxale, c'est que tout m'intéresse. Je m'informe sur tout, et j'ai envie d'écrire sur tout. Ou presque. Tous les sujets, tous les domaines. Notamment les noms de domaine. Donc au passage permettez-moi de saluer l'apparition d'un forum dédié, Domaineur.com. Résultat : j'ai plein d'idées de billets chaque jour, tout en sachant que pour un billet écrit, il y en a dix qui ne verront jamais le jour. Par manque de temps. Voilà pourquoi je me sens souvent découragé, et impuissant, face à l'ampleur de la tâche.
Seule la poésie pourrait me soulager, mais voici des années que la veine est épuisée.

3. Je m'inquiète chaque jour davantage d'une certaine mentalité procédurière à outrance dont font preuve certains de mes conpatriotes (orthographe délibérée), dont la fréquence augmente régulièrement et dont la légitimité des motivations m'échappent de plus en plus : économiques certes, destinées à faire peur, c'est évident, "légales", probablement, mais en aucun cas "justes". Tantôt c'est DatingWatch, tantôt lespipoles, une fois c'est la Web réputation, l'autre les entreprenautes, aujourd'hui c'est Presse-citron, et demain ?...
Faudrait peut-être revenir à la tradition avisée des sommations d'usage.

4. Il y autre chose qui m'inquiète encore plus, c'est la situation en Italie, où je suis intimement convaincu que, depuis Mussolini, en passant par la Démocratie chrétienne et Craxi (les initiés comprendront), personne n'a jamais fait autant de mal à ce pays que Silvio Berlusconi. Qui a toutes les chances d'être réélu une troisième fois Président du Conseil des Ministres dans environ un mois... Nous sommes donc à la veille d'en reprendre pour cinq ans, de force et non de gré, car comme le dit un représentant de sa propre majorité : Berlusconi est ce qu'il est, mais on n'a que lui ! Or de fait, en l'état actuel des choses, je ne vois aucune alternative possible ni crédible. Même si j'aimerais bien me tromper...
Ceci dit, je lui réserve un billet de mon cru, ad personam, en vue de sa réélection aussi triste que probable.

5. Enfin, cette année marque un tournant décisif dans ma vie professionnelle, avec de nombreux projets en cours qui me passionnent, du lancement imminent de Translation 2.0 Open Project avec Primoscrib à la création de marques avec Quensis...
Les priorités dont je vous parlais au point 1. :-)

En conclusion, que Narvic m'excuse si je m'écarte un peu du but original de la chaîne des choses sans importance, mais je ne me sens pas la fantaisie d'imposer le boulet de mes digressions à qui que ce soit. Et si quelqu'un tient absolument à reprendre une chaîne...


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P.S. @ Narvic, réflexion incidente : perso je crois qu'il me reste encore tout un tas de choses à transmettre... (notamment à mon fils ;-)

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lundi 25 février 2008

Translation 2.0 Open Project : compte à rebours

Translation 2.0 Open Project : compte à rebours

Comprendre. Communiquer. Partager.


Nous y voilà ! Le compte à rebours est commencé, plus que quelques jours au lancement de Translation 2.0 Open Project - TOP² pour les intimes -, actuellement nous mettons la main aux dernières retouches.

Nous, c'est Primoscrib, la société de Stéphane et Sylvain, et Studio 92, ma société depuis 19 ans cette semaine !

Il est d'ailleurs normal que je réserve la primauté de l'annonce à ce blog, puisque c'est via Adscriptor que Sylvain m'a contacté la première fois pour me parler du développement d'un projet lié à la traduction.

Or de mon côté j'ai commencé à réfléchir à TOP² en 1999 : TOP signifia d'abord Translation Online Portal, puis Translation Ontology Project, dont le but aurait été la création d'une ontologie de la traduction dans le monde, peut-être un peu trop ambitieux...


Si vous visitez le site, survolez l'hexagone avec le curseur et explorez-le (il n'y a que trois pages !). Avec comme noyau du concept l'équation suivante : traduction = communication !

Une idée qui me tient à cœur depuis très longtemps, que j'ai tenté de décrire de façon plus détaillée dans le circuit communicationnel de la traduction.

Petit rappel pour mémoire :


Et tout ça pour quoi, me direz-vous ? Simplement pour tenter de redorer le blason de la traduction, totalement galvaudé dans l'esprit des donneurs d'ordre, voire des acteurs mêmes de la traduction que sont les agences de traduction et les traducteurs, dont on attend trop souvent la quadrature du triangle...

Car les maux de la traduction (tiens, c'est joli, ça) tirent leur origine de la méconnaissance totale qu'en ont généralement les clients, chez qui il suffit de "parler" ou "connaître" plus ou moins bien une langue pour être capable de traduire ! Ce qui est une ineptie sans nom, constamment démentie à l'épreuve des faits...

Par conséquent, vous comprendrez que lorsque Stéphane et Sylvain m'ont fait part de leur projet, j'ai sauté sur l'occasion de leur parler du mien, que je n'avais jamais pu réaliser par manque de moyens.

Aujourd'hui, plus réalistes, nous avons opté pour une approche progressive, avec mise en ligne échelonnée de différents services :
  • la production d'une fiche terminologique « Web 2.0 » (voir Welcome in the World Century) générée à partir de différentes sources :
    • translation's 2.0, premier moteur de recherche verticalisé du projet ;
    • la base de données du projet, qui représentera à terme 1 To de données, soit plus de 200 millions de termes indexés dans les principales langues européennes ;
    • une série de moteurs thématiques agrégeant des flux et des ressources pertinentes (sur ce modèle, mais adapté au binôme traduction/terminologie) ;
  • le lancement du concours Win-Win (You Win 5,000 $, We Win 5,000 URLs), pour lequel nous avons développé des widgets dédiés aux univers Facebook, Google Desktop, iGoogle ou Netvibes. Pour l'instant...
  • la mise en ligne du site dédié au projet TOP², accompagné d'un blog dans lequel je vous détaillerai tout cela et, bientôt, du forum TOP², en deux langues pour commencer, français et anglais ;
  • la base de connaissances, dont la dimension communautaire permettra à chacun/e de commenter, discuter, noter, voter, échanger, promouvoir sa visibilité, etc., etc.
  • la page personnalisable enfin, qui fait pendant à la partie "sociale" du projet, ou chacun/e, un peu sur le modèle Netvibes, pourra simplement sauvegarder ses recherches, agréger ses flux d'info, etc. : en un mot, organiser son espace personnel comme bon lui semble.
Il y a encore beaucoup d'autres idées en gestation, mais disons que, pour les mois à venir, nous pourrons déjà nous contenter de cet emploi du temps !

