samedi 19 mai 2007

Google voudrait Feedburner : info ou intox ?

Google voudrait Feedburner : info ou intox ?

Franchement c'est de la folie cette fin de semaine, on passe de Google à Microsoft pour en revenir à Google, et tout ça en deux jours !

[MàJ - 24 mai 2007] Rumeur confirmée, c'était donc une "info". Comme l'observe justement Emmanuel, « il y a comme une lassitude à commenter ces rachats successifs. » Je suis bien d'accord :-)

Je viens de lire le billet d'Alternatives numériques qui dévoile l'affaire, en citant comme source Sam Sethi, bien connu de la blogosphère française depuis son différend avec Loïc Le Meur et son licenciement brutal de Techcrunch, apparemment pour avoir publié un billet intitulé Le Web3 the good, bad and ugly (petit rappel des faits)...

Donc est-ce qu'il a pris Techcrunch de vitesse cette fois, nous le saurons dans les prochains jours [MàJ - 24 mai 2007 : oui]. En tout cas le bruit est repris par ValleyWag, qui chiffre le deal à 100 millions de $.

Là encore, l'affaire semble être jugée sérieuse puisqu'elle est traitée par Om Malik et Search Engine Land, entre autres, qui n'ont pas tellement pour habitude de parler sans recouper leurs infos, même s'ils prennent les précautions d'usage.

Donc, info ou intox ? Je n'en sais rien, il est tard, je suis fatigué et je vais me coucher. Bonne nuit :-)


P.S. En tout cas, si tous les grands du Web font leurs emplettes avec cette voracité, il va plus rester beaucoup de sociétés capables de les concurrencer. Et les barrières à l'entrée vont grimper, grimper...

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vendredi 18 mai 2007

Microsoft contre-attaque avec l'acquisition d'aQuantive

Microsoft contre-attaque avec l'acquisition d'aQuantive

Les analystes en avaient évoqué la possibilité lors du rachat de DoubleClick par Google, une transaction qui inquiétait Microsoft, probablement très préoccupé de vouloir rester dans la course vu que l'écart se creuse de plus en plus avec Google, et bien voilà qui est fait. Au moins, les choses ne traînent pas... Ce rachat succède à celui de Screentonic.

Valeur du deal, 6 milliards de dollars, décidément, les grandes manœuvres se poursuivent. Communiqué officiel : aQuantive, c'est la maison mère d'Avenue A | Razorfish™...

À chaud, ce que je pense de ces mouvements des principaux acteurs du Web est fort bien synthétisé dans une analyse d'Emmanuel Parody, qui répond à la question : « les revenus générés par la publicité pourront-ils rémunérer les investissements, les coûts du stockage et de la diffusion ? »
- La réponse est … non

La réponse est non du moins tant que l’immense majorité de ces revenus est le produit marginal des réseaux publicitaires basés sur la performance (CPC, CPA et autres friandises), mots clés sponsorisés en première ligne. La raison en est simple: ces revenus sont insuffisants pour financer la production de contenus et le grand cirque de l’information citoyenne et blogosphérique ne parvient pas à fournir les conditions d’une production industrielle de flux d’information alliant à la fois fiabilité, régularité et exhaustivité (par honneteté on admettra qu’il peut remplir ca et là l’un ou l’autre des critères). Conditions nécessaires à la fidélisation sur le long terme d’une audience mature et homogène, le prérequis pour tirer le meilleur parti du marché publicitaire. Le vrai. Celui des marques.

Qu’on ne s’y trompe pas, la réorganisation des forces en présence vise avant tout à capter ce marché publicitaire, lequel est pour le moment justement toujours hors de portée de Google. La tentative d’appropriation du Web 2.0 par Yahoo pour en faire l’instrument de ciblage comportemental des internautes est précisément une des pièces de la stratégie des portails pour séduire les annonceurs et reconstruire le modèle traditionnel de rémunération des médias. La direction de Yahoo, majoritairement composée de professionnels de l’industrie des medias n’est certainement pas du genre à se satisfaire d’un pourcentage au clic.
J'espère qu'il ne m'en voudra pas de le citer si longuement, mais d'après moi la clairvoyance de son analyse est l'une des clés pour comprendre ce qui se passe en ce moment...

