vendredi 18 septembre 2009

134 milliards de dollars - Autre saisie !

134 MILLIARDS DE DOLLARS - CHRONOLOGIE INVERSÉE

XXI. 134 milliards de dollars - LE PROCÈS - I (1er décembre 2011)
XX. 134 milliards de dollars - Affaire relancée (26 novembre 2011)
XIX. Exclusivité mondiale Adscriptor ! 134 milliards de dollars : procès civil n° 8500 aux US (24 novembre 2011)
XVIII. Exclu Adscriptor : Monsieur Yin & Monsieur Yang (xyz milliards de dollars) (10 avril 2011)
(Version anglaise) [Exclusive]: Mr. Yin & Mr. Yang (+200 billion dollars more...) (April 10, 2011)
XVII. 134 milliards de dollars - l'affaire évoquée dans les Statelogs de Wikileaks ! (28 novembre 2010)
XVI. 134 milliards de dollars - l'opération Lys d'Or et le Traité de Versailles ! (2 octobre 2010)
XV. 134 milliards de dollars - épilogue ... "officiel" (24 mai 2010)
XIV. xyz ... milliards de dollars : conférence de presse (22 septembre 2009)
XIII. 314,5 milliards de dollars : la piste russe ! (21 septembre 2009)
XII. 180 milliards de dollars (19 septembre 2009)
XI. 134 milliards de dollars - Autre saisie ! (18 septembre 2009)

Résumé de l'affaire (5 septembre 2009)

X. 134 milliards de dollars - Interrogation parlementaire (3 août 2009)
IX. 134 milliards de dollars - Ordre exécutif 11110 (15 juillet 2009)
VIII. 134 milliards de dollars - Dragon Family (6 juillet 2009)
VII. 134 milliards de dollars - Hal Turner (4 juillet 2009)
VI. 134 milliards de dollars - le mystère continue ! (30 juin 2009)
V. 134 milliards de dollars - les comptes ne tournent pas rond ! (24 juin 2009)
IV. 134 milliards de dollars - les mystères de l'information (16 juin 2009)
III. 134 milliards de dollars - trop gros pour être faux (14 juin 2009)
II. 134 milliards de dollars - suite (10 juin 2009)
I. 134 milliards de dollars (8 juin 2009)

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[MàJ - 23h45'] Cette fois il s'agirait de 180 milliards $ (et non pas 100 comme annoncé par Bloomberg), et les trafiquants seraient deux philippins, dont on ne connaît pas - encore - l'identité.

Ce serait quand même curieux qu'il s'agisse de Yohannes Riyadi (alias Wilfredo Saurin) et Joseph Daraman, déjà bien connus et dont les noms avaient été évoqués dans la première affaire...

Ceci dit, selon le lieutenant-colonel Emilio Fiora, l'enquête devrait être bouclée d'ici peu !

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L'info a été publiée ce matin sur les quotidiens Milano Finanza et Libero : il y a environ un mois, dans la semaine suivant le 15 août, une autre saisie de titres a eu lieu à l'aéroport de Malpensa (Milan), là encore pour une valeur énorme, on parle de dizaines de milliards d'euros, exactement comme à Chiasso début juin !

Ce seraient encore des asiatiques (philippins ou japonais, ce n'est pas très clair), leur identité est top secret, mais les titres seraient identiques à ceux des japonais.

Cette fois ils n'ont pas été relaxés et seraient encore incarcérés, ce que prévoit la loi en cas de faux titres. Voici exactement ce que dit l'article :
La raison est que les fonctionnaires des services secrets américains et les experts de la FED venus en Italie pour vérifier l'authenticité des titres saisis la première fois auraient déclaré, définitivement, qu'il s'agit de faux. Auquel cas la loi prévoit l'emprisonnement.

Il motivo sarebbe anche che gli 007 americani e gli esperti della Fed arrivati in Italia per valutare l'autenticità dei bond di Chiasso, avrebbero definitivamente dichiarato la falsità dei titoli. Caso per il quale, la legge prevede l'arresto.
Dans une synthèse de cette affaire que j'ai écrite pour le portail Italopolis, je terminais ainsi :
En conclusion, trois mois plus tard, il n'y a encore aucune version "officielle" indiquant clairement si ces titres sont vrais ou faux !

Moins parce que les autorités compétentes, italiennes et américaines, l'ignorent (aux experts il ne faut pas trois mois pour déterminer si des titres sont faux, mais trois minutes, à la rigueur), que parce qu'elles ne veulent pas le dire !
Aujourd'hui il est clair que ces deux enquêtes sont étroitement liées, et que le silence qui entoure la deuxième explique le silence qui entoure la première.

Tôt ou tard, on finira bien par en savoir plus !

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Et comme l'autre fois, ce qui sort en Italie sort aussi aux US !!!

Il s'agirait donc de 100 milliards $, ce qui porte le total à 234 milliards $ en trois mois, quand même !