Rendez-vous la semaine prochaine sur le blog TOP² pour plus de détails...


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mercredi 26 septembre 2007

Communication : les projets d'avenir du Studio92.eu


Après le sourire, les choses sérieuses.

Un communiqué de presse a été publié cette semaine pour annoncer mon entrée dans Primoscrib, repris en intégralité sur Studio92.eu, nouvelle « bêta » du site de ma société en attendant la version définitive.

Extraits (c'est moi qui souligne) :
- « L'expérience de Jean-Marie Le Ray et sa connaissance du monde de la traduction seront un accélérateur de développement pour Primoscrib. Nous sommes une entreprise encore jeune et nous apprenons tous les jours. Le fait que Jean-Marie soit également un personnage reconnu sur le Web a été un élément déterminant dans notre association. Nous nous donnons ainsi les moyens de notre ambition : faire de Primoscrib un acteur majeur de la communication multilingue sur Internet », déclare Sylvain Renouf, cofondateur de Primoscrib.
- « Pour Studio92.eu, société créée il y a près de dix-neuf ans, la prise de participation de son administrateur dans Primoscrib signifie s'associer à une entreprise dynamique et tournée vers l’avenir, capable de se hisser en peu de temps aux premiers rangs du secteur en France, afin d'élargir la traduction en lui appliquant toutes les recettes qui ont fait le succès du Web 2.0 : logique ouverte et participative, outils communautaires, syndication et catégorisation des ressources (tags), etc. Autant d'ingrédients indispensables pour concevoir et réussir un projet ambitieux ! », explique Jean-Marie Le Ray.
Primoscrib, société de traduction fondée par Sylvain Renouf et Stéphane Barrier, est une société jeune fortement positionnée vers l'international, et donc vers l'Internet, qui s'est fixée pour but de « répondre aux problématiques liées à la compréhension sur le Web de contenus écrits dans une langue étrangère ». Une compréhension qui aille bien évidemment au-delà des joies de la traduction automatique...
Avec 20% de croissance annuelle et une expertise allant du médical à la coupe du monde de rugby en passant par la mode et le luxe, Primoscrib affiche des résultats qui ne craignent pas d'être soumis à l'évaluation de ses clients, qui notent les traductions de leur fournisseur : actuellement, pour 98 traductions notées, un taux de satisfaction de 99,63% ! No comment, diraient nos amis anglo-saxons...

Une approche innovante, donc, qui m'a séduit d'autant plus que je partage, depuis longtemps, les mêmes objectifs d'excellence pour la traduction technique professionnelle : qualité, écoute et sensibilisation des clients, des autres bureaux de traduction, et des traducteurs, desquels il ne faut pas toujours s'attendre à ce qu'ils résolvent ... la quadrature du triangle !

Ceci dit, maintenant que la traduction est entrée de plain-pied dans une époque de transformations profondes pour la profession, à l'heure de la localisation et du Web (d'où le titre du communiqué : Traduction ET Internet), il serait bon - à l'instar de la transition du Web 1.0 au Web 2.0 - que Translation 1.0 évolue vers Translation 2.0...

D'où la tentative de réaliser « Translation 2.0 Open Project, the TOP one! » (TOP² pour les intimes), un projet destiné à réunir « innovation technologique » et « usage communautaire », afin d'appliquer ce binôme :
  • en particulier à la traduction et aux traducteurs,
  • en général à l'appréhension et l'utilisation du multilinguisme sur Internet par les non-traducteurs (autrement dit les internautes dans leur grande majorité).
En résumé :


De fait, comme son nom l’indique, le Translation 2.0 Open Project s’inscrit résolument dans la mouvance du Web 2.0, l’évolution actuelle de l’Internet qui intègre aux couches technologiques du Web 1.0 les dimensions sociales et collaboratives, avec en point d’orgue l’appropriation toujours plus poussée et interactive du média Web par les internautes.
Ainsi, les deux axes porteurs que nous avons retenus comme lignes directrices d’orientation et de développement sont : rupture & opportunité.


Rupture avec le passé (Translation 1.0), et opportunité pour l’avenir (Translation 2.0) : verticalisation en ordonnée, ouverture en abscisse.
J'avais évoqué à plusieurs reprises sur ce blog le développement d'un moteur de recherche terminologique multilingue, vous comprenez maintenant que Translation's 2.0 n'est qu'une brique de l'ensemble du projet TOP², au côté de nombreuses autres briques : conception et intégration de milliers de ressources terminologiques riches (comme XBRL.name, par exemple), développement d'une fiche terminologique 2.0, etc.

Je ne peux guère en dévoiler davantage pour le moment, mais le blog de translation2.com sera bientôt en ligne pour suivre de près l'évolution du projet. Voire y participer, ce que nous souhaitons vivement...
Restez branchés sur Adscriptor, je vous tiendrai au courant, si vous me permettez cette métaphore ... électrique. :-)


P.S. Je m'en voudrais de consacrer ce premier billet à Translation 2.0 Open Project sans remercier publiquement Sylvain et Stéphane de m'avoir fait confiance. L'aventure promet d'être belle et excitante (en tout bien, tout honneur !). Et surtout, grâce à Internet, le moment est venu que la traduction devienne enfin ce qu'elle est depuis la nuit des temps : communication pure...

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mardi 25 septembre 2007

Communication : mon premier contrat !

Ce matin, en lisant mon courrier, j'ai eu l'heureuse suprise de découvrir qu'on me passait commande pour rédiger un publirédactionnel. C'est la première fois depuis mars 2005, date d'inauguration d'Adscriptor. Presque un rêve !

Le donneur d'ordre est le Studio 92 Snc, dont je reproduis ci-après la lettre que m'a envoyée son administrateur, Jean-Marie Le Ray (encore un cas flagrant d'homographie patronymique !) :
Très cher,

Les hasards de l'Internet m'ayant conduit sur votre blog, et notamment sur la dernière phrase de ce billet, d'emblée mon attention a été capturée par la haute tenue de votre écriture Web : un style ébouriffant, un propos pertinent, un raisonnement limpide, on sent le pro !

D'ailleurs c'est gravé au frontispice d'Adscriptor : « Confiez-moi vos idées, je les traduirai en mots. C'est mon métier ! » Quelle cohérence ! Quel souffle !

C'est clair, vous réunissez là les deux plantureuses mamelles du concepteur-rédacteur !

