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mardi 29 avril 2008

L'homme est un animal social...

Dont le propre est de communiquer. Depuis tout temps. D'abord par l'oralité, essentiellement. Puis par l'écriture.

Dès les premières lignes de son Histoire de l'écriture (Payot, réédition, 1984), James G. Février disait, en 1959 :
L'écriture est un procédé dont on se sert actuellement pour immobiliser, pour fixer le langage articulé, fugitif par son essence même. Moyen indirect d'ailleurs. Il viendra peut-être une époque où le dictaphone remplacera la plume et où nos bibliothèques se transformeront en discothèques ; la radio ne concurrence-t-elle pas déjà la presse ? Mais nous n'en sommes pas encore là.
Clairvoyant, non ? Un demi-siècle a passé, et nous sommes désormais beaucoup plus loin... À des années-lumière, même.

Avant Internet, lorsque vous communiquiez avec quelqu'un, soit vous lui parliez, soit vous lui écriviez, mais difficilement les deux en même temps.

Or dans l'Internet, non seulement l'écriture et l'oralité se fondent, mais vous pouvez y ajouter les images - statiques et en mouvement -, la musique, et toutes sortes d'autres éléments interactifs, tout cela fusionnant dans une espèce de palimptexte permanent !

The live Web : le summum des possibilités communicatives, où chaque message, chaque info qui circulent peuvent passer de main en main et être pris ou laissés, traités, modifiés, élaborés, réélaborés, mixés, remixés, diffusés, repris, rediffusés, etc., à l'infini. Où chacun/e y met son grain de sel, à son gré et sa discrétion, dans l'instant ou en différé et selon son humeur.

Même la traduction s'inscrit dans ce cycle communicationnel.

Donc nous n'avons plus désormais un contenu produit d'un côté et consommé de l'autre, mais une tension continue entre ces deux pôles "production-consommation", et une commutabilité (si je dis commutativité Eolas va encore pinailler) permanente entre les deux rôles.

Qui se calquent maintenant sur un modèle de communication en réseau, où l'on est passé du point-à-point au many-to-many (multipoints-à-multipoints, où tout le monde communique avec tout le monde) : aujourd'hui, potentiellement, tout le monde produit, tout le monde consomme.


Il n'y plus le one-to-many du producteur qui vendrait son contenu propriétaire à la masse des consommateurs, mais autant de producteurs que de consommateurs et vice-versa.

Et en outre, autre révolution majeure : il y a aujourd'hui davantage de contenus librement accessibles que de contenus payants. Des contenus de même nature ! Il devient en effet de plus en plus difficile, au point de tendre à l'impossible, de trouver une info payante qui ne soit pas aussi disponible sans rien payer.

Donc pourquoi payer d'un côté ce qui est gratuitement disponible de l'autre ? Et qu'on ne vienne pas me dire que ce qui est gratuit n'est pas gratuit, que vous le payez autrement, etc., car en l'espèce c'est une question tout à fait accessoire.

Une fois ces contours tracés, les manœuvres gigantesques auxquelles se livrent les grands groupes aujourd'hui tournent autour d'un seul problème : celui du contenu. L'inventaire, comme on l'appelle sur Internet.

Plus l'inventaire les inventaires que vous pouvez proposer aux internautes sont importants, plus vous pouvez les "monétiser" d'une façon ou d'une autre. D'où les concentrations auxquelles on assiste - et ce n'est pas fini -, où chacun apporte en dot ses lots de contenus.

Et où prennent-ils ces contenus ? Sur mon blog, sur celui d'Eolas, sur les sites des autres, etc. Là où il est, quoi. Ils se servent d'ailleurs sans rien demander, et personne ne leur dit rien, car ils "donnent" en échange une certaine dose de visibilité. Or si l'on n'est pas visible sur Internet, autant dire qu'on n'est rien. Pas de visibilité, pas de présence. L'équation se résume à ça.

Il n'y a guère plus que la presse qui prétend vouloir faire payer les moteurs, et on voit où ça la mène. Encore heureux que les moteurs soient prêts à payer ! Sans quoi les groupes de presse finiraient par avoir encore moins de lecteurs sur leurs sites que pour leur édition papier, ce qui est tout dire...

Mais le jour où ils couperont les cordons de la bourse, même les sites de presse devront mettre les clés sous la porte. À moins qu'ils ne s'adaptent. Et vite. La relève est déjà là. Tous les journalistes qui se posent des questions feraient bien d'y réfléchir, voire de changer d'attitude...

