dimanche 1 mars 2009

La mafia en Italie

Article complémentaire : qu'est-ce que la mafia ?

On ne peut pas parler de l'Italie sans parler de la mafia. Mais aujourd'hui, plus que jamais, la mafia est aux commandes en Italie, aux affaires, dirons-nous, où le visage de la mafia, de la collusion, de la P2, apparaît fièrement, au grand jour (plus question de se cacher, et pourtant...), sous les traits de Silvio Berlusconi, ex-apprenti maçon devenu bâtisseur comme actuel président du Conseil des ministres, ou de Renato Schifani, actuel président du Sénat, déjà cités devant les tribunaux italiens pour corruption (Berlusconi) ou suspectés d'être proches de la mafia, ou encore des dizaines et des dizaines de politiques actuellement au parlement, tous partis confondus. Transversalité oblige !

Sans compter les imprésentables, tout aussi nombreux, absents du parlement mais bien là dans les rouages des appareils politiques nationaux, régionaux, locaux, administratifs, etc.

Le tout dans une machinerie bien huilée, un fascisme rampant, un pizzo permanent, une désinformation parfaitement efficiente, organisée, ce que Marco Travaglio appelle la machine du complot perpétuel (en citant notamment le cas emblématique de Clemente Mastella, ex-Ministre de la Justice, accusé de 7 graves chefs d'inculpation dans le cadre d'une seule affaire !!!) (ce même Mastella qui a utilisé comme prétexte cette même affaire pour faire tomber le précédent gouvernement Prodi, un geste fort apprécié qui lui a valu l'éternelle reconnaissance de ... Silvio, puisqu'il est aujourd'hui sur les listes européennes du parti de ... Berlusconi !!!) (donc avec un peu de chance on le verra à Strasbourg, comme quoi l'Italie n'exporte pas que la pizza...).

Avec à ce funeste tableau les exceptions qu'il se doit, et notamment le parti d'Antonio Di Pietro, Italia dei Valori. Que ses adversaires tentent sans vergogne de décrédibiliser par tous les moyens, en l'accusant de "protagonisme", de populisme, d'être réactionnaire, de vouloir la potence à tout prix (forcaiolo) etc., en un mot d'être "justitialiste". "Justitialisme", c'est le grand mot, le gros mot. Une fois qu'ils l'ont dit, ils ont tout dit. Les justitialistes d'un côté, Berlusconi persécuté de l'autre, mis en croix :
Je suis le Jésus-Christ de la politique, une victime patiente, qui se sacrifie pour les autres (Io il Gesù della politica, una vittima paziente, mi sacrifico per tutti)...
En attendant, ça ne l'empêche pas de détruire le peu qui reste de démocratie dans ce pays, de façon méthodique, acharnée, constante, systématique, avec une effronterie qui n'a d'égale que son cynisme, aussi incommensurable que son orgueil. Sous les yeux de tous. Italiens. Européens. Américains. Ce n'est pas une surprise, la chose est annoncée depuis longtemps et a largement dépassé les frontières de la péninsule.

Le tournant historique de l'Italie a eu lieu fin des années 80, début des années 90. Notamment avec l'opération Mains Propres. L'alternative qui s'offrait alors au pays, c'était de bâtir une seconde République sur de nouvelles bases, ce qui fut fait ensuite avec l'entrée en jeu de Berlusconi.



Malheureusement, entre les deux options, c'était la mauvaise. Et même pire. Après l'assassinat du juge Falcone, celui de Paolo Borsellino marque la fin des espoirs démocratiques pour ce pays et le début d'une alliance entre l'état italien et la mafia, chose que n'aurait jamais accepté Borsellino. D'où la nécessité impérieuse de l'éliminer.

Vous croyez que c'est moi qui m'invente ces histoires ? Voici un extrait du jugement de la Cour d'Assises de Caltanissetta au procès "Borsellino ter" :
C'est justement pour faciliter la mise en place de nouveaux contacts au niveau politique qu'il fallait éliminer tous ceux qui, comme Borsellino, auraient découragé toute tentative d'approche avec Cosa Nostra et de régression dans la lutte contre la mafia, ceux qui se seraient levés pour dénoncer, même publiquement, du haut de leur prestige professionnel et de la noblesse de leur engagement civil, tout recul de l'état ou de ses composantes politiques.

