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samedi 30 août 2008

Communication de Netvibes aux JO : aucune médaille !

Communication de Netvibes aux JO : aucune médaille !

Netvibes est-elle rentrée bredouille des Jeux Olympiques 2008 à Pékin ? Je vous laisse juges...

Toujours convaincu que la stratégie globale de Netvibes est sévèrement pénalisée par un fort déficit de communication, voici selon moi le dernier exemple en date.

En janvier de cette année, après avoir découvert par le plus grand des hasards l'annonce d'un partenariat Netvibes - Sohu - Maxthon en vue de promouvoir au niveau mondial l'échange des Universal Widgets de Netvibes à l'occasion des Jeux Olympiques de Pékin, je concluais ainsi un billet sur la communication de Netvibes :
Non, décidément, on ne m'enlèvera pas de l'idée que la communication de Netvibes est mauvaise. Ou mal adaptée, insuffisante, comme vous préférez. En tout cas, qu'elle n'est pas à la hauteur d'une société ayant un tel potentiel, une telle envergure, une telle ambition !

Et si un professionnel de la com veut bien me donner son avis, je suis preneur. Parce que là, je sèche !

(...)

Au final, avec toutes ces actus mirobolantes, espérons qu'on en entendra parler !
Vous en avez entendu parler, vous ?

Pas moi ! J'ai entendu parler des résultats mirobolants de ses partenaires, Sohu avec un résultat trimestriel en hausse de 162% (croissance supérieure à 600% d'une année sur l'autre !), boosté par le parrainage des Jeux Olympiques, et Maxthon déclarant dans la foulée que son navigateur bilingue aux couleurs des JO avait été téléchargé par plus de 4 millions d'utilisateurs :


Mais Netvibes, rien, blog muet, zéro pointé.

C'est tout juste si l'on apprend, là encore par hasard, que Sohu a localisé l'API Universal Widget...

Au bout du compte, peut-être en entendrons-nous parler aux prochaines journées de l'Open Web Asia '08, en tout cas il y aura ... Loïc Le Meur, ami du fondateur de Netvibes, Tariq Krim, mais je pense que la société, qui pouvait compter sur la vitrine exceptionnelle des JO, a perdu là une belle occasion de faire parler d'elle. Une de plus...


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vendredi 6 juin 2008

Liens Adscriptor - 6 juin 2008

Liens Adscriptor - 6 juin 2008

Plusieurs choses intéressantes mais trop variées pour en faire un billet homogène. Donc je préfère vous renvoyer aux originaux.

Suite aux départs de Tariq Krim et Franck Poisson, deux fondateurs qui quittent leur poste presque au même moment, Ouriel Ohayon propose une excellente analyse sur l'homme de la situation. À méditer en même temps que le billet de Tariq sur ses nouvelles fonctions dans Netvibes.

Côté presse, l'actualité est extrêmement riche, comme toujours, mais je relève surtout cette citation de Steve Ballmer sur l'avenir des médias :
Selon moi, dans les 10 ans à venir, l'ensemble des médias dans les univers de la com et de la pub, vont être profondément bouleversés. Toute la diffusion se fera sur IP ... et plus aucun journal ni magazine de presse ne sera imprimé sur support papier, mais uniquement sous forme électronique.

In the next 10 years, the whole world of media, communications and advertising are going to be turned upside down -- my opinion.

Here are the premises I have. Number one, there will be no media consumption left in 10 years that is not delivered over an IP network. There will be no newspapers, no magazines that are delivered in paper form. Everything gets delivered in an electronic form.
La prévision est dure, même si ce n'est que son opinion personnelle, mais c'est quand même un avis à prendre en compte...

D'ailleurs, aux États-Unis, la version site Web des journaux gagne en audience, même s'il y a encore du travail à faire...

Autre opinion corrélée aux médias, celle de Brad Garlinghouse, célèbre pour dire ce qu'il pense et responsable de l'Unité "Communication et Communautés" chez Yahoo!, qui envisage un avenir où Internet dans son ensemble deviendra "social" (“I'm thinking of a future where all of the Internet becomes social.”)

Selon Gary Kim :
Soulignons que les communications et les médias sociaux sont de meilleurs concepts, vu que les réseaux sociaux sont des fonctionnalités communes à la fois aux “médias” et à la “communication”.

En d'autres termes, le concept “média” pourra s'étendre pour englober les courriels, le texte, la messagerie, les listes d'amis, les mise à jour automatiques, les favoris, le micro-blogging, le blogging sur mobile et toute sorte de contenu connexe “généré par l'utilisateur”, qui feront partie intégrante de la masse d'informations que les gens partageront.

There’s an argument to be made that social media and communications are the better concepts, as social networking is a feature common to both “media” and “communications.”

In other words, “media” might grow to include email, texting, instant messaging, buddy lists, automatic updates, bookmarking, micro-blogging, mobile blogging and all sorts of related “user generated” content becomes part of the swarm of information that people share.
Des contenus dont la diffusion se fera de plus en plus, notamment pour les mobiles, sous forme de widgets.

Voici donc la widgetbox pour celles et ceux qui voudraient apprendre à en créer, un genre d'outil qui va vite devenir indispensable.

Et puis pour finir un petit lien sur l'égo des blogueurs, parfaitement dans l'air du temps...


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jeudi 29 mai 2008

Netvibes : from Widget Business Model to Widget Economy

Netvibes : from Widget Business Model to Widget Economy

Des modèles économiques liés aux widgets à l'économie du widget...

Je dédie ce billet à ma mère, Jacqueline Le Ray, partie pour un monde meilleur il y a 33 ans aujourd'hui.

