mardi 6 juin 2006

Google Office prend forme : aujourd'hui j'enlève le haut, demain...

Google Office prend forme : aujourd'hui j'enlève le haut, demain...

Une très très brève parce que je n'ai pas le temps. Brève mais probablement lourde de conséquences dans la bataille qui fait rage entre Google et Microsoft, entre autres.

L'actu anglo-saxonne s'emballe autour de plusieurs fuites, orchestrées ou non, selon lesquelles Google table sur ... le futur concurrent d'Excel :


Annonce prévue pour ... demain ! À mon avis, cette fois c'est Google qui va être en retard, vu que demain, l'info aura déjà fait plusieurs fois le tour de la planète Web ! Pour suivre l'actu en direct :



Donc après le rachat de Writely, quelle sera la prochaine étape ? L'acquisition d'une application Web de graphisme ? Du genre Gliffy (via Netwizz), par exemple :


Ou encore d'un outil de création de présentations PowerPoint-like comme Thumbstacks (via Outils froids) :


[MàJ - 15 juin 2006] Selon cette actu, parue hier, aurais-je mis dans le mille ? :
Google Inc. is likely to acquire this year a Web-based presentation application, such as Thumbstacks, to add to its online spreadsheet and word processor, (Gartner) market research firm said.
Juste histoire de compléter la suite... Pourquoi pas ! Comme disent si plaisamment les anglo-saxons : « It would make sense... »

Voir à ce sujet l'analyse de Richard MacManus (en anglais) sur les composantes probables et possibles d'une suite Web Office :




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lundi 5 juin 2006

Adscriptor, c'est qui ?

Après avoir tenté de répondre à la question « Adscriptor, c'est quoi ? », peut-être l'heure est-elle venue d'en poser une autre : « Adscriptor, c'est qui ? »

Dans le genre capétien, Adscriptor, c'est moi !

Voilà, fin du billet :-)
* * *

Trêve de plaisanterie, je m'appelle Jean-Marie Le Ray, vous l'aurez déjà noté puisque je signe tous mes billets. Ça peut paraître ennuyeux à la longue, mais j'essaie toujours de penser à celles et ceux qui arrivent sur mon blog pour la première fois, et il y en a ... chaque jour !

Je suis né à Bordeaux (France), c'était le dimanche 24 mars 1957 à 1h du matin. Bélier ascendant Sagittaire pour qui s'y intéresse, ce n'est pas mon cas (bien que le portrait soit assez ressemblant, il faut reconnaître). J'ai déjà prévu de faire un beau méchoui pour fêter mes 50 ans (dans moins de 10 mois à dater d'aujourd'hui), espérons juste que je ne tiendrai pas le rôle de la bête.

Ma belle s'appelle Geni (prononcer Genny, diminutif de Geneviève, Genoveffa en italien), elle est « campane », c'est-à-dire originaire de la Campanie, d'une incroyable petite ville aussi dynamique que charmante et plaisante, située à 45 km au Sud de Naples : Cava de' Tirreni, province de Salerno, tout en bas de la côte amalfitaine, reconnue patrimoine mondial de l'humanité.


Notre enfant s'appelle Paolo Bernard, ou Paul Bernard en français, il a 4 ans et demi, j'ai déjà eu l'occasion de publier sa photo ici. Son nom de baptême est dû à une tradition fort pratiquée surtout dans le Sud de l'Italie, qui veut que l'on nomme son enfant avec le prénom de son grand-père pour un garçon, ou de sa grand-mère pour une fille. Or mon père s'appelait Bernard Paul...

[MàJ - 14 juin 2006] J'ai eu hier la photo de fin d'année de Paul et je peux pas résister, il est trop beau :


Nous voici tous les trois devant la fontaine de Trevi, dans le centre historique de Rome, comme disent les italiens, celle où l'usage veut que l'on jette une pièce de monnaie par dessus l'épaule en faisant le vœu d'y revenir un jour.



Je n'ai jamais sacrifié à la coutume, ce qui n'empêche que je suis romain de cœur depuis 20 ans cette année ! J'aime l'Italie, son hospitalité. J'aime la langue, française, et la poésie. Grand malaxeur de mots, de concepts et de contenus.

