samedi 11 mars 2006

Google, the Definitive Strategy

GOOGLE: THE DEFINITIVE STRATEGY
(première partie)
(deuxième partie)
(original en anglais) (uniquement les deux premières parties)
(troisième partie) (uniquement en français)

Préambule

Les notes en français

Diapositives n° 2 et 3 - La mondialisation et les grands problèmes
Commentaires aux diapositives n° 2 et 3
Diapositives n° 7 et 8 - Leader de la recherche et piloter l'innovation dans la recherche
Commentaires aux diapositives n° 7 et 8
Diapositives 9 et 11 - Un système publicitaire plus exhaustif
Commentaires aux diapositives n° 9 et 11
Diapositive 10 - La vache et la sagesse collective
Commentaires à la diapositive n° 10

La stratégie de Google pour le siècle à venir

[MàJ - Dimanche 16 juillet 2006] Suite de l'aventure...

* * *

Il y a vraiment tant et tant de choses à dire que je ne sais par où commencer. Tiens, par une citation de Voltaire :
Le siècle passé a mis celui où nous sommes en état de rassembler en un corps, et de transmettre à la postérité le dépôt de toutes les sciences et de tous les arts, tous poussés aussi loin que l'industrie humaine a pu aller ; et c'est à quoi a travaillé une société de savants remplis d'esprit et de lumières. Cet ouvrage immense et immortel semble accuser la brièveté de la vie des hommes. Il a été commencé par MM. Diderot et d'Alembert...
et moins de trois siècles plus tard MM. Larry Page et Sergey Brin se sont mis en tête de le terminer !

Je suis extrêmement surpris par ce qui se passe. Petite chronologie :
  • Fin février - début mars : George Reyes, DF de Google, lâche une petite phrase qui déprime les marchés. Résultat, la valeur de l'action Google plonge de près de 9% !
  • 2 mars : réunion de Google avec les analystes financiers pour leur présenter les prévisions 2006, Eric Schmidt, PDG de Google, réussit à redresser la barre et l'action remonte
  • 2 mars : Google met sur son site institutionnel le fichier de la présentation au format PowerPoint
  • 2 mars : Un blogger particulièrement attentif, Greg Linden, télécharge le fichier et commence à publier certaines des notes sur son blog, où il est déjà question de GDrive et de Lighthouse
  • 2 mars : Google s'aperçoit que le fichier PPT a été rendu disponible au téléchargement en version non expurgée et le retire aussitôt de la circulation en mettant à la place la version PDF de la présentation, mais sans les notes...
  • 2 mars : Greg Linden, qui n'avait pas téléchargé le fichier PPT sur son PC, constate aussitôt que les notes ne sont plus repérables. La chasse aux notes commence, jusqu'à que l'intégralité des notes du discours d'E. Schmidt soit publiée par Derrick sur son blog
  • 3 au 5 mars : début du buzz sur l'Internet anglophone, essentiellement autour de GDrive
  • 6 mars : je crois être le premier à sortir l'histoire de GDrive selon Google, détaillée et argumentée, sur le Web francophone
  • 7 mars : les premières dépêches arrivent, dans une actu plutôt bâclée et approximative
  • 7 mars : Outre-Atlantique, Google publie un communiqué rectificatif auprès de la SEC, la commission américaine des opérations de bourse, à propos des prévisions chiffrées qui ressortent des notes
  • 8 mars : je publie mon deuxième billet, un peu amer de voir qu'apparemment personne ne s'intéresse à un fait pourtant aussi exceptionnel
  • 8 mars : les dépêches d'actus se succèdent sur l'aspect financier de la fuite d'infos, et l'action Google, qui s'était reprise, commence à reperdre de sa valeur
  • 8 mars : (je viens juste de le découvrir), devant tout ce tintamarre, Paul Kedrosky met enfin en ligne le fameux fichier PPT, avec les notes incriminées. Il est maintenant disponible ici (16,5 Mo)
  • 9 mars : ne sachant encore rien du point précédent, je décide de reconstituer le fichier sur mon blog, puisque jusqu'alors les diapos étaient disponibles d'une part, et les notes de l'autre...
  • 10 mars : mon billet est repris sur Infos du Net en citant la source, sous le titre : Stratégie annuelle de Google
  • 11 mars : je publie le présent billet, « Google, the Definitive Strategy »
  • à suivre...
Donc, ce qui me surprend le plus, dans cette histoire, c'est qu'apparemment personne, et je dis personne, ni aux U.S. ni en Europe ni ailleurs, n'a saisi l'extraordinaire importance de ces notes, à croire que tout le monde a la merde aux yeux !

Car enfin, on parle de Google, premier moteur de recherche planétaire, qui catalyse 56% des requêtes quotidiennes à lui seul (Schmidt dixit), dont les faits et gestes sont épiés 24/7/365 pour tenter de déceler les orientations, les nouveaux produits, les rumeurs, etc. Or voilà que des données extrêmement confidentielles, destinées aux seuls analystes financiers, nous sont offertes sur un plateau d'argent, et pour un peu ça passe totalement inaperçu !!!

J'ai l'impression de rêver. Ou c'est moi qui suis totalement débile, ou il y a un truc que je ne comprends pas. En trois jours j'ai eu plus de 1000 visites (imaginez qu'avant quand j'en avais 50 j'étais content !), et autant de commentaires que de ... jours : 3.

Donc que dire face à ce silence, et que faire, sinon vous exposer ma vision de ce qu'est Google, en me basant sur ces notes et sur les données disponibles sur Internet. Et si ma vision est débile, pourquoi pas ! L'avenir nous le dira. Moi j'y crois, que voulez-vous. Serai-je le seul à y croire ? Qu'importe. J'ai même envie de paraphraser Victor Hugo : « s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là ». :-) [Début]

* * *

Les notes en français

Cette traduction, commentée, qui a été faite un peu à la va-vite par manque de temps, n'est pas intégrale mais présente une synthèse des données saillantes et des faits que je considère marquants. C'est mon interprétation, et les commentaires que je propose n'engagent que moi. Je me suis très peu intéressé aux données financières, voire pas du tout.
Elle ne sera probablement pas exempte d'erreurs ou d'inexactitudes, aussi je vous demande votre indulgence et de bien vouloir me signaler toute correction, critique ou suggestion.
Le copyright original est évidemment de Google et d'Eric Schmidt, s'ils me demandent de la retirer, je le ferai de bonne grâce. Je laisse la version anglaise sur le billet précédent, sans répéter les diapositives sur celui-ci, ce serait trop redondant.
Pour toutes les parties mises en évidence d'une manière ou d'une autre dans le texte traduit, c'est moi qui souligne.
[Début]

* * *


Diapositives n° 2 et 3 - La mondialisation et les grands problèmes

Diapositives originales, la 2, et la 3

« Je veux vous entretenir aujourd'hui de la façon dont nous concevons les profondes mutations qui touchent les secteurs médias & publicité (...) ; ces mutations n'intéressent pas seulement l’industrie, puisque les enjeux concernent tous les acteurs jouant un rôle significatif au sein du système. Et la manière dont Google aborde ces problèmes est quelque peu différente de la façon dont bien des gens ont l'habitude de penser à ces choses.
Chez Google, (...), l’approche que nous retenons consiste à élaborer des produits et services à l’échelle du monde, (...), à considérer l’utilisation de la technologie comme une opportunité à saisir pour résoudre tous les problèmes qui n'ont jamais été résolus auparavant, tous les problèmes qui n'ont jamais eu besoin de l’être jusqu'à présent…

Les grands problèmes

Voici quelques-uns des principes directeurs auxquels nous nous inspirons pour résoudre les grands problèmes :
  • Nous essayons d'identifier la ou lesquelles de nos technologies peuvent résoudre un problème existant au niveau planétaire
Google est un acteur important au niveau mondial, et nous voulons nous servir de cet atout pour :
  • Affronter les problèmes importants qui préoccupent réellement les gens
  • Nous positionner sur les marchés majeurs, riches en opportunités
  • Nous assurer que tout et tout le monde peut avoir accès à Google
Chez Google, nous avons conscience de n’être qu’au début du chemin vers la réalisation de notre mission, qui consiste « à organiser l'information mondiale et faire en sorte qu’elle soit universellement accessible et utilisable ».

