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vendredi 25 juillet 2008

Google PageRank vs. Microsoft BrowseRank

Google PageRank vs. Microsoft BrowseRank

Je viens de lire sur Search Engine Land que Microsoft attaquerait Google superlatif sur la pertinence, en essayant de faire mieux que le PageRank avec le BrowseRank !!!

En gros, un algorithme de classement qui analyserait le comportement de navigation via l'historique du navigateur de l'internaute (est-ce que cela limiterait l'analyse à ceux qui utilisent Internet Explorer ?), et où les utilisateurs voteraient pour l'importance des pages...

On dirait que cela se rapproche de la recherche orientée Digg selon Google...

En comparant les algorithmes PageRank, TrustRank et BrowseRank, l'étude de Microsoft donne l'exemple de classement suivant :


Davantage d'explications ici (en) et (fr). J'ai l'impression que l'info va faire couler beaucoup d'encre, j'aurai sûrement l'occasion d'y revenir...

Mais est-ce cela dont Ballmer a déclaré hier devant les analystes : « But that’s the one thing I’m not going to talk about » ? Ce serait bien possible !



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P.S. Je me demande pourquoi personne ne veut de mon SafeRank :-)

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mardi 27 mai 2008

Après le canon à spam, voici le ballon à spam...

Après le canon à spam, voici le ballon à spam...

Ce n'est pas la première fois que je m'intéresse au spam et à la nécessité de sécuriser la recherche (do it safe...), or plus le temps passe, moins ça s'arrange...

Il y a deux semaines, KnujOn (No Junk en verlan, prononcer New John, grossièrement traduisible par "sus aux pourriels") a publié un communiqué de presse où la société explique ceci :
Un grand nombre de botnets vous inonde de spam, mais les sites véritablement concernés, moins nombreux, sont les sites de destination remplis de pubs (advertised landing sites). Exemple : un botnet reliant 100 000 machines infectées envoie d'un coup 2 millions de messages de spam, qui ne font globalement référence qu'à 200-500 liens, lesquels ne pointent généralement que vers 100 à 200 domaines réels, dont 90% sont contrôlés par seulement 2,5% des registreurs...

Of course the botnets that send the spam are huge in number, however the more important smaller population referred to are the actual advertised landing sites. As an example: A botnet with 100,000 machines sends a 2 million message email blast. The spam messages actually only reference 200 - 500 URI links. The URIs are often redirects that boil down to only 100 - 200 real domains, and 90% of these domains are controlled by 2.5% of the registrar population...
En constatant donc que 90% des sites illicites tracés conduisent en tout et pour tout à 20 registreurs, qui ne sont pas nommément les spammeurs, mais chez qui les sites en question sont enregistrés.


Et de nous livrer la liste des 10 registreurs les plus "mouillés", par ordre d'importance :
  1. Xinnet Bei Gong Da Software (Chine)
  2. Beijingnn (Chine)
  3. Todaynic (Chine)
  4. Joker (Allemagne)
  5. eNom, Inc. (États-Unis)
  6. Moniker (États-Unis)
  7. Dynamic Dolphin (États-Unis)
  8. The Nameit Co/Aitdomains.com (États-Unis)
  9. PDR (États-Unis)
  10. Intercosmos/Directnic (États-Unis)
L'analyse étant basée sur les critères suivants :
  1. Nombre total de domaines enregistrés chez le registreur
  2. Nombre brut de sites signalés comme sites spammeurs
  3. Proportion de sites spammeurs par rapport au nb total de domaines enregistrés
  4. Nb brut d'agressions : nb de cas de spam pointant vers les domaines de ce registreur
  5. Ratio d'agressions : proportion du total de cas de spam par rapport au nb total des domaines de ce registreur
  6. Score global : note générale attribuée en tenant compte de chacun des résultats ci-dessus
  7. Décompte des enregistrements inexacts : nb total des enregistrements inexacts dans le Whois
  8. Score des enregistrements inexacts : proportion des inexactitudes par rapport au nb total des domaines de ce registreur
  9. Facteur marques : volume de sites relevés faisant du spam de marques
Voir cette analyse un peu plus détaillée de cette liste...

