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vendredi 31 octobre 2008

Interviews bloguées et liens Adscriptor

Interviews bloguées et liens Adscriptor

Coïncidence aussi sympa qu'étrange, on ne me demande que très rarement des interviews bloguées, mais cette fois il y en a deux qui sortent le même jour !

L'une sur mes pratiques de veille, et l'autre sur ma pratique du ... chocolat. À vrai dire, je serais bien incapable de me prononcer sur le sujet le plus sérieux !

Coupons la poire en deux et disons que ça va de pair, puisqu'on peut fort bien manger l'un en faisant l'autre. Il est d'ailleurs scientifiquement acquis que le chocolat est bon pour la santé !

Même Jean-Claude Van Damme pense que c'est diététique ... pour son chien :


Mais je ne vais pas vous laisser sur ce dernier billet du mois sans quelques liens dénichés au gré de mes pérégrinations sur le Web :

- d'abord cette longue interview de Marc Andreessen, un billet déjà signalé par Philippe Couve.

- une impressionnante série de ressources sur le référencement et le Web marketing !

- pour en venir à l'actu, à l'heure où il est question d'un improbable rapprochement AOL-Yahoo!, voir cette présentation d'AOL sur la transformation prometteuse du réseau Weblogs en réseau publicitaire :


Third Anniversary Weblogs Inc _ AOL 11

Personnellement, je ne change pas d'avis et continue à croire qu'une fusion Microsoft-Yahoo! serait la meilleure solution...

Je terminerai par 4 liens magnifiques (tags / photos, logos, graphisme) :
  1. le soleil comme vous ne l'avez jamais vu !
  2. 50 logos relookés
  3. Autres logos relookés...
  4. 12 portables relookés
Ça va quand même vous faire de la lecture pour le week-end...


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vendredi 19 octobre 2007

Twine

Twine

Philosophie de Twine
Le Web 3.0 en question
Nova Spivack

* * *

Dans le cadre du sommet Web 2.0 que j'ai annoncé et commencé à suivre sur ce blog, hier Nova Spivack a annoncé Twine, que nous présentent Tim O'Reilly, Read/Write Web (les deux avec un luxe de détails et de captures d'écran) ou Nicholas Carr (service gratuit en version base), entre autres.

Philosophie de Twine

Le communiqué de presse de Radar Networks nous donne les détails suivants (je condense) :
Twine est une application révolutionnaire du Web sémantique de prochaine génération, qui met les personnes, les groupes et les équipes en condition d'exploiter au mieux l'intelligence collective.

Présenté comme la première véritable application estampillée Web sémantique, Twine propose aux utilisateurs une façon intelligente de rassembler, de partager, d'organiser et de trouver les informations qu'ils cherchent en s'appuyant sur les avis/recommandations des internautes à qui ils font confiance, sur les contributions de leurs relations au sein d'un réseau de connaissances, gravitant autour d'intérêts et d'objectifs communs.

Vous pourrez ainsi suivre l'information à la trace, indépendamment de là où elle se trouve, collaborer grâce à l' "intelligence de l'outil", unique, qui appréhende la signification des informations et des relations et vous aide de façon automatique à les structurer et les connecter entre elles.

Pour ce faire, Twine utilise les ressources du Web sémantique, le traitement du langage naturel et l'intelligence artificielle, pour enrichir les informations et les modéliser afin que les individus puissent se les approprier. Twine transforme ainsi les données en contenu sémantique, pour faire de la connaissance une ressource enrichie, utile et interopérable.

Tout est mixé, amalgamé, toutes les données sont connectées, réunies en un seul espace : résultats de recherche, contacts, courriels, favoris, flux, documents, photos, vidéos, actus, produits, discussions, notes, etc.

L'utilisateur met ensuite tout ça en forme, comme il publie sur un blog ou un wiki, Twine étant conçu pour tout centraliser et devenir le "hub" de votre vie numérique.

Nous assistons au lancement du Web 3.0, mieux définissable comme la nouvelle décennie du Web, durant laquelle les technologies sémantiques nous aideront à transformer le Web, qui évoluera d'un serveur où sont stockés nos fichiers en une base de données mondialisée.

En rendant l'information compréhensible par les machines, connectée et réutilisable, le Web sémantique deviendra toujours plus intelligent.
Le communiqué conclut sur cette citation de Nova Spivack :
Yahoo! aura été le leader du Web 1.0, Google est le leader du Web 2.0, nous ne savons pas encore qui sera le leader du Web 3.0. C’est un nouveau territoire à explorer, mais Twine représente un premier pas, un signe fort, nous sommes surexcités par toute cette aventure.
Alors, Twine, Web 3.0 ou Pipo 2.0 ? Une interrogation à laquelle je vais tenter de répondre. [Début]


Le Web 3.0 en question

Comme je le commente sur le blog de Pierre Chappaz :
En une grosse dizaine d'années, pratiquement on est passé d'un niveau d'utilisation 0 d'Internet à près d'un milliard d'internautes, à la création d'une nouvelle économie mondialisée qui connaît une croissance exponentielle et qui véhicule des sommes considérables, des emplois, etc. etc.

Je ne pense pas qu'il y ait d'exemple semblable d'une telle croissance, aussi rapide, dans toute l'histoire de l'humanité. Donc le fait de mettre des noms sur les choses, que ce soit Web 3.0 ou Pipo 2.0, correspond tout simplement à la nécessité de trouver de nouveaux mots, et de nouveaux concepts, pour les faire correspondre à des réalités nouvelles.

C'est quelque chose qu'on voit tous les jours en terminologie, où la néologie est une branche florissante de la création linguistique. Pas par désir d'inventer de nouveaux mots en soi, mais juste pour tenter de mettre des noms signifiants sur des choses qu'on ignorait hier encore, mais qui sont désormais là, et bien là. Pour durer.