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P.S. Je signale pour être précis que c'est ma femme qui a entendu passer une brève sur Canale 5, la principale chaîne de Berlusconi, et qui m'en a parlé en sachant que je m'intéresse à cette histoire. Selon elle, le journaliste aurait évoqué de faux titres, mélangés à des vrais...

Ou de vrais mélangés à des faux, comme vous préférez :-)

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La démocratie italienne vaut moins qu'une valise vide

Je vais vous raconter une histoire terrible, l'histoire d'un coup d'état annoncé, qui pourrait encore se produire. En 2009, ou en 2010, en Italie, en plein cœur de l'Europe !

Mais un coup d'état d'un genre un peu particulier, puisque ce serait un COUP D'ÉTAT LÉGAL, une grande première dans l'histoire de l'humanité.

Laissez-moi donc vous expliquer pourquoi ce titre : La démocratie italienne vaut moins qu'une valise vide...

Formellement, l'Italie est une démocratie, c'est écrit à l'Article 1 de sa Constitution :
L'Italie est une République démocratique, fondée sur le travail. La souveraineté appartient au peuple, qui l'exerce dans les formes et dans les limites de la Constitution.
Même si jusqu'à présent, l'Italie n'a jamais été une véritable démocratie, mais c'est une autre histoire, un peu plus compliquée !

J'aimerais bien la raconter, mais ce serait plutôt long et complexe, quand bien même passionnant et sûrement très instructif, or il me manque un éditeur...

Par contre ce qui a sauvé l'Italie jusqu'à aujourd'hui, c'est sa Constitution. Un modèle du genre. Un modèle d'équilibre entre les pouvoirs et d'arbitrage entre la séparation des pouvoirs, ce qui a au moins permis d'éviter les débordements, jusqu'à aujourd'hui... Et même si l'Italie a trop souvent été au bord de basculer dans la dictature. Au début sous la supervision des américains, et puis petit à petit une infinité de pouvoirs occultes ont pris le dessus.

On cite souvent la P2, mais c'est juste la pointe de l'iceberg. En tout cas c'est de la P2 qu'est sorti ce vice originel, absolu, dont j'ai déjà parlé dans Berlusconi et l'assaut final à la justice, à savoir le "plan de renaissance démocratique" de la P2, qui consiste non pas à abolir la démocratie dans ses formes, mais à la vider totalement de sa substance pour n'en laisser qu'une belle coquille présentable.

C'est écrit en toutes lettres dès les premiers articles :
l'adjectif "démocratique" signifie que sont exclus de ce plan tous les mobiles et toutes les intentions, y compris occultes, de renverser le système, en le "revitalisant" via la sollicitation de toutes les institutions que la Constitution prévoit et réglemente, des organes de l'État aux partis politiques, de la presse aux syndicats en passant par les électeurs, etc.

1. L'aggettivo democratico sta a significare che sono esclusi dal presente piano ogni movente od intenzione anche occulta di rovesciamento del sistema.
En clair, on "revitalise" le système à la lumière du jour, et surtout, sans violence...

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Durant la XVIe législature, sous le gouvernement Berlusconi III, le parlement sous contrôle berlusconien a modifié le code pénal, juste trois mois avant de tomber, avec la Loi du 24 février 2006, n° 85, publiée au Journal Officiel de la République Italienne n° 60 du 13 mars 2006, intitulée "Modifications au code pénal en matière de délits d'opinion" !

Cette loi amende donc plusieurs articles du code pénal italien, dont l'article 283 (le seul que j'analyse ici, pour les autres je vous renvoie à cette page, en italien), intitulé : "Attentat à la Constitution de l'État". Voyons donc ce que disent l'ancienne version (1), et la nouvelle (2) :
  1. Quiconque commet un acte visant à modifier la Constitution de l'État ou la forme du Gouvernement par des moyens non autorisés par le régime constitutionnel de l'État, est passible d'une peine d'emprisonnement non inférieure à douze ans.

    Chiunque commette un fatto diretto a mutare la costituzione dello Stato, o la forma del Governo, con mezzi non consentiti dall'ordinamento costituzionale dello Stato, è punito con la reclusione non inferiore a dodici anni.

  2. Quiconque, par la violence, commet un acte visant ou apte à modifier la Constitution de l'État ou la forme du Gouvernement est passible d'une peine d'emprisonnement non inférieure à cinq ans.

    Chiunque, con atti violenti, commette un fatto diretto e idoneo a mutare la Costituzione dello Stato o la forma di Governo, è punito con la reclusione non inferiore a cinque anni.
Cette modification est triplement vicieuse et dangereuse :
  • Introduire "par la violence" signifie que tous les actes susceptibles de modifier la Constitution de l'État ou la forme du Gouvernement sans recours à la violence sont désormais parfaitement légaux ;
  • Éliminer "par des moyens non autorisés par le régime constitutionnel de l'État" signifie étendre pratiquement à l'infini la catégorie d'actes, pourvu qu'ils soient "sans violence"...
  • Réduire de 12 à 5 ans la peine minimale signifie de facto, dans le système juridique italien actuel, garantir l'impunité totale à quiconque attentera à la Constitution dès lors que, par extraordinaire, il se ferait prendre...
Maintenant si quelqu'un vole une valise, même vide, dans un aéroport, il risque d'en prendre pour six ans !

