mercredi 31 mai 2006

Le Code Da Vinci et Google : la vérité enfin restaurée

Le Code Da Vinci et Google : la vérité enfin restaurée

En ces temps troublés, où tout le monde s'essaie à décoder le « Da Vinci Code » mais où bien peu y réussissent, je voudrais vous poser une question simple, en apparence :
Quel est le point commun entre le Code Da Vinci et Google ?
Donnez votre réponse sans tricher et gardez-la secrète jusqu'à la fin de ce billet. Je vous suggérerais même plus : faites un test en la soumettant autour de vous, notez toutes les réponses et gardez-les secrètes jusqu'à la fin de votre lecture, même si pour cela vous devrez mettre un frein à votre impatience, je vous le concède.

Donc, si vous êtes fan de Google, vous ne pouvez ignorer qu'il y a un mois environ, Google a lancé un jeu en collaboration avec Sony, intitulé en anglais The Da Vinci Code quest on Google, dans la meilleure tradition de marketing viral chère à Google, expert ès buzz s'il en est... Vous avez d'ailleurs peut-être tenté d'y participer en français.

Alors voilà, vous vous dites, ça y est, je tiens ma réponse, inutile d'aller plus loin. Erreur ! Grosse erreur ! Laissez-moi vous éclairer, je vous demande juste un peu de patience, je n'abuserai pas, c'est promis.

Logo Leonardo da Vinci by Google
Dans un précédent billet où j'associais Léonard de Vinci à Google, j'affirmais certes que notre génie transalpin n'aurait jamais pu concevoir une aussi formidable machine de guerre que Google - guerre économique, il s'entend -, mais je taisais que Leonardo avait bien prévu l'une des caractéristiques essentielles et universelles de la firme de Mountain View : « Les couleurs de Google »...

À noter au passage que j'en parlais dès le jeudi 6 avril, alors que sur son blog, Google ne publiait Can you crack the code? que le 14 avril, soit huit jours plus tard !

* * *

Or de quel Code parle-t-on ? Du Code da Vinci, oui, mais encore ? Et bien il s'agit du Codex Vaticanus Urbinas 1270, en termes simples le fameux Trattato della pittura, de Leonardo da Vinci, éd. par Raphaël Trichet du Fresne, Paris: Jacques Langlois, 1651.


TRAITTÉ DE LA PEINTVRE DE LEONARD DE VINCI DONNÉ AV PVBLIC ET TRADVIT D'ITALIEN EN FRANCOIS PAR R.F.S.D.C. [Roland Fréart Sieur de Chambray], A PARIS, De l'Imprimerie de IACQVES LANGLOIS, 1651.

En effet, c'est dans le Traité de la Peinture, probablement commencé aux alentours de l’an 1490, voilà plus de 5 siècles, que Léonard définit déjà des couleurs primaires et secondaires, où il décrit les six couleurs simples :
« I semplici colori sono sei, de' quali il primo è bianco, (…) il giallo il secondo, il verde il terzo, l'azzurro il quarto, il rosso il quinto, il nero il sesto; ed il bianco metteremo per la luce senza la quale nessun colore veder si può, ed il giallo per la terra, il verde per l'acqua, l'azzurro per l'aria, ed il rosso per il fuoco, ed il nero per le tenebre, che stan sopra l'elemento del fuoco, perché non v'è materia o grossezza dove i raggi del sole abbiano a percuotere, e per conseguenza illuminare. »

Les six couleurs simples selon Léonard
(Nous avons les six couleurs simples, dont le blanc est la première, (…) le jaune la seconde, le vert la troisième, le bleu la quatrième, le rouge la cinquième, le noir la sixième ; nous choisissons le blanc pour la lumière, sans laquelle aucune autre couleur ne peut être vue, le jaune pour la terre, le vert pour l’eau, le bleu pour l’air, le rouge pour le feu, et le noir pour les ténèbres, qui sont au-dessus de l’élément feu, puisqu’on n’y trouve ni matière ni corps que les rayons du soleil pourraient irradier, et donc illuminer.)
Ces mêmes couleurs qui nous frappent en arrivant sur la page principale de Google, où la dominante est le blanc, celle qui fait ressortir toutes les autres, suivie du bleue, du rouge, du jaune, du vert et du noir, ce noir que l’on retrouve dans les pages de réponses à nos requêtes, où les résultats sont écrits … noir sur blanc !

