mercredi 3 septembre 2008

Google Chrome : conditions d'utilisation

Google Chrome : conditions d'utilisation

[MàJ - 4 septembre] Apparemment, le malentendu est réglé (en français)...

[MàJ - 8 septembre] Position officielle de Google sur la question. Voir également ici.

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Un billet de Read/Write Web analyse certaines clauses des conditions d'utilisation de Chrome, en mettant en évidence la section 11 (Licence relative à votre Contenu). Or ne trouvez-vous pas que les points 11.1 et 11.2 (c'est moi qui souligne) :
11.1 Vous conservez les droits d'auteur et tous les autres droits en votre possession vis-à-vis du Contenu que vous fournissez, publiez ou affichez sur les Services ou par le biais de ces derniers. En fournissant, publiant ou affichant le contenu, vous accordez à Google une licence permanente, irrévocable, mondiale, gratuite et non exclusive permettant de reproduire, adapter, modifier, traduire, publier, présenter en public et distribuer tout Contenu que vous avez fourni, publié ou affiché sur les Services ou par le biais de ces derniers. Cette licence a pour seul but de permettre à Google d'afficher, de distribuer et de promouvoir les Services et peut être révoquée pour certains Services, selon les dispositions des Conditions supplémentaires applicables à ces Services.

11.2 Vous admettez que cette licence inclut le droit pour Google de rendre ce Contenu disponible pour d'autres sociétés, organisations ou individus partenaires de Google pour la mise à disposition de services syndiqués, ainsi que le droit d'utiliser ce Contenu en relation avec la mise à disposition de ces services.
ressemblent furieusement au point 1 des conditions d'utilisation relatives au contenu utilisateur transféré sur Facebook :
En transférant votre Contenu utilisateur où que ce soit sur le site, automatiquement vous accordez, déclarez et garantissez que vous avez le droit d'accorder à la Société une licence - irrévocable, perpétuelle, non exclusive, transférable, libre de droits, mondiale (assortie du droit de sous-licencier) - d'utiliser, de copier, d'exécuter et d'afficher publiquement, de reformater, de traduire, d'extraire (en tout ou en partie) et de distribuer ce Contenu utilisateur à quelque fin que ce soit, en relation avec le site ou avec sa promotion, ainsi que de mettre au point des produits dérivés et d'incorporer tel Contenu dans d'autres produits, de même que vous accordez et autorisez l'exploitation de sous-licences sur lesdits produits. À tout moment, vous pouvez retirer votre Contenu utilisateur du site. Si vous choisissez de le faire, la licence accordée ci-dessus s'éteindra automatiquement, même si vous reconnaissez que la Société peut archiver et conserver des copies de votre Contenu utilisateur.
Voilà qui ne va certes pas rassurer celles et ceux qui s'inquiètent de l'arrivée de Big Browser pour les questions relatives à la confidentialité des données personnelles et au respect de la vie privée, même si...

Ah ! J'allais oublier, le point 17, Bandeaux publicitaires (via CNET) :
17.1 Certains des Services fournis par Google sont financés par des recettes publicitaires et peuvent donc afficher des bandeaux publicitaires et des promotions. Ces publicités peuvent cibler le contenu d'informations stockées dans les Services, des questions posées par le biais des Services ou d'autres informations.

17.2 Les modalités et le champ des annonces publicitaires publiées par Google dans les Services peuvent faire l'objet de modifications sans préavis.

17.3 En contrepartie de l'accès aux Services et de leur utilisation fournis par Google, vous acceptez que Google y affiche des bandeaux publicitaires.
Mais rassurez-vous, contrairement aux apparences, ce n'est pas spécifique à Chrome...

Alors, Google, ça suffit ? Non merci ? Voir également Horacio Gonzalez, qui fournit selon moi un éclairage excellent à cette problématique...


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P.S. Lire à ce sujet le billet de Matt Cutts, mais la paranoïa ne semble pas de mise.

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mardi 2 septembre 2008

Google Chrome : mon navigateur par défaut !

Google Chrome : mon navigateur par défaut !

Je viens de saluer Firefox, après des années de bons et loyaux services ! J'aurais mis moins d'une heure pour adopter Chrome et en faire mon navigateur par défaut ! Et encore, tout reste à découvrir.

Mais contrairement aux promesses de Mozilla :
Le navigateur qui a tout
Firefox est sûr, rapide et possède de nouvelles fonctionnalités qui changeront la façon dont vous utilisez le Web. Exigez le meilleur !
Pourquoi est-il fantastique ? etc.
je suis fatigué de ses plantages à répétition, plus d'une dizaine aujourd'hui, qui me font perdre un temps infini en plein travail.