Dans l'Italie d'aujourd'hui, la démocratie vaut moins qu'une valise vide...

Ce billet m'a été inspiré par cette intervention de Solange Manfredi :




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P.S. À noter que si la gauche au pouvoir de 2006 à 2008 n'a pas pris la peine de réamender l'amendement, là non plus ce n'est pas une erreur...

Quant aux rapports entre l'attentat à la Constitution et les délits d'opinion, si quelqu'un a une explication, je suis preneur !

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jeudi 17 septembre 2009

Marcello Dell'Utri, éminence noire de Berlusconi



[MàJ - 29 septembre 2009] Récentes déclarations de Dell'Utri sur Mussolini : un "philantrope", sa seule erreur, sa seule malchance, ç'a été de perdre la guerre...

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Je vous ai précédemment raconté l'histoire du Papello et du pacte entre l'état italien et la mafia, où je mentionnais ceci :
Suite au témoignage de Michele Riccio devant les juges Nino Di Matteo et Antonio Ingroia, qui a dévoilé que Marcello Dell'Utri était le personnage politique que lui avait indiqué Ilardo comme étant le "référent" de la mafia (circonstance qu'il n'avait jamais précisé dans ses rapports parce qu'il n'avait aucune confiance en ses supérieurs, dont Mario Mori), Dell'Utri est à présent officiellement inculpé dans le cadre de cette affaire. Rappelons que l'actuel sénateur Dell'Utri est déjà condamné à 9 ans de prison pour concours extérieur à une association mafieuse, et en attente de son jugement d'appel, dont les juges décideront, le 17 septembre, s'ils versent aussi au dossier les nouveaux éléments apportés par Massimo Ciancimino.
Le 17 septembre, c'est aujourd'hui, et les juges viennent effectivement de décider de ne pas verser de nouvel élément au dossier (une belle occasion manquée, une de plus...), dont cette lettre, saisie en 2005 à Palerme (mais officiellement remise au tribunal le 16 juillet 2009, 4 ans plus tard !), où l'on peut lire :
...posizione politica intendo portare il mio contributo (che non sarà di poco) perché questo triste evento non ne abbia a verificarsi. Sono convinto che questo evento onorevole Berlusconi vorrà mettere a disposizione una delle sue reti televisive.

Un morceau de phrase à la syntaxe décousue, où le scripteur dit qu'il aurait apporté son appui, important sans aucun doute, pour que le triste événement n'ait pas lieu (menaces de rapt ou de mort sur le fils aîné de Berlusconi), à condition que celui-ci laisse à la mafia le contrôle d'une de ses chaînes télévisées.

Entre parenthèses, observons que la mention "Onorevole" signifie que Berlusconi était déjà entré en politique, puisque le titre "Honorable" est réservé aux parlementaires (dont pour beaucoup, la moralité est inversement proportionnelle à l'honorabilité qu'on leur prête un peu trop facilement - et coupablement)...

La lettre originale, qui était entière, aurait été écrite par un lieutenant de Riina et aurait passé de main en main selon Ciancimino Junior : de Totò Riina à Bernardo Provenzano, de Provenzano à Vito Ciancimino, de Ciancimino père à Marcello Dell’Utri, de Dell’Utri à Berlusconi.

Donc pas de nouvelles révélations, retenues trop contradictoires, pour les juges qui instruisent actuellement le procès d'appel contre Dell’Utri, condamné à plus de 9 ans de prison pour concours mafieux en première instance, à l'issue d'un jugement qui a duré plus de 7 ans, et c'est pas fini... (près de 1800 pages, témoignant de plus de 900 épisodes où Dell'Utri est pris en train de magouiller avec des mafieux...) :

sentenza dellutri sentenza dellutri cicciofrigo sentenza dellutri

Ce même Marcello Dell'Utri, à l'origine de Forza Italia dans le cadre du très secret "projet Botticelli", fort des conseils éclairés de Vittorio Mangano, un chef mafieux défini un héros par les compères Berlusconi & Dell'Utri (alors même qu'ils s'acharnent à délégitimer tous les gens courageux qui combattent VRAIMENT la mafia), encore sénateur à l'heure où j'écris et membre du conseil municipal de Turin, vient d'ailleurs de demander l'ouverture d'une commission parlementaire pour enquêter sur les massacres perpétrés par la mafia en 1992-1993 !!!

Un peu comme si Mesrine avait demandé en son temps une commission parlementaire sur le grand banditisme...