Outre un lectorat si vaste et qualifié que les statistiques du Chauffeur de Buzz font pâle figure à côté des vôtres. ;-)

Or étant moi-même dépourvu de talent littéraire et de verve, je me permets de compter sur vous pour obvier à cette double lacune. D'où ma requête : accepteriez-vous - contre espèces sonnantes et trébuchantes, il va sans dire - de rédiger un article de fond sur ma société ?

En deux mots, Studio92.eu est une société majeure (puisqu'elle va gaillardement vers sa 19ème année) du PIF qui traduit, conseille, optimise, localise et développe moteurs de recherche (comme Google, oui, oui) et glossaires multilingues. Entre autres projets...

Que je vous laisse donc le soin de présenter, vous trouverez ci-jointe la documentation nécessaire.

Votre dévoué,

JML
Dont acte. Le temps d'étudier les documents reçus, et je vous reviens avec un publirédactionnel tout beau tout neuf, qui s'intitulera « Communication : les projets d'avenir du Studio92.eu »...

Stay tuned ! comme on dit dans l'arrière-pays :-)


P.S. Modeste est mon deuxième prénom...

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mercredi 10 mai 2006

Pour une nouvelle pratique contrastive de la traduction technique professionnelle

La quadrature du triangle

Derrière cette formulation aux résonances un peu barbares se cache le titre d'un discours prononcé lors du Colloque « Traduction et francophonie(s) ; traduire en francophonie », organisé dans le cadre des « Formations en traduction et métiers connexes », proposées à l'automne 2003 par l'université de Rennes 2, sous la direction de M. Daniel Gouadec, le Monsieur Traduction de l'Université française.

Pour celles et ceux que ça intéresse, la prochaine session d'automne se tiendra les 22 et 23 septembre 2006, sous le titre « Quelle qualification universitaire pour les traducteurs ? »

L'envie m'est venue de le dépoussiérer un peu, car en traduction professionnelle « Plus ça change et plus c'est pareil ! », pour reprendre un vieil adage.

En attendant de revisiter mon intervention pour une mise en ligne réactualisée sur emantics, je me contenterai de vous livrer la partie finale. Si quelqu'un est intéressé par l'intégralité (16 pages pleines au format A4), elle est encore téléchargeable sous le titre : « Pour une nouvelle pratique contrastive de la traduction professionnelle ».

CONCLUSION

Il y a plus de 15 ans, dans « La traduction, le traducteur et l'entreprise » (AFNOR, collection AFNOR GESTION, Paris 1990, PDF), M. Gouadec écrivait ceci :
L’une des évolutions à court terme pourrait donc porter sur l’assimilation de la « traduction » à une rédaction dans laquelle le document initial servirait uniquement de référence ou source d’informations qui, analysées et synthétisées par le traducteur, seraient ensuite reformulées ou réexprimées selon les contraintes posées par le public, le type de document, et les utilisations voulues ou prévues du document.

Pareille évolution inciterait sans doute à ressusciter, dans la mesure du possible, la rédaction conjointe ou parallèle dans laquelle des auteurs produiraient, par exemple, des documentations parallèles de même type (mode d’emploi, notice, etc.) en les adaptant chacun à son public « national » spécifique.

L’évolution qui se dessine en ce sens mérite réflexion de la part des traducteurs, mais aussi de la part des donneurs d’ouvrage qui y trouveraient peut-être une meilleure adaptation fonctionnelle des documents à leurs multiples destinations.

La meilleure façon de traduire est peut-être bien de rédiger d’abord et même de rédiger seulement.
Des propos d'une grande actualité, qui n'ont pas pris une ride et amènent implicitement le concept d'écriture Web (avec en corollaire la notion de Webscripteur...).

Malheureusement, à la lumière des faits, force est d’observer qu’on n’en prend pas le chemin !

Or c’est probablement LA RÉPONSE qu’attendent des centaines de milliers de PME/PMI partout dans le monde qui auront (auraient déjà) besoin que leurs sites soient localisés dans les principales langues commerciales. Et je ne parle pas ici de localisations portant sur des milliers de pages, mais sur des quantités plus modestes, quoique significatives, à la portée d’artisans-traducteurs individuels ou maillés en réseaux modulables et de qualité, beaucoup plus flexibles et abordables que des organisations mastodontes.

Le marché à conquérir est immense, inépuisable serais-je tenté de dire.

Toutefois, cela ne sera possible sans qu’il y ait au préalable sensibilisation et prise de conscience, au moins à trois niveaux :

I. Au niveau des clients

Il faudrait finalement qu’ils comprennent ce qu’est un traducteur, et ce qu’est une traduction ! Qu’ils comprennent par exemple que toute traduction qui sort de leur entreprise fait partie intégrante - au même titre que leurs rapports annuels ou autres - de leur communication institutionnelle, et, en tant que telle, qu’elle doit être soignée avec une attention particulière et planifiée avec suffisamment d’avance. Idem pour leurs sites Internet.

Qu’ils comprennent en outre qu’une bonne traduction - comme tout produit, ou, si l’on préfère, comme tout produit-objet fortement vecteur d’image - est porteuse d’une valeur ajoutée importante, immatérielle et symbolique, dont le prix dépasse largement la simple fonctionnalité. Qu’ils comprennent encore qu’ils ont intérêt à faire de leurs traducteurs des consultants/collaborateurs de confiance, au même titre que leurs juristes ou leurs comptables, et qu’ils apprennent à chercher et repérer les bons traducteurs et/ou bureaux de traduction.

Mais, pour ça, faudrait-il aussi que quelqu’un le leur explique. Or, en l’état actuel des choses, je vois difficilement les bureaux de traduction tenir ce rôle puisque, pour la plupart, ils sont trop à la botte des bons vouloirs de leur donneurs d’ordres (stricto sensu…), sous le fallacieux prétexte que le client est roi et qu’il peut demander n’importe quoi pourvu qu’il paye. Ou alors il faudrait vraiment qu’il paie très cher, et encore, à l’impossible nul n’est tenu !

C’est donc aux traducteurs, indépendants ou salariés du privé et du public, qu’il incombe de faire œuvre de pédagogie, patiemment et constamment : patience et longueur de temps finiront bien par porter leurs fruits…

II. Au niveau des bureaux de traduction

Au lieu de brader à tout-va, il faudrait finalement qu’ils comprennent qu’ils auraient tout intérêt à ménager la chèvre et le chou, comprenez le client et le traducteur, plutôt que de toujours répercuter sur celui-ci les lubies de celui-là. De plus, en tant qu’interface entre les deux, ils occupent une position stratégique pour encourager collaboration et dialogue à tous les niveaux.