Proprio per agevolare la creazione di nuovi contatti politici occorreva eliminare chi, come Borsellino, avrebbe scoraggiato qualsiasi tentativo di approccio con Cosa Nostra e di arretramento dell'attività di contrasto alla mafia levandosi a denunciare, anche pubblicamente, dall'alto del suo prestigio professionale e della nobiltà del suo impegno civile ogni cedimento dello stato o di sue componenti politiche.
Roberto Scarpinato, juge antimafia qui a travaillé avec Falcone et Borsellino, entre autres, l'explique clairement, aussi bien dans un livre qu'il vient de publier que dans cette intervention (il y a une semaine...) :



Où il déclare explicitement qu'il ne peut plus assister aux commémorations organisées le 23 mai et le 19 juillet de chaque année en grandes pompes par l'état, car il ne supporte plus de se trouver aux côtés des commanditaires mêmes de l'assassinat de Borsellino, un crime d'état. Toute la teneur de l'intervention est terrible, en voici un extrait, ses propres mots, textuels (à 3'50'') :
Vi confesso che da qualche tempo ho difficoltà, a partecipare il 23 maggio e il 19 luglio alle ceremonie per l'anniversario delle stragi di Capaci e di Via d'Amelio, perché quando vedo in prima fila, a rappresentare lo stato, personnaggi sotto processo o condannati per mafia o per corruzione, io, credo, non mi sento di poter stare in quella stessa chiesa, non mi sento di poter stare in quello stesso palazzo, e mi chiedo: "ma quando potranno i nostri ragazzi credere in uno stato che ha queste facce"...
Traduction :
Je vous avoue que depuis un certain temps déjà, il m'est difficile de participer le 23 mai et le 19 juillet aux cérémonies pour l'anniversaire des massacres de Capaci et de Via d'Amelio, car lorsque je vois au premier rang, en tant que représentants de l'état, des personnages ayant des procès pendants ou condamnés pour mafia ou pour corruption, je crois, je ne me sens pas la force d'être à côté d'eux dans la même église, dans les mêmes palais de la république, et je me demande : "mais comment et quand nos fils et nos filles pourront-ils jamais croire à un état ayant ces visages-là"...
Et il insiste sur "un état ayant ces visages-là" en les pointant virtuellement du doigt...

Suivez mon regard ou revenez aux premiers paragraphes de ce billet.
[La chose avait déjà été dénoncée en ... 1983 par Giuseppe Fava, considéré le premier journaliste-intellectuel sicilien assassiné par Cosa nostra une semaine après avoir prononcé ces mots : « Les vrais mafieux, ils sont au Parlement, tantôt ministres, tantôt banquiers, ce sont ceux qui occupent en ce moment-même les sommets de l'état-nation » (I mafiosi stanno in Parlamento, sono a volte ministri, sono banchieri, sono quelli che in questo momento sono ai vertici della nazione).]
Donc, comme vous le voyez, en 25 ans, non seulement la société italienne en est toujours au même point, mais en plus elle régresse fortement dans la voie de la légalité.

Car Roberto Scarpinato, ce n'est pas le premier plouc venu qui parle, mais un juge reconnu qui combat la mafia depuis plus de 20 ans. Des massacres définitivement archivés par les pouvoirs en place en dépit de nombreuses preuves et pistes délibérément passées aux oubliettes, ce qui a fait hurler le frère de Paolo Borsellino à la mort de la justice en Italie. Condamnés au silence ! Son analyse de la situation, il y a un mois, ne laisse d'ailleurs place à aucun doute...



À l'époque, les siciliens non plus n'avaient aucun doute, voyez la foule en colère aux funérailles des agents de l'escorte de Borsellino, qui s'en prend aux politiques en hurlant "Fuori la mafia dallo stato, fuori la mafia dallo stato" (chassons la mafia de l'état) :



En 2009, ils sont toujours là, et bien là, arrogants plus que jamais et sûrs de leur impunité...

Mais des massacres sur lesquels Gioacchino Genchi nous annonce du nouveau, et vous pouvez croire que ça risque de faire du bruit en dépit de l'omertà ambiante généralisée. Antonio Di Pietro a d'ores et déjà annoncé une interrogation parlementaire sur les révélations de Genchi. Du reste, ça se précise (téléchargez la doc annexe, ça vaut son pesant d'or)...



L'heure des règlements de compte arrive, et le choc qui s'annonce sera chaud, brûlant, même. Si tout ce qui se passe ici se passait en France, le pays serait déjà à feu et à sang.

Donc je le dis clairement à tous les français et francophones qui lisent ce blog : dans les jours, les semaines et les mois qui viennent, vous risquez d'entendre parler de l'Italie de plus en plus souvent. Comptez sur moi pour vous tenir au courant.



Partager sur Facebook

P.S. Juste une question subsidiaire, mais qui a son importance, probablement décisive : que fera l'Europe ?...

, , , , , , , , , ,

vendredi 27 février 2009

Studio 92 Snc : 20 ans de bons et loyaux services

Comme je l'indique dans mon précédent billet, aujourd'hui est la date-anniversaire de ma société, Studio 92 Snc, créée le 27 février 2009 : 20 ans de société et presque 25 ans de traduction, comme dit l'autre, ça fait un bail ! En tout cas, ça représente près de la moitié de ma vie passée à traduire et interpréter.

Donc quoi de mieux pour tenter d'expliquer ce qu'est la traduction que de partager avec vous cette présentation, réalisée à Hammamet fin novembre de l'année dernière, sur l'employabilité des traducteurs intitulée « LA TRADUCTION : DE LA FORMATION À L'EMPLOI - Comment utiliser Internet pour une transition réussie ?»