Le contenu, donc. Notre contenu. Celui d'Adscriptor, par exemple. Et celui du voisin, et du voisin encore, etc.

Comment le valoriser mieux que par quelques degrés de visibilité ? Rassurez-vous, je pose la question sans vous donner la réponse, qui ne dépend certes pas de ma personne. J'ai déjà mes idées là-dessus, une foule d'idées, mais que seul je serais bien incapable de mettre en œuvre. Il y faudrait des moyens humains, une structure logistique, une plateforme technique, etc.

Toutefois on peut résumer ça en un mot : agrégateur. Avec les avalanches de procès auxquelles on assiste en ce moment, j'ai lu de tout sur les agrégateurs. Tout et son contraire. D'abord il en va des agrégateurs comme du reste : il y a les bons et les mauvais. Je crois surtout que les agrégateurs sont comme les autres, au sens où personne (à part Google) n'a encore vraiment compris comment interagir intelligemment avec les producteurs de contenus que nous sommes.

Mais ça va se mettre en place, c'est évident. Ce n'est qu'une question de temps. De tâtonnements, pour tester, modifier, ajuster les modèles.

Toutefois une chose est sûre : ce n'est pas en défendant à outrance le pré carré de l'information propriétaire qu'on va dans le bon sens. Pas plus qu'en menaçant de procès un blogueur pour avoir osé reproduire un dessin tout pourri. Et encore moins en condamnant à tort et à travers pour des infos tellement anodines qu'elles ne méritent pas même d'être qualifiées d'infos...

L'homme est un animal social. Qui a autant besoin de communiquer et d'échanger que d'air. Vouloir l'en empêcher, c'est aller contre nature. Vouloir enfermer l'information et son libre-échange dans des règles juridiques trop strictes, aveugles et rétrogrades (en fait, ne servant qu'à maintenir certains privilèges le plus longtemps possible), c'est comme vouloir retenir de l'eau dans ses mains. Ça fuit de tous les côtés.

Je ne suis pas seul à le dire, c'est dans ce film (45 minutes).

Steal This Film II - FR from Nicolas Cynober on Vimeo.
L'information est liquide. Dans l'océan de l'info, soyons tous des pirates. Libérons les données...

Billet excellentissime auquel je dois la réflexion qui précède. Merci Nicolas.


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P.S. Adaptation de la première capture d'écran du film :


Ne demandez la permission à personne pour copier ce contenu. Quiconque ne reproduira pas ce contenu, ou empêchera les autres de le faire, sera mis au ban.
Tous les dispositifs techniques potentiellement utilisables pour partager ce contenu devront être déployés. Nous vous le demandons : assurez-vous avec vigilance de la promotion de ce contenu, et informez les tenants de la propriété intellectuelle que sa “consommation” doit être favorisée, et non combattue. Merci !
Voilà au moins une capture pour laquelle je ne risque aucune menace.
Eolas, si vous visionnez ce film, grand bien vous fasse ! (tiens, ça rime ;-)

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23 commentaires:

Sébastien a dit…

"L'information est liquide" : ah c'est ce qui explique donc les tempêtes dans un verre d'eau qui agite régulièrement la blogosphère ? :D

Sur ce, je m'en vais pisser un peu de contenu ;)

(L'hôte de ces lieux et les commentateurs me pardonneront j'espère cette familiarité qui n'avait d'autre but que de sourire)

Jean-Marie Le Ray a dit…

Sébastien,

Pour moi ce sont des tempêtes tout court, qui agitent l'océan de l'info sur le Web (et non pas seulement la blogosphère, loin de là) et dont les conséquences pourraient bien se répercuter longtemps, dans un sens comme dans l'autre.

Mais comme toujours, tout est histoire d'appréciation personnelle.

Quant à pisser du contenu, avant on avait les journalistes qui pissaient de la ligne, maintenant on se contente d'adapter la métaphore à la sauce Internet :-)

J-M

Jean-Marie Le Ray a dit…

Sébastien,

P.S. Toujours à propos du verre d'eau : quand je lis ça, et que je vois la condamnation de Fuzz, dont le jugement dit très exactement le CONTRAIRE, alors que la seule différence notable, dans les deux cas, c'est que dans l'un il s'agit d'une vidéo, et dans l'autre d'un lien, je ne peux m'empêcher de penser que trop sous-estimer les choses ne facilite pas la prise de conscience.