Je détaillerai davantage dans la journée, je n'ai pas le temps pour l'instant. @ +

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Comme le rapporte Search Engine Land, Microsoft était en compétition avec d'autres acteurs, non révélés, pour l'acquisition d'aQuantive, ce qui explique la plus-value importante versée par la société de Bill Gates : 6 milliards $ pour une valorisation actuelle de 5,2 milliards $, soit 15% de plus que le cours actuel de l'action.


Il faut dire qu'après avoir laissé échappé Double Click, Redmond ne pouvait pas se permettre le luxe de louper le train une fois de plus. Le prix de l'attente, selon certains. Après tout, les poids lourds de cette taille ne sont pas légion dans le paysage mondial...

Pour finir sur une note humoristique, selon les propos de Brad Smith (conseil juridique de Microsoft), rapportés par Greg Sterling pour Search Engine Land, l'acquisition d'aQuantive par sa firme est destinée à promouvoir la compétition, tandis que le rachat de DoubleClick par Google menacerait cette même compétition. En ajoutant que l'opération de Google fait double emploi alors que celle de Microsoft est parfaitement complémentaire...

Microsoft General Counsel Brad Smith took pains to distinguish this deal from Google's acquisition of DoubleClick. He argued this deal will promote competition, while Google's purchase of DoubleClick will reduce competition. He also argued that Google and DoubleClick have "overlapping businesses," while Microsoft and aQuantive are complementary.
Comprenne qui pourra :-) Autant dire que l'hypercompétition a des règles que la compétition ne connaît pas !



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jeudi 17 mai 2007

Universal Search, Ads and Apps

Universal Search, Ads & Apps

Évolution :
  1. Google Search, Apps & Maps
  2. Google Search, Ads & Social
  3. Google Search, Apps, Maps, Ads & Social, les deux billets ci-dessus réunis en un seul PDF téléchargeable (645 Ko) pour une lecture plus confortable.

Google, qui devance déjà largement la concurrence, pourrait bien la distancer définitivement grâce à une (r)évolution majeure de son infrastructure de recherche et de présentation des résultats, définie sous l'appellation Universal Search.

Il y a quelques jours, Danny Sullivan nous révélait la nouvelle accroche informelle - ou tag line - de Google : Search, Ads & Apps, qui se démarque à la fois de sa mission "historique" et de sa devise, tout aussi informelle : Don't be Evil, comme pour mieux embrasser les trois domaines de prédilection de Google que sont la recherche, la pub et les applis.

Or voici qu'aujourd'hui Google est prêt à déployer son concept de recherche universelle, qui semble l'aboutissement d'une longue évolution, puisque Marissa Mayer en parlait déjà en 2001.

Vous trouverez d'excellents billets qui abordent le sujet, l'un chez Sergi, l'autre chez Olivier côté français, plus, côté anglais, ce panorama très complet de Danny Sullivan, et le billet de Bill Slawski sur les différents brevets, notamment sur les évolutions de l'interface de présentation des résultats.

En gros, Google poursuit sa logique de verticalisation annoncée depuis longtemps pour aller puiser ses résultats dans un mix de sources telles que Blog Search, Book Search, Catalogs, Code Search, Directory, Google Finance, Google Images, Google Local/Maps, Google News, Patent Search, Product Search (ex Froogle), Google Scholar, Google Video (+ You Tube), Google Web Search, Google Groups (et donc Usenet), etc.

Impressionnant ! Voir un exemple sommaire. Ne nous reste plus qu'à comprendre comment tirer le maximum de la recherche universelle selon Google, qu'on pourrait appeler la recherche en 3D (hauteur + largeur et profondeur)...