Internet et les traducteurs, c'est la version courte (12 diapos), Traduction Formation Emploi Hammamet, c'est la version longue (PDF de 80 pages avec des centaines de liens clicables).

Vous aurez ainsi un aperçu du métier, avec à suivre trois extraits vidéo représentant un peu plus des 2/3 de mon intervention (où j'apparais dans toute la splendeur d'une "légère" surcharge pondérale de +/- 10 kg et quelques grammes, on va pas chipoter sur les grammes :-)









C'était le 28 novembre dernier, veille du 7e anniversaire de mon fils...


Partager sur Facebook


www.translation2.com

, , , , , ,

Les principes de Facebook


Exclu dévoilée hier par Korben ! Qui relaie sur Scribd le communiqué de presse annonçant la publication des principes de Facebook, suite aux récents aléas de communication...

Vu que je n'en ai pas trouvé, voici une traduction vite fait, si vous avez des améliorations à proposer, n'hésitez surtout pas. C'est un peu ma manière à moi de fêter les 20 ans de mon agence de traduction, créée le 27 février 1989...
LES PRINCIPES DE FACEBOOK

L’ambition de Facebook est de faire du monde un lieu plus ouvert et transparent, car nous croyons que les gens pourront ainsi mieux se comprendre et se connecter les uns aux autres. Facebook encourage donc l'ouverture et la transparence pour permettre aux individus de mieux partager et se connecter entre eux. Certains principes directeurs guident Facebook pour réaliser ces objectifs, dont la poursuite ne peut être limitée que par des contraintes légales et technologiques, ou encore par l'évolution des normes sociales. Ainsi, nous avons posé les présents principes comme fondement des droits et des responsabilités des internautes utilisant le service Facebook.

1. Liberté de partager et de se connecter

Les gens doivent être libres de partager les informations qu'ils veulent, sur les supports et aux formats qu’ils veulent, et avoir le droit de se connecter en ligne avec qui ils veulent - personnes, organisations, services -, aussi longtemps que les parties impliquées autorisent la connexion.

2. Propriété et contrôle de l'information

Les gens doivent être propriétaires de leurs informations, et avoir la liberté de les partager avec qui ils veulent, comme et où ils veulent, y compris de les effacer du service Facebook. Les gens doivent être libres de décider avec qui ils veulent partagent leurs informations, et de paramétrer les critères de contrôle nécessaires pour protéger leurs choix. Quoi qu’il en soit, les options de contrôle mises en place ne limitent pas la façon dont les destinataires de ces informations pourront les utiliser ensuite, et plus particulièrement hors du service Facebook.

3. Libre circulation des informations

Les gens doivent pouvoir accéder librement à l'ensemble des informations mises à leur disposition par d'autres, et disposer d’outils conviviaux pour partager et accéder à ces informations de manière aisée, efficace et rapide.

4. Égalité des utilisateurs

Chaque personne – que ce soit un particulier, un annonceur, un développeur, une organisation ou une entité quelconque – doit pouvoir divulguer des informations et accéder à leur diffusion au sein du service Facebook, indépendamment de son activité principale. Il doit donc y avoir un ensemble unique de principes, de droits et de responsabilités, applicables à tous les utilisateurs du service Facebook.

5. Valeur sociale

Les gens doivent être libres de bâtir la confiance et leur réputation à travers leur identité et leurs connexions, et leur radiation du service Facebook ne doit avoir lieu pour aucun motif, autre que ceux décrits dans la Déclaration des droits et des responsabilités de Facebook.

6. Plateformes et standards ouverts

Les utilisateurs doivent pouvoir disposer d’interfaces de programmation pour partager et avoir accès aux informations à leur disposition. Les spécifications de ces interfaces doivent être publiées et rendues disponibles et accessibles à tous.

7. Universalité du service

Les gens doivent pouvoir utiliser Facebook gratuitement pour établir une présence, se connecter aux autres internautes et partager des informations ensemble. Chaque personne doit pouvoir utiliser le service Facebook indépendamment de son niveau de participation ou de contribution.

8. Convivialité sur le site

Les droits et les responsabilités de Facebook et de ses utilisateurs doivent être décrits dans une Déclaration des droits et responsabilités dont la teneur ne doit pas être en contradiction avec les présents principes.

9. Transparence du processus

Facebook doit informer le public sur ses objectifs, ses plans, ses politiques et ses activités. Facebook doit avoir un processus d'affichage public d’informations et de commentaires, ainsi qu’un système de vote pour encourager la contribution et le débat sur les amendements susceptibles d’être apportés aux présents principes ou à la Déclaration des droits et des responsabilités.

10. Un seul monde

Le service Facebook doit transcender les frontières nationales et géographiques et être accessible à tous, partout dans le monde.

