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vendredi 6 juin 2008

Exclu : la fausse interview de Cédric Giorgi et le lancement de Goojet

Exclu : la fausse interview de Cédric Giorgi et le lancement de Goojet (version publique)

Après la fausse interview de Barack Obama, voici celle de Cédric Giorgi. Une exclusivité Adscriptor :-)

Le 2 avril dernier, suite à ce billet sur son blog, qui se termine sur la remarque suivante :
j'aurais bien voulu vous donner l'exclu sur ce blog pour les aperçus de la nouvelle version, ou même sur le blog de Goojet... Mais vous savez, le marketing, c'est savoir faire preuve de concessions, et c'est surtout savoir concilier les intérêts de chacun... Et il faut dire que les blogueurs aiment avoir les exclus (vous savez que j'ai eu droit à deux jaloux suite à l'article de techcrunch...) ;)
j'ai envoyé à Cédric Giorgi un message intitulé "En parlant d'exclu" :
Salut Cédric,

Compliments à Goojet pour votre belle aventure, je suis pas très chauvin mais quand je vois que pratiquement tout ce qui compte sur le Web est américain, ça m'énerve !
Je viens de lire ton billet, et en parlant d'exclu, les contraintes marketing étant ce qu'elles sont, comme tu dis, je voulais te demander autre chose.
Est-ce que tu m'accorderais une interview bloguée qui paraîtrait dans un mois sur Adscriptor, en concomitance avec le lancement de Goojet. Ça laisserait le temps de peaufiner, aussi bien les questions que les réponses :-)
Qu'en dis-tu ?
Sa réponse, le jour même :
Salut Jean-Marie,
Merci beaucoup de ton intérêt pour goojet !
Avec plaisir pour l'interview bien sûr !
Tu fais bien de t'y prendre à l'avance en tout cas, parce que vu que c'est par écrit, je met du temps en général à répondre...
Le 8 avril, six jours plus tard, je lui envoyais le texte de l'interview :
Bonjour Cédric. Tout d'abord, merci d'avoir accepté cette interview bloguée d'Adscriptor, qui paraît à la veille de l'ouverture au public du service Goojet, après plusieurs mois de tests en version bêta. Mais commençons par le commencement.

1. Comment l'aventure Goojet a-t-elle débuté et comment est née ton implication dans la société ?

2. Si j'ai bien compris la nature du service, Goojet se définit comme une plateforme de convergence Web/mobiles, c'est-à-dire, comme dit Ouriel,
« la possibilité d'unifier (enfin) sa vie digitale sur son ordinateur et son téléphone mobile ». Or sur ce marché, il me semble que la concurrence va être rude avec les poids lourds de l'Internet qui affûtent leurs armes, GYM en tête. Quels sont ceux que vous craignez le plus, et pourquoi (y compris dans l'éventualité d'une fusion Microsoft-Yahoo!) ?

3. Comment Goojet considère-t-il les outsiders possibles – citons entre autres Webwag, Netvibes, Seesmic + Twhirl, etc. –, comme des concurrents ou des partenaires potentiels, et pourquoi ?

4. En réponse à mon billet sur Wikio, tu nous anticipais des discussions en cours avec Pierre Chappaz. Peux-tu nous en dire plus ? Quels sont les secteurs de complémentarité avec Goojet ? D'autres partenariats en vue ?

5. Parlons technologie. Dans son billet, Ouriel préférerait une version mobile sans être obligé de télécharger une application java, et plusieurs commentateurs signalent des plantages au niveau de l'interopérabilité et des tests décevants. Tu les rassures en répondant que vous avez beaucoup appris grâce aux feedbacks sur la version bêta et que « La version à venir est sans comparaison plus stable et plus aboutie ». Peux-tu développer en nous donnant des précisions sur tous ces points, qui semblent autant d'obstacles à l'adoption du service ?

6. Dans un billet d'Adscriptor intitulé Quel contenu Internet pour les mobiles, et quels usages ?, je m'interroge sur l'évolution du contenu Web dédié aux mobiles. De même, il est clair qu'on aura vite beaucoup plus d'accès à Internet depuis des clients mobiles que depuis des ordinateurs. Donc quelles sont selon toi les caractéristiques impératives pour produire du contenu de qualité destiné aux mobiles, et à moyen terme comment imagines-tu l'UGC via les mobiles ?

7. Dernières questions : à l'approche du lancement public de Goojet, que veux-tu dire aux internautes pour les convaincre des atouts du service ? Et sans vouloir jouer les devins, comment imagines-tu Goojet en 2010 !

Merci Cédric, ... paragraphe de conclusion.
Deux jours plus tard, réponse de Cédric Giorgi :
...oui bien reçu !