Car si un tel processus n'était pas constamment en marche, on appellerait toujours l'ordinateur un boulier.

Pourquoi pas, me direz-vous ? Mais cela ne ferait guère avancer les sciences et techniques, qui bouillonnent pourtant de nouveautés : environ 3000 par an, et ça ne cesse d'augmenter. Donc faute de trouver de nouveaux mots et de se mettre d'accord sur un minimum de sens commun, nous ne saurions pas nommer les choses.

Par conséquent je trouve que toute la réflexion autour de ce qu'est le Web et ses différentes déclinaisons, 1.0, 2.0, 3.0 ou n.0, peu importe, est extrêmement enrichissante et nécessaire.
Pour autant le concept de Web 3.0 selon Nova Spivack est très élaboré (j'y reviendrai), et Twine s'appuie sur un certain nombre de technologies de pointe qui en font une plateforme ouverte - API SPARQL et REST, RDF, OWL, XSL, probablement à terme GRDDL (Gleaning Resource Descriptions from Dialects of Languages) - et semblent justifier le terme d'application Web 3.0. Si vous voulez en savoir plus...

Ontologies extensibles, taguables, widgetisables, graphe sémantique (après le graphe social, qu'il intègre, et différemment de ce graphe sémantique-là) pour modéliser / cartographier les relations entre les gens et les choses, entre les arguments et les documents, et intégration d'une dimension sociale (wisdom of crowds plus the wisdom of computers working together) au sein d'une base de données mondiale. Spivack a d'ailleurs déposé un brevet intitulé Semantic web portal and platform.

Terriblement ambitieux et passionnant. En tout état de cause Twine est un produit innovant dont la prise en main demandera probablement du temps et de la patience. À tester donc, avant de déclarer trop péremptoirement que c'est une connerie Web 3.0 de plus. D'autant que Nova Spivack n'est pas à proprement parler n'importe qui. [Début]

Nova Spivack

Je l'ai découvert lors de la publication de Web 2.0 vs. Web 3.0 et de l'échange qui s'en est suivi avec Didier Durand, où un commentateur pointait vers un document de 25 pages intitulé Minding The Planet - The Meaning and Future of the Semantic Web, dont la lecture m'a captivé et que j'ai commencé à traduire (mais c'est long, j'ai été trop optimiste...), avec l'autorisation de Nova. Un article brillant, objet de ce qui fut probablement aussi l'une des premières expériences de propagation d'un mème à travers la blogosphère...

Pour celles et ceux qui comprennent l'anglais, Nova Spivack y explique fort bien la vision qu'il a du Web 3.0, dont le déploiement optimal arrivera, selon lui, vers 2010.


Une approche/vision réaffirmée à Richard MacManus, ainsi présentée par Francis Pisani :
Alors que web 3.0 n’est pas synonyme du web sémantique (il y aura plusieurs autres déplacements technologiques importants au cours de cette période), il sera largement caractérisé par la sémantique en générale. Le web 3.0 caractérise une époque au cours de la quelle nous améliorerons (upgrade) les couches profondes (back-end) du web après une décennie de concentration sur le devant visible (front-end) (web 2.0 a essentiellement tourné autour de AJAX, du tagging et d’autres innovations portant sur l’expérience des usagers dans le front-end du web.
Dans son billet, Francis s'interroge aussi sur la traduction en contexte de "back-end" et "front-end", je le comprends car je me tâte encore pour la meilleure traduction possible de Minding The Planet. Donc, déjà, si je bute sur le titre, je vous dis pas le reste... :-) [Début]


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Flock, navigateur social !?

Flock, navigateur social !?

Il y a des surprises comme ça ! Dans mon lecteur de flux, j'accroche sur ce titre de Techcrunch : Flock 1.0 Beta Released: Surprisingly Very Good. Intrigué, je vais voir de plus près, et j'arrive sur cette page :


un navigateur "social" dont j'ignore tout alors qu'il a été lancé ... il y a deux ans, pratiquement jour pour jour. Remarquez, avec tous les services/produits Web 2.0 qui éclosent constamment, c'est normal qu'on en oublie !

Un anniversaire, ça se fête, non ? Les trois volets mis en avant par le navigateur sont :
  1. le volet humain
  2. le volet médias
  3. le volet découverte

1. Volet humain (People)
Une navigation sociale, donc, dans tous vos services Web 2.0 (Facebook, YouTube, Flickr, etc.), la possibilité de partager photos et vidéos postés par vos "amis", mais également du contenu par simple glisser-déposer, de communiquer aisément entre les services, de recevoir des notifications sur les nouveaux posts, etc.

2. Volet médias (Media)
Une barre de navigation dédiée aux médias riches, pour échanger, publier, communiquer billets de blogs et courriels, etc. Probablement pas aussi riche que devrait l'être la nouvelle mouture de Firefox, mais en attendant...

3. Volet découverte (Discover)
Importer facilement flux RSS et médias, avec un espace personnalisé, My World, pour y fourrer tout ce qui nous intéresse sur le Web.

Le terme Flock, qui véhicule une idée de foule et de sociabilité (to flock = s'assembler, se rassembler), semble donc particulièrement bien choisi. Je l'ai déjà installé (installation superfacile avec importation de toutes mes préférences Firefox), je ne manquerai pas de vous faire un retour lorsque je me serai familiarisé. En attendant, j'aime bien l'interface, je vais tester certaines extensions. Sur Infos-du-net, le rédacteur décrit ainsi le navigateur :
Flock dispose d’une interface très agréable et d’outils permettant de mieux communiquer et travailler sur le Web.

