Signée iDialoghi, je les ai contactés pour leur demander l'autorisation de l'adapter en français, car je suis convaincu qu'elle a le mérite d'offrir une bonne synthèse de la situation, d'être à jour et de poser les bonnes questions. Auxquelles chacun/e devrait s'efforcer d'apporter ses propres réponses, puisque désormais nous sommes tous des personnages publics.
Je ne vais pas vous la détailler, vous pouvez la consulter directement en ligne ou en télécharger le PDF :
2. La diapo qui m'interpelle le plus est la n° 40 :
Décider de ne pas créer son profil sur Facebook ou sur d’autres réseaux sociaux pour ne pas s’exposer reste malheureusement insuffisant.
On perd ainsi totalement le contrôle sur tout ce que les autres disent de nous, sur les tags nous concernant susceptibles d’étiqueter des photos ou sur les faux profils éventuellement créés à notre nom.
Mieux vaut se créer un compte et l’utiliser avec le plus grand soin pour garder le contrôle des “rumeurs” et maîtriser son image...
Cela pour répondre à tous les "no-names", qui pensent à tort, selon moi, échapper à un risque alors qu'en fait ils s'exposent ainsi à un risque encore plus grand : celui de ne plus rien contrôler ! Ni leur identité, ni leur réputation...
Car en réalité, refuser un risque ne permet pas toujours de l'éviter, et nier que désormais sur Internet l'homme est un animal social n'empêche pas qu'il le soit, nolens volens!
Regardez ça, pour mieux comprendre de quoi je parle :
Donc bonne lecture, et si la présentation vous plaît, passez le mot ! Plus les internautes prendront conscience des problèmes, plus Internet et les réseaux sociaux pourront être sécurisés. Obama dixit...
Ce mois-ci j'ai gardé dans un coin de ma tête deux infos en provenance de Mountain View. Il serait peut-être temps de les mélanger pour en ressortir un cocktail que je trouve étonnant, pour ne pas dire détonnant !
Google indexe l'audio « par reconnaissance automatique du contenu ».
Voici un exemple de recherche sur Sarko, où l'on voit que les passages, signalés par une petite barrette jaune, sont également restranscrits en version texte, ce qui fait que vous savez immédiatement les extraits susceptibles de vous intéresser, que vous pouvez même écouter dans l'instant !
Un mode de recherche similaire à Chrome, où les termes cherchés sont mis en évidence et où les petites barrettes jaunes dans l'ascenseur latéral (signalées par une flèche) vous permettent de situer l'endroit où se trouvent les réponses. En outre ces barrettes sont clicables pour vous positionner directement sur le passage correspondant.
Impressionnant ! Très impressionnant ! Comme toujours avec Google... Sans compter que la version texte sera très probablement indexée dans le référentiel planétaire stocké sur les serveurs de Google, et que ces résultats pourront aisément être mixés à ceux de la recherche universelle lorsque le moteur le décidera.
Ça, c'est la première info. Voici la deuxième : Chad Hurley, PDG et co-fondateur de YouTube, a annoncé que chaque minute, c'étaient 13 heures de vidéos qui étaient téléchargées sur YouTube, un volume inéluctablement amené à grossir de façon exponentielle.
Ce qui nous donne, pour l'instant, 18 720 heures de vidéo chargées par jour ! Ou si vous préférez, l'équivalent de 780 jours de vidéos chargées ... tous les jours!!!
Or en faisant appel à ma mémoire et en me rappelant mes débuts en traduction il y a plus de 20 ans, il m'est arrivé de "sbobinare" des cassettes, c'est-à-dire de les faire défiler pour en retranscrire le contenu sur papier. Et si mes souvenirs sont bons, l'équivalent d'une cassette normale remplissait bien une soixantaine de pages standard (des pages de 200 mots). Donc posons comme hypothèse qu'en retranscrivant une cassette de 60 minutes on obtienne 60 pages, ça nous donne une page écrite par minute de conversation.
Appliqué à 18 720 heures de vidéo, ce résultat conduit à l'équivalent de 1 123 200 pages texte qui viendraient s'ajouter, chaque jour, aux 1000 milliards de pages déjà contenues sur Internet. Une goutte dans l'océan, me direz-vous !
Et pourtant. Si vous mettez en relation ces deux "brèves", vous comprenez aisément combien l'inventaire de Google s'apprête à grossir, incessamment sous peu. Et lorsque Chad Hurley nous dit que de nouvelles solutions de monétisation du service sont prêtes à être lancées :
on peut imaginer que rendre toutes ces conversations cherchables fait partie intégrante de cette stratégie de monétisation via le search du contenu "texte" des vidéos.
