jeudi 18 septembre 2008

Wikio Labs

Suite à l'annonce conjuguée de la création des Wikio Labs par Pierre Chappaz et Jean Véronis, Jean avait lancé une invitation à une dizaine de blogueurs pour se rencontrer autour d'une bonne table. Ça s'est passé mardi soir.

Tous n'ont pas pu venir, notamment Thierry et Vincent, qui habitent beaucoup plus loin que moi, l'un au Brésil, l'autre au Canada, mais même si Rome n'est pas la porte à côté, je me suis dit que je ne pouvais vraiment pas manquer une telle occasion.

J'ai donc réservé vite fait un vol aller-retour (parti le 16 et rentré hier), et franchement, je ne regrette pas le déplacement. Un vrai plaisir !

Une soirée très stimulante et enrichissante, où j'ai découvert des personnes que je ne connaissais pas ou peu, sinon par blog interposé, comme Jérôme Charron, avec qui nous échangeons depuis déjà quelques années.

Jérôme Charron et Emilie Ogez (motrech.com)
Voici Emilie et Jérôme, les animateurs de MotRech, créé par Jérôme il y a quelques années puis relancé avec la participation d'Emilie Ogez, dans une formule originale où les deux dialoguent au sein de chaque billet. J'aime beaucoup cette façon de bloguer, où ils s'interpellent et se répondent mutuellement.

Ce fut également l'occasion de rencontrer un "pays", Guilhem Fouetillou, directeur général et cofondateur de RTGI, qui m'a fait venir un instant la nostalgie de Bordeaux. Avec Vincent, ils se sont livrés à des échanges particulièrement brillants sur de nouvelles formes de classement. Vincent nous a tracé à la volée une formule mathématique sur la nappe en papier qui valait son pesant de cacahuètes. J'étais tellement largué que je n'ai eu le réflexe ni de la prendre en photo ni de la lui faire signer et de déchirer le précieux bout de nappe. Du vrai Picasso... Les voici en grande discussion avec Pierre :

Vicnent, Pierre Chappaz et Guilhem (rtgi.fr)
Les discours de Guilhem sur les continents documentaires m'ont également beaucoup impressionné (voir ici pour avoir une petite idée de ce dont il s'agit), et je suis sûr qu'Olivier aurait été ravi d'entendre ça... On le voit ici en compagnie d'Alexis (Wikio) :

Guilhem et Alexis (Wikio.fr)
Juste à côté d'Alexis se trouvaient Julien et Jean :

Julien (Marianne2.fr) et Jean Véronis
et à l'autre bout de la table Christophe et Olivier :

Christophe (OuiNon.net) et Olivier (VeillePerso.com)
Et pour finir, vu qu'en règle générale, celui qui prend les photos n'est jamais dessus, Jean a voulu y remédier :

Pierre Chappaz (Wikio) et Jean-Marie Le Ray (Adscriptor.com)
Me voici à côté de Pierre, où j'ai quand même l'air fort étonné ... d'être là !

Lors des discussions il fut également beaucoup question de nuages sémantiques, un peu à la Wordle ou Quintura, mais adaptés aux autres langues que l'anglais. J'espère qu'on en aura bientôt des nouvelles...

Une excellente soirée durant laquelle nous avons également bu un coup, et même plusieurs :-), à la santé des absents que je n'ai pas encore mentionnés : Philippe, Christophe et Nicolas.

Voilà, s'il y a d'autres soirées, n'y manquez pas. Je n'aurai sûrement pas l'occasion d'y revenir de sitôt, mais cette fois-là ce sera vous qui boirez un coup ... à ma santé !

Liens connexes sur les Wikio Labs et sur ce spécial Wikio Lab... ouffe :

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P.S. Vu que j'étais à Paris, j'en ai profité pour rencontrer dans l'après-midi quelques Explorateurs du Web, dont je fais partie. C'était la première fois, et ce fut avec grand plaisir que j'ai fait connaissance "en face à face" avec Xavier de Mazenod, Luc Legay et Franck Dumesnil :

Xavier de Mazenod, Luc Legay et Franck Dumesnil (Explorateurs du Web)
Décidément, on en fait des choses en une journée !

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lundi 15 septembre 2008

Personal Branding : How to Brand You?

Personal Branding: How to Brand You?

