samedi 22 avril 2006

Microsoft, le Poulidor du Web

Où l'on reparle de GDrive grâce à ... Microsoft !

Par la voix de Ray Ozzie, qui dévoile dans une interview à la CNN la prochaine mise en service de Live Drive :

Microsoft is planning to use its server farms to offer anyone huge amounts of online storage of digital data. It even has a name for that future service: Live Drive. With Live Drive, all your information - movies, music, tax information, a high-definition videoconference you had with your grandmother, whatever - could be accessible from anywhere, on any device.

« Microsoft prévoit d'utiliser ses fermes de serveurs pour mettre à la disposition de tous d'énormes capacités de stockage en ligne des données numériques. Nom de baptême du futur service : Live Drive, grâce auquel toutes vos informations - films, musiques, données fiscales, la dernière vidéoconférence à haute définition que vous avez eue avec votre grand-mère ou tout ce que vous voudrez - pourront être accessibles de partout et depuis toutes les plateformes. »

Et d'ajouter :
Google apparently has similar plans. An internal memo accidentally posted online in March spoke of company efforts to "store 100 percent of user data" and mentions an unannounced Net-storage system called GDrive.
(Google is rumored to have a million servers around the world and, according to a knowledgeable source, is already the top electricity user in at least one large U.S. state. Google would not comment.)

« Apparemment, les plans de Google sont identiques. Une fuite interne mise en ligne par inadvertance au mois de mars mentionnait déjà les efforts déployés par Google pour « stocker 100 % des données utilisateur » ainsi que GDrive, un nouveau système de stockage sur Internet dont personne ne savait encore rien.
(Il paraît que Google a des millions de serveurs un peu partout sur la planète. Selon une source bien informée, la firme serait le plus gros consommateur d'énergie électrique dans au moins l'un des plus grands États d'Amérique. Aucun commentaire de Google à ce sujet.)
 »

Certes, quand Microsoft dit « à la disposition de tous », il est clair qu'il faut sous-entendre « de tous ceux qui paieront », mais il est probable que le service de Google sera payant aussi. À moins que...

En conclusion, ce qui me frappe dans cette histoire, c'est que Microsoft a toujours l'air d'avoir un coup de retard, et dans la gigantesque partie d'échec économique et pas seulement qui est en train de se jouer (voir les efforts actuels d'EBay pour s'associer avec MSN ou Yahoo), un coup de retard ça peut vite être fatal.

Cette annonce suit de peu la création de Live Academic pour tenter de concurrencer Google Scholar, mais comme l'observe justement Olivier Andrieu :
MSN devrait quand même faire attention. Lorsqu'on s'appelle "Microsoft", qu'on le veuille ou non, on part auprès de certaines personnes avec un certain handicap au niveau du capital sympathie, notamment auprès des utilisateurs du Mac et des logiciels "open source". (...) On a l'impression que MSN va parfois à l'encontre de cette voie et c'est vraiment dommage lorsqu'on désire s'attaquer à un concurrent dont l'hégémonie sera difficile (mais certainement pas impossible) à contrer...

Que l'hégémonie de Google ne soit pas impossible à contrer, passe encore, mais que le challenger soit Microsoft, ce serait fort étonnant : efficacité et souplesse pour le premier, plantages à répétition et usine à gaz pour le second, y a pas photo ! Ça m'étonne pas que Ballmer s'énerve (cliquez sur le lien, puis en bas à gauche de l'écran, 1'14'' de pur plaisir. Garanti !)...

Bah, autrefois, sur les routes du Tour de France, les supporters lançaient des « vas-y PouPou », aujourd'hui ceux qui aiment MSN pourront toujours crier « vas-y Bilou », je crois pas que ça suffise pour qu'il gagne.


P.S. D'aucuns s'étonneront peut-être que je ne mentionne pratiquement jamais Yahoo, c'est juste que je trouve Yahoo ennuyeux !

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mercredi 19 avril 2006

Adscriptor, c'est quoi ?


Maintenant que mon blog grandit lentement mais sûrement vers l'âge de la maturité, avant de poursuivre j'ai besoin de faire le point sur sa genèse, sa nature et ses perspectives (d'autant que ma dernière petite mise à jour remonte à plus d'un an) !