Côté boulot, j'ai créé ma société de traduction il y a 17 ans, et j'exerce le métier depuis 1986, ça ne nous rajeunit pas :-)

Constamment en quête de sens et à la recherche d'horizons nouveaux, cent et mille sujets me passionnent, dont l'Internet, le Marketing et Google, un éclectisme qui m'a valu l'honneur de postfacer « Le monde selon Google », ouvrage à paraître incessamment sous peu aux éditions Distriforce.

Si vous souhaitez en savoir plus sur mon compte :


Très cordialement,



P.S. Celles et ceux qui fréquentent mon blog auront peut-être noté la présence d'un nouveau logo dans la colonne de droite : en fait, j'ai décidé de participer à cette initiative originale, intitulée « Le Blog Emploi Challenge, 4 mois pour se faire repérer sur Internet », dont l'objectif, dans l'intention des promoteurs, est notamment de permettre aux candidats en recherche active passive (mon cas) d’exprimer leurs expertises, de mettre en valeur leur employabilité et de développer leur savoir-faire et leur savoir-être. J'aime bien ce challenge, je trouve ça stimulant et pas du tout incompatible avec mon approche à la profession du traducteur qui a d'autres cordes à son arc : l'optimisation et l'audit linguistiques, la conception-rédaction, etc.

Car si vous pensez que j'ai quelque compétence dans votre domaine, confiez-moi vos idées, je les traduirai en mots. C'est mon métier !

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dimanche 4 juin 2006

Search Engine Strategies - Stratégies pour les moteurs de recherche

Search Engine Strategies - Stratégies pour les moteurs de recherche

Préambule
Découpage de la recherche par zones
(Search in the Zone - commentaire)
De plus en plus d'internautes font de plus en plus de recherches
(More Searchers Searching More - commentaire)
Statistiques extraites de récentes études comportementales en matière de recherche
(Search Behaviour Research Update - commentaire)

Préambule

Ce week-end, en furetant dans les actualités anglo-saxonnes (pléonasme...) qui traitent de l'Internet, je suis tombé sur un article intitulé Look here!, du genre « Regardez par ici ! ». Ce que j'ai fait. Ça parle de l'un des plus gros clients de Google hors États-Unis, la société Incubeta, dont la mission consiste, selon son créateur, Vinny Lingham, à « constamment améliorer les infrastructures technologiques et marketing pour une présence globale en ligne, et à diffuser aux quatre coins du globe le marketing axé sur la recherche. » (...continuously improve the infrastructure for global online marketing and technology and expand search marketing into every corner of the globe.)

Curieux d'en savoir plus, j'ai visité son blog, qui touche chaque mois plus de 20 000 professionnels de l'industrie du Web Marketing, où j'ai découvert qu'il rentrait juste de la Conférence & Expo Search Engine Strategies, le nec plus ultra des événements consacrés au Marketing et à l'optimisation pour les moteurs de recherche, organisé à Londres du 31 mai au 2 juin :


Il y est intervenu dans le cadre du volet « Cibler l'Europe » (Targeting Europe Track), en présentant une étude de cas sur le marketing pour les moteurs de recherche en Europe.

Dans cette conférence, qui réunit tout le gratin des SEO / SEM (Search Engine Optimizers & Search Engine Marketers) de la planète, les acteurs français sont représentés par référencement.com, l'un des leaders sur le marché du référencement en France, et dans une certaine mesure par Web Certain, dont Johann Godey est le responsable technique marketing (Search Engine Marketing Technical Leader).

Donc, dans son billet daté du 31 mai, Vinny nous donne des détails sur la session Searcher Behavior Research Update, consacrée aux dernières études sur le comportement des internautes dans leurs recherches sur le Web et sur leur interaction avec les moteurs, le tout à l'intention des SEO & SEM :
How do searchers interact with search engines? New research is constantly coming out revealing how searchers act. This session explores the latest studies and findings to provide tips and tactics for search marketers to consider.
Session modérée par Chris Sherman, éditeur du SearchEngineWatch aux côtés de Danny Sullivan, où intervenaient Graham Hansell (SiteLynx, Head of Search Strategy), Elizabeth Van Couvering (London School of Economics, non mentionnée dans le programme), Bob Ivins (comScore Europe, Managing Direct) et Jonty Kelt (Performics International, Managing Director of UK and Europe).

[Début]

Voici la traduction autorisée de ce billet.

Graham Hansell & Elizabeth Van Couvering coprésentent « Search in the Zone », ou le découpage de la recherche par zones.

