lundi 22 octobre 2007

Facebook et ciblage publicitaire - comportemental

Facebook et ciblage publicitaire - comportemental

Voir également « Facebook : conditions d'utilisation »

Je vous ai fait part samedi de cette page étonnante de Facebook, qui permet de calculer à l'utilisateur près la population qui fréquente le réseau social.

Les données compilées ne représentaient que le total, sans être affinées, et si elles ne sont pas actualisées depuis samedi, ne doutez pas un instant qu'elles le soient en temps réel côté back-end pour Mark Zuckerberg.

Voyons de plus près comment ça fonctionne avec les États-Unis, qui représentent 47,45% du total des utilisateurs.

Donc, 19 951 900 Facebookers annoncés aux U.S.


8 075 960 hommes (seulement 40% de population masculine, les hommes font pas le poids sur Facebook)


7 876 200 ont plus de 15 ans


6 786 980 ont entre 15 et 25 ans


1 426 660 d'entre eux fréquentent l'enseignement supérieur.


935 180 d'entre eux ont des opinions politiques libérales (voir un découpage "pointu", via Matthew Sheffield)...


Globalement, 172 900 habitent à New York.


Ah ! Je vous l'avais pas dit, vous pouvez choisir la ville, en plus du pays. Il y a même un outil de suggestion !



Etc. Changeons de population. 1 285 360 des mâles ont entre 25 et 40 ans.


273 840 sont mariés,


dont (outil de suggestion)


440 travaillent chez IBM !


ou encore, 1 800 sont mariés et aiment les Doors (là encore, je vous fais grâce de l'outil de suggestion qui vous propose le choix entre "The Doors", "Sliding Doors", etc.)


Vous avez compris ? C'est du pointu, ça va faire mal, même. Et ça s'affiche en temps réel !

Comme le dit si bien Nick O'Neill :
Their new system enables advertisers to target better than any other advertising system out there.

Ce nouveau système va permettre aux annonceurs de cibler leurs publics mieux que tout autre système existant.
Et de se positionner en-tête sur le marché des régies publicitaires (Read/Write Web et Donna Bogatin sont plus critiques). Après Google profileur en série, Facebook c'est le petit frère qui monte, qui monte... Et je vous dis pas s'ils regroupaient leurs forces ! J'entends déjà des dents qui grincent, au CNIL entre autres...


Create polls and vote for free. dPolls.com

Pour conclure, tout ce qui précède c'est la partie que l'on voit. Après il y a la partie qu'on ne voit pas (the numbers are still very large...), or sachez qu'elle n'est pas invisible pour tout le monde...

Qu'on se le dise ! Mais ça devient de plus en plus difficile d'aller pisser tranquille, des fois qu'ils se cachent sous la lunette (d'ailleurs ça sert à ça, les lunettes, pour mieux te voir, mon enfant :-)


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P.S. (18h20') MySpace prendrait le même chemin, ça devient tendance ! Via Techcrunch.

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Sommet Web 2.0 : conclusion

Sommet Web 2.0 : conclusion

En rédigeant mon billet annonçant le sommet Web 2.0 et le récapitulatif du premier jour, j'étais convaincu que cette édition 2007 nous réserverait de grosses surprises. Je me suis trompé.

Mis à part un faux scoop, il n'en a rien été, et si je devais retenir un seul événement marquant, je dirais que c'est le lancement de Twine, qui n'a curieusement pas eu beaucoup d'échos en France (à ma connaissance, seulement ici, , ou encore). Le futur nous dira...

En attendant John Battelle met sur son blog plusieurs entretiens vidéos, notamment avec Mark Zuckerberg, Rupert Murdoch et Steve Ballmer. Toutes les vidéos peuvent être vues ici.

Il nous signale également un "scoop de ValleyWag", selon lequel Zuckerberg aurait convoqué une grande réunion demain, avec la présence des employés de la société. Si c'est vrai, nous devrions en savoir plus sur Facebook et ses plans d'avenir avant la fin semaine (même si nous connaissons déjà son système de ciblage de la population à des fins publicitaires, c'est clair !)...