Partager sur Facebook

Facebook New Governance Rules FR 260209
, , , , , , , ,

mercredi 25 février 2009

Positionnement dans Google : optimisez vos images

Depuis quelques temps, je constate dans mes liens référents que de plus en plus d'internautes arrivent sur Adscriptor via la recherche d'images de Google. Au point que plus d'1 visiteur sur 4 que m'envoie Google viennent par ce canal !

Je prends l'exemple de mes stats d'aujourd'hui via Sitemeter, qui visualise 1000 liens référents par page.

Optimiser les images pour Google
Globalement, Google m'envoie environ 35% de mes visiteurs, le reste venant de liens directs et, pour une infime partie, d'autres moteurs, mais sur cet échantillon de 1000 liens, 551 ont pour référent Google (55,1%), et sur ces 551, 150 la recherche d'images (27,22% des 551), qui correspondent à toutes les lignettes jaunes que vous voyez dans la colonne droite du graphique.

Il est intéressant de constater que plus d'1/4 des internautes arrivant ici via Google y arrivent via la recherche d'images ! Un canal qu'il convient donc d'optimiser, bien qu'à vrai dire je ne m'en sois guère soucié jusqu'à présent.

Cependant je vais prendre l'exemple de l'image ci-dessus pour voir comment je l'ai "optimisée". Trois possibilités :
  1. Le choix du nom de l'image
  2. La balise "Alt"
  3. La balise "Title"
1. Le choix du nom de l'image
Lorsque vous nommez vos images, il est clair qu'il vaut mieux mettre 1 ou 2 mots clés dans le nom du fichier que de l'appeler W21agvoWLfE.gif ou 874534542.jpg ! C'est ainsi que j'ai nommé celle-ci images_google, sans rentrer dans le détail de la distinction entre le trait d'union (tiret, ou dash), et l'underscore (trait bas), selon laquelle le tiret serait considéré comme un séparateur mais pas le trait bas.

Donc suivant ce critère, mieux vaudrait choisir images-google que images_google, mais personnellement je préfère l'underscore, indépendamment de ses (dé)mérites en référencement.
2. La balise "Alt"
La balise "Alt" pour les images sert à visualiser le nom que vous donnez à vos images lorsque leur affichage est désactivé. Quelqu'un qui lirait ce billet sans visualiser les images verrait donc un rectangle vide avec au centre la description que j'ai choisie pour l'attribut "Alt" : Optimiser les images pour Google. Les puristes vous diront que, contrairement à la balise "Title", la balise "Alt" est prise en compte par Google pour référencer les images.
3. La balise "Title"
Normalement cet attribut sert pour les liens, plutôt que pour les images. Personnellement, sur mon blog, chaque fois que j'utilise la balise "Alt", je mets également la balise "Title" avec la même description, qui s'affiche dans une bulle lorsque votre souris survole l'image.

Sur une page Web, vous pouvez également appliquer cette tactique aux listes de points (bullets), comme je l'ai fait sur ma page CV.

À chaque point de la liste, j'ai mis uniquement la balise "Alt", or IE l'interprète comme si c'était une balise "Title" (en visualisant donc le contenu de l'attribut à chaque passage de souris), alors que Firefox et Chrome n'affichent rien.

Par conséquent sur Adscriptor je préfère accoler un double attribut (Alt + Title) aux images (quand je le fais...), car en mettant les deux, ça m'évite de me tromper et je suis sûr que les internautes voient le même résultat, indépendamment du fait qu'ils utilisent Firefox, Chrome, Internet Explorer ou autres (j'ignore ce qu'il en est pour les autres).
Voilà, ces quelques réflexions jetées à la va-vite ne prennent pas en compte l'accessibilité des sites Web, qui est quelque chose de beaucoup plus pointu et un peu hors de mes compétences. Naturellement, je n'optimise pas systématiquement toutes les images que j'insère dans mes billets, même si je gagnerais sûrement à le faire, vu le nombre croissant de visiteurs qui arrivent sur mon site via les images.


Partager sur Facebook

, , , , , , , , , , , , ,

samedi 21 février 2009

ICANN : nouvelles extensions et JPA


Cette semaine, l'ICANN a publié un PDF de 150 pages où sont analysées les réactions publiques à la première version du guide des candidatures aux nouvelles extensions.

La nouvelle mouture (changements en rouge) suscite déjà de nombreuses réactions, qui s'ajoutent aux précédentes objections, d'autant plus que selon plusieurs observateurs, les principales problématiques soulevées dans les précédents commentaires ne trouvent pas de réponses satisfaisantes dans ce nouveau document. Pour lequel une nouvelle session de commentaires est ouverte, jusqu'au 13 avril prochain.

Les principales questions en suspens portent notamment sur les coûts des candidatures, les coûts d'enregistrement (avec les risques d'un tarif à la carte...), l'impact des nouvelles extensions sur le marché et les conséquences techniques pour le DNS vu la pénurie d'adresses qui se profile. L'ICANN a donc commissionné des études sur ces points, auprès de consultants externes, dont les résultats devraient être connus et débattus à partir d'avril prochain.