Après tout la numérisation des livres, des brevets et des journaux papier ne fait peut-être qu'annoncer celle des films télé et cinéma, suite à quoi nous n'aurons plus seulement Google Books, mais Google Films et ce ne sera qu'un début...
organiser l’information mondiale – toute l’information, et pas seulement une partie – et faire en sorte qu’elle soit universellement accessible et utilisable, dans toutes les langues, tous les pays, et sur tous les supports, en ligne et hors ligne : Internet, téléphonie mobile, presse, édition, vidéo, photo, cinéma, télévision, radio, affichage, annuaires papier, etc., la liste est loin d’être exhaustive...
[MàJ - 3 mars 2009] Projet abandonné, la société Ovo Srl est mise en liquidation...
* * *
Une information aussi étrange que préoccupante, inquiétante, même, a été publiée par le magazine L'Espresso de cette semaine, intitulée Silvio riscrive la storia (Berlusconi réécrit l'histoire), signée Peter Gomez.
Le scoop raconte les rapports entre Silvio Berlusconi, via une participation à 47% de la société Trefinance SA, filiale luxembourgeoise de Fininvest, le coffre-fort médiatico-industriel du Cavaliere, avec la Ovo Srl, contrôlée à 53% par Andrea Pezzi, ex disk-jockey, via la société Nova Fronda Srl, dont le nom s'inspire du courant de l'ontopsychologie d'Antonio Meneghetti (en savoir plus...) !
La société Ovo, dont Andrea Pezzi et son équipe auraient suivi des cours du Maître (à 2 500 euros le cours), et au Conseil d'administration de laquelle Berlusconi a mis un de ses collaborateurs - Paolo Mazzoni -, se propose donc de créer Ovopedia, la première encyclopédie faite entièrement de clips vidéo.
Centrés sur la volonté des "grands hommes", ils prônent par exemple de revoir des personnages tels que Stalin ou Hitler en étudiant leur "être intérieur", au point que d'après le journaliste, qui a pu voir en avant-première certains des clips réalisés, la vidéo dédiée à la montée du nazisme présente Hitler comme un leader ayant un fort charisme personnel et d'extraordinaires qualités d'orateur !!!
Et d'indiquer que dans Mein Kampf, le Führer "affirme que le déclin actuel de l'Allemagne dépend d'un complot des communistes et des juifs visant à semer la discorde et affaiblir l'économie du pays"...
Il semblerait que Marcello Dell'Utri (qui entretient d'excellentes relations avec Meneghetti) ait joué un rôle prépondérant dans cette implication de Berlusconi, dont les motivations peuvent paraître mystérieuses de prime abord, quoique...
Si l'on tient compte du fait que cette télé interactive est destinée à envahir Internet en commençant par une production de 2 000 clips par an, avec comme première cible les jeunes ayant entre 16 et 26 ans, on comprend mieux le moment choisi par Mediaset pour se lancer à l'attaque de Youtube...
Les formats devraient également se décliner en "Ovonews" pour approfondir l'actu journalière, et "Ovospirit" en matière de satire politique, dont l'une des premières victimes désignées serait Antonio Di Pietro, l'un des principaux artisans de Mani pulite... considéré par Meneghetti comme une marionnette aux mains des américains pour détruire les entreprises italiennes...
J'ai l'impression d'écrire le scénario d'un mauvais film, mais non, tout cela est bien réel, Peter Gomez est un journaliste italien de tout premier plan, qui vient tout juste de présenter la parution d'un dernier livre collectif écrit dans l'urgence, Bavaglio (Le bâillon) :
Je pourrais vous en tartiner des billets par dizaines, sur Berlusconi, mais je m'arrête ici, écœuré. Ce soir plus particulièrement que les autres jours. Au plan de l'information, Internet est l'ultime espace de liberté en Italie, où 95% des médias traditionnels sont contrôlés et la plupart des journalistes noyautés par Berlusconi. Qui, jusqu'à présent, n'avait apparemment pas encore saisi que la toile peut vite devenir un contre-pouvoir encombrant. Chose que quelqu'un comme lui ne peut se permettre.