Introduction :

• Le temps consacré à la recherche ne représente qu'une portion modeste (not a very significant amount) de l'ensemble des activités en ligne des utilisateurs
• La recherche représente grosso modo entre 1,5 et 15 % des activités en ligne
• 15% des internautes n’utilisent jamais les moteurs de recherche

Le Web diffère d'un individu à l'autre

Selon une étude qui a duré 3 ans et concerné un panel représentatif de près de 600 utilisateurs Web, sur 192 000 sites visités, 66,8% d'entre eux ont été visités par une seule personne.

Elizabeth présente un diagramme avec une répartition en trois zones :
  1. La zone « maison » (Home Zone), où les internautes passent le plus clair de leur temps (Yahoo, Google, Intranet, etc.) et ont des modes de comportement routiniers.
  2. La zone de voisinage (Neighborhood Zone), englobant les sites familiers aux utilisateurs, qui les visitent de temps en temps et savent comment y accéder. C'est votre partie connue du Web.
  3. La zone inconnue (Unknown Zone), où se trouve tout ce que vous ignorez.
L'expérience utilisateur se concentre sur les zones connues. Lors d'une session habituelle au sein de votre zone « maison », 1 fois sur 10 il est probable que vous utiliserez les moteurs de recherche en cliquant sur les résultats proposés. L'accès à la zone de voisinage se fait à 66% depuis les favoris, depuis vos liens stockés en mémoire ou autres, et dans 34% des cas depuis les moteurs de recherche. Enfin, 3 fois sur 4, on accède à la zone inconnue via les moteurs.

Les deux premières zones, Maison & Voisinage, représentent jusqu'à 80% des activités en ligne des internautes, qui ne visiteront par contre qu'à peu près 10% des sites ainsi trouvés.

La recherche est un peu le point d'engorgement du Web. Les sites au top sont très facilement accessibles et renommés, les autres n'étant accessibles qu'une fois sur deux depuis les moteurs ; tout le reste est dû aux stratégies de marque (branding), aux liens, etc.

Positionner son site dans la zone :
  • Les « sites transactionnels » doivent être positionnés dans les tout premiers résultats des moteurs
  • Il est important d'être positionné à la fois aux premiers rangs et sur un large éventail de requêtes
  • Dans la phase Découverte de la recherche, il peut être important d'être précédé dans les résultats par des « revues positives » mieux positionnées que son propre site
  • Les annonceurs doivent chevaucher les zones Maison & Voisinage
Graham insiste sur la nécessité d'utiliser les fils RSS pour pouvoir positionner son contenu dans la zone « maison » de l'utilisateur, afin qu'il puisse ensuite vous trouver directement et sache reconnaître votre marque.

[ Mon commentaire :
Ce découpage de la recherche par zones n'est pas sans évoquer la théorie du nœud papillon, telle qu'elle est décrite dans le rapport Linking Matters, dont le co-auteur, Ken McGaffin, a participé aussi à la conférence en intervenant sur les ... stratégies de liens.

Si quelqu'un peut m'éclairer sur les « positive reviews »...]
[Début]
* * *

Bob Ivins aborde le sujet « More Searchers Searching More » : de plus en plus d'internautes font de plus en plus de recherches. Sa société, ComScore, est spécialisée dans les études sur les comportements des consommateurs et les corrélations avec leurs recherches.

D'après lui, le nombre d'internautes, évalué à environ 700 millions d'individus, est probablement sous-estimé. Ces personnes partagent leurs activités à 95% sur les portails et à 87% sur les moteurs.

Toujours selon Bob, en faisant quelques statistiques, on arrive à 33 milliards de recherches par mois. (!)

Il compare également ces deux « Killer Applications » que sont la recherche et le courriel, en précisant que la recherche est en train de passer devant le courriel.

L'évolution de la recherche diffère-t-elle d'un marché à l'autre ? Il semble que les européens ont plus volontiers recours aux moteurs de recherche que les américains, avec une moyenne de 90% contre 86% outre Atlantique. Les européens sont également des internautes plus actifs en matière de recherche (avec un taux de recherches par utilisateur plus élevé).

La domination de Google est aussi plus marquée en Europe. De plus, 40% des requêtes effectuées aux États-Unis ne sont pas monétisées aux États-Unis, et 76% des requêtes sur Google se font hors États-Unis, contre 42% des revenus qui y sont générés.

Faits marquants :

Les européens se servent plus volontiers des moteurs
Les européens sont des chercheurs plus actifs
Le nb de pages vues par requête est en nette diminution
Les écarts de monétisation concernent :
1. la couverture des mots clés (États-Unis vs. Europe)
2. le pourcentage de recherches vs. le pourcentage des revenus générés...

