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lundi 4 octobre 2010

La sécurité des médias sociaux

Il y a quelques jours j'ai découvert sur le site de Fabio Ghioni, bien connu en Italie, et pas seulement en Italie, une présentation de 50 pages en italien, claire et bien faite, sur la sécurité des médias sociaux, qui est le chapitre manquant à l'optimisation pour les médias sociaux.

Signée iDialoghi, je les ai contactés pour leur demander l'autorisation de l'adapter en français, car je suis convaincu qu'elle a le mérite d'offrir une bonne synthèse de la situation, d'être à jour et de poser les bonnes questions. Auxquelles chacun/e devrait s'efforcer d'apporter ses propres réponses, puisque désormais nous sommes tous des personnages publics.

Je ne vais pas vous la détailler, vous pouvez la consulter directement en ligne ou en télécharger le PDF :
mais je voudrais juste souligner deux aspects qui me sont venus à l'esprit pendant que je la traduisais.

1. La partie 3. - Risques et menaces décrit très précisément la manière dont Hacker Croll a réussi à pirater Twitter et les comptes de Britney Spears et de Barack Obama : pas de grosses technologies de hack, mais simplement grâce à la collecte des données personnelles disponibles en ligne...

2. La diapo qui m'interpelle le plus est la n° 40 :

  • Décider de ne pas créer son profil sur Facebook ou sur d’autres réseaux sociaux pour ne pas s’exposer reste malheureusement insuffisant.
  • On perd ainsi totalement le contrôle sur tout ce que les autres disent de nous, sur les tags nous concernant susceptibles d’étiqueter des photos ou sur les faux profils éventuellement créés à notre nom.
  • Mieux vaut se créer un compte et l’utiliser avec le plus grand soin pour garder le contrôle des “rumeurs” et maîtriser son image...
Cela pour répondre à tous les "no-names", qui pensent à tort, selon moi, échapper à un risque alors qu'en fait ils s'exposent ainsi à un risque encore plus grand : celui de ne plus rien contrôler ! Ni leur identité, ni leur réputation...

Car en réalité, refuser un risque ne permet pas toujours de l'éviter, et nier que désormais sur Internet l'homme est un animal social n'empêche pas qu'il le soit, nolens volens !

Regardez ça, pour mieux comprendre de quoi je parle :



Donc bonne lecture, et si la présentation vous plaît, passez le mot ! Plus les internautes prendront conscience des problèmes, plus Internet et les réseaux sociaux pourront être sécurisés. Obama dixit...



P.S. Si la version italienne vous intéresse, la voici :

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mardi 22 décembre 2009

Quand votre e-réputation en prend un coup !


C'est probablement ce qui vient de m'arriver avec mon dernier billet, aussi ai-je été bien content de recevoir ces conseils de Xavier, ils tombent à point nommé.

Lequel a participé, avec 13 autres professionnels, dont des Explorateurs du Web (séquence nostalgie :-), à un exercice de style collaboratif sur l'e-réputation, imaginé par Camille (CaddE-Réputation) qui nous propose la synthèse suivante en cas de problèmes de ce genre :

==> Occuper l'espace : mettre en place des profils des dirigeants sur les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadéo, etc.), diffuser des vidéos sur les plateformes adéquates (You Tube, Dailymotion, etc.), utiliser des services de republication d'articles (Bookmarking, Digg), diffuser des communiqués de presse concernant l'entreprise... En bref, partir du principe que De vous à moi n'a pas de réelle présence sur le web et que par conséquent : tout est à faire.

==> Produire du contenu : créer un site, un blog (et au passage acheter son nom de domaine) et y diffuser du contenu de qualité, contrôlé et réfléchi par l'entreprise. En effet, rien ne sert d'occuper l'espace si c'est pour diffuser un discours « plat » et sans intérêt pour l'internaute (qui plus est face au discours critique d'un blogueur).

==> Dialoguer avec les internautes en investissant les médias sociaux : création et animation d'une page Facebook dédiée à l'entreprise, création et alimentation d'un compte Twitter... Repérer des ambassadeurs potentiels de l'image de l'entreprise, en dialoguant avec les internautes et en s'appuyant notamment sur les contacts déjà existant « hors-ligne » (fournisseurs, partenaires, etc.). Si d'autres parlent de l'entreprise de manière positive, alors cela aura sûrement plus d'impact sur l'internaute cherchant des informations sur l'entreprise.

==> Mettre en place une politique de recherche d'informations et de veille afin de s'assurer que d'autres résultats comme ceux-là n'existent pas et d'être informé de la parution d'un autre article de ce genre. Et bien entendu, au final, veiller sur les résultats des actions mises en place pour en mesurer l'efficacité et l'impact.

==> Identifier précisément le blogueur : qui est-il ? Quels articles a-t-il déjà écrit ? Travaille-t-il pour un concurrent ? Définir de manière fine le profil du détracteur permet d'ajuster ses actions et surtout (dans l'hypothèse d'un dialogue) de développer un discours et un argumentaire qui aura plus de chance de le convaincre.

==> Rebondir sur le discours du blogueur et exercer un droit de réponse. Répondre au blogueur sur un espace contrôlé par l'entreprise (site, blog, etc.), et de manière humoristique qui plus est, peut permettre de désamorcer la situation, de reprendre la main sur la communication, voir d'inciter le blogueur à ouvrir le dialogue s'il ne le souhaitait pas. De plus, chacun dispose d'un droit de réponse s'il se sent attaqué, et qui plus est avec les nombreux outils présents sur le web.

==> Ne pas demander la suppression de l'article. Et qui plus est par commentaire. Une des solutions proposées plusieurs fois est d'essayer d'instaurer un dialogue hors-web (ou tout du moins invisible aux yeux des internautes) téléphonique, par mail ou encore de visu.