Ces couleurs dont la symbolique reprend les quatre éléments fondamentaux – la terre, l’eau, l’air et le feu – baignés de lumière et d’ombre – le blanc et le noir –, avec une nette prédominance du blanc, résultante de toutes les couleurs, quintessence de la pureté, la totalité, l'universalité.

Ces éléments traduits par les quatre couleurs des jeux et des jouets qui me frappent toujours quand je rentre dans la chambre de Paul, 4 ans et demi, inondée de jaune, vert, bleu, rouge...

Paul - 4 ans et 6 mois
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, là encore en anticipant brillamment le concept du LegoFactory (via Chris Anderson), Larry Page et Sergey Brin ont construit leur premier serveur avec des Lego® :

Observer le E en premier plan ;-)
origine probable des couleurs du logo de Google !


Voici enfin percé le rapport secret entre le Code Da Vinci et Google, et que celles et ceux qui ont répondu D. Brown à la question posée en début de billet se consolent : le marron ne fait pas partie des six couleurs simples décrites par Léonard il y a plus de cinq siècles. :-)



P.S. Si l'intégralité du Traité en italien vous intéresse : Trattato della pittura (7,77 Mo, PDF de 516 pages :-). Les inconditionnels peuvent même s'en procurer la traduction française en ligne :


Pour ce dernier billet du mois de mai, j'ai essayé de finir en beauté, ai-je réussi ? À vous la parole...

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lundi 29 mai 2006

GYM : repositionnement des acteurs - tentative d'analyse

GYM : repositionnement des acteurs - tentative d'analyse

Dans sa présentation aux analystes financiers pour 2006, Eric Schmidt désignait nommément les 4 principaux concurrents de Google : Yahoo!, Microsoft, eBay, Amazon. C'était il y a moins de 3 mois !

Depuis nous avons assisté à une succession d'annonces qui ont fusé de tous côtés, anticipatrices d'un repositionnement de ces concurrents dans leur tentative de contrer la quasi-suprématie de Google dans la recherche, et de diverses tentatives de Google pour s'y opposer, notamment en cherchant lui aussi des nouveaux partenaires.

Microsoft, d'abord, qui a réussi à faire basculer Amazon en évinçant Google, avant d'envisager de prendre des parts dans Yahoo et eBay (New York Post), négociations qui n'ont mené à rien, et pour cause. Pourtant il semblerait que Bill Gates & Co. n'aient pas encore renoncé, selon cet article qui reprend l'information du New York Post ci-dessus, tandis que cet autre fait malicieusement remarquer que le New York Post appartient à ... Rupert Murdoch !

À mon avis, autant de manœuvres préliminaires au prochain affrontement titanesque qui se prépare en se déplaçant vers un nouveau théâtre des opérations : la téléphonie (où les chiffres ne sont pas moins impressionnants que pour l'Internet...), aussi bien pour Google que pour Microsoft ou Yahoo avec Skype (Yahoo qui n'a peut-être misé sur le bon cheval il y a un an, alors que la société n'était pas encore tombée dans l'escarcelle d'eBay...). Un marché tellement gros porteur que de nouveaux arrivants ne sont pas à exclure (Thomson).

Mais que ce soit sur l'Internet ou dans la téléphonie, soyons sûrs que l'hypercompétition ne fait que commencer entre les trois nouveaux pôles qui se dessinent : Google -/- Yahoo + eBay -/- Microsoft + Amazon, sans oublier le petit dernier qui pourrait faire pencher la balance : MySpace, selon HitWise première source de trafic pour Google aux États-Unis avec un taux de 8,2% :


dont la fréquentation a été multipliée par 5 en 4 mois (janvier - avril 2006), pour toucher près de 50 millions de visiteurs uniques, une paille !


et 60 millions maintenant, si l'on en croit le point de vue très intéressant et sûrement bien mieux renseigné que moi de Franck Poisson sur le sujet, ici et , ainsi que son analyse des raisons probables de pourquoi Yahoo et eBay ne fusionneront pas (même si certains observateurs voient ce partenariat comme le premier pas vers un rapprochement plus total).

Quant aux pourparlers entre Google et MySpace, il nous prédit « Le résultat officiel dans quelques jours », nous devrions donc être bientôt fixés...