À ce stade de mon raisonnement, je suis obligé d'ouvrir une parenthèse sur la partie immergée de l'iceberg Silvio Berlusconi, puisque par deux fois, lui et Dell'Utri ont été mis en examen comme commanditaires externes de ces massacres, en plus des circonstances aggravantes de mafia et terrorisme, par les Parquets de Florence et de Caltanissetta :
  1. Le 14 novembre 1998, le juge d'instruction de Florence, Giuseppe Soresina, observait que Berlusconi et Dell'Utri « avaient entretenu des relations pas seulement épisodiques avec les entités criminelles à qui les massacres étaient imputables ». À savoir le clan des Corléonais de Riina et Provenzano, chefs indiscutables de Cosa Nostra pendant plus de vingt ans.

    Et le Tribunal de préciser : « Il y a une convergence objective entre les intérêts politiques de Cosa Nostra et quelques-unes des orientations programmatiques de la nouvelle formation politique [Forza Italia] : sur l'article 41-bis, sur la législation des collaborateurs de justice et sur le "garantisme" dans les procès, trop négligé dans la législation du début des années 90 ».

    Et de conclure, dans sa demande d'archivage due à l'impossibilité d'avoir pu recueillir davantage d'éléments dans le délai de deux ans que la loi impose pour les enquêtes préliminaires, que non seulement l'hypothèse initiale (de l'implication de Berlusconi et Dell'Utri dans les massacres) avait conservé toute sa validité, mais qu'elle avait en outre « augmenté sa plausibilité » !

  2. Quant au juge d'instruction de Caltanissetta, Giovanni Battista Tona, il écrivait dans l'acte d'archivage, en 2002 : « Les documents versés au dossier ont amplement démontré l'existence de nombreuses possibilités de contact entre les mafieux et des représentants ou des sociétés contrôlées d'une manière ou d'une autre par Berlusconi et Dell'Utri. Une circonstance qui légitime l'hypothèse selon laquelle, compte tenu du prestige des deux comparants, la mafia pouvait les avoir identifiés comme de nouveaux interlocuteurs ».

    Toutefois, l'actuelle « friabilité des indices dont nous disposons impose l'archivage », car, bien qu'ils soient nombreux, ils résultent incertains et fragmentaires, et par conséquent inaptes à légitimer l'action pénale ou à exiger des approfondissements ultérieurs... (gli spunti indiziari a sostegno dell’ipotesi accusatoria, per quanto numerosi, risultano incerti e frammentari, pertanto inidonei a legittimare l’esercizio dell’azione penale e insuscettibili di ulteriore approfondimento.).

Ajoutons à cela qu'en 2001, la cour d'Appel de la cour d'Assises de Caltanissetta a consacré un chapitre entier à la question, le chapitre 14, intitulé : « Contacts entre Salvatore Riina, Marcello Dell'Utri et Silvio Berlusconi », dans lequel il résulte "prouvé" que la mafia avait noué avec eux « des rapports d'affaires fructueux, tout au moins en termes économiques ».

Tellement fructueux qu'en 1992, « le projet politique de Cosa Nostra au plan institutionnel a tenté de parvenir à de nouveaux équilibres et de nouvelles alliances avec de nouveaux référents du monde politique et économique », ce qui a conduit la mafia à « amener l'État à négocier pour permettre des changements politiques capables, grâce à de nouveaux contacts, d'assurer à Cosa Nostra des complicités semblables à celles dont elle avait pu bénéficier dans le passé ».

Par conséquent, ces gens-là doivent être pris très, TRÈS au sérieux ! Car comme Dell'Utri l'avait annoncé dès le mois d'août, il a formellement demandé l'ouverture d'une commission parlementaire, immédiatement appuyé par des membres de son camp (mais pas trop...), dans la tentative évidente de mettre son nez dans les enquêtes ultra-secrètes qui le concernent au premier chef, puisque la commission aurait forcément accès au travail des juges...

Car un nouveau repenti (Spatuzza) désigne nommément Dell'Utri, et ça les rend forcément nerveux (pour ne pas dire qu'ils ont carrément peur, très peur...) : même les dossiers archivés peuvent être rouverts à n'importe quel moment en présence de nouveaux éléments...

Moins d'une semaine avant, Berlusconi avait déclaré sur ces nouvelles instructions : « C'est de la folie pure. Je sais qu'il y a de nouveaux ferments, dans les parquets de Palerme et de Milan, qui ont repris les enquêtes sur les événements de 1992, 1993 et 1994. Ça me fait mal de voir que ces personnes, payées avec l'argent des contribuables, conspirent contre nous qui travaillons pour le bien du pays »...


Donc juste pour voir la manière dont ce couple infernal œuvre pour le bien du pays, il convient de s'arrêter un instant sur le jugement de première instance qui a condamné Dell'Utri à plus de 9 ans de prison, avec interdiction à vie d'exercer une charge publique...