Vous aurez noté que certains de mes billets ont parfois un titre anglais. C'est le cas pour celui-ci, car contrairement aux apparences, il est difficile à traduire. Moins dans les mots que dans les faits.

Dans les mots, le "Personal Branding", c'est l'idée que chacun peut être sa propre marque qu'il s'agit de communiquer, promouvoir, positionner (par rapport à la "concurrence"), etc.

D'où la question How to Brand You?, How to Brand Yourself?

Mais cela reste très difficile à traduire dans les faits pour notre culture francophone, où une connotation sous-jacente et fortement négative est toujours présente, qu'on pourrait rendre par l'équation suivante :
self branding = se vendre = pute !
Car là est le problème, tout au moins chez nous, où l'amalgame personal branding-prostitution vient quasi-naturellement à l'esprit.

Les anglo-saxons, moins prudes en la matière, avec moins d'états d'âme et parfois moins hypocrites, sont pourtant plein de bonnes idées lorsqu'il s'agit de positionner soi-même comme une marque, et donc de savoir se démarquer vis-à-vis des autres (en clair, sur Internet, c'est toute la différence entre "être présents" et "être visibles").

Je vous propose donc cette présentation de David Armano :
Brand "U.0"
View SlideShare presentation or Upload your own. (tags: internet brand)
Dans laquelle il nous propose les 5 B de Building Brand U.0 (lire Brand You.0) :
  1. Be Ubiquitous: Create multiple streams of "you"
  2. Be Social: Effectively manage your "social systems"
  3. Be Interesting: Write, photograph, share, give
  4. Be Remarkable: Do something worthy of a remark
  5. Be Yourself: Let your personality shine through
En français, ça donne quelque chose dans ce genre :
  1. Être ubiquitaire, littéralement être partout à la fois... Nous dirons polyvalent, en créant de multiples "flux" de soi-même (ce qui suppose une certaine familiarité avec différents outils, comme, par exemple, les blogs, le micro-blogging, les univers virtuels etc.)
  2. Être social, en sachant gérer efficacement ses réseaux sociaux, ou, pour faire une analogie avec un ancien billet, en sachant gérer efficacement son interface sociale, son "tableau de bord"
  3. Être intéressant: écrire, photographier, partager, donner
  4. Être remarquable, en faisant quelque chose digne d'être remarqué ... pour mieux se démarquer
  5. Être soi-même, en laissant transparaître, voire éclater, sa personnalité (qui n'est incluse sur aucune plateforme), puisque c'est le ton unique de chacun/e, son empreinte originale, qui peut/doit faire toute la différence.
En réalité, donc, faire son "personal branding" n'a rien à voir avec "être pute". Tout au moins c'est à espérer...


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mercredi 10 septembre 2008

Google vs. Edvige

Google vs. Edvige

À l'origine de ce billet est un raccourci saisissant imaginé par un de mes collègues : Google = Edvige.

Selon ses propres mots : « je me disais que la bonne traduction de Gogole était sans doute Edwige »... (sic)

Donc, ici c'est Google-Edvige, là c'est Edvige-Facebook, dont l'auteur de l'article, avocat, nous fait justement remarquer que la création du "fichier" Edvige (sigle d'Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) :
intervient dans un contexte marqué par un affaiblissement considérable de la vigilance des personnes quant à la protection de leurs données personnelles.
Et de poursuivre :
Peut-être supporte-t-on mieux le fichage privé car dans un cas, il y a consentement, et pas dans l’autre ?
Pour autant, en comparant Google ou Facebook avec Edvige, est-ce qu'on ne compare pas les torchons et les serviettes ? Car si l'on peut considérer qu'il y a fichage, dans un cas comme dans l'autre, parle-t-on d'un fichage de même nature ?

Non ! Il faut le dire clairement. Et avant de conclure que le fichage « privé » ferait moins peur car n'émanant d'aucun gouvernement, mieux vaut essayer de tirer l'écheveau pour dénouer ce sac d'embrouilles.