P.S. À l'intuition, je dirais juste que tout n'est peut-être pas encore joué, vu que Murdoch aime beaucoup l'argent et que Microsoft a beaucoup d'argent. Ne jamais sous-estimer la cupidité dans les affaires. Mais bon, Google a les poches pleines aussi, suffisamment en tout cas pour satisfaire l'appétit du patron de MySpace, qui ne va pas se priver de faire levier sur sa position confortable pour faire monter les enchères de tout accord éventuel. D'ailleurs l'action de News Corp. est en hausse ces derniers jours, un signe qui ne trompe généralement pas...

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dimanche 28 mai 2006

After Google PageRank and Google TrustRank, what about a new brand Google SafeRank

Après Google PageRankTM et Google TrustRankTM, quid d'un nouveau Google SafeRankJM à l'horizon ?


Is Safe Search The Next Big Thing? (La recherche sécurisée sera-t-elle le prochain grand boum de l'Internet ?)

McAfee - SiteAdvisor
ScanSafe - Scandoo

Il y a une dizaine de jours, plusieurs dépêches (voir par exemple ici, ou encore) ont rapporté les résultats d'une étude McAfee - SiteAdvisor (jeune start-up rachetée début avril 70 millions de dollars par McAfee), d'où il ressort en gros que pour les internautes, cliquer sur les liens promotionnels serait presque 3 fois plus dangereux que de cliquer sur les liens organiques (8,5% de liens sponsorisés à risque contre seulement 3,1% pour les liens naturels).

Je vous passe le détail des résultats par moteur... Donc cette fois il ne s'agit plus d'un problème de filtrage parental censé protéger les enfants, mais d'un fléau d'une portée bien plus vaste puisque tous les internautes sont concernés, et pas seulement. En effet, au-delà des résultats impressionnants de cette étude (calculez un peu : 8,5% sur des milliards de milliards de liens affichés 24/7/365), l'acquisition de SiteAdvisor par McAfee a également sensibilisé tous les acteurs de la sécurité sur le réseau (déjà passablement affectés par les questions d'insécurité), puisqu'il semble que la recherche sécurisée est en passe de devenir incessamment sous peu le prochain enjeu majeur de l'Internet.

En fait, la méthodologie développée par SiteAdvisor consiste à analyser, vérifier et marquer les liens des résultats proposés par les moteurs de recherche, en signalant à l'attention de l'utilisateur, par un symbole ou un pictogramme quelconque, le niveau de risque/danger, sous-entendu la présence de codes intrusifs, de virus ou autres joyeusetés du même acabit.


Il ressort également que les résultats correspondant à certains mots clés sont plus dangereux que d'autres. Au bref échantillon des mots risqués mentionnés dans les articles ci-dessus, il est clair que les domaines les plus sensibles, notamment liés aux téléchargements gratuits, sont la musique, les jeux, très probablement le sexe et toutes ses déclinaisons, ou encore les économiseurs d'écran.

À propos de « screensaver », je voudrais mentionner un article de Benjamin Edelman, réalisé d'après des données de SiteAdvisor, dont Edelman est un consultant, intitulé « Pushing Spyware through Search » et publié en janvier dernier (graphique clicable ci-dessus). Depuis des années Edelman mène assez régulièrement ce genre d'enquêtes, aussi bien sur Google (voir Empirical Analysis of Google SafeSearch, mis à jour en ... 2003) que sur Yahoo (How Yahoo Funds Spyware, en 2005). C'est ce même Edelman qui a co-signé l'étude McAfee - SiteAdvisor, source de toutes les dépêches indiquées plus haut.

Donc, après avoir montré que les moteurs (qui jouent décidément sur tous les tableaux) peuvent arriver à gagner des sommes considérables AUSSI grâce aux malveillants en tous genres qui pullulent sur le Web, ses conclusions sont sans concession :
Comme avec toutes les grandes inventions sur l'Internet, les malintentionnés ont pris d'assaut les portes des moteurs de recherche. Il est temps maintenant de les refouler. Cela ne veut pas dire que les moteurs doivent blacklister toutes les sociétés que j'ai critiquées jusqu'à ce jour, mais certains de ces vendeurs sont si véreux qu'en toute fierté les moteurs pourraient refuser leur argent. Assumer ses responsabilités commence en balayant devant sa porte...