==> Ne pas réagir sans avoir pris le temps de réfléchir à une stratégie. Il paraît essentiel à plusieurs professionnels de ne pas se précipiter dans des actions dont on ne mesure pas les impacts. Se poser les bonnes questions (possibilités ? Cibles ? Moyens à disposition ? Risques ?) est essentiel avant d'agir. Par exemple, dans le cas présent, se demander quelles répercussions réelles le discours tenu peut avoir.

Bien entendu, sur son blog Camille renvoie aux 14 billets, et je ne saurais trop vous conseiller de tous les lire pour en tirer des conseils avisés.

Personnellement, ce que je retire de cette expérience, c'est d'essayer de ne pas perdre son objectivité, chose que me reproche en commentaires un ami référenceur :
Ces démonstrations vaseuses n'attaquent que ta réputation d'objectivité.
Pourtant, je sais que je n'ai pas rédigé mes trois billets sur la question (un sur ce blog, et deux sur mon blog italien) par manque d'objectivité mais par désir de comprendre.

Il y a quand même énormément d'éléments troublants dans cette histoire, du comportement des gardes du corps (qui font partie d'un service de surveillance privé et non pas des services secrets) au modèle de dôme qu'on nous présente entier suite à l'attentat alors que selon d'autres sources il a volé en éclats, en passant par ce bout de plexiglas "visible" sur la photo alors qu'on a également retrouvé un bout de plexiglas d'une vingtaine de centimètres dans les bagages de l'agresseur.

Et ça, je dois dire que c'est le détail qui m'a tué ! Jusqu'à ce qu'on m'explique que c'est un effet d'optique courant en photographie, mais bon, inutile de revenir sur la question.

Donc, ma conclusion, c'est que sur Internet la réputation de chacun n'est jamais à l'abri de quoi que ce soit, d'autant plus que désormais nous sommes tous des personnages publics !

Par conséquent l'important c'est de faire face avec sincérité, et de reconnaître ses erreurs quand on en commet. Car si j'ai pêché, c'est par ignorance, certes pas par mauvaise foi, et comme l'a dit quelqu'un avant moi, qui me jettera la première pierre ?

Mais bon, je vais pas non plus me lancer dans la religion après la politique, j'ai déjà donné !

Bonnes fêtes de Noël et joyeuse année 2010 à toutes et à tous, pour moi il est temps de prendre une pause. À l'année prochaine... :-)


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Du sourire 2009 ... au sourire 2010 :-)



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dimanche 18 janvier 2009

Nous sommes tous des personnages publics !

Traditionnellement, on ne faisait plus trop de distinction entre personnage public et people, célébrité, star, etc.

Cela change désormais avec Internet, dès lors que du jour au lendemain Monsieur ou Madame Tout-le-monde peut potentiellement devenir un personnage public sans être célèbre pour autant, un Marc L. ou un Fred mis à nu de son plein gré ou contre...

Une histoire qui a suscité des vocations, des répliques, et des analyses.

Pour répondre à Szarah, cette affaire me rappelle celle d'Olivier Martinez. Mais a contrario.

Dans l'interview de l'internaute devenu "célèbre" malgré lui, à la question « Comptez-vous porter plainte ? », il répond :
Non, je n'ai pas grand chose à faire, toutes (c)es informations étaient accessibles.
Tout en précisant :
Toutes ces infos que j'ai publiées sur moi, elles étaient pour les gens qui m'entourent.
Or selon moi, le fait que quelqu'un collecte des données, certes accessibles, mais éparpillées, et les rassemble contre la volonté de la personne qui les a publiées, ou tout au moins sans l'informer ni obtenir son consentement au préalable, devrait être considéré comme un "traitement" de données - directement et indirectement - nominatives, à savoir des “informations qui permettent, sous quelque forme que ce soit, directement ou non, l’identification des personnes physiques auxquelles elles s’appliquent...”, qui contreviendrait ainsi aux dispositions générales de la loi n° 78-17 du 6 Janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, et ne remplirait donc pas les nécessaires "CONDITIONS DE LICÉITÉ DES TRAITEMENTS DE DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL" :
Article 6

Un traitement ne peut porter que sur des données à caractère personnel qui satisfont aux conditions suivantes :
  1. Les données sont collectées et traitées de manière loyale et licite ;
  2. Elles sont collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes et ne sont pas traitées ultérieurement de manière incompatible avec ces finalités. Toutefois, un traitement ultérieur de données à des fins statistiques ou à des fins de recherche scientifique ou historique est considéré comme compatible avec les finalités initiales de la collecte des données, s’il est réalisé dans le respect des principes et des procédures prévus au présent chapitre, au chapitre IV et à la section 1 du chapitre V ainsi qu’aux chapitres IX et X et s’il n’est pas utilisé pour prendre des décisions à l’égard des personnes concernées ;
  3. Elles sont adéquates, pertinentes et non excessives au regard des finalités pour lesquelles elles sont collectées et de leurs traitements ultérieurs ;
  4. Elles sont exactes, complètes et, si nécessaire, mises à jour ; les mesures appropriées doivent être prises pour que les données inexactes ou incomplètes au regard des finalités pour lesquelles elles sont collectées ou traitées soient effacées ou rectifiées ;
  5. Elles sont conservées sous une forme permettant l’identification des personnes concernées pendant une durée qui n’excède pas la durée nécessaire aux finalités pour lesquelles elles sont collectées et traitées.
Article 7

Un traitement de données à caractère personnel doit avoir reçu le consentement de la personne concernée ou satisfaire à l’une des conditions suivantes :
  1. Le respect d’une obligation légale incombant au responsable du traitement ;
  2. La sauvegarde de la vie de la personne concernée ;
  3. L’exécution d’une mission de service public dont est investi le responsable ou le destinataire du traitement ;
  4. L’exécution, soit d’un contrat auquel la personne concernée est partie, soit de mesures précontractuelles prises à la demande de celle-ci ;
  5. La réalisation de l’intérêt légitime poursuivi par le responsable du traitement ou par le destinataire, sous réserve de ne pas méconnaître l’intérêt ou les droits et libertés fondamentaux de la personne concernée.
Donc en lisant ce qui précède, il me semble bien que cette "collecte" et ce "traitement" de données à caractère personnel sans aucun consentement préalable serait de nature à porter une « atteinte aux droits de la personne résultant des fichiers ou des traitements informatiques », c'est pour le moins ce que me dicte le bon sens...