[ Mon commentaire :
Le chiffre phénoménal de l'importance du marché de la recherche sur Internet se confirme : 33 milliards/mois, ça donne bien près de 400 milliards de requêtes par an !

Il faudra que je consacre bientôt un billet à ces statistiques qui défient l'entendement, et apparaissent parfois contradictoires (pas dans ce cas)...]
[Début]
* * *

Jonty Kelt aborde ensuite le volet « Search Behaviour Research Update », pour nous mettre à jour sur les dernières études comportementales en matière de recherche.

Doubleclick est leader dans la technologie publicitaire en ligne

L'univers de la recherche est toujours plus grand, plus fort, plus dur (Bigger, Stronger, Tougher).

Hausse des accès haut débit
Hausse de la présence des femmes en ligne
Hausse du nombre de recherches

L'accès à une audience accrue implique davantage de recherches, d'où plus de chances d'atteindre vos cibles (une donnée particulièrement pertinente pour les petites activités pas encore présentes en ligne).

Diversification des canaux de recherches

* Dans leurs recherches, les internautes sont :

- toujours plus sophistiqués

• 41% des utilisateurs poursuivent leurs recherches lorsqu'ils n'obtiennent pas de résultats satisfaisants sur la première page renvoyée par les moteurs, soit en modifiant les termes de leur requête soit en changeant de moteur (contre 28% il y a 4 ans)

- toujours plus déterminés

• saisie de requêtes de plus en plus longues
• loyauté envers les moteurs de recherche
• axés sur les marques

Pour autant les marketers doivent cibler aussi bien des mots clés simples et uniques que des phrases clés plus riches et plus longues, et vous faire gagner le meilleur positionnement sur les termes que vous souhaitez, pour faire en sorte que vous ne perdiez pas de trafic hautement qualifié.

Au Royaume Uni, les internautes font une utilisation protéiforme des moteurs de recherches, même s'ils ont une connaissance limitée des requêtes (termes de recherche / mots clés)

[ Mon commentaire :
Le monde de la recherche : toujours plus grand, plus fort, plus dur ! Ça me rappelle Dallas et son univers impitoyable...

Sur un mode plus sérieux, l'observation de l'allongement du nombre des mots clés dans les requêtes devient une constante. ]
[Début]
* * *

Et Vinny de conclure : - « OK, il va trop vite, je m'arrête ici, mais c'est une session vraiment intéressante. Juste un conseil pour finir, la recherche change d'un pays à l'autre, mais vous devez être capable d'appréhender chaque marché pour pouvoir y faire des affaires, c'est d'ailleurs pour ça que le marketing s'appelle ... Marketing ! »



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samedi 3 juin 2006

Dotster.com assigné en justice pour cybersquatting massif

Dotster.com assigné en justice pour cybersquatting massif

Encore une fois, l'actualité me donne l'occasion de revenir sur le business des noms de domaine. Aujourd'hui, il s'agit d'une affaire de cybersquatting en masse dans laquelle est impliqué le registreur Dotster.com, déjà fort actif dans le domain kiting (puisqu'il se place au 7ème rang des bidonneurs toutes catégories, y compris pour les .INFO), accusé d'avoir mené des campagnes massives de cybersquattage ciblant des sociétés telles que Cingular Wireless, Disney, Ikea, Google, Neiman Marcus, Playboy, Marriott ou Verizon....

Dans les pièces jointes au dossier, la n° 6 est une liste de 11 pages truffées de noms cybersquattés sur 2 colonnes, dont deux pages presque entières uniquement pour Yahoo :


[MàJ connexe - 25 juin 2006] Puisqu'il en est question, je viens de découvrir cette info de la plainte en masse déposée par Yahoo qui poursuit les propriétaires de 1763 noms de domaine !

* * *

Pour le compte de deux des marques attaquées, Neiman Marcus et Bergdorf Goodman :


les cabinets d'avocats Christie Parker & Hale et Perkins Coie ont monté un dossier de 155 pages où ils démontent la combine, qui repose à la fois sur le cybersquatting et sur le modèle du j'essaie - je prends/je jette. La plainte reproche d'ailleurs à Dotster d'abuser de son statut de registreur pour vérifier les coquilles et faire le tri entre celles qui ont du potentiel et celles qui ne rapportent rien.

