vendredi 19 octobre 2007

Flock, navigateur social !?

Flock, navigateur social !?

Il y a des surprises comme ça ! Dans mon lecteur de flux, j'accroche sur ce titre de Techcrunch : Flock 1.0 Beta Released: Surprisingly Very Good. Intrigué, je vais voir de plus près, et j'arrive sur cette page :


un navigateur "social" dont j'ignore tout alors qu'il a été lancé ... il y a deux ans, pratiquement jour pour jour. Remarquez, avec tous les services/produits Web 2.0 qui éclosent constamment, c'est normal qu'on en oublie !

Un anniversaire, ça se fête, non ? Les trois volets mis en avant par le navigateur sont :
  1. le volet humain
  2. le volet médias
  3. le volet découverte

1. Volet humain (People)
Une navigation sociale, donc, dans tous vos services Web 2.0 (Facebook, YouTube, Flickr, etc.), la possibilité de partager photos et vidéos postés par vos "amis", mais également du contenu par simple glisser-déposer, de communiquer aisément entre les services, de recevoir des notifications sur les nouveaux posts, etc.

2. Volet médias (Media)
Une barre de navigation dédiée aux médias riches, pour échanger, publier, communiquer billets de blogs et courriels, etc. Probablement pas aussi riche que devrait l'être la nouvelle mouture de Firefox, mais en attendant...

3. Volet découverte (Discover)
Importer facilement flux RSS et médias, avec un espace personnalisé, My World, pour y fourrer tout ce qui nous intéresse sur le Web.

Le terme Flock, qui véhicule une idée de foule et de sociabilité (to flock = s'assembler, se rassembler), semble donc particulièrement bien choisi. Je l'ai déjà installé (installation superfacile avec importation de toutes mes préférences Firefox), je ne manquerai pas de vous faire un retour lorsque je me serai familiarisé. En attendant, j'aime bien l'interface, je vais tester certaines extensions. Sur Infos-du-net, le rédacteur décrit ainsi le navigateur :
Flock dispose d’une interface très agréable et d’outils permettant de mieux communiquer et travailler sur le Web.

- Une interface revue, qui est superbe.
- De nombreux services, encore plus pratique.
- Possibilité d'ajouter de nombreuses extensions
- Accès direct à notre Blog
- Toujours mon navigateur chouchou, bien que cette nouvelle version semble un peu plus gourmande en ressources...
Bon, et bien je vais l'essayer, et puis je vous dirai si Flock, qui semble étonnamment excellent, selon Techcrunch, tient toutes ses promesses ! Par contre, si vous connaissez déjà, n'hésitez pas à commenter votre feedback... Et si vous voulez le télécharger, suivez le lien :




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Google vs. Yahoo!

Google vs. Yahoo!

Récapitulatif

Puisque c'est le calme plat au sommet du Web 2.0 (aucune info véritablement digne d'être relayée aujourd'hui, sauf ça, je ferai un billet conclusif pour résumer), je voudrais comparer brièvement les résultats trimestriels de Google et Yahoo!, à la lumière d'une précédente analyse de GYM, où Google avait un avantage évident sur Yahoo et Microsoft pour tous les indicateurs étudiés.

Aujourd'hui je commencerai avec le résultat net par action dilué (Net income per share - diluted), qui est de 0,32 $ pour Yahoo et de 9,50 $ pour Google, soit 30 fois plus que Yahoo!

En bref, conformément aux principes IFRS, on obtient le résultat net par action (calculé sur une base diluée) en divisant le résultat net de la période par le nombre moyen d'actions en circulation, et je vous fais grâce des explications sur la dilution.

Pourtant, ce simple indicateur, identique pour les deux sociétés, confirme qu'un actionnaire de Google a trente fois plus de raisons d'être satisfait qu'un actionnaire de Yahoo! Outre une action d'une valeur 20 fois supérieure et une capitalisation de Google (200 milliards $) qui fait 5 fois celle de Yahoo! (40 milliards $).

