Pages

samedi 24 janvier 2009

Nicolas Sarkozy : l'Etat, c'est moi !

Suite chez Jean Véronis...

Pièce en un acte et combien de législatures ?

Il y a presque deux ans, j'écrivais dans Le sens et la valeur des mots :
Voilà pourquoi des textes tels que celui-ci me dérangent profondément. Je pourrais le reprendre dans son intégralité en le démontant paragraphe par paragraphe, phrase par phrase, pour en mettre à jour les rouages manipulateurs, les incohérences flagrantes, les faussetés doucereuses, les finalités à peine masquées (mieux ferrer le gogo). Peut-être un jour, quand ma colère retombera, si elle retombe (car impossible d'écrire objectivement sous son emprise), mais ce n'est pas pour demain.
Un texte dont Jean Véronis proposait le nuage suivant :


L'heure est donc venue de mettre mon projet à exécution, maintenant que je peux utiliser à volonté les outils de Quensis (site Web), pour procéder à un traitement statistique de ce texte et vous proposer mon analyse, très personnelle et sans aucune velléité, ni d'exhaustivité ni de rigueur scientifique.

C'est juste ce que je pense. Point, à la ligne.

En commençant par le nuage généré avec Wordle sur la base des 110 termes qui reviennent le plus dans ce discours, qui comprend 8645 occurrences une fois décortiqué.


Et une explication préalable sur ce SARKO qui trône au centre : pour une raison que je ne m'explique pas, Wordle n'accepte pas le JE ! En fait, lorsque j'ai chargé le fichier avec les 162 JE du discours, tous les autres mots apparaissaient sur le graphique, sauf le JE. Pas plus que le MOI en faisant l'essai.

Dès lors, mon choix de tester avec SARKO, qui représente précisément :
  • 129 fois le pronom JE :
    • 52 fois « je veux », 4 fois « je ne veux pas »
    • 24 fois « je propose » (dont une seule fois « je vous propose »)
    • 10 fois « je dis », 5 fois « je (vous) le dis »
    • 4 fois « je salue », etc.
  • 8 fois J' : j'affirme, j'ai proposé, j'ai envie, j'ai la conviction...
  • 8 fois MOI, dont 6 fois « La République pour moi c’est... »
  • 6 fois MON : devoir, ambition, projet, objectif (3 fois)
  • 5 fois ME + M' : je ne me résigne pas, on m'a répondu...
  • 3 fois MA : responsabilité, mission, volonté
  • 3 fois MES : mes amis, à mes yeux (2 fois)
Soit un total présidentiel de 162 occurrences ! Que j'ai toutes fondues initialement sous le JE, puis sous le SARKO que Wordle accepte volontiers en remplacement. D'où son poids disproportionné dans le graphique...

Mais ça ne s'arrête pas là, puisque nous avons 76 fois la République, 53 fois la France (dont 30 fois la France qui « veut »), 37 fois l’État, 29 fois la Nation !

Le tout pour un modeste total de 357 occurrences, dont un remarquable taux dépassant 45% d’occupation par le JE/MOI présidentiel...

Sans compter 68 fois « Elle », qui représente tantôt la Nation, tantôt la République, tantôt la France, que Sarko fait pratiquement parler à la troisième personne : « la France veut ». Ou encore, « La République, c’est… », « la République fraternelle dans laquelle JE crois. » (ça en fait au moins un...) :
Il y a bien une exception française auquel il est légitime que nous soyons attachés, non parce qu'il est la marque d'une quelconque supériorité par rapport aux autres, mais parce qu'il exprime ce que nous sommes et ce qui nous unit. Cette exception tient en trois mots : la Nation, la République, l'État. Cette exception est politique. Elle est intellectuelle. Elle est morale. Elle est culturelle.
C’est le miracle de la France...
C’est le miracle de la France...
C’est le miracle de la France...
C’est le miracle de la France...
C’est le miracle de la France...
C’est le miracle de la France...
Mais chacun sent bien que ce miracle est menacé.
(J'ai mis en gras les erreurs de syntaxe, dans un tel discours, ça la fout mal...)