Quant au fait que les trois premiers registreurs soient chinois, peut-on l'associer avec la constatation faite par MessageLabs dans son rapport mensuel sur le spam et autres attaques ?
Au cours des six derniers mois, MessageLabs a intercepté 13 attaques thématiques liées directement aux Jeux olympiques, transversales à plusieurs industries. Certaines, s'appuyant sur des intitulés en apparence officiels pour susciter la confiance ("Beijing 2008, passage de la Flamme", ou "Comité National Olympique, vente de billets"), semblaient provenir du Comité International Olympique, basé à Lausanne, Suisse. Or en réalité, dans toutes ces attaques, sauf une, les adresses IP d'origine conduisent à la Région Asie-Pacifique.

Over the past six months, MessageLabs intercepted 13 separate Olympic themed attacks, across several different industries. Leveraging interest in the Olympics Games through the use of legitimate-sounding email subject titles, such as “The Beijing 2008 Torch Relay” and “National Olympic Committee and Ticket Sales Agents”, some attacks purported to be from the International Olympic Committee, based in Lausanne Switzerland. In reality all of the attacks, but one, were sent from an IP address within Asia Pacific.
En usurpant même des adresses @olympic.org ! Je vous laisse en tirer les conclusions...

Donc, après les domaines jetables (très liés au domain tasting) utilisés pour les canons à spam, servant à bombarder le Web de plusieurs millions de messages à l'heure, voici maintenant le ballon à spam :


Suite à ce rapport sur les “Worst Spam Offenders”, qui a fait grand bruit outre Atlantique, l'ICANN a réagi officiellement en rappelant qu'elle a déjà contacté ces registreurs “indélicats” et que depuis 2002 le système WDPRS (“Whois Data Problem Report System”) permet de signaler les problèmes de faux enregistrements au Whois.

Sans compter que les condamnations dans les affaires de spam deviennent de plus en plus lourdes : entre le “Spam King” Robert Soloway, qui a plaidé coupable mais risque quand même 26 ans de prison, et les compères “Spamford” Wallace et “Pickle Jar” Rines qui viennent d'être condamnés à payer à MySpace ... 234 millions de dollars, on pourrait penser que les peines encourues commencent à devenir dissuasives !!!

Même Yahoo! s'y met !

Malheureusement, je crains qu'il n'en soit rien et que l'avenir reste plein de violentes tempêtes... Savez-vous comment on dit tempête en anglais ? Storm !


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mardi 12 décembre 2006

Spam, scam et autres pourriels : l'explosion !

Spam, scam et autres pourriels : l'explosion !


J'ai assisté au cours des deux derniers mois à une explosion du spam dans ma boîte aux lettres. Heureusement que le filtre anti-spam de GMail tient ses promesses et se révèle extrêmement puissant. Exemple pratique :


Or en sachant que GMail évacue tous les spams de plus de 30 jours, cela signifie que les 15 000 spams affichés (et presque autant de virus attachés) ne représentent qu'un mois de « messages non sollicités », pour employer un doux euphémisme.

Comme vous pouvez le remarquer, par rapport à plus de 30 mille courriels reçus, ça fait un bon 50% de spam, la différence étant que j'ai reçu les courriels normaux sur plus de deux ans et les 15 mille pourriels (ou bourriels, j'aime bien aussi) en un mois !!!

En outre, il n'y a que quelques semaines, j'étais à environ 6 000 pourriels, soit une moyenne de 200 par jour, alors que ces derniers temps je suis en train de passer à 500 quotidiennement, soit une augmentation de 250% en l'espace de deux mois, signe tangible que les canons à spam fonctionnent à plein rythme !

[MàJ - 13-12-06, 12h] Juste pour confirmer la quantité de spams, voici la situation environ 24h après la mise en ligne de ce billet  :


J'avoue enfin que j'ai d'autres comptes que GMail, mais aucun n'a l'efficacité de Google. Je vous recommande chaudement l'usage de GMail, un produit qui touche à la perfection, et si vous le souhaitez j'ai des invitations disponibles...

Ceci étant, les dangers n'arrivent pas que par mail, ils se cachent aussi lorsque vous naviguez sur le Web. Le dernier rapport de McAfee SiteAdvisor montre bien que les résultats des cinq principaux moteurs sont aussi à risque (en dépit de certaines précautions) :


Comme quoi il n'y a pas que les IDN qui présentent des risques, et Microsoft l'a bien compris en soignant particulièrement la nouvelle mouture d'Internet Explorer : IE7.

Transition toute faite pour parler de l'initiative (conjointe ?) de Google et Yahoo!, qui ont choisi de personnaliser IE7, ou selon leur propre terme, de l'optimiser :



Une bonne façon d'utiliser les armes de l'adversaire quand on ne peut pas le terrasser. Via Blogoscoped.