Ce qui m'étonne venant de ta part.

J-M

Szarah a dit…

Bel article et beau documentaire (un peu long cependant pour ne pas informer beaucoup).
Je voudrais vous demander d'être plus précis au sujet de votre opinion sur ce "partage gratuit" souvent défendu par ceux qui ne produisent rien mais qui veulent pouvoir tout utiliser à des fins personnelles de monétisation ?

La question est celle-ci :
***
Prônez-vous que les auteurs soient spoliés afin de permettre une hypothétique nouvelle Renaissance ?
***

Jean-Marie Le Ray a dit…

@ Szarah,

Concernant mon opinion sur le partage du contenu, je pense moins en termes de "partage de contenu" que "d'agrégation de contenus et partage des revenus", ce qui n'est pas la même chose.
Dans un cocktail fait d'ingrédients et de dosages différents que ce que l'on peut trouver actuellement...

Le "revsharing" relatif aux contenus en est à ses balbutiements, et cela fait longtemps que je pense à un "écosystème" qui prendrait en compte de nombreuses variables totalement ignorées aujourd'hui. Ma réflexion sur ça est plutôt avancée, mais vous comprendrez que pour l'heure, je garde ça pour moi.

***
Prônez-vous que les auteurs soient spoliés afin de permettre une hypothétique nouvelle Renaissance ?
***

Belle et bonne question, à laquelle il ne faudrait pas moins d'un billet entier pour répondre. Non, ce n'est pas ce que je prône.

Ce que je prône, c'est que la notion du droit d'auteur sur Internet devrait être différente de ce qu'elle est aujourd'hui IRL :-)

Je prends mon cas, puisque c'est l'exemple dont je peux parler le mieux.

Adscriptor est potentiellement un réservoir de contenu. Imaginons maintenant que quelqu'un, n'importe qui, souhaite reprendre un de mes billets pour le traduire, le compléter, le modifier, etc.

Je considérerais la chose d'un oeil extrêmement bienveillant, dès lors qu'il y aurait valeur ajoutée par rapport à l'original.

Il ne s'agit pas de pomper bêtement le contenu pour alimenter le sien sans aucun effort, ce que j'ai dénoncé à plusieurs reprises, mais plutôt de partir d'une source - le contenu de l'autre -, de la citer comme il se doit, et d'élaborer sur cette base quelque chose de nouveau. On pourra parler de mash-up, de recréation, de transclusion, même, peu importe...

Pour moi le contenu sur le Web est un palimptexte, remodelable à volonté et qui appartient à celles et ceux qui le font.

Mais sûrement pas à celles et ceux qui le pompent :-)

C'est selon moi l'essence de l'hypertextualité et de ce qui fait la richesse du Web. Et plus particulièrement le Web 2.0.

Jean-Marie

Jean-Marie Le Ray a dit…

@ Szarah,

Suite du précédent commentaire, sur les illustrations qui sont une composante essentielle des messages.

Si à chaque fois qu'il fallait suivre une procédure de ce genre pour mettre une illustration sur un billet de blog, bonjour la spontanéité !

C'est là où l'on en arrive à la demande d'Eolas, que je juge ridicule. S'il ne voulait pas que je reproduise son dessin, il lui suffisait de me le dire sans glisser la notion de contrefaçon.

Donc pour moi, parvenir à une notion du droit d'auteur différente de ce qu'elle est aujourd'hui, c'est avoir recours à la notion de "fair use", où il est implicite qu'on peut réutiliser un contenu à condition qu'on fasse pointer un lien vers la source et qu'on la mentionne.

C'est cette logique de la reconnaissance du travail d'un autre contre un peu de visibilité : j'aime ce que tu fais, je le fais connaître, et j'aide à te faire connaître davantage par la même occasion. C'est s'enrichir réciproquement.

Il y a toute une série d'articles sur Publishing 2.0 qui parlent de la puissance des hyperliens, et c'est très exactement le fond de ma pensée.

Jean-Marie

Szarah a dit…

Le fair use est inscrit dans la réglementation des droits d'auteur sous forme de droit de citation.
Il ne concerne pas les images.
Et il est soumis à la discrétion de l'auteur dans les CGU de son site.