Un résumé conclusif plutôt dépouillé, donc, un peu à l'image de ce sommet du Web 2.0, qui ne nous aura pas transporté vers les cimes que son nom, son programme et son affiche pouvaient nous laisser espérer.
Explorer les confins du Web, c'est découvrir le territoire le plus stimulant de notre époque, où sont les plus grandes opportunités à saisir, mais aussi les plus grands risques à courir, là où le Web commence juste à mettre ses racines pour se ramifier en 3 dimensions : industries, zones géographiques et applications, tout reste à conquérir.



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dimanche 21 octobre 2007

Blogueurs : citez vos sources !

Blogueurs : citez vos sources !

ou Réflexions sur la déontologie du blogueur et proposition d'insérer un huitième point au Code de conduite des blogueurs
 :
8. Nous invitons les blogueurs à l'honnêteté intellectuelle et à toujours citer leurs sources, dans la mesure du possible.
Petit message dédié et adressé à Aziz Haddad.

[MàJ - 14h35'] Réponse de Aziz en commentaire :
Jean-Marie >>> Je pense qu'il y'a un grand malentendu sur le sujet ! On aurait pu en discuter avant (ce qui est dommage), j'ai effectivement vu ton article (suite au backlink que j'ai reçu) mais je ne t'ai en aucun cas pompé l'info, j'ai bien reçu celle-ci directement dans ma boite email hier par un de mes lecteurs. Quant à la capture d'écran, ecore désolé mais c'est bien moi qui l'ai effectué (et non pas rajouté la flèche comme tu le mentionnes).
La question serait plutôt: mon contact a t il l'info auprès de toi? auprès de allfacebook? je me pose désormais la question et veux bien rectifier le tir en mentionnant vos 2 posts qui précèdent le mien. Je ne peux t'empêcher de douter mais tu remarqueras en tout cas que ce n'est pas dans mes habitudes. (j'avais même publié un article à ce sujet).
Amicalement,
Aziz

Aziz, OK, le backlink que tu as reçu venait du même billet, mais je prends acte de ta réponse. Ceci dit, je laisse intacte ma proposition, car elle concerne les internautes qui bloguent et commentent en général, chose qui va bien au-delà de ce simple billet. Et si tu me donnes le lien de ton article, je le mettrai ici. J-M

[2e MàJ - 23h55'] Pour celles et ceux qui souhaitent avoir un avis contraire...

* * *

Lié à mes dernier et avant-dernier billets.

Dans la traduction de Luc Legay, mentionnée dans Droits des utilisateurs des réseaux sociaux, Luc nous rappelle le code de bonne conduite pour la blogosphère.

Ce qui m'amène directement à l'objet de ce billet.

Cette nuit (je travaille souvent la nuit pour préparer mes billets), j'ai vu qu'Aziz était passé sur mon blog, via Mybloglog, ainsi que sur celui d'AllFacebook, que je consulte régulièrement en ce moment car c'est une source intarissable d'infos sur Facebook.


Ça ne m'a pas étonné car je le cite à deux reprises, non sans lier son blog, dans mon avant-dernier billet (publié samedi après-midi) sur les données démographiques de Facebook :
Or le 6 octobre, Aziz Haddad nous communiquait que les utilisateurs de Facebook en France étaient 200 000, en arrondissant. Ils sont 429 540 aujourd'hui, soit un gain de plus de 100% 14 jours plus tard !!!

Aziz, qui nous rappelait qu'en septembre les membres du réseau France n'étaient que 89 000, pariait sur un demi-million d'utilisateurs d’ici la fin de l’année !
Et puis je lis ce titre dans mes flux, Facebook : 430.000 utilisateurs français !

Billet publié cette nuit (Sunday 21 October 2007, 02:32 — by Aziz Haddad), dans lequel il reprend, outre l'info, la même capture d'écran que dans mon blog :


Il a juste surligné en jaune et ajouté la flèche rouge.