Le cybersquatting, né en 1994 lorsqu'un journaliste de Wired décida d'enregistrer mcdonalds.com, comme nous le rappelle M. Cédric Manara, a fait des petits depuis et gagné en sophistication : Dotster utilise en effet la période de grâce de 5 jours pour mesurer le trafic et ne garder que les plus rentables en termes de clics publicitaires.

En outre, le dossier rapporte les échanges de courriel avec un employé de Dotster pour marchander l'un des noms de domaines incriminés, BergmanGoodman.com :
- donnez-m'en 1 000 $
- je peux vous en payer 500 $
- OK, si vous voulez, affaire conclue pour 800 $ !
Après ça, M. Cédric Manara n'aura plus qu'à ajouter le logo de Dotster.com à sa galerie des (In)famous names in the domain business !

[MàJ - 10 juin 2006] Je m'en voudrais de taire ce commentaire, découvert hier dans un article de Forbes, alors que je rédigeais mon billet sur GoDaddy :
L'enregistrement de domaines n'est pas vraiment le business qui rapporte le plus aujourd'hui, ça permet juste de satisfaire un besoin... (Domain registration is not the most attractive business to be in today, but it does fulfill a need)
Signé : Kevin Kilroy, PDG de ... Dotster :-)



P.S. Quand j'aurai le temps, il faudra que je fasse un billet sur les différences avec le typosquatting, où les coquilles ne portent pas forcément sur des marques. C'est d'ailleurs la position soutenue par Google, qui défend ainsi son business lié aux noms de domaines :
Nous éliminons de notre réseau les sites qui violent la législation sur les marques, même si l'utilisation de noms avec coquilles ne prouve pas nécessairement une violation de cette législation.
Selon Rose Hagan, juriste en chef de chez Google chargée des marques, « Tant qu'il n'y a pas de confusion possible dans l'esprit des gens, la législation sur les marques n'a pas lieu d'être appliquée. »

(Google is defending its business practices, saying that it removes participating sites from its ad network if a trademark owner complains that those sites are confusingly similar -- even though close misspellings don't necessarily prove that a legal infringement has occurred.
"Unless it is confusing to somebody, trademark law doesn't apply," said Rose Hagan, Google's chief trademark lawyer.)
Un problème qui concerne aussi Go Daddy. En attendant, si vous souhaitez en savoir davantage sur le cybersquatting, voici une excellente ressource, signée Microsoft.

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mercredi 31 mai 2006

Le Code Da Vinci et Google : la vérité enfin restaurée

Le Code Da Vinci et Google : la vérité enfin restaurée

En ces temps troublés, où tout le monde s'essaie à décoder le « Da Vinci Code » mais où bien peu y réussissent, je voudrais vous poser une question simple, en apparence :
Quel est le point commun entre le Code Da Vinci et Google ?
Donnez votre réponse sans tricher et gardez-la secrète jusqu'à la fin de ce billet. Je vous suggérerais même plus : faites un test en la soumettant autour de vous, notez toutes les réponses et gardez-les secrètes jusqu'à la fin de votre lecture, même si pour cela vous devrez mettre un frein à votre impatience, je vous le concède.

Donc, si vous êtes fan de Google, vous ne pouvez ignorer qu'il y a un mois environ, Google a lancé un jeu en collaboration avec Sony, intitulé en anglais The Da Vinci Code quest on Google, dans la meilleure tradition de marketing viral chère à Google, expert ès buzz s'il en est... Vous avez d'ailleurs peut-être tenté d'y participer en français.

Alors voilà, vous vous dites, ça y est, je tiens ma réponse, inutile d'aller plus loin. Erreur ! Grosse erreur ! Laissez-moi vous éclairer, je vous demande juste un peu de patience, je n'abuserai pas, c'est promis.

Logo Leonardo da Vinci by Google
Dans un précédent billet où j'associais Léonard de Vinci à Google, j'affirmais certes que notre génie transalpin n'aurait jamais pu concevoir une aussi formidable machine de guerre que Google - guerre économique, il s'entend -, mais je taisais que Leonardo avait bien prévu l'une des caractéristiques essentielles et universelles de la firme de Mountain View : « Les couleurs de Google »...

À noter au passage que j'en parlais dès le jeudi 6 avril, alors que sur son blog, Google ne publiait Can you crack the code? que le 14 avril, soit huit jours plus tard !

