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mercredi 17 février 2010

La stratégie mobile de Facebook


Nous avons vu dans mon précédent billet quelle est la croissance exponentielle de Facebook. Or s'il y a un secteur dans lequel Facebook a encore une énorme marge de manœuvre, c'est bien celui de la téléphonie mobile.

Techcrunch vient de publier une vidéo présentant la stratégie de Facebook pour faire face à l'explosion des mobiles : j'ai entendu hier à la télé italienne qu'il y en avait actuellement 5 milliards dans le monde (voir ici), ce qui en fait probablement le dispositif le plus utilisé par la population humaine, loin devant les ordinateurs.



On comprend donc pourquoi Facebook, Google et les autres s'intéressent de plus en plus au mobile, mais notamment pour le fait que les utilisateurs de mobiles (mobinautes, ou téléphonautes, pourquoi pas ?) sont deux fois plus impliqués et actifs sur Facebook que ceux qui consultent le site depuis leurs ordis.

Et s'il y a un an, selon Facebook, 30 millions de membres consultaient le site depuis leur mobile, ce chiffre a été multiplié par 3 depuis, et ils sont plus de 100 millions aujourd'hui ! Soit 1 fréquentateur du site sur 4...

C'est probablement une des raisons pour lesquelles ils pensent que l'année 2010 marque un tournant pour le marché de la téléphonie mobile, chose qu'annonçaient déjà certaines "vieilles" prévisions.

Autre chose intéressante, la présence mobile de Facebook ne se décline pas sur un portail pour mobiles, mais sur 2 !

Un site pour les téléphones traditionnels, et un site pour les dispositifs avec écran tactile. Le tout adapté dans plus de 70 langues, ce qui devrait permettre à Facebook, selon leurs prévisions, de toucher plus de 90% de la population !!!

Autres axes de développement, soutenus par de gros investissements dans les 5 à 10 ans :
  • Collaboration avec plus de 200 opérateurs télécoms, que Facebook se fait fort de convaincre à intégrer davantage leurs services au réseau social (ce qui leur permettrait également de vendre plus de téléphones mobiles et plus de forfaits data...)
  • Développement de l'interaction entre Facebook et les opérateurs pour les SMS
  • Intégration plus poussée du code Facebook dans les systèmes d'exploitation dédiés à la téléphonie mobile
Ainsi les opérateurs pourront proposer gratuitement une version texte dépouillée du site, dénommée Facebook Zéro, qui devrait servir de rampe de lancement pour que les utilisateurs passent ensuite à une version "premium".

Chamath Palihapitiya, qui présentait la session "Mobile Communications 2.0" au Mobile World Congress de Barcelone, a d'ailleurs expliqué qu'ils avaient fourni gratuitement le service complet pendant une semaine, en enregistrant un pic élevé de fréquentation. Et en ajoutant qu'une fois que le service est redevenu payant, ils ont constaté un taux d'abonnement de 20% en plus par rapport à la normale.

Comme quoi allécher le client ça ne marche pas qu'avec les vitrines. Restera ensuite à voir la question des contenus spécifiques pour les mobiles, mais avec Facebook, je me fais pas de souci pour ça...


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P.S. Pour gérer tout ça, voilà le projet de nouveau Data Center signé Facebook...



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dimanche 7 février 2010

Quelques mots / chiffres sur Facebook


À ce jour, +12% de mes billets sont tagués Facebook (84 sur 680, sans compter celui-ci), dont un premier remonte à août 2007, même si c'est vraiment à partir d'octobre 2007 que j'ai commencé à m'intéresser au sujet de manière plus approfondie, avec plus de dix billets tagués Facebook dans le mois, dont ceux-ci :
  1. Facebook : le décalogue
  2. Facebook
  3. Facebook - Graphing Social Patterns
  4. La valeur de Facebook
  5. Google - Facebook vs. Microsoft - Yahoo : bloc contre bloc
  6. Facebook Demographics
  7. Facebook et ciblage publicitaire - comportemental
  8. Microsoft gagne la bataille Facebook sur Google
  9. Facebook : conditions d'utilisation
  10. Facebook : statistiques fin octobre 2007
Mais c'est dans Facebook Demographics que, pour la première fois, j'ai commencé à analyser le taux d'adhésion au site, qui comptait alors officiellement, le 20 octobre 2007, +42 millions d'utilisateurs, dont à peine plus de 400 000 pour la France (vs. 15,8 millions aujourd'hui, 1 français sur 4 !!!) :


Or 27 mois plus tard, Mark Zuckerberg annonce que la société a franchi la barre des 400 millions d'utilisateurs, soit presque 10 fois plus (en réalité 8 fois plus puisque fin octobre 2007 les utilisateurs étaient déjà 50 millions...).

Bien qu'il y ait toujours un décalage entre les annonces de Zuckerberg et les membres comptabilisés, puisqu'ils ne sont pour l'instant que 380 millions, répartis sur 98 pays (vs. 31 en octobre 2007) :


Exactement 378 992 120 calculés ce dimanche vers 23h...