L'info a fait le tour du Web à la vitesse Internet, communiqué de presse officiel ici, version française là. Voyons maintenant quelques approfondissements venant directement d'Italie, puisque c'est de là que ça part et que la plainte a été déposée devant le Tribunal civil de Rome (auprès duquel je suis "expert assermenté", soit dit en passant). Et puisqu'on parle d'experts, l'expertise pour le compte de Mediaset a été effectuée par Matteo G.P. Flora, qui décrit ainsi le mandat qui lui a été confié : - deux mois de travail - un crawling qui a généré 185 Go de trafic - les fameuses 4 643 preuves (les extraits vidéos appartenant à Médiaset) - 9 DVD remplis de preuves à charge - autres recherches et recoupages afférents - un rapport d'expertise de 5 260 pages et pièces jointes (dont 243 pages d'analyses) (cf. la quinzaine de volumes du rapport ci-dessous)
Je serais curieux de lire la plainte, mais en furetant sur le Web italien à la recherche d'infos, je n'ai pas encore compris la corrélation entre les 325 heures de vidéos reprises sur YouTube et le calcul de la perte pour le groupe, "évaluée" à 315 672 jours (865 siècles !!!) de visionnage de la part des téléspectateurs. Sans compter le manque à gagner des recettes publicitaires... Ceci dit, le dossier est confié aux avocats Gaetano Morazzoni, Vincenzo Sangalli, Alessandro La Rosa et Stefano Previti, ces deux derniers du cabinet légal de Cesare Previti (dont Me Stefano est le fils), ami "intime" de Silvio Berlusconi (voir par exemple le scandale Mondadori), qui reprend du service pour Mediaset depuis un certain temps déjà, notamment contre Marco Travaglio, attaqué de tous les côtés... D'ailleurs, pour en revenir à YouTube, si vous comprenez l'italien, je vous suggère vivement de regarder les vidéos de Travaglio, c'est édifiant...
Au moins, quand on lit Gomorra on sait à quoi s'attendre. Mais quand on lit les ouvrages de Travaglio sur les dessous (de table) de la politique italienne, on se dit vraiment qu'en Italie les politiques sont encore plus ripoux que la mafia... Voir sa présentation de Mani Sporche (par opposition à Mani Pulite, Mains sales vs. Mains propres...) :
Naturellement, en voyant que tout ce matériel est disponible et librement accessible en quantité sur YouTube (voir aussi le blog de Beppe Grillo), on comprend pourquoi Berlusconi en a après Google (il vient d'ailleurs de gagner dans une affaire proche opposant Telecinco à YouTube, et c'est sûrement pas sur Rivideo qu'on va retrouver les mêmes clips...). Et on comprend aussi pourquoi il attaque en faisant appel à Previti, après tout, ça reste une affaire de familles !
Maintenant, si vous voulez avoir une idée plus précise de comment on typosquatte un nom de domaine, voici l'explication sur Google, en vidéo sur YouTube (à tout seigneur, tout honneur, avec un taux de typosquatting cumulé supérieur à 70%, ils devancent largement la concurrence !) :
Comme dit Kalaspace, même si j'ai 0,001% du trafic de ces sites, c'est quand même énorme...
1. Possibilité de signaler si un lien est utile ou non, via Matt Heaton :
2. Au niveau du retour utilisateur, la possibilité de signaler le spamming dans GMail est probablement pour bientôt, via Blogoscoped :
3. Pour en revenir à la présentation des résultats de recherche, Zorgloob nous signale la suggestion des requêtes chez Google Chine :
4. Interface encore, avec l'intégration des liens vers Google Maps en dessous des résultats, via Thread Watch et Search Engine Watch :
5. Le livre de Jean-Noël Jeanneney, « Quand Google défie l'Europe : Plaidoyer pour un sursaut », traduit en anglais sous le titre « Google and the Myth of Universal Knowledge » (Translation by Teresa Lavender Fagan, University of Chicago. 92 pp. $18), récolte ses premières critiques chez Forbes, The Philadelphia Inquirer et d'autres... À noter sur la couverture la mention entre parenthèses : « Une vue de l'Europe », ou « Vu d'Europe » (A view from Europe), comme vous préférez :
6. Histoire d'un montage journalistique dont le seul but, apparemment, est de parler de Google pour être dans le coup... Affaire n° CV06-4436-FMC, intentée dès le mois de juillet dernier par le journaliste Robert Tur contre YouTube, qui demandait 150 000 $ pour chaque session de téléchargement de la vidéo. Or la société de Tur, the Los Angeles News Service, serait courtisée par Mark Cuban, le même qui affirmait il y a quelques temps « seul un simplet pourrait racheter YouTube », et qui déclarerait ainsi la guerre à GooTube (info reprise par Silicon.com, ZDnet, News.com, etc.)...
Dans un article intitulé Cuban Talks Trash to YouTube, Catherine Holahan, la journaliste de Business Week, en rajoute quelques couches, avant de se faire démolir par Cuban qui démonte la supercherie dans son dernier billet, en ajoutant avec une pointe d'humour :
Now that is reporting at its best isnt it ? No speculation there at all.