Des plantages qui démentent dans les faits les mots de John Lilly traduits par Tristan Nitot :
Dans ce contexte, il sera intéressant de voir l'évolution des choses dans les mois et années à venir. Je pense personnellement que Firefox 3 est un excellent navigateur. Le meilleur, même . Et nous constatons qu'il est adopté par des millions de personnes tous les mois. Il repose sur une technologie qui démontre sa compatibilité avec l'ensemble du Web, un technologie qui a été affinée et améliorée pendant de longues années.
Une déclaration désormais à mettre au passé : Firefox reste un excellent navigateur, mais ce n'est plus le meilleur. Et il se pourrait bien que le nombre de millions de personnes diminue fortement.

Car un navigateur qui plante aussi souvent reste un trop gros obstacle, que n'a pas résolu mon passage de la version 2 à Firefox 3.0, ce que j'espérais par ailleurs. Toujours trop gourmand en ressources, en outre...

Or ma première utilisation de Chrome me donne à penser que ces problèmes sont désormais derrière moi. Dès le téléchargement (moins de 500 Ko), tout semble léger, puis tout va très vite.

Je suis d'ailleurs frappé par ce Big Browser qui s'insère si parfaitement dans la lignée des intemporels de Google : qualité, simplicité, rapidité, gratuité, universalité, originalité, interactivité !

Pour certains c'est un projet mort-né, un me-too sans aucune innovation, pour moi j'ai plutôt le sentiment d'une nouvelle rupture majeure, d'une approche « disruptive » originale, donc, essentiellement axée sur les besoins des utilisateurs, et visant à satisfaire ces besoins en priorité. Permettez-moi de me citer encore :
Oui, probablement, voilà le principal secret de Google : avoir compris avant tout le monde qu’au cœur de l’Internet était la recherche, et qu’au cœur de la recherche était la pertinence. L’utilisateur cherche, Google trouve. Aussi simple que ça ! Une réponse de qualité. Quasi-instantanément, ce qui ne gâte rien !
Google = qualité + simplicité + rapidité d’accès à l’information pertinente, le triptyque gagnant du moteur ! Trois déterminants livrés en bundle comme disent les anglo-saxons, offre couplée…
En outre, dans ce cycle sans fin, plus la masse d’info augmente, plus la recherche devient nécessaire, et plus la qualité des réponses indispensable. Donc, tant que Google trouvera ce que l’utilisateur cherchera, celui-ci sera satisfait de celui-là. Et un utilisateur satisfait est un utilisateur fidélisé. Franchement, pourquoi aller voir ailleurs, d’autant plus que c’est moins bien et plus cher ! Voici l’autre atout imparable de Google : la gratuité !

Un exemple parfait de cette approche googlienne nous est donné avec Gmail, autre rupture majeure par rapport à ce qui se faisait en matière de courrier électronique, courriel et recherche sur Internet occupant de loin les deux premiers rangs des activités préférées des internautes.

Là encore, l’offre de Google désarçonne la concurrence...
Des mots qui me semblent s'appliquer comme un gant à Chrome, qui s'intègre naturellement dans une stratégie bien plus ample, et j'ai bien l'impression que Google va réitérer avec son navigateur ce qu'il a déjà si bien réussi avec GMail. À suivre, qu'ils disaient chez Compaq !


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P.S. Mon enthousiasme ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de problèmes (notamment pour lire les vidéos sur cette page), mais gageons qu'ils seront vite résolus.

Voici une liste de tests sérieux (y compris en français, ici, ou encore) et d'avis contraires ou plus mitigés : Et pour finir en beauté, voir cette photo d'un plantage de Chrome, avec bien en évidence cette injonction : Please Tell Microsoft about this problem...

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Google Chrome : Big Browser est arrivé

Google Chrome : Big Browser est arrivé...

Google Chrome, la communication de Google !
Google Chrome, pourquoi ? et pourquoi maintenant ?
Google Chrome, quelles conséquences ? et pour qui ?

Lien de téléchargement

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C'est l'INFO - l'ACTU - le BUZZ de la rentrée : Google sort, enfin, son propre navigateur, GBrowser, euh, pardon : Google Chrome.

Big Browser est arrivé ! (sur un air d'Henry Salvador...)