Nous croyons que nous disposons aujourd’hui de moins de 5 % de toute l'information que nous serions en mesure d'indexer, et nous croyons que les technologies que nous sommes en passe de développer étendront de façon significative la définition de ce qu’est la recherche, impliquant une portée accrue et un changement d’échelle dans nos activités globales.

Exemples :
  • La vidéo et l’édition - Combler les lacunes dans nos produits de recherche, et faire en sorte :
  1. d’accroître l'utilisabilité de notre moteur de recherche,
  2. d’augmenter le temps que les utilisateurs passeront avec Google,
  3. de bâtir un avantage compétitif au niveau de l'acquisition et du stockage de l'information
Last but not least, avec ces actions nous nous positionnons sur des marchés de niches extrêmement ciblés, d’où des opportunités publicitaires et la création de valeur qui s’ensuit...
  • Gmail - Réinventer la gestion des courriels
Le service du courrier sur Internet est l’un des secteurs ou les internautes passent le plus de temps, généralement de façon totalement désorganisée
  • Picasa - Permettre aux internautes d’améliorer l'organisation de leur vie numérique
Fournir aux gens des outils de gestion de leurs ressources photographiques en ligne, pour les aider à mieux organiser et stocker les données qui leurs sont chères et auxquelles ils tiennent le plus grâce à Google
  • DesktopSearch (ou la recherche en local grâce à l’indexation de tous les fichiers de votre ordinateur - NdT)
Réaliser un service hautement utilisable et faire en sorte que l’accès à l'information soit totalement transparent et transversal, sans hiatus entre sphère publique et sphère privée ou personnelle
  • Avoir le réflexe Google
Pour l’internaute, Google doit devenir une habitude au même titre que de se brosser les dents

Google, qui monopolise déjà 56 % des requêtes sur l'Internet, est le premier moteur de recherche au monde

Nous consacrons actuellement plus de 500 millions de $ en investissements corporels et incorporels (hors investissements financiers), et nous innovons dans des produits tels que la traduction automatique pour que les projets susmentionnés puissent se réaliser

Nous tirons les enseignements de tout ce qui précède pour apprendre à mieux communiquer et mieux atteindre l'utilisateur final...

Commentaires

Dès le début de la présentation, Google affirme sa différence, quand bien même à mots couverts, et affiche son ambition : élaborer des produits et services mondialisés, globalisés. Cette notion sera répétée en d'autres endroits de l'intervention avec d'autres mots, notamment en réaffirmant la vocation de Google : organiser l'information mondiale et faire en sorte qu’elle soit universellement accessible et utilisable...

Un premier chiffre surprenant, très surprenant même : selon E. Schmidt, Google indexerait moins de 5 % de toute l'information potentiellement disponible sur l'Internet. Donc, en faisant un simple calcul, si les 9.390.000.000 de documents actuellement indexés (tapez "the" dans le champ de recherche et voir le nombre de résultats qui s'affiche) ne représentent que 5 % de l'ensemble, ça nous donne pas loin de 200 milliards de documents sur le réseau des réseaux, allez, on va pas chipoter...
Le concept de Web invisible prend vraiment tout son sens !
Enfin, sous l'apparence d'une simplicité voulue, le couple Page-Brin voit loin : « Ayez le réflexe Google », une gentille métaphore qui en dit long... [Début]

* * *

Diapositives n° 7 et 8 - Leader de la recherche et piloter l'innovation dans la recherche

Diapositives originales, la 7, et la 8

En tant que leader du marché, nous devons veiller à ce que la recherche ne se banalise pas.
La recherche est notre cœur de métier, rien de neuf là-dedans, puisque nous avons construit notre marque autour de ce seul concept : être le meilleur moteur de recherche, qui fournit les meilleurs résultats, et puisque nos concurrents ont réussi à nous rattraper, a fortiori nous voulons focaliser notre action sur quatre grands thèmes :
  • I - La rapidité de la recherche
- Résoudre les problèmes de vitesse de navigation à l'échelle internationale, pour mettre les prestations des utilisateurs internationaux au même niveau que celles des États-Unis.
  • II - L'exhaustivité et la fraîcheur de l'information
- L'index de Google doit contenir toutes les pages du Web et les rendre accessibles, un objectif réalisable grâce à TeraGoogle...
- Nous diversifier vers d'autres sources de données
- Devenir leader dans la géorecherche (toutes sortes de recherches ayant une composante géographique)
- Produire de nouvelles formes de contenu : vidéo, audio, édition hors ligne, etc.
  • III - La pertinence
- Exploiter le retour d'information implicite et explicite des utilisateurs, pour améliorer la qualité des requêtes et de la navigation
- Introduire de nouveaux éléments de personnalisation
  • IV - L'interface utilisateur (IU)
- Expérimenter de nouvelles fonctionnalités d'interface pour améliorer l'expérience utilisateur

Piloter l'innovation dans la recherche

Pour améliorer l'expérience utilisateur (ou le ressenti utilisateur), nous devons impulser l'innovation dans la recherche.

Cela signifie, par exemple :
  • fournir une expérience unifiée en matière de recherche, en intégrant différentes sources de données, notamment verticales, avec la mise en place de nouvelles IU et de solutions de ranking
  • ajouter des fonctionnalités d'une utilisation conviviale, plutôt que des propriétés
  • guider les utilisateurs pour les aider à mieux chercher
  • rendre transparente l'interprétation des requêtes par le biais d'éléments IU, tout en aidant les utilisateurs à affiner leurs recherches
  • encourager notre vaste parc d'utilisateurs à contribuer activement, entre autres en nous fournissant des métadonnées qui permettront d'améliorer les résultats des recherches
  • appliquer l'expérience Wiki à la recherche, en habilitant les utilisateurs / les experts à améliorer les résultats dans leur propre domaine d'expertise, pour ainsi créer des millions de pôles de compétences verticales
  • concrètement intégrer dans la recherche le ressenti utilisateur et les retours d'informations (classements, commentaires, tags)...

Commentaires

TERAGOOGLE : selon la firme, « Google » provient du terme « Googol », qui désigne le chiffre 1 suivi de 100 zéros (ou 10 à la puissance 100). Ce terme fut inventé par Milton Sirotta... Google a choisi ce terme pour symboliser sa mission : organiser l'immense volume d'information disponible sur le Web.
Donc si l'on applique la signification du préfixe « téra » - qui indique une multiplication par un million de millions (soit 10 à la puissance 12) - au 1 suivi de 100 zéros, tiens, je demanderai à Jean Véronis de faire le calcul, je suis trop fatigué...
Quoi qu'il en soit, ça devrait effectivement permettre Google d'indexer et de rendre accessibles les quelque 200 milliards de pages du Web ! Quand Google met le turbo...