Ça vaut le détour !

Dans sa dernière intervention hebdomadaire du lundi, Marco Travaglio consacre une section intitulée Nous avons les preuves qu'il commence en disant, quand bien même les nouvelles enquêtes feraient surgir de nouveaux éléments : « Je doute que les juges puissent découvrir quelque chose de plus grave que ce qui est déjà écrit dans le jugement de première instance ! ».

Un jugement qui parcourt quand même plus de trois décennies de contacts entre la mafia, Dell'Utri (au point d'avoir valu à Dell'Utri le titre d'ambassadeur de la mafia) et Berlusconi (comme durant la rencontre qui eut lieu à Milan à la fin des années 70, que les juges ont considéré "prouvée", réunissant autour d'une même table Stefano Bontate, Mimmo Teresi, Silvio Berlusconi et Marcello Dell'Utri, entre autres).

À noter qu'à l'époque, Bontate (ou Bontade) était pratiquement le chef des chefs de la mafia, fortement impliqué dans la maçonnerie secrète, un personnage terrible qui n'a franchement rien à envier à Liggio, Riina ou Provenzano.

Inutile de lire l'intégralité du jugement original, il suffit de consulter les pages 2 à 6 du document ci-dessus (je vous les traduirai probablement un jour, mais je pense que ça peut suffire pour aujourd'hui :-), où sont énumérés les chefs d'accusation de A) à D) dont Dell'Utri et Cinà ont été reconnus coupables.


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P.S. J'oubliais : Dell'Utri a déjà été définitivement condamné pour extorsion, transformée en appel en "menace grave", d'où l'inévitable prescription...

Le brave homme, à l'époque président de Publitalia '80, la régie publicitaire de l'empire Berlusconi, avait exigé d'un sénateur, Vincenzo Garraffa, qui présidait une association sportive, 800 millions de lires (environ 400 000 euros) pour la sponsorisation d'une marque de bière, soit 50% de la valeur du contrat. Au noir, bien sûr. Face au refus de Garraffa, Dell'Utri l'avait menacé : « Je te conseille de revoir ta position. Nous avons les hommes et les moyens pour te forcer à changer d'avis ». Après quoi il lui avait envoyé la visite d'un chef de la mafia, Vincenzo Virga, lieutenant de Provenzano.

Preuve supplémentaire, si besoin était, des excellentes et durables relations entre Marcello et Cosa Nostra...

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lundi 14 septembre 2009

Italie à la dérive...


« Dans une démocratie normalement constituée, Silvio Berlusconi aurait été contraint à la démission. », affirmait récemment Jean-Marie Colombani.

Disons plutôt que dans « une démocratie normalement constituée », Silvio Berlusconi serait en prison et on aurait jeté la clé.

L'Italie n'est pas un pays à la dérive, c'est un pays gangrené jusqu'à la moëlle, des pieds à la tête, et comme les poissons, pour reprendre un dicton d'ici, elle commence à puer par la tête.

Ceci étant, dans le déclin irrémédiable, politique et humain, qui l'emporte lentement mais sûrement en dépit de l'emprise farouche sur le pouvoir qu'il continue d'exercer, Berlusconi n'arrête pas de surprendre.

Dans une conférence de presse surréaliste aux côtés de Zapatero, le meilleur chef d'état italien depuis 150 ans est revenu sur les soit-disant délits de Patrizia D'Addario, qui pourraient lui coûter 18 ans de prison...

Or l'un de ces "délits" concerne ses accusations, qualifiées d' "ordurières" par Berlusconi, et notamment le témoignage sur les véritables motifs pour lesquels Berlusconi n'a pas participé à la réception organisée le 4 novembre par la fondation Italia USA pour fêter la victoire historique de Barack Obama, alors qu'il était attendu pour sa "nuit américaine"...

Il avait mieux à faire avec ses trois invitées, ce qu'il dément formellement, faute de preuves...

Mais voilà qu'un mois et demi plus tard, Berlusconi a dû renoncer à certaines obligations institutionnelles à cause d'un autre empêchement de nature "physique". En effet, le 17 décembre, Berlusconi souffrait d'une déchirure musculaire que l'intervention de son kiné n'a pas suffi à soigner, au point qu'il n'a pu se rendre au palais présidentiel (le Quirinale) pour les traditionnels échanges de vœux entre le président du Conseil des Ministres et le président de la République italienne.

Un empêchement annoncé officiellement :


Une version officielle légèrement contredite par les "révélations" de Gianpaolo Tarantini, le fournisseur d'une trentaine d' «accompagnatrices» présentées à Silvio Berlusconi (qui vient juste d'être interpellé à l'aéroport de Bari comme dealer pour trafic de drogue...), si charitable qu'il les rétribuaient 1000 euros par nuit à l'insu de l'utilisateur final pour d' "éventuelles" prestations sexuelles...