« Tout simplement énorme... », nous dit Jean-Baptiste, dont j'espère bien qu'il se fendra d'une analyse technique pour notre plus grand bonheur. Mais maintenant, après l'effet d'annonce, indubitable, tentons une première analyse. Et bien que les angles d'approche soient nombreux, j'en retiendrai 3 :
  1. d'abord, la communication de Google !
  2. ensuite, pourquoi Google Chrome, et pourquoi maintenant ?
  3. enfin, quelles conséquences, et pour qui ?
[Début]

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1. Google Chrome, la communication de Google !

Szarah saluait récemment « la maestria de Google en matière de communication », je crois qu'il est difficile aujourd'hui de le nier, et ce n'est certes pas Netvibes qui soutiendra le contraire !

Car enfin annoncer LE navigateur Google, dont il est question depuis des années, en envoyant une "simple" BD par la poste à une seule source (pas n'importe laquelle, bien sûr), en sachant très bien que dès la sortie du premier billet l'info va faire le tour du Web à la vitesse de l'Internet, c'est fort.

Et un 1er septembre qui plus est, histoire de chauffer la rentrée avec 7 mois d'avance (private joke), c'est très fort.

Ensuite feindre la surprise, confirmer officiellement, faire filtrer logo, images et vidéos, puis désactiver les liens, en laissant les internautes de plus de 120 pays (43 langues prises en charge) sur des charbons ardents qui bavent et tirent la langue jusqu'à ce que LE téléchargement soit possible, c'est très très fort.


De là à battre le record de Mozilla, il n'y a qu'un pas, et chez Google ils ne se priveront pas de le faire savoir s'ils y arrivent ! Imaginez juste un instant qu'ils décident de booster l'utilisation de Chrome sur leur page d'accueil...


Je vous dis pas l'assaut sur les serveurs de Google pour télécharger le bidule, mais ça va donner. Tout le monde va vouloir tester, se faire son opinion, quitte à laisser tomber après. Mais en attendant, ça va être la ruée, c'est certain. Pour les impatients, dès 20h (heure locale) Google présentera son navigateur en live. Il est donc probable que le téléchargement sera actif soit en simultané soit de suite après. [Début]

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Google Chrome, pourquoi ? et pourquoi maintenant ?

Comme l'a fort justement relevé Emmanuel Parody, la première page de la BD donne le ton :
un constat limpide, le navigateur web n’est plus un navigateur c’est avant tout la nouvelle interface pour utiliser des applications web. Le navigateur est le nouveau bureau au sein de votre PC. (...) Sur de nombreuses pages la BD de Google explique comment Google Chrome est avant tout conçu pour optimiser les fonctions multitâches, la mémoire de votre PC, la sécurité etc…
Lire également la traduction française du billet pour avoir plus d'éléments, outre l'explication officielle.

Mais il y en a sûrement d'autres, dont celui de tout reprendre à zéro pour construire un outil neuf, en phase avec les exigences du Web aujourd'hui d'une part, et avec nos nouvelles habitudes de navigation de l'autre.



Et pour en faire un système d’exploitation centré sur le Web davantage qu'un navigateur, à partir duquel faire tourner toutes nos applications en ligne, qu'elles soient créées par Google ou par d'autres. Un véritable tableau de bord du Web 2.0. Avec bien sûr en point de mire le prochain milliard d'utilisateurs de Google dans les technologies mobiles, la téléphonie, bien sûr, mais pas seulement…

Alors pourquoi maintenant, me direz-vous ? Certes, l'annonce de Microsoft s'apprêtant à lancer IE8 peut fournir un excellent prétexte, comme le souligne Kara Swisher (Sources said Google has made the move to create and distribute a browser over worry about what new features in IE8 could do to its search business), mais s'il est vrai que le dessinateur travaille au projet de BD depuis au moins 6 mois, cela signifie que la décision de produire un navigateur signé Google était déjà dans les cartons et sûrement pas directement liée aux décisions de Steve Ballmer.

Lire aussi l'analyse de Tristan Nitot. Sans oublier les considérations économiques et publicitaires, c'est clair. [Début]

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Google Chrome, quelles conséquences ? et pour qui ?

Et puisqu'on en parle, il est certain que le lancement de Google Chrome aura d'abord un impact sur Microsoft, dont Internet Explorer ne cesse de perdre des parts de marché sous les coups de boutoir redoublés du partenariat Mozilla - Google. Qui s'avère à la fois une manne financière pour Mozilla et une chance pour Google, qui a ainsi vu les parts de marché d'IE reculer de plus de 20% ces dernières années, passant d'un quasi-monopole à tout juste plus de 72% aujourd'hui.


