mardi 15 mars 2005

Tout ce qui brille n'est pas OR...

Tout ce qui brille n'est pas OR...

Billet qui fait suite au précédent, en quelque sorte. Lorsque j'ai découvert en analysant mes stats que seule une infime quantité de mes visites provenaient des outils de recherche (OR) (même si j'espère que ça changera, mais bon...), ce fut comme une révélation (technologique) : il n'y a pas que Yahoo, Google & Coo pour vous assurer visibilité sur l'Internet.

Les nombreuses ressources sur le Web invisible sont là pour nous l'expliquer et le rappeler.

Les noms de domaine peuvent aussi générer du trafic spontané. J'en veux pour preuve que http://www.translation2.com/ m'assure à lui seul entre 40 et 50% de ma fréquentation, de mes pages vues et de la durée des visites. C'est d'ailleurs en partant de cette constatation que j'ai donné à mon adresse typepad le nom "translation2".

Les activités relationnelles jouent également un rôle prépondérant, communautés, réseaux, blogging, forums, Wikis, etc.

Wist pourrait être une autre voie à parcourir.

Enfin, il y aura peut-être bientôt les co-liens, mais pour l'heure la technologie émergente destinée à révolutionner la donne, surtout en matière de recherche (avec en conséquence des répercussions directes sur les OR que je ne me hasarderai certes pas à prévoir...), est celle du


Avant d'en proposer une définition française, voici celle que fournit Technorati :

What's a tag?

Think of a tag as a simple category name. People can categorize their posts, photos, and links with any tag that makes sense.

En français, on pourrait imaginer plusieurs traductions (liste non exhaustive) : balisage, étiquetage, fléchage, marquage, jalonnage, voire traçage, pancartage (?), etc., même si la solution naturelle semble être "tagage" (qui n'a rien à voir avec le registre taguer, tagueur, bombeur ou graffiteur...), dont j'ai trouvé quelques occurrences allant dans ce sens : tagage collaboratif, partage de tags, folksonomie !

C'est tout nouveau, ça vient de sortir, et pourtant ça bouge à la vitesse grand V !

Donc, dans le sillage de Technorati, pensons aux tags comme à de simples catégories nominales, à des signifiants apposés tels des étiquettes sur différentes classes d'objets : journaux, photos, liens, sites, etc. etc.

Pour l'internaute, c'est la possibilité de thématiser ses intérêts, et pour les agrégateurs de tags du genre Technorati, c'est l'occasion en OR d'assurer la traçabilité de chaque sous-classe pour fournir des résultats plus ciblés que les moteurs traditionnels. Je n'ai aucune idée de ce que sera l'évolution de cette technologie, mais j'imagine que les fées se sont penchées sur son berceau...

Par exemple, pour faire un essai avec le tag (ou avec celui de votre choix sélectionné parmi ceux actuellement disponibles), il suffit d'entrer « tag:translation » dans l'onglet de recherche.

Bonne exploration !

Jean-Marie Le Ray

P.S. Ça s'arrête un peu brusquement, je vous l'accorde, mais petit Paul commande !

Abondance de liens ne nuit pas

Abondance de liens ne nuit pas

« Abondance de liens ne nuit pas » m'est venu à l'esprit alors que je cherchais un titre sans accents (toujours le problème de l'URL générée automatiquement qui vire les lettres accentuées) pour exprimer l'idée de ce que signifie pour moi « être présent sur Internet ».

D'abord l'image m'a plu, et je me suis dit que ça ferait une belle accroche pour Olivier Andrieu, mais lui préfère celle-ci, empruntée à Antoine de Saint Exupery :

- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ? dit le petit prince.

- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie "créer des liens..."

très belle aussi, et certainement plus poétique. Puis j'ai eu la curiosité de chercher dans Google, qui dénombre déjà 31 résultats. On peut pas toujours être premier disait le lièvre à la tortue...

Pour en revenir à mon titre, je m'étais d'abord orienté sur « Comment être présent sur Internet ? », plutôt que « Pourquoi être présent sur Internet ? », puisque la vraie question, comme on dit, est désormais moins de savoir "pourquoi" que "comment".