Permettez-moi enfin de conclure en observant qu'Adscriptor compte aujourd'hui 200 abonnés, presque six mois jour pour jour après avoir franchi la barre des 100 (Blog Teflon® ou blog addictif : longue traîne et valeur ajoutée), ce qui me vaut d'être au 48e rang du classement de BlogHorizon, c'est bien la première fois que je suis classé quelque part ! Merci Didier :-)


Et, surtout, merci à mes fidèles lectrices et lecteurs !


P.S. Je sais bien qu'il suffit que je n'alimente plus le blog pendant quelques jours (ce qui pourrait bien se produire à l'occasion des fêtes) pour que le nombre d'abonnés tombe au ras des pâquerettes, mais en attendant, ça fait toujours plaisir !

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lundi 7 août 2006

Is Google SafeRank coming soon? Do it with StopBadware...

Is Google SafeRankJM coming soon?


Do it with StopBadware...



Suite d'un précédent billet sous-titré « La recherche sécurisée sera-t-elle le prochain grand boum de l'Internet ? », rédigé il y a presque deux mois et demi, où j'indiquais que certains signes précurseurs laissaient deviner l'avènement proche de la recherche sécurisée, enjeu majeur de l'Internet, et ce malgré les difficultés en termes de fiabilité et de responsabilité pour les parties prenantes, en présentant notamment l'apparition de deux nouveaux services, SiteAdvisor (McAfee), et Scandoo (ScanSafe).

Cette fois Google, décidément très actif sur tous les fronts, prend le taureau par les cornes et fait alliance avec Sun Microsystems et le chinois Lenovo, pour s'impliquer dans la Stop Badware Coalition, une initiative gérée par deux Universités prestigieuses, Harvard et Oxford.

Concrètement, ça se traduit par un écran d'avertissement lorsque vous êtes sur le point de visiter des sites classés suspects, du genre :


Le message de Google affiche : “Warning – the site you are about to visit may harm your computer!” (Attention ! le site que vous êtes sur le point de visiter pourrait endommager votre ordinateur). Voir ici. Qui s'y risquerait après pareille entrée en matière ?


Exemple de rapport détaillé avec ... Kazaa !


Slogan de StopBadware.org : “Regaining Control of Our Computers” (Reprenez le contrôle de votre ordinateur). Tout un programme :-)

Vinton Cerf
fait également partie du comité consultatif qui supervise le groupe de travail. Le site met en outre à disposition des visiteurs une page de FAQ, un manifeste, des lignes directrices et un blog, sur lequel les internautes peuvent signaler leurs mauvaises rencontres...

Nous verrons comment réagiront les autres moteurs, puisque j'imagine que Yahoo!, MSN ou Ask ne seront pas en reste. À suivre !

En tout cas, c'est un véritable challenge à relever pour établir la réputation des entreprises, et plus généralement des éditeurs de sites...


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dimanche 28 mai 2006

After Google PageRank and Google TrustRank, what about a new brand Google SafeRank

Après Google PageRankTM et Google TrustRankTM, quid d'un nouveau Google SafeRankJM à l'horizon ?


Is Safe Search The Next Big Thing? (La recherche sécurisée sera-t-elle le prochain grand boum de l'Internet ?)

McAfee - SiteAdvisor
ScanSafe - Scandoo

Il y a une dizaine de jours, plusieurs dépêches (voir par exemple ici, ou encore) ont rapporté les résultats d'une étude McAfee - SiteAdvisor (jeune start-up rachetée début avril 70 millions de dollars par McAfee), d'où il ressort en gros que pour les internautes, cliquer sur les liens promotionnels serait presque 3 fois plus dangereux que de cliquer sur les liens organiques (8,5% de liens sponsorisés à risque contre seulement 3,1% pour les liens naturels).

Je vous passe le détail des résultats par moteur... Donc cette fois il ne s'agit plus d'un problème de filtrage parental censé protéger les enfants, mais d'un fléau d'une portée bien plus vaste puisque tous les internautes sont concernés, et pas seulement. En effet, au-delà des résultats impressionnants de cette étude (calculez un peu : 8,5% sur des milliards de milliards de liens affichés 24/7/365), l'acquisition de SiteAdvisor par McAfee a également sensibilisé tous les acteurs de la sécurité sur le réseau (déjà passablement affectés par les questions d'insécurité), puisqu'il semble que la recherche sécurisée est en passe de devenir incessamment sous peu le prochain enjeu majeur de l'Internet.