Une autre problématique concerne les IDN (et les considérations légales connexes), ou domaines multilingues, sur lesquels Verisign est également très actif, j'aurai l'occasion d'y revenir. Verisign qui contribuera aux finances de l'ICANN en lui versant 18 millions $ en 2010 (contre "seulement" 12 millions $ en 2009), soit dit en passant...

Mais pour en revenir aux critiques, l'un des plus virulents est certainement George Kirikos sur CircleID :
Il est évident que la supervision du gouvernement (NTIA/DOJ) doit être plus active, et notamment pour ordonner à l'ICANN de cesser totalement son programme "Nouvelles extensions" !

The need for more active supervision by the NTIA/DOJ is evident, and in particular they should order the cessation of the New gTLD program in its entirety.
Il observe surtout que l'ICANN n'a tenu aucun compte des fortes objections soulevées par la NTIA autant que par le marché.

Tout le monde ne voit pas les choses de cette manière. En décembre dernier, Antony Van Couvering déclarait à propos de ce dossier :
Il y a de bonnes raisons pour que l'ICANN ne change pas de cap.

There are good reasons ICANN won't change direction.
Michael Palage reconnaît également les mérites de l'ICANN.

Toutefois, ce que je retiens de cette nouvelle version, c'est le retard pris sur le calendrier initial, puisque le nouvel échéancier ne prévoit plus la mise en œuvre des nouvelles extensions avant fin septembre 2009, mais selon toute probabilité avant la fin de l'année 2009 (j'en doute...).

Bon, bien que certains s'en soient émus, un délai supplémentaire de trois mois ne change pas grand chose, me direz-vous. Sauf un petit détail : le 30 septembre 2009 expire le JPA, terme au-delà duquel nous en saurons plus sur l'indépendance et l'avenir de l'ICANN, pour qui la transition s'annonce d'ores et déjà délicate...

Le JPA, Accord de projet conjoint, ou Accord de projet commun, est l'aboutissement d'une longue série de protocoles d'accords entre l'ICANN et le Gouvernement des États-Unis, via différentes institutions. Avec dès le début l'intention annoncée d'assurer la transition de la gestion du DNS (système des noms de domaine) vers le secteur privé. Donc, maintenant, que fera la nouvelle Administration Obama ? That is the question...

En décembre, un atelier réunissant près d'une cinquantaine d'experts s'est terminé en proposant un sondage sur l'alternative suivante :
  1. Est-ce que l'échéance du JPA au 30 septembre 2009 peut représenter un premier pas vers une internationalisation de l'ICANN ?
  2. Est-ce qu'il vaut mieux attendre avant que les instances compétentes ne mettent un terme au JPA ?
Environ 35 voix se sont portées sur la première proposition, contre 10 pour la seconde...

Autant de problèmes sur la table pour la prochaine réunion de l'ICANN, qui se tiendra à Mexico du 1 au 6 mars prochain. Si vous avez des remarques ou des requêtes, vous pouvez les déposez dans la boîte aux questions prévue à cet effet.



Partager sur Facebook

, , , , , ,

vendredi 20 février 2009

Berlusconi + Internet = Censure !


En commentant mon billet sur la fin de la démocratie en Italie, Joseph me signale un lien à propos des risques de censure sur Internet.

En fait, c'était le sujet du billet suivant mais j'ai été rattrapé par l'actualité du Web entre-temps.

Donc, première nouvelle, ce n'est plus un risque, nous y sommes déjà ! Et ce n'est pas "une" mesure, mais un ensemble organique de mesures, comme Marco Travaglio l'explique très bien :
le projet est global, organique, et (...) les différentes mesures sont disséminées...
Si ce n'est qu'il ne parlait pas d'Internet dans son Passaparola de lundi dernier.

Alors parlons-en ! Mais pourquoi donc Berlusconi voudrait-il contrôler Internet, me direz-vous ? C'est simple, c'est le dernier espace de LIBERTÉ qu'il ne contrôle pas, encore, et le seul. Le seul rayon de lumière qui lui fait encore de l'ombre.

Puisqu'il contrôle déjà toute une partie de la presse, des régies publicitaires (l'argent : le nerf de la guerre...), et pratiquement 100% de la télévision grand public. D'ailleurs il met en ce moment même la dernière touche à son emprise sur la RAI, à l'occasion d'un énième coup de force (il nous en fait un par jour, quand il est dans ses bons jours, davantage quand il est énervé, ce qui lui arrive de plus en plus souvent), où il a réussi à magouiller avec la "gauche" pour noyauter et contrôler le Comité de surveillance et le Conseil d'administration de la RAI (c'est-à-dire les trois chaînes de la télévision publique) !!! En plus des trois plus grosses chaînes privées qu'il détient en violation totale du droit communautaire...