Façon comme une autre de fêter le 6e anniversaire de l'histoire de Facebook, plutôt travaillée...

Soit pratiquement une moyenne constante de 500 000 nouveaux utilisateurs ... tous les jours (!!!) au cours de cette période, avec en apparence un seul léger fléchissement début 2008.

Voir la page actuelle de stats de Facebook (même si elle n'est pas à jour) pour les autres chiffres. Mais si vous voulez comparer l'évolution au fil des mois, voici les quelques billets où j'ai essayé de détailler les nouvelles adhésions au service, à partir de décembre 2007, où la progression était de 12 millions de nouveaux utilisateurs en deux mois (vs. presque 15 millions par mois aujourd'hui !) : Aujourd'hui, nous en sommes au 6e anniversaire et +15 millions de français, soit plus en un an que durant les 5 années qui ont précédé ! Que dire d'autre ?

Pour terminer, je concluais ainsi ma véritable première analyse sur Facebook par ces mots :
...je suis présent sur Facebook « juste pour savoir de quoi je cause quand j'en cause, et j'avoue ne pas encore y avoir trouvé "mon" intérêt ».
Or même si chacun/e peut être d'accord ou pas avec les principes énoncés par Facebook, personnellement, après avoir vécu cette EXPÉRIENCE, je ne me pose plus la question : j'y suis, et je suis content d'y être !


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P.S. À voir ces chiffres, on comprend mieux les 400 milliards de pages consultées par mois et pourquoi leur 40 000 serveurs pourraient vite être dépassés avec un tel taux de croissance. Comme l'observe Didier, MONSTRUEUX !

D'autant plus que si ça continue comme ça, Facebook atteindra 500 millions d'utilisateurs d'ici la fin de l'année !!!

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vendredi 27 février 2009

Les principes de Facebook


Exclu dévoilée hier par Korben ! Qui relaie sur Scribd le communiqué de presse annonçant la publication des principes de Facebook, suite aux récents aléas de communication...

Vu que je n'en ai pas trouvé, voici une traduction vite fait, si vous avez des améliorations à proposer, n'hésitez surtout pas. C'est un peu ma manière à moi de fêter les 20 ans de mon agence de traduction, créée le 27 février 1989...
LES PRINCIPES DE FACEBOOK

L’ambition de Facebook est de faire du monde un lieu plus ouvert et transparent, car nous croyons que les gens pourront ainsi mieux se comprendre et se connecter les uns aux autres. Facebook encourage donc l'ouverture et la transparence pour permettre aux individus de mieux partager et se connecter entre eux. Certains principes directeurs guident Facebook pour réaliser ces objectifs, dont la poursuite ne peut être limitée que par des contraintes légales et technologiques, ou encore par l'évolution des normes sociales. Ainsi, nous avons posé les présents principes comme fondement des droits et des responsabilités des internautes utilisant le service Facebook.

1. Liberté de partager et de se connecter

Les gens doivent être libres de partager les informations qu'ils veulent, sur les supports et aux formats qu’ils veulent, et avoir le droit de se connecter en ligne avec qui ils veulent - personnes, organisations, services -, aussi longtemps que les parties impliquées autorisent la connexion.

2. Propriété et contrôle de l'information

Les gens doivent être propriétaires de leurs informations, et avoir la liberté de les partager avec qui ils veulent, comme et où ils veulent, y compris de les effacer du service Facebook. Les gens doivent être libres de décider avec qui ils veulent partagent leurs informations, et de paramétrer les critères de contrôle nécessaires pour protéger leurs choix. Quoi qu’il en soit, les options de contrôle mises en place ne limitent pas la façon dont les destinataires de ces informations pourront les utiliser ensuite, et plus particulièrement hors du service Facebook.

3. Libre circulation des informations

Les gens doivent pouvoir accéder librement à l'ensemble des informations mises à leur disposition par d'autres, et disposer d’outils conviviaux pour partager et accéder à ces informations de manière aisée, efficace et rapide.

4. Égalité des utilisateurs

Chaque personne – que ce soit un particulier, un annonceur, un développeur, une organisation ou une entité quelconque – doit pouvoir divulguer des informations et accéder à leur diffusion au sein du service Facebook, indépendamment de son activité principale. Il doit donc y avoir un ensemble unique de principes, de droits et de responsabilités, applicables à tous les utilisateurs du service Facebook.

5. Valeur sociale

Les gens doivent être libres de bâtir la confiance et leur réputation à travers leur identité et leurs connexions, et leur radiation du service Facebook ne doit avoir lieu pour aucun motif, autre que ceux décrits dans la Déclaration des droits et des responsabilités de Facebook.

6. Plateformes et standards ouverts

Les utilisateurs doivent pouvoir disposer d’interfaces de programmation pour partager et avoir accès aux informations à leur disposition. Les spécifications de ces interfaces doivent être publiées et rendues disponibles et accessibles à tous.