Avec une page (1 ou +), un site (1 ou +), un blog (1 ou +), un portail (1 ou +), une communauté (1 ou +), un forum (1 ou +), un domaine ou une constellation de domaines ?...

Pour autant cette présence suffit-elle ? Non ! Le corollaire d'être présent, c'est d'être trouvé. Comme le signale joliment Sam-Mag (un pays !), « Le web est un pré de 100 000 fleurs et la question est de savoir comment arriver à ce que les abeilles se posent dessus », à ceci près que que la prairie s'étend à une vitesse exponentielle et que les 100 000 sont maintenant 8 milliards et plus, très précisément 8 058 044 651 au moment où je vous parle, Google dixit !

8_milliards +

Donc une première interrogation se pose, légitime : sur quelque huit milliards de pages, pourquoi quelqu'un serait-il amené à venir visiter LA MIENNE ? C'est là tout le problème du contenu (la substantifique moelle), en amont du contenant (la page Web, le site ou autre), en sachant bien que le contenu va indissociablement de pair avec le contenant, comme le fond et la forme, la lettre et l'esprit.

D'où le discours technique qui s'ensuit, propre à Internet : référencement, positionnement, etc., et c'est pas gagné d'avance sur les OR (outils de recherche) !

Moi qui ai créé ce blog pour dire et me rappeler un jour quelle sera ma progression en terme de visibilité (concept allant au-delà de la présence, puisqu'on peut être à la fois présent et invisible, paradoxe de ce médium), voici mes premières impressions. Au niveau de mon site pro, j'ai eu grosso modo 6000 visites en 10 mois lorsque le contenant était sans contenu (site en chantier), et plus de 1400 visites en trois semaines (depuis le dimanche 13 février, jour de la mise en ligne du contenant avec le contenu) :

Stats_8_mars_2005

la conclusion coule de source, de même que le contenu découle de la motivation et de la réflexion de chacun(e). Au-delà de toute logique marchande, c'est d'abord et surtout une question de communication personnelle.

Autre élément important, ma participation à plusieurs forums, listes, etc. plus la création d'un deuxième blog (un laboratoire de traductions) et quelques interventions sur d'autres journaux qui me plaisent, ont fait que les résultats sur "Jean-Marie Le Ray" ont triplé en trois semaines : j'en totalisais auparavant une quarantaine en égosurf (sic !), j'ai plus que doublé la deuxième semaine et je suis passé aujourd'hui à 114 résultats.

Bon, il s'agit pas de se regarder le nombril, mais plutôt d'utiliser le Web comme réseau relationnel, autrement dit ce qu'on a toujours fait pour chercher du travail dans le monde ... réel !

Et qui dit réseau relationnel sur le Web dit forcément quelques outils dédiés, dont deux spécifiquement français, Viaduc et 6nergies, plus deux autres anglo-saxons, LinkedIn et OpenBC, pour ne citer que les principaux. Un thème à approfondir.

@ +


P.S. En voyant le logo de Google aujourd'hui, ça m'a rappelé quelque chose : nous sommes le 8 mars, fête de la femme ! Donc bonne fête à ma femme, in primis, et à toutes les femmes


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Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver !


Ce titre pourrait être sous-titré : « De la liberté d'interpréter en traduction », voire « De l'absolue nécessité de jouer avec les mots en traduction ».

Une traduction, c'est comme un poème, un puzzle où chaque mot est un morceau qui s'insère à sa place, et qui plus est où chaque mot n'a qu'une place. Dans l'idéal...

Dans la pratique, on force souvent sur un mot pour le faire entrer dans la phrase, même si ça manque de naturel. Je reprends mon titre en exemple, tiré d'un article anglais de B.L. Ochman intitulé :

B.L. Ochman
Analysons ce titre et différentes possibilités de le traduire. Découpons-le pour commencer :

« How To Write Killer Blog Posts And More Compelling Comments » véhicule essentiellement les concepts suivants :

How to, Write, Killer Blog, Blog Posts, and, Compelling, Comments

L'idée force qui m'a accroché dans ce titre, c'est « Killer Blog », et je me suis d'abord attaché à rendre cette idée en français, dont on a un parfait équivalent avec « le blog qui tue » : 321000 résultats sur Google sans guillemets, 1360 avec guillemets et 4140 pour "blog qui tue".