Il y a un an, je ne savais pratiquement rien des widgets. C'est Tariq Krim qui m'en a parlé pour la première fois. En me faisant comprendre entre les lignes que la rentabilisation de Netvibes était liée au binôme Univers + Widgets.

J'ai alors tenté de décrire les modèles économiques liés aux widgets et les interactions entre les trois pôles concernés :
  1. les développeurs ;
  2. les diffuseurs ;
  3. les utilisateurs.
À chaque pôle une "entité" pouvant recouvrir plusieurs acteurs : par exemple, le "développeur" peut être un individu, un réseau de distribution, une régie, etc. La présence du trait haché de la flèche reliant le "développeur" à l' "utilisateur" indique que le premier peut parfois toucher le second sans passer par le "diffuseur", même si dans ce modèle tripartite, c'est ce dernier qui se taille la part du lion. Quelques diffuseurs : MySpace, Facebook, eBay ou ... Netvibes, GYM, etc.

En effet, 99% des fois, seul le diffuseur garantit la visibilité et l'exposition suffisantes pour créer l'effet de taille nécessaire à la satisfaction de l'annonceur. Le diffuseur joue un rôle central en accueillant/affichant le widget sur sa plateforme. Or si vous imaginez le widget - à la fois contenant et contenu - comme une fonctionnalité créée par le développeur à destination de l'utilisateur, il est clair que plus la plateforme d'accueil est importante, plus le nombre d'utilisateurs touchés est élevé.

De même il est probable que ces éléments, plateformes et widgets, vont vite devenir deux des piliers sur lesquels se bâtira le futur écosystème de l'Internet, déjà en route. Avec des plateformes de plus en plus puissantes mais ouvertes, complètes mais faciles à prendre en main, sophistiquées mais gratuites, où l'utilisateur n'a plus qu'à créer/publier/diffuser son contenu (le fameux UGC) dans un environnement intégré, collaboratif.
Or comme le mentionne Pierre Chappaz un an plus tard, contrairement aux attentes, le marché du widget est encore immature. Tariq Krim, lui, s'attend à une forte montée en puissance courant deuxième semestre 2008 et à l'explosion en 2009 de la "widget economy", ou l'économie du widget et des nouvelles opportunités liées à ce marché, pour rendre enfin possible la monétisation du Web social...

Même s'il ne peut s'empêcher de s'interroger : How big is this market ? Comme beaucoup d'autres se posent la même question, du reste. Y compris Adscriptor !

C'est d'ailleurs vraisemblablement pour cela que Tariq quitte aujourd'hui le navire : tiraillé entre la nécessité des investisseurs de valoriser leur mise et son désir de voir un Netvibes volant de ses propres ailes, il doit préférer que la vente probable de Netvibes se fasse via un autre intermédiaire que lui, Freddy Mini en l'occurrence. Ce raisonnement est pure prospection de ma part, c'est clair.

Pour autant, la réalité des widgets a fortement progressé depuis un an et commence à donner des résultats concrets. Ainsi que des « revenus encore modestes, mais en croissance », nous dit Pierre. Qui reconnaît à Tariq d'avoir été « un véritable visionnaire » en la matière.

En fait, sous l'impulsion de Tariq, Netvibes est passé de simple page d'accueil personnalisable à plateforme de widgets, qui en détient déjà plus de 100 000 "en portefeuille", pour la plupart monétisés aux États-Unis, ce qui fait résolument de la société l'un des seuls acteurs européens sur le marché des widgets :
Netvibes is definitely one of the only companies that operate in the widget market in Europe.
Dans ce billet très intéressant, Tariq Krim nous explique sa vision de ce qui pourrait bien devenir, à terme, la widgétisation du Web :
Avant l'introduction de Ginger, le modèle économique de Netvibes était fondé sur la vente à nos partenaires d'univers et de pages en marque blanche contre le paiement de droits de licence mensuels. Aujourd'hui, Ginger intègre un réseau publicitaire widgétisé pour permettre à ses partenaires de distribuer des widgets sponsorisés. Le modèle typique de monétisation est le CPI, ou Coût par installation, couplé à un système d'enchères. Après juste quelques mois d'existence, le programme a démarré sur les chapeaux de roue.
Et Tariq nous donne le lien d'une présentation où il détaille mieux le fonctionnement du modèle.

J'en retiens quelques idées fortes : depuis le lancement de Netvibes, en septembre 2005, 58 millions de comptes créés dans le monde, plus de 110 000 widgets, de 20 000 contributeurs, de 1 000 développeurs pour la plateforme et de 1 000 partenaires.

Des chiffres apparemment impressionnants mais à relativiser, car si on les rapporte aux statistiques citées par Techcrunch, avec une courbe de fréquentation oscillant entre 1 et 2,5 millions de visiteurs uniques par mois, selon comScore, on voit bien que la plupart des comptes sont inactifs, à la différence de Facebook, par exemple.

La vision d'une architecture ouverte pour l'économie du widget afin de faciliter, propager, monétiser :
Our vision
An open architect of the widget economy
Enable, propagate, monetize
Faciliter la propagation et la monétisation des widgets, consiste entre autres à mettre à disposition des outils de widgétisation des flux RSS et d'édition/création de widgets, grâce à des modèles simplement personnalisables :


Et moi qui ai fait l'expérience avec un widget créé pour Primoscrib, y compris sur Netvibes, et bien je peux vous assurer que ce genre d'outil s'avère extrêmement précieux...

D'autres services de promotion sont censés favoriser la diffusion, la visibilité, le positionnement, etc. En un mot : la viralité.