À propos de l'ajout de nouvelles fonctionnalités plutôt que de propriétés (ou d'attributs), là, j'avoue que ce n'est pas très clair. Si quelqu'un veut bien m'expliquer la différence (Add features, not properties...)

Concernant les pôles de compétences verticales (create a million verticals), j'imagine que le modèle est celui des vortals, ou portails verticaux. Mais là encore, si quelqu'un a des détails supplémentaires, je suis preneur.

Quant à l'expérience Wiki appliquée à la recherche, si j'interprète bien le principe des Wikis, cela signifierait permettre à chaque internaute de modifier les pages à volonté pour rendre la recherche dynamique. [Début]

* * *

Diapositives n° 9 et 11 - Un système publicitaire plus exhaustif

Diapositives originales, la 9, et la 11

Considérons maintenant un autre aspect de notre cœur de métier : la publicité.
Aujourd'hui, sur quatre dollars dépensés dans le commerce de détail, un dollar transite en ligne. Par conséquent vous pouvez aisément saisir les implications et les opportunités énormes qui s'offrent à nous.

À l'heure actuelle, la courbe de nos activités publicitaires est saine et suit une évolution croissante. Selon nos prévisions, nous devrions passer de 6 milliards de dollars cette année à 9,5 l'année prochaine, en nous basant uniquement sur la tendance positive du trafic et de la monétisation de nos services.

Cependant nos concurrents majeurs ne restent pas les bras croisés, et tentent d'agréger une part significative du trafic.

Les marges sur les AdSense vont se resserrer en 2006 et au-delà.

Y! et MSN pourraient casser les prix pour accroître leurs parts de marché.

Le réseau publicitaire risque de se standardiser au fil du temps.

Il est donc impératif que nous bâtissions un système publicitaire plus complet, que nous caractériserons par les deux concepts suivants : largeur et profondeur !

Donner de la largeur au réseau pour attirer de nouveaux types de clients, et de la profondeur pour améliorer les relations avec notre clientèle actuelle.

Largeur signifie :
  • simplifier l'expérience et dynamiser l'acquisition d'annonceurs auprès des PME
  • développer et valoriser un produit de marque important pour les grands annonceurs en ligne et pour les annonceurs de toute taille hors ligne
  • étendre nos offres jusqu'à y inclure l'édition, la radio, la télé, le publipostage
Profondeur signifie :
  • fournir des outils avancés et des systèmes de reporting sophistiqués pour les annonceurs les plus exigeants (comme par ex. des interfaces de programmation des applications, des outils de gestion des enchères, de planification des publicités, etc.)
  • élargir l'offre AdWords en passant du coût au clic au coût à la conversion (exemple : optimisation de vos pages de destination, ou pages d'entrée, intégration des analyses statistiques de Google)
  • affiner l'intégration avec les autres produits Google (exemple : SiteMaps, GoogleBase, Local)
Maintenant, pour vraiment passer aux choses sérieuses, nous allons déployer nos efforts pour :

- nous focaliser sur nos projets publicitaires stratégiques en vue de dépasser notre objectif de 9,5 milliards de dollars de C.A. (et compenser ainsi les éventuelles pertes de partenaires AdSense), et piloter la satisfaction de nos annonceurs, grâce à :
  • la simplification
  • des initiatives de qualité (qualité des pages de destination)
- lutter durement pour conserver les parts de marché de notre réseau AdSense :
  • être agressif dans la fourniture de garanties
  • augmenter la monétisation sur les pages existantes
- élargir rapidement notre base produits par différentes actions :
  • prendre en charge de nouveaux formats publicitaires
  • cibler d'autres types de médias
  • développer des propriétés spécifiques au leader du marché / la « touche Google », et des applications orientées consommacteurs
- nous positionner sur des services connexes à destination des PME (les grands comptes ne sont qu'une première étape) :
  • traiter tous les annonceurs comme des partenaires d'affaires à part entière, qui expriment un large éventail de besoins (dépassant le seul volet publicitaire)
- veiller à ne pas être supplantés auprès des consommateurs par nos concurrents - eBay, Amazon, Yahoo, dans leur tentative de devenir des points d'accès uniques pour l'ensemble du cycle d'achat :
  • en fournissant à Google davantage d'informations sur les produits (via Google Base, par exemple)
  • en fournissant aux internautes une meilleure expérience utilisateur (recherche par attributs, recherche « verticalisée », informations produits plus riches et davantage de revues produits)
  • en utilisant les applications CCC pour fournir aux utilisateurs toutes les informations qu'ils souhaitent sur les produits et services qui leur tiennent à cœur, où et quand ils veulent

Commentaires

Sur quatre dollars dépensés, un dollar transite en ligne : énorme !

Google désigne nommément ses quatre principaux concurrents : Yahoo!, Microsoft, eBay, Amazon.
Maintenant, si on analyse dans le détail les produits et services de ces quatres géants (une autre fois, mais si vous faites la liste, elle est longue...), on comprend mieux les grandes manœuvres de Google (juste pour citer un exemple significatif, le dernier en date : Writely), qui se bat véritablement sur tous les fronts dans la plus grande cohérence commerciale : Google dit ce qu'il fait, et fait ce qu'il dit... Et ce n'est qu'un début !

Concernant les applications CCC, « Customer Care Center » serait plausible, mais si quelqu'un peut m'éclairer, ce sera avec plaisir... [Début]

* * *


Diapositive n° 10 - La vache et la sagesse collective

Diapositive originale

Diapo représentant une belle vache (voir le bovin original)

Quel est le rapport entre une vache et tout ce qui précède ?
Si vous n'avez pas lu le livre de James Surowiecki, Wisdom of Crowds, je vous en recommande vivement la lecture. La « sagesse des foules » raconte l'histoire d'une expérience réalisée au 19e siècle par un anthropologue britannique, Francis Galton.
Après s'être rendu dans une zone de campagne, il réunit quelque 800 personnes et leur demanda de deviner le poids d'une vache et d'écrire le résultat sur un bout de papier. On trouvait parmi ces 800 personnes des gens ordinaires, ainsi que des « experts » en la matière : des bouchers, des fermiers ou d'autres personnes bien placées pour se faire une idée précise du poids réel d'une vache.

Or la chose remarquable de cette expérience, c'est que lorsque Francis Galton dépouilla les résultats, la moyenne collective des participants s'avéra bien meilleure que la valeur donnée par chacun(e) au sein du groupe, et ce de façon significative.
Cela porte à réflexion : la foule s'est montrée plus judicieuse que l'individu, experts compris.

Un principe qui a souvent été prouvé et éprouvé depuis, un peu dans tous les secteurs, des marchés financiers aux élections politiques, en passant par la synchronisation du trafic routier.

(blanc)

Donc l'un des enseignements que je retire de ma présence chez Google, et que je souhaite partager avec vous, c'est qu'une société n'est pas plus intelligente que les consommateurs des produits de cette société.


Commentaires

Je m'arrête là pour l'instant. Je ne sais d'ailleurs pas si je traduirai la deuxième partie. C'est beaucoup de travail, il faut donc que ça en vaille la peine. Tout dépend un peu de ce qui se passera ces prochains jours. Beaucoup de lecteurs ont lu la présentation en anglais, mais presque personne n'a réagi. Tout au moins, à ma connaissance. Mais si la teneur de cette communication en français vous impressionne autant que je l'ai été à sa lecture, j'ai bon espoir qu'un dialogue pourra en jaillir. Je me contenterais même de bribes de dialogue...