Donc mon premier défi était de faire rentrer tous les concepts portés par l'original en conservant mon "blog qui tue" en français, puisque la notion est largement reconnue, acceptée et utilisée. Pas autant que "killer blog", certes, mais quand même...

Le verbe, maintenant. Write, "écrire", auquel j'ai préféré "rédiger", qui traduit admirablement "How to write", puisque "rédiger" signifie, selon le dictionnaire, « écrire d'une certaine manière », et encore « écrire sous sa forme définitive ».

Triple avantage :

  • en un mot on traduit l'adverbe « comment » (how to),
  • on donne l'idée de complétude implicite dans le titre anglais (pourrait-on écrire un "killer blog" or "comment" qui ne fût pas d'un sens achevé ?)
  • last but not least, à la réflexion, on vire le comment qui fait double emploi, phonétiquement, avec commenter (commentaire) : pourrait-on sérieusement proposer par écrit "comment commenter" ?

Dans ma première version du titre traduit, j'ai laissé le comment car il introduisait la question : à tort ou à raison, il m'avait semblé qu'écrire « Rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ? » en confiant au seul signe de ponctuation le soin de marquer l'interrogation était moins explicite.

Variante : j'aurais pu choisir aussi "poster", qui devient à la mode avec cette acception (voir ici et ), mais je le trouvais trop restrictif dans le cas présent.

Bon. Ensuite il y a le "and", qui lie les deux parties de la proposition en indiquant qu'on a les "posts" d'un côté et les "comments" de l'autre, les deux étant légèrement différents puisque, en principe (je dis bien en principe, car on peut toujours poster sur un blog hôte), on écrit "son" blog et on commente le blog de "l'autre".

Théoriquement, disons qu'avec l'écriture du message original (le "post" lui-même) on est dans le monologue, alors qu'avec le commentaire on est dans le dialogue (on répond généralement aux commentaires des autres).

Enfin on a le "compelling", très in dans le langage marketing anglo-saxon, puisque c'est lui qui est censé vous faire passer à l'acte, vous forcer la main et l'entendement, l'incitateur qui subjugue, irrésistible...

Maintenant qu'on a les principaux éléments de sens qui forment l'original, voyons comment rendre ça en français.

Primordial, en me focalisant sur le "blog qui tue", c'est tout mon titre que je conditionne, surtout par la présence du pronom relatif, qui. D'où mon choix de répéter trois fois la même structure : article + nom + pronom relatif + verbe :

  1. un blog qui tue
  2. des messages qui impactent
  3. des commentaires qui captivent

La répétition est souvent utilisée en langage publicitaire, ou, pour mieux dire, la redondance, justement parce qu'elle permet d'insister, de marteler, d'asséner (compel)...

Voilà, je vous fais grâce du choix des verbes et d'autres menus détails, pour en arriver à ma première solution :

Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ?

Si vous avez eu la patience de suivre mon explication jusqu'ici, vous aurez peut-être la curiosité de cliquer sur le lien pour lire tout l'article.

Juste une parenthèse : ce lien conduit à un autre blog, intitulé Adscriptor (Ads & Marketing Translator), que j'ai ouvert expressément pour écrire et parler des traductions, et dont le champ d'action sera plus limité que celui de Site Log.

Question : quelle est l'impression que vous laisse le titre ? Personnellement, elle se résume en un mot : lourd !

Formellement correct, sans perte de sens, mais lourd. Pas marketing pour un sou. Or ce serait quand même le but recherché. Mais comme je le précise en début de message : « Le titre n'est pas de moi » (ce qui ne veut sûrement pas dire qu'il n'est pas bon en anglais), et nous sommes dans un atelier de traduction, un laboratoire pourrait-on dire, fait pour expérimenter, chercher des solutions, tâtonner.

