vendredi 17 octobre 2008

Les Explorateurs du Web

Les Explorateurs du Web

Vous connaissez ? Retrouvez-les aujourd'hui et demain sur le Parvis de l’Hôtel de ville à Paris, précisément ici, pour le Forum des Associations 2008. C'est évidemment plus difficile pour les non-parisiens d'être présents, comme Francis Pisani aux États-Unis, Mario Asselin au Canada ou moi-même à Rome.

Ceci dit, si vous êtes à Paris, profitez-en ! "Notre" mission consiste à « faire partager les résultats de nos explorations du Web en confrontant nos différents points de vue. Les Explorateurs du Web proposent de mettre leur intelligence collective au service du plus grand nombre. »

C'est ainsi qu'est née la formule de l'Explorcamp, pour explorer ensemble les nouveaux usages du Web, comme son nom l'indique, et partir à la découverte de nouveaux territoires numériques autour de "tables d’exploration" qui durent une vingtaine de minutes.

Six tables et animations seront proposées durant ces deux jours :

Table 1 : Explorons le web 2.0
Table 2 : Système d'information personnel avec le RSS
Table 3 : Diffuser votre message au delà du site web
4. Session Flash Meeting : Demonstration "live" de cet outil de visioconférence
5. Devenir Explorateur du Web : présentation de l'association
6. Créer un communauté en 5 clics, force des réseaux sociaux pour votre association

En parallèle, au sein du collectif, animé depuis 2006 par Luc Legay, chacun mène ensuite ses propres expériences. Pour en citer quelques-unes : Retrouvez la liste complète ici. Et bonne exploration !



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jeudi 16 octobre 2008

Quensis dans le Wall Street Journal !

Que voulez-vous ? C'est pas tous les jours qu'on est cité dans le Wall Street Journal !

Quensis (newsletter...), la société avec laquelle je collabore en tant que rédacteur et créateur de noms (je vous en ai déjà parlé à propos des 17 millions de parkings...), vient d'être citée dans un article de Ben Worthen intitulé Naming Rights, qui s'inscrit dans un dossier consacré aux PME.

Or vu que la création des nouvelles extensions pour les marques ne sera pas à la portée de tout le monde, Delphine Parlier, co-fondatrice de Quensis, y signale très brièvement les difficultés que rencontrent de plus en plus fréquemment les sociétés qui souhaitent avoir un nom, ou une marque, disponible en .COM. Notamment sur les noms courts, en voie d'épuisement.

Ou comment résumer en une phrase ce que nous avons décrit en 4 pages dans la Revue des Marques du mois d'avril 2008 (n° 62), dans un article intitulé Cherche nom de marque ... disponible, co-signé par Jean-Philippe Hermand, créateur de Quensis, et moi-même.

Articulé autour des chapitres suivants :

- D'hier ... à aujourd'hui
- Production des noms
- Les cinq sens du créateur
- Le sixième sens du décideur
- Du bon usage du naming

Je vous en livre un extrait, histoire de vous mettre l'eau à la bouche :

- Le sixième sens du décideur

« Le processus décisionnel est un continuum du début (amont) à la fin (aval) de la création ; celle-ci intègre trois composantes, nous l’avons vu : du sens, de la forme, et du juridique.
  1. La production de sens revient à l’homme.
  2. La production formelle s’appuie sur la stupéfiante créativité algorithmique des logiciels. La raison en est simple : une machine à traitement formel n’a aucun tabou, elle produit des formes de toute nature, très rapidement et en très grande quantité.
  3. La vérification juridique est un passage obligé, dont l’issue échappe à toute démarche créative, puisque la première vertu d’un nom, c’est d’être disponible.
Un magazine à grand tirage fournit un bon exemple des rouages de la prise de décision : quelle photo publier à la une pour couvrir l’actu au plus près ? Une photo de reportage, c’est :
  • être là où il faut quand il faut : décisionnel amont ;
  • prendre 1000 photos : production formelle ;
  • choisir la meilleure : décisionnel aval.
Une seule photo : le choc de l’image. Un seul choix : le poids du nom.

Oui mais voilà : seul le décideur pondère. Grâce à sa culture, son expertise, sa sensibilité. Acquises par son expérience davantage que dans les livres. Il y a des règles, elles sont assimilées, mais aucune n’est figée a priori : la créativité décisionnelle peut jouer dans les règles (localisation d’une forme particulièrement brillante au sein d’un modèle conforme), ou se jouer des règles (rupture paradigmatique par le choix en amont d’un modèle de dénomination non conforme aux us et coutumes de l’univers considéré).