Jean-Marie Le Ray a dit…

@ Szarah,

Oui, je ne connais pas tous ces détails, mais ça ne change rien à mon approche : "Ce que je prône, c'est que la notion du droit d'auteur sur Internet devrait être différente de ce qu'elle est aujourd'hui".

Jean-Marie

Joseph a dit…

Les pirates c'est pas les gens qui discutent gentiment en partageant des idées et des créations.

Les horribles pirates et autres bandits de grand chemin ce sont les avocats, juristes et autres rafleurs de droits d'auteur s morts et enterrés (jusqu'à plus de 75 ans après leur mort!) qui détroussent le bon peuple en s'appropriant le bien d'autrui et en détournant le droit à leur profit.

C'est peut être qu'une question de vocabulaire, mais c'est important. L'abus de droit se fait au détriment de la créativité de la société et au détriment de la plupart des auteurs vivants.

Jean-Marie Le Ray a dit…

Joseph,

Oui, c'est un peu ce que je dis en d'autres termes ici :

« Vouloir enfermer l'information et son libre-échange dans des règles juridiques trop strictes, aveugles et rétrogrades (en fait, ne servant qu'à maintenir certains privilèges le plus longtemps possible), c'est comme vouloir retenir de l'eau dans ses mains. Ça fuit de tous les côtés. »

Mais sur ce point, je crois qu'il y a clairement deux camps qui s'opposent, une opposition probablement destinée à durer, voire à se durcir plutôt qu'à s'estomper.

Jean-Marie

Szarah a dit…

Il faut partir du principe que chaque ressource du Web est soumise au minimum à autorisation de reproduction.

La seule manière de fonctionner en toute sécurité et en toute légalité, c'est de prendre contact avec l'auteur et d'obtenir son autorisation explicite pour une utilisation précise.

Puisque vous dites ne pas bien connaître les détails de cette problématique, je vous invite à lire très attentivement ma page Droits d'auteur.

Il est très important qu'un blogueur aussi influent que vous traite de cette question de manière claire, sans ambiguité.

Jean-Marie Le Ray a dit…

@ Szarah,

"La seule manière de fonctionner en toute sécurité et en toute légalité, c'est de prendre contact avec l'auteur et d'obtenir son autorisation explicite pour une utilisation précise."

Je ne sais pas si c'est la seule. Il pourrait y avoir par exemple adhésion préalable de chaque auteur/site à un régime donné (je pense évidemment à Creative Commons), en laissant ainsi le champ libre - ou non - aux internautes quant à l'utilisation des contenus.

Suite à tous ces billets, je suis d'ailleurs en train de rédiger un billet sur ce que sera la "position officielle" de mon blog sur la question.

Pour aller vite, on peut la résumer à ça, mais je développerai davantage.

Je ne l'ai pas fait plus tôt car je donnais la chose acquise, alors qu'à l'évidence ça ne l'est pas !

Jean-Marie

Szarah a dit…

Qui vous garantit qu'un document en CC le sera encore demain ?
Qui vous garantit que l'auteur a les droits pour donner cette licence ?
Qui vous garantit que le document en lui-même est licite ?
...
Il est très facile de lâcher un label dans la nature. En maîtriser les conséquences est un autre travail qui finit un jour ou l'autre par faire appel au droit.

Jean-Marie Le Ray a dit…

Szarah,

Bonnes questions ! J'y répondrai dans mon billet.

Jean-Marie

Szarah a dit…

Vous êtes-vous assez penché sur la vraie réalité, celle du quotidien ?
A force d'entendre prôner n'importe quoi de "rebelle" et de "libertaire", certains finissent par croire que c'est arrivé et au bout, il y a toujours une facture.

Jean-Marie Le Ray a dit…

Szarah,

Cela ne fait que confirmer ma thèse ! Le droit d'auteur et autres babioles sur la propriété intellectuelle tels qu'ils existent et qu' "on" veut appliquer en l'état à Internet sont pour moi folie furieuse, débilité profonde, privilèges indus, monopoles d'un autre siècle, etc.

Lorsque vous dites dans un précédent commentaire "beau documentaire (un peu long cependant pour ne pas informer beaucoup)", il est au contraire très explicite !

Voir le passage où est cité justement le créateur (si mes souvenirs sont bons) de la banque Getty Images, déclarant que la propriété intellectuelle est le pétrole du 21e siècle...

Donc pour vous réclamer 1270.50 euros pour l'usage de cette photo dans ces conditions est un geste justifié ? Ethique ? Conforme au droit ? (à quel droit ?)