Même si l'on comprend aisément que +72%, c'est encore beaucoup trop pour Google aujourd'hui, qui se décide donc à lancer la machine de guerre.

Sur les conséquences pour Mozilla, lisez la traduction qu'a faite Tristan Nitot du billet de John Lilly, CEO de Mozilla. À noter cependant que le choix par Google de Webkit, moteur de Safari (Apple), plutôt que celui de Gecko, moteur de Firefox, n'est pas innocent, et pour l'internaute lambda que je suis, si cela sert à limiter les plantages réguliers de Firefox (plusieurs par jour en ce qui me concerne, vu que j'ai toujours des dizaines et des dizaines d'onglets ouverts simultanément), je n'hésiterai pas un instant à laisser Firefox pour Chrome s'il m'assure davantage de stabilité.

Ce qui nous amène au plus important : les conséquences pour l'internaute. Car si tout cela va dans le sens d'un web plus ouvert et portable, comme l'annoncent les promesses, en plus d'une utilisation plus légère et rapide, il est clair que de nombreux utilisateurs adopteront Google Chrome sans trop de remords.

Restera alors à voir l'aspect confidentialité et respect de la vie privée, vu les nombreux canaux d'acquisition des infos dont dispose déjà Google sur nous, ce qui en fait résolument le profileur en série numéro 1 du Web, déjà capable de collecter une masse imposante de données personnelles, auxquelles viendront s'ajouter nos petits secrets de navigation...

Alors, Big Browser est-il vraiment arrivé ? Nous le verrons vite à l'usage ! [Début]


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P.S. Pour les développeurs, Google Chrome s'inscrit dans le cadre du projet Chromium :


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lundi 1 septembre 2008

Google Chrome : projet de navigateur signé Google !

Google Chrome : projet de navigateur signé Google !

Suite : Google Chrome, Big Browser est arrivé...
Sur la confidentialité de Google Chrome...


Lien de téléchargement

Après mon petit interlude bordelais, revenons aux choses sérieuses ! Quoique...

Philipp Lenssen vient de recevoir une BD de ... Google annonçant la mise en ligne d'un navigateur maison intitulé Chrome (lien actif, et cliquez ici pour remonter vos observations).


[MàJ - 23h] Selon Kara Swisher, le navigateur serait disponible au téléchargement ... dès demain (ready for download to users as early as tomorrow) ! Selon Scott McCloud, l'auteur de la BD, dès mercredi ! Annonce officielle de Google (en français).

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Après des années que l'on parle d'un navigateur Google, ce mode de communiquer est pour le moins bizarre, au moment même où Google vient de renouveler jusqu'en novembre 2011 son contrat de collaboration avec Mozilla, qui ne semble pas inquiet.

Ce qui est sûr c'est que l'info va vite faire le tour du Web, on n'est pourtant pas le 1er avril. À suivre (y compris sur Google Trends)...


Comme ils disent :
Telle est notre contribution, et nous espérons aussi que certaines personnes reprendront quelques-unes de nos idées, pour les challenger, bâtir dessus et continuer à faire progresser le Web.

This is our contribution, and we hope people will take some of these ideas, too; challenge them, build on them, and keep moving the Web forward.
En tout cas Google fait avancer le Web, c'est sûr !


En bref :
  1. Il s'agirait d'un projet de navigateur libre (open source) basé sur Webkit
  2. le navigateur embarquerait une Virtual Machine JavaScript dénommée V8
  3. Chrome utiliserait un système d'onglets spéciaux de navigation
  4. la barre d'adresse se remplirait automatiquement dès les premières saisies de caractères
  5. la page d'accueil serait multifenêtres avec des "vignettes" de connexion rapide (un peu comme sur Exalead)
  6. une fenêtre "incognito" permettrait de naviguer sans qu'aucune info ne soit communiquée au navigateur, donc pas de traces et un niveau de confidentialité accru, ainsi que des protections dédiées contre le phishing et autres joyeusetés du même acabit
  7. différentes applis pourraient être lancées directement...
À noter deux réflexions lues parmi les commentateurs de Blogoscoped : selon Pau Tomàs Chrome serait à la fois LE navigateur et LE système d'exploitation de Google (this is both Google Browser and Google OS) (voir les liens connexes ci-dessous), et Matt observe que la page 404 qui s'affiche sur le lien google.com/chrome diffère de celle correspondant à google.com/chrom...