Mais pourquoi je vous dis tout ça ? Simplement parce que Yahoo a davantage de visiteurs mensuels que Google ! Et même, au mois de septembre 2007, + 6 millions de visiteurs uniques en plus : -130 millions pour Google, +135 millions pour Yahoo!


Sur une base 100, ça veut dire que Google a 96 visiteurs uniques là où Yahoo! en a 100. Or la société communique qu'elle a totalisé 477 millions de VU sur le troisième trimestre 2007 :


ce qui donnerait 458 millions de visiteurs pour Google (96%) sur la même période.

Par ailleurs Yahoo calcule un revenu de 0,91 $ par utilisateur,


soit 434 millions de dollars (vs. 466 millions annoncés par les résultats Q3, mais Yahoo nous dit que les visiteurs de Yahoo! Japon et Yahoo! Chine ne sont pas pris en compte).

Prenons maintenant le revenu trimestriel de Google, en croissance de 57% d'une année sur l'autre :


et divisons-le par notre approximation de 458 millions de visiteurs sur le trimestre, ça nous donne une rentabilité de 9,24 $ par visiteur, 10 fois plus que Yahoo! [Début]

* * *

Tableau récapitulatif :

Capitalisation Google = Yahoo! x 5
Rentabilité Google par VU = Yahoo! x 10
Valeur action Google = Yahoo! x 20
Résultat net par action Google (dilué) = Yahoo! x 30


Impressionnant, non ? Correction, analyse...

Quant à Microsoft, dont la publication des résultats trimestriels est annoncée le 25 octobre, nous verrons bien, même si la comparaison est plus difficile, vu la variété des services/produits de la société de Redmond, dont le binôme Internet/pub n'est certainement pas la branche dominante. Alors qu'il représente 99% de la raison d'être de Google, une constante dans le temps !


Certains parlent d'une soit-disant fragilité de Google à cause de ça, pemettez-moi d'être sceptique ! [Début]


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mercredi 17 octobre 2007

Sommet Web 2.0 : annonces et rumeurs de la semaine

Sommet Web 2.0 : annonces et rumeurs de la semaine

Yahoo!
MySpace
Facebook
Microsoft
Apple
Google (+ Vinton Cerf)
La suite ici ou (+ photos)...
+ Liens


* * *

Je vous le disais avant-hier, il va falloir s'attendre à toute une série d'annonces et de rumeurs à l'occasion du sommet sur le Web 2.0, qui démarre aujourd'hui à San Francisco (je suis sûr que Francis Pisani, voire Loïc Le Meur et Franck Poisson, qui ont la chance d'être sur place, nous en raconteront de belles). Dans le cadre du sommet et en marge du sommet...

Pour ma part, j'ai décidé de consacrer un billet spécial aux « annonces & rumeurs » qui ne vont pas manquer de circuler, que j'approvisionnerai au fur et à mesure que je moissonnerai des infos ici et là. [Début]

* * *

Ça commence hier avec l'annonce des résultats trimestriels de Yamoooooooooo!, pardon, Yahoo!, qui résume la stratégie de la société en trois points :

1) Devenir le point d'entrée à la navigation de beaucoup d'internautes (become starting point for most consumers)
2) Devenir un lieu de passage obligé des pubs pour les annonceurs (become must-buy for adverts)
3) Développer des plateformes sophistiquées à l'intention des développeurs (develop leading platforms for developers)

Cf. Jerry Yang dans le détail. Le point clé étant, à mon avis, le troisième, qui doit permettre à des développeurs tiers de construire des applis / widgets qui s'afficheront sur le réseau Yahoo, mais pas seulement, qui puiseront leurs données dans les inventaires Yahoo, etc. Pour approfondir...

Après avoir parié sur Overture il y a 4 ans, à présent Yahoo joue l'ouverture. ;-) Écoutons Jerry Yang, cité par John Battelle :
Our goal is to create a motivated community of developers all building uniquely compelling applications that reach hundreds of millions of Yahoo users by plugging into the most popular properties or services.