7. Et pour en finir avec ma prédiction sur l'action Google à 500 $, apparemment sa réalisation est reportée de quelques jours, car même si elle a déjà pris plus de 20% depuis le début de l'année, elle est en baisse aujourd'hui. Donc, patience ! Mais si vous voulez des conseils pertinents, achetez des actions Yahoo! :-)
Voilà, c'est fait, Google vient d'annoncer que l'acquisition de YouTube est finalisée, en déclarant par la voix d'Eric Schmidt :
YouTube et Google vont maintenant travailler ensemble pour fournir à nos utilisateurs des super services innovants qui feront entrer le marché du divertissement en ligne dans une nouvelle dimension. Nous espérons également pouvoir collaborer avec des créateurs et des propriétaires de contenu, petits et grands, pour faire levier sur la puissance d'Internet afin de promouvoir, distribuer et monétiser leur contenu.
(YouTube and Google will together provide innovative and exciting services for our users that will add a new dimension to on-line media entertainment. We look forward to working with content creators and owners large and small to harness the power of the internet to promote, distribute and monetize their content.)
Sans vouloir refaire l'histoire, je pense que personne dans tout l'Internet n'aurait parié 1 € sur le rachat de YouTube par Google à ce prix ! De Fred Cavazza (YouTube ne se fera racheter par personne, et certainement pas par Google) à Mark Cuban (Only a 'moron' would buy YouTube) (moron = simplet, imbécile, etc.)...
Puis, une fois la nouvelle tombée, tout le monde s'est perdu en conjectures, en tentant des analyses à qui mieux-mieux. En contre-tendance, l'un des seuls à avoir déclaré que ce n'était pas cher, démonstration à l'appui, est Franck Poisson, dans son billet intitulé YouTube-Google, le compte est bon, notamment au vu de l'assiette financière de l'acheteur :
la capitalisation de Google étant valorisée à 127 Mds de dollars à la date de l'achat, avec une action à environ 420 $.
Or entre le 18 et le 20 octobre, une fois que l'annonce de l'acquisition de YouTube s'était répandue à la vitesse des fibres optiques sur le Web, l'action avait pratiquement touché la barre des 460 $ ! En d'autres termes, la valorisation en bourse de Google avait pris 12 milliards de dollars en 1 jours, soit plus de 7 fois la valeur du deal !
Autrement dit, le 20 octobre, Google aurait pu faire 7 acquisitions à un prix de 1,65 milliard $ sans perdre d'argent par rapport à l'avant-veille !
Et aujourd'hui, moins d'un mois plus tard, probablement dans le sillage de l'annonce de la finalisation, l'action a allègrement franchi le cap des 480 $ et se dirige sans trop d'accrocs vers le seuil symbolique des 500 $, soit une valorisation dépassant 500% par rapport à celle de l'introduction en Bourse (en août 2004, soit à peine plus de deux ans !!!), ce qui porte actuellement la capitalisation à 146 Milliards $ et des poussières. Qui dit mieux ?
Alors pour conclure, je ne sais pas quels enseignements on peut en tirer, certes la somme est colossale, mais perso j'aurais tendance à aller plus loin que Franck : non seulement l'achat de YouTube n'est pas cher, puisqu'en plus Google n'a presque rien déboursé (mis à part une provision de 187,5 millions $ [ou 200, peu importe] pour faire face aux différents problèmes juridiques et de droits d'auteur, tout est payé en actions, appréciées de 60 $ l'unité en moins d'un mois...), mais c'est surtout cadeau, et même tous bénefs ! Qui plus est si l'on tient compte du potentiel futur de la vidéo...
À ce compte, je ne vois plus que le rachat de Yahoo par Microsoft pour essayer de rééquilibrer la balance, les pauvres :-)
ou comment réaliser un chiffre d'affaires d'une dizaine de milliards de dollars par an ?
C'est (relativement) simple : il suffit d'appliquer la formule Google, formule originale que la firme utilise pour calculer ses revenus publicitaires !
Revenu = Nb d’utilisateurs x (Nb de requêtes/utilisateur) x (Nb de pubs/requête) x (Nb de clics/pub) x (Revenu/clic)
Question subsidiaire : une fois qu'on connaît la formule et le montant du revenu, peut-on calculer l'entité des autres éléments de l'équation ? Ça n'a l'air de rien, mais ça nous donnerait véritablement la mesure de la situation...
En attendant, voici quelques idées : au vu des chiffres annoncés par la firme, cela revient à dire que Google fait fi des dérives et s'accapare plus ou moins (disons plutôt plus que moins) 25% des parts de marché publicitaire, un résultat gigantesque qu'aucune société n'avait encore jamais réalisé à ce jour.