Ils sont d’ailleurs moins excusables que les clients car, à la différence de ces derniers, eux devraient au moins savoir ce que signifie « être traducteurs » et, partant, ne pas exiger n’importe quoi, en dépit du bons sens dans la plupart des cas. Qu’ils comprennent donc que les traducteurs ne sont pas corvéables à merci, et que la fidélisation des (bons) clients passe avant tout par la fidélisation des (bons) traducteurs, ce qui signifie créer des liens humains d’un bout à l’autre de la chaîne, fondamentalement basés sur le respect des uns et des autres, et du travail des uns et des autres.

III. Au niveau des traducteurs

À chacun(e) revient la responsabilité de prendre en main son avenir professionnel, même s’il faudrait vraisemblablement repenser - voire réinventer - la (les) fonction(s) du traducteur.

Pour autant, les traducteurs ne sauraient être les seuls acteurs d’une telle remise à plat, puisque les parties prenantes sont aussi bien les pouvoirs publics que les clients, les universités et les instances formatives que les grandes organisations internationales, les bureaux de traduction que les traducteurs eux-mêmes.

En attendant, il y a du pain sur la planche :

♦ revoir la largeur et la profondeur de leur métier en étoffant leurs compétences : traducteurs d’abord, certes, mais aussi adaptateurs / rédacteurs techniques / auditeurs linguistiques / médiateurs culturels, etc. ;
♦ étendre et qualifier davantage leurs offres de services, notamment sur Internet, où leur présence est désormais incontournable et où une coopération serait la bienvenue avec d’autres figures professionnelles consolidées : concepteurs de sites, infographistes, référenceurs, publicitaires, etc. ;
♦ travailler sur la « relation-client » et la fidélisation de leur clientèle, directe ou bureaux de traduction - quand bien même il s’agit d’un concept extrêmement évanescent (…) -, avec une double orientation :
* garantir la qualité dans le cadre d’un rapport qualité / prix satisfaisant,
* fournir autant que possible conseil, disponibilité, professionnalisme et sympathie (ce qui ne gâche rien), autant de signes émis vers leurs interlocuteurs ;
♦ bâtir un véritable parcours-client autour du produit-traduction, ce qui signifie expliquer et expliquer encore ;
♦ assurer une veille constante pour ne jamais perdre de vue les évolutions technologiques et les tendances du marché.

Voilà.

Le marché est immense, inépuisable disions-nous, et il ne demande qu’à être conquis.
Le chemin est tracé, les pistes sont balisées, il n’y a plus qu’à les suivre… [Début]



P.S. Dans cette même intervention, j'expliquais et dénonçais l'impossible exigence, qui finit toujours par retomber sur le dos des traducteurs, consistant concrètement (et vainement) à leur demander de réaliser la quadrature du triangle !

Imaginez un triangle équilatéral avec aux trois côtés les légendes - DÉLAIS - COÛTS - QUALITÉ - et au centre le terme RESSOURCES :


- où la « ressource Traducteur » (seule composante « humaine » des ressources, matérielles, logicielles, etc.) est broyée dans l’engrenage irréalisable de faire cadrer des nécessités incompatibles, liées à la triple exigence des coûts, des délais et de la qualité (cités par ordre d’importance selon les clients)
- où les délais de remise de la traduction (c’est pour hier, comme on dit en italien) sont inversement proportionnels aux délais de paiement (à la fronde, et le plus tard possible)
- où le niveau des prix reconnus au traducteur (tarifs plus bas possibles) est inversement proportionnel au niveau de qualité requis (toujours être ultra-spécialisé et omni-polyvalent) (la « multicompétence » selon Gouadec).

En anglais, voici ce que ça donne (PDF, 3,2 Mo - p. 10) :


Mais ce n'est pas pour autant que les choses s'améliorent avec la localisation (qu'en son temps Gouadec avait justement qualifiée de « naturalisation »), au contraire, puisqu'elles auraient plutôt tendance à régresser !

On voit d'ailleurs fort bien le déplacement des pôles d'attraction pour les clients au fil des décennies, puisque de l'accent essentiellement mis sur la Qualité dans les années 80, l'intérêt s'est reporté sur les Temps de livraison dans les années 90, pour passer au facteur Coûts de nos jours.


En fait, dans cette impossible équation de la quadrature du triangle, le concept est très simple : entre DÉLAIS, COÛTS et QUALITÉ, prenez-en deux et oubliez le troisième…

Foi de traducteur !
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mercredi 25 janvier 2006

Les co-occurrences, ou l'avenir de la recherche sur le Web



Suite : Booster son blog : mots clés et optimisation


Au début des années 2000 (ça semble hier, et c'est déjà si loin, en années-Internet...), tous les référenceurs nous disaient qu'il fallait optimiser son site en mettant en valeur les bons mots clés.
Or aujourd'hui, on parle de moins en moins de mots-clés, et de plus en plus de phrases-clés, une dénomination qui nous vient directement de l'anglais (keywords vs. keyphrases), mais qui est peu satisfaisante (le terme "phrase" véhicule l'idée d'un sens achevé, or peut-on définir "une phrase" une phrase qui n'a aucun sens ? Non ! Tout au plus un amas de mots décousus. Idem pour ces blocs de mots parfois saisis dans les moteurs). Mais là n'est pas la question...

Voici des conseils d'Olivier Andrieu, expert s'il en est, qui datent de décembre 2001 :

  • Les internautes saisissent un mot (30 à 40 % des saisies) ou deux mots (pourcentage à peu près équivalent au précédent) dans leurs requêtes, rarement plus (chiffres qui semblent d'ailleurs en opposition avec un sondage effectué par Abondance l'année précédente) :


  • Sur les moteurs de recherche, vous devrez optimiser les pages - donc leur code HTML - en tenant compte de mots clés uniques ou d'expressions majoritairement sur deux mots.

En mars 2002, une étude d'eStat et d'@position nous donne les chiffres suivants :

  • 28 % des requêtes n'ont qu’un seul mot
  • 34 % 2 mots
  • 37 % 3 mots ou plus.