Sans toutefois citer ses sources, ni moi ni Nick O'Neill, ce qui aurait été la moindre des choses.

Je n'ai pu m'empêcher de commenter :


Bien la déontologie du blogueur ! T’aurais peut-être pu citer la source, moi en l’occurrence. Ou tu tiens à t’assurer l’exclu ?
Encore aucune réponse à cette heure. D'où ce billet.

En conclusion, plutôt que de commettre une faute de goût, une faute de style, une faute déontologique, ou une faute tout court (tout l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire), revendiquons toujours l'honnêteté intellectuelle de bloguer et citons nos sources !

En rappelant pour mémoire le premier point du Code de conduite pour la blogosphère rédigé par Tim O’Reilly en avril dernier :
1. Nous assumons la responsabilité de nos paroles et nous nous réservons le droit de ne pas accepter dans nos blogs les commentaires qui ne sont pas conformes aux règles élémentaires de la courtoisie.
(...)
Pour une définition claire d’une juste attribution des sources et de leur usage équitable, veuillez consulter le lien : Legal Guide for Bloggers.
À imprimer, encadrer et à mettre bien en évidence pour se le remémorer en cas de besoin...


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Droits des utilisateurs des réseaux sociaux

Droits des utilisateurs des réseaux sociaux

Une heureuse découverte ce matin dans mon lecteur de flux, ce billet de Luc Legay intitulé La déclaration des droits pour les utilisateurs des réseaux sociaux, qui traduit A Bill of Rights for Users of the Social Web, charte rédigée le 4 septembre dernier par Joseph Smarr, Marc Canter, Robert Scoble et Michael Arrington, et publiée sur le blog Open Social Web, ouvert pour l'occasion.

We publicly assert that all users of the social web are entitled to certain fundamental rights, specifically:

  • Ownership of their own personal information, including:
    • their own profile data
    • the list of people they are connected to
    • the activity stream of content they create;
  • Control of whether and how such personal information is shared with others; and
  • Freedom to grant persistent access to their personal information to trusted external sites.


Sites supporting these rights shall:
  • Allow their users to syndicate their own profile data, their friends list, and the data that’s shared with them via the service, using a persistent URL or API token and open data formats;
  • Allow their users to syndicate their own stream of activity outside the site;
  • Allow their users to link from their profile pages to external identifiers in a public way; and
  • Allow their users to discover who else they know is also on their site, using the same external identifiers made available for lookup within the service.

Traduction de Luc :
Les utilisateurs des réseaux sociaux doivent bénéficier des droits fondamentaux suivants :
  1. Conserver la propriété de leurs informations personnelles : profil personnel, liste des contacts, contenus produits (ou liens vers ses contenus) ;
  2. Le contrôle du partage de ces informations personnelles ;
  3. La liberté d’autoriser un site, tiers de confiance, d’accéder durablement à ces informations personnelles.
Les sites qui adhèrent à ces droits fondamentaux doivent permettrent à leurs utilisateurs :
  1. de syndiquer leurs informations personnelles en utilisant une URL permanente ou une API utilisant un format de données ouvert ;
  2. de syndiquer leurs contenus à l’extérieur du site ;
  3. de relier leurs pages d’informations personnelles à des identifiants externes et publics ;
  4. de découvrir qui utilise le site parmi leurs contacts, à l’aide d’identifiants identiques à l’intérieur du site et en dehors du site.
Et Luc d'ajouter : « L’heure étant à la multiplication de nos identités à travers la multiplication des services de réseaux sociaux, la démarche paraît plus qu’urgente pour beaucoup d’entre nous ! »

Nous voilà prévenus...


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samedi 20 octobre 2007

Facebook Demographics

Facebook Demographics

French - Français

Facebook et le ciblage publicitaire / comportemental...
Facebook : statistiques fin octobre 2007...