(As with so many great Internet inventions, the bad guys have stormed the gates of search engines. Now is the time to start fighting back. That doesn't mean search engines should blacklist every company I ever criticize, but some "adware" vendors are so shady that search engines could proudly refuse their money. Responsibility starts at home...)
[Début]

* * *

Maintenant, pour en revenir à l'article de RedHerring mentionné en sous-titre, le journaliste nous parle de ScanSafe, entreprise concurrente de SiteAdvisor qui a annoncé il y a quelques jours la mise en ligne de la première version bêta de Scandoo, un nouveau concept que je voudrais brièvement vous présenter :


En quelques mots, Scandoo s'intercale entre vous et les résultats du moteur de votre choix (parmi GYMA - Google, Yahoo, MSN et Ask) pour vous signaler les risques potentiels en mode « feu de signalisation » : vert, on peut y aller ; orange, prudence ; rouge, stop ! De plus, lorsque vous cliquez sur le visuel (qui ressemble quand même à s'y méprendre aux pictos de SiteAdvisor), une bulle s'affiche pour vous permettre d'affiner le résultat, et je ne doute pas une seconde que tous les signalements seront vérifiés a posteriori. Exemple avec Adscriptor : vous pouvez y aller !


D'emblée, il est clair que les liens signalés verront leur trafic chuter considérablement. D'où le problème de fiabilité (comment garantir à 100% la véracité des informations) et de responsabilité (notamment légale, voire pénale) qui s'ensuit pour les moteurs. Le journaliste rapporte d'ailleurs les propos d'Alex Eckelberry, directeur de Sunbelt Software, société commercialisant des logiciels antivirus et antispam, selon lequel les moteurs ne seraient pas encore prêts à prendre une telle responsabilité.

Ceci étant, il note également que les principaux acteurs impliqués (moteurs, FAI, etc.) ne vont pas tarder à réagir, soit en passant des alliances soit en développant des solutions propriétaires. D'autre part, lorsqu'un moteur blackliste un site Web, il ne se soucie pas toujours des retombées éventuelles, y compris juridiques.

Pour conclure, selon ZDnet, Google vient juste de réserver par courtier interposé les domaines googlecheckout.net/org/info (le .com n'étant pas disponible ... pour l'instant). Google checkout, tout un symbole ! [Début]



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vendredi 26 mai 2006

Google contre-attaque : partenariat avec Dell

Google contre-attaque : partenariat avec Dell

Décidément, pas le temps de s'ennuyer sur Internet, les choses s'accélèrent à la vitesse grand V ! Je ne sais si c'est en riposte au partenariat Yahoo-eBay ou pour contrer le quasi-monopole de Microsoft dans l'informatique de bureau, mais Google vient d'annoncer avoir conclu un accord avec Dell, qui prévoit la pré-installation de Google Pack sur toutes les machines commercialisées par Dell. Valeur de l'accord : 1 milliard de dollars !



De son côté, Eric Schmidt aurait déclaré qu'une entente entre Yahoo et eBay est une bonne chose, et que c'est toute l'industrie du Web qui bénéficiera d'une entreprise eBay en bonne santé ! Par ailleurs il insiste sur le fait qu'eBay reste l'un des plus gros clients et partenaires de Google :
« The Yahoo-eBay deal is a very good deal and I think all of us benefit from having a stronger eBay », Schmidt said, adding that: « EBay is one of our largest customers and partners. »
Toujours à propos de ce partenariat, annoncé voilà maintenant plus de 24 heures, juste une remarque : il est 13h20', et Google News France ne fait encore aucune mention de la nouvelle, c'est nul et archi-nul. Je sais pas ce qu'ils foutent, mais d'après moi ils ont dû s'endormir sur leurs lauriers. Ça me rappelle Coluche quand il disait : « On a du boulot comme 4, heureusement on est 8... », ça doit être à peu près le cas chez Google France.

Je viens de leur envoyer ce commentaire (clicable) :


auquel ils ont répondu (en automatique, n'exagérons rien) :
Nous vous remercions d'avoir partagé vos commentaires avec nous au sujet de Google Actualités. Vos remarques et suggestions sont très importantes pour nous, et nous permettrons d'améliorer ce service. Nous apprécions votre aide et espérons que vous visiterez Google Actualités au cours des prochains mois afin d'y découvrir les innovations et nouveautés.
Cordialement,
L'équipe Google
Ah la belle équipe, « au cours des prochains mois », je cromprends mieux !



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jeudi 25 mai 2006

Yahoo & eBay : les grandes manoeuvres continuent !