Notre but est d'instaurer une communauté de développeurs motivés pour qu'ils créent uniquement des applis captivantes, qui viendront se greffer sur nos services et produits les plus populaires pour toucher des centaines de millions d'utilisateurs de Yahoo.
Très exactement dans le sillage de la voie tracée par Facebook, qui va probablement être suivie d'ici peu par les plus grandes plateformes sociales (Social Operating System), de Google à Myspace... Même Apple s'y met ! [Début]

* * *

Et puisqu'on en parle, voici une première rumeur : Rupert Murdoch (News Corp., MySpace), qui interviendra demain, devrait annoncer l'acquisition de RockYou (dont j'ai déjà évoqué le modèle économique, basé sur la création de widgets pour Facebook) à un prix d'environ 800 millions $. Rumeur qui serait déjà démentie ! Murdoch trouverait les acquisitions trop chères...

Par contre, il est sûr que Murdoch vient de passer un accord avec Skype pour l'intégrer à Myspace. Serait-ce un premier pas vers un rachat de Skype à eBay, plutôt déçu et qui s'en libérerait probablement volontiers pour tenter de renflouer un peu ses comptes ? Wait and see... [Début]

* * *

Maintenant, de MySpace à Facebook, il n'y a qu'un pas, et du discours de Mark Zuckerberg, prévu cet après-midi, Kara Swisher nous prévient qu'il ne faudra pas s'attendre à de gros effets d'annonces, contrairement aux prévisions, puisque les négociations ne devraient pas aboutir dans les heures qui viennent : pour l'instant, entre finaliser un partenariat international avec un des acteurs de GYM et lever un très gros investissement qui valoriserait Facebook autour de 15 milliards $, il est probable que la stratégie de la société consiste à faire monter les enchères entre Microsoft et Google pour son plus grand profit.


Profil bas pour Zuckerberg, très classe en espadrilles, qui maîtrise déjà à la perfection l'art de parler pour ne rien dire ! La prévision de Kara est donc confirmée. Il semble cependant que l'option retenue soit le binôme financement, presque conclu (levée de fonds + partenariat avec ... sur la pub), et introduction en bourse plus tard, en délaissant l'option rachat (pour l'instant ?). O'Reilly nous en dit plus par ailleurs, en s'avouant impressionné par la clairvoyance du gars, qui semble raisonner sur le long terme (il faudra au moins une dizaine d'années pour mener à bien ce que nous nous sommes fixés) et beaucoup sur l'aspect technique (organiser la traçabilité est une question délicate si l'on veut qu'elle soit pertinente) :
It seems to me that Facebook really is thinking much more broadly about the future of the net, and seeing their platform as a kind of exploration of its potential. Onstage, Mark remarks that what they're doing might take tens of years before it's finished. He also explicitly says that he doesn't see Facebook as a media company.

By contrast, he points out that Facebook is a deeply technical company. Computing the news feed to find the most relevant news from a social network is a really hard problem. He revels in that idea.

I'm really impressed.
C'est tout pour le moment, mais j'imagine qu'il y aura de nombreuses mises à jour. Restez branchés... [Début]

* * *

Apple permettra le développement d'applis tierces pour l'iPhone !

Microsoft, grand créateur d'emplois, passe alliance avec NewsGator et Atlassian pour explorer résolument le Web 2.0. Virgin fait de même...

Google va s'investir et investir dans les données médicales (et la recherche de paternité, entre autres) avec Google Health, rien de nouveau, Olivier sera content... Il va nous falloir tout le talent de TomHtml pour nous en sortir une info intéressante !

Pendant ce temps, à Séoul, Vinton Cerf anticipe, c'est le cas de dire, la venue d'un Internet interplanétaire (!) et des IDN (explications) début 2008, j'y reviendrai...

[Début]


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mardi 16 octobre 2007

Le sommet du Web 2.0

Le sommet du Web 2.0...

... c'est demain ! En douze mois nous sommes passés d'une conférence au sommet, si vous me permettez le jeu de mots.

Et comme l'année dernière, on joue à guichets fermés cette fois aussi : The 2007 Web 2.0 Summit has sold out.