Dans ma tête j'ai donc repris le titre, initialement par des voies détournées, mais surtout parce qu'il me laissait un arrière-goût d'inachevé, je l'ai malaxé, j'ai changé les mots, etc., je vais pas vous en raconter la genèse, juste l'aboutissement :

Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver !

Verbes, actions, significations.

Ça c'est mon titre ! Ciao,

Jean-Marie Le Ray

P.S. Toute cette digression pour un titre, franchement, on pourrait penser que j'exagère. Que nenni ! Mon but est seulement (d'essayer) d'expliquer la réflexion, longue et articulée, qui se cache derrière le choix des mots. Il n'y a jamais de choix innocent, ni pour le traducteur ni pour la traduction, et s'il en faut tant (temps !) pour trouver 5 mots, imaginez 100 pages !


Tags
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Signe du destin ?

Signe du destin ?

Je suis en train de traduire un contrat de l'italien au français, et j'ai eu besoin de faire une recherche sur "parti correlate" : je croyais me souvenir qu'on disait "parties liées" en comptabilité mais je n'en étais pas sûr à 100%.

J'ai donc fait une recherche sur Google en saisissant : correlate +"parties liées", et quand l'écran de résultat s'est affiché, mon oeil a immédiatement enregistré qu'il n'y en avait qu'un seul et je me suis dit, dans la fraction de seconde, « bon, c'est au moins ça » :

Index_Google

Ce n'est que quand j'ai vu l'URL que j'ai ressenti une grosse émotion ! De plus, hormis ma page d'accueil, aucune de mes pages n'était encore indexée la semaine dernière. Alors c'est vous dire...

Et le clin d'oeil du destin, c'est que cette page est la seule sur laquelle je voulais me positionner pour l'instant, à tel point que je m'étais lancé dans les Adwords :


Xbrl_adwords

Au moins, je suis certain que sur "parties liées" je suis positionné ! Enfin, ça fait rien, faire sortir comme ça ma page toute seule, sur quelque huit milliards de pages indexées, ça m'a fait un choc !

Quant à Adwords, vous voulez que je vous dise : ça doit être le B.A. BA pour les référenceurs, mais moi j'ai encore rien compris. Faudra que j'aille voir sur Comment ça marche :

Aucun résultat ne correspond à votre recherche

Bon, ben faudra peut-être que j'aille voir ailleurs. Et si quelqu'un a des tuyaux à me donner sur le fonctionnement des Adwords, je suis preneur.

Allez, à +

Jean-Marie Le Ray

Stats - 2

Stats - 2

Mes excuses à vous qui me lisez si ces vieux billets remontent dans mon flux, mais cela est dû au passage à la nouvelle version de Blogger. Celui-ci date de la première version de mon blog, qui s'intitulait Site Log. Fin de la séquence nostalgie :-)

Lorsque j’ai mis mon site en ligne, dimanche dernier, je suis parti avec un chiffre de 6 000 visites pendant dix mois (21 avril - 13 février), en m’étant toujours demandé d’où me venaient tous ces internautes. Je ne l’ai vraiment compris que depuis le 13/02, jour où j’ai pris l’abonnement payant à mon compteur de stats. Et j’ai eu la surprise (une vraie surprise !) de constater que tous ces liens me viennent uniquement de certains des noms de domaine que j’ai enregistrés.

Car je n’avais jusque là qu’une version en chantier de mon site, et, naturellement, lorsqu’un internaute arrive sur un site qui n’est pas construit, on n’a même pas le temps de compter une seconde qu’il est déjà reparti.

Par contre, arriver sur une page où il y a du contenu peut l’encourager à s’y attarder, surtout lorsque ce contenu correspond a priori avec les intérêts de sa recherche (puisque la plupart de mes noms de domaine concernent de près ou de loin la traduction).

Donc, après une semaine de mise en ligne de http://www.studio92.net/, il est temps de tirer le bilan des statistiques des sept premiers jours.


Chiffres bruts : 443 visiteurs pour 618 pages vues

En extrapolant un peu, on peut dire que les 600 visites par mois pendant 10 mois correspondaient à 600 pages vues sur le site en chantier, d’où un premier résultat appréciable :

Le contenu sur mon site a généré autant de pages vues en une semaine qu’auparavant en un mois !