Initialement né comme laboratoire de traduction pour joindre l'utile (mettre en avant mon savoir-faire dans ce métier) à l'agréable (rendre accessible aux internautes francophones des ressources anglo-saxonnes sur Internet et le marketing), il s'est transformé incidemment en laboratoire de réflexion, au gré de mes nombreux questionnements sur le sens et l'essence de ma présence sur Internet.

Dans mon cas,
  1. un blog, c'est :

    • une porte d'entrée sur ma cybergalaxie
    • un lieu de rencontre
    • un point d'accès à mes nombreux centres d'intérêt, professionnels et personnels :
      • au plan professionnel : prestation de services conseil sur le positionnement et le référencement par la qualité du contenu, c'est-à-dire l'optimisation linguistique, qui comprend en amont l'audit linguistique et en aval le contenu rédactionnel (à ne pas confondre avec le contenu éditorial, qui inclut notamment la charte graphique, les fichiers audio, vidéo, ...)
      • au plan personnel : instaurer le dialogue, animer un espace d'interactivité, me remettre en question à chaque billet, aborder la traduction comme pure communication, d'une manière générale travailler et retravailler les mots, le texte et l’hypertexte, l'impact des messages, etc.


  2. faire vivre un blog, c'est tenter de :
    • garder l’esprit en éveil et possiblement susciter l’attention de mes lectrices et lecteurs
    • mêler humour, infos et insolite, analyses et découvertes
    • rester libre et spontané tout en ayant de la tenue
    • avoir l’air sérieux sans trop me prendre la tête
    • être en alerte constante pour réagir aux tendances et aux évolutions, un état de veille et d'anticipation qui m'a conduit à m'occuper de Google, chose qui n'était absolument pas prévue au départ, etc.

Enfin, parmi les pôles d'intérêt encore à développer, j'en citerai deux qui me sont particulièrement chers :
  • l'Italie, ma deuxième patrie, où je vis désormais depuis près de 25 ans, la France restant ma patrie de sang, l'Italie ma patrie de cœur, un pays et une culture que j'aime profondément, même si j'ai parfois la nostalgie de la terre - et de la langue - où je suis né...
  • la poésie, puisque j'ai déjà écrit plusieurs centaines de poèmes rassemblés en différents recueils, dont aucun à ce jour n'a connu ni le bonheur ni les honneurs de la publication, un obstacle autrefois infranchissable qu'Internet me permet désormais de contourner allègrement : autopublier mes œuvres poétiques
    aux éditions de moi-même, c'est pour bientôt !
À suivre...


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jeudi 13 avril 2006

Google : le calendrier est-il au rendez-vous ?

Google Calendar enfin disponible


Depuis le temps qu'on l'attendait, ce fameux CL2, le voici enfin ! C'est comme ça depuis ce matin. En attendant Godot...

Maintenant que le calendrier est en ligne, vous serez impardonnable la prochaine fois que vous louperez vos rendez-vous ;-)

Pour approfondir : en anglais (mieux vaut le savoir), et en français, dans le détail.



P.S. Compte Gmail nécessaire pour s'inscrire. Si vous voulez, j'ai quelques invitations disponibles ... après Pâques. Ciao, J-M

Google et le chant des moissons

Google et le chant des moissons


Je ne résiste pas à l'envie de vous communiquer cette dernière info : Google vient de dévoiler son rebranding en Chine, où le moteur s'appellera désormais Gu Ge, qui signifie « harvest song », le chant des moissons...

Crédit : EyePress / AP

Sûr qu'avec plus de 110 millions de sino-surfers la récolte risque d'être fructueuse. Sans oublier les futures générations, et elles arrivent vite, là-bas...

Or pour l'instant, il est tard, je suis fatigué, et la question est trop vaste pour me lancer dans une analyse hasardeuse. Je me limiterai donc à vous fournir quelques liens relatifs à la présence de Gu Ge en Chine, pour le meilleur et pour le pire...