En 2006, Facebook tenait déjà le haut de l'affiche, mais encore Skype ou Alibaba. Un an plus tard, pour ne citer que ces trois-là, Mark Zuckerberg devrait nous réserver quelques surprises, Jack Ma va vers une introduction en bourse réussie (avec une participation de 10% de Yahoo!) (sur un marché chinois où Google récupère du terrain), Niklas Zennström et Janus Friis ont été virés, ou ça va pas tarder (ils vont maintenant se concentrer sur Joost, même si...), etc.

À ce propos, eBay a clairement reconnu avoir surévalué Skype, ce qu'a confirmé Niklas Zennström himself. Comme quoi il y a survalorisation et survalorisation...

Les sommets passent et ne se ressemblent pas !

Mais pour en revenir à notre conf au sommet, le thème de cette année est : Discovering the Web's Edge, découvrir/explorer les confins du Web. Tout un programme...


Selon la présentation, explorer les confins du Web, c'est découvrir le territoire le plus stimulant de notre époque, où sont les plus grandes opportunités à saisir, mais aussi les plus grands risques à courir, là où le Web commence juste à mettre ses racines pour se ramifier en 3 dimensions : industries, zones géographiques et applications, tout reste à conquérir.

Durant ses trois premières éditions, le sommet du Web 2.0 a agité des idées qui font à présent partie du Web grand public. Aujourd'hui nous allons donner la parole à des enthousiastes et des rêveurs insoupçonnables qui touchent du doigt les zones encore inexplorées du Web, au côté d'acteurs bien établis qui souhaitent s'étendre à ces nouveaux territoires.

(...) Quelles sont les limites, en termes commerciaux, politiques, éthiques ?...

Where are we most stimulated? At the Web's edge.

Where are the greatest opportunities, and the greatest risks? At the Web's edge—the places where the Web is just beginning to take root: the industries, geographies, and applications that have yet to be conquered by the Web's wide reach.

For the past three years, the Web 2.0 Summit has explored ideas which have already begun to slip into the mainstream. This year, we'll highlight news from unusual suspects—the enthusiasts and dreamers touching the edges of spaces not yet conquered by the Web, as well as established players who are looking to expand into new and previously unimaginable realms.

(...) What are the edges in terms of policy, politics, and morality?...
Une tentative de diversification que nous explique O'Reilly entre les lignes.

Il sera donc intéressant d'analyser les réponses que donneront à ces interrogations tous les intervenants qui vont se succéder. Du beau monde ! Attendons-nous aussi à de grosses annonces...

Tiens, si vous voulez tester votre préparation au Web nouveau, comme le Beaujolais, cliquez sur la liste ci-après et faites le compte de ceux que vous connaissez. Vous comprendrez mieux votre degré de préparation aux choses de l'Internet (et non pas à l'Internet des choses :-).


Personnellement, j'en connais 20 sur 107, soit 18,7%, ou moins d'1/5e, ce qui n'est pas particulièrement brillant !

Saluons au passage la présence de Franck Poisson, le seul français, sauf erreur de ma part.

Cocorico, il y en a bien besoin en ce moment où Chabal la France pleure :-(


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lundi 15 octobre 2007

La pub sur Facebook : Google Adsense ?

La pub sur Facebook : Google Adsense ?

Une très très brève : je viens de voir que des Adsense Google étaient servis sur Facebook !


Or je me trompe peut-être, mais je croyais jusqu'à cette découverte que Microsoft avait un partenariat exclusif avec Facebook, depuis août 2006, pour la pub sur le site.

Il semble bien qu'il y ait anguille sous roche :
Most of Facebooks's revenue comes from its exclusive advertising deal with Microsoft which runs through 2011.

La plupart des revenus de Facebook proviennent d'un contrat de pub exclusif avec Microsoft, en vigueur jusqu'en 2011 !!!
Via WebGuild. Kara Swisher nous révèle également que :
Facebook execs spent Saturday and Sunday blabbing away with potential partners into the night, as Facebook looks to complete a commercial deal with either Yahoo, Google or Microsoft to serve its international ads.

