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vendredi 21 janvier 2011

Ads & Marketing Translator

Lire mon dossier complet sur le binôme Google - Traduction (PDF, 4Mo)

Ce blog est né il y a presque six ans (déjà !), à l'enseigne de la traduction publicitaire et marketing, Adscriptor signifiant à l'origine Ads & Marketing Translator!
Un néologisme avec une double trace signifiante, où l'on a une superposition d'Ad - ou Ads - (Advertisement en anglais, l'équivalent de notre "pub") et de Scriptor, mot latin qui a la même racine que Scriptum (comme dans P.S., l'écrit) ou Scriptura (écriture) et a plusieurs sens en latin : secrétaire, copiste, écrivain, auteur, rédacteur, et même législateur, ou encore historien (celui qui rédige...). Ceci dit, le nom « Adscriptor » a encore d'autres caractéristiques, puisque c'est également un mot qui existe en espagnol (où il qualifie la fonction spécifique d'un professeur, malgré mes recherches je n'ai jamais très bien compris de quoi il s'agit vraiment), formé à partir de deux autres morphèmes existants, un mot et un préfixe latins.
Mais 730 billets plus tard, que d'eau a coulé sous les ponts...

Pour autant l'envie m'a pris de dépoussiérer un peu le filon "traduction" (ne pas confondre avec le tag "laboratoire de traduction", qui recouvre des billets traduits de l'anglais ou de l'italien vers le français), soit une trentaine de billets publiés sur le sujet, dans lesquels je m'efforce de faire un peu le tour de la situation, en évolution permanente.

Or vu que je suis en train de préparer une journée de formation sur le marketing pour des traducteurs-interprètes italiens, j'avais besoin de me replonger dans le bain en relisant ce que j'ai écrit, et notamment sur le binôme Google-Traduction (PDF complet, 4Mo):
mais également sur la traduction en général, et sur la communication multilingue en particulier :
En parallèle j’ai traité de la « foule-traitance », (crowdsourcing) de Facebook (7 janvier 2008), en approfondissant sa localisation quelques mois plus tard dans le cadre de mes quelque 90 billets sur le phénomène Facebook, ou encore, dans le genre « boutade », relaté l’épisode sur le traducteur facétieux et l'ego de Sarko (30 avril 2007) (ego bien connu, par ailleurs…), et même les traductions du Petit Prince !

Question terminologie, je me suis essayé à la création d’un moteur de terminologie, Translation 2.0, mis en ligne le 28 mars 2007, et d’un glossaire comptable multilingue : XBRL.name.

Sans oublier une « Réflexion quasi-philosophique poétique sur la terminologie et son évolution souhaitable » (3 juillet 2007) qui vaut ce qu’elle vaut...

Idem pour mes conseils sur le déploiement de la traduction automatique en entreprise (août 2008), qui m’ont valu d’être contacté il y a quelques mois pour occuper un poste de Directeur en charge du département linguistique d’une grande banque tunisienne : « The Director, Language Services Department (CLSD) will perform under the general supervision of the Vice-President, Corporate Services (CSVP) and will be based in Tunis, Tunisia. »

J’ai décliné pour ne pas imposer un changement de pays à ma femme et mon fils, même si j’étais loin de penser à l’actualité de ces dernières semaines…

Terminons ce récapitulatif par un passage en revue des principales places de marché dédiées aux traducteurs et à la traduction sur le Web : Top 20 of main Translators & Translation Workplaces & Marketplaces (12 novembre 2008).

En conclusion, après avoir annoncé il y a presque 3 ans le compte à rebours (25 février 2008) de Translation 2.0 Open Project - TOP², basé sur une vieille idée d’ontologie de la traduction dans le monde, un projet qui s'est plutôt avéré être un triste poisson d'avril, et après avoir fêté les 20 ans de bons et loyaux services du Studio 92 Snc (27 février 2009), l’été dernier j’ai finalement changé la raison sociale de ma société, aujourd’hui : Translation 2.0 S.a.s.

L’aventure continue dans la traduction, belle
infidèleinconnue !

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www.translation2.com

P.S. Cette année je fête 25 ans de métier...

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vendredi 27 février 2009

Studio 92 Snc : 20 ans de bons et loyaux services

Comme je l'indique dans mon précédent billet, aujourd'hui est la date-anniversaire de ma société, Studio 92 Snc, créée le 27 février 2009 : 20 ans de société et presque 25 ans de traduction, comme dit l'autre, ça fait un bail ! En tout cas, ça représente près de la moitié de ma vie passée à traduire et interpréter.

Donc quoi de mieux pour tenter d'expliquer ce qu'est la traduction que de partager avec vous cette présentation, réalisée à Hammamet fin novembre de l'année dernière, sur l'employabilité des traducteurs intitulée « LA TRADUCTION : DE LA FORMATION À L'EMPLOI - Comment utiliser Internet pour une transition réussie ?»

Internet et les traducteurs, c'est la version courte (12 diapos), Traduction Formation Emploi Hammamet, c'est la version longue (PDF de 80 pages avec des centaines de liens clicables).

Vous aurez ainsi un aperçu du métier, avec à suivre trois extraits vidéo représentant un peu plus des 2/3 de mon intervention (où j'apparais dans toute la splendeur d'une "légère" surcharge pondérale de +/- 10 kg et quelques grammes, on va pas chipoter sur les grammes :-)









C'était le 28 novembre dernier, veille du 7e anniversaire de mon fils...


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www.translation2.com

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dimanche 23 novembre 2008

Dimension sociale de la traduction

Le travail de traducteur n’est pas uniquement individuel, mais aussi social, bien que nombreuses et nombreux soient les réfractaires à une mise en réseau des compétences, des expériences, des ressources…

Des ressources disséminées à travers le Web qui gagneraient certainement à être catégorisées et centralisées derrière un nombre restreint de points d’accès, c’est-à-dire à l’opposé de la situation actuelle, où l’éparpillement règne et rend leur détection difficile.

Car dans l’océan planétaire d’Internet, les mots – ou les termes, si vous préférez – sont les données non structurées par excellence, de par la multiplicité des domaines, des langues, des formats de documents, des publics destinataires et ainsi de suite.

Donc regrouper tout cela sous l’appellation générique de traduction, voire de localisation, ne rend pas justice à la diversité des situations, des contextes, des nécessités, etc.

Sans compter ce que nous appellerons le Web terminologique invisible, notamment les disques durs des traducteurs et des clients qui regorgent de trésors terminologiques enfouis, ne demandant qu’à être découverts.

Naturellement, la confidentialité vis-à-vis de ses données et de ses clients est une chose sérieuse, déontologie oblige, mais tout n’est pas confidentiel, tout n’est pas secret.

Et à force de ne jamais vouloir rien révéler de son travail, on en finit par cacher aussi ce qui pourrait être partagé ! C’est ainsi que le moteur Translation 2.0 est né d’une collection de favoris : près de 5 000 ressources riches en terminologie multilingue, accumulées depuis plus d’une décennie de recherches sur le Web.

Autant en faire profiter d’autres plutôt que de tout conserver stérilement sur mon PC !