Mais no problem, Sarko le thaumaturge arrive :
Dès lors, mon projet est simple : Je veux construire une nouvelle relation avec les Français, faite de vérité, de respect de la parole donnée, de confiance. Je veux un nouvel Etat, une nouvelle nation, une nouvelle République.
C'est simple, en effet. Simple et modeste. Comme le J majuscule après les deux points, normal pour un personnage majuscule, modestement primus inter pares. Tous les problèmes de la France, ne vous inquiétez pas, JE M'en charge !

- Nous, peut-être ? Pourrions-nous faire ça ensemble ? Avec nous, les français (21 fois), nous, les citoyens (11 fois, toutes occurrences confondues), nous, le peuple (8 fois) ?

Ah ! « La parole rendue au peuple, le pouvoir redonné au peuple, ... », fausse et illusoire promesse froidement contredite par un extraordinaire total de 40 occurrences, soit neuf fois moins que pour ELLE & LUI, la France et son époux, pardon Carla !

Idem pour le triptyque NOUS (24 fois) / Nos (8 fois) / Notre (13 fois) (dont 5 fois « notre République »), dont l'utilisation plus condescendante qu’autre chose est confirmée par l’emploi parcimonieux du VOUS : 15 fois en tout et pour tout, dont 6 fois dans les dernières lignes… (mais jamais ô grand jamais, ni votre, ni vos, … ni vaches et cochons).
Vous êtes la preuve vivante du contraire.
Vous êtes l’espérance qui ne veut pas s’éteindre.
Vous êtes les témoins d’une France qui veut renaître et qui ne craint ni le changement, ni l’avenir.
Vous êtes les témoins d’une France qui n’a pas peur de la rupture.
(…)
Je vous le promets, nous allons construire une France nouvelle dont vous serez les acteurs.
Magnifique envolée finale, peut-être avec un zeste de grandiloquence, mais pas trop, juste ce qu'il faut pour amener le lecteur, que dis-je ? l'auditeur, que dis-je ? le gogo, que dis-je ? le concitoyen (en deux mots), vers la chute, engageante, impliquante, et, pour tout dire, prégnante :
Je souhaite sceller un nouveau pacte avec tous les Français.
Promesse berlusconienne s'il en est, autant dire jamais tenue, limite berlusconnerie (berlusconata)…

Sarkozy est vraiment un type formidable, le roi des discours (mais pas seulement)...

Conclusion

Qu'est-ce qui cloche dans son discours (auquel on ne reprochera certes pas de manquer de volontarisme, le bonhomme est habitué) ? Oh, pas grand chose, juste un détail, à savoir que pour résoudre tous les problèmes de la France, un seul homme suffira, le troupeau des 60 et quelques millions de concitoyens n'a qu'à ME suivre, SARKO/ZORRO est arrivé, je vais tout résoudre tout seul, j'en ai la volonté, j'en ai la conviction, donc je vous le promets. Que ma parole vous suffise. Ou iriez-vous jusqu'à penser que je ne sois pas homme à honorer ma parole, peut-être ? Demandez à Édouard, à Jacques éventuellement, il s'en porteront garants...

Donc croyez-moi, suivez-moi, et si possible fermez vos gueules.

D'ailleurs avec Obama nous allons changer le monde, et vite...

Je vous le dis haut et fort ! Du reste, vous n'avez qu'à lire son discours : là où je proclame France & République, fort à propos il rétorque Amérique & Nation. Voyez son nuage, on dirait son pays :


Mais tiens, c'est bizarre, Barack, où es-tu passé ?


Partager sur Facebook

P.S. À noter que dans son discours (quatre fois moins long que celui de Sarkozy), Barack Obama utilise 3 fois le JE (répétons-le : 3 fois), contre 62 fois le NOUS, 68 fois le NOTRE/NOS et une dizaine de fois le VOUS/VOTRE/VOS !

Nous appellerons ça des visions diamétralement et TOTALEMENT opposées...