Voilà. Dès demain, Netvibes s'apprête donc à ouvrir davantage ses API et sa plateforme pour lancer de nouveaux services, notamment des librairies et des serveurs open source, destinés à révolutionner l'univers des widgets. L'annonce officielle aura lieu lors de la Conférence des développeurs, intitulée Netvibes Meetup.

Il aurait mieux valu Netvibes Widgup ! Mais bon...

Ce qui est sûr, c'est que grâce au partenariat signé avec Sohu et Maxthon en vue des Jeux Olympiques de Pékin 2008 (du 8 au 24 août prochains), Netvibes va enfin bénéficier d'une visibilité et, je l'espère, d'une couverture maximales, ils n'auront plus qu'à forcer un peu sur le contenu et sortir le grand jeu en matière de communication. Un aspect qui leur a toujours fait défaut jusqu'à présent, AMHA.


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Tariq Krim et Netvibes, c'est fini !

Tariq Krim et Netvibes, c'est fini !

[MàJ - 30 mai 2008] Mise en parallèle avec le départ de Franck Poisson de Webwag, qui conclut ainsi son billet : « La monétisation des réseaux sociaux est en marche ! »


* * *

Moins de un an après le départ de Pierre Chappaz, Tariq Krim quitte les commandes de Netvibes !

Tous deux sont Tariq reste au Conseil d'administration de la société (Pierre n'y est plus depuis sa démission l'an dernier, comme il me l'a fait observer en commentaire ; par contre, il reste actionnaire).

Il travaillerait déjà sur quelque "nouveau projet" et laisse sa place à Freddy Mini... Voir le communiqué officiel.

Vu qu'il a ouvert son blog il y a quelques jours (via NetEx), je suppose qu'il nous en dira bientôt davantage. Aujourd'hui même, peut-être.

On dirait que le constat de Pierre Chappaz trouve aujourd'hui une confirmation de plus, si besoin en était : « gagner de l'argent sur Internet ce n'est pas évident. »

D'ailleurs, associer ses deux commentaires, au présent billet : « je viens de refuser d'y revenir » (au CdA de Netvibes), et à celui d'Ouriel Ohayon : « Je fais confiance à Freddy pour réussir l’impossible ! », peut donner une idée de la situation dans laquelle serait Netvibes, en dépit des discours rassurants qu'on ne manquera pas d'entendre ici ou là. Lire absolument son billet, qui dresse les forces et faiblesses actuelles de Netvibes :
Forces

Marque mondialement connue
Produit innovant et très utile pour les internautes expérimentés
Standard de développement multiplateformes UWA
Équipe de développement brillante, équipe business tres expérimentée
Bon potentiel de distribution (services personnalisés des médias, etc.)
Encore beaucoup de cash

Faiblesses

Marché du widget immature
Produit encore complexe pour le grand public
Fonctions sociales de Ginger
Revenu encore modeste (mais en croissance)
À la lumière de ces événements, relire l'interview que j'avais préparée avant mon rendez-vous avec Tariq Krim offre vraiment une nouvelle perspective aux événements actuels...

Enfin, il y aurait beaucoup à commenter, mais il est tard. Une page se tourne. Bonne nuit.



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P.S. Croyez-vous que Netvibes survivra au départ de Tariq ? Si vous voulez répondre au sondage, rendez-vous sur Scoopeo.

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samedi 19 janvier 2008

La communication de Netvibes

La communication de Netvibes

Le premier billet que j'ai écrit sur la société de Tariq Krim s'intitulait Netvibes en manque de communication (de crise). Je n'ai jamais été convaincu par la communication de cette société.

Durant les échanges que j'ai eus avec Tariq Krim après la publication de mon billet, comme je lui faisais part de mes perplexités, il m'a répondu : « vous n'allez pas m'apprendre en plus la communication quand même ? ».

Loin de moi cette prétention, je n'en ai ni le désir ni les compétences. Mais je m'interroge. Et la publication de mon dernier billet sur le partenariat Netvibes - Sohu - Maxthon ne m'aide pas vraiment à éclaircir les choses !

Car enfin, examinons de plus près la situation. Voilà une société réputée dans le monde entier qui vient de passer un partenariat avec l'un des portails chinois les plus connus, qui pourrait bien devenir "le" sponsor officiel des Jeux Olympiques de Pékin, un marché de plus de 200 millions d'internautes, 50 millions de blogs, une vitrine planétaire, une occasion dont rêve n'importe quelle boîte sur le Web, etc.

Or ils sortent un communiqué de presse conjoint il y a ... 5 jours (le CP date du 14, nous sommes le 19, un lustre sur Internet) et PERSONNE n'en parle. Je dis bien personne, ni sur le Web francophone ni - plus grave encore, voire incompréhensible - outre-Atlantique ! Personne. Sauf Adscriptor (et Netviber :-). Mais vu mon audience plutôt confidentielle, ça fait un peu léger, vous trouvez pas ?

Seul le CP tourne un peu. La même info en boucle, sans aucune analyse, juste un de plus dans un océan de communiqués. On n'oserait conseiller un communiqué spécial médias, accompagné d'un petit buzz des familles (je prends le Chauffeur comme exemple juste pour illustrer le concept), d'un événementiel, que sais-je ? Mais quelque chose, merde ! Pourquoi ce silence. Pas même un billet sur le blog de Netvibes ! Perso, je trouve ça nul.

Vous imaginez le bordel si Facebook avait passé un tel partenariat !? Sous toutes les latitudes, articles, journaux, télévision, blogosphère, et tout le tremblement. Mais comme c'est Netvibes, rien ! Silence radio, pas un mot. Sauf Netviber et Adscriptor. Tiens, je nous félicite tout seul. Mais comme disait Coluche - paix à son âme -, c'est pas ça qui va faire avancer le schmilblic...