En novembre 2003, selon Ad'oc, la répartition était la suivante :

  • 39% des requêtes sur 1 mot
  • 28% sur 2 mots
  • 15,4% sur 3 mots

En août 2004, d'après Onestat :

  • 19% des recherches sur 1 mot
  • 33% sur 2 mots clés
  • 25% sur 3 mots
  • 13% sur 4 mots
Enfin, plus récemment, en juillet 2005, selon Mediametrie :
  • 39 % des requêtes ont un mot clé
  • 33 % 2 mots clés
  • 17 % 3 mots clés
  • 11% plus de 3 mots clés


Donc, en gros, selon ces chiffres, dans près de 3/4 des requêtes la moyenne du nombre de mots saisis dans les moteurs iraient de 1 à 3.

Pourtant, avec l'accroissement exponentiel du Web, il semble bien que les requêtes sur 1 ou 2 mots clés diminuent fortement et laissent la place aux recherches sur 3, 4 mots et plus.

Pour en avoir le coeur net, puisque je dispose maintenant d'un échantillon représentatif, je me suis livré à quelques statistiques. Voici les résultats :

  • sur 1032 requêtes, j'obtiens un total de 5142 mots, soit une moyenne de 4,98 mots, arrondie à 5 mots par requête, bien plus que les chiffres cités plus haut !
  • en décomposant ces 1032 requêtes par mots réellement saisis, voici le détail :
  1. mot clé : 5 requêtes (0,5%)
  2. mots clés : 84 requêtes (8%)
  3. mots clés : 181 requêtes (18%)
  4. mots clés : 210 requêtes (21%)
  5. mots clés : 197 requêtes (19%)
  6. mots clés : 148 requêtes (14%)
  7. mots clés : 92 requêtes (9%)
  8. mots clés : 46 requêtes (4%)
  9. mots clés : 30 requêtes (3%)
  10. mots clés : 17 requêtes (1,5%)
  11. mots clés et plus : 21 requêtes (2%)
  • --> 72% des requêtes saisissent entre 3 et 6 mots, avec par ordre d'importance : 4 mots, 5 mots, 3 mots et 6 mots !
En conclusion, ces statistiques obtenues de façon empirique s'éloignent significativement de ce que j'ai pu lire ici et là sur le Web, puisque sur 1032 requêtes, le nombre de mots saisis va de 1 (dans 5 cas seulement) à 17 (!), avec une prépondérance (40%) des requêtes à 4 et 5 mots. Fini le temps où les requêtes sur 2 et 3 mots clés étaient majoritaires. Il y a même plus de requêtes sur 7 mots clés que sur 2 !

Ce qui voudrait dire, en reprenant le conseil d'Olivier Andrieu, que l'optimisation des pages d'un site doit maintenant prendre en compte les mots associés, ou, si l'on préfère, les co-occurrences clés.

J'ai donc fait quelques recherches pour voir si ce sujet était traité quelque part, et je n'ai trouvé qu'une source (mais si quelqu'un me lit et peut m'en signaler d'autres, je suis preneur), un billet de WebRankInfo intitulé : « Calculer l'indice de co-occurrence et le ratio E/F »

Je n'ai pas vraiment compris la signification du ratio E/F (Exposure/Frequency ?), mais j'ai voulu tester l'outil avec la co-occurrence "traduction anglais français" :

Donc, si j'en crois les explications données pour l'indice de co-occurrence, qui « mesure le relation entre les termes : plus cet indice est élevé, plus les termes sont reliés. Concrètement, plus l'indice est élevé, plus il est fréquent de trouver des documents qui contiennent les différents termes. », je ne devrais pratiquement jamais rencontrer "traduction anglais français", mais très souvent "traduction anglais" et "anglais traduction".

Vérification pratique sur Google :


Et encore, uniquement sur le Web francophone. J'ai essayé l'outil Suggest de Google (malheureusement, l'interface n'est disponible qu'en anglais pour le moment), qui vous suggère le nombre d'occurrences trouvées au fur et à mesure que vous tapez le mot dans l'onglet de recherche, et sur "traduction anglais français" les résultats (1 150 000) sont multipliés par plus de 20 :

traduction anglais français : 1150000 résultats

Donc, même si la pertinence de l'outil français présenté ci-dessus n'est pas au rendez-vous, ça va dans le bon sens !


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mardi 15 mars 2005

Stats - 2

Stats - 2

Mes excuses à vous qui me lisez si ces vieux billets remontent dans mon flux, mais cela est dû au passage à la nouvelle version de Blogger. Celui-ci date de la première version de mon blog, qui s'intitulait Site Log. Fin de la séquence nostalgie :-)

Lorsque j’ai mis mon site en ligne, dimanche dernier, je suis parti avec un chiffre de 6 000 visites pendant dix mois (21 avril - 13 février), en m’étant toujours demandé d’où me venaient tous ces internautes. Je ne l’ai vraiment compris que depuis le 13/02, jour où j’ai pris l’abonnement payant à mon compteur de stats. Et j’ai eu la surprise (une vraie surprise !) de constater que tous ces liens me viennent uniquement de certains des noms de domaine que j’ai enregistrés.

Car je n’avais jusque là qu’une version en chantier de mon site, et, naturellement, lorsqu’un internaute arrive sur un site qui n’est pas construit, on n’a même pas le temps de compter une seconde qu’il est déjà reparti.

Par contre, arriver sur une page où il y a du contenu peut l’encourager à s’y attarder, surtout lorsque ce contenu correspond a priori avec les intérêts de sa recherche (puisque la plupart de mes noms de domaine concernent de près ou de loin la traduction).

Donc, après une semaine de mise en ligne de http://www.studio92.net/, il est temps de tirer le bilan des statistiques des sept premiers jours.


Chiffres bruts : 443 visiteurs pour 618 pages vues

En extrapolant un peu, on peut dire que les 600 visites par mois pendant 10 mois correspondaient à 600 pages vues sur le site en chantier, d’où un premier résultat appréciable :

Le contenu sur mon site a généré autant de pages vues en une semaine qu’auparavant en un mois !

Je ne veux pas vous infliger le détail des stats jour après jour, voici donc le récapitulatif de la semaine :

  • sur 443 visiteurs, seuls 93 sont restés plus d’une seconde sur 230 pages consultées, soit, sur 618, 378 hits à ne pas prendre en compte.

Info à retenir :

  • 21% des visiteurs ont consulté environ 37% des pages

Sur ces 230 pages (vues en 5h26’49’’, ce qui nous donnerait une consultation moyenne de 1’25’’ par page), deux grandes tendances se dégagent :

  • 79 internautes (~85%) ont visité 179 pages (~78%) en 1h40’37’’, soit une moyenne de 33’’73 par page
  • 14 internautes (~15%) ont visité 51 pages (~22%) en 3h46’12’’, soit une moyenne de 4’26’’ par page !