A priori, pour info (confidentielle) ouverture de Goojet prévue en Mai.
Je t'aurais répondu d'ici là et la veille du jour J, il suffira d'appuyer sur go !

Encore merci de ton intérêt.
Puis, pendant ces deux mois, ne voyant rien venir, je l'ai relancé plusieurs fois sans guère obtenir de réponse. Le 22 mai :
Salut Jean-Marie,

quelle honte que je ne t'ai pas encore répondu...

Le lancement est prévu pour la semaine prochaine, malheureusement la date n'est pas encore totalement fixée.

Je te réponds au plus vite aux questions, et ensuite on cale une date !

Encore désolé pour le retard de réponse.
Et puis ce soir, à 19h13', le message suivant :
Bonsoir Jean-marie,

je viens pour te présenter des excuses.
Je n'ai pas eu le temps de m'occuper de l'interview, et le lancement est prévu pour ce soir.

J'ai été pris par les evenements, et du coup voilà... puis j'ai du m'occuper d'autres blogueurs tout ça, et j'ai zappé...

Je te pris d'accepter mes excuses, et j'espere que tu seras tjs intéressé par Goojet.

Bien amicalement

Cédric

P.s : si tu n'es pas à la recherche "'d'exclu" comme tous les autres blogueurs, je peux toujours répondre par ailleurs après le launch... Encore une fois désolé.
D'abord j'ai répliqué "Beh, j'espère bien que tu répondras après, si possible dans des délais raisonnables. Sinon, laisse tomber.", mais là je viens de voir qu'une bonne partie des réponses sont déjà sur le blog de Jean-François Ruiz.

Donc ce qui me laisse l'amertume en travers de la gorge, c'est que pendant deux mois Cédric Giorgi n'a "pas eu le temps de (s)'occuper de l'interview" qu'il m'avait promise (Avec plaisir pour l'interview bien sûr ! ... Je t'aurais répondu d'ici là et la veille du jour J, il suffira d'appuyer sur go !), mais par contre il a trouvé le temps de l'accorder à Jeff, que je connais bien par ailleurs.

Donc la moindre des choses, cher Cédric, c'eût été de me dire les choses clairement (par exemple : pour des contraintes marketing, nous avons décidé de faire sortir l'interview sur Webdeux.info, etc.), j'aurais préféré, de loin, et j'aurais parfaitement compris. Je ne suis certes pas jaloux du travail de Jeff, et Adscriptor n'ayant pas l'audience que vous pouviez souhaiter pour lancer Goojet, cela ne m'aurait pas troublé plus que ça.

Mais la dernière chose à faire, c'était de t'y prendre comme tu t'y es pris. Alors voilà, le lancement de Goojet, c'est demain, je n'ai plus qu'à appuyer sur go !


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mardi 18 décembre 2007

Messagerie mobile : tendances mondiales 2006-2011


Gartner vient de publier un rapport intitulé “Market Trends: Mobile Messaging, Worldwide, 2006-2011.

Voici les principales conclusions et prévisions :

« En 2008, 2 300 milliards de messages seront transmis sur les principaux marchés de téléphonie mobile dans le monde, soit 19,6% de plus qu’en 2007 (1 900 milliards). Quant aux revenus liés à la messagerie mobile, ils passeront de 52 milliards $ en 2007 à 60,2 milliards $ en 2008, soit une augmentation de 15,7%.

Pour autant, les marges des opérateurs devraient diminuer, vu la compétition accrue et la saturation progressive des services de messagerie. En fait, sur les principaux marchés mondiaux, le taux de croissance annuel composé (TCAC) des revenus liés aux SMS (Short Message Service), qui était de 29,8% sur la période 2002-2006, devrait être de 9,9% sur 2007-2011, soit une baisse de 33%.

Pour les services de messagerie texte, les marges sont soumises à de fortes pressions, vu la concurrence acharnée entre les opérateurs, déclare Nick Ingelbrecht, directeur de recherche chez Gartner. En parallèle, les consommateurs s'habituent à la pratique des forfaits, qui incluent un nombre illimité de SMS compris dans l’offre de base.

Les opérateurs devraient donc mettre en place des stratégies de développement des plateformes de messagerie, des portefeuilles de services et de tarification davantage orientées à l'acquisition et la fidélisation des clients, plutôt que d’essayer de dégager des marges à court terme.