Un peu comme aller aux putes quand c'est le maquereau qui paye, puisqu'on parle poissons...

Le jeune bienfaiteur, aujourd'hui inculpé pour «incitation à la prostitution, corruption et trafic de cocaïne», a déclaré ce qui suit durant l'un des interrogatoires :
Le 17 décembre, j'ai accompagné au Palais Grazioli (résidence de Berlusconi) Linda Santaguida et Camilla Cordeiro Charao, en payant uniquement cette dernière pour qu'elle reste avec le président...
Le 17 décembre, tiens donc. Le même jour que celui de la déchirure ! C'est ainsi qu'on apprend qu'il ne s'agissait pas d'un kiné mais d'une kiné, et à voir la tête de la kiné, beaucoup aimeraient avoir des déchirures plus souvent... (commentaire typiquement masculin, je vous l'accorde :)

Selon l'Espresso, entre août 2008 et janvier 2009, Silvio aurait organisé une fête tous les trois jours et sauté (entre autres...) les travaux d'ouverture de la 63ème Assemblée générale des Nations Unies.

Par contre Sarko y était en compagnie de Mesdames et Messieurs les représentants de tous les peuples du monde, et c'est aussi à ce genre de comportement qu'on voit les priorités des chefs d'État ! Je le dis sans ironie aucune.

Malgré ça, l'iceberg Berlusconi continue d'enregistrer la satisfaction de 6 italiens sur 10, c'est vraiment à vous faire désespérer de l'humanité !

Umberto Eco a bien raison lorsqu'il dit, par analogie avec le fascisme :
Faudra-t-il attendre que Berlusconi fasse mourir un million d'italiens avant que les gens ne cessent de l'appuyer ?

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P.S. Si Patrizia D'Addario est passible de 18 ans de prison à cause de ses "délits", proportionnellement Berlusconi devrait en prendre pour 18 siècles, au bas mot...

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jeudi 10 septembre 2009

Google vend des vieux journaux !


En écrivant Google cherche dans les vieux journaux ! il y a une semaine, je n'imaginais pas que cette info allait sortir dans la foulée : Google va faire l'infomédiaire, ou le courtier d'infos, si vous préférez :


En clair :
  1. le courtier (Google) indexe le contenu du vendeur (le journal) ;
  2. l'acheteur (l'internaute) fait sa recherche et obtient dans les résultats un article payant ;
  3. l'internaute achète l'article payant ;
  4. le courtier (Google) met l'article payant à disposition de l'acheteur (vous et moi) ;
  5. Google enregistre sa commission et encaisse l'argent, via Checkout, puis crédite le compte du vendeur.
Dans la soumission présentée en réponse à l'appel d'offres de la Newspaper Association of America, Google souligne quelques passages clés :
Au-delà des dispositifs de micro-paiement, l'utilisateur doit savoir que le produit existe. Donc dans le cas du contenu payant, la découverte et la distribution de ce contenu sont des aspects encore plus importants que pour le contenu libre, vu l'audience de niche que représentent les abonnés potentiels d'un journal.

Beyond the mechanics of any payment system, users must know the product exists. Discovery and distribution are just as, if not more, important to premium content as they are to free content given the smaller audience of potential subscribers.
Sur la présentation des articles à l'internaute, Google prévoit :
  • Les journaux pourront fournir un aperçu ou une page de destination indexable, disponible à l'internaute via la recherche de Google ou via Google News. (Publishers can provide a preview or landing page for Google to crawl, consistent with what end-users see. This is available to users of Google Search and News.)
  • Les journaux pourront permettre à Google d'indexer leurs archives, y compris le contenu payant, accessible à l'internaute soit en prévisualisation soit après paiement. Un bouton "abonnement" signalera ce contenu dans Google News. (Publishers can allow Google's crawlers full access to their premium content, but maintain a paywall or preview mode for users. This content is marked as "subscription" in Google News.)
  • Les journaux pourront permettre un premier accès libre à l'intégralité de l'article, une sorte de produit d'appel pour inciter le lecteur à passer ensuite au contenu payant. (Publishers can provide free access to the first full article via our "First Click Free" program, which treats premium content as "free" in Google News and Search, but requires payment once users navigate away from the first article.)
L'autre modalité d'accès prévue est via flux RSS, à partir des quelque 25 000 sources auxquelles s'abreuve Google News partout dans le monde. L'habillage personnalisé des flux sera également possible :
News publishers can decide to package their content (or a rich preview thereof) with appropriate branding and advertising units and encourage third parties (e.g., other newspapers) to host the syndicated content package, exposing it to a broader audience. Publishers would derive revenue from advertisements embedded in the syndicated package, as well as traffic from the embedded links back to the publisher.
Des widgets permettront enfin de proposer les flux sur les sites et les blogs, y compris pour le contenu payant achetable directement depuis le widget :
In the case of premium content, the syndicated content would only contain a free preview, and would embed monetization units for micropayment and subscription. In addition to providing e-commerce and advertising platforms to support publishers' content, Google can provide the technology for convenient syndication and embedded hosting of the content-monetization components on third party sites.
Donc lorsque l'on voit les capacités de Google, non seulement d'indexer, mais surtout, de présenter les résultats, on comprend bien comment tout cela s'intègre parfaitement dans la stratégie, pardon : la mission de Google.