Conclusions

Sans risque de trop se tromper, en prenant les statistiques brutes (443 visiteurs pour 618 pages vues), on peut dire par défaut que :

  1. Seuls 1/5 des visiteurs consultent +1/3 des pages
  2. 85% d’entre eux y passent à peine plus de 30 secondes par page
  3. 15% consacrent pas loin de 4 minutes 30’’ à chaque page

Ramenés à la journée, ces chiffres nous donnent :

  1. 33 pages vues quotidiennement par 13 internautes
  2. 26 vues pendant environ 30 secondes par 11 personnes (2,3 pages par personne)
  3. 7 vues pendant environ 4’30’’ par 2 personnes (3,5 pages par personne)

Au rythme actuel, projection sur un mois :

Près de 1000 pages vues (3/4 rapidement et 1/4 dans le détail) par 400 personnes.

Maintenant, combien de ces personnes se transformeront-elles en clients ou en futures missions ? That is the question, disait Shakespeare!

Rendez-vous à la mi-mars pour vérifications !

* * *

Origine des visites : mes noms de domaine et le bouche à oreille

Commençons par une citation d’Eric Ward (à lire en bas de page) :

Imaginez un instant que des centaines de liens pointant vers votre site proviennent de sites importants évoluant dans votre même secteur d’activités, mais qu’aucun de ces sites n’est indexé sur les principaux moteurs de recherche : votre indice de popularité serait un beau zéro pointé, puisque pas un moteur de recherche ne peut calculer quelque chose dont il ignore l’existence. Ceci étant, ces centaines de liens vous amènent quand même du trafic régulier et quotidien, 365 jours par an. Selon Google, l’un de mes sites a ~ 4 500 liens entrants, alors que les statistiques de mon serveur (URL référents) m’indiquent ce mois-ci des visites provenant de plus de 6 800 liens, d’où une différence de 2 300 liens que Google ignore totalement. En quelques mots, voilà pourquoi vous ne devriez jamais vous laisser dicter votre stratégie de liens à 100 % par les moteurs de recherche.

Sur les quelque 600 pages vues, moins de 10 résultats (!) proviennent des moteurs de recherche, où, pour l’instant, seule ma page d’accueil est indexée. Autrement dit, totalement négligeable.

Ces sept premiers jours, la fréquentation du site a essentiellement été assurée par 18 de mes noms de domaines (soit 15%, sur plus de 120 enregistrés). Dans le détail, les trois premiers se taillent la part du lion, puisqu’ils représentent plus de 50% de la fréquentation, autant en pages vues qu’en durée de consultation :

  • translation2.com : + 25%
  • translate2.com : + 15%
  • translator2.com : + 10%

suivis de près par

  • studio92.net (mon site pro)
  • bienvenus.com (mon blog)

Les autres se partagent le reste :

  • traduire.org
  • traducteur.org
  • translators2.com
  • translationware.com
  • traduttori.net
  • tradutor-portal.com
  • carteprofessionnelle.com
  • dictionnaires.net
  • ontologie.net
  • hyperthesaurus.com
  • xbrl.name
  • xmllibraries.com
  • warable.com

En fin de semaine, je vois que la tendance commence à s’inverser, puisque de plus en plus de visites m’arrivent de mes activités sur Internet : inscription dans des forums, des listes, visite de blogs, moteurs de recherche, etc.

Que conclure ?

Pour une première semaine, ce fut une semaine bien remplie !

Ciao,


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Stats

Stats

Après mes 2 premiers billets intitulés 1/? et 1+1, il était bien normal que je poursuive dans les chiffres !

Les statistiques, c'est bien, c'est même indispensable pour assurer un suivi de l'évolution du site, mais encore faut-il savoir les interpréter. N'ayant pas la science infuse, j'ai décortiqué celles des trois premiers jours de publication de mon site - 13, 14 et 15 février, donc - pour voir ce que je pouvais en tirer.

Voici le résultat de mes élucubrations : durant ces trois jours (dimanche, lundi et mardi), sur 281 pages vues :

  • 173 ont totalisé 0 seconde, ce sont donc plus de 60% des pages vues qui ne m’apporteront probablement jamais un seul client !
  • Les 108 pages restantes ont été vues en 2h26’25’’, soit 1’21’’34 par page, par 42 internautes, soit des moyennes respectives de 14 personnes / jour qui ont visité + de 2,57 pages sur une durée globale de 3’29’’ chacune.
  • Or, là aussi, ces chiffres sont à nuancer, puisque sur ces 108 pages, 91 ont été vues en 51’52’’ par 37 visiteurs, soit quasiment 34’’20 secondes par page, et 17 ont été vues par 5 visiteurs en 1h34’53’’ !

En image et en tableaux, voilà ce que ça donne :

(Impossible d'intégrer l'image et les tableaux pour l'instant...)

Source des statistiques représentées ici : http://www.sitemeter.com/

Dans le détail (ceux qui n'ont pas la patience pourront lire directement les conclusions ;-)) :

  • Nombre de visites pour ces trois premiers jours de publication : 196
  • Soit une moyenne supérieure à 65 visites / jour
  • Pages vues durant la même période : 281
  • Soit une moyenne supérieure à 93 pages vues / jour
  • Rapport visite/pages vues supérieur à 1,4

CONCLUSIONS

À l’arrivée, sur 196 visites réelles les trois premiers jours, seuls 20% des visiteurs (en arrondissant par défaut) feuillettent plus ou moins vite un minimum de deux pages, et 90% de ces 20% y consacrent à peine plus de 30 secondes par page.

Les 10% restants, la crème de la crème, prennent tout leur temps pour consulter plus de 15% des pages vues, en y passant sur chacune près de 5’35’’ !

Donc, pour faire une projection sur mon premier mois de fréquentation (30 jours), si ces chiffres se maintenaient constants (alors que j’espère qu’ils augmenteront), ce seraient :

  • 420 internautes qui visiteraient presque 1080 pages pour une durée de consultation de 24 heures 38’ et des poussières…
  • 380 qui parcourraient vite fait deux pages chacun, et
  • 40 autres - mes futurs clients ?! :-) - qui examineraient à la loupe + 170 de mes pages. Ce serait plutôt encourageant pour un premier mois !

Rendez-vous à la mi-mars…

CONCLUSION DES CONCLUSIONS

Le plus fort dans tout ça, c’est que pratiquement aucune de ces visites ne me vient des moteurs, puisque je ne suis encore indexé nulle part.