- Une interface revue, qui est superbe.
- De nombreux services, encore plus pratique.
- Possibilité d'ajouter de nombreuses extensions
- Accès direct à notre Blog
- Toujours mon navigateur chouchou, bien que cette nouvelle version semble un peu plus gourmande en ressources...
Bon, et bien je vais l'essayer, et puis je vous dirai si Flock, qui semble étonnamment excellent, selon Techcrunch, tient toutes ses promesses ! Par contre, si vous connaissez déjà, n'hésitez pas à commenter votre feedback... Et si vous voulez le télécharger, suivez le lien :




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Google vs. Yahoo!

Google vs. Yahoo!

Récapitulatif

Puisque c'est le calme plat au sommet du Web 2.0 (aucune info véritablement digne d'être relayée aujourd'hui, sauf ça, je ferai un billet conclusif pour résumer), je voudrais comparer brièvement les résultats trimestriels de Google et Yahoo!, à la lumière d'une précédente analyse de GYM, où Google avait un avantage évident sur Yahoo et Microsoft pour tous les indicateurs étudiés.

Aujourd'hui je commencerai avec le résultat net par action dilué (Net income per share - diluted), qui est de 0,32 $ pour Yahoo et de 9,50 $ pour Google, soit 30 fois plus que Yahoo!

En bref, conformément aux principes IFRS, on obtient le résultat net par action (calculé sur une base diluée) en divisant le résultat net de la période par le nombre moyen d'actions en circulation, et je vous fais grâce des explications sur la dilution.

Pourtant, ce simple indicateur, identique pour les deux sociétés, confirme qu'un actionnaire de Google a trente fois plus de raisons d'être satisfait qu'un actionnaire de Yahoo! Outre une action d'une valeur 20 fois supérieure et une capitalisation de Google (200 milliards $) qui fait 5 fois celle de Yahoo! (40 milliards $).

Mais pourquoi je vous dis tout ça ? Simplement parce que Yahoo a davantage de visiteurs mensuels que Google ! Et même, au mois de septembre 2007, + 6 millions de visiteurs uniques en plus : -130 millions pour Google, +135 millions pour Yahoo!


Sur une base 100, ça veut dire que Google a 96 visiteurs uniques là où Yahoo! en a 100. Or la société communique qu'elle a totalisé 477 millions de VU sur le troisième trimestre 2007 :


ce qui donnerait 458 millions de visiteurs pour Google (96%) sur la même période.

Par ailleurs Yahoo calcule un revenu de 0,91 $ par utilisateur,


soit 434 millions de dollars (vs. 466 millions annoncés par les résultats Q3, mais Yahoo nous dit que les visiteurs de Yahoo! Japon et Yahoo! Chine ne sont pas pris en compte).

Prenons maintenant le revenu trimestriel de Google, en croissance de 57% d'une année sur l'autre :


et divisons-le par notre approximation de 458 millions de visiteurs sur le trimestre, ça nous donne une rentabilité de 9,24 $ par visiteur, 10 fois plus que Yahoo! [Début]

* * *

Tableau récapitulatif :

Capitalisation Google = Yahoo! x 5
Rentabilité Google par VU = Yahoo! x 10
Valeur action Google = Yahoo! x 20
Résultat net par action Google (dilué) = Yahoo! x 30


Impressionnant, non ? Correction, analyse...

Quant à Microsoft, dont la publication des résultats trimestriels est annoncée le 25 octobre, nous verrons bien, même si la comparaison est plus difficile, vu la variété des services/produits de la société de Redmond, dont le binôme Internet/pub n'est certainement pas la branche dominante. Alors qu'il représente 99% de la raison d'être de Google, une constante dans le temps !


Certains parlent d'une soit-disant fragilité de Google à cause de ça, pemettez-moi d'être sceptique ! [Début]


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lundi 15 octobre 2007

La pub sur Facebook : Google Adsense ?

La pub sur Facebook : Google Adsense ?

Une très très brève : je viens de voir que des Adsense Google étaient servis sur Facebook !


Or je me trompe peut-être, mais je croyais jusqu'à cette découverte que Microsoft avait un partenariat exclusif avec Facebook, depuis août 2006, pour la pub sur le site.

Il semble bien qu'il y ait anguille sous roche :
Most of Facebooks's revenue comes from its exclusive advertising deal with Microsoft which runs through 2011.

La plupart des revenus de Facebook proviennent d'un contrat de pub exclusif avec Microsoft, en vigueur jusqu'en 2011 !!!
Via WebGuild. Kara Swisher nous révèle également que :
Facebook execs spent Saturday and Sunday blabbing away with potential partners into the night, as Facebook looks to complete a commercial deal with either Yahoo, Google or Microsoft to serve its international ads.

Les dirigeants de Facebook ont passé le week-end à discuter avec leurs partenaires potentiels, pour finaliser un accord commercial décidant de qui, entre Yahoo, Google et Microsoft, servira leur pub à l'international.
Ce que je me demande c'est le sens d'international : hors US ? Avec Microsoft qui serait la régie de Facebook aux États-Unis et ... en dehors (remplir les pointillés) ?

Il semble que oui, puisque Kara ajoute : selon des sources proches de Facebook, seuls restent en lice Microsoft, qui sert déjà les pubs U.S. du site, et Google (sources close to Facebook said it was now a horse race between Microsoft, which already serves Facebook’s ads in the U.S., and Google).

Plus de détails ici :


Et encore, selon Mashable : des infos circulent, d'après lesquelles Google serait en train de développer un réseau Adsense dédié aux applis Facebook (Google is reportedly working on an AdSense network just for Facebook apps).

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que Zuckerberg n'a que l'embarras du choix. Donc, est-ce que tout ça cache quelque chose de beaucoup plus gros ? À suivre...