Signalons tout d'abord qu'Edvige n'est qu'un fichier parmi d'autres dans l'ample panoplie du fichage gouvernemental, qui compterait en tout, avec Edvige, 37 fichiers différents. Plus que des fichiers, d'ailleurs, il s'agit de véritables bases de données. Qui contiendraient, pour nous limiter à Edvige, à destination de toutes les personnes physiques âgées de treize ans et plus :
― informations ayant trait à l'état civil et à la profession ;
― adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ;
― signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ;
― titres d'identité ;
― immatriculation des véhicules ;
― informations fiscales et patrimoniales ;
― déplacements et antécédents judiciaires ;
― motif de l'enregistrement des données ;
― données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.
Toutes les personnes physiques âgées de treize ans et plus relatives à l'article 1, s'entend, article 1 qui n'est pas mal non plus, puisqu'il autorise le ministre de l'intérieur à mettre en œuvre un traitement automatisé et des fichiers de données à caractère personnel ... ayant pour finalités... :
  1. De centraliser et d'analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au Gouvernement ou à ses représentants pour l'exercice de leurs responsabilités ;
  2. De centraliser et d'analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public ;
  3. De permettre aux services de police d'exécuter les enquêtes administratives qui leur sont confiées en vertu des lois et règlements, pour déterminer si le comportement des personnes physiques ou morales intéressées est compatible avec l'exercice des fonctions ou des missions envisagées.
Plus ici...

En clair, et notamment au lu du point 2. (susceptibles de porter atteinte à l'ordre public), ça veut dire que toute la population française, dans une circonstance ou une autre, pour une raison ou une autre, peut tôt ou tard être amenée à se retrouver dans le ventre d'Edvige...

Voilà pour la partie "publique" de la chose. Voyons maintenant ce qu'est le "fichage" côté privé, et en quoi Edvige est différent de Google ou Facebook. En commençant par Facebook, comme je l'ai détaillé dans un billet sur le ciblage publicitaire et comportemental selon Facebook :
Lieu / Sexe / Âge / Mots clés de son choix / Formation / Diplôme d'université / À l'université / Au lycée / Universités / Major / Année, etc. / Lieux de Travail / Relation / Célibataire / Fiancé(e) / Marié(e) / Intéressé(e) par hommes - femmes /
Ajoutons-y l'orientation politique aux US :


et précisons que le choix de renseigner ces champs est totalement facultatif, voire fantaisiste (vous y mettez ce que vous voulez), autant d'options qui ne se posent pas avec Edvige...

Donc, première question : cocher les cases ci-dessus ou saisir quelques mots à la volée peut-il constituer une atteinte à la vie privée ? Et en quoi ?

D'autre part, la collecte d'infos "personnelles" par les grands acteurs du Web n'est déclenchée que par certains événements, des « Data transmission events ».
Citons, à titre d'exemple, les données collectées :

- lors des recherches de l'internaute ;
- lors de ses achats ;
- lorsqu'il clique sur une pub ;
- lorsqu'il s'enregistre sur un service ;
- grâce aux cookies, etc.

Tout ça permettant à qui les possède en bout de chaîne d'obtenir des informations précises sur nos habitudes, nos intérêts, et ainsi de suite. Le graal des publicitaires et des marketers de tout poil, en quelque sorte !

On pourra toujours s'interroger pour savoir si ces données sont collectées à notre insu ou non, bien que je me demande franchement quel internaute naviguant régulièrement sur Internet ne serait pas encore au courant !?

Par ailleurs, menée aux États-Unis en décembre 2007 sur le trafic imputable aux quinze plus gros acteurs américains de l'Internet, je ne doute pas que les résultats de l’étude puissent être extrapolés au Web mondial, puisque de toute façon la tendance est irréversible, autant le savoir...
La collecte globale de toutes ces données n'ayant qu'un but, comme je le dis à propos de Google :
(analyser) mes habitudes de navigation, identifier mes goûts, me profiler par un ciblage comportemental le plus précis possible, et pouvoir ainsi me présenter les pubs qu'elle jugera les plus pertinentes, les plus susceptibles de me faire cliquer, réagir, acheter, etc.
Donc en comparant le "fichage privé" au "fichage public" à peine décrits, et même si l'on veut mettre les conditions d'utilisation de Facebook ou des services de Google sur la balance, la seule conclusion qui me vient est celle-ci : ils ne sont pas comparables. En aucun cas.

Par conséquent, celles et ceux qui pensent avoir tout dit en comparant Google, Facebook & Co avec Edvige et ses frères et sœurs dont disposent peu ou prou tous les gouvernements de la planète, feraient mieux de peaufiner leur analyse avant de dire n'importe quoi. Et il serait peut-être temps aussi d'en finir avec la paranoïa généralisée sur Google et autres, à moins que ça ne serve d'alibi pour ne pas voir les vrais problèmes que nous posent les états qui nous gouvernent en promulguant des législations toutes plus débiles les unes que les autres.