Non, décidément, on ne m'enlèvera pas de l'idée que la communication de Netvibes est mauvaise. Ou mal adaptée, insuffisante, comme vous préférez. En tout cas, qu'elle n'est pas à la hauteur d'une société ayant un tel potentiel, une telle envergure, une telle ambition !

Et si un professionnel de la com veut bien me donner son avis, je suis preneur. Parce que là, je sèche !

Espérons au moins qu'ils puissent gagner les Crunchies, vu que Netvibes est deux fois lauréat comme meilleur design / meilleure interface utilisateurs, et meilleure start-up internationale.

Heureusement qu'ils étaient pas nommés dans la catégorie Best use of viral marketing, ils auraient été sûrs de paumer (d'autres ont peut-être un avis opposé).

[MàJ - 6h du matin] Bon, et bien Netvibes a gagné son crunchy 2007 comme meilleure start-up internationale. Le prix a été retiré par Freddy Mini, qui en a profité pour annoncer la mise en ligne des dernières nouveautés mardi prochain.


Au final, avec toutes ces actus mirobolantes, espérons qu'on en entendra parler !


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Disclaimer : qu'on me croie ou pas, j'ai toujours eu de l'admiration pour Netvibes et l'aventure de Tariq Krim. Qui aime bien châtie bien...

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jeudi 17 janvier 2008

Partenariat Netvibes - Sohu - Maxthon

Partenariat Netvibes - Sohu - Maxthon

Je viens de découvir un communiqué de presse (traditionnel :-) qui date de deux jours, annonçant un partenariat entre :
  1. Netvibes, à peine récompensé et déjà candidat aux Crunchies...
  2. Sohu, le portail internet chinois déjà sponsor des Jeux Olympiques de Pékin 2008 (qui se dérouleront du 8 au 24 août prochains), et
  3. Maxthon, navigateur Web, déjà fortement présent en Chine (avec Google comme investisseur) !
Vous en aviez entendu parler, vous ?

Bravo Tariq Krim ! Voilà qui devrait propulser Netvibes, vu la vitrine unique que vont lui offrir les JO dans ... 204 jours !


L'objectif annoncé est de promouvoir la mondialisation des Universal Widgets de Netvibes (voir ici), une application qui permet la portabilité entre les widgets développés pour Netvibes et Google IG, Apple Dashboard, etc. : write once, run everywhere. L'écosystème Universal + Social Widgets se met en place...


Comme le souligne justement Karim dans le CP :
Les universal widgets de Netvibes sont universels dans tous les sens du terme, puisqu'ils sont à la fois compatibles avec les plus grandes plateformes du Web et accessibles aux développeurs et utilisateurs partout dans le monde.

Netvibes universal widgets are universal in every sense of the word, by being both compatible with the web’s largest widget platforms and accessible to developers and consumers all over the world.
Sincères félicitations. WidgUp Netvibes !



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samedi 8 décembre 2007

Netvibes et le contenu

Netvibes et le contenu

J'ai parlé à plusieurs reprises de Netvibes sur ce blog, notamment du lancement de Ginger, le remix de Netvibes autour des services sociaux, pour employer les mots de Tariq Krim.

Or j'apprends via Accessoweb que Tariq nous en dévoile davantage, quelques jours avant le lancement de la bêta privée à l'occasion de la conférence Le Web 3 (programme), dont la galerie de logos est un parfait exemple de créativité Web 2.0 ;-)


En clair, c'est un mélange de Netvibes et Facebook, qui va vous permettre d'agréger vos widgets préférés et de suivre les activités de vos amis et contacts à la trace. Même LinkedIn implémente les flux d’activités, c'est la tendance du moment.

Pourtant, malgré les services très intéressants qu'offre Netvibes, il me semble que la solution dans son ensemble ne décolle pas vraiment dans une optique "grand public". Et comme Tariq Krim est plutôt avare sur les chiffres, difficile de se faire une opinion. On aimerait bien au Web 3 une série de stats à jour sur la fréquentation de Netvibes, sur le taux d'adoption par pays, par businesses, etc.

À Berlin, Tariq annonçait 25 millions de pages uniques personnalisées dans 69 pays, dans son billet d'aujourd'hui ce seraient plus de 100 pays, plus de 100 000 widgets disponibles, la prise en charge des écritures de droite à gauche, mais on reste toujours sur notre faim pour avoir des stats à la Facebook, détaillées...

Donc je partage l'avis d'un netviber, pour qui le principal moteur qui manque à Netvibes, paradoxalement, c'est le CONTENU. Je n'ai pas moi-même ma page Netvibes, mais j'ai pas mal de visiteurs qui l'utilisent, et j'aimerais bien connaître leur avis sur les principales raisons qui les poussent à préférer Netvibes, mise à part la lecture de flux en tous genres.

Et je ne parle pas d'un contenu signé Netvibes, mais d'un contenu pertinent multisources, segmenté par langue, qui serait agrégé par des "experts" plutôt qu'en automatique.

La conclusion de Netviber est parfaite :
Netvibes is waiting for the GINGER release to become social but, I insists, it is Content, Human Content, that will make the difference!

Netvibes est dans l'attente de lancer Ginger pour mettre en avant ses fonctionnalités "sociales", mais j'insiste, c'est le Contenu, le contenu humain, qui fera la différence !
Tariq, si tu me lis, j'espère que tu pourras nous en dire plus dans ta présentation au Web 3...