Quant à la pertinence qui a fait le succès de Google, gageons qu'elle sera au rendez-vous, même si le problème d'élaborer une échelle commune de pertinence à toutes ces sources n'a pas dû être simple à résoudre, chaque source ayant ses propres règles, comme nous l'explique Eric Enge dans le passage intitulé The Universal Ranking Dilemma :
Once Google made the decision to fully integrate the results, the first thing that needed to be developed was a relevance scoring system that would work on the same numerical scale across all of their properties. The image search engine, for example, has a relevance scoring system of its own. So do their video search properties. But they don't naturally have the same scale. There was no pre-existing way to tell if a particular high ranking image was more important than a web result, or a video search result.
Davantage de détails ici (en anglais). Ou dans le communiqué de presse officiel, qui précise :
The company is also releasing the first stage of an upgraded ranking mechanism that automatically and objectively compares different types of information. As always, Google™ search results are ranked automatically by algorithms to deliver the best results to users anywhere in the world.
The first stage... La première étape... Comme pour dire : une évolution majeure peut en cacher une autre, préparez-vous à de nouvelles surprises sous peu... Oui, je crois qu'on n'a pas fini d'en parler !

Pour les anglophones, si vous souhaitez suivre le webcast, cliquez sur l'image :



P.S. Moi qui voulait faire un billet pour répondre de façon plus détaillée au commentaire de Cédric sur mon analyse de GYM, j'ai été pris de court par l'actualité et, à la lumière des multiples annonces de Google, la réponse à laquelle j'avais pensé hier tombe à côté de la plaque 24 heures plus tard !

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Cinq blogs indispensables

Cinq blogs indispensables

Dans la série « Si je ne devais lire que 5 blogs » Otto le Chauffeur m'a tagué pour connaître mes goûts. Réponse très difficile. Tout d'abord parce que mes lectures sont fortement orientées par mes humeurs du jour, par l'actualité, ou simplement par le hasard. Ensuite parce que la blogosphère est d'une richesse inépuisable et insoupçonnée, ce qui fait qu'on n'arrête pas de découvrir d'excellents blogs.

Ceci dit, mes préférés sont ceux qui offrent à leurs lecteurs des ANALYSES. C'est-à-dire qu'ils ne se contentent pas de rapporter les actus du jour, qu'on va retrouver sur des dizaines de blogs répétées presque à l'identique, mais qu'ils donnent à lire une véritable valeur ajoutée. C'est donc dans cette optique que je vous propose mon choix, avec 2 blogs anglo-saxons et 3 français :
  1. Search Engine Land, le nec plus ultra
  2. Read/Write Web, de Richard MacManus
  3. Internet Actu, riche en analyses
  4. Standblog, parce que j'aime l'open source et l'écologie
  5. inFLUX, par un vieux de la veille :-)
Mais que cela ne vous empêche pas de consulter les classements des meilleurs blogs, que ce soit celui de Criteo, de Wikio ou de Didier Durand, même si ce dernier manque d'une mise à jour.

Et puisque j'en parle, à mon tour de demander à Didier, Olivier, Mike, Emmanuel et Jules quels sont leur cinq blogs indispensables.


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jeudi 10 mai 2007

GYM : une analyse

Les indicateurs économiques
Le cool factor

Pour moi, la énième rumeur de rachat de Yahoo! par Microsoft est à mettre au compte des signaux sur lesquels il convient de s'arrêter et de réfléchir.

Dont acte.

Les trois acteurs en présence sont toujours les mêmes :
  1. Google
  2. Yahoo!
  3. Microsoft
Avec G d'un côté, et YM de l'autre.

Le premier caracole en tête, les deux autres suivent, tant bien que mal. Une troisième place qui n'est certes pas dans la nature de Microsoft. Et même si Terry Semel voudrait nous faire croire que les journaux ne racontent que des conneries, perso je préfère penser que le fait qu'un tel argument revienne cycliquement sur le tapis est bien le signe qu'il n'y a pas de fumée sans feu.

Et qu'il témoigne surtout de l'indécision, voire de l'égarement, de deux sociétés cherchant par tous les moyens à combler un retard qui ne cesse de croître. J'imagine que toutes deux sont conscientes qu'elles doivent trouver une forme d'accord ou de collaboration (Semel did make a call for his company and Microsoft to work together on Internet advertising standards) pour contrer Google, tout en sachant qu'une fusion entre deux cultures d'entreprises aussi différentes pourrait déboucher sur un échec retentissant. Sauf à créer une nouvelle entité en détachant MSN de la maison-mère, ce qui serait une bonne façon de faire du neuf avec du vieux et d'éviter une fuite des talents...