Pour citer un autre exemple connu, il suffit de penser aux très riches glossaires multilingues de Microsoft, qui aurait fort bien pu les considérer comme un actif propriétaire et tout garder au seul bénéfice de ses employés. Au contraire, en les mettant gratuitement à la disposition de tous, ce sont plus de 12 000 termes anglais traduits dans près de 60 langues en libre accès !

Donc, pour en revenir à cette fameuse dimension sociale, elle est indispensable à tous les aspects professionnels du métier : chacun/e devant impérativement faire du networking pour se former, s’informer, se mettre à jour, s’entraider, demander conseil, travailler en mode croisé – traducteur + relecteur –, voire organiser des équipes sur les projets complexes, trouver les bonnes ressources, techniques ou terminologiques, échanger des dictionnaires, de la documentation de référence, ou, surtout, pour celles et ceux qui vivent à l’étranger, rester en contact avec leur langue et les implications socioculturelles qu’elle véhicule…

Ce sera en partie l'objet d'une présentation sur l'employabilité des traducteurs que je ferai la semaine prochaine à Hammamet, intitulée « LA TRADUCTION : DE LA FORMATION À L'EMPLOI - Comment utiliser Internet pour une transition réussie ? »

Concluons en disant que la traduction ne concerne pas que les traducteurs de métier, mais plus largement celles et ceux qui s’intéressent aux langues et à leur dimension sociale : comment apprendre à se comprendre au-delà des barrières linguistiques, pour mieux communiquer et partager.

Autrement dit, les internautes de tous pays et de toutes cultures !


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samedi 18 octobre 2008

Facebook et localisation

Facebook et localisation

Dans la série « on crowdsource », voici l'annonce "traduite par la communauté" d'un concours d'applis a priori destinées aux utilisateurs français de Facebook. Ça commence par un tonitruant...
Salut Développeurs Français!

Nous sommes fiers d’annoncer le Concours d’Applications Facebook Français ! Ce concours débat les développeurs tout autour du monde de créer les apps engageant pour nos utilisateurs français.

Nous accorderons trois prix aux applications qui sont le plus innovateur et le plus engageant.

Le Grand Prix : 5.000,00 Euros
1er Prix : 3.000,00 Euros
2e Prix : 2.000,00 Euros

Pour l’information et des mises à jour, regardez la page pour le Concours d’Applications Français : http://www.facebook.com/french-app-contest?ref=ts

Pour plus de détails, veuillez voir : http://www.facebook.com/notes.php?id=25195724885

Toutes les œuvres doivent arriver avant le samedi, 31/1/09.

Bonne chance et nous attendons vos applications avec plaisir.
Si vous ne me croyez pas :


J'aime particulièrement le : « Ce concours débat les développeurs tout autour du monde de créer les apps engageant pour nos utilisateurs français. »

C'est très clair et engageant. Merci Facebook ! Tiens, à propos, ils n'ont pas dû me lire en croyant que c'était un poisson d'avril...

Et pourtant, l'application existe déjà !

Enfin, si vous souhaitez y aller, développeurs français, cliquez sur l'image :


Règlement français ici, en fin de page.



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P.S. Si vous voulez d'autres exemples de localisation "francisée" par des multinationales (PDF - 4,56 Mo)...

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mardi 15 juillet 2008

Les 4 points cardinaux de la traduction

Si vous lisez Adscriptor, vous devez savoir qu'il m'arrive de temps en temps de revisiter d'anciens écrits que j'ai commis sur la traduction pour les remettre au goût du jour.

Dans celui-ci, datant d'octobre 2004, je tentais de dégager les 4 points cardinaux de la traduction, qui est tout à la fois :
  1. une activité de service ;
  2. une profession ;
  3. un processus de transfert d’une langue à l’autre, et
  4. le produit qui en découle.
Il y a déjà près de 20 ans, dans « Le traducteur, la traduction et l’entreprise, AFNOR, 1989 (PDF, 900 Ko), Daniel Gouadec nous donnait la définition suivante :
Le produit est le document final, texte ou autre, adapté dans tous ses caractères de contenu et de forme aux usages, normes et conventions d’un public spécifique et à des objectifs qui sont eux-mêmes chaque fois spécifiques : informer, faire vendre, convaincre, faire acheter, émouvoir, ... Le statut du produit-traduction est fondamentalement hybride en ce sens qu’il doit exister de plein droit (constituer un document « naturel » pour le public auquel il s’adresse) tout en respectant les contraintes imposées par la référence à un document antérieur destiné à un autre public. Les contraintes du passage d’un public à l’autre sont régies par des règles de l’art et généralement définies dans un cahier des charges.
Une formulation qui trace avant l’heure les contours de la localisation (qualifiée de naturalisation par Gouadec : …le traducteur rédige en s’appuyant sur les contenus d’un document existant qu’il « naturalise » de manière à l’intégrer totalement à la langue et à la culture d’un autre public), et garde aujourd’hui encore toute son actualité.

Toutefois, dans ses différentes composantes, ma définition de la traduction était la suivante :
Communication ciblée produite par transfert linguistique/adaptation culturelle, qui résulte de l’interaction de divers processus-métier intégrant la mobilisation conjointe de connaissances et de ressources.
Une définition à laquelle j'avais longuement réfléchi et qui avait le grand avantage, selon moi, de représenter les quatre concepts cardinaux servant à catégoriser la traduction :


  1. Communication ciblée
  2. Transfert linguistique / adaptation culturelle
  3. Interaction de divers processus-métier
  4. Mobilisation conjointe de connaissances / ressources
Le tout au sein du cycle communicationnel de la traduction, et sans oublier sa dimension sociale...

Ce qui peut expliquer pourquoi la traduction reste une affaire de professionnels. :-)



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mardi 1 avril 2008

Partenariat Facebook - Primoscrib !!!

Partenariat Facebook - Primoscrib !!!

[MàJ - 2 avril 2008] Poisson d'avril oblige, mis à part le contrat, tout le reste est vrai... ;-)

Exclusivité ! Facebook et Primoscrib viennent de signer un partenariat de collaboration pour la localisation de Facebook !!!

Vous avez sûrement vu il y a quelques jours que Facebook avait ouvert au public son application de traduction, qui doit permettre aux internautes de localiser le site dans 22 langues !


Si vous nourrissez encore quelques doutes, consultez cette page qui donne le mode d'emploi de la localisation de la plateforme.

En parallèle, je vous annonçais il y a plus d'un mois que le compte à rebours avait commencé pour le lancement de Translation 2.0 Open Project - TOP² pour les intimes -, dont l'un des fleurons est un moteur de recherche terminologique multilingue qui scrute le Web afin de trouver des définitions et des exemples de traduction en rapport avec les termes à traduire dans différentes langues. Vous trouverez la FAQ ici.

Nous avions donc développé plusieurs widgets, y compris un pour Facebook :


Or après l'avoir testé, l'un des responsables pour la localisation du site nous a contactés pour nous féliciter sur la qualité du moteur et nous demander si nous serions d'accord pour associer notre application à la leur.

Une chance inespérée pour un projet en phase de lancement ! Et bien voilà, depuis hier, c'est fait, l'accord est signé ! Ne vous attendez pas à un montant faramineux, pour la simple raison qu'il ne s'agit point d'un partenariat financier, mais d'un accord de visibilité, puisque l'application Translation 2.0 sera installée en bundle avec l'application Translation de Facebook !

