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mardi 30 octobre 2007

Google Search, Apps & Maps

Google Search, Apps & Maps

À venir : Google Search, Ads & Social
En post-scriptum, voir également l'anticipation du nouveau système de pub de Facebook...

Pour une lecture plus confortable, j'ai réuni les deux fichiers en un seul PDF téléchargeable (645 Ko) : Google Search, Apps, Maps, Ads & Social.

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Le jour de la présentation de ses résultats du 3e trimestre 2007, Google, qui ne nous avait pas habitué à ça, se fait voler la vedette par Microsoft.

Qui inflige même un double camouflet à son rival de Mountain View : lui ravir le partenariat dans Facebook, et afficher des résultats trimestriels florissants (+27%), avec une action dont la valeur part en flèche dans la foulée. De quoi mettre un peu de jus dans l'encéphalogramme !

Si cette orientation continue, il va falloir que je révise mon jugement...

C'est ainsi que la présentation des résultats financiers de Google, qui fait volontiers débat, semble avoir été totalement éclipsée par l'annonce quasi-contemporaine par Microsoft de sa participation dans Facebook, à mon avis son deuxième plus gros coup réalisé à ce jour sur le Web (le premier fut l'indécente éviction de Netscape). Hier j'ai eu Steve le fac...étieux au téléphone, il arrivait plus à parler tellement il rigolait, c'est vous dire !

Mais bon, ça ne signifie pas pour autant que les infos communiquées par Google en cette occasion sont sans importance, loin de là. Voyons un peu de quoi il retourne.


La plupart des commentaires sont tirés des entretiens de Google avec la presse financière, retranscrits sur le blog Tech Trader Daily de Barron's : Source : Google Meets the Financial Press

J'ai mixé les différentes réponses en fonction des arguments considérés...

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Sur la recherche universelle, Eric Schmidt prévient que Google avait parié sur un effet positif pour l'utilisateur final et négatif pour les recettes publicitaires. En fin de compte, les résultats se sont avérés entre neutres et positifs pour les annonceurs et Google, mais très positifs pour l'internaute.

Il ajoute que les problèmes liés à la recherche sont considérables, fondamentaux et pas encore résolus : « Nous n'avons encore aucun moyen de thésauriser les connaissances des experts pour les réinjecter immédiatement dans la recherche. Comment pourrions-nous rapatrier les immenses connaissances de la masse des internautes qui utilisent Google au quotidien. L'une des réponses transversales au Web est naturellement le contenu de qualité, par exemple comme Wikipedia ou d'autres. »
Search is not a solved problem. We have no way of capturing your expert insights immediately back into search. How could we take the knowledge from the enormous number of people who use Google every day and put it into search. Makes sense for us to get higher quality content; the kind of insightful thing we are seeing all over the Web, thinking of Wikipedia and other examples.


Jack Menzel, responsable sur le project Universal Search, s'est même adonné à paraphraser le Seigneur des Anneaux : une recherche pour tout indexer, une recherche pour tout trouver, une recherche pour remonter tous les résultats et les mixer entre eux.

Le triptyque "search, ads & apps" se décline déjà en 40 langues chez Google… Schmidt rappelle que la société n'a pas ménagé ses efforts pour tenter de proposer 99% des langues aujourd'hui utilisées sur Internet. (Google has spent a lot of time trying to get 99% of the languages used on the Internet today).

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Sur les applis, le mot d'ordre est créer, collaborer, partager et trouver toutes les informations possibles, toujours et partout. Beau programme...


Schmidt : sur les applications, l'une des conséquences du modèle actuel de développement d'applis est que les gens ne développent plus pour une seule plateforme. De notre côté, nous encourageons tout ce qui peut rendre les réseaux plus ouverts et partageables. (On application side, one of consequences of application development model is people develop for more than one platform. Anything to make networks more open, more shareable, we are in favor of that.)

Sergey Brin : la vitesse est un élément central pout tout ce que nous avons réalisé jusqu'à présent. Nous continuons à travailler sur la vitesse, et plus spécialement au niveau capacités des navigateurs. Beaucoup doit encore être fait pour adapter nos applis aux différents navigateurs. Les mobiles sont aussi un autre enjeu. (On speed. Central to everything we’ve done since the start of the company. We continue to work on speed, and especially in the context of capability of browsers. Need to do a lot of special things to tailor our applications in the context of different browsers. Mobile presents other challenges).

En outre la vitesse est un facteur primordial pour les applications cartographiques de Google, intégrées à 100% dans la recherche universelle, avec en plus une touche d'UGC.


Par ailleurs, selon Dave Girouard, les applications embarquées - courriel, calendrier, tableur, etc. - pour les entreprises sont promises à un bel avenir. Une grande opportunité à saisir pour peu qu'on y ajoute d'autres éléments clés : sécurité, facilité de gestion, mise en application des politiques de produits/services, etc. Autant d'applications logicielles (cf. Prism de Mozilla) qui rejoignent le concept puissant de Software as a service...

Vinton Cerf nous rappelle également qu'il y aura des milliards de dispositifs divers sur Internet, bien plus que 3 milliards de mobiles et 1 milliard de PC utilisés aujourd'hui, bien plus de dispositifs qu'il n'y a gens sur terre

Du reste le nombre d'internautes a été multiplié par 25 en 10 ans, de 50 millions en 1997 (autant que les membres de Facebook aujourd'hui !) à près de 1,250 milliard en 2007.


Des utilisateurs qui ne veulent plus seulement consommer de l'info, mais qui veulent en créer. Comme sur YouTube, par exemple.


D'où la nécessité d'appuyer les 3 niveaux traditionnels de la recherche - Intranet, sites, Web - sur une nouvelle voie lactée de communication, que Vinton Cerf appelle l'Internet interplanétaire.


Un projet du Jet Propulsion Laboratory de la NASA pour standardiser les protocoles de communication dans l'espace, et permettre la prise en charge des communications spatiales entre les dispositifs.

Sur ce, je vais y aller aussi de mon voyage au pays des rêves, et reviendrai bientôt avec la suite de cette passionnante exploration pour vous conter l'aventure de Google Search, Ads & Social... [Début]


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P.S. Dans mon prochain billet sur Google Search, Ads & Social, je pourrai vous en dire plus sur l'annonce probable de ses SocialAds par Facebook, prévue pour le 6 novembre (Google, qui devait initialement présenter son nouveau réseau social le 5, aurait remis à plus tard dans la semaine, par un heureux hasard...), et anticipée par Lee Lorenzen en ces termes :
This technology (fbCash) works by using non-personally identifiable data that Facebook has on 50 million users (growing to 200 million by Dec. 2008) to selectively target the ads on a web publisher’s site in a manner that generates a higher click-thru and higher CPC-rates and higher revenue share for web publishers than Google’s proprietary, closed AdSense solution.
Ce que Nick O'Neill résume ainsi :
Facebook will be leveraging the cookies installed in users’ browsers after logging into Facebook in order to target them across the web.
Je vous fais grâce des détails techniques (In this new system, Facebook will turn over to an Open-Source group the ad monetization algorithms that will dynamically test Google AdSense ads against Facebook-enhanced Microsoft ads against Yahoo Ads, etc. to determine the particular ads that are best suited for a particular user of any given web site.), mais en gros, ça voudrait dire que Facebook a trouvé un système pour tracer ses utilisateurs aussi hors de son site, c'est-à-dire partout sur le Web. Pour la plus grande joie de Microsoft... [Début]

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