Car en réalité, la somme de deux échecs ne fait pas une réussite. Maintenant, dire de Yahoo! et Microsoft qu'elles ont échoué, vous allez me rétorquer que je divague, et pourtant les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Ce que Steve Ballmer résume par une formule lapidaire :
Microsoft has the most visitors. Yahoo actually has people spending the most total time with them. And Google makes the most money.

Microsoft a le plus de visiteurs. C'est sur Yahoo que les internautes passent le plus de temps. Et c'est Google qui fait le plus d'argent (ou qui ramasse la mise, si vous préférez).
Donc si G s'en sort le mieux alors qu'il est devancé par YM (ne pas confondre avec ym...) en termes de fréquentation, les raisons de son succès doivent être cherchées ailleurs. Dans les ratios par exemple.

Or à nouvelle donne, nouveaux ratios : les indicateurs économiques servant à évaluer l'efficacité de GYM doivent être à la mesure ... de leur démesure. [Début]

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Les indicateurs économiques

C'est d'ailleurs en lisant une analyse de Victor J. Cook Jr., intitulée Microsoft's $8 Billion Problem, que j'ai eu l'idée de ce billet.

En voici les principaux passages traduits avec son aimable autorisation.
Dans le marketing des entreprises, il y a deux marchés distincts, le marché pour les clients d’une part, le marché pour les capitaux de l’autre, et nous savons qu'ils interagissent. Les hausses de revenus générées par les ventes, qui sont la promesse d’une trésorerie plus abondante, se répercutent sur la capitalisation. Et une meilleure capitalisation impacte le chiffre d’affaires, en fournissant davantage de liquidités à l’entreprise pour financer sa croissance par le biais des acquisitions.

Le tableau ci-dessous, qui se base sur les données 2006, montre que GYM a généré un C.A. global de 61,3 milliards $ pour une capitalisation agrégée de 469,5 milliards $, soit un ratio Cap./C.A. moyen de 7,66. En termes simples, cela signifie que durant l’année dernière les trois sociétés ont globalement créé 7,66 $ de capitalisation pour chaque dollar de chiffre d’affaires.

Or mon étude sur le ratio Cap./C.A. [value/revenue (v/r) ratio] de toutes les entreprises cotées de 1950 à 2005 aboutit à un ratio moyen de 1,1, ce qui veut dire que sur le long terme C.A. et capitalisation s’équivalaient à peu près. Quant à l'écart type du ratio, il a constamment progressé, passant de 1,2 durant les années 50 à +70 sur la période 2000-2005, caractérisée par une volatilité majeure. En prenant un échantillon de 50 472 sociétés sur la décennie 1991-1999, la valeur moyenne du ratio était de 7,92. Par conséquent, la performance de GYM observée ci-dessus (7,66 pour l’année 2006) est plutôt modeste.

(…)

LA RÈGLE DE GERSTNER


La première chose à savoir pour mieux comprendre quel est le moteur de ces résultats, c'est quelle est l'efficacité marketing de chacune des trois entreprises. Dans son livre, Who Says Elephants Can't Dance?, Lou Gerstner (l’artisan de la relance d’IBM) nous donne un principe de base sur l'efficacité marketing d'une entreprise. Une règle simple et révélatrice à la fois : combien ça vous coûte de générer un dollar de C.A. par rapport à vos concurrents ? Ce qu'on appelle la règle du coût par dollar (CPD) de Lou Gerstner…

Quant aux coûts marketing de l’entreprise (EME - Enterprise Marketing Expenses), ce sont tous les coûts supportés en termes de ressources humaines et de programmes destinés à influencer le comportement des clients, des investisseurs, et leur façon de penser, d’agir et de sentir vis-à-vis d’une entreprise.


En 2006, Microsoft a dépensé 6,584 milliards $ en R&D, plus 13,576 milliards $ en frais de vente, frais généraux et frais d'administration (SG&A), qui incluent traditionnellement les coûts vente & marketing. Pour un total EME de 20,160 milliards $. Donc en divisant cette somme par le C.A. 2006, cela nous donne un CPD de 0,455 : il en a coûté à Microsoft 45,5 cents pour générer 1 dollar de C.A.