Le choix de faire appel à des professionnels de la traduction est également une réponse claire adressée à qui pense que la localisation "communautaire" pourrait signer l'arrêt de mort de Facebook.

À croire qu'ils lisent Adscriptor ! Quant à celles et ceux qui préfèrent Netvibes ou Google, nous y avons également pensé&:



Cerise sur le gâteau, nous profitons de l'aubaine pour lancer le concours Win-Win, dont l'enjeu est de créer un twin Win-Win, un moteur jumeau qui rassemblera 5 000 URL que vous nous soumettrez.

Donc si vous connaissez un site Web riche en terminologie multilingue pas encore présent dans notre moteur (qui indexe déjà près de 5 000 ressources), vous pouvez nous soumettre son URL et gagner 1 $ par URL ajoutée et validée : consultez le règlement, c'est du gagnants - gagnants !

vous gagnez 5 000 $, nous gagnons 5 000 URL.

Et non, ce n'est pas un poisson d'avril !!!





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P.S. Si vous souhaitez en savoir plus sur le projet TOP², le premier billet publié sur le blog du projet est déjà en ligne (en anglais aussi). Un forum sera ouvert dès ce soir...



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lundi 7 janvier 2008

Facebook Translations = crowdsourcing ?

Facebook Translations = crowdsourcing ?

La traduction de Facebook en crowdsourcing, ou localisation communautaire ? Ouriel Ohayon nous rapporte ici quelques mots de son entretien avec Dan Rose lors du Web3 :
Facebook sera disponible en plusieurs langues dès le premier semestre 2008. Les applications (une minorité je pense en tout cas) seront traduites mais ils veulent surtout stimuler la création d’applications locales...
Or la localisation d'un site est une opération qui dépend de critères multiples, d'autant plus complexes que le site est complexe, ce qui est très exactement le cas de Facebook.

Donc la première question qui se pose à Mark Zuckerberg, outre le choix des langues à traiter en priorité, c'est quoi localiser, tout ou partie du site ?

Et la deuxième, c'est comment ? En payant des professionnels, ou en faisant levier sur la vague communautaire pour créer un mouvement de localisation ?

Ce que fait déjà Netvibes avec succès, par exemple :


Voir à ce sujet le billet de vœux de Tarik Krim pour une bonne année ... 2007 !

Donc, voilà que depuis fin décembre, Facebook a mis en ligne une page et une appli dédiées :


La capture d'écran rapportée par Mashable donne une idée de la façon dont l'appli fonctionne avec l'espagnol comme langue test :


Au moment de la capture, 839 traducteurs avaient déjà traduit + 15 600 segments (chaque segment pouvant être voté par les utilisateurs), et 10 338 phrases anglaises restaient à traduire.

Rodney Rumford nous donne une idée de l'interface de traduction :


Ce qui donnerait 26 000 phrases à traduire par langue si l'on s'en tient à ces chiffres. Soit un gros millier de pages en traduction technique professionnelle (pour le détail, je compte par défaut une moyenne de 8 mots par segment et de 200 mots par page, mais en réalité c'est sûrement plus important que ça, comme le montre l'exemple ci-dessus...).

Pour une fourchette de facturation entre 25 et 30 000 euros par langue, toujours si l'on s'en tient à cet ordre de grandeur, disons un forfait d'1 million d'euros pour quarante langues. Et même si c'était le double, ça reste largement dans les possibilités financières de Facebook, qui dispose au bas mot d'un cash au moins 200 fois supérieur...

Pour autant, le choix d'opter pour une traduction communautaire vs. payante est éminemment stratégique, bien dans la tradition chère à Zuckerberg de "créer un mouvement" ! C'est également une logique totalement Web 2.0, expérimentée par Google dans une autre mesure, mais où l'approche participative et l'expertise des foules permettent globalement d'obtenir des résultats largement satisfaisants et constamment susceptibles d'être améliorés.

Facebook n'a d'ailleurs pas complètement écarté l'idée de faire appel à des professionnels, tel que le rapporte Brandee Barker, porte-parole de la société :
We will also continue to evaluate more traditional forms of translation services.
Pour l'instant l'appli est uniquement disponible en bêta privée (Currently the Facebook Translations Application is limited to beta users only), mais il sera intéressant de suivre l'évolution du taux d'implication globale des utilisateurs.

Notamment avec le français. Puisque si l'on compte d'ores et déjà plus de 1 135 000 utilisateurs de langue française alors que la plateforme n'est pas encore francisée, on peut légitimement se demander combien de nouveaux membres francophones la traduction du site fera gagner à Facebook...

En attendant, juste histoire d'apporter une modeste pierre à l'édifice, le moteur de terminologie multilingue que j'ai mis au point en partenariat avec Primoscrib sera disponible incessamment sous peu, en widget expressément conçu pour Facebook, iGoogle, Google Desktop, OpenSocial et Netvibes UWA.

Je ne manquerai pas de vous en dire plus dans les jours à venir...


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P.S. Et puisqu'il est question du binôme Facebook + traduction, j'aimerais vous demander votre avis sur une affaire peu banale : j'ai reçu hier un courriel menaçant de Justin Smith m'enjoignant d'effacer dans les 48 heures mon billet Facebook et marketing viral : 24 conseils pour booster votre présence commerciale.

Si vous suivez mon blog depuis un certain temps, vous n'êtes pas sans savoir qu'à l'origine Adscriptor est né comme laboratoire de réflexion et de traduction de l'anglais (et/ou de l'italien) vers le français, pour partager des ressources anglophones avec un public francophone.

Et j'ai toujours mis un point d'honneur - déontologie oblige - à demander AVANT l'autorisation de traduire aux auteurs des billets que je souhaitais partager. Ce qui m'a d'ailleurs valu quelques refus.

Or dans le cas de ce billet, que j'ai été le premier à commenter pour me féliciter avec son auteur, j'ai traduit d'impulsion tant j'étais enthousiaste, en demandant à Justin Smith son autorisation non pas a priori, mais a posteriori : en effet, je lui ai signalé ma traduction LE JOUR MÊME de la publication de son billet, soit le 9 décembre dernier, en ces termes :
Hi Justin,
Your post was definitively too brilliant, I translated it...
I beg you pardon if I didn’t ask first your authorization.
I hope my initiative is OK :-)
Jean-Marie
Le jour même il savait que je traduisais son billet, il lui aurait suffi de me signifier son désaccord pour que j'arrête ma traduction (puisque vu la longueur du billet, le travail était loin d'être terminé). Je pointe d'ailleurs vers son blog et son profil Facebook avec 6 liens. Nul ne pourrait donc prétendre que j'ai fait ça à la sauvette, pour vanter une paternité que je n'avais pas...

Par conséquent, je ne sais que penser de ce ton comminatoire un mois après les faits, alors qu'il était au courant depuis le début. À vrai dire, ça m'énerve beaucoup car ça me semble aller à l'encontre de l'esprit du blogging.

Bloguer c'est d'abord partager. Si je blogue en anglais, tous les anglophones peuvent me lire sans avoir besoin de demander l'autorisation. Sinon je fais un blog privé avec accès restreint.