[MàJ - 16 octobre 2007] Attention : la brève risque de devenir longue (clin d'œil à Alex...). Depuis hier je ne vois plus que des Adsense sur Facebook ! Et les témoignages commencent à fleurir (avec les inévitables exagérations) :


Donc, comme le signalaient Stéphane en commentant ce billet ou Robin sur ValleyWag, il semble que les Adsense visibles dépendent des applications hébergées par Facebook et non du site lui-même. Il n'empêche que ça fait désordre : vous allez sur un site censé ne servir que des pubs Microsoft et au final vous ne voyez que des Adsense ! Ou je me trompe, ou Google contourne allègrement la soit-disant "exclusivité" de Microsoft, cherchez l'erreur ?

D'autant plus que Facebook aurait licencié un développeur d'applis qui faisait la promotion de pubs Adsense. Comprenne qui pourra...


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Liens connexes : P.S. Lisez le billet de Kara dans son intégralité, elle semble très bien informée : Google ne serait pas prêt à investir massivement dans Facebook et préférerait que Zuckerberg lève des fonds auprès d'investisseurs, tout en cherchant à garantir un minimum de rentabilité pour ses Adsense, au cas où...

Quant à Microsoft, la société ne souhaiterait pas renouveler sa régie à l'international (j'ai lu quelque part qu'ils perdaient déjà de l'argent avec le deal actuel), mais par contre elle serait prête à faire un gros investissement dans Facebook...

Je pense qu'on saura ça au plus tard avant ou durant le prochain sommet du Web 2.0, qui se tient ... après-demain !

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dimanche 14 octobre 2007

Graphe sémantique de 100 blogs influents

Graphe sémantique de 100 blogs influents


Après le graphe social, voici le graphe sémantique. Quelque chose qui me touche de près (cf. humain sémantique) et à quoi je pense depuis longtemps, sous forme de nuage sémantique :
Le but serait de créer un nuage de mots clés à partir de l'univers lexical d'un blog ou d'un site.
Je ne parle pas de tags. Je parle d'une fonctionnalité qui indexerait l'intégralité d'un site ou d'un blog à un instant donné pour l'analyser et restituer les cooccurrences plus significatives du blog ou site considéré.
Le nuage correspondant serait alors fourni par Exalead au blog/site qui pourrait l'intégrer au mieux.
Une fonctionnalité proposée il y a un an à Exalead (qui l'a refusée) (Merci Jean-Marie pour la proposition mais cette fonctionnalité ne peut être développée pour le moment. Nous reviendrons sur cette fonctionnalité dès que nous aurons avancé sur d'autres sujets, les blogs par exemple), en même temps que la possibilité pour les webmasters d'intégrer un flux personnalisable de résultats sur leurs pages.

L'idée derrière ces deux propositions était, selon moi, une voie détournée en vue d'une utilisation de masse d'Exalead :
Je pense que l'approche Exalead vs. Google n'est pas la bonne, en ce moment ce serait un peu la lutte du pot de terre contre le pot de fer. Et quand bien même les qualités du pot de terre seraient infiniment supérieures à celles du pot de fer, en l'état actuel des choses, il faut bien reconnaître que c'est Google qui rafle la mise.
Perso, qu'on excuse ma franchise, mais j'utilise Google à longueur de journée, j'en suis très satisfait, et je n'ai aucune intention de changer de moteur. Et je pense que nous sommes des millions dans ce cas.
Donc, plutôt que d'attaquer Google de front, je me dis qu'une meilleure stratégie pourrait être de viser d'abord la complémentarité au lieu de vouloir l'opposition à tout prix. En déplaçant les enjeux sur le terrain des services personnalisables, plus que jamais dans l'air du temps.
Concrètement, ça veut dire qu'en fournissant potentiellement à des millions d'utilisateurs des services perso qui se démarquent fortement de ceux de Google, et en imprimant à ces services une marque fortement identitaire, en l'occurrence celle d'Exalead, ces millions d'utilisateurs pourront voir cohabiter sur leur page d'accès personnalisable au Web (dans la mouvance des Netvibes, Webwag and co.), de plus en plus de services fournis par Exalead au côté de leur onglet de recherche préféré, que ce soit Google, Yahoo, MSN, Ask ou autre.
Ce serait là un moyen non intrusif de proposer l'utilisation d'Exalead à des utilisateurs qui ne l'utiliseront peut-être jamais sans cela.
Enfin, un autre avantage du fait que ces services soient développés par un moteur français à l'origine, c'est qu'en général tous les services proposés par Google (autocomplétion et autres...) sont optimisés pour l'anglais mais aux dépens des autres langues. C'est donc une piste supplémentaire à parcourir en direction de toutes les familles linguistiques qui se sentent un peu délaissées sur le Web, et qui représentent quand même globalement, plus que toute l'audience anglo-saxonne réunie.
Bref, tout ça est resté lettre morte, dommage.

C'est donc avec une grande surprise - et un grand bonheur - que j'ai découvert il y a quelques jours la première (à ma connaissance) cartographie sémantique de blogs. Qui reprenait le top 10 Wikio des blogs francophones. (via GuiM)


Et son auteur, Hubert WASSNER, prof d'informatique, d'expliquer :
La sémantique est l'analyse du sens des mots, c'est donc un savoir faire typiquement humain. Cependant une analyse fine de la masse d'information accessible sur internet peut permettre de calculer des distances entre les mots. Cela ne donne pas directement leur sens mais on peut utiliser cette information pour construire une carte de manière automatique.
On visualise leur distances sémantique que l'on a calculé grâce à des requêtes sur un moteur de recherche. Des liens élastiques sont simulé pour essayent de faire respecter toutes les distances entre les mots analysé. Le résultat est un graphe ou les mots son disposé sur un plan de manière a respecter au mieux possible les distances sémantiques.
Où l'on voit bien sur le graphe que le noyau est composé de Techcrunch, Loïc Le Meur, Fred Cavazza, GuiM et Mashable, avec aux pourtours, Embruns, Presse-citron, KelBlog, BigBangBlog et Versac.