Google en Chine
Google renforce la grande muraille de Chine
Censure de Google en Chine, réaction officielle de RSF (Reporters Sans Frontières)

Quant à la censure chinoise qui n'existe que dans l'esprit des mal-pensants et dans la bouche des mauvaises langues (à croire qu'on vit pas tous sur la même planète), voici juste quelques indices :

Sur les mots interdits :

- vérité, compassion, tolérance
- sites Web Occidentaux, publications et groupes de dissidents
- Forum sur la démocratie et la liberté
- Forum sur la voix du peuple
- Indépendance du Tibet
- Massacre de Tiananmen

et, toujours à propos de TienAnMen, les photos interdites :

- L'histoire, telle que la voient les occidentaux, des tanks, des tanks et encore des tanks


- L'histoire, telle que la voient les chinois, des cartes postales, des cartes postales et encore des cartes postales


Source : Yazerty.net

À propos, si vous voyez apparaître les résultats de la première photo en cliquant sur la deuxième, c'est pas grave, vous êtes juste géolocalisés et Gu Ge vous renvoie automatiquement à Google... Souriez, on vous surveille :-)


P.S. Il est vrai que Google n'est pas le seul géant d'Internet à s'implanter en Chine, mais enfin, comme l'observe si justement Nate Anderson, quand on a comme devise quasi-officielle « Don't be Evil », on s'expose peut-être plus que les autres aux critiques...

Et pour finir, une véritable carte postale (clicable) !



P.S. Mise à jour : 24 avril 2006

Aux dernières nouvelles, les chinois eux-mêmes semblent contester Google et son choix de changer le nom du moteur en Gu Ge, puisqu'ils ont mis une pétition en ligne pour demander à la société de Mountain View de faire marche arrière :

mercredi 12 avril 2006

Google et l'interface normale

Google et l'interface vocale normale

Deuxième brève de la journée

Après avoir parlé du brevet d'interface vocale obtenu par Google, voici ce qui pourrait être une évolution probable de l'interface utilisateur au niveau de la présentation dans les pages de résultats du moteur.

Hier, Dave Winer a découvert au cours de sa navigation sur le Web une nouvelle fonctionnalité présentée par Google dans les réponses aux recherches, à savoir une bandière bleue clicable située à gauche du premier mot de chaque résultat présenté :


En cliquant dessus, la bandière horizontale devient verticale et s'accompagne d'une extension du fameux snippet avec présentation du texte in extenso et des images :


Seulement voilà, lorsque Dave a voulu poursuivre sa recherche, il n'y avait plus de petites bandières bleues ! Apparemment Google faisait des tests, mais heureusement qu'il avait pensé à faire des captures d'écran :-)

L'info en elle-même ne représente certes pas un scoop, mais je ne peux m'empêcher de la mettre en relation avec les fonctionnalités d'Orion, ce qui pourrait être une façon soft de laisser décider à l'utilisateur s'il veut cliquer sur le lien pour aller visiter la page, ou s'il préfère en voir l'intégralité pour speeder sa navigation et passer à autre chose...

Affaire à suivre, et de près !



P.S. Je me rends compte que j'ai été un peu prolifique ces jours-ci, probablement en prévision des cinq jours de vacances que je vais prendre à partir de demain, à l'occasion de la semaine de Pâques. Bonnes fêtes à tous et rendez-vous la semaine prochaine... :-)

Google et la recherche vocale

Google et la recherche vocale

Une brève, pour changer un peu ;-)

Toujours dans la série des signaux forts (on va bientôt en avoir un par jour !), Google a enregistré hier le brevet n° 7 027 987, intitulé Interface vocale pour moteur de recherche (Voice interface for a search engine), dont la première revendication énonce : procédé pour fournir des résultats de recherche aux requêtes vocales d'un utilisateur quelconque...
Pour l'instant, il ne s'agit donc que d'un nouveau service de Google Lab, baptisé Google Voice Search (GVS).
Sergey Brin fait partie des inventeurs.

Source : The unofficial Google Weblog
Il semblerait d'ailleurs que Google prépare ça depuis longtemps. Plus d'infos ici, dont un PDF à télécharger (en anglais).

Alors à vos micros ! :-) Ou plus probablement, vu les ambitions déclarées de Google, à vos téléphones mobiles...