* * *

Or de quel Code parle-t-on ? Du Code da Vinci, oui, mais encore ? Et bien il s'agit du Codex Vaticanus Urbinas 1270, en termes simples le fameux Trattato della pittura, de Leonardo da Vinci, éd. par Raphaël Trichet du Fresne, Paris: Jacques Langlois, 1651.


TRAITTÉ DE LA PEINTVRE DE LEONARD DE VINCI DONNÉ AV PVBLIC ET TRADVIT D'ITALIEN EN FRANCOIS PAR R.F.S.D.C. [Roland Fréart Sieur de Chambray], A PARIS, De l'Imprimerie de IACQVES LANGLOIS, 1651.

En effet, c'est dans le Traité de la Peinture, probablement commencé aux alentours de l’an 1490, voilà plus de 5 siècles, que Léonard définit déjà des couleurs primaires et secondaires, où il décrit les six couleurs simples :
« I semplici colori sono sei, de' quali il primo è bianco, (…) il giallo il secondo, il verde il terzo, l'azzurro il quarto, il rosso il quinto, il nero il sesto; ed il bianco metteremo per la luce senza la quale nessun colore veder si può, ed il giallo per la terra, il verde per l'acqua, l'azzurro per l'aria, ed il rosso per il fuoco, ed il nero per le tenebre, che stan sopra l'elemento del fuoco, perché non v'è materia o grossezza dove i raggi del sole abbiano a percuotere, e per conseguenza illuminare. »

Les six couleurs simples selon Léonard
(Nous avons les six couleurs simples, dont le blanc est la première, (…) le jaune la seconde, le vert la troisième, le bleu la quatrième, le rouge la cinquième, le noir la sixième ; nous choisissons le blanc pour la lumière, sans laquelle aucune autre couleur ne peut être vue, le jaune pour la terre, le vert pour l’eau, le bleu pour l’air, le rouge pour le feu, et le noir pour les ténèbres, qui sont au-dessus de l’élément feu, puisqu’on n’y trouve ni matière ni corps que les rayons du soleil pourraient irradier, et donc illuminer.)
Ces mêmes couleurs qui nous frappent en arrivant sur la page principale de Google, où la dominante est le blanc, celle qui fait ressortir toutes les autres, suivie du bleue, du rouge, du jaune, du vert et du noir, ce noir que l’on retrouve dans les pages de réponses à nos requêtes, où les résultats sont écrits … noir sur blanc !

Ces couleurs dont la symbolique reprend les quatre éléments fondamentaux – la terre, l’eau, l’air et le feu – baignés de lumière et d’ombre – le blanc et le noir –, avec une nette prédominance du blanc, résultante de toutes les couleurs, quintessence de la pureté, la totalité, l'universalité.

Ces éléments traduits par les quatre couleurs des jeux et des jouets qui me frappent toujours quand je rentre dans la chambre de Paul, 4 ans et demi, inondée de jaune, vert, bleu, rouge...

Paul - 4 ans et 6 mois
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, là encore en anticipant brillamment le concept du LegoFactory (via Chris Anderson), Larry Page et Sergey Brin ont construit leur premier serveur avec des Lego® :

Observer le E en premier plan ;-)
origine probable des couleurs du logo de Google !


Voici enfin percé le rapport secret entre le Code Da Vinci et Google, et que celles et ceux qui ont répondu D. Brown à la question posée en début de billet se consolent : le marron ne fait pas partie des six couleurs simples décrites par Léonard il y a plus de cinq siècles. :-)



P.S. Si l'intégralité du Traité en italien vous intéresse : Trattato della pittura (7,77 Mo, PDF de 516 pages :-). Les inconditionnels peuvent même s'en procurer la traduction française en ligne :


Pour ce dernier billet du mois de mai, j'ai essayé de finir en beauté, ai-je réussi ? À vous la parole...

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lundi 29 mai 2006

GYM : repositionnement des acteurs - tentative d'analyse

GYM : repositionnement des acteurs - tentative d'analyse

Dans sa présentation aux analystes financiers pour 2006, Eric Schmidt désignait nommément les 4 principaux concurrents de Google : Yahoo!, Microsoft, eBay, Amazon. C'était il y a moins de 3 mois !

Depuis nous avons assisté à une succession d'annonces qui ont fusé de tous côtés, anticipatrices d'un repositionnement de ces concurrents dans leur tentative de contrer la quasi-suprématie de Google dans la recherche, et de diverses tentatives de Google pour s'y opposer, notamment en cherchant lui aussi des nouveaux partenaires.