7. Universalité du service

Les gens doivent pouvoir utiliser Facebook gratuitement pour établir une présence, se connecter aux autres internautes et partager des informations ensemble. Chaque personne doit pouvoir utiliser le service Facebook indépendamment de son niveau de participation ou de contribution.

8. Convivialité sur le site

Les droits et les responsabilités de Facebook et de ses utilisateurs doivent être décrits dans une Déclaration des droits et responsabilités dont la teneur ne doit pas être en contradiction avec les présents principes.

9. Transparence du processus

Facebook doit informer le public sur ses objectifs, ses plans, ses politiques et ses activités. Facebook doit avoir un processus d'affichage public d’informations et de commentaires, ainsi qu’un système de vote pour encourager la contribution et le débat sur les amendements susceptibles d’être apportés aux présents principes ou à la Déclaration des droits et des responsabilités.

10. Un seul monde

Le service Facebook doit transcender les frontières nationales et géographiques et être accessible à tous, partout dans le monde.

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Facebook New Governance Rules FR 260209
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mercredi 18 février 2009

Conditions d'utilisation de Facebook : ça bouge !


Depuis mon premier billet sur les conditions d'utilisation de Facebook, dans lequel la clause incriminée était qualifiée par Vincent Gautrais d'abusive et contractuellement nulle, plusieurs changements sont intervenus. Voyons un peu la chronologie.

En octobre 2007, la clause relative au contenu utilisateur publié sur le site (User Content Posted on the Site), actualisée au 24 mai 2007, était la suivante :
By posting User Content to any part of the Site, you automatically grant, and you represent and warrant that you have the right to grant, to the Company an irrevocable, perpetual, non-exclusive, transferable, fully paid, worldwide license (with the right to sublicense) to use, copy, publicly perform, publicly display, reformat, translate, excerpt (in whole or in part) and distribute such User Content for any purpose on or in connection with the Site or the promotion thereof, to prepare derivative works of, or incorporate into other works, such User Content, and to grant and authorize sublicenses of the foregoing. You may remove your User Content from the Site at any time. If you choose to remove your User Content, the license granted above will automatically expire, however you acknowledge that the Company may retain archived copies of your User Content.
Ma traduction :

En transférant votre Contenu utilisateur où que ce soit sur le site, automatiquement vous accordez, déclarez et garantissez que vous avez le droit d'accorder à la Société une licence - irrévocable, perpétuelle, non exclusive, transférable, libre de droits, mondiale (assortie du droit de sous-licencier) - d'utiliser, de copier, d'exécuter et d'afficher publiquement, de reformater, de traduire, d'extraire (en tout ou en partie) et de distribuer ce Contenu utilisateur à quelque fin que ce soit, en relation avec le site ou avec sa promotion, ainsi que de mettre au point des produits dérivés et d'incorporer tel Contenu dans d'autres produits, de même que vous accordez et autorisez l'exploitation de sous-licences sur lesdits produits. À tout moment, vous pouvez retirer votre Contenu utilisateur du site. Si vous choisissez de le faire, la licence accordée ci-dessus s'éteindra automatiquement, même si vous reconnaissez que la Société peut archiver et conserver des copies de votre Contenu utilisateur.

À noter que la partie graissée de la dernière phrase ci-dessus avait été ajoutée dans un deuxième temps par Facebook, puisqu'une précédente version ne parlait ni d'archivage ni de rétention des données, en se terminant ainsi : If you choose to remove your User Content, the license granted above will automatically expire (si vous choisissez d'éliminer votre Contenu utilisateur, la licence accordée ci-dessus s'éteindra automatiquement).

Or le 4 février dernier, patatrac, Facebook réactualise ses conditions et fait complètement sauter les deux dernières phrases, c'est-à-dire les mentions sur le retrait volontaire de son contenu par l'utilisateur. Ce qui fait titrer à Ecrans : Facebook : Tous les droits, pour toujours !