Yahoo & eBay partenaires : les grandes manœuvres continuent !

Comme je l'annonçais hier en parlant de ... MySpace, Google et Microsoft, la rumeur circulait depuis plusieurs jours sur un rapprochement entre Yahoo et eBay. Et bien voilà, c'est chose faite :



17h, l'info est sortie depuis moins d'une heure, et il y a déjà plus de 200 dépêches sur l'Internet anglo-saxon. Mais ne doutons pas qu'on va vite en parler aussi de ce côté-ci de l'Atlantique ! Lire le communiqué de presse officiel.

En parallèle à ce partenariat dans la pub, l'e-commerce et la recherche, je me limiterai à souligner qu'eBay représente quand même l'achat de 15 millions de mots clés par an, ce qui pourrait bien se traduire par une perte sèche conséquente pour Google. Entre autres...

Car même si selon SearchEngineWatch, pour l'instant ce partenariat concernerait uniquement les pub graphiques, les pubs « click per call » et, dans une moindre proportion, les pubs sur les SERPs (pages de résultats des moteurs de recherche), n'oublions pas Paypal et Skype :
Yahoo will make eBay's PayPal service the exclusive third-party provider of its online wallet, allowing customers to pay for Yahoo services from bank accounts, credit cards or balances associated with their PayPal accounts. PayPal will also be integrated into product offerings for Yahoo merchants and publishers, including the Yahoo Publisher Network, Yahoo Search Marketing and Yahoo Merchant Solutions.
The two companies will also explore co-developing their respective voice over Internet Protocol (VoIP) services. That project will look at releasing "click-to-call" ad technologies on their Web sites, using both Yahoo Messenger with Voice and eBay's Skype service.



Traduction : Yahoo fera de PayPal son partenaire tiers pour tous les micro-paiements en ligne, afin de permettre aux clients des services Yahoo de payer soit par virements bancaires, soit par cartes de crédit soit par le biais des comptes PayPal associés. PayPal sera également intégré aux offres de produits pour les revendeurs et les éditeurs Yahoo, notamment avec Yahoo Publisher Network, Yahoo Search Marketing et Yahoo Merchant Solutions.
De plus, les deux sociétés se proposent d'étudier un co-développement de leurs services VoIP respectifs, avec la mise en place de technologies publicitaires « click-to-call » sur leurs sites Web, qui utiliseront à la fois la messagerie voix Yahoo Messenger et les services de Skype.
De toute évidence, gros problème pour Google en perspective... Comme Yahoo l'avait prévu dans sa présentation aux analystes, le paysage est en train de changer :





P.S. [MàJ - minuit] J'en profite pour faire une petite réflexion : il est minuit passée de quelques minutes, l'info est sortie depuis près de 12 heures maintenant, il y a déjà plus de 500 dépêches qui la décortiquent dans tous les sens sur Google US et pas une seule - j'insiste : 0, un beau zéro pointé - dans les news de Google France. De plus, à ma connaissance, sur le Web francophone, seul Zorgloob a sorti un entrefilet, et sur Technorati, il y a en tout et pour tout 5 résultats pertinents en français :
Donc, moins d'une dizaine de billets en français, contre des milliers d'articles en anglais, le décalage horaire n'explique pas tout ! Après on se demande pourquoi les anglo-saxons ont toujours plusieurs longueurs d'avance sur Internet...

[MàJ 2 - 8h30' du matin] Toujours aucune information sur Google News France...

[MàJ 3 - 12h30'] Toujours aucune information sur Google News France...

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Domain kiting : ampleur du bidonnage en graphiques et en chiffres

Domain kiting : ampleur du bidonnage en graphiques et en chiffres

Suite à la parution de mon précédent billet sur la question, où sont expliqués les rouages du « domain kiting », Patrick Mevzek, de Dot & co. a commenté l'ampleur du phénomène, ce qui confirme les propos de Bob Parsons rapportés dans mon article sur les taste-domaines :
En conclusion, si rien n'est fait, le désastre va prendre des proportions gigantesques. Une prise de conscience s'impose...
Concernant DirectNic, indiqué par Bob Parsons comme le plus gros spéculateur expert ès bidonnage, Patrick nous dit que jusqu'en novembre 2005, les suppressions ne touchaient pas encore les .ORG.

