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lundi 28 juillet 2008

Microsoft - Yahoo! : Ballmer and blah-de-blah-de-blah

Ainsi traduisible en français : Ballmer et blabla et blabla ou de-blah-de-blah-déblatérer...

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HIER

Extrait : ... Microsoft était déjà sur Internet à une époque où Google était encore dans les limbes. En 1995, Microsoft proclamait fièrement en page de couverture d'un des nombreux livres consacrés à Windows :


Find out how to get the most out of Windows 95's exciting new Internet tools (du genre : découvrez comment tirer le meilleur parti des nouveaux fabuleux outils Internet que Windows 95 met à votre disposition). Y a de quoi rêver...

Treize ans ont passé, mais ça vaut son pesant d'or avec le recul ! Et je vous passe le détail de la centaine de pages dédiées à Internet, sur 8 chapitres S.V.P., dont le premier s'intitule fort prophétiquement : « The Tough Truth about Internet Searches » (La dure vérité sur les recherches Internet). Ça ne s'invente pas !

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En parallèle, Yahoo! a perdu TOUTES les opportunités sur la même période, dans un acharnement à louper le train - non pas 1 fois mais 10, 20 ou 100 fois - qui n'a d'équivalent que l'entêtement du management à prendre TOUTES les mauvaises décisions au fil des ans ! D'où le déclin durable de l'action Yahoo!

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AUJOURD'HUI

Entre-temps, qu'a fait Microsoft en ligne depuis ? Rien ! Ou plutôt si : un désastre, aboutissant à...

- 617 millions de pertes pour les activités en ligne en 2006-2007, le double en 2007-2008 ! Une position financièrement intenable qui ferait mettre la clé sous la porte à n'importe quelle société, sauf Microsoft, grâce aux bénéfices gigantesques dégagés dans ses autres secteurs d'activité.

- des déclarations fracassantes autour d'un plan "10, 20, 30, 40" aussi hypothétique que fantaisiste :
  1. 10% des pages vues, contre 6% actuellement ;
  2. 20% du temps passé par l'internaute sur les sites de Microsoft, contre 17% actuellement ;
  3. 30% des parts de marché dans la recherche, contre moins de 10% actuellement ;
  4. 40% des parts de marché dans la publicité en ligne, contre 6% actuellement.
Laissons tomber les points 1 et 2, mais quelques précisions sur les 3 et 4 :

3. Actuellement moins de 10% des parts de marché dans la recherche : en réalité c'est entre 6 et 7%, contre +12% en 2006, voire bien davantage selon d'autres analyses ! Donc avant de vouloir gagner trois fois plus, il faudrait peut-être commencer par ne pas perdre deux fois moins...

4. Pour progresser de 6% à 40% sur un marché monopolisé par Google, la seule solution passe(ait) obligatoirement par Yahoo!

- une gestion catastrophique de l'acquisition (manquée) de Yahoo!, probablement bien davantage pour des conflits de personnalité que pour des questions d'argent.

Quant à déclarer à qui mieux-mieux que l'acquisition de Yahoo! serait tactique et non stratégique (cf. présentation - 3,3 Mo)


elle ne fait que refléter l'embarras de Ballmer, qui préfère jouer sur les mots plutôt que d'avouer n'avoir pas la moindre idée de la manière dont Microsoft pourra raccrocher Google demain, qui s'éloigne et creuse de plus en plus l'écart au fil des jours.
Petite parenthèse sur l'aspect "tactique" vs. "stratégie" : si Ballmer était prêt à dépenser presque 56 milliards de $ en janvier 2007 pour l'acquisition de Yahoo! et tout juste 10 milliards de moins un an plus tard au nom d'une simple "tactique", on se demande jusqu'où ils iront chez M$ lorsqu'ils déploieront leur véritable "stratégie". Mais là encore, et toujours, on connaît celle de Google, clairement établie, tandis que Microsoft cherche encore une véritable stratégie tactique pour sa présence en ligne. Et ce depuis déjà plus de 13 ans, exactement comme Yahoo!

Avec l'acquisition manquée en point d'orgue. Car j'aimerais qu'on m'explique au nom de quoi Microsoft a retiré son offre au dernier moment, alors que pour un dollar de plus l'acquisition était pratiquement finalisée, et tout ça après un an et demi d'acharnement ? Et si Ballmer croit vraiment qu'il peut se passer de Yahoo! pour arriver à ses fins (voir plus haut le fameux plan "10, 20, 30, 40"), alors c'est pire que ce que je pensais...