Comme ils le précisent dans le document, si besoin était :
Google's mission is to organize the world's information and make it universally accessible and useful. This applies to all information -- paid and free.
Pour rappel :
La mission de Google consiste à organiser l’information mondiale – toute l’information, et pas seulement une partie – et faire en sorte qu’elle soit universellement accessible et utilisable, dans toutes les langues, tous les pays, et sur tous les supports, en ligne et hors ligne : Internet, téléphonie mobile, presse, édition, vidéo, photo, cinéma, télévision, radio, affichage, annuaires papier, etc.
Toute l'information : gratuite ET payante...


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jeudi 3 septembre 2009

Google cherche dans les vieux journaux !


C'est une première ! Tout au moins pour moi, puisque j'en avais vaguement entendu parler mais je n'avais encore jamais vu comment ça marche, ni le résultat des archives de Google News intégré dans les pages de résultats normales.

En googlant (oui, je sais...) "Michio Watanabe" + lockheed, je clique sur ces deux liens :

qui sont respectivement en 12e et 13e position sur la page que j'obtiens (préférence fixée à 100 résultats et non pas 10).

Le moteur fouille donc dans les archives de Google News et permet la consultation d'articles qui seraient autrement introuvables.

Voyons le premier lien : -http://news.google.com/newspapers?nid=1370&dat=19890217&id=EpQVAAAAIBAJ&sjid=YgsEAAAAIBAJ&pg=4260,3318706

Les deux premières composantes de l'URL indiquent vraisemblablement le journal (nid=1370 : Manila Standard) et la date (dat=19890217 : 17 février 1989), et les autres l'ID de l'article et la page du journal sur laquelle il se trouve.

L'encadré violet de la vignette en haut à droite signale l'emplacement de la page que vous êtes en train de consulter (qu'on peut déplacer avec la souris, comme sur Google Maps), et sur la barre horizontale supérieure on trouve le lien clicable de l'édition (en cliquant vous arrivez sur la Une du journal), et à droite la possibilité de zoomer ainsi que le numéro de la page par rapport au nombre total de pages (p. 152 sur 288, dans ce cas).

Idem pour le second lien, The Age daté du 13 septembre 1982, page 20 sur 37.

Dans les deux cas aucun article connexe n'est signalé, et on peut éventuellement signaler si la page est illisible.

Avez-vous déjà fait cette expérience de recherche avec des journaux français ?

En visitant directement le site en français, j'ai fait un test avec "traduction" :

J'obtiens 55 300 résultats, et sur les trois décennies 1980-2009, on voit bien le volume de la requête par période.

En sélectionnant l'encadré bleu sur 1982, il suffit de cliquer pour obtenir les résultats de la requête "traduction" sur la période concernée :

Avec cette fois le volume mensuel des résultats...

Ah ! Google, si on t'avait pas, il faudrait t'inventer !


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lundi 3 août 2009

134 milliards de dollars - Interrogation parlementaire

134 MILLIARDS DE DOLLARS - CHRONOLOGIE INVERSÉE

XXI. 134 milliards de dollars - LE PROCÈS - I (1er décembre 2011)
XX. 134 milliards de dollars - Affaire relancée (26 novembre 2011)
XIX. Exclusivité mondiale Adscriptor ! 134 milliards de dollars : procès civil n° 8500 aux US (24 novembre 2011)
XVIII. Exclu Adscriptor : Monsieur Yin & Monsieur Yang (xyz milliards de dollars) (10 avril 2011)
(Version anglaise) [Exclusive]: Mr. Yin & Mr. Yang (+200 billion dollars more...) (April 10, 2011)
XVII. 134 milliards de dollars - l'affaire évoquée dans les Statelogs de Wikileaks ! (28 novembre 2010)
XVI. 134 milliards de dollars - l'opération Lys d'Or et le Traité de Versailles ! (2 octobre 2010)
XV. 134 milliards de dollars - épilogue ... "officiel" (24 mai 2010)
XIV. xyz ... milliards de dollars : conférence de presse (22 septembre 2009)
XIII. 314,5 milliards de dollars : la piste russe ! (21 septembre 2009)
XII. 180 milliards de dollars (19 septembre 2009)
XI. 134 milliards de dollars - Autre saisie ! (18 septembre 2009)

Résumé de l'affaire (5 septembre 2009)