Je n'éprouve que du dégoût pour ce genre de choses. Un dégoût profond, nauséabond, etc.

Et si vous pensez qu'on peut appeler cela la vraie réalité, celle dont le seul but est, toujours, de faire payer la facture, nous avons alors un mode de penser vraiment très très très éloigné, tellement éloigné même que la distance en est infranchissable à jamais !

Ce ne sera JAMAIS ma réalité, réalité sociale, peut-être, mais en aucun cas la mienne. La loi pourrait m'y soumettre contre ma volonté et mon libre-arbitre, mais cela ne voudrait pas dire pour autant que je l'accepterai.

Non ! Cela ne voudra JAMAIS dire que je l'accepterai.

JML

Szarah a dit…

Cher Jean-Marie :)
Ce n'est pas parce que je montre la réalité que je l'approuve.

Et je n'en pense rien, je me borne à constater : ce sont des actions fondées sur des lois, pas du racket, c'est absolument légal et en plus ça permet aux auteurs de manger.
Quant aux intermédiaires, hé bien sans eux les auteurs auraient bien plus de mal à repérer les usages abusifs. Et tout ça a un prix qui force la note.

Moi, j'informe au sujet de la vraie réalité concrète, celle qui arrive aux gens. Et ça n'arrive pas dans un futur indéterminé, et ce n'est pas une menace hypothétique : mon exemple était frais du jour, et il y en a chaque jour.

Si je voulais avoir des idées ou des états d'âme, je serais philosophe ou économiste, enfin quoi !
J'essaie seulement d'aider les gens à ne pas se planter en pillant le Web par inadvertance et vous vous fâchez comme si j'étais un épouvantable rapace :)

Comme si dire les choses telles qu'elles sont était prendre parti.

Jean-Marie Le Ray a dit…

Szarah,

"dire les choses telles qu'elles sont"

C'est bien là mon problème : beaucoup de choses, telles qu'elles sont, ne me plaisent pas, pas du tout.

Donc je préfère les dire telles que je voudrais qu'elles soient.

Telles qu'elles sont, je les ai tous les jours sous les yeux, et ça ne me plaît pas.

Me contenter de constater, de rapporter uniquement les choses telles qu'elles sont ne me satisfait pas. C'est très subjectif, je sais, mais tout ce que je peux faire à mon niveau, outre dire quelles sont les choses qui ne me plaisent pas, c'est de proposer mes alternatives, ou pour le moins mes idées, basées sur mon expérience, ma sensibilité, mes connaissances, etc.

Je m'excuse de m'être emporté, mais ces choses touchent des cordes très sensibles, très profondes, insoupçonnées, même, sur lesquelles je ne souhaite pas m'étendre, mais il y a vraiment des sujets qui me touchent au-delà de l'imaginable.

Jean-Marie

Szarah a dit…

Pour votre complément d'enquête : Menaces G* Images.
Ah la la, il faut vraiment tout plaider soi-même, le "pour" et le "contre" :)

Jean-Marie Le Ray a dit…

Szarah,

Merci :-)

Jean-Marie

SdC a dit…

Billet et conversation fort intéressants ; il reste donc quelques blogs qui alimentent les conversations ce qui est une bonne nouvelle.

Pour alimenter la réflexion sur le droit d'auteur, je vous renvoie aussi vers ces interventions de Lawrence Lessig, concepteur et dirigeant de Creative Commons (qui est une entreprise ne l'oublions pas) et ardent défenseur du droit d'auteur.

Droit d'auteur et créativité
Conférence au Midem
Compétences politiques et prise de décision
Ce dernier lien peut sembler plus polémique ; tout à fait éclairant pour comprendre ce qui se trame en France autour de la loi Hadopi.

Ps : n'oubliez pas non plus les développeurs qui de leur côté pissent du code..

Jean-Marie Le Ray a dit…

SdC,

Merci pour ces ressources, que j'ai écoutées avec un grand intérêt.
Et de fil en aiguille, j'en suis arrivé à ça. Ne me demande pas comment, je serais bien incapable de reconstituer le parcours des associations d'idées.

À croire que les neurones ont leurs raisons, que la raison ne connaît pas :-)

Jean-Marie

SdC a dit…

Jean-Marie,

Tout cela est d'une logique implacable. N'en doute pas, surtout pas ;)