Facebook Demographics today (on October 20th, 2007 10:00 a.m. Greenwich Time) (Source: Flyers Pro page, thanks to Nick O'Neill)


See also Facebook for ad targeting (french post easily understandable, all graphics) and Who needs Google? Facebook's stealth ad system.

* * *

Données statistiques communiquées par Facebook via la page Flyers Pro, compilées ce matin, samedi 20 octobre à 11h (via Nick O'Neill)


Au niveau de la répartition géographique, avec 36 165 000 d'utilisateurs, les 7 pays de langue anglaise s'accaparent 86% du total :
  1. États-Unis (+55% des utilisateurs anglophones, 47,45% de l'ensemble !)
  2. Canada (sans division linguistique, même si je serais curieux de connaître le taux de canadiens francophones sur Facebook)
  3. Royaume Uni
  4. Australie
  5. Afrique du Sud
  6. Nouvelle Zélande
  7. Irlande
Les 14% restants (5 882 520) sont disséminés entre les 24 autres pays.

Certaines absences m'étonnent : la Belgique, par exemple, ce qui m'amène à penser que dans le cas de la "France" le calcul de Facebook est linguistique plutôt que géographique (contrairement au Canada), les pays lusophones (apparemment tous sur Orkut), ou encore la sous-représentation des utilisateurs et pays hispanophones.

Par ailleurs, je n'ai pris que les chiffres de l'ensemble de la population, mais on peut si on veut diviser entre hommes et femmes, choisir par tranche d'âge, etc. (Cf. Facebook et le ciblage publicitaire / comportemental...)


Il est intéressant de constater que la France se place en huitième position (sur 31 pays), avec seulement +1% des 42 millions d'utilisateurs officiellement reconnus par Facebook (puisque ce sont les stats du site lui-même), alors qu'au troisième trimestre certaines données faisaient état d'un taux de pénétration de 3% de Facebook dans l'Hexagone !

Or le 6 octobre, Aziz Haddad nous communiquait que les utilisateurs de Facebook en France étaient 200 000, en arrondissant. Ils sont 429 540 aujourd'hui, soit un gain de plus de 100% 14 jours plus tard !!!

Aziz, qui nous rappelait qu'en septembre les membres du réseau France n'étaient que 89 000, pariait sur un demi-million d'utilisateurs d’ici la fin de l’année ! Toutes les prévisions sont donc battues, avec un rythme dépassant 16 400 inscriptions/jours, soit +11 à la minute. Impressionnant !

On pourra peut-être reprendre les comptes à la fin de l'année, surtout si l'on prend en considération les chiffres communiqués par Facebook : +225 000 nouveaux utilisateurs/jour dans le monde (ou plutôt, dans les 31 pays ci-dessus) (et les autres ?).

Du reste, si l'on rapporte cette valeur de 1% d'utilisateurs français à 225 000, ça nous donnerait 2 250 adhésions/jour, soit 7 fois moins que le taux de croissance effectif.

En conclusion, il faut croire que le taux de pénétration de Facebook en France croît beaucoup plus rapidement que prévu. Tous les chiffres qui entourent la société de Mark Zuckerberg sont vraiment superlatifs ! Qu'en pensez-vous ?


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Liens Adscriptor - sommet Web 2.0

Liens Adscriptor - sommet Web 2.0

Liens à suivre pour approfondir les grands thèmes qui tournent autour du sommet Web 2.0. et du Web en général.

Web2Summit: Opening Up the Social Graph

Facebook, IT Company 2007

Google lance officiellement une appli News pour Facebook (via Ionut Alex Chitu)

Comment développer en 2 minutes une appli Facebook avec Popfly !



Deux études de Datamonitor prévoient une explosion des réseaux sociaux à court-moyen terme, et un avenir incertain à long terme. Allez savoir !?

Yahoo dans la tourmente (encore !)

Comment enseigner le SEO à Jason Calacanis...

Dash Navigation ?

Flickr annonce un inventaire d'1,38 milliard de photos et la mise en place d'une cartographie basée sur les tags géoréférencés, ou géolocalisés (si j'ai bien compris, j'utilise pas trop Flickr).