Et à qui objecterait qu'il s'agit là de "redivulgation de faits déjà licitement publiés", d'informations "anodines" ou encore de "faits publics ou faits qui ont été portés à la connaissance de tous en toute légalité", on pourrait facilement répliquer en citant le jugement prononcé dans l'affaire O. M. c/ S.N.C. Prisma Presse :
...attendu que la divulgation antérieure par le demandeur de faits relevant de sa vie privée, à supposer qu'elle soit suffisamment démontrée, ne saurait le priver de la possibilité d'agir en référé en raison d'atteintes postérieures non autorisées...
puisqu'après tout, selon la jurisprudence, « toute personne, quels que soient son rang, sa naissance, sa fortune, ses fonctions présentes ou à venir, a droit au respect de sa vie privée » (Civ. 1ère, 23 octobre 1990, Bull. n° 222), conformément à l'article 9 du Code civil.

Cela dit, le problème de l'identité numérique étant inévitable, autant s'y préparer, ce qui ne va pas de soi, contrairement aux apparences.

Donc à celles et ceux qui pensent comme les 57% de votants que la chose est sans intérêt :


je conseillerais de suivre attentivement la présentation par Me Olivier Itéanu du livre « L'identité numérique en question » :



En conclusion, cette affaire montre bien que, sur Internet, plus besoin d'être une vedette pour être livrés en pâture aux internautes, ce qui fait désormais de nous tous des personnages publics !


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lundi 15 septembre 2008

Personal Branding : How to Brand You?

Personal Branding: How to Brand You?

Vous aurez noté que certains de mes billets ont parfois un titre anglais. C'est le cas pour celui-ci, car contrairement aux apparences, il est difficile à traduire. Moins dans les mots que dans les faits.

Dans les mots, le "Personal Branding", c'est l'idée que chacun peut être sa propre marque qu'il s'agit de communiquer, promouvoir, positionner (par rapport à la "concurrence"), etc.

D'où la question How to Brand You?, How to Brand Yourself?

Mais cela reste très difficile à traduire dans les faits pour notre culture francophone, où une connotation sous-jacente et fortement négative est toujours présente, qu'on pourrait rendre par l'équation suivante :
self branding = se vendre = pute !
Car là est le problème, tout au moins chez nous, où l'amalgame personal branding-prostitution vient quasi-naturellement à l'esprit.

Les anglo-saxons, moins prudes en la matière, avec moins d'états d'âme et parfois moins hypocrites, sont pourtant plein de bonnes idées lorsqu'il s'agit de positionner soi-même comme une marque, et donc de savoir se démarquer vis-à-vis des autres (en clair, sur Internet, c'est toute la différence entre "être présents" et "être visibles").

Je vous propose donc cette présentation de David Armano :
Brand "U.0"
View SlideShare presentation or Upload your own. (tags: internet brand)
Dans laquelle il nous propose les 5 B de Building Brand U.0 (lire Brand You.0) :
  1. Be Ubiquitous: Create multiple streams of "you"
  2. Be Social: Effectively manage your "social systems"
  3. Be Interesting: Write, photograph, share, give
  4. Be Remarkable: Do something worthy of a remark
  5. Be Yourself: Let your personality shine through
En français, ça donne quelque chose dans ce genre :
  1. Être ubiquitaire, littéralement être partout à la fois... Nous dirons polyvalent, en créant de multiples "flux" de soi-même (ce qui suppose une certaine familiarité avec différents outils, comme, par exemple, les blogs, le micro-blogging, les univers virtuels etc.)
  2. Être social, en sachant gérer efficacement ses réseaux sociaux, ou, pour faire une analogie avec un ancien billet, en sachant gérer efficacement son interface sociale, son "tableau de bord"
  3. Être intéressant: écrire, photographier, partager, donner
  4. Être remarquable, en faisant quelque chose digne d'être remarqué ... pour mieux se démarquer
  5. Être soi-même, en laissant transparaître, voire éclater, sa personnalité (qui n'est incluse sur aucune plateforme), puisque c'est le ton unique de chacun/e, son empreinte originale, qui peut/doit faire toute la différence.
En réalité, donc, faire son "personal branding" n'a rien à voir avec "être pute". Tout au moins c'est à espérer...


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samedi 30 août 2008

Le graphe social selon Google

Le graphe social selon Google

Après le graphe social de Facebook, voici celui selon Google !



Google Profile now supports Social Graph API, par Chris Messina sur Vimeo.

Ainsi j'ai découvert que nous pouvions tous avoir un profil sur Google, voici donc le mien !

Vraiment, Google profileur en série se ... profile de plus en plus à l'horizon.

Pour autant, jusqu'à ce jour, il me semble que ce "profil Google" était plutôt resté dans l'ombre, mais comme le souligne justement Frederic Lardinois, si Google commence à booster son API, il pourrait éventuellement s'en servir pour présenter "notre profil" comme l'élément central, ou, si vous préférez, comme le référentiel principal de notre identité numérique.