Devant le tollé général soulevé sur le Web, après une première tentative d'explication (qui fait dire à Techcrunch : c'est compliqué...), Zuckerberg revient sur sa décision et remet l'ancienne version, dont voici maintenant la version "officielle" traduite :
En publiant un Contenu utilisateur sur le Site, vous autorisez expressément la Société à créer les copies nécessaires pour faciliter la publication et le stockage du Contenu utilisateur sur le Site. En publiant un Contenu utilisateur sur tout ou partie du Site, vous concédez expressément à la Société, et vous garantissez détenir les droits nécessaires à cet effet, une licence irrévocable, perpétuelle, non exclusive, transférable et pour le monde entier sans rétribution financière de sa part (y compris le droit de concéder des sous-licences), d'utiliser, copier, représenter, diffuser, reformater, traduire, extraire (en tout ou partie) et distribuer ce Contenu utilisateur, à des fins commerciales, publicitaires ou autres, sur le Site ou en relation avec le Site (ou dans le cadre de sa promotion), de créer des œuvres dérivées du Contenu utilisateur ou de l'incorporer à d'autres créations, et d'en concéder des sous-licences des éléments cités. À tout moment, vous pouvez supprimer votre Contenu utilisateur du Site. Si vous choisissez de supprimer votre Contenu utilisateur, la présente licence prendra fin automatiquement mais vous acceptez que la Société puisse conserver des copies archivées du Contenu utilisateur supprimé. Facebook ne revendique aucun droit de propriété sur votre Contenu utilisateur. En vertu des présentes Conditions d'utilisation, vous demeurez propriétaire de votre Contenu utilisateur et des droits d'auteur ou autres qui lui sont associés.
Donc tout est bien qui finit bien. Et à celles et ceux qui se demandent si les conditions d'utilisation de Facebook sont légales ou illégales, j'aime bien cette réponse d'André Gunthert :
...rappelons un principe simple (..) : la loi prévaut sur le contrat.
(...)
(C)es textes n'ont de valeur que dans la mesure où ils sont conformes à la loi.
(...)
Mark Zuckerberg explique que le toilettage des CGU correspondait à une tentative malheureuse pour prendre en compte un droit du destinataire.
(...)
Il n'existe aucune garantie pour le destinataire d'un commentaire que celui-ci puisse être conservé aussi longtemps que le contenu qu'il commente. C'est ce problème qu'ont tenté sans succès de résoudre les juristes de Facebook. Dans sa note, Zuckerberg souligne à juste titre que le droit (réel) de l'émetteur et le droit (revendiqué) du destinataire sont en contradiction et sont susceptibles de créer un conflit : « Il n'existe aujourd'hui aucun système qui me permette de partager mon adresse e-mail avec vous et simultanément de contrôler avec qui ou avec quels services vous la partagez. »
Ce point de droit n'est pas résolu...
D'autant que tout prévoir pour régir en toute légalité les termes d'utilisation de quelque 175 millions d'utilisateurs répartis dans une centaine de pays, bonjour le casse-tête, et Facebook n'est certes pas le seul acteur du Web qui a des difficultés avec ses conditions d'utilisation !


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vendredi 13 février 2009

La "vraie" valeur de Facebook ?


La valeur de Facebook est un mystère.

Au fil du temps on est passé de 1 milliard $ à 8 milliards $, puis de 15 milliards $ à 12 milliards $ ou à 10 milliards $, voire de 5 milliards $ à 4 milliards $, ou encore de 6 milliards $ à 3 milliards $, etc.

En cherchant bien on trouverait plein d'autres estimations plus sérieuses les unes que les autres. La réalité, c'est que « la "vraie" valeur de Facebook », personne n'en sait rien, pas même Zuckerberg.

En 2007, la fourchette était comprise entre 7 et 10 milliards $ (à noter que dans cette interview Peter Thiel annonçait la cotation en bourse en 2009 : Thiel said the 'earliest' Facebook would go public is 2009, 'and hopefully not until significantly after that.), en 2008 entre 3,75 et 15 milliards $ (au moins), et en 2009 ?

Car entre 2007 et 2009, Facebook a dépassé MySpace (ce qui était loin d'être acquis au départ), avec un nombre d'utilisateurs multiplié par 4, de 40 à 160 millions ! Et probablement par [plus de] 5 d'ici à la fin de l'année...

[MàJ - Saint Valentin 2009] Les utilisateurs de Facebook seraient officiellement 175 millions...


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Donc même si cette valeur est impossible à chiffrer tant que Facebook n'est pas introduit en bourse (l'année prochaine ?), opération difficile à réaliser sans avoir trouvé d'abord un modèle économique qui tienne la route, il n'en demeure pas moins qu'elle est énorme. Notamment si l'on tient compte des critères de progression, de fréquentation, de potentialités, notamment dans le mobile, etc.

Mais au fond, de la "vraie" valeur de Facebook, qui s'en soucie, me direz-vous. Ben, en premier lieu, ceux qui détiennent les actions, à commencer par les frères Winklevoss, dont la participation peut valoir entre 45 millions $ et 11 millions $, divisée par 4, donc, suivant que vous calculez l'action à 35,90 $ ou à 8,89 $, qui était la valorisation interne de Zuckerberg et du CdA de Facebook, tel que le confirme le document du tribunal rendu public :
AND YOUR HONOR, WHAT WAS THE FAIR MARKET VALUE ACCORDING TO THE BOARD OF DIRECTORS AT THAT TIME? IT WAS $8.89. SO AT THAT FAIR MARKET SHARE WE SHOULD HAVE GOT FOUR TIMES, NOT 1.2 BUT 5 MILLION OF SHARES OF FACEBOOK STOCK.
Voire à 9,27 $ dans le meilleur des cas...

Ensuite, selon ValleyWag, vous avez Zuckerberg, qui devrait avoir une participation d'environ 30%, Sean Parker (± 5%), Peter Thiel (entre 5 et 7%), Microsoft (1,6%), Li Ka-shing, les autres membres de la société, etc.

Et enfin, les utilisateurs du service. Car selon moi, la "vraie" valeur de Facebook n'est pas uniquement économique, c'est aussi une valeur d'usages et de socialisation sur le Web qui existe déjà, même si beaucoup reste encore à découvrir et à inventer, à éliminer, à peaufiner, etc.