Or comme l'observait fort justement Karl Popper (dont la théorie de la démocratie entre brutalement en conflit avec le régime à l'œuvre en Italie), qui contrôle la télévision contrôle la démocratie :
La démocratie consiste à soumettre le pouvoir politique à un contrôle. C’est là sa caractéristique essentielle. Il ne devrait exister dans une démocratie aucun pouvoir politique incontrôlé. Or la télévision est devenue aujourd’hui un pouvoir colossal ; on peut même dire qu’elle est potentiellement le plus important de tous, comme sil elle avait remplacé la voix de Dieu. Et il en sera ainsi tant que nous continuerons à supporter ses abus. La télévision a acquis un pouvoir trop étendu au sein de la démocratie. Nulle démocratie ne peut survivre si l’on ne met pas fin à cette toute puissance [...]

Il ne peut y avoir de démocratie si l’on ne soumet pas la télévision à un contrôle, ou pour parler plus précisément, la démocratie ne peut subsister durablement tant que le pouvoir de la télévision ne sera pas complètement mis à jour.
Mais bon, cette orgie de pouvoir ne suffisant plus à Berlusconi, autant s'attaquer au dernier bastion de la liberté pour le museler : Internet !

Cela fait plusieurs mois que le vieil homme (anziano signore, ce sont ses propres mots) en parle, et après les discours, l'heure est venue de passer aux actes. Quelques lignes suffiront :

Amendement D'Alia :
«Art. 50-bis.

(Repressione di attività di apologia o istigazione a delinquere compiuta a mezzo internet)

1. Quando si procede per delitti di istigazione a delinquere o a disobbedire alle leggi, ovvero per delitti di apologia di reato, previsti dal codice penale o da altre disposizioni penali, e sussistono concreti elementi che consentano di ritenere che alcuno compia detta attività di apologia o di istigazione in via telematica sulla rete internet, il Ministro dell'interno, in seguito a comunicazione dell'autorità giudiziaria, può disporre con proprio decreto l'interruzione della attività indicata, ordinando ai fornitori di connettività alla rete internet di utilizzare gli appositi strumenti di filtraggio necessari a tal fine.

2. Il Ministro dell'interno si avvale, per gli accertamenti finalizzati all'adozione del decreto di cui al comma 1, della polizia postale e delle comunicazioni. Avverso il provvedimento di interruzione è ammesso ricorso all'autorità giudiziaria. Il provvedimento di cui al comma 1 è revocato in ogni momento quando vengano meno i presupposti indicati nel medesimo comma.

3. I fornitori dei servizi di connettività alla rete internet, per l'effetto del decreto di cui al comma 1, devono provvedere ad eseguire l'attività di filtraggio imposta entro il termine di 24 ore. La violazione di tale obbligo comporta una sanzione amministrativa pecuniaria da euro 50.000 a euro 250.000, alla cui irrogazione provvede il Ministro dell'interno con proprio provvedimento.

4. Entro 60 giorni dalla pubblicazione della presente legge il Ministro dell'interno, con proprio decreto, di concerto con il Ministro dello sviluppo economico e con quello della pubblica amministrazione e innovazione, individua e definisce i requisiti tecnici degli strumenti di filtraggio di cui al comma 1, con le relative soluzioni tecnologiche.

5. Al quarto comma dell'articolo 266 del codice penale, il numero 1) è così sostituito: "col mezzo della stampa, in via telematica sulla rete internet, o con altro mezzo di propaganda".».
Projet de loi Carlucci pour protéger la légalité sur le réseau Internet :
Articolo 2

E' fatto divieto di effettuare o agevolare l'immissione nella rete di contenuti in qualsiasi forma (testuale, sonora, audiovisiva e informatica, ivi comprese le banche dati) in maniera anonima.

I soggetti che, anche in concorso con altri operatori non presenti sul territorio italiano, ovvero non identificati o indentificabilì, rendano possibili i comportamenti di cui al comma 1. sono da ritenersi responsabili - in solido con coloro che hanno effettuato le pubblicazioni anonime - di ogni e qualsiasi reato, danno o violazione amministrativa cagionati ai danni di terzi o dello Stato,

Per quanto riguarda i reati dì diffamazione si applicano, senza alcuna eccezione, tutte le norme relative alla Stampa.

Qualora insormontabili problemi tecnici rendano impossibile l'applicazione di determinate misure, in particolare relativamente al diritto di replica, il Comitato per la tutela della legalità nella rete Internet (di cui al successivo articolo 3 della presente legge) potrà essere incaricato dalla Magistratura competente di valutare caso per caso quali misure possano essere attuate per dare comunque attuazione a quanto previsto dalle norme vigenti.