Je ne sais pas trop vers quoi tout ceci peut nous mener, mais les implications pourraient vraiment être énormes, comme toujours avec Google...

Car même si a priori toutes les données prises en compte sont par définition "publiques", une fois qu'elles seront centralisées en quantité (voir ici), cela joint aux phénoménales capacités de Google d'indexer tout ce qui bouge, je vois encore difficilement qui pourra concurrencer la plus grande superpuissance de la planète ! À moins d'un changement radical de culture, mais c'est pas encore pour demain...


Car jamais autant de données "publiques" n'auront été réunies sur - et autour - chacun de nous, et soyez sûrs que Google sait s'en servir...

En attendant, si vous voulez suivre la démonstration :




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mardi 3 juin 2008

Pourquoi Jean-Marie Le Ray lynche sur Internet ?

Pourquoi Jean-Marie Le Ray lynche sur Internet ?

Question posée aujourd'hui-même par un courageux anonyme. Vu qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même, je vais tenter d'y répondre.

D'abord, je ne lynche pas, je réagis. En partant du postulat suivant : si l'on souhaite avoir une présence sur Internet, tant personnelle que professionnelle, il faut avoir le courage d'assurer la responsabilité de ses actes. Et si l'on pompe comme un malade le contenu des autres sans jamais en attribuer la paternité à leur auteur, il faut bien s'attendre, tôt ou tard, à des conséquences.

C'est la moindre des choses. Certains auraient réagi en assignant Fabrice Retailleau devant un tribunal, mode récurrente en France, or n’étant pas du genre procédurier, j’ai choisi de faire justice moi-même en dévoilant sur le Web, avec force détails, les agissements de ce petit monsieur.

Qui n'arrête pas, depuis deux ans maintenant :

1. de visiter mon site tous les jours (j'ai dans mes stats des liens référents venant de ses ... +250 blogs, sites, pages personnelles, etc.) ;

2. de coder ses pages en incluant le javascript suivant :
setTimeout("window.location='http://adscriptum.blogspot.com/2006/05/ le-plagiat-sur-internet-un-cas-dcole.html'",999999999999999999); // delai en millisecondes
(d'ailleurs si quelqu'un peut m'expliquer à quoi ça sert, je lui en saurai gré) ;

3. de me classer dans la catégorie "Webzapping Cyber Menace", avec l'attribut "blogdescription" suivant :
J'aime pas les lyncheurs qui lynchent et les mouvements
de foule, ça me rappelle trop de trucs pas jolis...Jolis...
sous le titre Jean Marie Le Ray - Adscriptor Le lynchage sur Internet c'est son Métier ;

4. qui truffe ses pages de ce même message, invisible à l'œil nu (police de couleur blanche, taille 2 pt), avec l'attribut "lyncheur" :
Jean Marie Le Ray Adscriptor
Le lynchage sur Internet
c'est son Métier


comme sur les captures d'écran ci-après :



5. qui, lorsqu'il parle d'un blogueur, renvoie ses lecteurs à la catégorie http://cleptonaute.blogspot.com/search/label/Jean-Marie-Le-Ray, sous laquelle il n'y a qu'un seul billet intitulé La différence entre un con et un voleur..., avec les tags suivants : Accusation, Censeur, Censure, Censure-sur-internet, Delation, Jean-Marie-Le-Ray, Lynchage-en-place-publique, Lynchage-sans-sommation, Lyncheur, Mauvaise-Foi, Voleur, et où l'on peut lire l'amabilité suivante : « Vous connaissez la différence entre un con et un voleur ? Un voleur de temps en temps ça se repose... » ;

6. qui continue de pomper impunément le contenu des autres, bien qu'il ait écrit dans le droit de réponse accordé sur mon blog en son temps : « C'est promis Jean-Marie, je mettrais plus d'énergie à développer mon propre contenu plutôt qu'à l'emprunter à Pierre et Paul... » tout en mentionnant en bas de page de son blog :

© Copyright 2006-2008

Powered for Blogger
by Kleptonaute

7, rue de la Pompe
Paris France

Page copy protected against web site content infringement by Copyscape
© 2006 - 2008 Concepteur Rédacteur | Copyright | Fabrice Retailleau
No part of the content or the blog may be reproduced without prior written permission.


Juste pour illustrer la façon dont il applique lui-même à la lettre les consignes ci-dessus, voici un nouvel exemple précis parmi tant d'autres (je n'ai plus de temps à perdre avec cet incurable), postérieur à mes deux premiers billets, où il se contente comme toujours de modifier le titre, de recopier le texte tel quel (il a juste supprimé les pointillés), de ne créditer aucune source et de signer comme s'il en était l'auteur ::



7. et, enfin, qui fait tout depuis deux ans pour faire croire sur le Web que c'est lui la victime et moi le bourreau. Donc, après avoir connu le cas d’école concepteur-rédacteur-pompeur, voici le cas d’école expert en gestion de la réputation et retournement de situation !

Chères entreprises, le jour où vous aurez une crise de communication à gérer, vous saurez au moins à qui vous adresser. Quant à la réponse à la question posée en titre, je laisse à chacun/e le soin de se faire sa propre opinion. Ceci dit, Fabrice Retailleau, maintenant j'aimerais bien que tu me lâches un peu les baskets, parce que ça commence à bien faire...

Je ne suis pas procédurier, je n'ai rien dit depuis deux ans, mais il y a des limites à tout. Et si une méthode ne marche pas, je suis toujours à temps d'essayer l'autre. En voilà un qui va finir par me faire croire qu'il y a des moments où Eolas a raison...