Donc à partir de là pourquoi interdire la lecture de ce que j'écris à celles et ceux qui ne parlent pas l'anglais mais qui pourraient accéder à un contenu de qualité, via la traduction ? D'autant que dans ce cas, la démarche du traducteur est totalement gratuite. Aucun profit ni autre retour financier du travail fourni, si ce n'est le plaisir de faire partager à des locuteurs non anglophones un contenu disponible en libre accès à qui parle anglais.

Franchement j'ai du mal à comprendre la logique de Justin Smith. Je lui ai demandé des explications, nous verrons bien...

Mais d'ores et déjà, si vous avez votre idée sur la question, je suis preneur !

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dimanche 30 septembre 2007

Le circuit communicationnel de la traduction


English version / Version anglaise

Traduction = Communication
Le circuit communicationnel de la traduction
Conclusion : choisir un prestataire de service digne de ce nom

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Traduction = Communication

Je commence ce billet en me citant moi-même dans Communication : les projets d'avenir du Studio92.eu :
Et surtout, grâce à Internet, le moment est venu que la traduction devienne enfin ce qu'elle est depuis la nuit des temps : communication pure...
- Question aux entreprises : confiez-vous votre communication au premier venu ?
- Réponse : non, jamais.

- Question corollaire : confiez-vous vos traductions au premier venu ?
- Réponse : oui, souvent.

- Pourquoi ce hiatus ?
- Parce qu'une large majorité de clients pensent encore - contre toute logique, sinon la logique du portefeuille - qu'il suffit de baragouiner une langue avec plus ou moins de bonheur pour savoir traduire.

C'est ainsi qu'ils n'hésitent pas une seconde à confier leur documentation institutionnelle, voire leur correspondance commerciale, à des soi-disant traducteurs ayant pour seul mérite d'être les moins-disants, avec comme seul critère d'attribution du marché le prix le plus bas possible...

En passant outre les compétences et la qualité, et en ignorant totalement que la traduction est une opération complexe, qui suit son propre circuit communicationnel. [Début]

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Le circuit communicationnel de la traduction

Je vais donc tenter de clarifier les choses en vous proposant une explication de ce qu'est, selon moi, le véritable circuit communicationnel de la traduction, en m'inspirant à ma manière de diverses théories de la communication et en détaillant chacune des étapes. En septembre 2004, j'avais mis au point l'illustration suivante :


En bref, en mixant plusieurs modèles de communication, vous avez :

1. une source d'information (qui)
2. un message à transmettre sous forme de signal (dit quoi)
3. un émetteur qui va coder le signal (comment)
4. un canal de transmission qui va véhiculer le signal (par quel canal)
5. un récepteur qui va décoder le signal pour recomposer le message et restituer l'information qu'il contient (à qui)
6. un feedback, ou rétroaction (avec quel effet en retour)

Or lorsqu'on parle de communication interpersonnelle, on donne généralement pour acquis qu'il y a compréhension entre émetteur et récepteur parce qu'ils parlent la même langue. Un postulat faussé dès le départ lorsqu'ils parlent deux langues et que l'un ne comprend pas celle de l'autre. Soit le lot quotidien d'environ 7 milliards de terriens dans une infinité de lieux et de circonstances !

Donc si l'on met de côté les aspects techniques pour nous concentrer sur le cheminement entre l'émission d'un message en langue A par son auteur et sa réception en langue B par son destinataire - ce qui est une définition de la traduction -, nous obtenons les correspondances suivantes en termes de communication :

1. une source d'information (qui) (auteur)
2. un message à transmettre sous forme de signal (dit quoi) (message en langue A)
3. un émetteur qui va coder le signal (comment) (codage en message source)
4. un canal de transmission qui va véhiculer le signal (par quel canal) (traduction)
5. un récepteur qui va décoder le signal pour recomposer le message et restituer l'information qu'il contient (à qui) (destinataire du message cible décodé en langue B)
6. un feedback, ou rétroaction (avec quel effet en retour) (y a-t-il perte - ou gain - d'information, satisfaction ou insatisfaction sur la qualité du message traduit)

Première observation : d'aucuns pourraient s'étonner que je place la langue entre l'auteur et le message source, ou entre le message cible et le destinataire.

L'explication est simple : pour le créateur, ou pour le traducteur, il n'y a jamais UNE SEULE façon de coder son message, puisque chaque langue autorise de nombreuses variantes de codage, ce qu'on appelle le registre de la langue. Entre "veuillez partir s'il vous plaît" et "casse-toi", le message est le même mais la formulation diffère quelque peu...

Le codage du message source - et cible - change donc en fonction des buts de la communication, des destinataires, des lieux, des circonstances, etc. Les critères sont multiples. Interviennent aussi le bruit (ce que j'appelle le parasitage linguistique, comme par exemple une mauvaise maîtrise de la langue, du style, de la syntaxe, de la grammaire, de l'orthographe, etc.) et les filtres (culturels, religieux, familiaux, sociaux, etc.), susceptibles de modifier ou perturber la clarté de l'information. Ainsi, chaque message est influencé par une infinité de variables, conscientes ou non.

Il n'est pas rare qu'un ingénieur, un avocat, un médecin, etc. - tout expert dans son domaine -, ne sache pas s'exprimer correctement dans sa langue. Un traducteur qui exerce le métier depuis longtemps a sans aucun doute des centaines d'exemples à sa disposition, où il finit par produire un texte d'arrivée nettement plus intelligible que le document de départ.

Quant au processus de TRADUCTION proprement dit, qui se base sur les compétences intrinsèques du traducteur ET sur les aspects techniques que représentent la localisation et/ou la traduction assistée par ordinateur (ça peut aller de la traduction automatique sur les moteurs aux environnements d'aide à la traduction, de la gestion terminologique à l'exploitation des mémoires de traduction, du bitexte ou du corpus multilingue au glossaire en ligne et au moteur spécialisé, etc.), c'est le canal qui va permettre de véhiculer le message d'une langue à l'autre.

Dans une opération de mise en équivalence du message - et non pas des termes, ou des mots (distinguo d'une importance cruciale que j'ai détaillé dans une analyse de la traduction technique professionnelle) -, qui consiste pour les traducteurs à augmenter « l'élasticité de la langue », à former « des ponts entre les peuples », dixit Victor Hugo...

Vous remarquerez enfin sur mon graphique les deux coupures qui peuvent éventuellement interrompre le message, soit en amont si l'intégrité de l'information ne passe pas entre message source et message cible pour cause d'incompréhension, de mauvaise traduction, etc., soit en aval dès lors que le destinataire du message n'est pas capable de juger l'adéquation entre source et cible, ou qu'il s'en fout complètement, ce qui n'est pas rare non plus. :-)

Ceci étant, sur le curseur qui va de la satisfaction à l'insatisfaction, il peut y avoir mille situations selon la compétence / l'incompétence des uns et des autres... [Début]

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Conclusion : choisir un prestataire de service digne de ce nom

Voilà. Donc si votre PME fait partie des entreprises européennes qui « subissent de fortes pertes commerciales, faute de disposer de compétences linguistiques suffisantes », et si par un heureux hasard, vous y êtes prescripteur de traductions et que vous avez eu le courage et la patience de lire jusqu'ici, j'ose espérer que vous confierez votre prochaine traduction ou la localisation de votre site corporate à un prestataire de service digne de ce nom.