Conclusion :
Il y a deux ans, il fallait y être. Aujourd'hui, il faut en partir. Malgré 150 millions d'utilisateurs, Facebook n'a toujours pas trouvé de modèle économique et pratique une forme de fuite en avant : s'il devient payant, tout le monde va en partir. La pub ne rapporte pas de quoi couvrir les frais grandissants d'hébergement et de bande passante. Et Mark Zuckerberg, décrit comme un nouveau Bill Gates, est maintenant sérieusement critiqué.
Alors, selon vous, Facebook en voie de ringardisation ? Personnellement, je ne crois pas.

Je pense plutôt que Zuckerberg conserve des marges de manœuvre importantes, et vu les enjeux énormes qu'il y a derrière, financiers mais pas seulement, gageons que tôt ou tard Facebook réussira à traduire ses nombreux atouts en espèces sonnantes et trébuchantes.

Vos avis ?


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ConnectU et Facebook : coda...

Nous avons vu avant-hier que l'accord entre ConnectU et Facebook avait été évalué à 65 millions $, payé partie en cash et partie en actions Facebook, valorisées en fonction du deal avec Microsoft.

Or ce que tout le monde ignorait, c'était la proportion réelle cash/actions, même si le fait que ConnectU ait contesté l'accord a posteriori semblait indiquer que la partie "actions" était plus importante que la partie "cash".

Et bien il suffisait de demander ! Voici le détail du jugement dans un PDF où les parties sensibles ont été masquées, précédées d'un [REDACTED]...


Oui mais voilà, dans la série "apprenez-nous à utiliser un PDF", un simple copier-coller suffit à faire apparaître le contenu...


Retranscrit (c'est moi qui graisse) :
HERE, YOUR HONOR, IS THAT THEY, THEY MADE A TRANSACTION AT A SHARE PRICE OF APPROXIMATELY $35.90 PER SHARE, AND IF YOU DO THE MATH, WE HAVE IT ALL OVER OUR PAPERS, YOU'LL SEE THAT THAT 35.90 SHARE PRICE, WHICH IS THE VALUE OF THE STOCK IN THE MICROSOFT TRANSACTION, TRANSLATES EXACTLY INTO $45 MILLION, AN ODD NUMBER OF SHARES, AND IT TRANSLATES EXACTLY INTO $45 MILLION.
AND IF WE GET INTO THE MEDIATION EVIDENCE, WHAT WE'LL SHOW, YOUR HONOR, AND THEY SAID WE DIDN'T MAKE A PROFIT OR SO IN OUR SURREPLY. WE DID MAKE A PROFIT.
WHAT YOU'LL SEE, YOUR HONOR, IS THAT THE GOAL WAS TO GIVE 45 MILLION IN VALUE TO, TO CONNECTU IN THE FORM OF FACEBOOK STOCK.
THEY, WITH THEIR, NOT ONLY THEIR GENERAL COUNSEL, BUT THEIR CHIEF FINANCIAL OFFICER, MR. YU, AND, AND MR. ZUCKERBERG, WHO IS NOT ONLY THE CEO OF THE COMPANY BUT IS ON THE BOARD OF DIRECTORS OF THE COMPANY, AND THAT'S IMPORTANT FOR REASONS I'LL GET TO IN A MINUTE, THE THREE OF THEM WERE PRESENT AT THE MEDIATION.
THEY SAID, OKAY, WE'LL GIVE YOU 1,253,326 SHARES. A VERY STRANGE NUMBER, YOUR HONOR. UNLESS YOU DO THE MATH AND YOU SEE THAT BASED ON A $15 BILLION MICROSOFT VALUATION, THAT THEY TOUTED IN THEIR OWN PRESS RELEASE A FEW MONTHS BEFORE, IF YOU DO THE MATH, THAT NUMBER OF SHARES COMES OUT TO EXACTLY $45 MILLION AT THE MICROSOFT VALUATION.
Donc, en clair :
  • Sur 65 millions $, 20 ont été payés en cash (31%) et 45 millions en "actions Facebook" (69%)
  • Chaque action "Facebook" a été valorisée à 35,90 $
  • Les Winklevoss ont donc reçu globalement 1 253 326 actions, soit 0,3% de Facebook
  • 1 253 326 actions x 35,90 $ = 44 994 404 $
  • 404, cherchez l'erreur...
Voilà donc quelles étaient les proportions : 1/3 cash, 2/3 actions.

Ceci dit, 20 millions $ en cash, ça fait quand même 10 millions par jumeau :-)

C'est sûr qu'après un tel montant comme argent de poche, ça donne de la force pour ramer, puisque les jumeaux Winklevoss ont quand même terminé 6e en finale d'aviron (deux sans barreur - Hommes), aux Jeux Olympiques de Pékin 2008 !

Via Kara Swisher.


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P.S. Au moins, on a maintenant une idée précise de la valeur de Facebook... Ce qui veut dire également que la valeur des actions détenues par les Winklevoss doive au moins être divisée par 4, on comprend pourquoi ils en avaient après leurs avocats !