Récapitulatifs :
Premier jour
News & Coverage
AllthingsD
ValleyWag
Notes from Web 2.0

Et pour conclure en beauté :




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P.S. Si vous permettez, un petit pour finir : Twine :-)

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vendredi 19 octobre 2007

Twine

Twine

Philosophie de Twine
Le Web 3.0 en question
Nova Spivack

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Dans le cadre du sommet Web 2.0 que j'ai annoncé et commencé à suivre sur ce blog, hier Nova Spivack a annoncé Twine, que nous présentent Tim O'Reilly, Read/Write Web (les deux avec un luxe de détails et de captures d'écran) ou Nicholas Carr (service gratuit en version base), entre autres.

Philosophie de Twine

Le communiqué de presse de Radar Networks nous donne les détails suivants (je condense) :
Twine est une application révolutionnaire du Web sémantique de prochaine génération, qui met les personnes, les groupes et les équipes en condition d'exploiter au mieux l'intelligence collective.

Présenté comme la première véritable application estampillée Web sémantique, Twine propose aux utilisateurs une façon intelligente de rassembler, de partager, d'organiser et de trouver les informations qu'ils cherchent en s'appuyant sur les avis/recommandations des internautes à qui ils font confiance, sur les contributions de leurs relations au sein d'un réseau de connaissances, gravitant autour d'intérêts et d'objectifs communs.

Vous pourrez ainsi suivre l'information à la trace, indépendamment de là où elle se trouve, collaborer grâce à l' "intelligence de l'outil", unique, qui appréhende la signification des informations et des relations et vous aide de façon automatique à les structurer et les connecter entre elles.

Pour ce faire, Twine utilise les ressources du Web sémantique, le traitement du langage naturel et l'intelligence artificielle, pour enrichir les informations et les modéliser afin que les individus puissent se les approprier. Twine transforme ainsi les données en contenu sémantique, pour faire de la connaissance une ressource enrichie, utile et interopérable.

Tout est mixé, amalgamé, toutes les données sont connectées, réunies en un seul espace : résultats de recherche, contacts, courriels, favoris, flux, documents, photos, vidéos, actus, produits, discussions, notes, etc.

L'utilisateur met ensuite tout ça en forme, comme il publie sur un blog ou un wiki, Twine étant conçu pour tout centraliser et devenir le "hub" de votre vie numérique.

Nous assistons au lancement du Web 3.0, mieux définissable comme la nouvelle décennie du Web, durant laquelle les technologies sémantiques nous aideront à transformer le Web, qui évoluera d'un serveur où sont stockés nos fichiers en une base de données mondialisée.

En rendant l'information compréhensible par les machines, connectée et réutilisable, le Web sémantique deviendra toujours plus intelligent.
Le communiqué conclut sur cette citation de Nova Spivack :
Yahoo! aura été le leader du Web 1.0, Google est le leader du Web 2.0, nous ne savons pas encore qui sera le leader du Web 3.0. C’est un nouveau territoire à explorer, mais Twine représente un premier pas, un signe fort, nous sommes surexcités par toute cette aventure.
Alors, Twine, Web 3.0 ou Pipo 2.0 ? Une interrogation à laquelle je vais tenter de répondre. [Début]


Le Web 3.0 en question

Comme je le commente sur le blog de Pierre Chappaz :
En une grosse dizaine d'années, pratiquement on est passé d'un niveau d'utilisation 0 d'Internet à près d'un milliard d'internautes, à la création d'une nouvelle économie mondialisée qui connaît une croissance exponentielle et qui véhicule des sommes considérables, des emplois, etc. etc.

Je ne pense pas qu'il y ait d'exemple semblable d'une telle croissance, aussi rapide, dans toute l'histoire de l'humanité. Donc le fait de mettre des noms sur les choses, que ce soit Web 3.0 ou Pipo 2.0, correspond tout simplement à la nécessité de trouver de nouveaux mots, et de nouveaux concepts, pour les faire correspondre à des réalités nouvelles.