En fait, la méthodologie développée par SiteAdvisor consiste à analyser, vérifier et marquer les liens des résultats proposés par les moteurs de recherche, en signalant à l'attention de l'utilisateur, par un symbole ou un pictogramme quelconque, le niveau de risque/danger, sous-entendu la présence de codes intrusifs, de virus ou autres joyeusetés du même acabit.


Il ressort également que les résultats correspondant à certains mots clés sont plus dangereux que d'autres. Au bref échantillon des mots risqués mentionnés dans les articles ci-dessus, il est clair que les domaines les plus sensibles, notamment liés aux téléchargements gratuits, sont la musique, les jeux, très probablement le sexe et toutes ses déclinaisons, ou encore les économiseurs d'écran.

À propos de « screensaver », je voudrais mentionner un article de Benjamin Edelman, réalisé d'après des données de SiteAdvisor, dont Edelman est un consultant, intitulé « Pushing Spyware through Search » et publié en janvier dernier (graphique clicable ci-dessus). Depuis des années Edelman mène assez régulièrement ce genre d'enquêtes, aussi bien sur Google (voir Empirical Analysis of Google SafeSearch, mis à jour en ... 2003) que sur Yahoo (How Yahoo Funds Spyware, en 2005). C'est ce même Edelman qui a co-signé l'étude McAfee - SiteAdvisor, source de toutes les dépêches indiquées plus haut.

Donc, après avoir montré que les moteurs (qui jouent décidément sur tous les tableaux) peuvent arriver à gagner des sommes considérables AUSSI grâce aux malveillants en tous genres qui pullulent sur le Web, ses conclusions sont sans concession :
Comme avec toutes les grandes inventions sur l'Internet, les malintentionnés ont pris d'assaut les portes des moteurs de recherche. Il est temps maintenant de les refouler. Cela ne veut pas dire que les moteurs doivent blacklister toutes les sociétés que j'ai critiquées jusqu'à ce jour, mais certains de ces vendeurs sont si véreux qu'en toute fierté les moteurs pourraient refuser leur argent. Assumer ses responsabilités commence en balayant devant sa porte...

(As with so many great Internet inventions, the bad guys have stormed the gates of search engines. Now is the time to start fighting back. That doesn't mean search engines should blacklist every company I ever criticize, but some "adware" vendors are so shady that search engines could proudly refuse their money. Responsibility starts at home...)
[Début]

* * *

Maintenant, pour en revenir à l'article de RedHerring mentionné en sous-titre, le journaliste nous parle de ScanSafe, entreprise concurrente de SiteAdvisor qui a annoncé il y a quelques jours la mise en ligne de la première version bêta de Scandoo, un nouveau concept que je voudrais brièvement vous présenter :


En quelques mots, Scandoo s'intercale entre vous et les résultats du moteur de votre choix (parmi GYMA - Google, Yahoo, MSN et Ask) pour vous signaler les risques potentiels en mode « feu de signalisation » : vert, on peut y aller ; orange, prudence ; rouge, stop ! De plus, lorsque vous cliquez sur le visuel (qui ressemble quand même à s'y méprendre aux pictos de SiteAdvisor), une bulle s'affiche pour vous permettre d'affiner le résultat, et je ne doute pas une seconde que tous les signalements seront vérifiés a posteriori. Exemple avec Adscriptor : vous pouvez y aller !


D'emblée, il est clair que les liens signalés verront leur trafic chuter considérablement. D'où le problème de fiabilité (comment garantir à 100% la véracité des informations) et de responsabilité (notamment légale, voire pénale) qui s'ensuit pour les moteurs. Le journaliste rapporte d'ailleurs les propos d'Alex Eckelberry, directeur de Sunbelt Software, société commercialisant des logiciels antivirus et antispam, selon lequel les moteurs ne seraient pas encore prêts à prendre une telle responsabilité.

Ceci étant, il note également que les principaux acteurs impliqués (moteurs, FAI, etc.) ne vont pas tarder à réagir, soit en passant des alliances soit en développant des solutions propriétaires. D'autre part, lorsqu'un moteur blackliste un site Web, il ne se soucie pas toujours des retombées éventuelles, y compris juridiques.

Pour conclure, selon ZDnet, Google vient juste de réserver par courtier interposé les domaines googlecheckout.net/org/info (le .com n'étant pas disponible ... pour l'instant). Google checkout, tout un symbole ! [Début]



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