Or en appliquant le même calcul à Google (1,229 milliard $ R&D + 1,601 milliard $ SG&A / C.A.), le même rapport était de 26,7 cents / 1 pour la société de Moutain View, soit près de moitié moins !

Autrement dit, pour chaque dollar de C.A. généré, Microsoft a dépensé 18,8 cents de plus que Google. Rapporté au C.A. global 2006, cela signifie que Microsoft aurait pu économiser 8,3 milliards $ en ayant le même ratio de performance que Google.
D'où l'analyse de Victor J. Cook Jr., qui chiffre le problème de Microsoft à 8 milliards de dollars. CQFD !

Dans un autre ordre d'idée, je me suis amusé à calculer la productivité par employé chez GYM, en divisant le C.A. par les effectifs (source : WSJ).


Résultat, là encore, Google fait 50% mieux que Microsoft (868 852 $ contre 579 085 $ par personne). Donc, je veux bien qu'à l'occasion on puisse faire dire aux chiffres tout et son contraire, mais parfois leur froideur donne une image assez fidèle de la réalité.

Or dans les trois cas ci-dessus, YM se situe dans la moyenne, alors que G s'en détache nettement. Et bien que Yahoo! et Microsoft aient d'excellentes performances (quelle n'est pas l'entreprise qui aimerait se vanter d'avoir des résultats pareils ?), Google est largement devant avec un différentiel énorme lorsque l'on parle d'hypercompétition... [Début]

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Le cool factor

Pour autant les statistiques n'expliquent pas tout, y compris l'engouement et la préférence des internautes pour Google, qui sont plutôt à mettre sur le compte de ce que les anglo-saxons appellent le "cool factor", que je traduirais par "capital sympathie", une notion totalement étrangère à Microsoft et qui ne peut certes pas s'acheter, même avec quatre fois plus de liquidités que son concurrent !

Le capital sympathie de Google

Outre ses fameux intemporels, je dirais que le principal attrait de Google est l'ouverture, à quoi Microsoft oppose une conception propriétaire farouche qui fait de nous des clients captifs. Or avoir des clients captifs, c'est bon pour les monopoles, mais dès que ceux-ci tombent, les clients s'en vont. Et la legacy des produits Windows, Office & Co, même si elle se fait encore sentir, et comment, a de plus en plus tendance à se dissiper.

Observons deux signes qui ne trompent pas, l'un chez Google, l'autre chez Microsoft.

1. Dans GMail (dont je recommande vivement l'utilisation à quiconque), lorsque je reçois un document Word, Google me propose soit de le télécharger, soit de le voir en HTML, soit de l'ouvrir dans Google Docs, et c'est gratuit.


2. En revanche si un collègue m'envoie un fichier .docx, .xlsx ou .pptx. (nouvelles extensions d'Office 2007) je ne peux pas les ouvrir avec mon actuelle version de Word, Excel ou Powerpoint. Il faut juste que je passe à la caisse. Et pourtant j'ai déjà payé. Consternant ! À ce compte-là, je préfère de loin adopter OpenOffice qui m'offre gratuitement des fonctionnalités identiques, et se paie même le luxe de mieux gérer les gros fichiers que Word, j'ai eu l'occasion de le constater à maintes reprises.

Ceci étant, bien que ma seule hâte soit d'écarter définitivement les produits Microsoft de mon ordinateur, je ne le fais pas - encore - pour une autre raison. En effet, ce ne sont pas les applications bureautiques qui me freinent, c'est le système d'exploitation. Aujourd'hui Windows XP, et demain très probablement Vista. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas suffisamment geek pour passer à Linux et aux logiciels libres, dont l'utilisation demande - encore - une expertise informatique que je n'ai pas. Et malheureusement je ne connais pas d'autre alternative à ces deux OS.

Donc pour finir, si j'avais un conseil à donner aux compères Brin, Page & Schmidt, ce serait de nous sortir vite fait un système d'exploitation signé Google, qui nous changerait par sa qualité, sa simplicité, sa rapidité, sa gratuité, son universalité, son originalité et son interactivité. Selon moi, ce serait vraiment la killer app pour se débarrasser définitivement de Microsoft.