[MàJ - 23h45'] Suite à de vifs échanges en commentaire avec un certain "Christophe" qui m'a beaucoup énervé (j'ai horreur qu'on mette en doute mon honnêteté intellectuelle), un heureux concours de circonstances va me permettre de faire taire ce blanc-bec. En travaillant sur le nuage sémantique du discours sur la question raciale prononcé à Philadelphie par Obama, j'ai découvert de façon tout à fait fortuite Wordle advanced, qui inclut les pronoms dans le nuage, chose que je n'avais pas réussi à faire avec la version 1.0.

En fait, si vous avez 10 fois le mot NUAGE, au lieu de saisir 10 fois NUAGE l'un à la suite de l'autre, il suffit de faire NUAGE:10 ! Idem avec les pronoms, et ça marche ! Allez savoir...

J'ai donc repris le nuage contesté, en me basant cette fois sur celui de Jean Véronis en début de billet, en gardant le même poids spécifique à chaque terme, en ôtant le mot TOUR (sans aucune pertinence dans le discours) et en ajoutant JE (137 occurrences, j'ai viré MOI, MA, MES, etc.), VEUX (56 fois) et VEUT (36 fois), là où Jean n'avait retenu que VEULENT. Et si j'ai encore laissé de côté le pronom "Elle", c'est tout simplement parce que sa valeur n'est pas uniforme : tantôt Nation, tantôt France, tantôt République, etc. Alors qu'avec JE, le problème ne se pose pas ! Voici ce que ça donne :


Donc, Monsieur l'anonyme, vous avez sous les yeux un nuage reprenant exactement les mots de Sarkozy, sans en modifier les "déterminants" selon votre propre jargon. Ma question est : est-ce que ça change quoi que ce soit à mon analyse ?

[MàJ II - dimanche 25 janvier 2009] Je viens de voir dans mes stats que ce billet a été repris en Une de Médiapart !!!


, , , , , , , , , , , , , , ,

19 commentaires:

Laurent Bervas a dit…

Bien aimé ... surtout la conclusion :-)

Au delà du portrait psychologique -inquiétant - il me semble que la méthode hiérarchique/centralisatrice de management est inefficace dans un monde complexe et mondialisé.

Le monde change profondément ... l'équipe d'Obama l'a compris et a gagné les élections. On passe au collaboratif au participatif ... mais cela prendra du temps a expliquer à nos dirigeants (on dit que Sarko n'a pas d'ordinateur sur son bureau ?)

Joseph a dit…

Sego aussi a des discours avec trop de JE, ca depasse le simple cas Sarko cette deviation psychologique.

Jean-Marie Le Ray a dit…

Joseph,

Effectivement, ce serait intéressant de faire l'analyse d'un de ses discours emblématiques...

Ceci dit, au-delà des clivages gauche-droite qui ne veulent plus rien dire, le problème aujourd'hui c'est de trouver des politiques dignes de ce nom, indépendamment des courants idéologiques.

Et c'est là où le bât blesse, personnellement je n'en vois plus, ni en France ni en Italie.

En revanche Obama me semble être de cette trempe, nous verrons dans les mois et les années qui viennent...

christophe a dit…

votre billet présente 3 nuages de tags.
le premier et le dernier ne contiennent pas de pronom ou d'article. faut-il en conclure que Sarkozy et Obama n'emploient aucun article ni aucun pronom ? je ne crois pas.
en rajoutant un nom qui représente des pronoms et des articles dans votre nuage vous rendez toutes comparaisons impossibles.

Jean-Marie Le Ray a dit…

Christophe,

Je crois que nous ne sommes pas bien compris.

D'abord mon billet ne présente que deux nuages (le premier est un témoignage du travail de Jean Véronis) absolument comparables puisqu'ils ont été réalisés très exactement de la même manière : en prenant les occurrences plus significatives de chaque discours, après avoir éliminé les mots vides (dont les articles), qui n'ajoutent absolument rien à la pertinence du discours.

Enfin, le JE est parfaitement comparable, puisqu'il est utilisé 162 sous une forme ou une autre par Sarko, contre 3 fois seulement (TROIS) par Obama. Ce qui fait qu'il est absent du nuage d'Obama, car non significatif.