Pour celles et ceux qui veulent plus d'éléments en français sur cette affaire, j'en parle surtout dans mon premier billet, intitulé Google est bien plus qu'un « simple » moteur de recherche... [Début]

* * *

Conclusion

AMHA, la stratégie de Google pour le siècle à venir, clairement définie par la firme de Mountain View dans les termes et dans les faits, peut se résumer en un seul mot :

HÉGÉMONIE



Traduction (c) Jean-Marie Le Ray - 2006

P.S. Ouf, j'ai fini ! (pour aujourd'hui) ;-) [Début]


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jeudi 9 mars 2006

Google et la présentation d'Eric Schmidt

GOOGLE ET LA PRÉSENTATION D'ERIC SCHMIDT

(la traduction de la première partie est maintenant disponible)
(la traduction de la deuxième partie est maintenant disponible)
(troisième partie) (uniquement en français)

[MàJ - Dimanche 16 juillet 2006] Suite de l'aventure...

Avec le buzz qui est en train d'enfler autour de la présentation de Google aux analystes financiers, le 2 mars dernier, l'occasion est trop belle pour ne pas tenter de reconstituer l'introduction faite par Eric Schmidt, PDG de la firme.

(c) Google - Eric Schmidt - Mars 2006

Outre la version officielle en PDF de Google, nous disposons en effet d'une version PPT du fichier, opportunément sauvegardée par Tomy Lorsch, et des notes laissées par inadvertance, très opportunément sauvegardées par Derrick, il n'y a donc plus qu'à remettre les notes à leur place, à les associer aux diapositives qu'elles commentent, et à les traduire (tout au moins l'essentiel)...

En effet, s'il y a des diapos dont la compréhension est immédiate, d'autres sont plus difficiles à appréhender sans les commentaires, et d'autres encore impossibles à saisir sans les explications (la 9 et la 10, par exemple).

Or vu que la traduction va quand même me prendre un peu de temps et que je n'ai pas que ça à faire, je traduirai une diapositive après l'autre, ça prendra le temps que ça prendra !
À toutes fins utiles, j'ai demandé à Matt Cutts s'il pouvait me conseiller sur le meilleur moyen d'obtenir l'autorisation de Google pour cette traduction. En attendant, s'il y en a qui veulent commenter, toutes vos remarques seront les bienvenues. À +...

Diapositive n° 2 - La mondialisation
Diapositive n° 3 - Les grands problèmes
Diapositive n° 7 - Leader de la recherche
Diapositive n° 8 - Piloter l'innovation dans la recherche
Diapositive n° 9 - Un système publicitaire plus exhaustif
Diapositive n° 10 - La vache et la sagesse collective
Diapositive n° 11 - Un système publicitaire plus exhaustif (suite)
Diapositive n° 13 - Résoudre les grands problèmes
Diapositive n° 14 - Les services et les produits aux consommacteurs
Diapositive n° 15 - L'évolution de Google
Diapositive n° 16 - Davantage de détails sur les plateformes mobiles et le marché global
Diapositive n° 18 - Les 7 grands volets

En trois formules :
  1. celle que je préfère : la diapositive n° 10
  2. celle qui me laisse perplexe : la diapositive n° 9
  3. la plus éclairante : la diapositive n° 18
Les trois nouveaux concepts un peu mystérieux :
Bonne lecture...
* * *
Diapositive n° 2 – La mondialisation
Diapositive traduite


So what I thought I could do today is talk about how we think about these very big shifts in media and advertising. And let's just be candid here – there aren't just big shifts in the industry, there are some pretty big problems and challenges facing every significant player in the ecosystem. And the way that we at Google think about these problems is a little different from lots of the other ways that people think about things.
One way to think about it is that Google set itself out to work on problems that involved people – problems that mattered about information at scale – building products and services for the whole world.
I'm a computer scientist. I don't have the media and marketing backgrounds that you all do, so I look at the industry and how it's changing and think this is an opportunity for using technology to solve problems that have never been solved before… or never needed to be solved, until now. [Début]

Diapositive n° 3 - Les grands problèmes
Diapositive traduite


We have some basic guidelines we use to solve big problems -
We try to identify when our technology can solve an existing problem at worldwide scale.
Google is important to the world and we use that to advantage:
We tackle important problems people really care about
We address large markets with big opportunities
We will make sure everything and everyone has access to Google
Its clear to us that we are just at the beginning of meeting our mission of "Organizing the worlds information and making it universally accessible and useful” We believe that we have less than 5% of the information we should be able to get into our indexes, and we believe that the technologies we will develop will significantly expand the definition of search and the scope and scale of our worldwide business.
For example,
. Video and Print – filling a void in our search products and making sure Google Search has high utility; increasing time users spend with Google; building a competitive advantage in information acquisition and storage; can ultimately lead to niche, extremely targeted/valuable advertising opportunities
. Gmail – reinventing email management; email is where consumers spend an inordinate proportion of overall time online
. Picasa – provide better organization for our digital lives and with the release of online photo management, organize/store more of our important/cherished data with Google
. DesktopSearch – provide high utility and make the access via Google of public and personal information seamless
Think of Google “as ubiquitous as brushing your teeth.”
With 56% of Internet search referrals, Google is the world’s largest search engine.
We are spending 500m+ in CapEx and innovating in products like automatic machine translation in order to make this happen.
We’re taking this learning to advertising and reaching end users... [Début]

Diapositive n° 7 - Leader de la recherche
Diapositive traduite

As the market leader, we need to ensure search doesn’t become a commodity. Our focus on search is nothing new. We built our brand on being the best search engine, with the best results, and as our competitors have caught up to us, it’s become even more important for us to focus on:
1) Speed
•Solve international speed issues and bring international users to US performance
2) Comprehensiveness and freshness
•“All webpages included in the Google index and searched all the time” – Teragoogle makes this possible
•Expand to other sources of data
•Become the leader in geo search (any search with a geographic component).
•New forms of content – video, audio, offline printed materials
3) Relevance
•Leverage implicit and explicit user feedback to improve popular and nav queries
•Introduce new personalization elements
4) User Interface
•Experiment with several new UI features to make the user experience better [Début]

Diapositive n° 8 - Piloter l'innovation dans la recherche
Diapositive traduite


To really make good on that last part – improving the user experience, we need to drive search innovation.
For example, we need to provide unified search experience by integrating multiple verticals & data sources through UI and ranking solutions
•Add features, not properties and make it really easy to use
Guide users to help them search better
•Make query interpretation transparent through UI elements and help users refine queries
Encourage our large user base to actively contribute metadata that leads to better search results
•Wiki of search: empower users/experts to improve search results in their domains of expertise — create a million verticals
•Effectively integrate user feedback (ratings, comments, tags) into search [Début]

Diapositive n° 9 - Un système publicitaire plus exhaustif
Diapositive traduite


Now let’s look at another core element of our business: advertising. Consider that today, 1 in 4 retail dollars is spent online, and you’ll immediately understand the tremendous opportunity before us.
Our ads business for the moment is healthy and growing and we’re on a strong trajectory
•projected to grow from $6bn this year to $9.5bn next year based purely on trends in traffic and monetization growth
But strong competitors are attempting to aggregate traffic
•AdSense margins will be squeezed in 2006 and beyond
•Y! and MSN will do un-economic things to grow share
•The ad network will be commoditized over time
So, we need to build a more complete ads system that is characterized by two words: wider and deeper. That is, cast the net wider to attract new customer types) and deeper to enhance our relationship with existing customers. [Début]