Comme Translation 2.0, par exemple (mais c'est juste un exemple :-).

Car sachez qu'en règle générale, la qualité d'une traduction finit toujours par être proportionnelle au prix qu'on la paye - ou qu'on est disposé à la payer. La communication multilingue est un métier, et comme tout métier, ça ne s'improvise pas ! [Début]


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mercredi 26 septembre 2007

Communication : les projets d'avenir du Studio92.eu


Après le sourire, les choses sérieuses.

Un communiqué de presse a été publié cette semaine pour annoncer mon entrée dans Primoscrib, repris en intégralité sur Studio92.eu, nouvelle « bêta » du site de ma société en attendant la version définitive.

Extraits (c'est moi qui souligne) :
- « L'expérience de Jean-Marie Le Ray et sa connaissance du monde de la traduction seront un accélérateur de développement pour Primoscrib. Nous sommes une entreprise encore jeune et nous apprenons tous les jours. Le fait que Jean-Marie soit également un personnage reconnu sur le Web a été un élément déterminant dans notre association. Nous nous donnons ainsi les moyens de notre ambition : faire de Primoscrib un acteur majeur de la communication multilingue sur Internet », déclare Sylvain Renouf, cofondateur de Primoscrib.
- « Pour Studio92.eu, société créée il y a près de dix-neuf ans, la prise de participation de son administrateur dans Primoscrib signifie s'associer à une entreprise dynamique et tournée vers l’avenir, capable de se hisser en peu de temps aux premiers rangs du secteur en France, afin d'élargir la traduction en lui appliquant toutes les recettes qui ont fait le succès du Web 2.0 : logique ouverte et participative, outils communautaires, syndication et catégorisation des ressources (tags), etc. Autant d'ingrédients indispensables pour concevoir et réussir un projet ambitieux ! », explique Jean-Marie Le Ray.
Primoscrib, société de traduction fondée par Sylvain Renouf et Stéphane Barrier, est une société jeune fortement positionnée vers l'international, et donc vers l'Internet, qui s'est fixée pour but de « répondre aux problématiques liées à la compréhension sur le Web de contenus écrits dans une langue étrangère ». Une compréhension qui aille bien évidemment au-delà des joies de la traduction automatique...
Avec 20% de croissance annuelle et une expertise allant du médical à la coupe du monde de rugby en passant par la mode et le luxe, Primoscrib affiche des résultats qui ne craignent pas d'être soumis à l'évaluation de ses clients, qui notent les traductions de leur fournisseur : actuellement, pour 98 traductions notées, un taux de satisfaction de 99,63% ! No comment, diraient nos amis anglo-saxons...

Une approche innovante, donc, qui m'a séduit d'autant plus que je partage, depuis longtemps, les mêmes objectifs d'excellence pour la traduction technique professionnelle : qualité, écoute et sensibilisation des clients, des autres bureaux de traduction, et des traducteurs, desquels il ne faut pas toujours s'attendre à ce qu'ils résolvent ... la quadrature du triangle !

Ceci dit, maintenant que la traduction est entrée de plain-pied dans une époque de transformations profondes pour la profession, à l'heure de la localisation et du Web (d'où le titre du communiqué : Traduction ET Internet), il serait bon - à l'instar de la transition du Web 1.0 au Web 2.0 - que Translation 1.0 évolue vers Translation 2.0...

D'où la tentative de réaliser « Translation 2.0 Open Project, the TOP one! » (TOP² pour les intimes), un projet destiné à réunir « innovation technologique » et « usage communautaire », afin d'appliquer ce binôme :
  • en particulier à la traduction et aux traducteurs,
  • en général à l'appréhension et l'utilisation du multilinguisme sur Internet par les non-traducteurs (autrement dit les internautes dans leur grande majorité).
En résumé :


De fait, comme son nom l’indique, le Translation 2.0 Open Project s’inscrit résolument dans la mouvance du Web 2.0, l’évolution actuelle de l’Internet qui intègre aux couches technologiques du Web 1.0 les dimensions sociales et collaboratives, avec en point d’orgue l’appropriation toujours plus poussée et interactive du média Web par les internautes.
Ainsi, les deux axes porteurs que nous avons retenus comme lignes directrices d’orientation et de développement sont : rupture & opportunité.


Rupture avec le passé (Translation 1.0), et opportunité pour l’avenir (Translation 2.0) : verticalisation en ordonnée, ouverture en abscisse.
J'avais évoqué à plusieurs reprises sur ce blog le développement d'un moteur de recherche terminologique multilingue, vous comprenez maintenant que Translation's 2.0 n'est qu'une brique de l'ensemble du projet TOP², au côté de nombreuses autres briques : conception et intégration de milliers de ressources terminologiques riches (comme XBRL.name, par exemple), développement d'une fiche terminologique 2.0, etc.

Je ne peux guère en dévoiler davantage pour le moment, mais le blog de translation2.com sera bientôt en ligne pour suivre de près l'évolution du projet. Voire y participer, ce que nous souhaitons vivement...
Restez branchés sur Adscriptor, je vous tiendrai au courant, si vous me permettez cette métaphore ... électrique. :-)


P.S. Je m'en voudrais de consacrer ce premier billet à Translation 2.0 Open Project sans remercier publiquement Sylvain et Stéphane de m'avoir fait confiance. L'aventure promet d'être belle et excitante (en tout bien, tout honneur !). Et surtout, grâce à Internet, le moment est venu que la traduction devienne enfin ce qu'elle est depuis la nuit des temps : communication pure...

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vendredi 15 juin 2007

Enjeux et nature d’une communication multilingue

English version / version anglaise

on ProZ.com


Introduction
I. Les ENJEUX
II. Les LANGUES
Conclusion

* * *

Introduction

En novembre 2005, dans sa Communication au Conseil, au Parlement européen, au Comité économique et social européen et au Comité des régions, intitulée « Un nouveau cadre stratégique pour le multilinguisme », la Commission annonçait pour 2006 la publication d’ « une étude sur l’incidence de la pénurie de compétences linguistiques sur l’économie européenne ».

C’est donc le rapport ELAN (Effects on the European Economy of Shortages of Foreign Language Skills in Enterprise), publié un an plus tard, en décembre 2006, qui met « à notre disposition l’enquête la plus exhaustive jamais menée sur la pratique, et le besoin, de langues et de connaissances culturelles » (…) en évaluant notamment :
  • les pertes commerciales, ou la sous-performance, dues à des compétences linguistiques et des connaissances culturelles insuffisantes ;
  • les obstacles aux échanges commerciaux posés par des compétences linguistiques et des connaissances culturelles insuffisantes,
et analyse un panel de 30 grands groupes (ayant une envergure internationale et commercialisant leurs produits ou services dans au moins 10 pays du monde, dont Total, BP, Canal+, Unilever, Saatchi & Saatchi, Pernod Ricard, Accor, Air France, General Electric, GlaxoSmithKline, etc.) et d’à peu près 2000 PME, dont 90% sont en activité depuis plus de 5 ans : un échantillon sélectionné dans 27 pays pour être aussi représentatif que possible du profil d’exportation des pays concerné, représentatif des secteurs d’exportation types (industries alimentaires, fabrication de machines et équipements, de meubles, travail des métaux, commerce de gros, industries chimique, textile, du caoutchouc et des plastiques, fabrication d’équipements de radio et télécoms, services fournis principalement aux entreprises, etc.), et offrir une vue d’ensemble des différentes tailles d’entreprises (des micro-entreprises aux moyennes entreprises employant 250 personnes), l’objectif étant de présenter une vision nationale plutôt que régionale. Quant à la fonction des personnes interrogées, environ ¼ sont Directeurs export, ¼ Directeurs généraux, ¼ PDG et ¼ Administrateurs.