Mais alors, me direz-vous, d’où arrivent-elles ? De mes noms de domaine !

Ça vaut bien un prochain billet, vous croyez pas ?

Bonne nuit, je vais me coucher.



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1 + 1

1 + 1

Bon, ben voilà, 1+1, Céline a eu la gentillesse de me faire son premier commentaire et de sabler le champagne avec moi, venez nombreuses et nombreux, j'ai des coupes en abondance.

Maintenant, parlons référencement.

Tout d'abord je crois qu'il y a plusieurs degrés de référencement, selon qu'on a beaucoup de gros sous à investir ou pas un radis, ou selon qu'on est pressés ou qu'on se la joue cool.

Par rapport à la première proposition, je suis plutôt dans une position intermédiaire. J'ai pas des 100 et des 1000 (surtout en Euros :-)), mais je serais prêt à mettre de l'argent pour peu que le jeu en vaille la chandelle. Lire par exemple mon post sur le codage (tout au bas de la page) de mon site...

Par rapport à la seconde, je suis pas pressé, même si tout est relatif, disait Einstein (bonne lecture...). En fait, je suis déjà pas mal débordé de travail, et s'il m'arrivait 50 clients d'un coup, je saurais vraiment pas comment les gérer.

Il est évident que les pros du référencement sont surtout intéressés par les prospects qui se situent dans la catégorie « pressés et gros sous à investir ».

Or ma perspective de référencement s'inscrit dans la qualité plutôt que dans la quantité : je ne tiens pas forcément à trouver une pléiade de clients, mais à trouver de bons clients. « Pochi ma buoni », comme on dit en italien.

Elle s'inscrit aussi dans la durée plutôt que dans l'urgence : trouver des bons clients n'est généralement pas quelque chose qui se fait vite ! Il y faut du temps, de la patience, de l'acharnement, même. De la constance, sûrement. Et surtout, ce n'est jamais gagné d'avance, jamais acquis. Il faut toujours se remettre en question, quitte parfois à se ramasser quelques gamelles.

La fidélisation c'est un beau concept, mais dur à mettre en application. Et qui exige un wagon de disponibilité, voire du temps, des denrées rares par les temps qui courent...

Donc pour me positionner dès le début dans le haut du créneau, ou tout au moins pour tenter de, je me suis focalisé sur les noms de domaines, aussi parce que c'était un investissement à ma portée. Grosso modo, j'en ai actuellement 120 qui sont enregistrés.

Mais j'y viendrai en une autre occasion, puisque les statistiques de visites de mon site, que je ne consulte que depuis dimanche, m'apprennent déjà des choses précieuses sur la corrélation étroite entre certains de ces noms et la fréquentation de mes pages Web.

Dès fin 1999 (ce qui n'est pas si vieux, quand on y pense), j'ai commencé à réfléchir à la question et à enregistrer différents noms, si possible en rapport avec la traduction et dans mes trois langues de travail.

Une anecdote à ce propos. Si vous cherchez "studio 92" (ou "studio92") sur Google (je ne sais pas vraiment sur les autres, étant résolument Google-oriented), les deux premiers résultats mentionnent « http://www.studio92.com/ », dont le Whois nous indique qu'il a été enregistré le 9 novembre 1999. Or, à l'époque, j'avais demandé à Tiscali (Italie oblige...) de m'enregistrer studio92.com ... cinq jours plus tôt, précisément le 4 novembre (j'ai encore le formulaire de requête daté), ainsi que plusieurs autres noms de domaine, dont http://www.traducteur.org/, http://www.traduire.org/, http://www.dictionnaires.net/, http://www.traduttori.net/, http://www.traduzione.net/, etc.

Tous ceux-là ont été enregistrés le 8 novembre, mais pas studio92.com, allez savoir pourquoi. Et le lendemain c'était trop tard ! Voilà pourquoi j'ai été obligé de me rabattre sur http://www.studio92.net/ (enregistré le 26 novembre, y avait tout le temps...), qui est très bien aussi, même si le .net a quand même moins d'impact que le .com, tout au moins au plan commercial. Tragique erreur que d'avoir choisi Tiscali, donc, et ça n'a fait qu'aller de mal en pis par la suite.

Enfin, aujourd'hui l'erreur est réparée, je gère tout mon petit patrimoine domanial chez Godaddy, le numéro 1, dont je suis absolument satisfait : très rapide, très clair, très efficace, et les meilleurs tarifs de tout l'Internet.

Je le conseille vraiment à tout le monde, car comme dirait l'autre : « Pourquoi payer plus cher quand on peut payer moins cher et avoir une meilleure qualité de prestation pour un même service ? »

Chez Tiscali, ils devraient y aller faire un stage, ça les inspirerait peut-être...

Mais pourquoi avoir tous ces noms de domaine ?

Ma réponse est simple : depuis le début, je n'ai jamais envisagé une seule seconde que ma présence sur Internet se limiterait à un seul site, mais à une constellation de sites !

C'est plutôt une intuition qu'une démarche totalement planifiée, mais je travaille à sa conceptualisation. Dans mon esprit, certes, mais peut-être que ça servira aussi à quelqu'un le jour où j'aurai mis de l'ordre dans mes idées.

Et peut-être aussi que si le dialogue s'instaure avec toi, hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère ! (Tiens, c'est pas de moi, ça !), on ira plus vite et plus loin en faisant un bout de route ensemble.

En attendant, j'ai demandé son avis à un expert marketing reconnu, le Dr Ralph F. Wilson pour ne pas le nommer, qui a lui-même demandé son avis sur la question à un autre expert : à lire ici.

Je répondrai à l'article dans un prochain billet. Non pas que je pense être un expert, loin de là, mais j'ai quand même un petit avis sur la question.

Allez, à + !




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et bienvenus dans mon journal !

Un nouveau journal pour un nouveau site : http://www.studio92.net/. (16 février 2005)

Le nouveau site est le mien, ou plutôt celui de ma société, le Studio 92 Snc, créée à Rome le 27 février 1989, qui va donc fêter ses 16 ans dans quelques jours. C'est pas encore la majorité, mais elle a pas mal mûri quand même.

Champagne pour tout le monde, c'est moi qui régale...

Société de quoi, me direz-vous, de traduction. Et accessoirement d'interprétation. Société artisanale ajouterais-je, et j'y tiens !

