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vendredi 1 février 2008

Microsoft - Yahoo, mon analyse


Dénouement proche... FIN !



(cf. Dossier Adscriptor sur Microsoft-Yahoo! en un PDF, 100 pages, 2Mo)



À lire :

Dans la foulée de l'acquisition probable de Yahoo! par Microsoft, je vous livre rapidement mes idées sur la question, car ça fait longtemps que j'y pense.



Disons pour simplifier que nous avons deux entités totalement étrangères l'une à l'autre, Microsoft ayant globalement une forte culture d'entreprise mais une présence floue sur le Web, et Yahoo l'inverse : une faible culture d'entreprise mais une présence Internet forte.



Donc si l'on regarde bien, ce seraient deux entités parfaitement complémentaires, pour peu que Microsoft ne prétende pas engloutir Yahoo! corps et biens, selon la mauvaise habitude de Redmond.



Il y aurait par ailleurs dans ce nouveau binôme une duplication importante de produits/services qu'il faudra rationnaliser à la hache ! Ce n'est pas du toilettage qu'il faut, mais des coupes franches dans chaque produit/service dupliqué. En passant le moins bon par pertes et profits et en ne gardant à chaque fois que le meilleur des deux. Voire, quand le moins bon n'est pas totalement mauvais, en fusionnant ce qui peut l'être.



À commencer par MSN et toute la branche Web de Microsoft, qui devrait faire une spin-off comme on dit en français courant, c'est-à-dire scinder complètement toute la partie Web en y incorporant Yahoo!



Et si l'on veut poursuivre dans la logique de la nouveauté pour s'attaquer sérieusement à Google, en chapeautant cette nouvelle entité sous une nouvelle marque qui comprendrait tout l'inventaire et l'éventail de produits/services, actuellement dispersés à travers une bonne centaines d'identités différentes et de logos variés, certes très Web 2.0, mais tout ça fait vraiment fouillis !



Voici donc l'idée centrale de mon analyse :
Fondre cette richesse phénoménale de contenu dans une nouvelle entreprise (qui ne serait ni Microsoft ni Yahoo, et encore moins MicroHoo, YaSoft ou autre subtilité à deux balles), capable de mettre sur le Web une offre unitaire de produits-services regroupés sous une marque forte, avec une identité visuelle cohérente, fédérées par un nouveau nom.
Et si pour ça ils veulent faire appel à Quensis, The New Way of Creating Brand Names, société avec laquelle je collabore, ils ne trouveront personne au monde en mesure de leur fournir un tel service si rapidement et avec un tel niveau d'exigence et de qualité : une marque originale et distinctive, à la fois disponible au plan juridique et en .COM, .NET, etc.



Voilà, c'était mon interlude publicitaire, qui n'en demeure pas moins extrêmement sérieuse.



* * *


Je conclurai en disant que ce concept - nouvelle entreprise, nouveau nom, nouvelle marque, nouvelle identité visuelle, etc. - est selon moi une condition sine qua non pour aller affronter Google sur son terrain avec quelques chances de jouer à armes égales.



Pour autant ce serait pour Microsoft-Yahoo! une révolution exigeant impérativement le courage de tout remettre à plat pour partir sur de nouvelles bases. Tout cela demandera du temps, de la constance, de l'inventivité, etc. etc.



Car ce ne sont pas deux transparents bâclés à la va-vite pour projeter d'hypothétiques résultats :





ou parler de synergies :





qui suffiront pour impressionner Google. Quatre « piliers » sur lesquels Ballmer insiste dans la lettre qu'il a adressée au directoire de Yahoo :
  1. Scale economics: This combination enables synergies related to scale economics of the advertising platform where today there is only one competitor at scale. This includes synergies across both search and non-search related advertising that will strengthen the value proposition to both advertisers and publishers. Additionally, the combination allows us to consolidate capital spending.
  2. Expanded R&D capacity: The combined talent of our engineering resources can be focused on R&D priorities such as a single search index and single advertising platform. Together we can unleash new levels of innovation, delivering enhanced user experiences, breakthroughs in search, and new advertising platform capabilities. Many of these breakthroughs are a function of an engineering scale that today neither of our companies has on its own.
  3. Operational efficiencies: Eliminating redundant infrastructure and duplicative operating costs will improve the financial performance of the combined entity.
  4. Emerging user experiences: Our combined ability to focus engineering resources that drive innovation in emerging scenarios such as video, mobile services, online commerce, social media, and social platforms is greatly enhanced.
Perso, je crois surtout qu'il y faudra du sang neuf. À commencer par le départ de Steve Ballmer, qui au lieu d'envisager les risques potentiels de l'intégration (any large integration process has risks associated with it and I know we have all thought about it), ferait mieux de programmer d'aller sous le soleil des tropiques faire une pétanque avec Terry Semel...



En lui rappelant volontiers cette observation, qu'en réalité, la somme de deux échecs ne fait pas une réussite. Qu'on se le dise !





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P.S. Et je ne suis pas seul à le penser...



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