Car aujourd'hui ce n'est pas tellement d'une connexion dont ont besoin les internautes qui se branchent via leur ordi, ce serait plutôt d'un système d'exploitation léger qui les libérerait de l'usine à gaz Microsoft. C'est selon moi le plus gros obstacle à la percée du webtop, car la firme de Redmond nous tient captifs bien plus par son OS que par ses applications de bureau, de jeu ou tout ce que vous voudrez.

Et dans la transition du desktop au webtop et, demain, au mobtop, le premier acteur qui sortira un système d'exploitation ayant une prise en main intuitive et conviviale décrochera un avantage phénoménal sur les autres.

Enfin, c'est mon avis. Un bel atout à jouer pour Yahoo! Qu'en pensez-vous ? [Début]


Liens connexes :
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mercredi 9 mai 2007

Trois liens sur le Web 2.0

Trois liens sur le Web 2.0

1. Le jour où la France s'éveillera... : une transition toute trouvée pour refermer l'intermède politique et revenir enfin aux choses sérieuses :-)

2. Web 2.0 en entreprise : un Tsunami économique ? : PDF signé Louis Naugès, tout est à lire :-)

3. Web 2.0 - not a big thing says Pew Report (via Antonio Queiroz) :


Perso je me classerais dans la catégorie "vétéran" enthousiaste (plutôt que sans entrain...)

Et pour finir un petit cadeau (en anglais)...


P.S. Ça n'a l'air de rien ces quelques liens, mais si vous lisez tout, vous m'en direz des nouvelles : croyez-moi sur parole, c'est du rich content...

dimanche 6 mai 2007

Estimations 17h30' : Sarkozy remportera(it) le 2e et dernier tour...

Estimations 17h30' : Sarkozy remportera(it) le 2e et dernier tour...

Monsieur, le Président (et malheureusement pas Madame, la Présidente), puisque tout le monde semble être au courant...

Bon, et bien on dirait que les dés sont jetés (à 17h, le taux de participation au vote était déjà de 75,11%) et les prévisions des sondages respectées. Même si tout est à prendre au conditionnel, chez nos voisins suisses (le Temps, Romandie, 20 minutes) et belges (RTBF, RTL, La dernière heure), dès 16h15' les pronostics donnaient Sarkozy gagnant selon les premiers indicateurs disponibles, et maintenant avec 54% des voix, ce que je trouve énorme. Donc, sur la fourchette initiale (52-54%), c'est l'estimation haute qui semble la plus vraisemblable, puisque nous en sommes à présent à 53-55% !

Comme souligné dans un message de 548 mots à la teneur un peu subliminale (publié à 16h04'...), le quotidien La Tribune titre « Les derniers sondages ne laissaient guère d'espoir à Ségolène Royal » et précise :
Cinq sondages publiés jeudi et vendredi donnent Nicolas Sarkozy largement gagnant dimanche soir, avec entre trois et neuf points d'avance sur sa rivale socialiste.
Comprenne qui pourra voudra...

Que dire ? La majorité n'a pas toujours raison... Mais on fera avec. Comme le dit si bien Joël Ronez :
Ils vont voter Sarkozy dimanche, et vraisemblablement l’élire. Je n’en suis pas aigri, car contrairement à beaucoup d’entre eux, je ne suis pas en train de construire un monde sur le reniement de soi et des autres. Je ne chercherais plus à les faire changer d’avis, mais je défendrai le mien jusqu’à ce que le silence des foules indigentes ait fini de râler en choeur dans des orgies électrisées de populisme.
Je mettrai à jour dès que j'aurai des résultats plus précis.

[MàJ - 19h20'] Au final, j'ai mis à jour en truffant ce billet de liens vers d'autres ressources, donc il suffit de cliquer.

Juste les deux mots de la fin (pour aujourd'hui) :
  1. Alors Loïc, prochain ministre des STIC ? Un présage, peut-être...
  2. Jean l'avait prédit, il nous a refait le coup, le bougre. Tous mes compliments :-)



Liens connexes :
  1. Blog d'une amie canadienne, plus détaillé que le mien.
  2. Sur Blogsearch, ça commence à se déchaîner...
  3. Ma trilogie du premier tour
  4. Le journal
  5. Autres sites...
  6. Pierre Chappaz
  7. Politis.ch

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