En revanche, le phénomène était déjà bien visible sur les .COM et les .NET, puisque, selon le dernier rapport officiel disponible de Verisign, qui analyse 465 bureaux d'enregistrement, DirectNic, alias Intercosmos Media Group, Inc., était déjà premier bidonneur en titre, avec plus de 6 millions de domaines supprimés en décembre 2005 (contre 7,6 millions en mars 2006 et 8,4 millions en avril, juste pour avoir une idée de la progression) :


Suivi de près par Capitoldomains, LLC et Domaindoorman, LLC, respectivement en deuxième et troisième position, qui eux spéculaient déjà sur les .ORG, depuis août 2005 pour Capitoldomains, LLC :


et septembre 2005 pour Domaindoorman, LLC :


Concernant Domaindoorman, LLC (3e position), qui spéculait sur plus de 4 millions de domaines au 31-12-2005, à noter qu'ils sont passé de 4,8 millions de domaines en mars (pour 40 400 enregistrés) à 11,5 millions en avril 2006 (pour 68 400 enregistrés !), comme quoi c'est sans limites... (Source : SmartApps Blog).

Apparamment, Domaindoorman a bien l'intention de coiffer DirectNic sur le poteau. C'est plus de l'artisanat, c'est de l'indutrie ! Or que dit l'ICANN face à cette montée en puissance du bidonnage, qui concernait quand même près de 30 millions de domaines fin décembre 2005 :
No comment ! Tout est normal...
Bon, ben s'ils le disent, y a plus qu'à les croire ;-)



P.S. Une remarque en passant : à part Dot & Co., il me semble que dans la blogosphère francophone il n'y pas grand monde qui se fait l'écho d'une telle escroquerie, en dépit de ses proportions. Allez savoir pourquoi !?

[MàJ - 7 juin 2006] Merci à Patrick Mevzek pour son travail, qui a compilé des fiches vraiment édifiantes sur chacun des bureaux cités dans mon tableau, dont voici une liste clicable, par ordre d'importance (de bidonneur en chef à sous-chef, sous-sous-chef, sous-sous-sous-chef, etc.) :
  1. Intercosmos Media Group, Inc., alias directNIC.com
  2. Capitoldomains, LLC.
  3. Domaindoorman, LLC.
  4. Belgiumdomains, LLC.
  5. Nameview Inc.
  6. Compana LLC.
  7. Dotster, Inc.
  8. NameKing.com Inc.
À noter également que depuis, l'un de ces registreurs continue à faire parler de lui, toujours en bien, je vous rassure : Dotster, pour ne pas le nommer...

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mercredi 24 mai 2006

MySpace, nouvel épisode de la guerre opposant Google et Microsoft

MySpace, nouvel épisode de la guerre opposant Google et Microsoft...

Deuxième brève de la journée.

[MàJ - 25 mai 2006, 16h30'] Et bien voilà, je vous l'annonçais hier, aujourd'hui c'est fait : Yahoo et eBay sont maintenant partenaires dans la pub, l'e-commerce et la recherche. Ça, ça va faire du bruit !

La sphère Internet s'agite ces derniers jours autour des négociations que MySpace mène avec Google d'une part, et avec Microsoft de l'autre.
Selon certains observateurs, Google semble mieux placé pour décrocher la timbale, mais le retard de Microsoft dans la recherche va probablement inciter Bill & Ball (ça m'est venu comme ça :-) à faire le forcing, s'ils ne veulent pas laisser passer une telle occasion : un bassin de près de 100 millions de teenagers, le futur d'Internet ! Et vu que Murdoch n'est pas à proprement parler un philantrope, tout est possible.

Par ailleurs, comme le fait judicieusement remarquer Danny Sullivan, Yahoo est aussi indirectement concerné puisqu'il fournit actuellement les résultats des recherches sur MySpace. Donc, si cette dernière a écarté Yahoo, c'est qu'il y a insatisfaction quelque part...

Où l'on retrouve encore la triade GYM, et les rumeurs vont bon train quant à une éventuelle fusion imminente ou un probable rapprochement qui impliquerait certains de ces géants. Les noms d'eBay et de Skype circulent également (contre qui Streamcast Networks a récemment porté plainte, juste pour corser un peu les choses).

Or s'il est vrai qu'il n'y a pas de fumée sans feu, c'est probablement qu'un gros deal est en train de se préparer. À suivre...

Il manque plus qu'Amazon, et tout le monde y est !



P.S. Et le Studio 92, là-dedans, il est où le Studio 92 ?

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