Diapositive n° 10 – La vache et la sagesse collective
Diapositive traduite


What does a cow have anything to do with this?
If you haven't read James Surowiecki's "Wisdom of Crowds," I highly recommend it. In the book, Surowiecki tells a story about an experiment done in the 19th century. It was by this British anthropologist named Francis Galton.
What Galton did in the experiment was go to a county fair where he had close to 800 people guess the weight of an ox by writing their guess on a slip of paper. Among the 800 or so people were a lot of ordinary county fair goers but there were also some experts – butchers, cattle farmers, you know, the sort of people who would have a reasonably good idea how much a particular cow should weigh.
The remarkable outcome of this experiment is that when Galton tallied all the guesses, the average guess, that is, the collective guess of the crowd was significantly better than the guess of any individual within the group. Think about that. The crowd was wiser than any individual, and that included the experts.
This principle has proven out over and over. And you see it everywhere: financial markets, political elections, and even the synchronization of traffic.
So let's go back to the Hustle and Flow graph I showed you earlier. But instead of just Hustle and Flow, think about every single piece of content ever created and owned by CBS. Now let me ask you a few questions – these are rhetorical:
* Do you know exactly how many assets you have? By assets, I mean all the content you've ever owned or created. Do you know exactly? Do you have the count? (Remember, I'm a computer scientist. I have to ask these things.)
* What percentage of your assets is currently available to users such that they can access it any time, view it, enjoy it any time? And I don't necessarily mean on Google Video, but it could be on your own web sites. What percentage? Pretty small?
* Now let's say you could suddenly make all your assets available to users worldwide. If this happened, do you know which of your assets would be most popular? Would it be last season's Survivor finale? Or would it be a segment from 60 Minutes that might have aired 10 years ago? Do you know which assets would be most popular in Miami vs. most popular in Ft. Lauderdale? Or in the U.S. vs. in Cambodia? Or on Wednesday mornings vs. Sunday nights?
Here's a fact that I've learned while at Google and I want to share it with you: a company is not smarter than the consumers of that company's products. [Début]

Diapositive n° 11 - Un système publicitaire plus exhaustif (suite)
Diapositive traduite


By Wider, we mean:
•Simplifying the experience and streamline advertiser acquisition for small and medium-sized businesses
•Developing a great branding product for large online advertisers and for offline advertisers of all sizes
•Expanding offerings to include print, radio, TV, and direct mails
By Deeper, we mean:
•Providing Advanced Tools & Reporting for sophisticated advertisers (e.g., API, bid management, ad scheduling)
•Expanding AdWords from clicks to conversions (e.g., Landing Page Optimization, Google Analytics integration)
•Tightening integration with other Google products (e.g., SiteMaps, GoogleBase, Local)
To really get down to brass tacks, we’re going to:
Execute well on our core ads projects to help us exceed the $9.5bn target (and backfill any AdSense partner loss) and drive advertiser satisfaction
•Simplification
•Quality initiatives (e.g. landing page quality)
•Fight hard to maintain share in the AdSense network
•Aggressive guarantees
•Increased monetization on existing pages
•Expand inventory rapidly through:
•Support for new ad formats
•Targeting other types of media
•Developing market-leading/”hit” Google properties and consumer applications
•Extend into adjacent SMB services (CBG is only a first step)
•Treat advertisers as full-fledged businesses with a broad set of needs (not just advertising)
•Ensure that we are not supplanted in the consumer buying cycle by eBay, AMZN, Yahoo in their effort to become one-stop shops in the full buying cycle
•By bringing more product information to Google (e.g. via Base)
•By providing users with a richer search experience (e.g. attribute search, vertical search, and richer product information and reviews)
•By leveraging CCC apps to provide users with the product/service information they care about when they want it [Début]

Diapositive n° 13 - Résoudre les grands problèmes
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In the US alone, there is $250B spent in advertising. Is there a problem here? I’m guessing that the title of the day today has something to do with it – can you make $250B more accountable?
Accountability in marketing, having run another F1000 company, generally came from my Mom. I would spend $100M on TV ads and the only accountability I had was my Mom calling to say she liked the fish we used in our ads.
Appendix
The U.S. Advertising Marketing (2005E)
Internet is $11.3B, and of that Search advertising was $3.84B 2004 and projected to be $4.7 B 2005E
Source: Universal McCann, 12/05
Of this roughly $4B total search revenue; Google has 79% share, which is 27% of the total U.S. Internet advertising, or 1% of all U.S. advertising
Source: eMarketer February 2005, eMarketer May 2005; Note: U.S. Search – comparative estimates from 5 sources; U.S. Online – comparative estimates from 12 sources
Given current growth rates, online advertising will approximate the size of
cable TV today, in 2007; and online advertising will be the size of
radio advertising today, in 2009
Internet growth is the most aggressive, with cable the second most aggressive; other media are trying to keep single digit positive growth
Additional soundbites:
How long it took to reach 50M users of various media
Radio took 37 years to get to 50M listeners
TV took 15 years to get to 50M viewers
Cable took 6 years to get to 50M viewers
Internet took just 3 years to get to 50M users
And how long it took to reach $1B in advertising spending on various media
Radio took 45 years to get to $1B in ad spending
TV took 10 years to get to $1B in ad spending
Cable TV took 7 years to get to $1B in ad spending
Internet took just 3 years to get to $1B in ad spending
Source: Morgan Stanley Technology Research
"Other" includes outdoor, product placement, satellite radio, movie trailers, video games, specialty marketing [Début]

Diapositive n° 14 - Les services et les produits aux consommacteurs
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In a world with infinite storage, bandwidth, and CPU power, here's what we could do with consumer products…

Theme 1: Speed
Seems simple, but should not be overlooked because impact is huge. Users don't realize how slow things are until they get something faster.
Users assume it takes time for a webpage to load, but the experience should really be instantaneous.
Gmail started to do this for webmail, but that's just a small first step. Infinite bandwidth will make this a reality for all applications.

Theme 2: Store 100% of User Data
With infinite storage, we can house all user files, including: emails, web history, pictures, bookmarks, etc and make it accessible from anywhere (any device, any platform, etc).
We already have efforts in this direction in terms of GDrive, GDS, Lighthouse, but all of them face bandwidth and storage constraints today. For example: Firefox team is working on server side stored state but they want to store only URLs rather than complete web pages for storage reasons. This theme will help us make the client less important (thin client, thick server model) which suits our strength vis-a-vis Microsoft and is also of great value to the user.
As we move toward the "Store 100%" reality, the online copy of your data will become your Golden Copy and your local-machine copy serves more like a cache. An important implication of this theme is that we can make your online copy more secure than it would be on your own machine.
Another important implication of this theme is that storing 100% of a user's data makes each piece of data more valuable because it can be access across applications. For example: a user's Orkut profile has more value when it's accessible from Gmail (as addressbook), Lighthouse (as access list), etc.