Je ne veux pas vous infliger le détail des stats jour après jour, voici donc le récapitulatif de la semaine :

  • sur 443 visiteurs, seuls 93 sont restés plus d’une seconde sur 230 pages consultées, soit, sur 618, 378 hits à ne pas prendre en compte.

Info à retenir :

  • 21% des visiteurs ont consulté environ 37% des pages

Sur ces 230 pages (vues en 5h26’49’’, ce qui nous donnerait une consultation moyenne de 1’25’’ par page), deux grandes tendances se dégagent :

  • 79 internautes (~85%) ont visité 179 pages (~78%) en 1h40’37’’, soit une moyenne de 33’’73 par page
  • 14 internautes (~15%) ont visité 51 pages (~22%) en 3h46’12’’, soit une moyenne de 4’26’’ par page !

Conclusions

Sans risque de trop se tromper, en prenant les statistiques brutes (443 visiteurs pour 618 pages vues), on peut dire par défaut que :

  1. Seuls 1/5 des visiteurs consultent +1/3 des pages
  2. 85% d’entre eux y passent à peine plus de 30 secondes par page
  3. 15% consacrent pas loin de 4 minutes 30’’ à chaque page

Ramenés à la journée, ces chiffres nous donnent :

  1. 33 pages vues quotidiennement par 13 internautes
  2. 26 vues pendant environ 30 secondes par 11 personnes (2,3 pages par personne)
  3. 7 vues pendant environ 4’30’’ par 2 personnes (3,5 pages par personne)

Au rythme actuel, projection sur un mois :

Près de 1000 pages vues (3/4 rapidement et 1/4 dans le détail) par 400 personnes.

Maintenant, combien de ces personnes se transformeront-elles en clients ou en futures missions ? That is the question, disait Shakespeare!

Rendez-vous à la mi-mars pour vérifications !

* * *

Origine des visites : mes noms de domaine et le bouche à oreille

Commençons par une citation d’Eric Ward (à lire en bas de page) :

Imaginez un instant que des centaines de liens pointant vers votre site proviennent de sites importants évoluant dans votre même secteur d’activités, mais qu’aucun de ces sites n’est indexé sur les principaux moteurs de recherche : votre indice de popularité serait un beau zéro pointé, puisque pas un moteur de recherche ne peut calculer quelque chose dont il ignore l’existence. Ceci étant, ces centaines de liens vous amènent quand même du trafic régulier et quotidien, 365 jours par an. Selon Google, l’un de mes sites a ~ 4 500 liens entrants, alors que les statistiques de mon serveur (URL référents) m’indiquent ce mois-ci des visites provenant de plus de 6 800 liens, d’où une différence de 2 300 liens que Google ignore totalement. En quelques mots, voilà pourquoi vous ne devriez jamais vous laisser dicter votre stratégie de liens à 100 % par les moteurs de recherche.

Sur les quelque 600 pages vues, moins de 10 résultats (!) proviennent des moteurs de recherche, où, pour l’instant, seule ma page d’accueil est indexée. Autrement dit, totalement négligeable.

Ces sept premiers jours, la fréquentation du site a essentiellement été assurée par 18 de mes noms de domaines (soit 15%, sur plus de 120 enregistrés). Dans le détail, les trois premiers se taillent la part du lion, puisqu’ils représentent plus de 50% de la fréquentation, autant en pages vues qu’en durée de consultation :

  • translation2.com : + 25%
  • translate2.com : + 15%
  • translator2.com : + 10%

suivis de près par

  • studio92.net (mon site pro)
  • bienvenus.com (mon blog)

Les autres se partagent le reste :

  • traduire.org
  • traducteur.org
  • translators2.com
  • translationware.com
  • traduttori.net
  • tradutor-portal.com
  • carteprofessionnelle.com
  • dictionnaires.net
  • ontologie.net
  • hyperthesaurus.com
  • xbrl.name
  • xmllibraries.com
  • warable.com

En fin de semaine, je vois que la tendance commence à s’inverser, puisque de plus en plus de visites m’arrivent de mes activités sur Internet : inscription dans des forums, des listes, visite de blogs, moteurs de recherche, etc.