Je ne sais pas si l’étude est disponible chez Reportlinker, mais au moins elle est librement téléchargeable sur le Web, en anglais et en français, j’espère que vous vous en contenterez. :-)

En attendant, même si résumer 85 pages en un seul billet peut sembler une gageure, je cite abondamment le rapport pour vous en proposer ma propre synthèse, celle d’un professionnel de la langue qui lutte quasi-quotidiennement depuis plus de 20 ans afin de sensibiliser les entreprises aux défis linguistiques et culturels, et faire comprendre à ses clients les bienfaits d’une traduction de qualité, vs. les méfaits des « bricolages linguistiques » qu’ils s’inventent à tour de bras en tentant – vainement – de résoudre la quadrature du triangle[Début]

* * *

I. Commençons par le premier constat : les ENJEUX

L’enquête menée auprès des 2000 PME montre que les entreprises européennes subissent de fortes pertes commerciales, faute de disposer de compétences linguistiques suffisantes. Il est déjà arrivé à 11 % d’entre elles de perdre un contrat pour cette raison ; 11%, le chiffre semble faible. Toutefois, rapporté aux quelque 20 millions d’entreprises qui formaient la population de l’Europe à 19, ces « fortes pertes commerciales » (évaluées dans une fourchette oscillant entre 16 400 000,00 € et 25 300 000,00 euros pour les entreprises du panel) pour cause « de compétences linguistiques insuffisantes » concerneraient la bagatelle de … 2 millions deux cent mille entreprises !!!

De plus, ce chiffre de 20 millions d’entreprises est un calcul prudent, puisqu’il est largement dépassé dans l’Europe des 25. En attendant, cela nous donne, par défaut, 1 point de pourcentage = 200 000 entreprises à l’échelle communautaire ! Un ordre de grandeur qu’il y a lieu de garder à l’esprit tout au long de la lecture de cet article…

Quant aux grands groupes, ils représenteraient 0,2% du total, soit environ 50 000 multinationales, quand même !

Donc, pour reprendre les mots du rapport, « Tous pays confondus, cela représente potentiellement une perte énorme », puisque, « selon notre estimation », … « les pertes totales pour l’économie communautaire, dues au manque de compétences linguistiques dans le secteur des PME, avoisinent 100 milliards d’euros par an », avec une perte moyenne par entreprise de 325 000 euros sur une période de trois ans.

Et dès lors qu’en moyenne, 48% des entreprises de l’échantillon (provenant davantage des états non anglophones et des états récemment admis) déclarent appliquer des « stratégies linguistiques », on se demande où l’on en serait si les PME n’en appliquaient pas…

Que sont donc ces stratégies ? Quatre mesures de « gestion linguistique » apparaissent associées à de bons résultats à l’exportation :
  1. adoption d’une stratégie de communication multilingue (dont l’adaptation des sites web, puisque plus de 50 % des entreprises de 22 pays proposent des sites dans d’autres langues que la leur, en anglais pour 62 % de l’échantillon, la publication de documents commerciaux relatifs à l’entreprise et ses produits/services, etc.)
  2. recrutement de locuteurs natifs (22 % des entreprises y recourent)
  3. recrutement de personnel possédant des compétences linguistiques
  4. recours à des traducteurs et à des interprètes.
L’étude calcule qu’une PME investissant dans ces quatre mesures pourrait réaliser des ventes à l’exportation supérieures de 44,5 % à celles d’une PME qui s’abstiendrait de procéder à de tels investissements.

En d’autres termes, « le rapport des exportations aux ventes totales pourrait augmenter de 44,5 points de pourcentage pour les PME qui ne disposent actuellement d’aucun investissement dans le secteur des langues et qui mettraient en œuvre les quatre types. Les PME représentent entre 30 et 60 % de la production, selon le pays européen. En supposant, pour les besoins de l’exemple, une moyenne de 45 % de la production dans toute l’Europe, et en supposant que les PME représentant la moitié de cette production adoptent les quatre investissements en compétences linguistiques, les exportations augmenteraient alors de 0,45*0,5*0,445 = 0,10, soit 10 % du PIB (qui est d’environ 1,1 trillion d’euros pour l’UE à 25 en 2005). »

À signaler que la batterie de solutions de « stratégies linguistiques » est plus vaste pour les grands groupes, pour lesquels l’étude identifie neuf techniques de gestion linguistique :

1. Formation linguistique
2. Service linguistique interne
3. Recours à des traducteurs/interprètes externes
4. Recrutement sélectif
5. Formation interculturelle interne
6. Expatriation
7. Impatriation (Embauche d’agents locaux)
8. Programmes d’aide entre collègues
9. Traduction automatique


Concernant le recrutement sélectif, « … il semble que les grandes entreprises s’attendent à ce que le marché de l’emploi mette à leur disposition les niveaux appropriés de compétences linguistiques plutôt que de renforcer elles-mêmes les capacités au sein de leurs activités.
Étant donné les prévisions de croissance de la demande de compétences linguistiques aussi bien de la part des grandes entreprises que des PME à l’avenir, et l’insatisfaction actuelle dans les entreprises en termes de niveaux de compétences et de volumes de production dans le domaine des langues, il est concevable que les compétences linguistiques, associées à une familiarisation avec le monde des affaires, soient très demandées à l’avenir sur le marché de l’emploi » (au désavantage des employés monoglottes), et que « la demande de locuteurs natifs augmente simultanément pour réduire les écarts de compétences auxquels les systèmes éducatifs ne peuvent répondre. »

Quant au dernier point, sur l’utilisation de la traduction automatique (TA) et d’outils Internet, l’étude signale que, dans ce domaine, « les personnes interrogées indiquent, en plus grand nombre, que leur entreprise a testé cette démarche avant de l’abandonner (37 %). »

Franchement, je ne comprends même pas comment la TA peut être mise au rang des « techniques de gestion linguistique », mieux vaudrait parler de « systèmes interactifs de traduction semi-automatique, pour une traduction rapide et de qualité dans des domaines spécifiques », à l’instar des orientations préconisées par la CE dans le cadre stratégique pour le multilinguisme. Même si ce champ de recherche est probablement appelé à évoluer, vite, avec Google & Co ou le programme GALE, entre autres…

Seul véritable point commun entre grands groupes et PME, le recours aux traducteurs/interprètes externes : 80 % des premiers font appel à des collaborateurs externes possédant des compétences linguistiques, dont 47 % régulièrement. Sur les 30 multinationales interrogées, deux « ont indiqué que cette politique avait été abandonnée suite à des expériences insatisfaisantes avec des fournisseurs externes »