Concrètement, pour parler en termes simples et immédiatement accessibles, sur 4 dollars dépensés dans la pub, Google en prend 1 (Google to Get One in Four Web Ad Dollars) !
Une info à mettre en rapport avec les projections que faisaient Eric Schmidt en mars dernier, lors de la présentation de Google aux analystes financiers, sur laquelle je voudrais revenir en analysant plus précisément deux diapositives, les n° 8 et 9.
Aujourd'hui, sur quatre dollars dépensés dans le commerce de détail, un dollar transite en ligne. Par conséquent vous pouvez aisément saisir les implications et les opportunités énormes qui s'offrent à nous.
À l'heure actuelle, la courbe de nos activités publicitaires est saine et suit une évolution croissante. Selon nos prévisions, nous devrions passer de 6 milliards de dollars cette année (2005) à 9,5 l'année prochaine (2006), en nous basant uniquement sur la tendance positive du trafic et de la monétisation de nos services.
Donc, le C.A. 2006, qui devrait avoisiner ou dépasser 10 milliards de dollars, est en parfaite adéquation avec les projections dévoilées en mars dernier !
Entre parenthèses, observons que ce revenu brut de 7,4 milliards de dollars sur les neuf premiers mois représentent 4,5 fois la valeur du deal avec YouTube, comme quoi, il y a de la marge, ou, comme dit Franck Poisson, le compte est bon. Une acquisition majeure qu'on pouvait déjà lire entre les lignes...
Des chiffres que l'on comprend mieux lorsque l'on sait que les liens vidéo vont maintenant s'ajouter aux liens affinitaires de Google et au marché de la recherche sur Internet, d'ores et déjà estimé à plus de 400 milliards de requêtes par an...
Un inventaire qui passe davantage par le développement de fonctionnalités plutôt que de produits propriétaires, tendance confirmée hier par Sergey Brin, dans le cadre de l'initiative « Features not Products », là encore une évolution annoncée dès le mois de mars :
Add features, not properties and make it really easy to use...
Ajouter des fonctionnalités plutôt que des produits propriétaires et rendre leur utilisation conviviale...
Google qui serait en train de plancher dans deux directions : une meilleure intégration de son interface pour mettre en avant la verticalisation du moteur, et l'étoffement de sa suite logicielle, en ajoutant bientôt Google Docs à Google Apps for your domain. Demain, il ne manquera plus que le navigateur et le système d'exploitation signés Google, et la boucle sera bouclée...
Tout en vidéo : liens Adscriptor du samedi 7 octobre 2006
À l'heure où l'on parle intensément de YouTube et des rumeurs de rachat par Google, qui pourrait intervenir incessamment sous peu, il m'a semblé intéressant de vous proposer quelques liens vidéo en espérant ne pas avoir trop de problèmes de droits d'auteur.
En tout cas j'ai vraiment passé un bon moment, à partager sans modération.
Commençons par Kamini et son rap de Marly-Gomont, « y'a pas de bitume là-bas, c'est que des pâtures... »
Via David, qui propose également une interview de Kamini sur son site. Voir aussi sur YouTube l'interview sur TF1, ou encore son passage à Canal+ et chez Cauet.
La preuve vivante que sur Internet tout peut aller très très vite...
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Lui aussi est passé en Picardie à TGV (très grande vitesse). Après le rap, la dance. The Matt's Dancing World Tour. Super étonnant, un gars de 29 ans qui danse une espèce de gigue très personnelle devant les plus beaux endroits du monde. Exotique et dépaysant.
Vous avez envie de changer ? Alors regardez ça, ça s'emballe après les 45 premières secondes, mais votre patience sera récompensée. Ces politiques me surprendront toujours. J'ai perdu la source, qu'il m'en excuse.
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Et pour finir en beauté, voici têtes à claques.tv, fortement conseillé si vous avez le cafard ! (Via Franck)
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Ça me donne envie de me faire mon cinéma tout ça, comme Vinvin parti enseigner en Amérique :
Que voulez-vous ? On ne peut pas toujours être sérieux ! :-)
P.S. Depuis la mise en ligne de ce billet j'ai découvert un site qui déchire, si vous voulez vous éclater en vidéos humour allez vite faire un tour dans le monde enchanté d'eBaumsworld. Tiens, juste une pour vous donner l'envie (interdite aux moins de 18 ans...) :
Ou encore George Bush comme vous l'avez encore jamais vu, ni entendu :-) Ce qu'on appelle la gueule langue de bois, chose ordinaire pour des politiques, après tout !