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mercredi 11 février 2009

L'accord entre ConnectU et Facebook

[MàJ - 13 février 2009] Accord de 65 millions $, 1/3 cash + 2/3 en actions "Facebook"..., mais quelle est la "vraie" valeur de Facebook ?

J'ai expliqué plusieurs fois les coulisses de l'affaire ConnectU - Facebook, que l'on pourrait résumer ainsi :

- L'histoire de Facebook (novembre 2007) (lire les explications détaillées), avait débouché sur un procès entre Facebook et ConnectU, qui s'était terminé en avril 2008 sur un "règlement à l'amiable" dont le montant n'avait pas été dévoilé...

Deux mois plus tard, en juin 2008, ConnectU était reparti à l'attaque en contestant l'accord amiable préalable, car selon eux la valeur de Facebook ayant servi de base au calcul du montant aurait été surestimée :
ConnectU ... se plaignait notamment d'avoir accepté un règlement partie en cash et partie en actions, avec un prix des actions calculé sur la base de la valeur de Facebook déclarée dans le communiqué de presse publié lors de la prise de participation de Microsoft. Soit sur une évaluation globale de 15 milliards $ de la société.
Une valeur rabaissée ensuite des 3/4, autour de 4 milliards $ au lieu de 15 initialement...

Pour autant le juge n'avait pas retenu les arguments de ConnectU, qui s'étaient alors débarrassé de leurs avocats en les accusant de ne pas avoir défendu au mieux leurs intérêts ; le cabinet légal, Quinn Emanuel Urquhart Oliver & Hedges, avait contre-attaqué à son tour en citant ConnectU en jugement !

Or le cabinet en question vient de publier - par erreur selon eux - du matériel publicitaire où ils chiffrent précisément le montant de l'accord intervenu entre ConnectU et Facebook : 65 millions $ !


À vous la conclusion...



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jeudi 26 juin 2008

Facebook gagne contre ConnectU !

Facebook gagne contre ConnectU !

J'ai déjà expliqué sur ce blog quelle était l'histoire de Facebook à propos de ConnectU et quels étaient les points litigieux.

En fait, il semble que Zuckerberg ait piqué l'idée à l'origine de Facebook à ConnectU, et qu'il ait préféré l'exécuter pour son compte plutôt que pour celui des frères Winklevoss qui l'avaient contacté dans ce but.

Les différents procès s'étaient terminés par un règlement entre les parties.

Or début juin ConnectU avait tenté une nouvelle action, en argumentant qu'ils auraient été trompés par Facebook sur différents points lors du précédent règlement "à l'amiable", et qu'ils apportaient de nouveaux éléments (notamment des courriels de Zuckerberg prouvant son intention frauduleuse).

Facebook a contre-attaqué en demandant au juge de faire appliquer ce fameux règlement amiable, censé mettre fin à cette histoire.

Ce que vient d'ordonner le Juge du Tribunal de San Jose, en démontant un à un les arguments de ConnectU, qui se plaignait notamment d'avoir accepté un règlement partie en cash et partie en actions, avec un prix des actions calculé sur la base de la valeur de Facebook déclarée dans le communiqué de presse publié lors de la prise de participation de Microsoft. Soit sur une évaluation globale de 15 milliards $ de la société.
All ConnectU stock in exchange for [REDACTED] in cash & [REDACTED] common shares in Facebook. The terms of the shares shall include a requirement that all votes related to the shares will be voted in accordance with the Board of Director’s recommendations and be subject to the same anti-dilution protections afforded to Series D preferred stock. Facebook will determine the form & documentation of the acquisition of ConnectU’s shares (Consistent with a stock and cash for stock acquisition). Facebook represents that it currently has [REDACTED] fully diluted shares outstanding.
Or c'est là où ça devient intéressant : selon ConnectU, le CdA de Facebook serait revenu ensuite sur cette valeur, en la rabaissant. En gros, le juge considère que c'est pas son problème, que personne n'a sérieusement contesté la valorisation de 15 milliards $ déclarée dans le communiqué de presse, que le "règlement amiable" a été signé par les représentants légalement autorisés des parties et par leurs avocats, et donc que ce règlement doit être appliqué.

Il n'en demeure pas moins qu'on aimerait bien savoir à combien le CdA de la société estime aujourd'hui la "vraie" valeur de Facebook ! Un indice (un autre) ?

Est-ce que cette victoire de Facebook sera définitive ? Est-ce que ConnectU va de nouveau contre-attaquer ? À suivre...


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mardi 8 avril 2008

L'histoire de Facebook se termine

Je vous ai déjà raconté l'histoire de Facebook : comment Zuckerberg est en procès depuis 2004 au motif qu'il aurait totalement pompé Facebook sur ConnectU...
L'histoire retrace dans le détail les mois qui ont précédé le 4 février 2004, jour où Zuckerberg a annoncé le lancement de Facebook, et le déroulement des faits est pour le moins troublant.