Theme 3: Transparent Personalization
The more data, access, and processing Google can handle for the user, the greater our ability to use that data to transparently optimize the user's experience.
Google Desktop w/ RSS Feeds is a good first example: the user should not have to tell us which RSS feeds they want to subscribe to. We should be able to determine this implicitly.
Other potential examples: User should not have to specify the "From" address in Google Maps; user should not have to specify which currency they want to see Froogle prices in; user should not have to manually enter their buddy list into Google Talk. [Début]

Diapositive n° 15 - L'évolution de Google
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How we plan to use our past experience and advantages to help advertising………
Google’s strategy is built upon the same foundation as all of our products and services:
1) Lowest cost, highest performance hardware infrastructure
•New computing designs, communications and data center infrastructure
•100x better than industry network size
2) Worlds best memory-based software architecture
•Making programming easy and reliable on this new model
•Making execution as reliable as storage is today
•Making large scale computation made very easy
•Automatic and market-based machine allocation with real economics
This foundation and framework will enable Google to set new standards for innovation and comprehensiveness. We plan to:
• Get all the worlds information, not just some
• Crawl everything online (crawl and feeds)
• Use our distribution to get their information and also get it structured; make it easy to give to us
• Offer good tools for web masters to help understand their inclusiveness
• Expand to include other, new information: Video, Print, Photos. [Début]

Diapositive n° 16 - Davantage de détails sur les plateformes mobiles et le marché global
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In this context, mobile devices play a key role.
When you look at really important developing markets like India, China, Latin America, mobile phone penetration by far outpaces PCs and laptops. In these regions especially, we need to build products for the next billion users and build stronger relationships with mobile service providers to make sure people have access to them.
Consider this: 1 in 6 people in the world live in India
1/3 of the world's population is in China + India
4B people in the world have never made a phone call
This points to an extremely compelling need to localize our products and make them available and relevant to people who speak languages other than English, and who don’t have ready access to PCs.
Furthermore, 79% of Internet users are outside the US and 67% of them primarily speak a language other than English – the bottom line is we’d be doing our users and our company a disservice to not focus on making our products relevant and compelling to a non-American, non-English-speaking audience. [Début]

Diapositive n° 18 - Les 7 grands volets
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I’ll cover each of these areas in greater detail in this presentation, but our strategy can be divided into seven main themes that cover our entire business:
1) Lead in Search: Deliver on Search fundamentals, and innovate new Search models
2) Provide a more complete Ads system: Wider and deeper (best user experience and best ROI)
3) Solve users’ needs and desires beyond Search: Create, Remember, & Share
4) Build the best hardware & software infrastructure: Leverage our lead in hw and sw to our increased advantage
5) Build the biggest footprint: extend Google services to users wherever they are
6) Scale to our huge opportunity: hire the best, leverage bottom-up innovation, grow with core values intact
7) Establish thought leadership position in industry and beyond: work with extended partners, regulators, media and centers of influence [Début]

Traduction à suivre (si Google m'en donne la permission)...

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mercredi 8 mars 2006

Google, GDrive, Lighthouse et le scoop passé inaperçu

Google, GDrive, Lighthouse et le scoop passé inaperçu

[MàJ - 11/07/2006 : où l'on reparle de GDrive et ... Platypus !]

Google ayant pris une telle importance sur Internet, dès que le géant de Mountain View accouche d'un nouveau produit, dans l'instant c'est toute la Websphère qui est en ébullition.

Alors imaginez quand Google fait une bourde, et une grosse. Ce n'est pas la première fois que les américains font une gaffe avec leurs fichiers, il n'y a que le support qui change : la première fois c'était le gouvernement US avec un PDF, cette fois-ci c'est Google avec un PPT (d'après moi l'ami Steve Ballmer doit jubiler à l'heure qu'il est...) ! Observons cependant que cette version du fichier est sans les notes, c'est-à-dire sans les notes laissées par inadvertance, qui sont à l'origine de toute l'histoire, à tel point que hier Google a dû présenter un correctif tout ce qu'il y a d'officiel auprès de la SEC, la commission américaine des opérations de bourse.
Dans lequel il est question des fameuses notes :
On March 2, 2006, Google Inc. posted its Analyst Day presentations on its Investor Relations website, http://investor.google.com/. The initial posting inadvertently contained certain annotated comments not intended to be presented at Analyst Day, including the following statements: ...
Signé : Eric Schmidt !

Ce document n'est publié qu'à des fins financières, mais il traduit bien l'embarras de Google. Surtout, il sera désormais difficile de qualifier les indiscrétions googliennes sur GDrive et Lighthouse comme des rumeurs, vu l'autorité de la source :-)

Enfin, magie du Web, grâce à la vigilance de quelques-uns, il a été possible de reconstruire l'intégralité des notes originales. Les notes 12 et 19 peuvent être consultées ici, en anglais bien sûr, et toutes les autres .

Sûr que ça va faire du bruit dans l'interneau, euh, pardon, le landerneau...

Quant à Lighthouse, l'autre grand projet inconnu, voir l'explication que je propose dans mon précédent billet, outre ces deux autres articles en anglais, l'un de Greg Linden, encore lui, l'autre de Richard MacManus.

Pour conclure cette mise à jour, d'aucuns se seront posé la question : « Pour quoi ce titre : - Google, GDrive, Lighthouse et le scoop passé inaperçu ? ».

Simple constat teinté d'amertume : je crois avoir été l'un des premiers sur le Web francophone, si ce n'est le premier, à lever le lièvre sur GDrive, puisque j'ai écrit mon billet le 6. Or ce n'est que le lendemain, hier donc, qu'Olivier Andrieu a sorti l'info, avant d'être suivi par toute la cavalerie lourde : presque toujours la même info reprise en boucle, tantôt approximative et bâclée, rarement approfondie, en aucun cas avec le niveau de détail et d'argumentation que j'ai voulu offrir à mes lecteurs.
Or cherchez "GDrive" dans votre moteur préféré, vous y trouverez à profusion la même info prête-à-porter, mais jamais http://adscriptor.com, l'info sur mesure. Tiens, ça ferait un bon slogan...

Je trouve ça dommage. :-(


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lundi 6 mars 2006

Google est bien plus qu'un simple moteur de recherche...



Google : en attendant GDrive... (31 janvier 2009)

(GDrive se profile à l'horizon)
(GDrive : mise à jour - 11/07/2006)

Il y a tout juste une semaine, George Reyes, Directeur financier de Google, a fait une frayeur aux analystes financiers, les pauvres, juste parce qu'il a osé prononcer l'hérésie suivante :
« Il est clair que nos rythmes de croissance ralentissent. Nous allons devoir trouver d'autres moyens pour monétiser l'activité. »
Déclaration qui a fait boule de neige à Wall Street et déclenché l'avalanche sur l'action Google, qui aurait perdu près de 8% dans la journée.
Bon, les petits porteurs devront cependant se consoler, même si ce sera dur, vu qu'elle avait gagné près de 400% depuis l'introduction en bourse au mois d'août 2004.

Comme quoi, il en faut peu pour faire peur aux financiers !
Pourtant Eric Schmidt, PDG, a dû mettre la main à la pâte et rassurer ces braves gens en leur laissant entendre que Google était prêt à atteindre le cap des 100 milliards de dollars, et de leur distiller une phrase comme ils aiment, du genre :
« Je vous laisse juger s'il s'agit de 100 milliards de dollars de capitalisation ou de chiffre d'affaires. »
Une dépêche de Reuters immédiatement reprise en boucle un peu partout, à peu près la seule info qu'on trouve sur le Web francophone. AMHA, si ça intéresse quelqu'un, il se référait tout simplement à la capitalisation de la société, pour laquelle le challenge est de bâtir l'infrastructure correspondant à la valeur de l'entreprise, un enjeu inscrit au point 5. des priorités stratégiques pour 2006.

Or attention ! une info peut en cacher une autre, qu'apparemment Google a laissé filtrer de façon involontaire dans un premier temps, avant de faire marche arrière pour tenter de dissimuler l'affaire. J'ai nommé G:Drive. Comme souvent sur Internet, difficile de rattraper les erreurs, même pour Google.