Le noyau ayant un univers sémantique plus proche et ciblé que les pourtours. On voit donc que le classement sémantique peut diverger du classement ordinal (Presse-citron, par exemple).

Or le Professeur Wassner vient de réitérer l'expérience avec le top 100 de Wikio, où Adscriptor est 77e ce mois-ci, en nous expliquant que :
La couleur des bulles contenant les noms des blogs est en rouge d'autant plus vif que son classement est bon. Le positionnement dans l'espace ainsi que les liens (matérialisé par des traits noirs) sont issus d'un calcul de mesure de distance sémantique. Il ne s'agit pas de lien "internet" (lien hypertexte) mais de ce que les gens disent de ces blogs sur internet... Certain blogs peuvent être sémantiquement très proches d'un blog du "top 10" et ne pas du tout être bien classés... On voit ici les limitations des systèmes à base de classement.
Donc, de fait, sémantiquement parlant, Adscriptor serait dans le top 50.



Je ne dis pas ça pour me faire mousser (bien que je tienne beaucoup à cette reconnaissance sémantique), mais simplement parce que je trouve que mes stats ne reflètent aucun de ces 2 classements, puisque mon nombre de visiteurs quotidiens oscille entre 200 (le plus souvent) et 300 (dans les bonnes périodes), ce qui doit être l'un des taux de fréquentation - et de participation - les plus faibles du top 100.

Alors pourquoi ? That's the question. Si vous avez la réponse...


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P.S. Nous n'en sommes pas encore au "nuage sémantique" mentionné en ouverture de ce billet, mais c'est déjà une bonne étape. Je suis sûr que si quelqu'un développait un tel widget ou une appli pour Facebook (sur les différences entre apps et widgets...), par exemple, il ferait un carton. Malheureusement je n'en suis pas capable. Faut dire aussi que j'ai toujours de ces idées...

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samedi 13 octobre 2007

Google - Facebook vs. Microsoft - Yahoo : bloc contre bloc !

Google - Facebook vs. Microsoft - Yahoo : bloc contre bloc !

Va-t-on assister à la naissance d'un duopole, avec Google et Facebook d'un côté, Microsoft et Yahoo de l'autre ?

Sur l'échiquier du Web, les tactiques se déploient, et à défaut de toute autre considération économique, la valeur de Facebook est éminemment stratégique pour chacun des trois autres acteurs en présence. Dans les coulisses, une gigantesque partie est en train de se jouer, et j'ai la furieuse impression que tout peut encore arriver. Tandis que vous et moi, qui n'avons pas la fortune d'être dans le secret des dieux, en sommes réduits aux supputations. Voire aux délires...

Je suis tombé il y a peu sur ce billet de Kara Swisher évoquant la possibilité très proche d'un deal entre Facebook et Google, qui raflerait ainsi la mise, une fois de plus, sous le nez des deux autres grands perdants que seraient, dans cette affaire, Microsoft et Yahoo.

Auxquels il ne resterait plus qu'à s'associer, soit dit en passant (ils y arriveront bien tôt ou tard si Microsoft ne conclut rien sur ce coup...).

Hic et nunc, nous ne sommes que dans le domaine des rumeurs, des petits signes, il faut tenter vaille que vaille d'affiner le rapport signal-bruit, mais après tant de vacarme autour d'un accord possible entre Facebook et la société de Redmond, si Google coiffait son concurrent sur la ligne d'arrivée, ce serait un véritable camouflet pour Microsoft (un de plus...), qui perdrait totalement la main ... et la face !

Sans compter l'impact incalculable aujourd'hui, à la fois psychologique et ... sur les marchés. Pour le coup l'action de Google, déjà très florissante, s'envolerait vers des cimes.

Il faut dire que comme à son habitude, Ballmer y met du sien. Il pourrait toujours se consoler en annonçant un accord avec Yahoo!

Nous aurions alors un duopole contrôlant presque en totalité le triptyque royal sur Internet - Recherche / Pub / Plateformes sociales -, avec Google et Facebook en vainqueurs d'un côté, Microsoft et Yahoo en loosers de l'autre.

Attention ! Je ne dis pas que ce serait un bien pour l'Internet, au contraire. Mais malheureusement je le vois comme un scénario très possible, et même probable. Un scénario catastrophe ? J'espère que les faits me feront mentir...

Tout ça est au conditionnel, c'est clair, mais j'imagine que nous en saurons davantage dans les jours - voire les heures - qui viennent. Il se peut d'ailleurs que ce soit une question de jours, mais certainement pas de semaines. Trop d'enjeux, et trop énormes. Une annonce à la veille du big sommet sur le Web 2.0 ferait l'effet d'une bombe. Virtuelle, certes, mais quand même.

Alors, est-ce bientôt la fin de GYM ? Moi, je crois que oui. Et vous ?


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Lien connexe : un rapprochement intéressant.

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jeudi 10 mai 2007

GYM : une analyse

Les indicateurs économiques
Le cool factor

Pour moi, la énième rumeur de rachat de Yahoo! par Microsoft est à mettre au compte des signaux sur lesquels il convient de s'arrêter et de réfléchir.

Dont acte.

Les trois acteurs en présence sont toujours les mêmes :
  1. Google
  2. Yahoo!
  3. Microsoft
Avec G d'un côté, et YM de l'autre.