Et même en ramenant le tout aux mêmes proportions, puisque le discours de Sarko est 4 fois plus long que celui d'Obama, nous pourrions extrapoler qu'Obama aurait utilisé 12 fois le JE dans un discours de même longueur. Ce qui ne ferait jamais que 7,5% de l'usage qu'en fait Sarko.

Donc je ne vois pas en quoi ces deux nuages ne seraient pas comparables, sauf à vouloir éviter de les comparer...

JML

green bubble a dit…

Restons dans la semantique > http://www.hyperwords.net

Testé et approuvé ! Je pense cher J.M que tu apprécieras l'extension..

Christophe a dit…

si vous comparez le nuage de tag de sarkozy et celui d'obama tels qu'ils sont crées par wordlme vous n'obtenez pas le résultat escompté. donc vous avez besoin de réinjecter vos propres données. ce qui donne une addition de pronom (je nous moi) et de déterminants (mon ma mes...), masqués sous un nom propre.
à partir du moment où on se livre à une telle manip, il est clair que la comparaison est problématique.
l'intérêt du nuage de tags de jean véronis est de montrer que même s'il partage à titre personnel vos sentiments à l'égard de NS, il évite d'utiliser de mauvais instruments. (c'est à dire qu'il s'abstient d'additionner des mots pour faire apparaitre un gros sarkozy au milieu du nuage)

Jean-Marie Le Ray a dit…

Mon cher Christophe,

Pour tout vous dire, vous commencez à me gonfler.
J'accepte la critique quand elle est fondée, pas quand elle est factieuse.
Allez relire mes billets pour voir la façon dont sont réalisés les nuages, je pense m'être exprimé dans un français compréhensible.
Sachez également que Wordle n'a aucune pertinence en français si on soumet les données brutes.
Je reprécise donc, une dernière fois, que les données injectées l'ont été après avoir subi un traitement statistique avec des outils de pointe, et que seules les premières occurrences (96 pour Obama, 110 pour Sarko) ont été entrées dans Wordle.
Après si Sarko utilise 162 fois le JE (ou le moi, le ma, etc.) et Obama très peu, d'où le fait que Sarko ressort en énorme dans le nuage, si ça vous plaît pas allez vous plaindre directement auprès de l'intéressé, je n'ai rien à y voir.

JML

Christophe a dit…

pour le dire simplement je ne trouve pas normal d'introduire dans un nuage de tag un mot qui n'existe pas dans le texte original.

Jean-Marie Le Ray a dit…

Mais si, mais si, il existe, le mot dans le texte original, c'est JE. Or comme je l'explique dans mon billet, Wordle n'accepte pas le JE.
Mais il accepte Sarko, ce bougre de Wordle.
Le fait que le JE ne soit pas présent sur le nuage de Jean Véronis est simplement dû au fait que les pronoms n'ont pas été traités, ou écartés pour une raison ou l'autre.

Enfin, pour dire que le mot n'existe pas, cela reviendrait à nier que la personne qui a prononcé le discours répète 137 fois de suite JE (si j'élimine MOI et les possessifs), soit quand même 61 fois de plus que la deuxième occurrence du discours, à savoir République.

Or il suffit de lire le discours pour se convaincre aisément du contraire.

Quant à affirmer que JE est différent de SARKO quand c'est Sarkozy qui dit JE, j'avoue que, personnellement, je ne suis pas très bien votre raisonnement.

JML

Jean-Marie Le Ray a dit…

P.S. J'ajoute que j'aurais préféré, et de loin, avoir JE plutôt que SARKO en très gros sur le nuage, d'après moi c'eut été encore plus parlant !

Christophe a dit…

pouvez vous m'expliquez à quoi sert un nuage de tag pour une analyse statistique d'un texte si vous avez besoin de transformer sémantiquement les données pour obtenir une conclusion.
non seulement vous devriez avoir un grand JE mais vous devriez avoir un grand ELLE puisque le nombre d'occurrences de ce pronom est supérieure à celles du mot FRANCE.
en fait si vous utilisez les pronoms et les déterminants c'est toute la forme du nuage qui change.