Tout cela reste à découvrir et à confirmer dans les faits, bien sûr, mais la rentrée s'annonce chaude ! En attendant, vous pouvez découvrir les premières images et vidéos sur Blogoscoped (meilleure qualité d'affichage) et Techcrunch :




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Liens connexes (en anglais) :
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Bordeaux et le château Trompette

Voir le vrai château Trompette...

Maquette du château Trompette par Vauban
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Voici l'histoire d'un scoop raté !

Interlude plutôt réservé aux bordelais, ou pour le moins à ceux qui connaissent Bordeaux (Bx en abrégé), ville où je suis né, où j'ai grandi et vécu presque 25 ans. Et où j'ai toujours entendu parler du château Trompette, sans jamais voir à quoi il ressemblait, puisqu'il a été rasé en 1818.

Or il y a quelques temps, à Porta Portese, les Puces de Rome, en chinant au milieu du secteur livres et estampes, j'ai déniché un bloc de 24 cartes postales artistiques représentant Bordeaux, des phototypies de Marcel Delboy.

Dont celle-ci :


Avec au tout premier plan :


Avouez que tout y était pour laisser croire à l'impossible : j'avais trouvé une illustration du château Trompette !!! Même l'emplacement semblait correspondre, à peu près à hauteur de la place des Quinconces.

Toutefois une petite voix intérieure me disait que c'était trop beau pour être vrai. D'où la poursuite de mes recherches, jusqu'à ce que je retrouve "mon château" ici, avec cette légende :

Exposition Maritime de Bordeaux
Pavillon Belge. Reconstitution du Steen d'Anvers

Ainsi j'ai appris que la Belgique avait construit « la reproduction d'une scrupuleuse exactitude, du merveilleux palais du Steen à Anvers », juste à côté d'« une reproduction réduite d’une partie de l'habitation du président des États-Unis, la Maison-Blanche » !


Comparez avec l'original :


Or je n'avais jamais entendu parler de la reconstitution de quelque château que ce fût au bord de la Garonne, et pourtant : il s'agit bien de l'exposition maritime de 1907, sur laquelle cette page fournit davantage de détails. Et dont le centenaire a été commémoré l'an dernier avec la sortie d'un CD-Rom publié par Monsieur Hervé Guichoux si vous souhaitez en savoir plus.

Certes, ils ne lésinaient pas sur les moyens à l'époque pour se lancer dans une telle construction, et j'aurais bien aimé visité cette Exposition Maritime de Bordeaux. Qui n'a duré que six mois, d'avril à novembre, ce qui permet de dater assez précisément la phototypie de Marcel Delboy (puisque j'imagine que la réplique a été détruite immédiatement après).

Maintenant, si quelqu'un a de plus amples précisions, voire des illustrations ou des plans du véritable château Trompette, ce serait sympa de nous en faire profiter. :-) Car les seuls éléments que j'ai pu trouver (voir en bas de page) restent plutôt "enfouis" : « Aujourd'hui, sous la place des Quinconces, subsistent des galeries et plusieurs éléments de fortification »...

Enfin, pour les amateurs de vieilles photos, voir également ce site (via Presse-citron). Et pour les amateurs de la ville de Bordeaux, l'avocate Michèle Bauer nous signale cette vidéo :


Voici donc l'explication de mon faux scoop sur Bordeaux et le château Trompette, les férus d'histoire auront noté qu'il était impossible de confondre deux époques historiques pratiquement distantes d'un siècle (1818 - 1907), mais pour le profane que je suis, croyez bien que le doute était permis, au moins l'espace d'un instant !


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dimanche 31 août 2008

Google et la traduction

English version

Bluffé depuis le début par la percée significative et ultra-rapide de Google dans la traduction automatique, voici longtemps que je prédis ses avancées éclatantes dans le domaine de la traduction, de nature à nous réserver bien des surprises.

À tel point qu'à l'instar de l'opérateur define:, de temps en temps je teste l'opérateur translate: juste pour voir s'il n'aurait pas été mis en place entre-temps. Or il semble qu'avec la translation onebox, le moment est venu ! (Via Google Live).

Apparemment, ça ne concerne aujourd'hui que les expressions courantes, même s'il est probable que cela puisse porter sur tous les termes qui renseignent déjà les dictionnaires de Google.


J'ai testé avec l'italien mais ça ne marche pas encore. Pour autant, il est probable que dès la mise à régime du futur centre de traduction de Google, cet opérateur ira également rechercher les traductions dans les bitextes qui peupleront la mémoire de traduction universelle quotidiennement élaborée par une armée de traductrices et de traducteurs.