C’est la primauté de l’homme sur la machine. Jamais une machine n’aura conscience de respirer une fragrance. Seul le créateur sentira l’odeur des mots. Seul le décideur appellera son parfum N° 5. Ou plutôt, dans ce cas, la décideuse :
- Créateur de parfum à la cour des tsars de Russie, Ernest Beaux présenta à Coco Chanel deux séries d’échantillons numérotés de 1 à 5 et de 20 à 24. Elle choisit l’échantillon n° 5. À la question « Quel nom allez-vous lui donner ? », elle répondit : « Je lance ma collection le 5 mai, cinquième mois de l’année, laissons-lui le numéro qu’il porte et ce numéro 5 lui portera chance. »
Quelques gouttes de rupture, pour un parfum mémorable… »

Où l'on voit que pour une société, la création d'une marque est peut-être bien la première opération marketing, primordiale, celle qui conditionnera toute la suite...

J'espère que vous vous rappellerez de Quensis ! (newsletter...)


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mercredi 15 octobre 2008

Blog Action Day 2008 : psychobourse et pauvreté

Blog Action Day 2008 : psychobourse et pauvreté

Une journée d'action des blogs contre la pauvreté. Je ne sais trop quoi dire, mais j'ai été frappé de lire ce billet intitulé Les vrais gens, par Jacques Attali, et notamment ce passage :
...on trouvera toujours aisément de l’argent par l’impôt, c'est-à-dire par les revenus des vrais gens, pour financer les pertes des institutions.
Mais, pour les autres sujets sérieux, (comme la faim, la pauvreté, le climat, la déforestation), rien. Et pourtant, cette semaine, un rapport de la commission européenne rappelle que l’économie du monde perd chaque année plus de richesses par la déforestation, (soit entre 2 et 5000 milliards de dollars), que par la crise financière. Et alors qu’on vient de trouver en un mois au moins 4000 milliards de dollars dans le monde pour les banques, il n’a jamais été possible d’en dégager seulement 20 pour lutter efficacement contre la faim dans le monde ou pour sauver la forêt brésilienne ou pour généraliser le microcrédit aux 600 millions de familles qui en ont besoin.
Les chiffres annoncés font froid dans le dos. Lisez-les et relisez-les bien.

Pendant ce temps, dans les enceintes boursières mondiales, le psychodrame - ou la tragicomédie, au choix - continue :


En clair, lorsque nos gouvernants font payer les vrais gens, les spéculateurs continuent de jouer au yoyo. De toute façon, tant les gouvernants que les spéculateurs s'en foutent : c'est pas leur argent !

« Socialiser les pertes, privatiser les bénéfices », telle est leur devise...

Tiens, ça me rappelle l'histoire du pessimiste et de l'optimiste :
Le pessimiste : - là on touche le fond, je crois difficilement qu'on pourra faire pire.
L'optimiste : - mais si, mais si
Sources de ma réflexion : Liens connexes : Il y en a beaucoup d'autres, mais j'en ai surtout trouvé en anglais, très peu en français. Allez savoir pourquoi ! Serait-ce toujours notre fameuse exception culturelle ?


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mardi 14 octobre 2008

Quand les journalistes n'écriront plus d'articles...


Réflexion inspirée de ce billet de Jeff Jarvis, dans lequel son intuition est que, désormais, l'article journalistique traditionnel n'est plus la brique servant de base à édifier l'information.

La nouvelle brique est le sujet, l'argument, le "topic", le thème de discussion.

La nouvelle brique, c'est l'actu elle-même, serais-je tenté de dire.

L'article aujourd'hui est inadéquat, trop de répétitions, trop peu d'explications. Or la connaissance n'est pas un processus d'accumulation où la vielle règle des 5W + 2H suffirait pour rendre compte de la complexité des situations.

L'article, et derrière lui le journaliste, ne peut plus prétendre "circonscrire" l'information dans le cadre rigide de son "unité rédactionnelle".

Il doit plutôt se rapprocher du palimptexte qu'est le billet de blog, ouvert à suffisance pour fournir toujours « davantage d'infos, davantage de connaissances, davantage de liens », etc.

Chaque article doit devenir un « grain d'information, de pensée ou d'opinion », un atome identifiable par un lien unique et permanent, de sorte qu'en assemblant autant d'atomes qu'il le souhaite, dans le temps et dans l'espace, le lecteur est libre de construire sa propre information.