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mardi 6 novembre 2007

Tariq Krim, Netvibes, annonce Ginger sur TechCrunch UK & Ireland

Tariq Krim, Netvibes, annonce Ginger (sur TechCrunch UK & Ireland)

De quoi s'agit-il ? D'une plateforme de widgets sociaux !

Écoutons Tariq à Berlin :
We decided to re-engineer Netvibes around social services. (...) When you see something on Netvibes and like it you can share it with friends on your public Netvibes timeline.

Nous avons décidé de remixer Netvibes autour des services sociaux. (...) Lorsque vous voyez quelque chose qui vous plaît sur notre plateforme, vous pouvez le partager avec vos amis sur votre espace public Netvibes.
[MàJ - 16 h] Tariq est intervenu au Web 2.0 Expo à 14h10' (voir en fin de billet), repris en live blogging par Mike Butcher (bravo pour la réactivité :-). Donc c'est cette info-là que j'ai lue en premier, d'où l'erreur dans mon titre. CQFD !

Voir les vidéos :


* * *

Depuis un mois que je parle d'applis en tous genres, j'ai beaucoup pensé à Tariq Krim vu que c'est par lui que j'ai été amené à m'intéresser aux widgets, et indirectement - dans un premier temps - à Facebook.

Or lui qui est toujours avare de stats (je me rappelle qu'il m'avait dit "on ne communique pas sur ça") vient d'en donner plusieurs d'un coup :

En 2 ans, 25 millions de pages uniques personnalisées dans 69 pays. Plus la volonté d'accélérer l'adoption des Widgets en rendant accessibles des services clés pour permettre aux éditeurs de les créer et les distribuer, et aux internautes en général de les développer.

De même que chacun pourra bientôt créer son propre univers :


Netvibes supporte évidemment la téléphonie mobile et l'iPhone, j'ai d'ailleurs été surpris de voir qu'ils ne participaient pas au projet Android. Par contre ils sont partenaires d'OpenSocial, et vu l'importance de l'écosystème et des univers Netvibes (800 000 développeurs, 10 fois ceux de Facebook !), il va bientôt y avoir des widgets sociaux partout, à la fois sur Facebook et sur les autres membres d'OpenSocial :


À noter qu'à l'époque j'avais conclu mon billet sur ce cri de ralliement : WidgUp Netvibes !, maintenant la version officielle c'est socialisez vos widgets !

On dirait donc qu'ils sont sur le point de rattraper la longueur d'avance qu'ils avaient acquise il y a plusieurs mois avec l'Universal Widget API, puis perdue...

Signalons au passage qu'Aziz Haddad concluait son billet sur cette information complémentaire :
Le réseau social de netvibes va être lancé au courant du mois d’avril, permettant entre autres de partager ses pages avec ses contacts/amis…
C'était en avril. Or depuis, plus rien, malheureusement. Une annonce qui arrive donc à temps. Juste un peu en avance sur Facebook...

En conclusion, je continue de croire que la communication de Netvibes est trop discrète, voire absente là où on s'attendrait en revanche à voir Tariq Krim, ou qui pour lui, prendre la parole plus souvent (dernier billet sur le blog français daté du 21 septembre...).

Faute de quoi ce sont les autres qui occupent la place et Netvibes qui perd du terrain, de la visibilité, et - je le pense - une certaine part de consensus.

Voici le moment de l'annonce officielle par Tariq à l'occasion du Web 2.0 Expo, qui a commencé hier à Berlin et doit se terminer après-demain...


Via Adactio. Voir également sur TechCrunch FR.


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jeudi 2 août 2007

Netvibes, Facebook & Adscriptor !!!

Netvibes, Facebook & Adscriptor !!!

La nouvelle vient de tomber, Facebook rencontre Netvibes: le widget Facebook est arrivé ! (également posté en anglais par Karim, Facebook Meet Netvibes: Netvibes Introduces the Facebook Widget), et, très franchement, là je suis soufflé !

Voici donc l'épilogue inattendu de ma trilogie sur la Widget Wars (avec au passage un petit grand clin d'œil au Chauffeur de buzz...), Netvibes publie son premier widget Facebook deux jours à peine après la publication du dernier de mes trois précédents billets consacrés, dans l'ordre :
  1. Rendez-vous avec Tariq Krim (Modèle économique de Netvibes = Univers + Widgets)
  2. Widgets business models (are widgets the next big thing?)
  3. Widgets et modèles économiques

À croire que Tarik a suivi mon conseil : So, now, WidgUp Netvibes!, qui concluait le premier billet, publié le 27 juillet ; les deux autres ont été mis en ligne les 30 et 31 juillet, alors que sur les blogs de Netvibes le premier billet sur les Univers est sorti le 1er août (ici en anglais, avec l'introduction, entre autres, d'une page privée et d'une page publique), et celui sur le widget Facebook aujourd'hui : en italien, on dirait que c'est un "tempisme" parfait, terme intraduisible littéralement, qui signifie "sens de l'opportunité", au bon moment, qui tombe à pic, quoi !

Pour autant, au-delà de l'effet d'annonce que ne va pas manquer de susciter la nouvelle un peu partout dans le monde sur Internet, la question qui va vite se poser, vu les antécédents, est celle du modèle économique de Netvibes, dont la sortie d'un widget Facebook n'est apparemment que le premier pas...

Suite à la rédaction des précédents billets, je préparais un article sur Facebook sous un angle économique, donc quelle meilleure occasion que de le publier sans tarder, puisque dans le cas présent, qu'on m'excuse pour ce zeste de vanité, j'ai l'impression que c'est l'actualité qui colle à Adscriptor plutôt que le contraire !