Des chiffres, là encore, bien plus élevés que ceux des PME, qui enregistraient une moyenne de 45 % pour l’ensemble de l’échantillon communautaire. « Cela suggère que certaines PME n’ont peut-être pas la volonté ni les capacités d’assumer les coûts de la traduction de documents de vente et de présentation peut-être essentiels et laissent éventuellement leurs agents locaux se charger de ce service. »

Certes, les grands groupes ont beaucoup d’avantages sur les PME en la matière, vu que le coût des investissements relatifs à l’acquisition de compétences linguistiques internes a un effet de seuil important. Pour autant, s’il est vrai que la raison d’entreprendre de tels investissements pour les PME – qui constituent des coûts fixes à l’exportation –, est l’amélioration de l’accès aux marchés étrangers, il est probable que celles-ci ne se lanceront que dans de bonnes conditions du marché et lorsque la valeur d’acquisition des compétences linguistiques pour l’entreprise dépassera leurs coûts. Un point d’équilibre plutôt délicat à trouver, et une réponse individuelle. D’où la nécessité pour chaque PME d’analyser et de comprendre en amont où elle se situe par rapport aux quatre dimensions principales de gestion linguistique :

1. Degré d’anticipation linguistique : le niveau de compétences linguistiques que possède l’entreprise, exprimé en fonction des besoins actuels et prévisionnels.
2. Réactivité linguistique : la volonté et la capacité de l’entreprise à s’adapter aux besoins linguistiques de ses partenaires/concurrents internationaux.
3. Sensibilisation aux langues : la mesure dans laquelle les questions linguistiques sont ancrées dans les stratégies et politiques de l’entreprise.
4. Gestion linguistique : la mesure dans laquelle l’entreprise peut satisfaire ses besoins linguistiques grâce à un déploiement prévoyant de méthodes de gestion linguistique variées, y compris par exemple, des stages de formation linguistique et des expatriations. [Début]

* * *

II. Ce qui nous amène au principal sujet de cette étude : les LANGUES.

Avant de nous demander quelles sont les langues et les situations qui posent davantage problème aux entreprises, il est bon de faire un préambule pour mieux cerner la question.

Qui dit LANGUES dit compétences linguistiques ET culturelles.

Pour faire un exemple, un traducteur ne traduit pas UNIQUEMENT avec les mots, mais AUSSI avec les mots (ce qu’on appelle la terminologie : tous les termes dont j’ai besoin mais que j’ignore). Il y a derrière chaque texte une infinité de situations qui vont au-delà des mots, contextuelles, implicites, puisées dans la culture d’un pays, d’une région, dans les non-dits linguistiques/culturels, etc., autant de raisons pour lesquelles un traducteur disposant de tous les mots nécessaires à son travail (grâce aux dictionnaires, en clair) ne fournira pas forcément une bonne traduction s’il manque d’autres capacités indispensables, à la fois techniques et culturelles, autant dans la langue de départ que d’arrivée, et plus encore dans cette dernière (qui devrait correspondre à sa langue maternelle dans la normalité des choses).



À noter que le faible pourcentage de l’espagnol ou l’absence du portugais sont certainement imputables à l’appartenance européenne du panel des PME, « plus susceptibles d’avoir besoin de langues européennes », puisque les énormes débouchés naturels de ces deux langues (Amérique Latine et Brésil) intéressent probablement davantage les grandes entreprises, qui opèrent « sur une échelle plus mondiale » et « ont un besoin bien plus prononcé pour de grandes langues mondiales » (l’italien et l’allemand n’apparaissent pas du tout dans leur liste des besoins).

Quant aux PME, une interprétation possible est qu’elles « cherchent à exporter vers des marchés plus près de leur pays », la proximité jouant parfois un rôle important, de même que les unions politiques et de libre-échange, voire le degré d’association politique et coloniale, potentiellement associé au partage d’une langue commune. Il n’empêche que 30 % d’entre elles « citent l’espagnol comme langue clé à améliorer » et 26 % considèrent « que des investissements devraient être faits en faveur du chinois. »

Les nécessités en anglais semblent être à un niveau similaire dans les deux types d’entreprise, qui « reconnaissent qu’elles ont besoin d’améliorer leur pratique de l’anglais », puisque « les niveaux de compétence en langue des affaires et la familiarisation avec les pratiques commerciales sont bien inférieurs aux besoins. »


Donc, sans surprise, l’anglais est au premier rang, même si, pour reprendre les termes de l’étude, « il est surprenant de constater que l’anglais n’est pas utilisé davantage. Cela s’explique par la tendance des entreprises à essayer d’employer la langue locale du marché si possible, ou d’utiliser sinon l’une des grandes langues européennes comme l’allemand ou le français. » De fait, les résultats « et les commentaires recueillis dans les entreprises donnent à penser que l’idée très répandue selon laquelle l’anglais est la langue universelle pèche par simplisme et que le tableau est bien plus complexe », « presque comme si l’anglais n’était plus perçu comme une langue étrangère mais était supposé être la lingua franca commerciale de nombreux pays. » Or en réalité, « la demande de compétences dans d’autres langues que l’anglais est supérieure à la demande de compétences en anglais ».

À l’évidence, « un marché mondial a besoin de compétences dans une multiplicité de langues », et « tandis que l’anglais ne perd pas en importance sur Internet, d’autres langues comme le chinois, le russe, l’espagnol et le portugais prennent quant à elles de plus en plus d’importance par comparaison ». Car « au fur et à mesure que l’équilibre du pouvoir économique s’éloignera de la domination occidentale, avec l’émergence des économies dites BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), les grandes langues mondiales comme le chinois, l’hindi/ourdou, le portugais et le russe gagneront en puissance et en statut relatifs ».

Quant aux situations commerciales problématiques les plus souvent rencontrées, essentiellement dues au manque de personnel possédant des compétences linguistiques (aux dires de 63 % des PME interrogées), elles concernent, en vrac :

• les négociations
• les réunions, les relations sociales
• le protocole (surtout en Asie)
• la correspondance
• les demandes de renseignements ou devis sans suivi
• le manque de confiance
• les problèmes de téléphone/standard
• les problèmes avec les agents/distributeurs
• les erreurs de traduction/interprétation
• l’incapacité à tirer profit des opportunités
• les foires exposition/salons commerciaux, voyages
• la publicité, le marketing
• le manque d’affinité culturelle
• mieux comprendre les mentalités, etc.

L’étude, qui ajoute un découpage langues/situations, nous rappelle qu’Usunier (2000) suggère un certain nombre de moyens pour minimiser l’incidence de la culture dans les négociations et pour pouvoir bâtir des relations transculturelles gratifiantes :

• avoir la volonté de s’adapter ;
• être conscient du fait que les interprètes influencent le sens ;
• être conscient des obstacles culturels qui se posent lors de traductions ;
• éviter les stéréotypes négatifs ;
• avoir une bonne préparation préalable dans le domaine de la compréhension interculturelle.