Je suis d'ailleurs de moins en moins convaincu que l'une des valeurs ajoutées du journalisme soit la hiérarchisation de l'info à l'heure où tous les critères de "classement" explosent et s'éparpillent dans tous les sens (en interprétant "sens" dans ses différentes acceptions...).

Car ma hiérarchisation diffère non seulement de celle du voisin, mais aussi temporellement. Je n'ai pas les mêmes priorités informationnelles aujourd'hui que hier ou demain. Un problème qu'aucune taxonomie ni aucun vocabulaire contrôlé ne pourra jamais hiérarchiser, et encore moins cerner. C'est plutôt affaire de discernement, hic et nunc.

Lire à ce propos l'éclairant billet de Martin sur une logique traditionnelle de publication "bousculée", où « l'offre et la demande ne participent plus à la traditionnelle définition de la communication (qui ? communique quoi ? à qui ?) » :
On voit partout dans la blogosphère et la twittosphère des "émetteurs" qui publient (post) une information sans se soucier d'un "public-cible" (à qui écrit-on?, comment adapter son niveau de langage?, qu'est-ce qui les intéresse ?).

C'est au "destinataire" que revient le problème de discerner (to process) parmi les divers "chunk" d'information possibles ce qui répond à ses besoins.

On publie en premier, on voit ensuite comment traiter l'information: "post before processing".

C'est d'autant plus vrai avec Twitter. Il m'y arrive de (re)publier une information sans nécessairement la valider (j'inscris normalement "non validé"). Et généralement, mon réseau me revient avec la confirmation (où l'infirmation).

Pour les tenants de la communication traditionnelle --les journalistes en particulier, mais aussi tous ceux soucieux d'une communication de qualité-- ce processus a de quoi surprendre.
Dans cette ère nouvelle du one-to-one (ou many-to-many, ou many-to-one, ou one-to-many...), l'information ne se bâtit plus sur un modèle vertical, top-down qui plus est, mais horizontal, transverse, de liaisons (liens).

Par agrégation/associations d'idées, d'infos, de liens, de billets, de vidéos, de pages de résultats de moteurs, de micro-messages, de fils de discussion, de présentations, de documents partagés, etc. En clair : de tout ce qui peut faire sens. Indépendamment du support.

Et pour terminer sur un parallèle, de même qu'un organe de presse commet une erreur évidente et grossière en pensant que "son" site pourrait être assimilable à TOUT le Web, ainsi en va-t-il de l'article, que personne ne peut plus sérieusement considérer aujourd'hui comme un tout, qui ferait le tour de l'info.

L'heure est donc venue pour les journalistes d'écrire des articles - s'ils tiennent à conserver le terme -, qui feront sens plus par leurs connexions avec le reste de l'infosphère que par leur exhaustivité, une utopie à jamais révolue.

Dans l'infosphère, l'info n'a plus de centre.


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dimanche 12 octobre 2008

50, billet dominical

50, billet dominical

- The 50 most significant moments of Internet history

Via Émilie

- 50 marques en 50 ans

Cinquantième anniversaire de la Marketing Society.

- Nasa : 50 ans de conquête spatiale

Un dossier complet sur Futura Sciences.

- Le CELSA : 50 ans de communication, et après ?

Une question particulièrement d'actualité à l'heure des états généraux de la presse...

- 50 People, One Question

Fifty People, One Question: Restored from Benjamin Reece on Vimeo

La question : que voudriez-vous qu'il arrive, aujourd'hui ?

- An IT life after 50: Coping with the employment challenge

Un problème qui me concerne au premier chef...

- La preuve : j'ai eu 50 ans, hier !


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samedi 11 octobre 2008

Ethique des liens


Formidable discours de Jay Rosen, dont j'ai déjà eu l'occasion de traduire un billet, qui explique en quoi les liens sont consubstantiels au Web, et que le fait de lier n'a absolument rien à voir avec les droits d'auteur ou la propriété intellectuelle.

Et s'il est vrai qu'outre Atlantique 95% des journaux ont des blogs, alors chez nous chaque rédaction devrait retranscrire ce discours, le traduire, l'analyser et le discuter en mettant tous leurs journalistes / éditeurs / rédacteurs autour de la table. Ne serait-ce que pour avoir une idée de ce à quoi pourrait ressembler un journalisme de liens...