Car comme conclut l'article, il est clair que Zuckerberg a capitalisé sur la bonne idée au bon moment. Reste à savoir de qui était l'idée ?
D'ailleurs, Zuckerberg attaque le magazine et perd.

Or je découvre aujourd'hui (via Techcrunch) que l'affaire serait sur le point de se conclure. Plus d'infos ici.

En attendant, la contre-attaque de Facebook devant le Juge en invoquant la fausseté des accusations (We continue to disagree with the allegations that Mark Zuckerberg stole any ideas or code to build Facebook...) aurait été retirée par Zuckerberg.

Quant au montant du "règlement à l'amiable", il ne sera pas dévoilé mais vous pouvez parier qu'il sera à la hauteur des espérances des frères Winklevoss. ;-)



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P.S. Pardon pour le titre un peu accrocheur :-)

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mercredi 16 janvier 2008

Liens Adscriptor - Trois discours

Liens Adscriptor - Trois discours

Commençons par le discours en français, celui de Loïc Le Meur en 1 note, qui est la base de son intervention au SES Paris. J'approfondirai une autre fois, car ça mérite.

Voici maintenant deux discours tenus en anglais :

1. La présentation d'hier de Steve Jobs en 60 secondes, ce qui s'appelle aller droit à l'essentiel (via Jason Calacanis) !



2. L'interview de Mark Zuckerberg en 60 minutes (résumé et retranscription)...



Avec les éclairages de Kara Swisher et Charlene Li pour celles et ceux qui souhaiteraient approfondir.


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mercredi 5 décembre 2007

Zuckerberg s'excuse sur Facebook Beacon

Zuckerberg s'excuse sur Facebook Beacon

Pressé de réagir de tous côtés sur le tollé général soulevé en matière de confidentialité des données et de protection de la vie privée, Mark Zuckerberg vient de publier un billet d'excuse sur Facebook Beacon :
Il y a un mois environ, nous avons lancé Beacon, une nouvelle fonctionnalité dont le but était d'aider les gens à partager des informations avec leurs amis à propos de ce qu'ils font sur le web. Nous avons commis beaucoup d'erreurs autour de cette fonctionnalité, mais plus encore dans la façon dont nous avons traité les problèmes survenus après. Pour le dire simplement, nous avons fait du mauvais travail et je m'en excuse. Pour autant, bien que déçus par nos erreurs, nous apprécions tous les retours et commentaires de nos utilisateurs. Je voudrais donc vous dire les enseignements que nous en tirons et la façon dont nous avons amélioré Beacon.

Lorsque nous avons conçu Beacon, notre objectif était de réaliser un produit simple, pour permettre aux gens d'échanger avec leurs amis des infos à travers les différents sites. La fonctionnalité devait se faire discrète pour ne pas interférer avec la navigation des internautes, tout en étant suffisamment claire pour que chacun puisse aisément contrôler les infos à partager ou non. Nous misions beaucoup sur Beacon en croyant que de nombreuses infos que les gens souhaitent partager ne sont pas sur Facebook, donc il ne nous restait plus qu'à trouver le juste équilibre.

Or nous n'avons pas trouvé le bon équilibre ! Dans un premier temps, nous avons essayé de rendre la fonctionnalité légère pour qu'elle fonctionne sans l'intervention des internautes. Or le problème lié à notre approche initiale, qui a consisté à implémenter un système en mode "opt-out" plutôt que "opt-in", fut que si quelqu'un oubliait de décliner l'option "partage", Beacon partageait quand même l'info de façon automatique. Or lorsque les utilisateurs ont commencé à nous demander de modifier la fonctionnalité de sorte qu'ils auraient dû explicitement approuver ce qu'ils souhaitaient partager, il nous a fallu trop longtemps pour réagir, trop longtemps pour prendre la bonne décision. Chose dont je ne suis pas fier, car je sais que nous pouvons mieux faire.

Jusqu'à présent, la réussite de Facebook était due en partie au fait que le site donnait aux internautes la possibilité de contrôler quoi partager, et comment. C'est pour cela que Facebook est utile, et c'est ce que devra faire Beacon pour devenir une bonne fonctionnalité. Chacun doit être en mesure de choisir explicitement ce qu'il veut partager ou non, et chacun doit pouvoir désactiver totalement Beacon s'il n'entend pas l'utiliser.

Telle est la philosophie qui a guidé les changements que nous venons d'introduire. La semaine dernière, nous avons transformé Beacon en mode opt-in, aujourd'hui nous mettons un contrôle à votre disposition pour le désactiver complètement. C'est ici que ça se passe. Donc si vous optez pour ne partager que certaines actions ou si vous désactivez intégralement Beacon, Facebook ne conservera aucune donnée de ces actions, même si les sites partenaires transmettent les infos relatives à Facebook.

Je tiens à vous remercier au nom de tous les salariés de Facebook pour tous vos retours d'infos sur Beacon au cours des dernières semaines, et nous espérons que cette nouvelle fonctionnalité qui vise à protéger votre vie privée et la confidentialité de vos données règle définitivement toutes les questions en suspens qui ont été soulevées jusqu'à maintenant.