Le premier caracole en tête, les deux autres suivent, tant bien que mal. Une troisième place qui n'est certes pas dans la nature de Microsoft. Et même si Terry Semel voudrait nous faire croire que les journaux ne racontent que des conneries, perso je préfère penser que le fait qu'un tel argument revienne cycliquement sur le tapis est bien le signe qu'il n'y a pas de fumée sans feu.

Et qu'il témoigne surtout de l'indécision, voire de l'égarement, de deux sociétés cherchant par tous les moyens à combler un retard qui ne cesse de croître. J'imagine que toutes deux sont conscientes qu'elles doivent trouver une forme d'accord ou de collaboration (Semel did make a call for his company and Microsoft to work together on Internet advertising standards) pour contrer Google, tout en sachant qu'une fusion entre deux cultures d'entreprises aussi différentes pourrait déboucher sur un échec retentissant. Sauf à créer une nouvelle entité en détachant MSN de la maison-mère, ce qui serait une bonne façon de faire du neuf avec du vieux et d'éviter une fuite des talents...

Car en réalité, la somme de deux échecs ne fait pas une réussite. Maintenant, dire de Yahoo! et Microsoft qu'elles ont échoué, vous allez me rétorquer que je divague, et pourtant les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Ce que Steve Ballmer résume par une formule lapidaire :
Microsoft has the most visitors. Yahoo actually has people spending the most total time with them. And Google makes the most money.

Microsoft a le plus de visiteurs. C'est sur Yahoo que les internautes passent le plus de temps. Et c'est Google qui fait le plus d'argent (ou qui ramasse la mise, si vous préférez).
Donc si G s'en sort le mieux alors qu'il est devancé par YM (ne pas confondre avec ym...) en termes de fréquentation, les raisons de son succès doivent être cherchées ailleurs. Dans les ratios par exemple.

Or à nouvelle donne, nouveaux ratios : les indicateurs économiques servant à évaluer l'efficacité de GYM doivent être à la mesure ... de leur démesure. [Début]

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Les indicateurs économiques

C'est d'ailleurs en lisant une analyse de Victor J. Cook Jr., intitulée Microsoft's $8 Billion Problem, que j'ai eu l'idée de ce billet.

En voici les principaux passages traduits avec son aimable autorisation.
Dans le marketing des entreprises, il y a deux marchés distincts, le marché pour les clients d’une part, le marché pour les capitaux de l’autre, et nous savons qu'ils interagissent. Les hausses de revenus générées par les ventes, qui sont la promesse d’une trésorerie plus abondante, se répercutent sur la capitalisation. Et une meilleure capitalisation impacte le chiffre d’affaires, en fournissant davantage de liquidités à l’entreprise pour financer sa croissance par le biais des acquisitions.

Le tableau ci-dessous, qui se base sur les données 2006, montre que GYM a généré un C.A. global de 61,3 milliards $ pour une capitalisation agrégée de 469,5 milliards $, soit un ratio Cap./C.A. moyen de 7,66. En termes simples, cela signifie que durant l’année dernière les trois sociétés ont globalement créé 7,66 $ de capitalisation pour chaque dollar de chiffre d’affaires.

Or mon étude sur le ratio Cap./C.A. [value/revenue (v/r) ratio] de toutes les entreprises cotées de 1950 à 2005 aboutit à un ratio moyen de 1,1, ce qui veut dire que sur le long terme C.A. et capitalisation s’équivalaient à peu près. Quant à l'écart type du ratio, il a constamment progressé, passant de 1,2 durant les années 50 à +70 sur la période 2000-2005, caractérisée par une volatilité majeure. En prenant un échantillon de 50 472 sociétés sur la décennie 1991-1999, la valeur moyenne du ratio était de 7,92. Par conséquent, la performance de GYM observée ci-dessus (7,66 pour l’année 2006) est plutôt modeste.

(…)

LA RÈGLE DE GERSTNER


La première chose à savoir pour mieux comprendre quel est le moteur de ces résultats, c'est quelle est l'efficacité marketing de chacune des trois entreprises. Dans son livre, Who Says Elephants Can't Dance?, Lou Gerstner (l’artisan de la relance d’IBM) nous donne un principe de base sur l'efficacité marketing d'une entreprise. Une règle simple et révélatrice à la fois : combien ça vous coûte de générer un dollar de C.A. par rapport à vos concurrents ? Ce qu'on appelle la règle du coût par dollar (CPD) de Lou Gerstner…

Quant aux coûts marketing de l’entreprise (EME - Enterprise Marketing Expenses), ce sont tous les coûts supportés en termes de ressources humaines et de programmes destinés à influencer le comportement des clients, des investisseurs, et leur façon de penser, d’agir et de sentir vis-à-vis d’une entreprise.


En 2006, Microsoft a dépensé 6,584 milliards $ en R&D, plus 13,576 milliards $ en frais de vente, frais généraux et frais d'administration (SG&A), qui incluent traditionnellement les coûts vente & marketing. Pour un total EME de 20,160 milliards $. Donc en divisant cette somme par le C.A. 2006, cela nous donne un CPD de 0,455 : il en a coûté à Microsoft 45,5 cents pour générer 1 dollar de C.A.

Or en appliquant le même calcul à Google (1,229 milliard $ R&D + 1,601 milliard $ SG&A / C.A.), le même rapport était de 26,7 cents / 1 pour la société de Moutain View, soit près de moitié moins !

Autrement dit, pour chaque dollar de C.A. généré, Microsoft a dépensé 18,8 cents de plus que Google. Rapporté au C.A. global 2006, cela signifie que Microsoft aurait pu économiser 8,3 milliards $ en ayant le même ratio de performance que Google.
D'où l'analyse de Victor J. Cook Jr., qui chiffre le problème de Microsoft à 8 milliards de dollars. CQFD !