In relazione alle violazioni concernenti norme a tutela del Diritto d'Autore, dei Diritti Connessi e dei Sistemi ad Accesso Condizionato si applicano, senza alcuna eccezione le norme previste dalla Legge 633/41 e successive modificazioni.
Bon, pardonnez-moi mais je suis un peu fatigué de traduire, aussi je vous résume en quelques mots :
  1. Le premier texte permet de filtrer n'importe quel contenu pour peu qu'il ne plaise pas et d'obscurcir l'intégralité des sites, de Facebook à Youtube, de Blogger aux blogueurs, etc. Ce qui a fait dire à Di Pietro qu'avec cette loi, quand bien même le sénateur D'Alia s'en défend, l'Italie s'aligne sur la Chine et la Birmanie...
  2. En revanche, le deuxième texte dit très clairement, entre autres, que toute forme d'anonymat devient explicitement interdite sur le Web, et qu'en matière de diffamation (mais le périmètre est plutôt extensible...), "toute la législation applicable à la presse s'applique aussi à Internet, sans aucune exception".
C'est clair et net. Donc, juste pour citer l'exemple des journalistes :
... c'est-à-dire le journaliste qui fait œuvre d'information, en citant habituellement le nom du juge, en rapportant que "le juge untel" est chargé de "l'affaire untel", en racontant si le juge fait bien - ou mal - son travail, de sorte que le citoyen sache qu'il y a une enquête, et qu'elle est suivie, bien ou mal, par tel juge. C'est ça, l'information.

Donc à présent le magistrat ne pourra plus être désigné nommément, et si un journaliste publie son nom il sera passible d'une peine allant jusqu'à trois mois d'emprisonnement ou d'une amende jusqu'à 10 000 euros ! Juste pour avoir publié un nom, le nom d'un vrai juge, chargé d'une véritable enquête. Jusqu'à trois mois d'emprisonnement, et 10 000 euros d'amende !
Par conséquent en faisant 1 + 1 = 2, les normes applicables aux journalistes s'appliqueront à l'identique - sans exception aucune - aussi aux blogueurs, et plus largement encore à n'importe qui souhaitant exprimer son opinion sur Internet...

Je pourrais vous en écrire encore des pages et des pages, mais je suis écœuré de toute cette merde. Concluons, pour aujourd'hui.

En muselant Internet, Berlusconi renforce d'autant son énorme appareil militaire de propagande qui lui permet de distiller, aux doses et à la fréquence qu'il veut, l'information qu'il veut ou, pour mieux dire, la non-information dont il a besoin pour maintenir le peuple dans un état permanent de béate ignorance (qui se résume par la maxime suivante : panem et circenses, en remplaçant le pain par la pub, ou par le cul, c'est selon...).

Comme l'observe un magistrat, Bruno Tinti, auteur du livre La questione immorale :
La majorité au pouvoir a son ministère de la propagande, nous l'appellerons ainsi, tellement destructeur que si Goebbels avait eu le même à l'époque d'Hitler aujourd'hui nous ferions tous le salut nazi !

...questa maggioranza ha un ministero della propaganda, chiamiamolo così, che se lo avesse avuto Goebbels ai tempi del nazismo oggi ci saluteremmo tutti con la mano alzata. È micidiale.
Car en fait le projet global et organique de Berlusconi pour tout noyauter et tout contrôler, absolument tout, à 360°, va bien au-delà d'un simple projet de "gouvernement", c'est à proprement parler un PROJET DICTATORIAL, hégémonique, qui n'a plus rien à voir avec une soit-disant démocratie, ni de près ni de loin, comme l'a justement dénoncé Antonio Di Pietro devant les instances européennes, chose qu'il a réaffirmé hier encore à l'occasion des magouilles avec la "gauche" dont je parlais plus haut :
Si la majorité et l'opposition se mettent d'accord, ça signifie qu'il n'y a plus d'opposition dans notre pays. Je me sens moins opposant que résistant. D'ailleurs je ne crois pas qu'en ce moment nous ayons une majorité au gouvernement, je crois plutôt que nous avons, d'un côté, une dictature en construction, et, de l'autre, une résistance en action.
Résistance, oui, c'est bien le mot. Mais ça nous ramène toujours à la même époque...

Or je le rappelle, et j'insiste : tout cela se passe aujourd'hui, en 2009, en Italie, au cœur de l'Europe. Qu'on se le dise !!!


Partager sur Facebook

, , , , , , , , , ,

mercredi 18 février 2009

Conditions d'utilisation de Facebook : ça bouge !


Depuis mon premier billet sur les conditions d'utilisation de Facebook, dans lequel la clause incriminée était qualifiée par Vincent Gautrais d'abusive et contractuellement nulle, plusieurs changements sont intervenus. Voyons un peu la chronologie.