Les principaux marchés pour la messagerie mobile sont :
  • La zone Asie / Pacifique et le Japon. Gartner estime que les 1 500 milliards de messages envoyés en 2007 devraient devenir 1 700 milliards en 2008, soit +13%.
  • En Amérique du Nord, les prévisions sont de 301 milliards de messages envoyés en 2008, contre 189 milliards en 2007, soit +60%.
  • En Europe de l’Ouest, la croissance devrait s’étendre jusqu'en 2010, avec plus de 6% de progression en 2008 (215 milliards de messages) par rapport à 2007 (202 milliards de messages mobiles ).
  • L’Afrique devrait connaître une croissance soutenue vu le faible prix des SMS comparés aux appels vocaux, ce qui en fait un service idéal sur ce continent où les gens ont un faible pouvoir d'achat, selon Stephanie Pittet, analyste senior chez Gartner.
L’usage des courriels via mobile est de plus en plus fréquent avec l'adoption des smartphones, idem pour la messagerie instantanée, qui va devenir une application massive sur les marchés développés, grâce à différents partenariats entre opérateurs mobiles et fournisseurs de solutions IM.

Dans les prochaines années, selon Mr. Ingelbrecht, les opérateurs devront exploiter le potentiel des réseaux sociaux pour générer du trafic et soutenir leur croissance, en collaborant dans ce sens avec les principaux réseaux.

La recherche via mobile et la pub devraient également booster considérablement le trafic et l’usage des SMS, même si la plupart des opérateurs sont mal positionnés pour gérer des campagnes de bout en bout et assurer le suivi des métriques nécessaires aux régies et aux annonceurs. »

Ces deux dernières prévisions, sur la collaboration opérateurs mobiles - réseaux sociaux et sur le mauvais positionnement des opérateurs en matière de gestion des campagnes publicitaires, feront certainement couler beaucoup d'encre dans les mois et les années à venir, vu les enjeux économiques considérables qu'il y a derrière. Des enjeux dont certains contestent le montant estimé par Gartner, vu que les revenus de la pub sur mobile ne sont pas toujours à la hauteur des attentes.

Décidément, le volet « contenus et usages Internet pour les mobiles » reste à découvrir...

Cela explique l'éclosion de nouvelles sociétés (Goojet, Qik, etc.), plateformes (Facebook, Android, etc.) et solutions (Netvibes, Webwag, etc.) dédiées, même si nous n'en sommes qu'au tout début !


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P.S. À signaler que Gartner publie également une étude sur le phishing, dont la courbe des attaques croît de façon exponentielle...

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jeudi 6 décembre 2007

Quel contenu Internet pour les mobiles, et quels usages ?

Quel contenu Internet pour les mobiles, et quels usages ?

Dans mon récent billet sur Internet et la communication, je citais ces mots de Vinton Cerf :
... aujourd'hui, c'est tout juste si une personne sur cinq peut avoir accès à Internet. Alors même que la couverture des réseaux de téléphonie mobile touche près des trois quarts de la population mondiale. Dans les dix ans à venir, beaucoup de gens, en particulier dans les pays en développement, accéderont pour la première fois à Internet via un téléphone mobile.
Et Cerf de conclure sur la permanence d'une demande en contenus de qualité, indépendamment du support (Regardless of the medium, there will always be demand for high-quality content).

Or quels types de contenus autorise l'écran d'un mobile ? Sûrement pas les billets à rallonge d'Adscriptor ! Alors quoi ? Pour quels usages ? Quelle utilité ?

Car l'écran des mobiles, qui n'est pas comparable à celui d'un PC, même si leur taille se rapproche de plus en plus de celle des PDA, impose d'exploiter au mieux le peu d'espace à disposition, à peu près compris entre 11-12 cm pour la longueur et 6-7 cm pour la largeur, si l'on prend comme exemple les deux mobiles les plus aboutis que sont, à mon sens, le Blackberry et l'iPhone, deux téléphones aux dimensions assez semblables.


Or le clavier occupant une place précieuse, on lui préférera l'écran tactile de l'iPhone  :


D'emblée, pas de place pour du texte, ou si peu, mais tout juste pour du texto, des icônes et un type de représentation des données qui fait la part belle au graphisme et à l'ergonomie. Voir par exemple l'appli Facebook pour BlackBerry.

Sans compter que cette carence spatiale devra également ménager toute la place qui lui est due ... à la pub !

Ce n'est donc pas un hasard si Google, qui espère depuis longtemps déjà un milliard d'utilisateurs supplémentaires grâce à la téléphonie, vient d'appliquer la technologie AJAX pour faciliter la navigation sur l'iPhone, autour de deux principes directeurs : rapidité & fluidité, fast & fluid. Voici ce que ça donne en images :

1. Outil de suggestion des mots clés


2. Recherche (la pub occupant 50% de l'écran, 1 résultat sur 2, ça va transformer, je vous le dis, surtout si les annonces sont pertinentes...)