Que conclure ?

Pour une première semaine, ce fut une semaine bien remplie !

Ciao,


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Explorez mon journal

Explorez mon journal

Bon, et bien vu qu'apparemment je peux pas mettre de HTML dans les colonnes, je vais placer dans ce billet une fonction de recherche, histoire de voir ce que ça donne :

Technorati search

C'est une version bêta, mais qu'est-ce que ça peut faire ? L'important c'est que ça marche ! (à la seule condition de ne pas cocher "this blog", c'est comme pour la BlogBar, allez savoir pourquoi ?)

Bonne exploration...

Jean-Marie Le Ray

P.S. Je viens d'essayer la recherche, mais les résultats sont fournis par défaut sur l'ensemble des blogs indexés, le mien ne l'étant probablement pas encore

P.S. 2 Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir la question, voici deux posts intéressants, ici et

Marketing : manifeste de marque

Marketing : manifeste de marque

Toujours au gré de mes recherches sur le Net, essentiellement orientées marketing depuis quelques temps, je suis tombé sur un article de Jennifer Rice : Writing a Brand Manifesto.

Je lui ai demandé l'autorisation de le traduire, qu'elle m'a gentiment accordée.

Rédiger le Manifeste de votre Marque

La semaine dernière, j’ai reçu un courriel de quelqu’un qui voulait en savoir plus sur comment rédiger un manifeste de marque. Après avoir effectué une recherche rapide sur Google et n’avoir glané que quelques résultats, je me suis dit qu’il y avait là un sujet parfait pour mon blog, un défi à relever. Voici le résultat de mes divagations...

Quelques définitions pour commencer. Un manifeste est « une déclaration publique de principes, de politiques ou d’intentions, notamment à caractère politique. » Le terme nous vient du latin manifestus, qui signifie « clair, évident. »

Je définis la marque comme étant l’idée que se font d’une entreprise toutes les parties concernées. Et puisque les actions parlent plus haut que les mots, l’idée même de marque est davantage créée par les réalisations que par le marketing.

Pour autant je vois le manifeste de votre marque comme une triple déclaration :

  1. de l’intention distinctive de la marque, sa personnalité ;
  2. des principes directeurs de la marque ;
  3. des politiques qui guident chaque département de l’entreprise pour mettre réellement en œuvre l’intention affichée.

Donc, à la différence des visions ou des missions d’une marque (qui se focalisent uniquement sur l’intention), le manifeste de la marque devrait concrètement transformer l’intention en réalité. Jeter un pont entre la théorie et la pratique, un cap réellement critique lorsque l’enjeu est la construction de marques fortes...

L'année dernière j’ai mené plusieurs projets de recherche sur les clients B2B, où il est apparu que l’un des principaux problèmes qu’avaient les clients avec les vendeurs se situait au niveau d’une « livraison conforme aux promesses ». Or le manifeste de la marque exprime à la fois la parole donnée, et, pour l’équipe dédiée, les lignes directrices à suivre sur la meilleure façon de tenir ses promesses.

Je crois qu’ici l’idée force réside en ce qu’il s’agit d’une déclaration publique, et non pas limitée aux seuls employés de l’entreprise. Elle est sous les yeux de tous et de chacun : clients, investisseurs, partenaires... Ce ne sont plus des paroles vagues et nombrilistes sur vos qualités de « fournisseur leader » dévoreur de parts de marché. Vos intentions y sont rédigées dans un langage clair et convivial, le manifeste apportant la preuve que vous traduisez vos intentions en actions.

Le manifeste de Chipotle, intitulé Food with Integrity, en est un formidable exemple, qui souligne clairement les intentions de la marque et la manière dont ils entendent les réaliser ; de plus, il nous suggère une double caractéristique que doit avoir le manifeste d’une marque : il doit être ambitieux ; il doit être révolutionnaire. Si vous lisez le manifeste de Chipotle, vous verrez qu’ils se fixent comme objectif de radicalement modifier la façon dont mangent les américains, rien de moins !