Comment ? Vous dites ? C'était une simple tactique ! Ah ! OK. Alors comme ça tout est clair :-)
- aucune identité bien définie en ligne : Microsoft, MSN, Live.com, Internet Explorer ? Qui fait la différence ? Quelle est la différence ? Sur le Web, Google c'est Google, Yahoo! c'est Yahoo!, Microsoft c'est un magma de produits-services sans marque unique, et donc, sans promesse unique, sans mission clairement identifiable : Google s'est donné une mission, Yahoo! idem, Facebook et d'autres encore, mais Microsoft :
“(O)ur mission and values are to help people and businesses throughout the world realize their full potential.”
Aider les personnes physiques et morales partout dans le monde à réaliser leur plein potentiel”, ça veut dire quoi ?

Qui trop embrasse mal étreint...

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DEMAIN

Après l'annonce du départ de Kevin Johnson, Steve Ballmer décide une réorganisation visant à séparer Windows/Windows Live de ses activités en ligne. Déjà, ça commence bien, Windows Live n'aurait donc rien à voir avec Live.com, c'est clair comme de l'eau de roche !

Très exactement le contraire de la "synergie" de 2005, lorsque Microsoft avait fusionné Windows et les services en ligne, pour mieux répondre aux exigences des utilisateurs, aux dires de Ballmer (By bringing together the software experience and the service experience, we will better address the changing needs of our customers' digital lifestyles and the new world of work.)

Et il déclare dans la foulée que la révolution Internet est à venir !

Fort bien. Mais si le mieux que Redmond peut faire est du genre BrowseRank, Live Search Cash Back ou mettre Live Search sur Facebook, alors il est probable - et même certain - que cette révolution se fera sans Microsoft. Et quoi qu'il en soit, Steve Ballmer est-il le meilleur atout de la société pour relever les défis de demain ? J'en doute fortement.

Lui, c'est hier et aujourd'hui plutôt que demain (quant à savoir combien de temps durera aujourd'hui...) !

Pendant qu'au fil des jours, Google s'éloigne et creuse de plus en plus l'écart...


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jeudi 3 août 2006

Les trois composantes de notre présence sur Internet : le sens, le contenant, le contenu


(dernier billet avant de prendre quelques jours de vacances, un peu de lecture pour donner à réfléchir... Les commentaires de Blogger seront fermés les jours à venir, les commentaires Haloscan restent ouverts. Bon mois d'août à celles et ceux qui me lisent, et aux autres aussi :-)

Pourquoi ?, Comment ?

1. Pourquoi ? - Le sens de ma présence sur Internet

2. Comment ?
I - Le contenant, ou l’aspect technique de ma présence sur Internet

3. Comment ?
II - Le contenu, ou la qualité de ma présence sur Internet
(Identité numérique + Gestion de la réputation)


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Pourquoi ?, Comment ?

Hic et nunc, à moins d’être asocial, la question n'est plus « Être ou ne pas être sur Internet ? » : si vous me lisez, vous y êtes déjà :-)

En ce début de troisième millénaire, l'Internet est devenu l'Agora planétaire numérique, « à la fois forme et esprit », « généralement située à un carrefour important du réseau urbain, [qui] matérialise remarquablement la notion de cité », « place primitive (…), point de rencontre politique, religieux, commercial parfois, et aussi topographique, en liaison étroite avec les grands axes de circulation du groupement, quelle qu'en soit la disposition. »
Source : Encyclopædia Universalis

Pour tirer les leçons du passé, s’il est maintenant évident que l'imprimerie est apparue à une époque où l'humanité en avait grand besoin, cinq siècles plus tard il est tout aussi manifeste que le réseau des réseaux a vocation à jouer un rôle identique.

Pourtant, à l'aune de l'histoire humaine, l'Internet public est un nouveau-né d’à peine deux décennies, puisque le premier nom de domaine en .COM n’a été enregistré que le 15 mars 1985, tout un symbole ! Il y a tout juste 10 ans, le peuple des internautes ne comptait que quelques millions de précurseurs, alors qu’on nous en prédit entre 1,75 et 2,2 milliards pour 2010, et encore, c’est sans compter le peuple des téléphonautes (qui dépassera probablement celui des ordinautes), des télénautes, des domonautes, etc., tous ayant désormais accès à Internet depuis le téléphone, la télévision, le frigo ou la machine à laver… Même la ménagère faisant ses courses pourra se « loguer » avec son portable pour examiner la traçabilité du poulet qu’elle achète. À une époque de grippe aviaire potentielle, la chose n’est pas négligeable !