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P.S. À titre d'information, si vous tombez par hasard sur l'un des 250 blogs, sites et pages (mais je ne dois pas les connaître tous, et sauf erreur de ma part) où sévit ce gentleman, sachez au moins à qui vous avez à faire. Sans compter que depuis le temps il s'est mis au Web 2.0 et aux réseaux sociaux en créant de multiples comptes sur MySpace, Facebook, Twitter, Ziki, Netvibes, Delicious, Mybloglog, Linkedin, etc.

Bonne lecture :

http://1000-questions.blogspot.com/
http://5-seconds-movies.blogspot.com/
http://about-google.blogspot.com/
http://accroches-hypnotiques.blogspot.com/
http://actrices.blogspot.com/
http://adult-stars.blogspot.com/
http://annonces-presse.blogspot.com/
http://anti-addictions.blogspot.com/
http://anti-canulars.blogspot.com/
http://anti-censure.blogspot.com/
http://anti-cholesterol.blogspot.com/
http://anti-drogues.blogspot.com/
http://antiflirt.blogspot.com/
http://anti-heros.blogspot.com/
http://anti-plagiat.blogspot.com/
http://anti-viagra.blogspot.com/
http://art-postal.blogspot.com/
http://arts-premiers.blogspot.com/
http://attrape-nigauds.blogspot.com/
http://au-coeur-du-temps.blogspot.com/
http://audimat.blogspot.com/
http://ava-gardner.blogspot.com/
http://avant-apres.blogspot.com/
http://bachi-bouzouk.blogspot.com/
http://bandes-annonces.blogspot.com/
http://best-blogs.blogspot.com/
http://best-videos.blogspot.com/
http://black-magic-women.blogspot.com/
http://bobards.blogspot.com/
http://bonnes-vacances.blogspot.com/
http://bricol-girls.blogspot.com/
http://bulle-internet.blogspot.com/
http://calendars.blogspot.com/
http://cerveau-disponible.blogspot.com/
http://chagrin-amoureux.blogspot.com/
http://charlatanismes.blogspot.com/
http://chips-chinoises.blogspot.com/
http://cinematographique.blogspot.com/
http://cleptonaute.blogspot.com/
http://codes-javascript.blogspot.com/
http://coeur-vendeen.blogspot.com/
http://coloriages.blogspot.com/
http://comic-strips.blogspot.com/
http://comment-ecrire-une-lettre-qui-vend.blogspot.com/
http://concepteur-multimedia.blogspot.com/
http://concepteur-redacteur.blogspot.com/
http://concepteur-redacteur.tumblr.com
http://confidential-videos.blogspot.com/
http://controverses.blogspot.com/
http://cool-raoul.blogspot.com/
http://copyright.soup.io/
http://copywriter.soup.io/
http://copywriter-freelance.blogspot.com/
http://copywriting-center.blogspot.com/
http://copywriting-center.info/
http://copywritingsecrets.blogspot.com/
http://cosmos1999.blogspot.com/
http://couvertures.blogspot.com/
http://culture-buzz.blogspot.com/
http://culture-pub.blogspot.com/
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http://cyber-girls.blogspot.com/
http://cyber-menaces.blogspot.com/
http://cyber-sexe.blogspot.com/
http://cyber-violence.blogspot.com/
http://dangerously-sexy.blogspot.com/
http://del.icio.us/gimmicks
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jeudi 20 mars 2008

Commentaires anonymes sur Adscriptor

Commentaires anonymes sur Adscriptor

Une brève piqûre de rappel pour celles et ceux qui me laissent des commentaires anonymes. Chacun/e a ses raisons de préférer l'anonymat et je n'ai absolument rien à redire là-dessus.

S'ils sont élogieux ou neutres, ça ne mange pas de pain, en ce sens que je ne suis pas obligé d'y répondre.

Mais lorsqu'un anonyme a pour tout commentaire "ce billet est nul à chier" ou autre gentillesse du même acabit, qu'il ou elle ne s'étonne pas de ne jamais le voir apparaître sur mon blog.

Chacun/e a le droit d'être con, et je n'entends certes pas vous nier ce droit. Ou cette liberté, si vous préférez. Les intéressé(e)s se reconnaîtront.

Mais sachez que pour pouvoir lire un commentaire du genre "ce billet est nul à chier" sur mon blog, il vous faudra réunir deux conditions sine qua non :
  1. Signer votre message, sans quoi vous me réfutez par avance mon droit de réponse. Or si je dois répondre à quelqu'un, je prétends savoir à qui !
  2. Argumenter votre message : dire d'un article qu'il est nul à chier, c'est bien beau, mais encore faut-il expliquer pourquoi, étayer son avis par des arguments... convaincus (ce qui ne devrait pas vous être très difficile...).
Donc celles et ceux qui penseront ça de mes billets sans motiver leur opinion ni assumer nommément la responsabilité de leur propos n'ont qu'à aller chier seuls dans leur coin, c'est pas moi qui irais les déranger. J'ai un bon milliard de choses plus constructives à faire.

Mais je peux vous certifier que ma prose a d'excellentes propriétés laxatives. À tel point que la lecture de ce blog devrait être prescriptible, voire remboursable. Ça ferait même un bon slogan : Adscriptor, le blog qui favorise le transit intestinal... :-)


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P.S. Je viens de découvrir par le plus grand des hasards qu'Additious est totalement OUT ! Quelqu'un a de plus amples détails ? Est-ce temporaire ou définitif ?

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mardi 18 mars 2008

Flux RSS : la jurisprudence en marche...

Flux RSS : la jurisprudence en marche...

Mais où et jusqu'où va-t-elle aller, c'est une autre affaire ! À suivre...