X. 134 milliards de dollars - Interrogation parlementaire (3 août 2009)
IX. 134 milliards de dollars - Ordre exécutif 11110 (15 juillet 2009)
VIII. 134 milliards de dollars - Dragon Family (6 juillet 2009)
VII. 134 milliards de dollars - Hal Turner (4 juillet 2009)
VI. 134 milliards de dollars - le mystère continue ! (30 juin 2009)
V. 134 milliards de dollars - les comptes ne tournent pas rond ! (24 juin 2009)
IV. 134 milliards de dollars - les mystères de l'information (16 juin 2009)
III. 134 milliards de dollars - trop gros pour être faux (14 juin 2009)
II. 134 milliards de dollars - suite (10 juin 2009)
I. 134 milliards de dollars (8 juin 2009)

* * *

[MàJ - 19 août 2009] Ce n'est pas une, mais deux interrogations parlementaires, présentées par le même parti démocrate italien à un mois de distance !!! (source)

* * *

Deux mois jour pour jour après la saisie à Chiasso de 134,5 milliards de dollars, nul ne sait encore, publiquement du moins, si ces titres sont vrais ou faux.

Et personne n'en parle. Silence total sur les ondes, à la radio, la télé, les journaux, etc. Et même sur Internet, impossible d'obtenir des infos à jour...

Sauf sur Adscriptor !

Deux mois pour beaucoup de questions et aucune véritable réponse : il est inconcevable que des "experts" mettent autant de temps pour estimer que quelques bouts de papier sont des vrais ou des faux. Et ce ne sont pas les déclarations que les américains ont rendu publiques qui prouvent quoi que ce soit. Or vu que les autorités italiennes n'ont pas encore communiqué de "résultats officiels" des soi-disant expertises, j'ai plutôt tendance à interpréter ce silence prolongé comme un aveu d'authenticité des titres. Voir ici.

Sur le dernier supplément hebdomadaire du quotidien Repubblica du 31 juillet, qui s'appelle Venerdì car il sort le vendredi, le magazine consacre quatre pages à ce qu'ils qualifient d'intrigue internationale.


Sur le fond, l'article signé par Riccardo Staglianò n'ajoute rien de plus que ce que vous avez déjà lu dans mes différents billets. Quelques détails sont cependant assez révélateurs :
  • Les "experts" des services secrets de l'ambassade américaine à Rome déclarent au journaliste :
    Nous ne pouvons en dire plus, mais il ne s'agit même pas de contrefaçons, puisque cela supposerait l'existence d'originaux. Or ce sont simplement des titres fictifs, totalement inventés.
    Un peu léger, comme thèse...
  • Le procureur en chef chargé de l'enquête, n'en dit pas davantage :
    Si les titres étaient vrais, ça aurait pu être la saisie du siècle. Mais même s'ils sont faux, il reste à comprendre à qui les japonais voulaient refiler leur butin, certainement pas à des particuliers...
  • L'avocat qui a été contacté par le citoyen italien mêlé à cette histoire pour défendre les deux japonais explique que ce qui les préoccupait surtout, c'était qu'il pût récupérer les titres : « Ils sont très importants pour nous ».
  • Une économiste experte d'affaires criminelles, Loretta Napoleni, avoue que cette histoire est très mystérieuse :
    - soit les titres sont vrais, et le Japon chercherait à s'en débarrasser pour se libérer simultanément d'une partie de la dette américaine qu'il détient ;

    - soit les titres sont faux, et en injectant d'un coup une telle somme sur les marchés, ce serait une arme spéculative terrible pour faire dégringoler le cours du billet vert.

    - vrais ou faux, en Suisse, quelqu'un était prêt à les écouler !
Et nous revoilà donc au point de départ, à savoir la question du dollar comme monnaie de référence.

Est-ce un hasard si au sommet du G8 de L'Aquila, l'initiative "united future world currency" d'une future monnaie mondiale de référence - promue par les italiens... - a été présentée en conférence de presse par le président Russe Medvedev ?


Un signe qui s'ajoute à de nombreux autres, tous semblant indiquer que « le monde sort définitivement du cadre de référence des soixante dernières années » (je vais encore me faire taper dessus par les purs et durs, mais faute d'une analyse sérieuse et divulgatrice que je ne suis pas capable de faire, je laisse à chacun/e le soin de se forger son opinion...).

Ceci dit, pour en revenir à nos 134,5 milliards de dollars, j'ai découvert que dès le mois dernier, un député du Parti Démocrate (PD en italien, je doute qu'on ait un jour un parti démocrate en France...), Antonio Misiani, a présenté le 17 juin une interrogation parlementaire à réponse écrite adressée au Ministre Giulio Tremonti.


Nous aussi attendons impatiemment la réponse du Ministre !


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P.S. Un lecteur m'a conseillé de m'intéresser à l'opération Lys d'or en rapport avec cette affaire, mais en dépit de mes recherches je n'ai pas trouvé de liens évidents entre les deux. Cela dit, cette autre histoire est totalement extravagante !...

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