Pour rappel, cette mémoire sert également à l'auto-apprentissage de Google, et par bitexte il faut comprendre que l'on a texte source (ou texte de départ) et texte cible (ou texte d'arrivée) en regard l'un de l'autre. Exemple.

Par ailleurs, l'opérateur semble ne pas fonctionner de la même manière que define:, où vous utilisez le terme anglais quelle que soit votre langue.

Alors qu'avec "translate", c'est apparemment l'opérateur qui définit la langue d'arrivée, puisqu'en saisissant translate ordinateur Google interprète directement le sens de traduction français vers anglais, tandis qu'avec traduire computer l'interprétation se fait de l'anglais vers le français.

Donc en nous livrant à un bref exercice de prospective, on peut très facilement imaginer que dans un avenir proche, non seulement Google pourra coupler par défaut l'opérateur à votre profil (en clair, sachant que vous êtes anglais, il vous proposera par défaut des termes traduits en anglais, sauf indications contraires de votre part), mais aussi, et surtout, qu'il pourra puiser pratiquement tous les termes du langage humain, dans toutes les langues, au fur et à mesure que sa notre mémoire de traduction universelle prendra forme.

Alimentée autant par les traducteurs humains qui utiliseront les outils de Google pour traduire, que par ses technos automatisées à grande échelle (à ne pas confondre avec le déploiement d'un système de traduction automatique en entreprise, par exemple), voire par la mise en parallèle des œuvres littéraires qui appartiennent au patrimoine de l'humanité et sont déjà traduites dans de nombreuses langues.

Pour les profanes, mettre en parallèle un texte c'est prendre Les Misérables de Hugo ou votre livre préféré, le segmenter et mettre en parallèle les segments du texte original avec les segments correspondants traduits dans la ou les langues de votre choix (à noter qu'un segment ne correspond pas forcément à une phrase, découpée en plusieurs segments si elle est trop longue, par exemple). Vous faites ça avec français-anglais, et vous avez la mémoire français-anglais des Misérables. Ensuite vous faites de même avec anglais-italien, espagnol-allemand, russe-chinois, etc., et vous obtenez autant de mémoires que de langues dans lesquelles l'ouvrage a été traduit.

La pierre de Rosette est un parfait exemple de textes mis en parallèle. Et pour me limiter à n'en mentionner qu'un seul autre, pensez aux milliers de traductions de la Bible qui existent déjà...

Donc ajoutez-y tous les grands classiques mondiaux déjà numérisés, construisez les mémoires de traduction correspondantes dans les couples de langues dont vous disposez, et vous comprendrez aisément qu'on n'est pas loin de pouvoir mettre en parallèle pratiquement l'ensemble du langage humain, à toutes les époques.

Depuis l'aube de l'humanité, nul n'a jamais été en mesure de faire ça. Jusqu'à Google...

Google et la traduction, on n'a pas fini d'en parler. En fait, on commence juste !


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samedi 30 août 2008

Le graphe social selon Google

Le graphe social selon Google

Après le graphe social de Facebook, voici celui selon Google !



Google Profile now supports Social Graph API, par Chris Messina sur Vimeo.

Ainsi j'ai découvert que nous pouvions tous avoir un profil sur Google, voici donc le mien !

Vraiment, Google profileur en série se ... profile de plus en plus à l'horizon.

Pour autant, jusqu'à ce jour, il me semble que ce "profil Google" était plutôt resté dans l'ombre, mais comme le souligne justement Frederic Lardinois, si Google commence à booster son API, il pourrait éventuellement s'en servir pour présenter "notre profil" comme l'élément central, ou, si vous préférez, comme le référentiel principal de notre identité numérique.

Je ne sais pas trop vers quoi tout ceci peut nous mener, mais les implications pourraient vraiment être énormes, comme toujours avec Google...

Car même si a priori toutes les données prises en compte sont par définition "publiques", une fois qu'elles seront centralisées en quantité (voir ici), cela joint aux phénoménales capacités de Google d'indexer tout ce qui bouge, je vois encore difficilement qui pourra concurrencer la plus grande superpuissance de la planète ! À moins d'un changement radical de culture, mais c'est pas encore pour demain...


Car jamais autant de données "publiques" n'auront été réunies sur - et autour - chacun de nous, et soyez sûrs que Google sait s'en servir...

En attendant, si vous voulez suivre la démonstration :




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