En attendant, je voudrais essayer :
  1. de dégager les conceptions qui s'affrontent
  2. d'expliquer ce que sont les flux RSS
  3. de donner mon avis sur la question
Pour conclure...


1. Les conceptions qui s'affrontent

En gros, je les résumerais par deux citations provenant "des camps opposés".

L'une de Pierre Chappaz :
Nous assistons en ce moment à la multiplication des actions en justice contre les services Internet de diffusion de flux RSS. Certaines "stars", peu au fait de la technologie, et conseillés par des avocats sans doute plus habitués à s'attaquer à la presse people, s'en prennent aux aggrégateurs et moteurs de recherche Internet à qui ils reprochent de véhiculer des rumeurs publiées dans le flux RSS de tel ou tel site indexé. C'est un peu comme s'ils attaquaient les kiosques à journaux sous prétexte qu'un écrit leur déplaît dans l'un des titres en rayonnage.
L'autre de Guillaume Narvic :
La loi ne reconnaît en revanche aux blogueurs, éditeurs, journalistes, et à tous les autres qui publient en ligne, aucun droit de publier n’importe quoi et de le laisser en ligne tant que personne ne demande gentiment de le retirer. C’est tout de même pas aux victimes que revient le boulot de faire le ménage après coup ! C’est à l’éditeur de ne pas publier des choses condamnables.

Dans cette affaire, je n’entends personne rappeler qu’il y a quelqu’un qui se plaint d’avoir été victime qu’on a colporté des ragots à son sujet sur internet.

M... à la fin ! Que ceux qui colportent des ragots assument leur responsabilité ! Car c’est bien d’un colportage de ragots qu’il s’agit à l’origine, non ?
[Début]


2. Que sont les flux RSS ?

Rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans des explications oiseuses, mais comme je voulais approfondir la question, j'ai été voir chez les anglo-saxons ce qu'ils en pensent. Et j'ai déniché un texte fort intéressant, signé Jonathan Bailey et publié le 13 mars sur le site European Journalism Center, qui m'a gentiment accordé l'autorisation de le traduire. Ça s'intitule tout simplement ... Really, simple syndication :
Really Simple Syndication, ou RSS

Le RSS est à double sens. En mettant votre contenu au format RSS, les internautes peuvent accéder plus facilement à votre travail et être au courant de vos actus et vos derniers articles. De même, les autres contenus en forme de flux RSS vous simplifient la vie pour incorporer ces flux sur vos pages.

Toutefois, le simple fait qu’une chose soit facilement réalisable au plan technique ne signifie pas pour autant qu'elle soit éthique, voire légale.

Car si le geste de prendre les contenus RSS de quelqu'un pour les coller dans votre site sans son autorisation peut vous sembler futile, cela n’en soulève pas moins des questions juridiques, voire des clameurs de protestation du côté du public.

Heureusement, il y a des manières à la fois éthiques et légales d'intégrer un flux RSS sur son site, et si cela est fait correctement, les fils RSS peuvent s’avérer un outil précieux pour aider au développement de votre site et fournir à vos lecteurs des informations précieuses. Il suffit d’être attentif à ne pas franchir la ligne jaune.

Pourquoi le RSS peut-il être dangereux ?

La syndication est problématique car s'il est facile de republier du contenu, la plupart de ceux qui mettent à disposition un flux RSS le font sans intention de voir leur contenu republié sur d'autres sites. Les fils RSS étant essentiellement destinés à être utilisés par les internautes de façon privée, qu’ils consulteront dans un lecteur RSS tel que Newsgator.

Ces lecteurs sont conçus pour permettre aux utilisateurs d'afficher de manière organisée du contenu en quantité, d’où collecter du matériel provenant d'un grand nombre de sites.

Cependant, la plupart des lecteurs ne prévoient pas de mettre tout ce contenu à la disposition des autres internautes sur le Web. À l’opposé, en règle générale les contenus d’un flux RSS ne sont disponibles qu’aux abonnés à ce flux.

Or certains sites font ce qu’on appelle du râtissage, en s’accaparant les contenus RSS pour les republier ; ils sont souvent désignés comme des sites à spam ou des splogs (spam blogs).

Il n’y a pour l’instant ni législation ni jurisprudence sur la question. Même si l’on estime généralement que cette republication est une violation des droits d'auteur. Des milliers de slogs sont fermés chaque année pour ce motif. Les webmasters, et en particulier les journalistes, tolèrent rarement ce genre de râtissage, qui permet de crée une copie quasi-parfaite du contenu original. Ce qui peut également pénaliser le site original autant en termes d'audience que de positionnement dans les résultats des moteurs de recherche.

En outre, les utilisateurs préfèrent largement voir le contenu sur son site d'origine et soutenir l'auteur original.

En bref, republier un flux RSS sans autorisation est non seulement un moyen d’aller au devant d’ennuis juridiques, mais également d’irriter les lecteurs.

Les Unes régulièrement mises à jour

Donc, pour utiliser le RSS de manière efficace et sécurisée, il est important d’observer que la puissance de la technologie RSS réside moins dans le contenu ainsi redistribué que dans son pouvoir d’alimenter constamment le lecteur en nouveautés.
En gardant cette problématique à l’esprit, la façon la plus sûre d'inclure des contenus RSS sur votre site est de les embarquer dans un widget n’affichant que les Unes.

Ces widgets sont de petites “boîtes” généralement situées dans la partie latérale de navigation de la page, ne reprenant que les titres provenant des sites ciblés.
Cette liste est régulièrement mise à jour en cours de journée, au fur et à mesure que le site cible fournit de nouveaux contenus.