Microsoft, d'abord, qui a réussi à faire basculer Amazon en évinçant Google, avant d'envisager de prendre des parts dans Yahoo et eBay (New York Post), négociations qui n'ont mené à rien, et pour cause. Pourtant il semblerait que Bill Gates & Co. n'aient pas encore renoncé, selon cet article qui reprend l'information du New York Post ci-dessus, tandis que cet autre fait malicieusement remarquer que le New York Post appartient à ... Rupert Murdoch !

À mon avis, autant de manœuvres préliminaires au prochain affrontement titanesque qui se prépare en se déplaçant vers un nouveau théâtre des opérations : la téléphonie (où les chiffres ne sont pas moins impressionnants que pour l'Internet...), aussi bien pour Google que pour Microsoft ou Yahoo avec Skype (Yahoo qui n'a peut-être misé sur le bon cheval il y a un an, alors que la société n'était pas encore tombée dans l'escarcelle d'eBay...). Un marché tellement gros porteur que de nouveaux arrivants ne sont pas à exclure (Thomson).

Mais que ce soit sur l'Internet ou dans la téléphonie, soyons sûrs que l'hypercompétition ne fait que commencer entre les trois nouveaux pôles qui se dessinent : Google -/- Yahoo + eBay -/- Microsoft + Amazon, sans oublier le petit dernier qui pourrait faire pencher la balance : MySpace, selon HitWise première source de trafic pour Google aux États-Unis avec un taux de 8,2% :


dont la fréquentation a été multipliée par 5 en 4 mois (janvier - avril 2006), pour toucher près de 50 millions de visiteurs uniques, une paille !


et 60 millions maintenant, si l'on en croit le point de vue très intéressant et sûrement bien mieux renseigné que moi de Franck Poisson sur le sujet, ici et , ainsi que son analyse des raisons probables de pourquoi Yahoo et eBay ne fusionneront pas (même si certains observateurs voient ce partenariat comme le premier pas vers un rapprochement plus total).

Quant aux pourparlers entre Google et MySpace, il nous prédit « Le résultat officiel dans quelques jours », nous devrions donc être bientôt fixés...


P.S. À l'intuition, je dirais juste que tout n'est peut-être pas encore joué, vu que Murdoch aime beaucoup l'argent et que Microsoft a beaucoup d'argent. Ne jamais sous-estimer la cupidité dans les affaires. Mais bon, Google a les poches pleines aussi, suffisamment en tout cas pour satisfaire l'appétit du patron de MySpace, qui ne va pas se priver de faire levier sur sa position confortable pour faire monter les enchères de tout accord éventuel. D'ailleurs l'action de News Corp. est en hausse ces derniers jours, un signe qui ne trompe généralement pas...

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dimanche 28 mai 2006

After Google PageRank and Google TrustRank, what about a new brand Google SafeRank

Après Google PageRankTM et Google TrustRankTM, quid d'un nouveau Google SafeRankJM à l'horizon ?


Is Safe Search The Next Big Thing? (La recherche sécurisée sera-t-elle le prochain grand boum de l'Internet ?)

McAfee - SiteAdvisor
ScanSafe - Scandoo

Il y a une dizaine de jours, plusieurs dépêches (voir par exemple ici, ou encore) ont rapporté les résultats d'une étude McAfee - SiteAdvisor (jeune start-up rachetée début avril 70 millions de dollars par McAfee), d'où il ressort en gros que pour les internautes, cliquer sur les liens promotionnels serait presque 3 fois plus dangereux que de cliquer sur les liens organiques (8,5% de liens sponsorisés à risque contre seulement 3,1% pour les liens naturels).

Je vous passe le détail des résultats par moteur... Donc cette fois il ne s'agit plus d'un problème de filtrage parental censé protéger les enfants, mais d'un fléau d'une portée bien plus vaste puisque tous les internautes sont concernés, et pas seulement. En effet, au-delà des résultats impressionnants de cette étude (calculez un peu : 8,5% sur des milliards de milliards de liens affichés 24/7/365), l'acquisition de SiteAdvisor par McAfee a également sensibilisé tous les acteurs de la sécurité sur le réseau (déjà passablement affectés par les questions d'insécurité), puisqu'il semble que la recherche sécurisée est en passe de devenir incessamment sous peu le prochain enjeu majeur de l'Internet.