C'est quelque chose qu'on voit tous les jours en terminologie, où la néologie est une branche florissante de la création linguistique. Pas par désir d'inventer de nouveaux mots en soi, mais juste pour tenter de mettre des noms signifiants sur des choses qu'on ignorait hier encore, mais qui sont désormais là, et bien là. Pour durer.

Car si un tel processus n'était pas constamment en marche, on appellerait toujours l'ordinateur un boulier.

Pourquoi pas, me direz-vous ? Mais cela ne ferait guère avancer les sciences et techniques, qui bouillonnent pourtant de nouveautés : environ 3000 par an, et ça ne cesse d'augmenter. Donc faute de trouver de nouveaux mots et de se mettre d'accord sur un minimum de sens commun, nous ne saurions pas nommer les choses.

Par conséquent je trouve que toute la réflexion autour de ce qu'est le Web et ses différentes déclinaisons, 1.0, 2.0, 3.0 ou n.0, peu importe, est extrêmement enrichissante et nécessaire.
Pour autant le concept de Web 3.0 selon Nova Spivack est très élaboré (j'y reviendrai), et Twine s'appuie sur un certain nombre de technologies de pointe qui en font une plateforme ouverte - API SPARQL et REST, RDF, OWL, XSL, probablement à terme GRDDL (Gleaning Resource Descriptions from Dialects of Languages) - et semblent justifier le terme d'application Web 3.0. Si vous voulez en savoir plus...

Ontologies extensibles, taguables, widgetisables, graphe sémantique (après le graphe social, qu'il intègre, et différemment de ce graphe sémantique-là) pour modéliser / cartographier les relations entre les gens et les choses, entre les arguments et les documents, et intégration d'une dimension sociale (wisdom of crowds plus the wisdom of computers working together) au sein d'une base de données mondiale. Spivack a d'ailleurs déposé un brevet intitulé Semantic web portal and platform.

Terriblement ambitieux et passionnant. En tout état de cause Twine est un produit innovant dont la prise en main demandera probablement du temps et de la patience. À tester donc, avant de déclarer trop péremptoirement que c'est une connerie Web 3.0 de plus. D'autant que Nova Spivack n'est pas à proprement parler n'importe qui. [Début]

Nova Spivack

Je l'ai découvert lors de la publication de Web 2.0 vs. Web 3.0 et de l'échange qui s'en est suivi avec Didier Durand, où un commentateur pointait vers un document de 25 pages intitulé Minding The Planet - The Meaning and Future of the Semantic Web, dont la lecture m'a captivé et que j'ai commencé à traduire (mais c'est long, j'ai été trop optimiste...), avec l'autorisation de Nova. Un article brillant, objet de ce qui fut probablement aussi l'une des premières expériences de propagation d'un mème à travers la blogosphère...

Pour celles et ceux qui comprennent l'anglais, Nova Spivack y explique fort bien la vision qu'il a du Web 3.0, dont le déploiement optimal arrivera, selon lui, vers 2010.


Une approche/vision réaffirmée à Richard MacManus, ainsi présentée par Francis Pisani :
Alors que web 3.0 n’est pas synonyme du web sémantique (il y aura plusieurs autres déplacements technologiques importants au cours de cette période), il sera largement caractérisé par la sémantique en générale. Le web 3.0 caractérise une époque au cours de la quelle nous améliorerons (upgrade) les couches profondes (back-end) du web après une décennie de concentration sur le devant visible (front-end) (web 2.0 a essentiellement tourné autour de AJAX, du tagging et d’autres innovations portant sur l’expérience des usagers dans le front-end du web.
Dans son billet, Francis s'interroge aussi sur la traduction en contexte de "back-end" et "front-end", je le comprends car je me tâte encore pour la meilleure traduction possible de Minding The Planet. Donc, déjà, si je bute sur le titre, je vous dis pas le reste... :-) [Début]


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