Donc, en n’utilisant que les titres, qui ne sont pas protégés par le droit d'auteur dans la plupart des pays, ces widgets évitent bon nombre de problèmes légaux – liés aux droits d'auteur – que soulève en revanche la republication totale ou partielle de contenu dans les flux RSS. De plus, en ne fournissant qu’un lien vers le site originel, les lecteurs sont redirigés en toute transparence vers la source de l’article.

D’une manière générale, les webmasters sont plutôt contents que leurs flux RSS soient ainsi utilisés.

Cela crée des liens actifs vers leur site et encourage les utilisateurs à cliquer pour aller voir l'intégralité du contenu.

Parmi les principaux organes de presse, certains acteurs majeures, dont Reuters et Associated Press, préconisent activement cette forme d'utilisation, tandis que d'autres, comme le New York Times, fournissent même le code HTML pour faciliter le processus.

Cela ne veut pas dire que tous les sites approuvent ou encouragent ce type d'utilisation de la syndication de contenu. Mais il s'agit d'une pratique largement acceptée sur le Web, ayant l’aval de nombreux acteurs concernés. Certains sites individuels peuvent encore s'opposer à cette utilisation des flux d’abonnement, aussi est-il toujours préférable d'obtenir une autorisation préalable.

Et même si bon nombre de problèmes juridiques sont déjà résolus, un conflit avec d’autres journalistes ou des organes de presse ne débouchera jamais sur rien de bon.

Contrôler le contenu

Un autre problème lié à la publication des Unes provenant de flux RSS, c'est que le contenu affiché sur votre page passe entièrement sous le contrôle du site « partenaire ».

Ce qui pourrait conduire votre site à promouvoir sans le savoir du matériel répréhensible ou douteux. Voilà pourquoi beaucoup souhaitent mieux contrôler le contenu qu'ils syndiquent, soit en sélectionnant manuellement les articles soit en puisant à des sources multiples.

Pour faire le tri des Unes à mettre en avant dans votre widget, il vous faudra d'abord utiliser un lecteur de flux tel que Google Reader, qui vous permet de sélectionner ce que vous aller publier dans le flux. Vous pouvez ainsi vous abonner à toutes les sources que vous voulez, pour ne sélectionner ensuite que celles que vous souhaitez partager.

À partir de là, le widget de votre site n’affiche que les éléments choisis, de même que pour n'importe quel autre flux RSS.

Le résultat est que vous contrôlez les articles et billets affichés sur votre site, en veillant à ce qu’ils soient pertinents et pas hors sujet par rapport à votre ligne éditoriale.

Pour combiner les flux provenant de sources multiples, vous devez utiliser un outil comme RSS Mix ou Feedroll, capable de fusionner en un seul des flux multiples.
Ensuite, n'importe quel parseur RSS vous permet de lire les flux mixés et votre site inclura automatiquement les titres de toutes les sources que vous aurez choisies.

Et bien que ces deux options soulèvent encore moins de questions éthiques ou légales que d'autres formes de syndication, gardez à l’esprit qu’il est toujours préférable de demander ou d'obtenir l'autorisation avant d'utiliser le contenu d'un autre site. Heureusement, ce faisant, rares sont les cas où vous risquerez une contestation, s’il y en a.

Conclusion

La syndication de contenu, lorsqu’elle est faite comme il se soit, peut s’avérer un excellent moyen de présenter du contenu relatif à votre site sans devoir l'écrire. C’est aussi un service rendu au lecteur, en lui permettant d'en savoir plus sur votre site, et un soutien apporté aux organes d'information en faisant la promotion de leur travail en direction d’un nouveau public.

En clair, tout le monde en bénéficie.

Et bien que vous n'aimeriez sûrement pas qu’un flux RSS concurrent apparaisse sur votre site, il reste certainement des marges de manœuvre pour coopérer avec les journalistes, en particulier pour les publications de niche dans des domaines pointus  : les flux RSS offrent un excellent moyen de capitaliser sur ce type de contenu.

Donc si vous ou votre entreprise ne mettez pas encore cet outil à disposition, il est l’heure d'en envisager l'utilisation. De même, si vous n'êtes pas encore abonné à des services de syndication, c'est le moment idéal de rechercher des partenaires avec qui collaborer dans ce domaine.
Jonathan Bailey, que je remercie, a 27 ans et vit en Nouvelle-Orléans. Webmaster du site Plagiarism Today, il est diplômé avec mention en journalisme et mass médias de l'Université de Caroline du Sud. Il est également concepteur-rédacteur, spécialisé dans la pub, le graphisme et « tout ce qui lui sert à payer ses factures ». Il s'intéresse de près au plagiat, qu’il traque et combat depuis qu’une proportion importante de sa création littéraire a été plagiée. Adscriptor aussi a déjà abordé la question du plagiat... [Début]


3. Mon avis sur la question

Ce billet fait naturellement suite aux affaires qui se succèdent depuis quelques semaines, et dont tout le monde a déjà eu l'écho ici ou .

Réflexion relancée par l'affaire Fuzz d'Eric Dupin, dont le jugement en référé est attendu demain.

Avant tout, il y a une infinité de billets et de commentaires à lire sur la question, qui fait couler beaucoup d'encre, et ce n'est pas fini. Je me limiterai à vous signaler ceux d'Emmanuel Parody et de Guillaume Narvic. Mais déjà, si vous suivez les liens de ce billet et les liens de ceux vers lesquels il pointe, ça va vous faire de la lecture...