P.S. Tiens, tant qu'on y est, voici le résumé du brevet :
« Système destiné à fournir des résultats de recherche à une requête vocale. Le système reçoit la requête vocale d'un utilisateur, il en déduit une ou plusieurs hypothèses de reconnaissance, chacune étant associée à un coefficient de pondération relatif à la requête, puis il élabore une requête booléenne pondérée d'après les hypothèses de reconnaissance formulées. Le système soumet ensuite la requête booléenne pondérée au moteur de recherche, qui fournit les résultats à l'utilisateur. »
Voili voilou.

Des détails supplémentaires sur cette info de l'Atelier, Google obtient le brevet de la recherche vocale.

[MàJ - 20 avril] Ça se précise :

Au Japon, Google teste ses liens et ses appels sponsorisés sur les mobiles. Source : Jérôme Bouteiller. NetEco.com

mardi 11 avril 2006

Le futur du positionnement sur Orion

Le futur du positionnement sur Internet Orion

Après Google Earth, Google Moon et Google Mars, voici le petit dernier : Google Orion ! Les planètes ne lui suffisent plus, maintenant il lui faut les constellations.


Sources : Pour la science & Astrosurf

Donc, dans la foulée du précédent billet, j'ai cherché à recueillir quelques indices ici ou sur les implications de l'achat par Google de cette nouvelle technologie de recherche. Et ce que j'ai trouvé ne va pas forcément plaire à tout le monde.

Sous réserve de vérifier à l'usage l'adaptation et l'application que la société compte vraiment faire de ce nouvel algorithme, il semble que l'enjeu consiste à rendre la recherche plus pertinente pour l'utilisateur, au niveau de la présentation des résultats.

Le projet original, intitulé « RichProlog, a System for Deducing, Inducing and Learning in the Declarative Programming Paradigm », a été subventionné à hauteur de 150 000 $ par l'Australian Research Council, et développé dans les locaux de l'Université australienne de New South Wales (UNSW).

Les débuts ne sont pas sans rappeler ceux des deux compères Gates & Allen dans leur garage, ou encore Page & Brin à l'Université de Standford, puisqu'Ori Allon aurait commencé seul dans une petite salle de la Faculté des sciences informatiques, sous la direction du Pr Eric Martin.

Or voici ce que dit d'Orion le Professeur Martin :
Nous avons développé un nouveau moteur de recherche qui ne renvoie pas seulement les liens à une page Web, mais aussi les informations présentes sur la page, de sorte que les utilisateurs, lorsqu'ils saisissent un mot clé, obtiennent en retour une liste de concepts corrélés et d'informations auxquel(le)s ils ont directement accès. Donc, au lieu de devoir cliquer sur le lien pour aller visiter la page et y trouver l'information souhaitée, ils disposent déjà de l'information en question. !!!

(We have been developing a new search engine that returns not only links to webpages, but actual information so that users, when they enter key words, get a list of related concepts, information that they can directly access. So instead of having to click on the link to read the webpage and find out the information they're after, they're provided with the information itself.)
En gros, le risque est que l'utilisateur bypasse votre site parce qu'il disposera déjà du renseignement qu'il cherche sur les fameuses pages de résultats.

Et d'inférence en inférence, cela veut dire aussi que les moteurs, qui ont déjà l'importance et l'influence qu'on leur connaît, en auront de plus en plus au détriment des millions de sites qui cherchent à émerger dans l'océan d'Internet !

Or jusqu'à présent, sauf erreur de ma part, le but de référencer et de positionner un site dans les moteurs était essentiellement celui d'attirer des visiteurs sur ses pages. Mais si demain ce même visiteur s'arrête en chemin chez Google, Yahoo, Microsoft ou ... Exalead, alors quel sera le but ?

Je pose la question en priorité aux intéressés, les référenceurs, ainsi qu'à celles et ceux qui ont une idée à ce propos. Moi je n'en ai pas encore. Mais je m'interroge, et comment !



P.S. Ressource connexe : QTSaver

Réflexion : en voyant le nom de l'inventeur (Ori Allon) et celui du produit (Orion), je me suis dit que si on enlève All à Ori Allon, ça donne Orion ! Alors, ORI = Orion Resource Identifier ?

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