En fait, la méthodologie développée par SiteAdvisor consiste à analyser, vérifier et marquer les liens des résultats proposés par les moteurs de recherche, en signalant à l'attention de l'utilisateur, par un symbole ou un pictogramme quelconque, le niveau de risque/danger, sous-entendu la présence de codes intrusifs, de virus ou autres joyeusetés du même acabit.


Il ressort également que les résultats correspondant à certains mots clés sont plus dangereux que d'autres. Au bref échantillon des mots risqués mentionnés dans les articles ci-dessus, il est clair que les domaines les plus sensibles, notamment liés aux téléchargements gratuits, sont la musique, les jeux, très probablement le sexe et toutes ses déclinaisons, ou encore les économiseurs d'écran.

À propos de « screensaver », je voudrais mentionner un article de Benjamin Edelman, réalisé d'après des données de SiteAdvisor, dont Edelman est un consultant, intitulé « Pushing Spyware through Search » et publié en janvier dernier (graphique clicable ci-dessus). Depuis des années Edelman mène assez régulièrement ce genre d'enquêtes, aussi bien sur Google (voir Empirical Analysis of Google SafeSearch, mis à jour en ... 2003) que sur Yahoo (How Yahoo Funds Spyware, en 2005). C'est ce même Edelman qui a co-signé l'étude McAfee - SiteAdvisor, source de toutes les dépêches indiquées plus haut.

Donc, après avoir montré que les moteurs (qui jouent décidément sur tous les tableaux) peuvent arriver à gagner des sommes considérables AUSSI grâce aux malveillants en tous genres qui pullulent sur le Web, ses conclusions sont sans concession :
Comme avec toutes les grandes inventions sur l'Internet, les malintentionnés ont pris d'assaut les portes des moteurs de recherche. Il est temps maintenant de les refouler. Cela ne veut pas dire que les moteurs doivent blacklister toutes les sociétés que j'ai critiquées jusqu'à ce jour, mais certains de ces vendeurs sont si véreux qu'en toute fierté les moteurs pourraient refuser leur argent. Assumer ses responsabilités commence en balayant devant sa porte...

(As with so many great Internet inventions, the bad guys have stormed the gates of search engines. Now is the time to start fighting back. That doesn't mean search engines should blacklist every company I ever criticize, but some "adware" vendors are so shady that search engines could proudly refuse their money. Responsibility starts at home...)
[Début]

* * *

Maintenant, pour en revenir à l'article de RedHerring mentionné en sous-titre, le journaliste nous parle de ScanSafe, entreprise concurrente de SiteAdvisor qui a annoncé il y a quelques jours la mise en ligne de la première version bêta de Scandoo, un nouveau concept que je voudrais brièvement vous présenter :


En quelques mots, Scandoo s'intercale entre vous et les résultats du moteur de votre choix (parmi GYMA - Google, Yahoo, MSN et Ask) pour vous signaler les risques potentiels en mode « feu de signalisation » : vert, on peut y aller ; orange, prudence ; rouge, stop ! De plus, lorsque vous cliquez sur le visuel (qui ressemble quand même à s'y méprendre aux pictos de SiteAdvisor), une bulle s'affiche pour vous permettre d'affiner le résultat, et je ne doute pas une seconde que tous les signalements seront vérifiés a posteriori. Exemple avec Adscriptor : vous pouvez y aller !


D'emblée, il est clair que les liens signalés verront leur trafic chuter considérablement. D'où le problème de fiabilité (comment garantir à 100% la véracité des informations) et de responsabilité (notamment légale, voire pénale) qui s'ensuit pour les moteurs. Le journaliste rapporte d'ailleurs les propos d'Alex Eckelberry, directeur de Sunbelt Software, société commercialisant des logiciels antivirus et antispam, selon lequel les moteurs ne seraient pas encore prêts à prendre une telle responsabilité.

Ceci étant, il note également que les principaux acteurs impliqués (moteurs, FAI, etc.) ne vont pas tarder à réagir, soit en passant des alliances soit en développant des solutions propriétaires. D'autre part, lorsqu'un moteur blackliste un site Web, il ne se soucie pas toujours des retombées éventuelles, y compris juridiques.

Pour conclure, selon ZDnet, Google vient juste de réserver par courtier interposé les domaines googlecheckout.net/org/info (le .com n'étant pas disponible ... pour l'instant). Google checkout, tout un symbole ! [Début]



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