Pourquoi Studio 92, par manque d'imagination, probablement, même si l'idée de base était de trouver un nom évoquant l'Europe en train de se construire, et qui dit Europe dit forcément multilinguisme. Or à l'époque - nous sommes en 1989 - on ne parlait que de l'ouverture du marché européen à partir du 1er janvier 1993, mais, vraisemblablement par désir d'anticipation, tous les médias martelaient à l'envi et à l'unisson : 1992, 1992, 1992, etc.

Bien que ça rentre dans nos têtes de futurs eurocitoyens.

L'idée à la base de la création du Studio 92 était donc de traiter des langues européennes, idée vite abandonnée face à la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité, de trouver sur place des traducteurs fiables et compétents dans chacune des langues concernées. Je souligne "sur place", car ne pas oublier qu'en 89 Internet était encore dans les limbes...

Il m'a donc fallu vite recentrer mon « cœur de métier » et me limiter aux trois langues que je connaissais suffisamment pour pouvoir les contrôler, à savoir l'anglais, l'italien et le français.

Non pas du français vers les autres langues (la partie des traductions du français vers l'anglais, l'italien ou autre reste très marginale dans mon activité), mais uniquement et exclusivement de l'anglais et de l'italien vers le français.

Bilan personnel de l'opération, 16 ans plus tard : env. 10 millions de mots traités dans une quarantaine de domaines, dont 8 millions traduits par le soussigné et deux millions supervisés par moi-même.

Et le plus drôle c'est que pendant toutes ces années, je n'ai pratiquement jamais eu de CV, pour la simple raison que j'avais pas le temps de le faire !

Y avait trop à en mettre (je ne parle bien sûr que de mon expérience en tant que traducteur), et comme je suis assez sourcilleux (clin d'oeil à un ami), je voulais surtout pas faire un truc bâclé. Puis avec la naissance de l'Internet, j'avais l'évidence devant les yeux : mon CV ce serait mon site, ma visibilité définitive.

Même si je savais qu'il m'aurait fallu beaucoup de temps pour le réaliser, et, de fait, j'y ai planché dessus plusieurs mois. Jusqu'à la nuit de dimanche dernier, 13 février, où je l'ai finalement mis en ligne.

Je vais vous livrer un secret : il fallait qu'il soit prêt pour la Saint Valentin puisqu'il est dédié à ma femme, Geni (prononcer Genny, diminutif de Geneviève en italien) ! C'est pas écrit dessus, boulot boulot, mais voilà une injustice réparée.

Le résultat est à la hauteur de mes espérances, même s'il y en a qui semblent ne pas apprécier : je suis inscrit sur plusieurs listes, dont l'une dédiée au référencement sur laquelle une espèce de barbare (il se reconnaîtra s'il me lit un jour) a eu ces mots gentils :

« Le Baratin c'est bien pour le Moteurs mais il faut quand même que ce soit lisible. En l'occurrence, c'est Guignol et je ne parle pas de la Photo un peu Kitsch. »

Me traiter de Guignol et trouver ma photo kitch, pourquoi pas. Chacun ses goûts et si ma tête lui plaît pas, il suffit de cliquer pour passer sur un autre site, y a que l'embarras du choix sur Internet ! Il risquera pas d'être en manque.

Mais m'accuser de baratiner et de faire dans l'illisible, ah le pisse-froid ! Me dire ça à moi, qui écris depuis 20 ans du soir au matin et du matin au soir et dont la qualité du français est unanimement reconnue par mes clients depuis tout ce temps (je sais ce que je dis, quand ils m'ont trouvé, ils me lâchent plus !), je sais pas ce qui me retient de lui régler son compte, San-Antonio dixit (que celles et ceux qui auront la curiosité de cliquer sur le lien ne s'arrêtent pas à la qualité du français, c'est mon ami Marco qui fait lui-même les mises à jour)...

Enfin, sans le savoir, il est l'un des déclencheurs qui m'a décidé à ouvrir ce journal. Tous les commentaires fâcheux, virés, censurés, à la trappe ! C'est moi qui décide et ma décision est sans appel.

Je veux qu'on m'aime ! Tu m'aimes pas, va voir ailleurs. On peut pas plaire à tout le monde, mais si je te plais pas, sache que c'est réciproque !...

Par contre je dis bienvenue aux critiques constructives. Aimer quelqu'un ça n'a jamais voulu dire qu'on doit toujours être d'accord sur tout, au contraire.

Un autre participant de la liste sur le référencement m'a dit :

« Et si tu veux faire plaisir à mon ami google ... arrête les titres du style Studio 92 di Jean-Marie Le Ray S.n.c. : le français de qualité !, c'est de la merde... »

C'est franc ! Et ça m'a bien fait rire. Il a raison, c'est sûr, au plan du référencement, c'est sûrement pas un bon titre. Mais j'y tiens. Je suis un sentimental...

Alors voilà. Avec ces prémisses, je me suis dit que pour faire connaître mon site, c'était pas gagné d'avance. Mais j'y arriverai. Je le sens. Je le sais.

Et je me dirai comment j'y arriverai dans ce journal. Même si je suis le seul à le lire (en plus de l'écrire) pendant 50 ans. Pourquoi 50 ? Parce que j'en ai déjà 48. Donc, avec l'espérance de vie qui s'allonge, je peux peut-être espérer arriver à 98, qui sait ? On en reparlera le moment venu. Si vous êtes toujours là. Sur Internet, j'entends...

L'idée de base du journal c'est de raconter quelle sera l'évolution de http://www.studio92.net/. Un peu sur ce modèle. Dans ma prochaine note, je vous ferai un petit topo des statistiques des premiers jours.

Voilà pour aujourd'hui. S'il y a des erreurs, pardonnez-moi, il est tard et je suis trop fatigué pour relire. Ce n'est pas un manque de respect, c'est une demande d'indulgence !

Et pour conclure, un grand merci à Céline Graciet, qui m'a encouragé à bloguer.

Sur ce, bonne nuit.


P.S. D'aucuns se demanderont peut-être pourquoi le titre : 1/?

Tout simplement parce que c'est mon premier message... sur combien à venir ? Si vous avez la bonne réponse, faites le moi savoir...

Re-P.S.

Voici les deux commentaires qui ont suivi:

Céline : *pop*
(bruit d'un bouchon de champagne qui saute)
Toutes mes félicitations, j'ai hâte de te lire.

Jean-Marie : *clink*
(bruit cristallin de deux coupes de champagnes qui trinquent)
Merci Céline, je me sens déjà moins seul. :-)
J-M


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