En effet, « la négociation est l’un des domaines de compétence clés pour pouvoir travailler de manière efficace dans plusieurs cultures. » Et d’ajouter : « Les problèmes interculturels résultant de l’utilisation de l’informatique ont été identifiés il y a relativement peu », en suggérant l’utilisation de « moyens grâce auxquels les concepteurs d’interfaces de programmes pourraient développer leurs produits en vue d’une utilisation effective par des personnes de cultures différentes. »

Ce que nous appelons la « localisation » dans le métier, un secteur qui a donné naissance à la nouvelle industrie GILT.

Là encore, bien que de multiples voies ne soient pas explorées à ce jour, Internet pourrait sûrement apporter un éventail de solutions aux PME que les barrières linguistiques et culturelles freinent dans leur volonté d’expansion, notamment à cause de coûts souvent jugés prohibitifs, à tort ou à raison. Pour ne citer qu’un exemple, combien de PME supportent-elles des coûts importants pour louer un stand dans une foire-exposition internationale, sans avoir en parallèle une communication commerciale, bilingue ou multilingue, à la hauteur de l’événement ? Quant aux exemples de sites Web où tout reste à faire, ils sont légions… Or ce n’est pas toujours une question de moyens, loin s’en faut, voir à ce propos mon étude sur les sites localisés des multinationales.

Pourtant, avec l’avènement d’Internet, nous pouvons considérer que toutes les entreprises présentes sur le Web sont « nées pour l’international » et ont vocation à s’exporter, donc il est clair que celles qui permettront à chacun de leur client de « décider de sa langue de communication » auront un avantage compétitif évident sur celles qui utilisent l’anglais comme langue pivot lorsqu’elles ne peuvent pas travailler dans la langue de leurs partenaires, puisque la mise en place d’une relation client fructueuse passe par « la pratique de la langue du client comme base d’une gestion à long terme de leurs relations », où « le contact personnel avec le client étranger est nécessaire ».

En outre dialoguer dans la langue des clients étrangers est la première étape indispensable si l’on veut comprendre les différences culturelles et surmonter les difficultés qu’elles génèrent. Ce qu’ignorent la plupart des entreprises des pays anglophones (Royaume-Uni, Irlande, États-Unis, etc.), qui semblent croire que l’anglais convient à toutes les situations commerciales et entretiennent une certaine complaisance « reposant sur l’absence de mise en place de stratégies de communication multilingue », probablement fortes du fait que leur langue native ouvre aussi « de grands marchés où l’anglais n’est pas la langue officielle », utilisée « pour négocier sur plus de 20 marchés différents » (contre une quinzaine de marchés pour l’allemand et 8 marchés identifiés par l’étude pour le français).

La preuve en est qu’à 96% les entreprises irlandaises n’ont jamais recours aux traducteurs-interprètes (bien que, paradoxalement, les principaux acteurs de l’industrie GILT aient tous leur siège en Irlande…), un pourcentage qui passe à 85% au Royaume-Uni, à comparer avec les 26% des PME allemandes qui font appel à leurs services, alors même que « nous pouvons constater un positionnement très fort de l’allemand en tant que deuxième lingua franca majeure des entreprises européennes ». [Début]

* * *

Conclusion

« Dans chaque pays étudié, il a été demandé à cinq prescripteurs de discuter des résultats de l’enquête dans leur région. Ils ont été choisis parmi un groupe représentatif comprenant chefs d’entreprise, universitaires travaillant dans le domaine du commerce ou de la formation linguistique, personnel politique et fonctionnaires employés dans le domaine de l’assistance aux entreprises ainsi que représentants d’organisations commerciales comme les Chambres de Commerce. »

Les résultats de l’enquête ont été acceptés de façon très homogène ; ainsi, « 79 % des personnes interrogées les ont trouvés entièrement exacts, 21 % partiellement exacts et aucun désaccord n’a été exprimé. »

De façon globale, 60 % d’entre eux « pensent que l’anglais est trop mis en avant et qu’il faudrait développer les connaissances en d’autres langues dans leur pays », et leurs commentaires « confirment les résultats de l’analyse de l’enquête menée auprès des PME ». Or compte tenu de « la diversité des expériences et des positions de départ des 27 pays étudiés », « il est remarquable de constater que les questions liées aux compétences linguistiques et aux performances commerciales reçoivent, à maintes reprises, des réponses aussi homogènes pour l’ensemble de l’échantillon. »

Récapitulatif :

Parmi les PME sondées dans le cadre de l’étude, les plus performantes à l’exportation « possèdent souvent une stratégie de communication multilingue », 13 % indiquent « que les compétences linguistiques de leur personnel ont eu une influence sur le marché d’exportation choisi par l’entreprise », 18 % qu’elles ont « éprouvé des difficultés avec des clients étrangers à cause de différences culturelles », et 42 % que leur « demande de connaissances et de compétences linguistiques (aussi bien qualitative que quantitative) » va « augmenter dans les trois prochaines années ».

Par ailleurs, sur ce même échantillon, « 40 % des entreprises exportent plus de la moitié de leurs ventes totales » (les PME italiennes étant celles qui ont le niveau de productivité relative le plus élevé), et une large part perdent des contrats d’exportation, faute de disposer de compétences linguistiques et interculturelles suffisantes. Notamment, les entreprises les plus petites (avec un chiffre d’affaires moins important) n’ont pas les ressources qui leur consentiraient de prévoir des investissements en compétences linguistiques.

Des chiffres qui, rapportés à l’échelle communautaire, se traduisent concrètement en millions de PME et en milliers de multinationales, dont beaucoup « ne savent pas vraiment de quelles compétences elles disposent », ce qui leur permettrait pourtant de trouver plus facilement en interne « la bonne personne pour la bonne tâche » au bon moment, et ainsi de mieux mesurer leur degré de dépendance « par rapport (aux) prestataires externes de services linguistiques ».

Or c’est bien connu, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, il revient aux professionnels des différents métiers liés aux langues (traduction, édition, correction d’épreuves, rédaction de résumés, interprétation, terminologie, technologies linguistiques [traitement de la parole, reconnaissance et synthèse vocales], formation linguistique, enseignement des langues, certification, essais et recherche dans le domaine linguistique, etc.) de sensibiliser les clients et les donneurs d’ordre sur les implications d’une bonne (ou mauvaise) prestation linguistique/culturelle en termes de marchés gagnés (ou perdus), d’image valorisée (ou dévaluée) et de clientèle fidélisée (ou définitivement passée à la concurrence)…

C’est également une voie toute tracée pour nos métiers de faire valoir nos professions, et notre professionnalisme, souvent en manque de reconnaissance et des justes gratifications économiques.

Enfin, l’étude termine ses conclusions générales en soulignant que « ces investissements sont essentiels pour permettre à l’UE d’être concurrentielle sur la base des compétences et des connaissances plutôt que sur celle des prix bas ».

Un mot de la fin que les traducteurs pourraient aisément reprendre à leur compte : UE et traducteurs, même combat !

Pour une fois qu’il semble y avoir consensus sur ce que sont les enjeux et la nature d’une communication multilingue… [Début]


P.S. Je suis actuellement sans connexion Internet à cause des inefficiences chroniques de Telecom Italia. Soyez donc patients si vous ne voyez pas vos commentaires s'afficher de suite, je suis au café Internet du coin et ça risque de durer un peu (beaucoup)… [Début]

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