Car Edvige, à l'instar de tous ces prénoms qu'on donne aux cyclones tropicaux qui dévastent des populations entières, me fait plutôt penser à une catastrophe naturelle anthropique de très grande ampleur... Du genre HADOPI, rien que pour en citer une autre. Alors non à Edvige !

Mais franchement, rien à voir avec Google. En Italie, ma vie privée est en danger dès aujourd'hui (enfin, ça fait déjà plusieurs années...), et la menace vient d'un "gouvernement démocratiquement élu" et de son chef, Silvio Berlusconi. Qui s'en prend d'ailleurs aussi à Google.

C'est peut-être un hasard, mais un proverbe italien dit : "les ennemis de mes ennemis sont mes amis"...


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Moteurs de recherche alternatifs : 2% du marché !

Moteurs de recherche alternatifs : 2% du marché !

Alt Search Engines, un excellent site sur les moteurs alternatifs à GYM, nous propose les dernières stats d'Hitwise sur les parts de marché des moteurs aux États-Unis :


La conclusion est sans appel : sur un an (août 2007 - août 2008), les parts de marché des moteurs alternatifs ont chuté de 3,13% à 1,96%.

Le billet conclut ainsi : Commentaires ? Idées ? Solutions ?

Commentaires

Ce qu'attendent les internautes d'un moteur, essentiellement, c'est la pertinence. Or la pertinence s'obtient autant sur le qualitatif que sur le quantitatif. Impossible de remonter des résultats pertinents si l'on a l'un sans l'autre.

Le qualitatif, c'est la précision de l'algorithme.
Le quantitatif, c'est l'exhaustivité de l'index.


Comme je le disais déjà lors d'une précédente comparaison de l'index des moteurs de Google, Yahoo et Microsoft, il convient de préciser :
L'augmentation de la taille de l'index n'est pas forcément corrélée à l'augmentation de la pertinence, celle-ci ne dépendant pas uniquement de la couverture, mais il est clairement impossible de retourner le résultat pertinent tant que la ressource correspondante n'est pas indexée.

[C'est la composante quantitative]

A contrario, un moteur peut très bien avoir le site pertinent dans son inventaire et rester silencieux, c'est-à-dire ne pas sortir le résultat. En fait, pour un moteur, il est encore pire d'avoir un site dans son index sans comprendre que, pour une requête donnée, le site pertinent, c'est justement celui-là !


[C'est la composante qualitative.]
Or aujourd'hui, Google est LE moteur qui a trouvé le meilleur mix entre ces deux composantes. Exemple : Cuil a la première sans avoir la seconde, tandis qu'Exalead a parfois la seconde sans avoir la première. Ils y travaillent, mais c'est probablement le lot des outils de recherche alternatifs que de pouvoir difficilement réunir les deux dans une proportion satisfaisante.

Or dans les deux cas, le résultat est le même : on n'a qu'une pertinence quali-quantitative partielle, et donc, autant dire qu'on n'a plus de pertinence du tout.

Idées

À court-moyen terme, je ne vois aucun moteur capable de renverser la suprématie de Google. Je ne crois pas que les gens aiment Google en soi, mais juste parce que c'est le moteur qui leur fournit les meilleurs résultats. Si demain une société sort un meilleur moteur, il y aura un déplacement massif des internautes vers ce nouvel acteur. Si...

Car c'est plus facile à dire qu'à faire, et concrètement, non seulement personne n'y arrive, mais en plus Google continue de gagner des parts de marché. Pourquoi ?

Ma seule réponse : parce qu'il est plus pertinent que les autres. C'est tout.

Donc la question n'est plus de savoir qui détrônera Google sur son terrain - personne - (tout au moins à un horizon temporel prévisible), mais quand y aura-t-il rupture avec l'existant : rupture culturelle, rupture technologique, rupture des usages, etc.

Et comme je le commente sur le blog d'Olivier Andrieu, je ne vois encore nulle trace de cette rupture à venir, car les esprits ne sont pas prêts, le Web est trop jeune et va trop vite compte tenu de nos simples capacités physiologiques.

Solutions

Il est clair de ce qui précède que je ne vois aucune solution généralisable. Par contre il y a certainement des solutions individuelles pour chercher sans Google. Mais ce sont des solutions que chacun/e doit personnaliser à sa mesure, et ce qui vaut pour moi ne vaut plus pour le voisin.