Tout tourne autour de la communication faite lors du Google Analyst Day, dont une première version au format PPT a été mise en ligne, vite retirée de la circulation et remplacée par la même présentation en PDF, la différence étant que dans cette dernière les notes ont disparu. Or même si la version disponible garde tout son intérêt, les notes valent leur pesant d'or. Heureusement, grâce à la vigilance de Greg Linden, il est encore possible de reconstituer la petite histoire dans la grande !

Avec d'abord le positionnement de la marque, qui a construit - et continue - son leadership dans la recherche autour de 4 grands thèmes :
  1. la rapidité de la recherche
  2. l'exhaustivité et la fraîcheur de l'information
  3. la pertinence
  4. l'interface utilisateur

Avec ensuite, au coeur de la philosophie Google, l'approche "Aucune contrainte", qui se décline initialement autour de 4 postulats :
  1. Pas de contrainte de puissance de traitement
  2. Pas de contrainte de capacités de stockage
  3. Pas de contrainte de bande passante
  4. Pas de contrainte liée à la monétisation des services...
Avec enfin les produits/services offerts au consommacteur (un peu d'interactivité sied bien en la circonstance...), qui s'appuient sur 3 piliers :
  1. la vitesse (un leitmotiv chez GG)
  2. le stockage intégral des données de l'utilisateur
  3. la transparence de la personnalisation

Le deuxième volet, Store 100% of User Data, que Google nomme expressément GDrive dans ses notes, retiendra plus particulièrement notre attention, un concept qui n'est pas nouveau, puisqu'on en retrouve trace dès novembre 2005, ici, , ou encore, mais qui pourrait bien prendre une nouvelle dimension sous peu :
Stocker 100 % des données utilisateur

Le stockage illimité nous permettra d’héberger l’ensemble des fichiers des utilisateurs : courriels, historiques Web, images, signets, etc., pour les rendre accessibles depuis n'importe quelle application ou plate-forme.
Tous les efforts que nous avons déployés dans ce sens, avec des projets tels que GDrive, GDS ou Lighthouse, se sont heurtés jusqu’à présent aux contraintes imposées par des capacités de bande passante et de stockage limitées. À titre d’exemple, les développeurs de Firefox travaillent actuellement sur le stockage des données côté serveur, même s’ils n’envisagent d’emmagasiner que les URL et non pas l'intégralité des pages Web, pour des motifs de place.
Ce projet va nous permettre d’alléger le côté client pour concentrer toute la puissance côté serveur (thin client, thick server), un modèle qui renforce nos atouts vis-à-vis de Microsoft tout en offrant davantage de valeur ajoutée à l'utilisateur.
De plus, avec le 100 % stockage, la version en ligne de vos données va devenir votre copie de référence, votre original, alors que la version stockée sur votre ordinateur local fera plutôt fonction de cache, avec pour conséquence, et non des moindres, que les copies de vos données seront davantage sécurisées en ligne que sur votre propre ordinateur.
Une autre implication de ce projet est que 100 % des données utilisateur stockées sont mieux valorisées sur Internet, dès lors qu’elles sont accessibles et interopérables d’une application à l’autre. Exemple : un profil d'utilisateur Orkut devient plus intéressant s'il est accessible depuis Gmail (carnet d'adresses), depuis Lighthouse (liste d’accès), etc.
À noter que j'ai traduit Golden copy par copie de référence en m'inspirant de ce billet, en anglais, que je trouve particulièrement éclairant sur la question.
À propos de Lighthouse, il se pourrait qu'il s'agisse d'une interface en ligne mettant à disposition de l'utilisateur un système de récupération de l'information basée sur le Web, tel que décrit en 2000 par Anton Leuski et James Allan dans une étude intitulée « Lighthouse: Showing the Way to Relevant Information » (PDF téléchargeable). Simple supputation. [Début]

Un dernier point intéressant concerne l'évolution de Google selon ... Google :


Observez le petit carré noir, en bas à droite : SOFTWARE ! Car comme le dit justement Philipp Lenssen, une fois que cette solution de stockage aura été mise en oeuvre, l'étape successive sera la suite logicielle sur le Web, comme qui dirait un Web Word, Web Excel, Web Power Point et ainsi de suite, mais sans Microsoft...

Enfin, heureusement que Bill comprend l'anglais ! :-)

* * *

Conclusion provisoire : tout cela va dans le sens de l'histoire et du Web 2.0 (voir aussi ce billet en français), puisque « demain (pour ne pas dire aujourd'hui) le fonctionnement de tous les ordinateurs sera basé sur le Web, sans lequel ils n'auraient plus vraiment leur raison d'être » (mon commentaire à un billet d'Olivier Andrieu). La seule chose dont on est sûrs, c'est que dans 3 ans, Google sera encore là, et bien là. Il suffit de voir le dernier épisode en date de la saga pour s'en faire une idée...


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lundi 27 février 2006

Googlepages : les 500 premières pages !

Les 500 premières Googlepages !

En dépit d'un boulot monstre, j'écris ce billet animé par un sentiment d'urgence. Voilà toute la journée que la requête « site:googlepages.com » donne 516 résultats !

Comme j'imagine que ça ne va pas durer longtemps, si l'on en croit le succès des premiers jours qui a déjà dépassé les prévisions mêmes de Google, j'ai eu envie de faire un instantané de ces 500 premières pages, saisir sur le vif un morceau de l'histoire d'Internet, tirer un « cliché pour la postérité », pour que ceux qui liront dans 2 ou 3 années-Internet (plus ou moins égales à 2 ou 3 années-lumière) puissent se rappeler (ou juste avoir une idée) de l'Internet jurassique et des premiers pas du Googlosaurus...

J'ai donc procédé comme suit :
  • téléchargement des 516 résultats dans un fichier Adobe Acrobat
  • conversion du PDF en RTF
  • préparation du fichier pour ne garder que les résultats
  • création d'un tableau en trois colonnes, avec :
  1. le numéro progressif dans la colonne de gauche
  2. le résultat in extenso au milieu
  3. le code ISO de la langue dans la colonne de droite
Aperçu du fichier ainsi créé :


Ça m'a permis de me faire une idée rapide de la répartition linguistique et de la teneur des pages. Rassurez-vous, rien de scientifique dans ma démarche, même si j'envie beaucoup les véritables études..., c'est juste un petit boulot d'amateur, avec probablement quelques erreurs, qu'on veuille bien me les pardonner. Et si quelqu'un veut approfondir la chose, mon fichier est à sa disposition.

RÉSULTATS

Sur les 516 résultats, le décompte final n'a fourni que 513 sites, dont Googlepages lui-même et 3 sites introuvables :

soit 509 sites (dont 1 se répète 2 fois, 1 4 fois et 1 8 fois !), avec au final un total exact de 500 sites ainsi répartis, 1) par langues, et 2) par domaines :

1. RÉPARTITION PAR LANGUES

En noir et blanc :

En couleur :

Donc, on le voit, les pages en français, qui sont ex aequo au sixième rang avec les pages italiennes, ne représentent que 3% de l'ensemble, pas de quoi pavoiser ! Je sais que l'info n'a pas grande valeur, mais c'est toutefois un indice de réactivité, et les anglo-saxons sont bien toujours les premiers sur le Web, quoi qu'on en dise...