Merci d'avoir pris le temps de lire ce message.
(Via Hee-HawMarketing).

Texte de Mark Zuckerberg, traduit dans l'urgence, on aura vite l'occasion d'en reparler. Mais déjà, certains sont sceptiques, la véritable option qu'ils aimeraient voir étant de n'autoriser aucune transmission d'infos à Facebook par des sites tiers, ni aucune traçabilité des actions en dehors de Facebook (‘Don’t allow any Web sites to send stories to Facebook’ / ‘Don’t track my actions outside of Facebook.’)...


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P.S. Rappelons également que le mode opt-in permet à l'internaute de choisir ce qu'il veut partager, alors qu'en mode opt-out, le système ne demande rien à personne, l'accord de chacun étant considéré implicite par défaut, à charge ensuite pour l'internaute de déselectionner les options qu'il ne souhaite pas. Jusqu'à présent Beacon fonctionnait en opt-out.

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lundi 3 décembre 2007

Zuckerberg perd une action en justice

Zuckerberg perd une action en justice

Kara Swhisher nous dévoile que Zuckerberg vient de perdre une action en référé intentée contre le magazine 01238, accusé d'avoir mis en ligne des "documents confidentiels" mentionnant noir sur blanc certains détails de Zuckerberg et famille.

C'est vraiment l'arroseur arrosé ! À l'heure où la bataille fait rage partout sur le Web et dans la blogosphère mondiale pour dénoncer les atteintes à la vie privée et le non-respect des données confidentielles de la part de la société de Zuckerberg, notamment avec les dérapages de Facebook Beacon (et en dépit des tentatives d'amélioration), le fait que Zuckerberg demande à un tribunal le retrait de certains documents au motif d'atteinte à sa vie privée - et soit débouté - ne manque pas de sel !

C'était la brève du jour. :-)


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mercredi 28 novembre 2007

L'histoire de Facebook



[MàJ - 26 juin 2008] Nouvelle victoire de Facebook...

[MàJ - 25 juin 2008] À moins que...

[MàJ - 8 avril 2008] Conclusion probable...

[MàJ - 30 novembre 2007] Je viens d'apprendre (via Nick O'Neill) que Facebook a entrepris deux actions en référé contre 02138 pour obtenir qu'ils retirent du Web différents documents (dont des témoignages de Zuckerberg et des frères Winklevoss), sur lesquels s'appuie l'article dont je parle ci-après. L'affaire est détaillée dans le Wall Street Journal...

* * *

Sur le Web, tout le monde ou presque a déjà entendu parler, plus ou moins vaguement, du procès qui oppose ConnectU et Facebook. Or j'ai découvert hier soir, grâce à Kara Swisher, le dossier très complet que consacre à cette histoire 02138, un magazine indépendant (qui n'est plus en ligne aujourd'hui mais dont j'ai conservé l'intégralité du dossier si ça intéresse quelqu'un), auquel étaient abonnés en majorité les élèves de l'Université de Harvard, sous la plume de Luke O’Brien.

Toute l'affaire est décortiquée de A à Z, et on ne peut pas dire que Zuckerberg en sorte grandi...


Le dossier s'intitule Poking Facebook, difficile d'interpréter "poke" dans ce sens, mais sûrement pas draguer. Je dirais plutôt donner une tape sur l'épaule, quant à savoir si elle est amicale, c'est autre chose !

Car vu la teneur de l'article, d'après moi les frères Winklevoss et Divya Narendra, à l'origine de ConnectU, auraient plutôt l'envie de lui foutre leur poing sur la gueule, et compte tenu des carrures respectives des jumeaux et de Zuckerberg, y aurait pas photo à l'arrivée...

L'histoire retrace dans le détail les mois qui ont précédé le 4 février 2004, jour où Zuckerberg a annoncé le lancement de Facebook, et le déroulement des faits est pour le moins troublant.

Car comme conclut l'article, il est clair que Zuckerberg a capitalisé sur la bonne idée au bon moment. Reste à savoir de qui était l'idée ?
It’s safe to say that Zuckerberg capitalized on the right idea at the right time. The question remains: Whose idea was it?
Tout cela donne raison à Loïc Le Meur : « ce n'est pas vraiment l’idée qui compte, mais son exécution ! »

Zuckerberg a su mener à terme l'exécution de façon brillante, même si apparemment l'idée originale ne lui revient pas. Plusieurs procès sont en cours, et il est vraisemblable que ça pourrait se terminer par un maxi-dédommagement dont les américains ont le secret.

Ceci dit, en bon opportuniste, il faut lui reconnaître d'avoir eu la capacité de faire en trois ans ce qu'est Facebook aujourd'hui. Quant à l'honnêteté, entre cette qualité de moins en moins pratiquée de nos jours et 15 milliards $ sur la balance, d'après vous de quel côté penchera le plateau ?


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P.S. Hier soir j'ai écrit au journal pour leur demander l'autorisation de traduire l'article, sans réponse pour l'instant.

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