Beaucoup de choses m'ont frappé, mais surtout celle-ci : en 1996, lorsque le Washington Post a mis en place son premier site, l'une des règles était de retenir l'utilisateur captif, l'idée sous-jacente étant qu'il pouvait TOUT trouver sur le site, donc à quoi bon l'envoyer ailleurs :
- don't send people away from your domain
- don't link out from the Washington Post to the rest of the Web
- why would we send you anywhere else ?
Jay Rosen concluant avec un sourire qu'en suivant cette logique cela revenait à dire que le site du Washington Post était TOUT le Web !

On voit bien là l'absurdité du raisonnement des journaux qui continuent à se comporter de cette manière.

J'ai déjà eu l'occasion de dénoncer cette pratique, aussi mauvaise que courante, de l'autoréférentialité à 100% de la presse dans Pourquoi je lie encore les journaux en ligne..., mais je conseille vivement à celles et ceux qui comprennent l'anglais d'écouter ce discours :



Toute la seconde partie sur les blogueurs mériterait un billet à part entière. Je le ferai sûrement un jour ou l'autre.

L'idée étant qu'un blogueur doit toujours en donner plus à son lectorat que ce à quoi celui-ci pourrait s'attendre en venant sur le blog : davantage d'infos, davantage de connaissances, davantage de liens, etc.

En un mot, éduquer mieux et plus que ce qu'on pourrait imaginer en cliquant sur un lien. Essayez juste avec celui-ci, pour voir (vidéo ici)...

Une leçon magistrale pour les blogueurs et ... les journalistes ! Qui auraient également grand profit à lire les billets de Média Chroniques et de ses contributeurs.

Avec en toile de fond cette question lancinante : Qu'attendre des États généraux de la presse ?


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jeudi 9 octobre 2008

Marques, blogs et classements

Marques, blogs et classements

Dans un contexte où les marques doivent et s'attendent à trouver de grandes idées MMM (multimédias, multicanaux et multiplateformes), commençons par cette citation de Shelly Lazarus (numéro 1 d'Ogilvy) :
Non seulement les clients sont ouverts, mais ils ont soif de découvrir tous les possibles. Pour un peu, ils sont déçus si vous leur soumettez un plan média semblable à ce qu'ils auraient pu voir deux ans auparavant. Ils veulent des idées neuves. Ils veulent savoir comment se comporter avec la blogosphère.

(There's not just an openness, but a hunger to see what's possible. There's almost disappointment when you bring a client a media plan that looks like something they would have seen two years ago. They want new ideas. They want to know how to deal with the blogosphere.)
Des idées neuves, et savoir comment se comporter avec la blogosphère : LA blogosphère.

Mondiale, celle qui englobe toutes les blogosphères, linguistiques et sectorielles. Les marques sont mondiales. Internet aussi. Et donc même les marques qui n'étaient pas mondiales avant Internet le deviennent forcément sur le Web. Restent les barrières linguistiques et culturelles, qui s'estompent chaque jour un peu plus...

Ainsi les marques sont fortement intéressées par le phénomène des réseaux sociaux, même si elles n'ont pas encore trouvé la clé pour transformer ces plateformes en "vecteurs commerciaux".

Ce n'est d'ailleurs pas de leur faute, car en fait les utilisateurs de Facebook, MySpace & Co. ne cliquent pratiquement jamais sur les pubs. Ou si peu. D'où l'apparition des widgets...

Mais comme tout nouveau support, ça demande du temps pour être apprivoisé. Ça exige que les marques soient à l'écoute, qu'elles prennent les bonnes décisions au bon moment, etc. Or la plupart du temps elles fonctionnent sur un mode de raisonnement 1.0, c'est-à-dire avec une bonne génération de retard, quand ce n'est pas plusieurs... Voir à titre d'exemple l'incroyable gâchis de Scrabulous, où Mattel et Hasbro ont littéralement cassé une dynamique qu'elles ne pourront plus - ni ne sauront plus - recréer. Une opportunité unique ... à jamais perdue !

Donc les marques aussi, et surtout, devraient apprendre à s'optimiser pour les médias sociaux, et bien au-delà à co-brander leurs contenus avec les acteurs - blogs, sites, réseaux sociaux, forums, etc. - en place (sans toutefois prétendre une illusoire exclusivité : aucun blogueur ne s'attachera jamais à une marque sous peine de perdre son identité). C'est-à-dire avec les acteurs qui touchent déjà LEUR public. Le public des marques, j'entends.