3. GMail


Sans oublier µTorrent et les joies du M2M (Mobile-to-Mobile, je suppose, à ne pas confondre avec M2M, ou Machine-to-Machine)...


Voici donc une réalité totalement nouvelle, qui va forcément obliger les producteurs de contenu(s) de toute sorte, de l'artisan à l'industriel, à repenser, à réinventer la notion même de contenu et toutes ses déclinaisons, UGC, CGM, etc., pour adapter contenu(s) et contexte(s) à ces quelques centimètres carrés d'écran...

Une question qui a été abordée, ou, pour mieux dire, survolée, lors du dîner de comm organisé avant-hier à l'initiative de l'actuelle ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Dont Sébastien Billard nous rapporte que « Fredéric Cavazza reste persuadé que le web mobile est réservé à une utilisation d'appoint », contrairement à l'avis d'autres convives et de Gilles Klein, qui énonce fort justement :
La querelle des terminaux me paraît tout aussi vaine. Ordinateur fixe, ou portable téléphone mobile ou iPhone démocratisé, peu importe, un terminal adapté aux usages de chacun fait l'affaire. Si c'est par le mobile avec des forfaits data illimités que certains découvrent un bout de l'Internet par le petit bout de la lorgnette, peu importe. Le taux d'équipement en ordinateur ne me semble pas non plus très significatif. Tout dépend de l'usage réel que l'on en fait.
L'usage ! Et bien parlons-en, puisqu'il en est question. Quel usage en feront les parties prenantes, fournisseurs, producteurs de contenu et utilisateurs (qui sont parfois aussi producteurs ou co-producteurs eux-mêmes) ?

À voir les captures d'écran qui précède, le positionnement des moteurs et autres acteurs majeurs est plutôt clair, en ce qu'ils seront des passages obligés pour les "téléphonautes". Ça va d'Android à Webwag mobile en passant par l'interface multiplateforme de Streamezzo et ... tout ce que vous voulez !


Car il est clair qu'on ne fera pas un même usage d'un terminal mobile, nomade par définition, que lorsqu'on est confortablement installé devant son ordi. Il n'empêche... Voir à ce propos le site de Libé pour l'iPhone, créé par groupeReflect (via Resnumerica 3.0). Voir également le projet Goojet, qui vient d'être boosté par une levée de fonds d'amorçage de 2,3 millions €, preuve que le secteur est en pleine effervescence ! Du reste l'annonce de Goojet au Web 3 fera compagnie à celle de Ginger par Netvibes...


Les captures d'écran nous donnent d'ailleurs une idée de la façon dont Goojet nous permettra de personnaliser notre bureau en agrégeant Web et mobile, utilisations personnelles et professionnelles probables, telles que (la liste n'est pas exhautive) :

- téléphoner, envoyer, recevoir des SMS, des courriels
- prendre des photos, tourner des vidéos, les transmettre, télécharger, écouter de la musique, regarder la télé (cf. Roundbox)
- rester en liaison avec son domicile, son bureau, ses amis et connaissances
- ouvrir des documents sous différents formats (PDF, Office, jpg, etc.)
- gérer son agenda et ses RV en liaison avec son organisateur, ses répertoires, se synchroniser avec son ordinateur, etc.
- rédiger en bénéficiant de différentes fonctionnalités telles que correcteur orthographique, dictée vocale, traducteurs, etc. (cf. Transclick)
- naviguer, bien sûr, au propre et au figuré, aussi bien sur le Web que "dans la vie réelle", en bénéficiant d'un navigateur satellitaire, d'un GPS, etc.
- et s'orienter au niveau local, enfin, dans une dimension de proximité : restaurants, cinémas, pharmacie, magasins, etc.

C'est d'ailleurs sur les services de proximité (cf. Marchex) que le binôme Internet - téléphonie mobile s'avérera probablement le plus utile et potentiellement riche en nouveaux produits/services, notamment pour la pub, mais aussi pour l'éclosion de fonctionnalités telles que la traçabilité des marchandises et la domotique, avec le déploiement à grande échelle de l'Internet des choses...

Sans oublier l'arrivée des QR Codes. Nous assisterons alors à une nouvelle ère de l'Internet, avec ses nouveaux territoires à explorer, à conquérir, etc. Allez, on va s'arrêter là pour aujourd'hui !


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P.S. Et puisque j'en parle, signalons que la France vient d'obtenir le contrôle d'une racine régionale de l'ONS (Object Naming Service), le futur réseau de l'Internet des objets. Une nouvelle vraiment digne d'être remarquée...

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