Dans ces affaires de flux RSS, je vois quatre aspects formels :
  1. le titre du billet/article repris dans le flux 
  2. le contenu présenté dans le flux, extrait ou totalité 
  3. la nature de ce contenu 
  4. comment et par qui est relayé ce contenu.
1. Le titre du billet/article repris dans le flux

Il me semble que l'article de Jonathan est suffisamment clair sur ce point : « En n’utilisant que les titres, qui ne sont pas protégés par le droit d'auteur dans la plupart des pays, ces widgets évitent bon nombre de problèmes légaux – liés aux droits d'auteur – que soulève en revanche la republication totale ou partielle de contenu dans les flux RSS.
(...)
Cela ne veut pas dire que tous les sites approuvent ou encouragent ce type d'utilisation de la syndication de contenu... aussi est-il toujours préférable d'obtenir une autorisation préalable.
 »

2. Le contenu présenté dans le flux, extrait ou totalité

Republier un contenu in extenso est clairement assimilable à une violation du droit d'auteur. Mais quid des snippets, ces extraits d'une ou deux lignes qui ont fait la fortune des pages de résultats selon Google ?

Pourquoi ne pas les assimiler simplement à de "courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration", chose qu'autorise le code de la propriété intellectuelle, aux termes de l'article L. 122-5, (2° et 3°a) ?

Ce qui ferait que la publication d'un flux ne reprenant que le titre et une courte citation d'un billet/article serait tout à fait légale.

Encore mieux après demande et obtention d'une autorisation préalable, certes.

3. La nature du contenu

Narvic est particulièrement remonté contre le colportage de ragots et se range du côté de la loi, « qui ne reconnaît en revanche aux blogueurs, éditeurs, journalistes, et à tous les autres qui publient en ligne, aucun droit de publier n’importe quoi et de le laisser en ligne tant que personne ne demande gentiment de le retirer. C’est tout de même pas aux victimes que revient le boulot de faire le ménage après coup ! C’est à l’éditeur de ne pas publier des choses condamnables. »

OK. Toute la question étant alors de savoir si un agrégateur tel que Wikio ou Fuzz est un éditeur. Or que je sache, l'éditeur est celui qui est censé "éditer" un contenu, intervenir dessus et prendre par conséquent la responsabilité de son intervention au moment-même où il intervient.

4. Comment et par qui est relayé ce contenu ?

Ce qui précède ne me semble être ni le cas de Wikio, qui référence chaque mois "4 millions de résumés d'articles", ni celui de Fuzz, à qui seule la présence d'un lien semble être contestée.

Or les Conditions générales d'utilisation de service du site (qui ne sont pas en ligne aujourd'hui mais que j'avais sauvegardées) paraissaient très claires à ce sujet :
Article 2 : Champs d'application

En s'inscrivant sur le site FUZZ.FR et en utilisant les services offerts, Le Membre déclare utiliser les services de FUZZ.FR en accord avec le droit applicable et les présentes conditions générales.

Article 4 : Description du service

FUZZ.FR met à la disposition gracieuse des Membres le site FUZZ.FR, spécialisé dans l'agrégation de liens internet d'informations générales,...

Article 6 : Obligations / Responsabilité de l'Utilisateur / Utilisation du Service

En particulier il est interdit sur les pages de FUZZ.FR :

- d'utiliser des œuvres qui sont protégées par des droits d'auteur sans autorisation expresse de l'auteur ou de la personne qui en possède le droit d'exploitation...
- de diffamer, d'insulter ou de menacer autrui;
- d'insérer des bannières publicitaires autres que celles affichées par FUZZ.FR;
- de diffuser des pages dont le contenu est illégal;
- de diffuser des pages dont le contenu ou la forme est pornographique;
- d'inciter à commettre des crimes et délits ou à y participer;
- d'atteindre au droit à l'image ou à la personne de qui que ce soit;
- de faire la promotion de services à but lucratif;
- d'insérer des liens hypertexte pointant vers des sites en vue d'en faire ouvertement et délibérément leur publicité...
[Début]


Pour conclure...

Vu tout ce qui précède, je ne peux que répéter ici mon commentaire d'utilisateur lambda qui raisonne uniquement à l’intuition :
Comment peut-on appliquer le soi-disant “droit de la presse” à Internet ?

C’est-à-dire : pourquoi appliquer sans aménagements un droit qui doit remonter à deux siècles (je dis ça au pif, mais disons qu’il est plus tout jeune) à Internet et au Web, qui n’ont absolument plus rien à voir avec la presse telle qu’elle a existé ?
Tous ces procès me paraissent d’un autre âge, dépassés, tout ce que tu veux, à l’instar de ce qui se passe pour l’industrie musicale qui voudrait bien pouvoir faire comme avant…

Je sais que très probablement les choses ne sont pas si simples que ça, tout n’est pas noir ni blanc, mais en l’espèce, pourquoi ne pas prévoir un mécanisme en vertu duquel la personne s’estimant lésée adresse un avis préalable, pour n’engager une procédure qu’en cas de refus de retirer la source du problème.

Je suppose que si les personnes concernées avaient dit à lespipoles ou à Eric Dupin d’enlever ces liens, ils l’auraient fait volontiers à l’instant même.

Donc tout ça, de la part des plaignants, ça se résume très probablement à saisir l’occasion - sans vergogne ni scrupules - de se faire un max de blé sur le dos de deux blogueurs, ou, pour reprendre les mots d’Eric, à écraser une puce avec un marteau.
La réponse d'Emmanuel est très pertinente, certes, mais je persiste à penser que le "droit de la presse" en l'état n'est adapté ni à Internet ni aux spécificités techniques introduites par le Web, et encore moins au Web 2.0, dont le lien hypertexte et la circulation de l'information sont la lymphe vitale.

Espérons donc que la jurisprudence destinée à se mettre en place ira dans le bon sens, sous peine de régresser au lieu de progresser. Ce qui ne serait pas la première fois en droit...

Dès demain, nous aurons un signe de la sensibilité des juges en matière de Droit Internet ! [Début]


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