Mais dès l'instant où vous vous connectez au village global (en dépit de l’expression si galvaudée), espace réel plus que virtuel où chacune / chacun peut faire entendre sa voix, faire valoir son opinion et se faire écouter (sauf crier dans le désert…), vous devenez personnage public sur la grand place de marché mondiale, exposé bon gré mal gré au regard des autres, à leur appréciation, leur jugement, leur critique, voire leur vindicte…

Avant on pouvait dire « Les mots s’envolent, les écrits restent », alors qu’Internet en garde durablement trace et n'efface ni les uns ni les autres. Ce qui a des implications fortes pour tout un chacun, puisque, en clair, ce que vous dites aujourd'hui sur le Web pourra être repris demain (voire après-demain), pour ou contre vous, d'où la nécessité d'être conscient, lorsqu'on s'exprime, du poids et de la portée de ses paroles, afin de pouvoir les assumer, les argumenter, ou mieux, les revendiquer le moment venu.

Aujourd'hui, la vraie question, spéculaire, est plutôt « pourquoi et comment être sur Internet ? » : « pourquoi » renvoyant au sens de ma présence, « comment » évoquant autant le contenant (volet technique) que le contenu (volet qualité) de ma présence.

Des questions auxquelles chaque internaute doit apporter ses propres réponses, en aucun cas figées, mais dynamiques, adaptatives, évolutives. Quant à moi, j'ai déjà tenté de réunir quelques premiers éléménts de réponse ici. [Début]

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Pourquoi ? - Le sens de ma présence sur Internet

Lorsqu’un individu ou une entreprise a un service/produit à vendre, la réponse à la question « pourquoi » s'impose d'emblée : pour vendre. À la limite pour « se vendre », un concept naturel chez les anglo-saxons qui garde de fortes connotations négatives chez nous, ce qu’il serait peut-être temps de dépasser ! Me vendre ne signifie pas me prostituer, mais vendre mon employabilité, mon savoir-faire, mes services, mes compétences, etc., de (télé)travailleur de la connaissance ou de l’information, d’agent économique en mesure, grâce à Internet, de contribuer au commerce mondial. Mes propos vous semblent-ils exagérés ? Pourtant, lorsque je vends mes traductions en Australie à un client que je n’ai jamais vu, n’est-ce pas là participer aux flux marchands qui sillonnent la planète à la vitesse de la lumière (ou peu s’en faut), depuis les formes élémentaires de troc jusqu’aux échanges Swift ?

Pour le travail d'un côté, certes, et de l'autre pour communiquer, me présenter, gagner en visibilité, dialoguer, apprendre, lire, m’informer, me former, commenter, participer, etc.

Enfin, last but not least :
  1. consommer, de la connaissance et de l'information (internaute = informationaute) d'une part, des produits et services de l'autre (consommateur interactif / proactif / réactif = consommacteur) ;
  2. produire, de la connaissance et de l'information, voire des produits ou services !
[Début]
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Comment ? - Contenant / Contenu

I - Le contenant, ou l’aspect technique de ma présence sur Internet

N.B. Les geeks pourront sauter cette section, délibérément écrite de façon simple pour alimenter la réflexion, et passer directement au point suivant.

Concernant la technique, sujet central et infini sur Internet, je préfère emprunter mes mots au prospectus rédigé en termes immédiatement compréhensibles par Go Daddy pour son introduction en bourse, et vous donner une libre traduction du chapitre Customer Challenges :
Les enjeux et les défis d'une présence Internet

La nature dynamique de l'Internet – notamment avec la prolifération du contenu, l'e-commerce, les applications en ligne –, et l'évolution permanente des technologies sous-jacentes, soulèvent de nombreux défis que les individus et les entreprises doivent relever pour mettre en place, maintenir et faire évoluer une présence en ligne. Signalons en particulier les nécessités suivantes :

Mettre en ligne une présence Web significative

Les individus/entreprises doivent identifier, acheter et enregistrer un nom de domaine, puis concevoir et réaliser un site Web incorporant les technologies et fonctionnalités selon leurs exigences. Or nombre d'individus et de micro-entreprises n'ayant pas les compétences techniques nécessaires, il est fréquent que ça leur prenne du temps et leur coûte de l'argent pour mener à bien ce processus. Du temps car ils vont souvent consulter de nombreuses ressources en ligne ou hors ligne, et de l'argent pour faire appel aux services de consultants externes. En outre, la multiplicité des logiciels et des fournisseurs de services ajoute souvent à cette complexité et augmente les problématiques et les risques au niveau de l'intégration d'applications diverses et de leur interopérabilité.

Maintenir et faire évoluer une présence en ligne

Une fois votre site Web créé, la première décision à prendre est de choisir l'opportunité d'avoir son propre serveur Web ou de faire appel à un hébergeur tiers. Au fil du temps, vous voudrez probablement aussi intégrer de nouvelles fonctionnalités pour suivre le pas de vos besoins, une évolutivité qui peut se traduire par des applications d'e-commerce, des outils de productivité, des fonctions marketing incorporées au site, la mise en place d'un blog, d'un podcast, d'un forum, etc.
Dans cette course continuelle à l'innovation et aux nouveaux services, il est indispensable de se tenir à jour et d'adapter les performances de son site (ou de son serveur), notamment pour stocker des volumes de contenu qui s'accroît à un taux exponentiel.