Jean-Marie Le Ray a dit…

Je commence mon texte en disant : "...pour procéder à un traitement statistique de ce texte et vous proposer mon analyse, très personnelle et sans aucune velléité, ni d'exhaustivité ni de rigueur scientifique."

Et dire ce que je pense, un point c'est tout.

Si ça vous plaît pas comme ça, amusez-vous de votre côté mais ne venez pas me faire chier en prétendant que ma démarche n'est pas pertinente, ceci ou cela.

A moi elle me plaît, c'est le principal. Et puis je ne publierai plus vos commentaires car vous me gonflez. C'est clair ?

Mon blog, c'est chez moi. Et chez moi je reçois qui je veux, quand je veux. Où irait-on si on était obligé d'ouvrir la porte à tous les cons qui passent en prétendant forcer votre entrée, je vous le demande !

JML

Szarah a dit…

Voilà donc encore une étude intéressante, y compris dans sa critique. Je me demande s'il serait possible de dégager la thématique véritable du discours au départ des mots ... après tout Google le fait bien pour des textes moins alambiqués.

Le discours français ne peut être compris sans tenir compte de ceci, je pense : Sarkozy, Bonaparte et une certaine idée de la nation.

Jean-Marie Le Ray a dit…

Szarah,

Merci pour le lien, lecture très intéressante.
A la question "Je me demande s'il serait possible de dégager la thématique véritable du discours au départ des mots", pour moi la réponse est évidente : OUI !
Je fantasme sur les nuages sémantiques depuis longtemps, et maintenant que je dispose d'outils pertinents pour en faire, je souhaite vraiment approfondir ce filon d'une extrême richesse.
Si je devais faire un parallèle, je dirais que ça me fait penser à la graphologie.
L'écriture en dit toujours beaucoup plus qu'on ne croit sur le scripteur.
Dans les fréquences signifiantes autant que dans les hapax : dans le discours de Sarko, "gouvernement" n'est prononcé qu'une seule fois...

Jean-Marie

Christophe a dit…

je vous remercie de prendre du temps pour me répondre.
j'invite les internautes intéressés par ce débat à faire l'expérience suivante. prendre une copie du discours de NS. le coller dans wordle. faire un nuage de tag. constater que par défaut les pronoms et les déterminants n'apparaissent pas (l'application élimine les mots les plus fréquents d'une langue donnée pour ne conserver que les substantifs et les verbes). aller dans le menu language. selectionner la fonction Do not remove common word. faire un nuage de tag.
constater que le mot JE apparait.

Donc d'une part Wordle accepte les pronoms, il suffit d'utiliser la bonne fonction.
d'autre part si l'on fait apparaitre le JE il n'y a aucune raison logique de ne pas faire apparaitre les autres (le Elle par exemple). ce qui transforme totalement la forme du nuage.
Conserver le mot Je et éliminer les autres mots communs est un choix arbitraire.
conclusion : je ne remets pas en cause votre honnêteté intellectuelle, je pense votre résultat dépend entièrement du "retraitement" que vous opérerez sur les données.

Jean-Marie Le Ray a dit…

Dans le nuage en PS où apparaît le JE, je n'ai pas retraité les données, je les ai traitées différemment, nuance.

Faire un nuage en prenant les 8400 mots du discours n'a aucun sens, j'ai préféré prendre les occurrences plus significatives. Un point, c'est tout.

Et c'est d'ailleurs ça qui donne tout son sens au nuage et qui fait ressortir en une seule image les orientations "fortes" du discours.

JML

jcd a dit…

Durant la campagne de Carlos Menem pour la présidentielle de 89 en Argentine, le solgna était :
Sigan me !

Soit suivez-moi !

menem, comme Sarkozy et Berlusconi, etc. des hommes seuls à la tête d'un troupeau.

Filaplomb (éditeur de bonnes nouvelles) a dit…

J'étais sidéré pour ma part que le président avec autant de temps pour préparer son intervention après les manifs populaires du 29 janvier, ait si peu à proposer que des idées lancées en l'air ou un agenda avec la page du 18 février toute cornée. C'est inquiétant…
:-))