À chacun/e son cocktail, avec des dosages qui dépendent de nos propres capacités à appréhender le Web. Deux exemples :

1. Szarah :
Mes recherches, je les fais avec un métamoteur, je n'ai jamais cherché à savoir combien de Google il y avait dedans.
J'utilise IE et FF, XP et Ubuntu, ça dépend de la machine que j'utilise.
Je ne crois avoir de "préférences" pour personne mais j'ai de la reconnaissance pour tous.
Pour Apple et son interface, pour Microsoft en ceci qu'il a permis une informatique "à la Apple" mais dans mes moyens, pour FF qui est venu contrer MS devenu hégémoniaque, pour Linux pour le même motif.

Et il se trouve que je n'ai pas besoin de Google.
Ni de près ni de loin.
Il ne me sert à rien (sauf comme sujet d'étude mais c'est une activité de loisirs).
Une position qui ne me convainc qu'à moitié, car dans tout métamoteur, la part de Google est prépondérante. Donc la pertinence des résultats retournés par le métamoteur dépend étroitement de Google. Enlevez Google des métamoteurs et, vous savez quoi : vous reviendrez à Google ! Tout au moins si vous vous souciez d'obtenir des résultats pertinents.

2. Narvic se forge ses propres outils de recherche d'informations, et compte sur des stratégies de recherche sociales pour faire mieux que Google.

Personnellement, je partage plutôt l'opinion de Chris Sherman sur la recherche sociale, mais je conçois aisément que d'autres préfèrent une telle approche.

Ceci dit, hors de ces approches personnalisées (y compris via Google CSE), je ne vois à court terme aucune possibilité réaliste de détrôner Google.

En tout cas, ce n'est certes pas Quaero qui apportera des solutions...


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mardi 9 septembre 2008

Google and the Universal Translation Memory

Version française

Blown away from the outset by Google’s speedy and significant break into machine translation, I have long been predicting its brilliant progress in the field of translation. Surely there are quite a few surprises left to come.

I’m at the point where instead of the operator define:, sometimes I test the operator translate: just to see if it has been implemented since I last checked. And it seems that the moment has arrived, with the translation onebox (Via Google Live).

Apparently, it currently only concerns common expressions, although it is likely it will cover all terms already included in Google’s dictionaries.


I tried with Italian but it doesn’t work yet. Even so, it is likely that as soon as the future Google Translation Center is up and working, this operator will also search for translations in the bitexts that will populate the universal translation memory an army of translators is developing daily.

Remember that this memory also helps Google self-teach, and “bitext” refers to a source text (or starting text) and a target text (or final text) set side by side in alignment. Example.

In fact, the operator does not seem to function the same way as define:, where you use the English term no matter what language you speak.

With "translate", it’s apparently the operator that defines the target language: when you type translate ordinateur Google directly interprets this to mean translation from French to English, whereas with traduire computer, it interprets English to French.

So, if we engage in a brief forward-looking exercise, we can easily imagine that in the very near future, not only will Google be able to match the operator to your profile by default (that is, knowing you are English, it will offer you terms translated into English by default, unless you indicate otherwise), but it will also (and most importantly) be able to draw from practically all the terms in human language, in all languages, as the universal translation memory gradually takes shape.

It will be filled as much by the human translators who use Google’s tools to translate, as by its large-scale automated technologies (not to be confused with the implementation of an automatic translation system in a company, for example), or even by the alignment of literary classics that make up our common heritage and which are already translated into countless languages.

For the layman, aligning a text is taking for example Victor Hugo's Les Misérables breaking it into segments and aligning the segments of the original text with the corresponding segments translated into the language(s) of your choice (noting that a segment does not necessarily correspond to a sentence, which will be broken into multiple segments if it is too long, for example). You do this with French-English, and you have the French-English memory of Les Misérables. Then you do the same thing with English-Italian, Spanish-German, Russian-Chinese, etc., and you get as many memories as there are languages into which a work has been translated.

The Rosetta Stone is a perfect example of aligned texts. And if I could only mention one more, think of the thousands of translations of the Bible that already exist...

Add to that the great classics from around the world that are already in digital format, build the corresponding translation memories in the language pairs you have access to, and you can easily understand that we are not far from being able to align practically the whole of human language, from every era.