Les dirigeants de Facebook ont passé le week-end à discuter avec leurs partenaires potentiels, pour finaliser un accord commercial décidant de qui, entre Yahoo, Google et Microsoft, servira leur pub à l'international.
Ce que je me demande c'est le sens d'international : hors US ? Avec Microsoft qui serait la régie de Facebook aux États-Unis et ... en dehors (remplir les pointillés) ?

Il semble que oui, puisque Kara ajoute : selon des sources proches de Facebook, seuls restent en lice Microsoft, qui sert déjà les pubs U.S. du site, et Google (sources close to Facebook said it was now a horse race between Microsoft, which already serves Facebook’s ads in the U.S., and Google).

Plus de détails ici :


Et encore, selon Mashable : des infos circulent, d'après lesquelles Google serait en train de développer un réseau Adsense dédié aux applis Facebook (Google is reportedly working on an AdSense network just for Facebook apps).

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que Zuckerberg n'a que l'embarras du choix. Donc, est-ce que tout ça cache quelque chose de beaucoup plus gros ? À suivre...

[MàJ - 16 octobre 2007] Attention : la brève risque de devenir longue (clin d'œil à Alex...). Depuis hier je ne vois plus que des Adsense sur Facebook ! Et les témoignages commencent à fleurir (avec les inévitables exagérations) :


Donc, comme le signalaient Stéphane en commentant ce billet ou Robin sur ValleyWag, il semble que les Adsense visibles dépendent des applications hébergées par Facebook et non du site lui-même. Il n'empêche que ça fait désordre : vous allez sur un site censé ne servir que des pubs Microsoft et au final vous ne voyez que des Adsense ! Ou je me trompe, ou Google contourne allègrement la soit-disant "exclusivité" de Microsoft, cherchez l'erreur ?

D'autant plus que Facebook aurait licencié un développeur d'applis qui faisait la promotion de pubs Adsense. Comprenne qui pourra...


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Liens connexes : P.S. Lisez le billet de Kara dans son intégralité, elle semble très bien informée : Google ne serait pas prêt à investir massivement dans Facebook et préférerait que Zuckerberg lève des fonds auprès d'investisseurs, tout en cherchant à garantir un minimum de rentabilité pour ses Adsense, au cas où...

Quant à Microsoft, la société ne souhaiterait pas renouveler sa régie à l'international (j'ai lu quelque part qu'ils perdaient déjà de l'argent avec le deal actuel), mais par contre elle serait prête à faire un gros investissement dans Facebook...

Je pense qu'on saura ça au plus tard avant ou durant le prochain sommet du Web 2.0, qui se tient ... après-demain !

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dimanche 14 octobre 2007

Graphe sémantique de 100 blogs influents

Graphe sémantique de 100 blogs influents


Après le graphe social, voici le graphe sémantique. Quelque chose qui me touche de près (cf. humain sémantique) et à quoi je pense depuis longtemps, sous forme de nuage sémantique :
Le but serait de créer un nuage de mots clés à partir de l'univers lexical d'un blog ou d'un site.
Je ne parle pas de tags. Je parle d'une fonctionnalité qui indexerait l'intégralité d'un site ou d'un blog à un instant donné pour l'analyser et restituer les cooccurrences plus significatives du blog ou site considéré.
Le nuage correspondant serait alors fourni par Exalead au blog/site qui pourrait l'intégrer au mieux.
Une fonctionnalité proposée il y a un an à Exalead (qui l'a refusée) (Merci Jean-Marie pour la proposition mais cette fonctionnalité ne peut être développée pour le moment. Nous reviendrons sur cette fonctionnalité dès que nous aurons avancé sur d'autres sujets, les blogs par exemple), en même temps que la possibilité pour les webmasters d'intégrer un flux personnalisable de résultats sur leurs pages.