* * *

Dans mes précédents billets, j'ai tenté de décrypter ce que représentaient les widgets et les interactions en jeu, en indiquant que, selon moi, une bonne part de l'avenir et de la réussite des widgets allait se jouer avec la répartition des revenus entre les différents acteurs...

Netvibes et Facebook, dans le cas qui nous occupe. Il est clair que les accords pris, s'il y en a (d'habitude, les widgets sont installés sur Facebook, alors que celui-ci est installé sur Netvibes, d'où l'analyse de Read/Write Web alors que la compétition entre réseaux sociaux continue de monter), ne seront pas divulgués, même si certains chiffres commencent à percer du côté de Facebook, dont la progression fulminante est presque le quadruple de celle de MySpace en un an : 270% contre 72%, selon comScore, et près de 300% en progression journalière !


Ainsi, dans le sillage de son incroyable succès, Facebook aurait doublé ses prix en quatre mois, de février à juin ! Exemple chiffré : de 150 000 à 300 000 $ pour parrainer un groupe. En outre, pour parrainer une seule page, le bon vieux CPM serait autour de 10$.

Pourtant, selon Lance Tokuda, Rockyou obtiendrait un taux de conversion de 20$ au CPM, soit le double (avec, là encore, un profit de 100%, plus selon Ouriel Ohayon et Michael Arrington), d'où la création de Super Wall API, le réseau de pub de Rockyou, la régie qui monte...

Voilà pour ce bref panorama, qui conclut pour l'instant mes réflexions sur la prochaine révolution des widgets. D'ores et déjà, il est clair que les choses se mettent au beau fixe pour Facebook (qui pourrait tenter une introduction en bourse, et devient une proie de plus en plus appétissante, en dépit de quelques éléments négatifs...). En ira-t-il de même pour Netvibes ? À l'heure des questionnements, c'est tout le bien que nous leur souhaitons. Et dire qu'il y a quinze jour à peine j'ignorais tout des widgets !


Liens connexes :
  1. Facebook par Francis Pisani
  2. Facebook et les entreprises
  3. Corporates Blocking FaceBook
  4. Top 10 Facebook Apps, by Robert Scoble
  5. Newbie's guide to Facebook
  6. How to Develop a Hit Facebook App: 29 Essential Tools and Tutorials (via Guy Kawasaki)
  7. Facebook given $6bn price tag

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mardi 31 juillet 2007

Widgets et modèles économiques

Widgets et modèles économiques

Mise à jour, 2 août !!!

Après : 1) mon Rendez-vous avec Tariq Krim (Modèle économique de Netvibes = Univers + Widgets) et 2) Widgets business models (are widgets the next big thing?)), voici un troisième billet de réflexion sur la monétisation des services Web 2.0, et plus précisément des widgets.

Fin 2006, Newsweek titrait que 2007 serait l'année des widgets, et l'évolution des choses semble le confirmer. En juin, Ouriel écrivait :
Les widgets sont une forme de biens virtuels, et même si la plupart des compagnies de widgets tirent aujourd’hui leurs revenus de la publicité, je vois bien les widgets propulser une économie de micro-transaction massivement distribuée dans un futur proche.
Ne reste plus qu'à trouver les recettes économiques qui vont avec, et ça c'est moins facile, notamment parce que les différents acteurs en jeu tâtonnent et n'ont pas encore une vision très aboutie des modèles à mettre en place.

I. La première raison est qu'en général il s'agit de services gratuits se superposant à d'autres services gratuits, cf. Don Dodge : free services layered on top of other free services are not a sustainable model, ce qu'il a joliment intitulé le modèle économique du rémora.

Ça ne l'empêche pas de proposer des pistes de monétisation :
  1. le modèle Freemium
  2. les parrainages
  3. la répartition des revenus (rev sharing)
  4. les réseaux de syndication
1. Dans le premier cas (Freemium = contraction de Free + Premium), il s'agit de proposer un service gratuit à la base et de graduer plusieurs options payantes (utilisation de stats, montée en puissance du service, etc.).

2. Les parrainages (une marque sponsorise un widget), les affiliations, sont des solutions déjà éprouvées qui ont encore un bel avenir. J'en veux pour preuve le boom d'une formule comme Blogbang avec les blogueurs (et les annonceurs), à condition que le back-end suive (gare au reverse buzz !)...

3. C'est avec la répartition des revenus entre les différents acteurs que va se jouer une bonne part de l'avenir et de la réussite des widgets. Le diffuseur peut faire payer le développeur et/ou l'utilisateur, et je pense que ce cocktail est au cœur de la réflexion de Netvibes. Qui dure, certes, mais apparemment, à ce jour, aucun des grands acteurs du Web ne connaît le dosage miracle.

4. Les réseaux de syndication, voire de "super-syndication" (introduction de l'événementiel, dans le cinéma, notamment, pour toujours coller à l'actu), où le widget qui bénéficie d'une ample diffusion sert à promouvoir un contenu quelconque. En effet, le trafic seul ne suffit pas si vous n'avez rien d'autre à offrir, mais de nombreux types de contenus peuvent être imaginés, notamment des achats (puisqu'au final, c'est ce qui intéresse le plus les marchands :-)

II. Le deuxième faisceau de raisons, c'est que la plupart des widgets sont éphémères, avec des qualités et des taux d'audience qui vont du zéro au très peu / très pauvre. Ça manque d'idées. Impossible donc de bâtir quoi que ce soit de rentable là-dessus, la longue traîne des widgets, c'est pas pour demain...