Dans un autre ordre d'idée, je me suis amusé à calculer la productivité par employé chez GYM, en divisant le C.A. par les effectifs (source : WSJ).


Résultat, là encore, Google fait 50% mieux que Microsoft (868 852 $ contre 579 085 $ par personne). Donc, je veux bien qu'à l'occasion on puisse faire dire aux chiffres tout et son contraire, mais parfois leur froideur donne une image assez fidèle de la réalité.

Or dans les trois cas ci-dessus, YM se situe dans la moyenne, alors que G s'en détache nettement. Et bien que Yahoo! et Microsoft aient d'excellentes performances (quelle n'est pas l'entreprise qui aimerait se vanter d'avoir des résultats pareils ?), Google est largement devant avec un différentiel énorme lorsque l'on parle d'hypercompétition... [Début]

* * *

Le cool factor

Pour autant les statistiques n'expliquent pas tout, y compris l'engouement et la préférence des internautes pour Google, qui sont plutôt à mettre sur le compte de ce que les anglo-saxons appellent le "cool factor", que je traduirais par "capital sympathie", une notion totalement étrangère à Microsoft et qui ne peut certes pas s'acheter, même avec quatre fois plus de liquidités que son concurrent !

Le capital sympathie de Google

Outre ses fameux intemporels, je dirais que le principal attrait de Google est l'ouverture, à quoi Microsoft oppose une conception propriétaire farouche qui fait de nous des clients captifs. Or avoir des clients captifs, c'est bon pour les monopoles, mais dès que ceux-ci tombent, les clients s'en vont. Et la legacy des produits Windows, Office & Co, même si elle se fait encore sentir, et comment, a de plus en plus tendance à se dissiper.

Observons deux signes qui ne trompent pas, l'un chez Google, l'autre chez Microsoft.

1. Dans GMail (dont je recommande vivement l'utilisation à quiconque), lorsque je reçois un document Word, Google me propose soit de le télécharger, soit de le voir en HTML, soit de l'ouvrir dans Google Docs, et c'est gratuit.


2. En revanche si un collègue m'envoie un fichier .docx, .xlsx ou .pptx. (nouvelles extensions d'Office 2007) je ne peux pas les ouvrir avec mon actuelle version de Word, Excel ou Powerpoint. Il faut juste que je passe à la caisse. Et pourtant j'ai déjà payé. Consternant ! À ce compte-là, je préfère de loin adopter OpenOffice qui m'offre gratuitement des fonctionnalités identiques, et se paie même le luxe de mieux gérer les gros fichiers que Word, j'ai eu l'occasion de le constater à maintes reprises.

Ceci étant, bien que ma seule hâte soit d'écarter définitivement les produits Microsoft de mon ordinateur, je ne le fais pas - encore - pour une autre raison. En effet, ce ne sont pas les applications bureautiques qui me freinent, c'est le système d'exploitation. Aujourd'hui Windows XP, et demain très probablement Vista. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas suffisamment geek pour passer à Linux et aux logiciels libres, dont l'utilisation demande - encore - une expertise informatique que je n'ai pas. Et malheureusement je ne connais pas d'autre alternative à ces deux OS.

Donc pour finir, si j'avais un conseil à donner aux compères Brin, Page & Schmidt, ce serait de nous sortir vite fait un système d'exploitation signé Google, qui nous changerait par sa qualité, sa simplicité, sa rapidité, sa gratuité, son universalité, son originalité et son interactivité. Selon moi, ce serait vraiment la killer app pour se débarrasser définitivement de Microsoft.

Car aujourd'hui ce n'est pas tellement d'une connexion dont ont besoin les internautes qui se branchent via leur ordi, ce serait plutôt d'un système d'exploitation léger qui les libérerait de l'usine à gaz Microsoft. C'est selon moi le plus gros obstacle à la percée du webtop, car la firme de Redmond nous tient captifs bien plus par son OS que par ses applications de bureau, de jeu ou tout ce que vous voudrez.

Et dans la transition du desktop au webtop et, demain, au mobtop, le premier acteur qui sortira un système d'exploitation ayant une prise en main intuitive et conviviale décrochera un avantage phénoménal sur les autres.

Enfin, c'est mon avis. Un bel atout à jouer pour Yahoo! Qu'en pensez-vous ? [Début]


Liens connexes :
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vendredi 4 mai 2007

Microsoft - Yahoo : la machine s'emballe

Microsoft - Yahoo : la machine s'emballe

Cette fois, il ne s'agit plus des supputations d'analystes financiers en mal de théorie, c'est quasi-officiel : Microsoft négocie avec Yahoo une fusion. La valeur du deal serait autour de 50 milliards de dollars pour le rachat de la société de Sunnyvale, contre une capitalisation actuellement à environ 45 milliards, en forte hausse ces derniers jours grâce à la progression de la valeur de l'action, alimentée par la rumeur.

J'ai abordé le sujet à plusieurs reprises, en analysant la chose sous toutes les coutures dès juin 2006, puis en novembre et notamment en mars cette année.

En réalité, vu la presque hégémonie de Google dans la recherche et la pub sur Internet, je suis convaincu depuis longtemps que ce serait dans la logique des choses pour ces deux acteurs que de fondre leurs efforts, seule solution s'ils veulent faire le poids. Les faits semblent me donner raison. Même si... Il n'y a plus qu'à attendre !


P.S. Il se pourrait qu'on n'attende pas longtemps puisque sitôt commencées, les négociations seraient déjà terminées (source : WSJ). Si vous vous étonnez que les deux liens (quasi-officiel et celui-ci) sont les mêmes, c'est tout simplement qu'en cinq heures, c'est-à-dire entre le moment où j'ai écrit ce billet et la présente mise à jour, le Wall Street Journal (courtisé par Murdoch, je signale au passage) a complètement modifié son article sans changer l'URL !