L'idée derrière ces deux propositions était, selon moi, une voie détournée en vue d'une utilisation de masse d'Exalead :
Je pense que l'approche Exalead vs. Google n'est pas la bonne, en ce moment ce serait un peu la lutte du pot de terre contre le pot de fer. Et quand bien même les qualités du pot de terre seraient infiniment supérieures à celles du pot de fer, en l'état actuel des choses, il faut bien reconnaître que c'est Google qui rafle la mise.
Perso, qu'on excuse ma franchise, mais j'utilise Google à longueur de journée, j'en suis très satisfait, et je n'ai aucune intention de changer de moteur. Et je pense que nous sommes des millions dans ce cas.
Donc, plutôt que d'attaquer Google de front, je me dis qu'une meilleure stratégie pourrait être de viser d'abord la complémentarité au lieu de vouloir l'opposition à tout prix. En déplaçant les enjeux sur le terrain des services personnalisables, plus que jamais dans l'air du temps.
Concrètement, ça veut dire qu'en fournissant potentiellement à des millions d'utilisateurs des services perso qui se démarquent fortement de ceux de Google, et en imprimant à ces services une marque fortement identitaire, en l'occurrence celle d'Exalead, ces millions d'utilisateurs pourront voir cohabiter sur leur page d'accès personnalisable au Web (dans la mouvance des Netvibes, Webwag and co.), de plus en plus de services fournis par Exalead au côté de leur onglet de recherche préféré, que ce soit Google, Yahoo, MSN, Ask ou autre.
Ce serait là un moyen non intrusif de proposer l'utilisation d'Exalead à des utilisateurs qui ne l'utiliseront peut-être jamais sans cela.
Enfin, un autre avantage du fait que ces services soient développés par un moteur français à l'origine, c'est qu'en général tous les services proposés par Google (autocomplétion et autres...) sont optimisés pour l'anglais mais aux dépens des autres langues. C'est donc une piste supplémentaire à parcourir en direction de toutes les familles linguistiques qui se sentent un peu délaissées sur le Web, et qui représentent quand même globalement, plus que toute l'audience anglo-saxonne réunie.
Bref, tout ça est resté lettre morte, dommage.

C'est donc avec une grande surprise - et un grand bonheur - que j'ai découvert il y a quelques jours la première (à ma connaissance) cartographie sémantique de blogs. Qui reprenait le top 10 Wikio des blogs francophones. (via GuiM)


Et son auteur, Hubert WASSNER, prof d'informatique, d'expliquer :
La sémantique est l'analyse du sens des mots, c'est donc un savoir faire typiquement humain. Cependant une analyse fine de la masse d'information accessible sur internet peut permettre de calculer des distances entre les mots. Cela ne donne pas directement leur sens mais on peut utiliser cette information pour construire une carte de manière automatique.
On visualise leur distances sémantique que l'on a calculé grâce à des requêtes sur un moteur de recherche. Des liens élastiques sont simulé pour essayent de faire respecter toutes les distances entre les mots analysé. Le résultat est un graphe ou les mots son disposé sur un plan de manière a respecter au mieux possible les distances sémantiques.
Où l'on voit bien sur le graphe que le noyau est composé de Techcrunch, Loïc Le Meur, Fred Cavazza, GuiM et Mashable, avec aux pourtours, Embruns, Presse-citron, KelBlog, BigBangBlog et Versac.

Le noyau ayant un univers sémantique plus proche et ciblé que les pourtours. On voit donc que le classement sémantique peut diverger du classement ordinal (Presse-citron, par exemple).

Or le Professeur Wassner vient de réitérer l'expérience avec le top 100 de Wikio, où Adscriptor est 77e ce mois-ci, en nous expliquant que :
La couleur des bulles contenant les noms des blogs est en rouge d'autant plus vif que son classement est bon. Le positionnement dans l'espace ainsi que les liens (matérialisé par des traits noirs) sont issus d'un calcul de mesure de distance sémantique. Il ne s'agit pas de lien "internet" (lien hypertexte) mais de ce que les gens disent de ces blogs sur internet... Certain blogs peuvent être sémantiquement très proches d'un blog du "top 10" et ne pas du tout être bien classés... On voit ici les limitations des systèmes à base de classement.
Donc, de fait, sémantiquement parlant, Adscriptor serait dans le top 50.