Aujourd’hui, notre taille nous permet de réaliser des économies d’échelle. Elle nous permet aussi d’influer sur les décisions de nos fournisseurs, et d’appuyer nos thèses pour faire prendre au public américain davantage conscience de son alimentation. Soit exactement ce que nous sommes en train de faire. Notre taille signifie que nous pouvons changer en mieux la façon dont les gens mangent. Mais, en clair, qu’est-ce que cela veut dire, pour vous ? À court terme, cela veut dire que vos tacos et vos burritos auront meilleur goût. Si vous connaissez nos produits depuis plusieurs années, vous aurez déjà noté une différence. À plus long terme, cela signifie, d’un côté, encourager les exploitants agricoles à poursuivre dans la voie de pratiques plus humaines et saines, et, de l’autre, récompenser les petits cultivateurs qui renoncent à la culture intensive en faveur d’une production de qualité. Cela signifie que nous sommes tous porteurs d’attentes nouvelles et plus exigeants sur ce que nous consommons quotidiennement. Pour autant, cela signifie-t-il que nous avons mené notre mission à terme ? Non. Qu’un jour arrivera où nous pourrons dire que nous l’avons accomplie ? Jamais ! Car Food With Integrity est un processus constant de recherche et d’amélioration. Il n’empêche que les changements seront remarquablement positifs et significatifs, et qu’à chaque fois que vous viendrez chez nous, vous prendrez activement part à ces changements. Nous vous en remercions.

Pour être révolutionnaires, vous devez être passionnés. Le manifeste n’est pas seulement un texte dont la lecture doit être agréable, c’est quelque chose qui doit susciter l’action. Votre entreprise peut-elle créer un mouvement ? Peut-elle améliorer la vie des gens, dans une mesure modeste, certes, mais importante ?

J’ai déjà posté deux billets (ici et ) sur Ikea, dans lesquels je citais l’extrait suivant d’un article du Guardian :

En 1976, Ingvar Kamprad, (créateur d’Ikea) imprimait sa pensée dans un texte intitulé Le Testament d’un marchand de meubles, dans lequel il insistait avec emphase sur le « concept sacré » d’Ikea et dispensait sa parole d’évangile sur la nécessité du salut. Il y écrit : « C’est notre devoir de nous développer... Tous ceux qui ne pourront ou ne voudront nous rejoindre sont à plaindre... Ce que nous voulons faire, nous pouvons le faire, et nous le ferons, ensemble. Un avenir glorieux s’ouvre à nous ! »... La croisade morale d’Ikea est sans concessions, et pas question que les clients y échappent. Que ça vous plaise ou non, son but est de vous enseigner les valeurs du bien, de l’honnêteté, et de la simplicité du dur labeur. Les meubles à monter soi-même, vus sous cet angle, sont bien plus qu’un moyen d’économiser : c’est un outil d’évangélisation, conçu pour vous faire transpirer en peinant à votre propre édification.

Ainsi un manifeste de marque doit éclaircir et cristalliser l’intention révolutionnaire d’une organisation, et demander aux autres (clients et employés) de tous œuvrer ensemble pour en faire une réalité. Un concept vraiment puissant. D’une application difficile, mais puissant.

* * *

Quel rapport avec la traduction, me direz-vous ? C'est simple, il suffit de changer « manifeste » par « programme » et « marque » par « traducteur » (ou « traductrice », pardon mesdames), pour avoir une idée d'où je veux en venir.

Mais dans un prochain billet, parce qu'il est tard. Bonne nuit, :-)

Jean-Marie Le Ray

P.S. Je crois que "Charte" serait un terme mieux adapté pour traduire "Manifesto", on a bien charte graphique, charte linguistique, etc. (même si Charte de la maque me semble tout aussi étrange que Manifeste de la marque, mais je dois encore y réfléchir)

P.S.2 Après recherche, c'est bien « Charte de la marque » mais je vais laisser « Manifeste » sur ce billet puisque Jennifer commence son message en nous en rappelant l'étymologie...