Mais pour co-brander du contenu, encore faut-il le faire finement ! Foin de bourrinage, c'est l'intelligence qui doit parler.

Je ne veux pas dire par là que la moyenne des internautes est moins con que la moyenne des non-internautes, je veux dire par là que si l'interactivité trouve sur Internet son environnement naturel, alors les marques doivent d'abord tenir compte de cette interaction. Et y jouer une part active (ou pro-active, puisque c'est à la mode). Ce qui suppose :
  1. qu'elles soient actives sur Internet : être actif, ça veut dire être présent, être à l'écoute, être curieux de tout, dialoguer, affronter la critique plutôt que de la fuir en se mettant la tête dans le sable comme si elle n'existait pas, participer, s'impliquer, s'informer, agir, réagir, interagir, etc. Voir ici, quelques premiers pas.
  2. pour que cette présence se transforme en visibilité, il faut donc dépasser le développement du seul site institutionnel pour s'engager dans les dialectiques à l'œuvre sur le Web. Exemple.
  3. enfin, pour que cette visibilité s'épanouisse en notoriété, il faut moduler une redondance des messages et des initiatives, conjuguée à leur fréquence et leur couverture, culturelle, sectorielle et linguistique.
Un cycle en trois étapes (écouter, participer, contribuer) fort bien expliqué ici et représenté sur le graphique suivant :


Mais reprenons l'exemple frappant d'HP et ses 31 jours du Dragon. Et imaginons qu'ils ne déclinent plus cette campagne uniquement aux États-Unis, mais dans le monde entier. En lançant simultanément l'opération dans toutes les blogosphères. C'est-à-dire en touchant les internautes de toutes les langues et tous les pays. Ce n'est plus de 10% qu'augmenteraient leurs ventes globales, mais de 20, 30 et plus.

En outre, pour un prix modique si on compare le coût des portables au budget publicitaire "monde" de ces colosses. Si vous calculez sur l'exemple des 31 portables, vendus de 4 à 5 000 $ pièce, quel est le prix de revient à l'unité pour HP ? 1 000$, 2 000$ ?

Faisons une moyenne et disons 1 500$. Imaginons maintenant qu'ils ne contactent pas 31 blogueurs mais 1000 ! Budget : 1 500 000$. Imaginons également qu'ils pensent aussi à rémunérer les blogueurs. Pourquoi pas, après tout ?!

Multiplions le budget par 2 (1 portable pour le blogueur, 1 portable pour le gagnant du concours) : 3 000 000$.

Ça fait beaucoup d'argent, me direz-vous ! Pour ces marques, pas tant que ça, vous répondrai-je : 3 millions $, c'est le prix d'un spot TV de 30 secondes durant le Super Bowl !

Or si vous me permettez, en termes d'impact, les résultats d'une campagne planétaire impliquant 1 000 blogueurs sur Internet et ceux d'un spot de 30" diffusé durant le Super Bowl ne seraient en rien comparables...

De cet exemple, premier dans son genre, nous pouvons tirer plusieurs enseignements : Donc impliquer 1 000 blogueurs d'un coup, imaginez le carton ! Et en plus, vous savez quoi ? La première marque qui fera ça, qui osera faire ça, rentrera de plein droit dans l'histoire d'Internet !

Ce qui démultiplierait la portée de son message, de son image. Par conséquent, les marques doivent innover en dépassant le partage traditionnel des revenus publicitaires, et faire preuve de créativité en inventant de nouveaux mix.

Car si tout le monde s'accorde sur le constat qu'il y a déjà, et qu'il y aura toujours plus dans les années à venir, transfert des budgets publicitaires "old economy" vers le Web, les marques sont également conscientes que cela implique d'avoir :
- des spécialistes, évidemment, capables de développer des volets digitaux au sein de campagnes 360°
- des solutions publicitaires crédibles (vidéos cliquables avec du placement produit, etc)
- surtout, d’avoir la possibilité de mesurer les interactions avec les publics de manière qualitative et quantitative – et de manière indiscutable ! C’est ce dont ont besoin les patrons du marketing (et de la communication) pour pouvoir justifier en interne le transfert de budgets vers du concret.
Mesurer les interactions avec les publics de manière qualitative et quantitative – et de manière indiscutable !

D'où - nous y revoilà - la nécessité de disposer de classements de blogs et d'autres indicateurs fiables...

La boucle est bouclée. Enfin, presque. :-)


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