Dans un registre un peu différent de celui de ClearSpring, mais tout aussi conscient de la nécessité de développer des widgets de qualité, Franck Poisson a imaginé sa WebWag Factory en mode win-win, où les meilleurs widgets rapportent rémunération et visibilité à leurs développeurs, ainsi motivés à se surpasser pour gagner plus et mettre leur savoir-faire en vitrine.

Car lorsque les widgets sont supportés par des plateformes à succès et adoptés à grande échelle par les internautes, c'est là qu'ils déploient toutes leurs potentialités, comme avec le binôme RockYou + Facebook. L'idée de RockYou est simple : profiter de sa très large et très rapide diffusion sur Facebook pour assurer une large base d'utilisateurs à ses annonceurs et proposer une rémunération au CPA, ou coût par action.

Autre recette, celle de Socialmedia.com, qui compte déjà 13 millions de widgets installés et dont l'un des responsables, Dennis Yu, déclare :
"Applications are just exploding. The volume on our surveys is just crazy... We're finding that they monetize better than ads."
En clair, c'est en train d'exploser, mais ce n'est qu'un début. Quant aux retombées en termes de monétisation, elles sont meilleures qu'avec la pub "traditionnelle" ! (avec au passage un moyen de plus d'améliorer son optimisation pour les médias sociaux...)

Mais là encore, les ingrédients restent à doser, comme le rappelle Ouriel à propos d'iLike, en soulignant également le danger potentiel de ne s'adosser qu'à une seule plateforme, et en observant dans son billet d'aujourd'hui :
« je ne suis pas certain que FaceBook voie cela d’un bon oeil. Si d’autres font de l’argent sur son dos sans toucher une part du gateau je pense que FaceBook finira par devenir une coquille vide. Surtout si les conditions générales interdisent la monétisation sans son accord. »
Je vous le disais : tout est question de dosage ! Mais soyez sûrs que ceux qui sauront préparer le meilleur cocktail toucheront le jackpot... En attendant, devant le succès phénoménal remporté par Facebook, Bebo vient de s'ouvrir aux développeurs et il est à prévoir que d'autres suivront pour ne pas être en reste.


P.S. Ce que je souhaite à Netvibes ou à WebWag, cocorico :-)

Liens connexes :
  1. Les widgets : nouveaux moteurs du web ?
  2. Attention, les widgets débarquent... !
  3. Live USA : Chumby, le gadget à widgets
  4. Dix gadgets pour le Volet Windows de Vista
  5. Yahn44's widgets on Delicious
  6. Wigipedia
  7. La situation des widgets en avril 2007 (comScore)

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lundi 30 juillet 2007

Widgets business models (are widgets the next big thing?)

Widgets business models (are widgets the next big thing?)

Qu'est-ce qu'un widget ?
Les interactions entre les trois pôles
Les modèles économiques liés aux widgets

Suite à ma rencontre avec Tariq Krim, sa petite phrase sur les milliards de widgets devant servir de base à la rentabilisation de Netvibes n'a pas laissé de m'interpeler une seconde, et j'avoue avoir mis une dizaine de jours avant de la comprendre. Aujourd'hui, je pense y être parvenu et vais donc tenter de vous expliquer ma vision des modèles économiques (il n'y a pas de modèle unique, plusieurs dosages sont possibles) liés aux widgets, ces étranges bêtes virtuelles dont l'appellation fourre-tout n'aide franchement pas à la compréhension.

Qu'est-ce qu'un widget ?
(une définition parmi tant d'autres...)

Modules, gadgets, applis (API), extensions, mashups ou autres, les widgets sont avant tout des services, comme Feedburner, MyBlogLog, Sitemeter, Criteo, etc. pour citer des exemples connus et largement utilisés sur le Web, y compris francophone ou ... Adscriptor. Autant d'utilitaires s'intégrant dans votre environnement graphique en ligne ou hors ligne et servant généralement à personnaliser votre présence : ça vous donne l'heure en fonction des fuseaux horaires de votre choix, le temps qu'il fait chez vous ou à l'autre bout du monde, un dictionnaire ou un traducteur, l'agenda pour y noter vos rendez-vous et tout ce que vous pouvez souhaiter. Les applications possibles n'étant limitées que par l'imagination, autant dire qu'elles sont infinies...

L'Internet, en phase de widgétisation aiguë, est effectivement peuplé de milliards de widgets, ce n'est pas nouveau, par contre ce qui l'est, c'est comment les monétiser à grande échelle, à l'instar de ce qu'a réussi Google avec la publicité contextuelle, encore à l'origine de la plupart des revenus de l'ogre de Mountain View (je savais pas comment le nommer pour éviter la répétition :-), même si l'heure a sonné de trouver des modèles alternatifs après les nombreuses perversions et incohérences constatées. Ceci étant, rassurez-vous, la pub contextuelle a encore de beaux jours devant elle...

Ici je voudrais oser une dichotomie entre pub contextuelle et widgets, où en gros la première regroupe tout ce qui est TEXTE (les mots) et les seconds le RESTE (vidéos, photos, musique, achats, etc.). Ça fait des mois, voire des années, que les acteurs majeurs du Web tirent la langue et bavent pour tenter d'apprivoiser des modèles publicitaires applicables à toutes les situations de navigation, préalable indispensable pour que le réseau des réseaux puisse prétendre à la maturité de sixième grand média. Et générer les milliards et davantage que laisse espérer le gigantesque pactole du marché publicitaire sur Internet...