En octobre 2007, la clause relative au contenu utilisateur publié sur le site (User Content Posted on the Site), actualisée au 24 mai 2007, était la suivante :
By posting User Content to any part of the Site, you automatically grant, and you represent and warrant that you have the right to grant, to the Company an irrevocable, perpetual, non-exclusive, transferable, fully paid, worldwide license (with the right to sublicense) to use, copy, publicly perform, publicly display, reformat, translate, excerpt (in whole or in part) and distribute such User Content for any purpose on or in connection with the Site or the promotion thereof, to prepare derivative works of, or incorporate into other works, such User Content, and to grant and authorize sublicenses of the foregoing. You may remove your User Content from the Site at any time. If you choose to remove your User Content, the license granted above will automatically expire, however you acknowledge that the Company may retain archived copies of your User Content.
Ma traduction :

En transférant votre Contenu utilisateur où que ce soit sur le site, automatiquement vous accordez, déclarez et garantissez que vous avez le droit d'accorder à la Société une licence - irrévocable, perpétuelle, non exclusive, transférable, libre de droits, mondiale (assortie du droit de sous-licencier) - d'utiliser, de copier, d'exécuter et d'afficher publiquement, de reformater, de traduire, d'extraire (en tout ou en partie) et de distribuer ce Contenu utilisateur à quelque fin que ce soit, en relation avec le site ou avec sa promotion, ainsi que de mettre au point des produits dérivés et d'incorporer tel Contenu dans d'autres produits, de même que vous accordez et autorisez l'exploitation de sous-licences sur lesdits produits. À tout moment, vous pouvez retirer votre Contenu utilisateur du site. Si vous choisissez de le faire, la licence accordée ci-dessus s'éteindra automatiquement, même si vous reconnaissez que la Société peut archiver et conserver des copies de votre Contenu utilisateur.

À noter que la partie graissée de la dernière phrase ci-dessus avait été ajoutée dans un deuxième temps par Facebook, puisqu'une précédente version ne parlait ni d'archivage ni de rétention des données, en se terminant ainsi : If you choose to remove your User Content, the license granted above will automatically expire (si vous choisissez d'éliminer votre Contenu utilisateur, la licence accordée ci-dessus s'éteindra automatiquement).

Or le 4 février dernier, patatrac, Facebook réactualise ses conditions et fait complètement sauter les deux dernières phrases, c'est-à-dire les mentions sur le retrait volontaire de son contenu par l'utilisateur. Ce qui fait titrer à Ecrans : Facebook : Tous les droits, pour toujours !

Devant le tollé général soulevé sur le Web, après une première tentative d'explication (qui fait dire à Techcrunch : c'est compliqué...), Zuckerberg revient sur sa décision et remet l'ancienne version, dont voici maintenant la version "officielle" traduite :
En publiant un Contenu utilisateur sur le Site, vous autorisez expressément la Société à créer les copies nécessaires pour faciliter la publication et le stockage du Contenu utilisateur sur le Site. En publiant un Contenu utilisateur sur tout ou partie du Site, vous concédez expressément à la Société, et vous garantissez détenir les droits nécessaires à cet effet, une licence irrévocable, perpétuelle, non exclusive, transférable et pour le monde entier sans rétribution financière de sa part (y compris le droit de concéder des sous-licences), d'utiliser, copier, représenter, diffuser, reformater, traduire, extraire (en tout ou partie) et distribuer ce Contenu utilisateur, à des fins commerciales, publicitaires ou autres, sur le Site ou en relation avec le Site (ou dans le cadre de sa promotion), de créer des œuvres dérivées du Contenu utilisateur ou de l'incorporer à d'autres créations, et d'en concéder des sous-licences des éléments cités. À tout moment, vous pouvez supprimer votre Contenu utilisateur du Site. Si vous choisissez de supprimer votre Contenu utilisateur, la présente licence prendra fin automatiquement mais vous acceptez que la Société puisse conserver des copies archivées du Contenu utilisateur supprimé. Facebook ne revendique aucun droit de propriété sur votre Contenu utilisateur. En vertu des présentes Conditions d'utilisation, vous demeurez propriétaire de votre Contenu utilisateur et des droits d'auteur ou autres qui lui sont associés.
Donc tout est bien qui finit bien. Et à celles et ceux qui se demandent si les conditions d'utilisation de Facebook sont légales ou illégales, j'aime bien cette réponse d'André Gunthert :
...rappelons un principe simple (..) : la loi prévaut sur le contrat.
(...)
(C)es textes n'ont de valeur que dans la mesure où ils sont conformes à la loi.
(...)
Mark Zuckerberg explique que le toilettage des CGU correspondait à une tentative malheureuse pour prendre en compte un droit du destinataire.
(...)
Il n'existe aucune garantie pour le destinataire d'un commentaire que celui-ci puisse être conservé aussi longtemps que le contenu qu'il commente. C'est ce problème qu'ont tenté sans succès de résoudre les juristes de Facebook. Dans sa note, Zuckerberg souligne à juste titre que le droit (réel) de l'émetteur et le droit (revendiqué) du destinataire sont en contradiction et sont susceptibles de créer un conflit : « Il n'existe aujourd'hui aucun système qui me permette de partager mon adresse e-mail avec vous et simultanément de contrôler avec qui ou avec quels services vous la partagez. »
Ce point de droit n'est pas résolu...
D'autant que tout prévoir pour régir en toute légalité les termes d'utilisation de quelque 175 millions d'utilisateurs répartis dans une centaine de pays, bonjour le casse-tête, et Facebook n'est certes pas le seul acteur du Web qui a des difficultés avec ses conditions d'utilisation !


Partager sur Facebook

, , , , , ,