2. RÉPARTITION PAR DOMAINES

Là encore, mon analyse est plus intuitive que factuelle ! Mis à part environ 30% de sites dont j'ignore la langue, au pif, les grands domaines qui s'en dégagent sont, par ordre d'importance :
  1. les pages d'humour
  2. les pages de test (beaucoup sont en latin, allez savoir pourquoi !)
  3. les pages de pub et de spam (ou spages)
  4. les pages sérieuses (il y en a quelques-unes)
  5. les pages critiques
  6. les pages tendres
  7. les autres pages...
Il est 1 heure du mat' et je vais pas détailler tout ça à fond, voici juste quelques réflexions, pêle-mêle, en sautant les points 2 et 3 vu que ça n'apporte rien.

Entre ceux qui se prennent la tête

et ceux qui se prennent pas au sérieux,

entre ceux qui font des critiques voilées tout en profitant de l'aubaine

et ceux qui critiquent tout court

entre les laconiques

et les pris de panique

entre ceux qui bullent

et ceux qui bossent

entre ceux qui provoquent

et ceux qui expliquent

tout l'univers

semble se googlifier

même si tout ça manque parfois d'altitude


Je dédie ce billet à Marie...

Ciao, J-M

jeudi 23 février 2006

Le contenant et le contenu

I - Mots clés

Le premier mot clé
Ces mots clés qui vous ouvrent les portes de la blogosphère
Le compromis du choix des mots clés

Pour planter le contexte, le contenant sera le blog. Je ne dis pas spécialement mon blog, je dis le blog, un blog en général, le vôtre si ça vous arrange.

Au lieu d’un blog j’aurais pu choisir un site, voire un wiki, mais pour l’heure je me limiterai au blog, pour une raison simple : son interactivité.

Ou son pouvoir de susciter le dialogue, si vous voulez. Voilà pour la forme.

Pour le fond, « Content is king », le contenu est roi, à l’instar du client...

Tout référenceur qui se respecte ne vous dira jamais le contraire !

Le contenu est roi et son royaume est l'Internet.

Proverbe chinois :
« Un voyage de milliers de kilomètres commence par le premier pas »
Transposé, ça nous donne :
« Un blog de milliers d’articles commence par le premier mot »
Allez, au hasard, on l'appellera le premier mot clé !
  1. Trouvez le premier mot et vous avez votre blog !
  2. Prenez ensuite un sac de mots - votre sac, tant qu’à faire -, et remplissez-le en vrac. De mots clés. De vos propres mots. Qu’il déborde, vous trierez ensuite...
  3. Réfléchissez, calculez, malaxez, pesez, il y faut du temps et du travail...
  4. Enfin, du premier au dernier, choisissez avec soin, faites comme les poètes, qui n'emploient jamais aucun mot par hasard !
Voilà, vous avez les mots, vous avez votre levain.

Il n'y a plus qu'à faire lever la pâte de votre texte, et qu'on l'appelle billet, page, article, message ou autre ne changera rien à l'affaire. [Début]

* * *
Pour vous exercer avec un exemple pratique, puisque j'ai cité un proverbe de l'Empire du Milieu, vous pourriez nous faire partager vos talents de sinologue en commençant par les 236 mots clés censurés par le gouvernement chinois, dont la liste parle d'elle-même. Quelques extraits traduits :
  • La terreur rouge (Red Terror)
  • Dénoncer le Département de la propagande centrale (Denounce the Central Propaganda Department)
  • Les villageois combattent avec des armes à feu (Villagers fight with weapons)
  • Soldats démobilisés réaffectés à d'autres industries (Demobilized soldiers transferred to other industries)
  • Maladies des pieds et de la bouche (Foot and mouth disease)
  • Pétition contre le TGV (High-speed train petition)
  • Recruter un tueur pour assassiner sa femme (!) (Hire a killer to murder one's wife)
  • Système d'accès au marché (Market access system)
  • Salaire des militaires (Military wages)
  • Suicide du maire (Suicide of deputy mayor)
  • Les dix villes où la qualité de la vie est la plus mauvaise (j'abrège :-) (Top ten worst cities)
  • La vérité, la compassion, la tolérance (Truth, Compassion, Tolerance)
  • Sites Web Occidentaux, publications et groupes de dissidents (Overseas Web Sites, Publications and Dissident Groups)
  • Forum sur la démocratie et la liberté (Freedom and Democracy Forum)
  • Forum sur la voix du peuple (Voice of the People Forum)
  • Minorités ethniques (Ethnic Minorities)
  • L'indépendance du Tibet (Tibet independence)
  • Le massacre de Tiananmen (Tiananmen massacre)
Cet exemple a contrario donne une preuve éclatante de la pertinence des mots clés. Ah, la Chine, un pays où il fait bon vivre et s'exprimer !

* * *
Donc, pour en revenir à ces mots clés qui vont vous ouvrir les portes de la blogosphère, c'est à partir d'eux que vous allez créer votre contenu, et comme chez le boulanger, si le pain est bon, les clients reviendront !

Or on ne devient pas boulanger du jour au lendemain, c'est sûr. Mais vous n'êtes pas tout seul. Il y a des outils, des générateurs de mots clés, par exemple.

Vous leur enfournez le premier, ils vous fournissent les autres, et ça prend une fraction de seconde ! Testez-les, vous risquez d'être surpris par leur efficacité : Google, Overture, Miva (même s'il faut saisir un code en respectant la casse - majuscules), ou encore Kartoo ou Exalead (voir aussi les termes associés), ils sont pas mal non plus. Enfin si vous souhaitez épuiser le sujet, voici d'autres générateurs (ici et ) et outils utiles.

Et vous pouvez répéter l'opération pour chaque article, chaque thème, au gré de vos envies, ou de l'actualité... [Début]

* * *
Le compromis du choix des mots clés

L'utilisation de ces générateurs est importante, puisqu’elle vous indique quels sont les mots clés – en rapport avec vos centres d’intérêts – que cherchent les internautes dans les moteurs.

Or cette recherche n’est que la première étape, maintenant il va falloir l'affiner pour vous positionner sur les mots clés – ou les blocs de mots clés – que vous aurez choisis.

Mais comment choisir ? Imaginez une pyramide inversée, avec en haut la base et en bas le sommet, où la base contient les termes génériques et le sommet les termes spécifiques (optimisés et à optimiser).

Ces termes sont le fruit d’un compromis. Entre les produits, services, opinions ou messages que vous voulez mettre en avant (votre OFFRE), et ceux – produits, services, opinions ou messages – que les internautes recherchent (leur DEMANDE).

Internet, comme dans toute économie de marché, est soumis à la loi de l’offre et de la demande. À vous de faire en sorte qu’il y ait rencontre entre les deux. Ou à quoi et à qui cela servirait-il que vous optimisiez vos pages en vous positionnant sur des mots que personne ne cherche ? Si un visiteur arrive sur votre site, ou votre blog, c’est qu’il y vient pour quelque chose. En est-il conscient ? Pas toujours. En tout cas, c’est à vous de capter son attention, et vous avez très exactement sept dixièmes de seconde (en) pour le faire !

Mais le compromis ne concerne pas que l'offre et la demande. Il est également quali-quantitatif, en ce sens qu’il ne suffit pas forcément de générer le plus de trafic possible, encore faut-il générer un trafic de qualité. Ce qu’on nomme à présent des stratégies de trafic, indissociables des stratégies de liens.

Ces deux types de stratégie ayant le dénominateur commun de reposer sur des stratégies de mots clés.
Avec en amont une stratégie de présence, pourquoi être sur Internet ?, et en aval une stratégie de visibilité, comment être sur Internet ?
Mais comme dit l’autre, ça c’est une autre histoire... [Début]


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