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vendredi 23 janvier 2009

Obama dans un nuage ... sémantique

Comparer avec le nuage de Sarko...

Read Write Web a comparé le nuage sémantique du discours d'investiture d'Obama avec ceux de ses prédécesseurs. Intéressant, même si sur son Twitter, Simon Talvard-Balland nous dit qu'il préfère de loin celui du New York Times :


De plus, en survolant le nuage, vous voyez le nombre d'occurrences et en cliquant les termes apparaissent en contexte.

J'ai donc voulu tenter l'expérience en récupérant une version française du discours original, et en profitant des outils statistiques de Quensis pour créer un nuage équivalent, toujours en utilisant Wordle pour le rendu graphique mais en le débarrassant de tous les mots vides (articles, possessifs, démonstratifs, etc.). De plus je n'ai sélectionné que les termes allant jusqu'à 2 occurrences, pour coller davantage avec le nuage du NYT. Voici le résultat graphique :


Il y a évidemment quelques légères différences dues à la traduction, et il faudrait que je compare chaque occurrence respectivement dans le texte source et le texte cible pour avoir une analyse plus précise. Ceci étant, voici le tableau comparatif, qui comprend 61 entrées pour l'américain et 98 pour le français. Disons que ça correspond à un coefficient de foisonnement pour faire simple...


Cela me rappelle un article récent où il est question d'Obama et du bilinguisme, avec là encore une position originale, probablement l'une des nombreuses (r)évolutions auxquelles on peut s'attendre sous sa présidence, née sous le signe de la nouveauté ... à tous les niveaux, sous l'impulsion de la nouvelle équipe !

Parenthèse : Microsoft risque d'ailleurs de perdre un client important au profit du libre...

Donc, dès son installation à la Maison Blanche, Barack Obama s'est immédiatement mis au travail, et je profite de ce billet pour vous fournir quelques liens glanés ici et là.

- Le robots.txt d'Obama
- The Obama Generation
- une conséquence inattendue de l'investiture, et les répercussions au niveau des recherches sur le Web...
- etc. etc.

Sans oublier la Twitter World Map...




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P.S. Voir également ce site, signalé par Olivier Ertzscheid.

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4 commentaires:

jeff.fechino a dit…

Très intéressant article que voilà. Curieusement vous avez fait là une démarche analytique qui a déjà été faite en amont de l'écriture du discours d'investiture du président... Au moyen de puissants outils de captures et d'analyse sémantique, croisés avec des outils d'analyse marketing, les responsables de la communication et du marketing ont tirés les concepts et les mots qui les décrivent et que l'Américain moyen utilise (blogs, articles, conversaton amicales,...) Ces mots sont alors intégrés dans le discours de façon à ce que le discours soit compréhensible par tous et surtout que chacun puisse se l'approprié en le retranscrivant avec son vocabulaire.
Cette façon de faire, de plus en plus utilisée par les hommes politiques est une forme d'appauvrissement du langage et du discours politique...

Jean-Marie Le Ray a dit…

@ Jeff,

Le langage politique est quelque chose qui m'intéresse au plus haut point, aussi bien en France qu'en Italie, mais à choisir entre les trois - Obama, Sarkozy, Berlusconi -, je n'hésiterai pas une seule seconde...

Szarah a dit…

En même temps, un discours politique aussi attendu ne pouvait qu'être fignolé avec soin, et l'informatique n'y est pas pour rien qui fabrique de la langue de bois au kilomètre depuis ... au moins vingt-cinq ans.

Exercice réussi pour l'équipe Obama, on dira ça comme ça mais sans émerveillement : parole parole parole ...

On attendra les actes, là c'est seulement la bande-annonce :)

Jean-Marie Le Ray a dit…

Szarah,

Appelez-moi naïf, mais je crois en la bonne foi d'Obama, ce dont je ne saurais créditer la plupart des hommes politiques qui nous polluent nos journées.
Quant à Berlusconi, je n'en parle même pas, il est hors-concours !
Ce n'est certes pas avec la bonne foi qu'on réussit (même si mieux vaut l'avoir que le contraire) là où tout le monde attend de vous des miracles, mais je constate qu'il n'en est point question dans la prose d'Obama, à l'opposé des deux autres...