Juste histoire de dire que l'autre a jamais existé, heureusement que j'avais fait une capture d'écran. Voici les deux versions :

18h45'


23h45'


Donc que s'est-il passé ? Il semble juste que les gens bien informés (people familiar with the situation) ont changé d'avis entre-temps !

À 18h45' :
In what appear to be early-stage discussions, executives at Microsoft and Yahoo are taking a fresh look at a merger of the two companies or some kind of match-up that would pair their companies' respective strengths, say people familiar with the situation.
À 23h45' :
Microsoft and Yahoo in recent months discussed a possible merger of the two companies or some kind of match-up that would pair their respective strengths, say people familiar with the situation. But the merger discussions are no longer active, these people say.
Allez savoir ! Au moins, une chose est sûre : « The two companies may still explore other ways of cooperating. » Bon, ben nous voilà fixés (puisqu'on en parle)...

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mardi 6 mars 2007

Les enjeux autour de Technorati et des blogs

Les enjeux autour de Technorati et des blogs

Dans une association de pensées un peu facile, mais immédiate, il m'arrive souvent d'évoquer l'équation suivante : blogosphère = Technorati. Très partiel et partial, je vous l'accorde, mais lorsque je veux circonscrire une recherche aux blogs, j'ai plus volontiers le réflexe Technorati que Google BlogSearch, et j'imagine ne pas être le seul.

C'est donc avec une certaine surprise que j'ai lu ce billet de Read/WriteWeb reprenant une analyse de LeeAnn Prescott, publiée fin décembre 2006 et intitulée Google Blog Search dépasse Technorati, indiquant que pour la première fois Google pousse son propre moteur de recherche de blogs sur le marché nord-américain, aux dépens des résultats de Technorati.


Technorati, une bonne image de marque et une très forte notoriété sur le Web, PR7, 91 millions de résultats dans Google :


+70 millions de blogs tracés à ce jour :


soit une progression de 100% en moins d'un an (+35 millions en avril 2006) !

Des chiffres impressionnants mais probablement en dessous de la réalité. Je m'explique : si l'on en croit le niveau de francisation de la blogosphère selon David Sifry, le français ne représente que 2% de l'ensemble, soit en gros 1,5 million de blogs en se basant sur le total de 70 millions annoncé ci-dessus. Or Skyblog à lui seul en compte plus de 7,5 millions (à l'instant de ma capture d'écran)... Un différentiel de 6 millions de blogs pour une langue, cherchez l'erreur !


Un différentiel qui trahit la difficulté de dénombrer le phénomène avec exactitude et qui explique les fourchettes importantes qu'on retrouve çà et là sur le Web : des 70 millions annoncés par Technorati aux 100 millions de blogueurs prévus par Gartner durant le premier semestre 2007 :
Blogging and community contributors will peak in the first half of 2007. Given the trend in the average life span of a blogger and the current growth rate of blogs, there are already more than 200 million ex-bloggers. Consequently, the peak number of bloggers will be around 100 million at some point in the first half of 2007.
Donc si l'on suppose ce chiffre de 100 millions comme plausible (ayant vu que les estimations de Technorati étaient par défaut), cela signifie que Technorati concentre grosso modo les 3/4 des blogs à l'heure actuelle.

Une ressource exceptionnelle, puisque la blogosphère prend chaque jour une importance considérable, autant en termes de taille que d'UGC, le fameux contenu généré par l'utilisateur. L’audience et le contenu étant devenus pour l’Internet ce que le labourage et le pâturage sont à la France : ses deux mamelles. Elles nourrissent le réseau, dont l’arborescence a le contenu pour sève et l’audience pour frondaison.

Le binôme audience + contenu est d'ailleurs le véritable modèle économique du Web, voir les (prix des) rachats de MySpace par News Corp., de YouTube par Google, ou plus récemment de MyBlogLog par Yahoo (une opération bien utile...).

C'est là du reste où je rejoins l'analyse d'Emre Sokullu et Richard MacManus sur les options de sortie de Technorati, qui mentionnent un choix possible entre une introduction en bourse ou une acquisition par Viacom ou News Corp. (dont on connaît l'appétit pour ce genre d'opérations), ou encore par Yahoo, qui en profiterait pour étendre son offre de recherche aux blogs.

De plus, si un moteur réussit à décrocher l'exclusivité sur Technorati, il bénéficiera de sa formidable audience (208ème site le plus visité au monde, selon Alexa).

La possibilité d'un rachat de Technorati avait déjà été envisagée en 2005, aussi bien par Yahoo que par News Corp., mais cela ne s'est pas concrétisé par la suite. Il n'empêche qu'en deux ans les choses bougent, a fortiori sur Internet, où les réseaux sociaux ont actuellement un pouvoir d'attraction qu'ils n'avaient pas alors (l'apparition de nouveaux acteurs le montre), et que les rumeurs d'aujourd'hui deviendront peut-être les réalités de demain...

Qui vivra verra ;-)



P.S. Merci à Tom, qui vient d'ajouter en commentaire que les fils RSS sont maintenant disponibles sur Skyblog. Par curiosité, j'ai voulu comparer les stats entre le jour où j'ai écrit ce billet et aujourd'hui (vendredi 23 mars, 16h30'), or à l'heure où j'écris, voici les résultats :


Donc, en 17 jours :
  • 250 000 nouveaux skyblogs
  • plus de 7 millions d'articles écrits
  • près de 30 millions de commentaires
C'est quand même étonnant !

Tiens, pour terminer, cadeau : voici le premier skyblog en termes de fréquentation. Sortez couverts...

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