Assurer la disponibilité et la sécurité de son site

Parmi les risques permanents : lenteur d'exécution et de chargement du site, interruptions ou arrêt du réseau, etc. Risques connexes : manque à gagner, clients mécontents, image et réputation de l'individu/entreprise écornées, pertes de contenu, hausse des coûts, multiplication des inconvénients. Sans oublier les problèmes de protection du site contre fraudes et menaces en tous genres, de plus en plus sophistiquées...
Donc pour y faire face, la protection d'un site Web exige souvent l'utilisation d'une variété de solutions ou de fournisseurs, qui vont générer des coûts importants, outre les défis techniques et de mise à niveau.

SAV

Autant de raisons pour lesquelles il faut pouvoir compter sur un support technique fiable, sur l’avis d’experts en mesure de vous conseiller et vous aider à résoudre vos problèmes.
Puisque désormais les sites sont “always on”, branchés en continu, et qu'un problème quelconque peut survenir à n'importe quel moment, beaucoup de clients veulent pouvoir contacter et consulter les services d'assistance technique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, que ce soit par téléphone, par courriel ou par Internet.
[Début]
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II - Le contenu, ou la qualité de ma présence sur Internet

Même si l’aspect qualitatif est souvent et efficacement supporté par l’aspect technique, à mon sens la qualité regroupe deux secteurs émergents de notre présence sur Internet :

1. L’identité numérique
2. La gestion de la réputation


Qui sont les éléments clés de votre notoriété, et dont l'influence va croissant.

Concernant le point 1., au-delà de la transmission des données, de ce qu’on dit et ce qu’on fait, de la protection des données et du respect de la vie privée, il faut bien reconnaître que la confidentialité est un vœu pieu sur Internet (selon moi pseudonymat et/ou anonymat, indépendamment des bonnes raisons de qui les utilise, ne tiendront jamais sur le long terme), d'où l'obligation de prévenir plutôt que guérir, de prendre en charge sa propre identité numérique plutôt que de risquer des désagréments par la suite.

En fin de compte, mon identité numérique n'est autre qu'une extension de mon identité tout court. Ce que je suis, ce que dis/écris, ce que je fais, tout cela relevant de ma responsabilité, mon libre-arbitre, ma crédibilité. Sur Internet (monde virtuel de plus en plus réel) comme dans la vie réelle (de plus en plus virtuelle).

[ Définition d'identité selon le Robert historique de la langue française : vient du bas latin identitas « qualité de ce qui est le même », dérivé du latin classique idem, comme identificare (identifier) et identicus (identique), pour traduire le grec tautotês (tautologie). Identité signifie d'abord (début XIVe siècle) « caractère de deux objets de pensée identiques ». Le mot est repris au XVIIIe siècle pour désigner le caractère de ce qui est permanent ... (identité personnelle). En droit et dans l'usage courant (1801), désigne le fait, pour une personne, d'être un individu donné et de pouvoir être reconnu pour tel. (...) De son sens en droit, viennent les syntagmes usuels plaque d'identité (1881), pièce d'identité, carte d'identité (1931), photo d'identité et, par métonymie, identité judiciaire (XXe siècle). ]

Et désormais, ajouterais-je, identité numérique (XXIe siècle). CQFD !

Identité numérique qui prend de plus en plus d'importance au fil des jours et qu'il va falloir gérer, ce qu'on appelle désormais (point 2.) : la gestion de la réputation, prolongement naturel de la gestion de marque pour les entreprises, reputation management pour les anglophiles, qui devient également un enjeu technique, notamment avec des programmes d'anti-plagiat qui fleurissent un peu partout (compilatio, pour en citer un), un nouveau concept que nous allons devoir apprendre à apprivoiser. Mais si vous êtes d'accord, les approfondissements connexes feront l'objet d'un billet à venir, je crois que ça suffit pour aujourd'hui :-) [Début]



P.S. La réputation n'est pas l'apanage des particuliers, et peut parfois pousser les concurrents les plus acharnés à passer des alliances insoupçonnées : c'est le cas de Google, Yahoo! et Microsoft, qui viennent de s'allier aux côtés d'Ask.com, LookSmart et d'autres avec l'Interactive Advertising Bureau (IAB) et le Media Rating Council pour former le Click Measurement Working Group. Le but étant de rédiger des lignes directrices conjointes pour combattre la fraude au clic. La première étape consistera à définir ce qu'est un clic... [Début]

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