Je ne dis pas ça pour me faire mousser (bien que je tienne beaucoup à cette reconnaissance sémantique), mais simplement parce que je trouve que mes stats ne reflètent aucun de ces 2 classements, puisque mon nombre de visiteurs quotidiens oscille entre 200 (le plus souvent) et 300 (dans les bonnes périodes), ce qui doit être l'un des taux de fréquentation - et de participation - les plus faibles du top 100.

Alors pourquoi ? That's the question. Si vous avez la réponse...


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P.S. Nous n'en sommes pas encore au "nuage sémantique" mentionné en ouverture de ce billet, mais c'est déjà une bonne étape. Je suis sûr que si quelqu'un développait un tel widget ou une appli pour Facebook (sur les différences entre apps et widgets...), par exemple, il ferait un carton. Malheureusement je n'en suis pas capable. Faut dire aussi que j'ai toujours de ces idées...

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samedi 13 octobre 2007

Google - Facebook vs. Microsoft - Yahoo : bloc contre bloc !

Google - Facebook vs. Microsoft - Yahoo : bloc contre bloc !

Va-t-on assister à la naissance d'un duopole, avec Google et Facebook d'un côté, Microsoft et Yahoo de l'autre ?

Sur l'échiquier du Web, les tactiques se déploient, et à défaut de toute autre considération économique, la valeur de Facebook est éminemment stratégique pour chacun des trois autres acteurs en présence. Dans les coulisses, une gigantesque partie est en train de se jouer, et j'ai la furieuse impression que tout peut encore arriver. Tandis que vous et moi, qui n'avons pas la fortune d'être dans le secret des dieux, en sommes réduits aux supputations. Voire aux délires...

Je suis tombé il y a peu sur ce billet de Kara Swisher évoquant la possibilité très proche d'un deal entre Facebook et Google, qui raflerait ainsi la mise, une fois de plus, sous le nez des deux autres grands perdants que seraient, dans cette affaire, Microsoft et Yahoo.

Auxquels il ne resterait plus qu'à s'associer, soit dit en passant (ils y arriveront bien tôt ou tard si Microsoft ne conclut rien sur ce coup...).

Hic et nunc, nous ne sommes que dans le domaine des rumeurs, des petits signes, il faut tenter vaille que vaille d'affiner le rapport signal-bruit, mais après tant de vacarme autour d'un accord possible entre Facebook et la société de Redmond, si Google coiffait son concurrent sur la ligne d'arrivée, ce serait un véritable camouflet pour Microsoft (un de plus...), qui perdrait totalement la main ... et la face !

Sans compter l'impact incalculable aujourd'hui, à la fois psychologique et ... sur les marchés. Pour le coup l'action de Google, déjà très florissante, s'envolerait vers des cimes.

Il faut dire que comme à son habitude, Ballmer y met du sien. Il pourrait toujours se consoler en annonçant un accord avec Yahoo!

Nous aurions alors un duopole contrôlant presque en totalité le triptyque royal sur Internet - Recherche / Pub / Plateformes sociales -, avec Google et Facebook en vainqueurs d'un côté, Microsoft et Yahoo en loosers de l'autre.

Attention ! Je ne dis pas que ce serait un bien pour l'Internet, au contraire. Mais malheureusement je le vois comme un scénario très possible, et même probable. Un scénario catastrophe ? J'espère que les faits me feront mentir...

Tout ça est au conditionnel, c'est clair, mais j'imagine que nous en saurons davantage dans les jours - voire les heures - qui viennent. Il se peut d'ailleurs que ce soit une question de jours, mais certainement pas de semaines. Trop d'enjeux, et trop énormes. Une annonce à la veille du big sommet sur le Web 2.0 ferait l'effet d'une bombe. Virtuelle, certes, mais quand même.

Alors, est-ce bientôt la fin de GYM ? Moi, je crois que oui. Et vous ?


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Lien connexe : un rapprochement intéressant.

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