Le binôme Adwords/Adsense et les solutions similaires ont été une première réponse, les widgets sont probablement l'étape suivante. Essentiellement basée sur les interactions entre trois pôles, que j'appellerai :
  1. les développeurs ;
  2. les diffuseurs ;
  3. les utilisateurs.
Sans oublier la multiplicité des supports envisageables, ordinateurs de bureau, portables, téléphonie fixe et mobile, dispositifs itinérants, informatique embarquée et domotisée, etc., ce qui démultiplie les interactions possibles, dès lors que chacune peut être reproduite à l'infini sur les différents supports... [Début]

Les interactions entre les trois pôles

À chaque pôle une "entité" pouvant recouvrir plusieurs acteurs : par exemple, le "développeur" peut être un individu, un réseau de distribution, une régie, etc. La présence du trait haché de la flèche reliant le "développeur" à l' "utilisateur" indique que le premier peut parfois toucher le second sans passer par le "diffuseur", même si dans ce modèle tripartite, c'est ce dernier qui se taille la part du lion. Quelques diffuseurs : MySpace, Facebook, eBay ou ... Netvibes, GYMA, etc.

En effet, 99% des fois, seul le diffuseur garantit la visibilité et l'exposition suffisantes pour créer l'effet de taille nécessaire à la satisfaction de l'annonceur. Le diffuseur joue un rôle central en accueillant/affichant le widget sur sa plateforme. Or si vous imaginez le widget - à la fois contenant et contenu - comme une fonctionnalité créée par le développeur à destination de l'utilisateur, il est clair que plus la plateforme d'accueil est importante, plus le nombre d'utilisateurs touchés est élevé.

De même il est probable que ces éléments, plateformes et widgets, vont vite devenir deux des piliers sur lesquels se bâtira le futur écosystème de l'Internet, déjà en route. Avec des plateformes de plus en plus puissantes mais ouvertes, complètes mais faciles à prendre en main, sophistiquées mais gratuites, où l'utilisateur n'a plus qu'à créer/publier/diffuser son contenu (le fameux UGC) dans un environnement intégré, collaboratif.

En outre, comme le dit si bien Ryan Gahl :
The true web platform will transcend server-centric vs. client-centric programming models. Developers (or rather, idea implementers) on this new breed of platform will be doing web-centric development. Processing, storage, database, hosting and deployment concerns will all be abstracted away to a "pluggable provider model" that will be as easy to change as checking a box. The ideas and the communities that arise around those ideas are what will matter. The implementations will be largely interchangeable, and most certainly extensible.

The complete platform will provide an infrastructure on which to build upon. It will include a widget to widget communication system, and here's the catch: that communication system will work the same for widgets within the same page (or application space) as well as for widgets being used in completely different contexts, in different applications, on different computers, in different parts of the world, and across spans of time. This messaging will be orchestrated, secure and reliable.

Libre traduction : « Les véritables plateformes Web ont des modèles de programmation dont le centre de gravité se déplace du serveur vers le client. Les développeurs (ou, pour mieux dire, les implémenteurs d'idées) élaboreront sur ces plateformes des développements axés sur le Web. Les opérations liées au traitement, au stockage, aux bases de données, à l'hébergement et au déploiement évolueront vers des modèles de fournitures "plugables" d'applications et de services, aussi faciles à modifier qu'une case à cocher. Ce qui compte aujourd'hui, ce sont les idées et les communautés qui naissent autour de ces nouveaux concepts. Les implémentations seront largement interchangeables, et très certainement extensibles.

Une plateforme complète fournira une infrastructure où greffer fonctionnalités et services, qui comprendront des systèmes de communication de widget à widget. Et là est la nouveauté : ces systèmes fonctionneront aussi bien pour les widgets placés sur une même page (ou sur un espace applicatif) que pour ceux localisés dans des contextes totalement différents, des dimensions spatio-temporelles différentes, ou embarqués sur des applications différentes, des dispositifs différents. Le tout étant orchestré de façon sécurisée et fiabilisée. »
Et d'ajouter, à propos des widgets :
The content will be in the form of compelling functionality mixed with compelling data and wrapped in nice looking - and yes compelling - presentation. Moreover, these widgets will be like mutable little Lego(tm) blocks. You will be able to extend them, and plug them together to create new, larger, or specialized versions and re-publish as your own. The incredibly awesome platform will enable this re-authoring, and will be seamless.

Le contenu se présentera sous forme de fonctionnalités percutantes, conjuguées à des données pertinentes, encapsulées de façon attrayante. En outre, ces widgets seront aussi modulaires que des éléments de Lego(tm) : vous pourrez les étendre et les assembler pour en créer de nouveaux, plus grands et plus spécialisés, vous les approprier et les republier. Cette forme incroyable de plateforme permettra un versionning multi-auteurs transparent.
Mais le widget est tout autant contenant que contenu, le développeur créant le contenant n'en étant pas toujours l'auteur. C'est le principe de ClearSpring, qui permet au propriétaire du contenu de contrôler la façon dont il est utilisé et monétisé, d'assurer un suivi du trafic et des usages, et à l'utilisateur de copier-coller le widget où il le veut pour en favoriser la viralité (ClearSpring widgets let the content owner control the content, how it is used, how it is monetized, and monitors the traffic and usage. Users are still free to copy & paste the widget anywhere so it spreads in a viral manner.)

La construction même des sites Web va prendre un coup de jeune avec des solutions telles que Synthasite, de l'ami Vinny Lingham (dont l'avis sur l'avenir des moteurs de recherche vaut le détour), avec des bibliothèques de widgets prêts à l'emploi. [Début]


Les modèles économiques liés aux widgets

Ce sera l'objet d'un prochain billet, il est tard (presque deux heures du matin) et j'ai sommeil. Bonne nuit, à +. [Début]

[MàJ - 31 juillet 2007. Widgets et modèles économiques, troisième partie de ce billet.]




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