Since the dawn of humanity, no one has ever been able to do that. Until Google...

The talk about Google and translation is not over yet. In fact, it’s only beginning!


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Liens Adscriptor sur Google

Liens Adscriptor sur Google

Quelques pistes de réflexion autour de Google, qu'on me reproche de trop aimer.

En anglais :

The Omnigoogle, par Nicholas Carr

Google: The all-time biggest company based on free

Google va indexer les vieux journaux !

Top Lawyer Is Selected As U.S. Mulls Google Suit

Google: The Ten Years Stories

En français :

Google Archives : vers la bibliothèque universelle

Google Books : un appétit de Lyon

Bonne lecture.


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lundi 8 septembre 2008

Ovopedia, Berlusconi et la démocratie


[MàJ - 3 mars 2009] Projet abandonné, la société Ovo Srl est mise en liquidation...

* * *

Une information aussi étrange que préoccupante, inquiétante, même, a été publiée par le magazine L'Espresso de cette semaine, intitulée Silvio riscrive la storia (Berlusconi réécrit l'histoire), signée Peter Gomez.

Le scoop raconte les rapports entre Silvio Berlusconi, via une participation à 47% de la société Trefinance SA, filiale luxembourgeoise de Fininvest, le coffre-fort médiatico-industriel du Cavaliere, avec la Ovo Srl, contrôlée à 53% par Andrea Pezzi, ex disk-jockey, via la société Nova Fronda Srl, dont le nom s'inspire du courant de l'ontopsychologie d'Antonio Meneghetti (en savoir plus...) !

La société Ovo, dont Andrea Pezzi et son équipe auraient suivi des cours du Maître (à 2 500 euros le cours), et au Conseil d'administration de laquelle Berlusconi a mis un de ses collaborateurs - Paolo Mazzoni -, se propose donc de créer Ovopedia, la première encyclopédie faite entièrement de clips vidéo.

Centrés sur la volonté des "grands hommes", ils prônent par exemple de revoir des personnages tels que Stalin ou Hitler en étudiant leur "être intérieur", au point que d'après le journaliste, qui a pu voir en avant-première certains des clips réalisés, la vidéo dédiée à la montée du nazisme présente Hitler comme un leader ayant un fort charisme personnel et d'extraordinaires qualités d'orateur !!!

Et d'indiquer que dans Mein Kampf, le Führer "affirme que le déclin actuel de l'Allemagne dépend d'un complot des communistes et des juifs visant à semer la discorde et affaiblir l'économie du pays"...

Il semblerait que Marcello Dell'Utri (qui entretient d'excellentes relations avec Meneghetti) ait joué un rôle prépondérant dans cette implication de Berlusconi, dont les motivations peuvent paraître mystérieuses de prime abord, quoique...

Si l'on tient compte du fait que cette télé interactive est destinée à envahir Internet en commençant par une production de 2 000 clips par an, avec comme première cible les jeunes ayant entre 16 et 26 ans, on comprend mieux le moment choisi par Mediaset pour se lancer à l'attaque de Youtube...

Les formats devraient également se décliner en "Ovonews" pour approfondir l'actu journalière, et "Ovospirit" en matière de satire politique, dont l'une des premières victimes désignées serait Antonio Di Pietro, l'un des principaux artisans de Mani pulite... considéré par Meneghetti comme une marionnette aux mains des américains pour détruire les entreprises italiennes...

J'ai l'impression d'écrire le scénario d'un mauvais film, mais non, tout cela est bien réel, Peter Gomez est un journaliste italien de tout premier plan, qui vient tout juste de présenter la parution d'un dernier livre collectif écrit dans l'urgence, Bavaglio (Le bâillon) :








Je pourrais vous en tartiner des billets par dizaines, sur Berlusconi, mais je m'arrête ici, écœuré. Ce soir plus particulièrement que les autres jours. Au plan de l'information, Internet est l'ultime espace de liberté en Italie, où 95% des médias traditionnels sont contrôlés et la plupart des journalistes noyautés par Berlusconi. Qui, jusqu'à présent, n'avait apparemment pas encore saisi que la toile peut vite devenir un contre-pouvoir encombrant. Chose que quelqu'un comme lui ne peut se permettre.

Or ces derniers temps de nombreux signes convergents indiquent qu'il est en train de s'y mettre...


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Liens connexes pour une information indépendante en Italie :
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